Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(1073 personnages)


SABADINO Francescu: (dix-septième siècle)
Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

SABATINI Luigi: (1762-?)
Peintre florentin installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse vers la fin du dix-huitième siècle.

SABBATINI Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Capraia. En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli.

SABELLIS (de) Guido: (neuvième siècle)
Officier romain, Comte de Balagna. En 816, il participe, en Corse, à la lutte menée par les armées romaines contre les Maures. Les combats terminés, il s'installe définitivement sur l'Ile, et est ainsi le fondateur de la famille Savelli, de Spiluncatu, où il construit le Castel de Guido.

SABIANI François: (1883-1918)
Né à Casamacciuli. Frère de Simon-Pierre. Avocat au barreau de Marseille. Sergent au 155ème Régiment d'Infanterie (155RI) durant la Première Guerre Mondiale. Permissionnaire, il meurt, disparu en mer, au cours du torpillage du Balkan, au large de Calvi, en 1918. Un rapport d'un témoin à l'autorité maritime précise qu'il aurait pu se sauver s'il ne s'était occupé de porter secours à des passagers en perdition. Reconnu Mort pour la France. Croix de Guerre. Une plaque de marbre en son honneur était apposée sur les murs du palais de justice de Marseille. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Casamacciuli et sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

SABIANI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Zicavu. Médecin renommé. Partisan Naziunale. Proche de Sebastianu Costa. Ce dernier le cite dans ses Mémoires sous le nom de Ghjuvan Francescu Antoniu Colonna. Il défend Sebastianu Costa à plusieurs reprises contre Luca d'Ornanu. Il prend ses distances avec les Naziunali en 1735.

SABIANI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Zicavu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SABIANI Simon-Pierre: (1888-1956)
Né à Casamacciuli. Il participe à la Grande Guerre dans laquelle il est plusieurs fois blessé. Il est décoré de la Légion d'Honneur et de la Croix de guerre avec 4 palmes et 2 étoiles. Directeur du journal socialiste L'Egalité à Marseille. Conseiller municipal de Marseille en 1919. Il adhère au Parti Communiste en 1920. Conseiller d'arrondissement de Marseille en 1922. En 1923, il fonde la Fédération Communiste Autonome. Premier adjoint au maire de Marseille. Député de Marseille de 1928 à 1936. Très proche du milieu, dirigé alors par Carbone et Spirito, il adhère au Parti Populaire Français de Jacques Doriot en 1936. En 1937, il est en Corse, avec celui-ci, pour dynamiser le PPF insulaire. Durant la deuxième guerre mondiale, il est un activiste du pétainisme et un auxiliaire de la Gestapo allemande contre la Résistance dans le Sud-est. A la fin de la guerre, il se réfugie à Sigmaringen (Allemagne), puis en Italie, gagne l'Argentine en 1947, puis l'Espagne en 1956, sous le nom de Pedro Multeddo. Condamné à mort par contumace, il décède à Barcelone en 1956.

SABIANI Xavier:
Chef du mouvement des jeunes du Parti Populaire Français (UPJF) de Corse, en 1937.

SABINI Louis: (né en 1927)
Né en Afrique du Nord. Originaire d'Olmeta di Tuda. Maire d'Olmeta di Tuda de 1964 à 2015. Conseiller général (radical de gauche) du canton de la Conca d'Oru de 1985 à 1992.

SABINI Tomasu: (1766-1808)
De Poghju di Nazza. En 1807, dévoué corps et âme au général Joseph Morand, il est proposé au grade de chef de bataillon du Département du Golu. En Mai 1808, lors du conflit entre le Juge de Paix Martinetti et Carlu Laurelli il est envoyé dans le Fiumorbu. Il fait libérer le fils du Juge, Don Ghjuliu Martinetti, que le général Joseph Morand avait fait emprisonner. Convoqué par ce dernier à Vivariu, il est mis en état d'arrestation. En Juin, prévenu d'avoir trahi le gouvernement dans l'exercice de ses fonctions, d'avoir été l'auteur et le moteur des mouvements insurrectionnels du Fiumorbu, pleinement convaincu des délits qui lui sont imputés, il est fusillé sur le pont de la Restonica.

SABOURDIN Raoul: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1935 une peinture intitulée Calvi (Corse),

SACCO Francesco Maria: (dix-septième siècle)
Originaire de Savona. Il est évêque d'Aiacciu de 1694 à 1697.

SACHERI Matteo: (quinzième siècle)
Génois. Lieutenant de la Balagna. En 1497, il confisque indûment les biens des Balanins, malgré les réprimandes de l'Ufficio di San Giorgio.

SACRIPANTI Anghjulu Santu: (1795-1826)
De Linguizetta. Neveu de Ghjuvan Battista. Ecclésiastique. Assassiné en 1826 dans l'église de Canale di Verde alors qu'il dit le Bénédicté. Il existe un lamentu concernant cet assassinat.

SACRIPANTI Castellane: (dix-septième siècle)
De Linguizetta. Ecclésiastique. Cité en 1637 au Civile Governatore.

SACRIPANTI Ghjuvan Battista: (1753-1838)
De Linguizetta. Ecclésiastique. De 1780 à 1810, il est à Rome, où il est vicaire à Saint Jean de Latran.

SACRIPANTI Marchianu: (dix-septième siècle)
De Linguizetta. Cité en 1602 au Civile Governatore comme podestat de Linguizetta..

SACRIPANTI Nabuliu: (1858-1913)
Né à Omessa. Ecclésiastique. Curé de Vilone Ornetu en 1883. Curé de San Ghjulianu en 1884. Curé de l'église San Ghjuvanni de Bastia en 1896. Curé doyen de Moita en 1912.

SADI-CARNOT Marie François: (1837-1894)
Président de la République Française de 1887 à 1894. Le 21 Avril 1890, il débarque à Aiacciu, avec le navire amiral Le Formidable. Le 22 Avril il se rend, en train, à Bastia, où il arrive dans la soirée. Le 23 Avril il quitte Bastia et la Corse en fin de journée.

SAGGESI Antoine: (1884-1974)
Né à A Penta di Casinca. Ecclésiastique. Abbé. Poète de langue corse. Il collabore à la revue littéraire U Muntese. En 1968, il écrit Sumente, dans lequel l'amour d'autrui est inséparable de l'amour de Dieu.

SAGUINE Antoniu: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. Il commande la felouque A Stella.

SAILLANS (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Aide major de la place de Calvi en 1788.

SAÏN Paul: (1853-1908)
Né à Avignon (Vaucluse). Artiste peintre (paysages, portraits). Il séjourne de nombreuses fois en Corse à partir de la fin des années 1880. En 1902, il épouse une des sœurs du sculpteur Jean-Mathieu Pekle. Au Salon des Artistes Français de 1903, il expose La route de Monte-Piana à Bastia. L'illustration de Décembre 1910 reproduit deux de ses œuvres: Route de Santa Lucia à Monte Piana et Chapelle aux environs de Bastia.

SAINT-ANDRE: Voir SANTINI Jean-Charles.

SAINT-ANGE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Major de la place d'Aiacciu en 1788.

SAINT-BERTIN (de): (neuvième siècle)
Annaliste. Il écrit qu'en 809, les Maures partis d'Espagne envahirent la Corse, et le samedi de Pâques détruisirent une cité où ils ne laissèrent survivre que son évêque et quelques vieillards et infirmes. La cité serait soit l'ancienne Charax (près de l'étang de Palu) soit Aleria.

SAINT-CYGNE: Voir PERDRIEL-VAISSIERE Jeanne.

SAINT-ELME: Voir DOSQUET Emile.

SAINT-EXUPERY (de) Antoine-Marie Jean-Baptiste Roger: (1900-1944)
Né à Lyon. Ecrivain. Poète. Journaliste. Aviateur. Commandant dans les Forces Françaises Libres (FFL). En 1944, il s'envole de U Borgu, à bord de son Lightning P-68, pour son ultime mission. Son avion disparait en mer au large de La Ciotat. Reconnu Mort pour la France. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 avec palmes. Cité à l'ordre de l'Armée de l'Air à titre posthume.

SAINT-GERMAIN (de) Claude Louis: (1707-1778)
Comte. Ministre de la Guerre de Louis XVI. En Octobre 1776, avec l'évêque d'Aleria Jean Joseph Marie de Guernes, il conseille au député Bonaventura Benedetti de se rendre à Londres auprès de Pasquale Paoli, pour plaider le rapprochement entre la Corse et la France.

SAINT-GERMAIN (de) Léonard: (dix-neuvième siècle)
Ecrivain. En 1868, il publie Itinéraire descriptif et historique de la Corse. En Octobre 1869, dans Voyage en Corse, il relate le drame du Fiumorbu de Mai 1808, et montre l'arbitraire et la promptitude de la Ghjustizia Morandina.

SAINT-MARTIN ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Mai 1793, il est le nouveau commandant de la 23ème Région Militaire, en remplacement de Raffaelle de Casabianca. Il a avec lui 3000 hommes, envoyés en Corse avec deux Commissaires de la République.

SAINT-OLON (de) Pidou: (dix-septième siècle)
Gentilhomme de la maison du Roi de France Louis XIV. En 1682, il dresse, pour celui-ci, un tableau de la Corse qui vante les ressources naturelles de l'Ile, et qui est un véritable plaidoyer pour le relèvement économique de la Corse, pour qui voudrait s'en charger.

SAINT VICTOR (de) Paul Jacques Raymond, (Paul Bins): (1825-1881)
Comte. Journaliste. Littérateur. Critique. Chroniqueur théâtral. Auteur de Hommes et Dieux, en 1867, dans lequel il évoque les vocératrices de la Corse.

SALADINI Anjou: (1929-2003)
Né à Macinaghju. Fondateur de l'entreprise Transports Saladini, en 1964, dans le Capicorsu.

SALADINI Anton Ghjuseppu: (1763-1841)
Né à Spiluncatu. Ebéniste sculpteur. Auteur présumé de la châsse de Saint-Victor exposée dans l'église Santa Maria Assunta de Spiluncatu.

SALADINI Anton Petru: (1799-1863)
Né à Spiluncatu. Fils d'Anton Ghjuseppu. Facteur d'orgue. On lui doit de belles réalisations en Corse: Ziglia (1831), Palasca (1833), Nonza (1835), Castellu di Rostinu (1837), U Felgetu (1839), Castifaù, Bastia, Pedicroce (1842), Pedigrisgiu (1843), Pighjula (1844), Calenzana (1846), Cassanu (1853), Vicu (1855), Merusaglia (1857), Canari (1861).

SALADINI Antoniu Vincenzu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Ville di Parasu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SALADINI Dumenicu Ghjuvanellu: (dix-septième siècle)
Né à Spiluncatu. Notaire à Calvi de 1616 à 1621.

SALADINI Lurenzu: (dix-huitième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Droit canonique à Rome en 1755 et 1756.

SALADINI Ghjuvanni Battista: Voir SALVINI Ghjuvanni Battista.

SALASCA Angeot:
Poète-chanteur de La Gravona, spécialiste des Chjami e Rispondi.

SALASCA Pierre: (né en 1965)
Né à Aiacciu. Comédien. Membre de la compagnie Théâtre Point. Cinéaste. Metteur enscène. Il joue dans les films L'Enquête Corse (2003), Fin de Règne (2007), Baby Boom (2009)...

SALDUCCI Anghjulu:
Ecrivain. Poète. Auteur de recueils (Ceppu d'albitru è baghi maturi, en 1976, U Spechju di u Tempu...).

SALDUCCI Antoinette:
Conseillère municipale de L'Isula. Elue conseillère départementale (divers gauche) du nouveau canton de L'Isula en 2015. Deuxième vice-présidente du Conseil Départemental de Haute-Corse.

SALGETU (ou SALICETU): Voir GIOVANNONI Paulu Francescu.

SALICETI Ange dit Le Missionnaire: (?-1950)
Né en Guyane. Originaire de Bastergà. Fiché au grand banditisme. Condamné à 8 ans de prison pour meurtre, en 1937. Initiateur d'une série de règlements de compte qui fait plus de 40 morts dans le milieu corse, notamment à Paris entre 1945 et 1950. Il est assassiné à son tour en 1950.

SALICETI Ange-Félix: (1937-2010)
Maire de U Salgetu de 1966 à 1984.

SALICETI Antoniu Cristufaru: (1757-1809)
Né à U Salgetu di Rustinu. Il fait des études de droit en Toscane, puis devient avocat du Haut Conseil de Bastia. Député à la Constituante et à la Convention, membre du Conseil des Cinq Cents. Franc-maçon. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. En Juin 1789, lors de l'Assemblée Générale des Trois Ordres (ou Etats Généraux de la Corse), il est élu député du Tiers Etat de Corse, désigné pour aller siéger aux Etats Généraux de Versailles. En Novembre, il reçoit les signataires de la lettre que le Comité Patriotique de Bastia a envoyée aux quatre députés corses qui siègent à l'Assemblée Nationale Constituante (qui fait le récit des troubles de Novembre, demande des assurances par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes, et d'appliquer en Corse le droit commun). Il dépose sur le bureau de l'Assemblée Nationale Constituante, cette lettre qui se termine ainsi: nos cahiers et nos doléances vous ont imposé le mandat de demander que la Corse soit déclarée partie intégrante de la monarchie française. Un décret est aussitôt soumis au vote, et adopté à une immense majorité par l'Assemblée Nationale Constituante: L'île de Corse est partie intégrante de l'Empire français, ses habitants seront régis par la même Constitution que les autres Français, et, dès ce moment, le Roi est supplié d'y faire parvenir et exécuter tous les décrets de l'Assemblée nationale. En Avril 1790, il présente Pasquale Paoli, de retour d'exil, à Louis XVI. Puis il l'accompagne devant l'Assemblée Nationale Constituante. En Août, il proteste à contre les rumeurs selon lesquelles Pasquale Paoli veut soumettre la Corse aux Anglais. En Septembre, à Orezza, il assiste à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Les participants lui votent les félicitations pour ses actions. Il y est élu Procureur Général Syndic du Département de la Corse. En Novembre, lors du débat sur la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante, avec le comte de Mirabeau, il accuse Carlu Antone Peretti della Rocca, avec lettres à l'appui, de vouloir faire rejeter par les ecclésiastiques corses la constitution civile du clergé votée en Juillet par l'Assemblée Nationale Constituante. Il le dénonce comme ennemi de la liberté et partisan de l'aristocratie. En Septembre 1791, son mandat de député terminé, il rentre en Corse, où il retrouve son poste de Procureur Général Syndic. En Mars 1792, il réclame la présence de Pasquale Paoli (qui se repose à Munticellu) au Directoire du Département à Corti. En Septembre, il appuie à la tribune de l'Assemblée Législative Nationale un projet d'attaque contre la Sardaigne. A Corti, il est le vice-président de la Troisième Assemblée Provinciale Electorale. Il y est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention), avec 297 voix sur 399 votants. Il siège sur les bancs des Montagnards. En Décembre, il est remplacé, comme Procureur Général Syndic du Département de la Corse par Carlu Andria Pozzo di Borgo. Avec les partisans corses de la Révolution, il engage contre Pasquale Paoli une campagne de dénigrement, qui sera reliée à Paris par le parti de la Montagne. En Février 1793, la Convention le désigne comme Commissaire de la République, pour rétablir l'ordre en Corse. Il fait supprimer les bataillons des Volontaires Corses. Ils seront remplacés par quatre bataillons d'Infanterie Légère, qui porteront le numéro qui suit le dernier bataillon de Chasseurs. En Mars, avec les Marseillais, il accuse Pasquale Paoli à la tribune de la Convention. En Avril, après avoir débarqué à San Fiurenzu, avec les deux autres Commissaires de la République, il arrive à Bastia pour, officiellement, mettre les ports de Corse en sécurité. Il doit examiner l'état des fortifications de la Corse, mais aussi les comptes du Département. En réalité, il est là pour faire exécuter l'arrêt de la Convention contre Pasquale Paoli. En Corse, les graves accusations portées contre U Babbu di A Patria suscitent un sentiment de colère et de violence, que l'arrivée des trois Commissaires de la République ne fait qu'aggraver. Il écrit à la Convention pour rendre compte de son arrivée et des mesures qu'il a prises. Il rencontre Pasquale Paoli à Corti. Il lui demande de ne pas entrer en rébellion ouverte et de se rendre à Bastia. Celui-ci temporise. En tant que Commissaire de la République, il fait son rapport sur la situation en Corse à la Convention. En Mai, il rend à nouveau compte à la Convention de la situation dans l'Ile. De Bastia, il embarque pour Aiacciu, avec Nabuliu Buonaparte et Jean Paul Lacombe Saint Michel, et une flottille (la corvette La Belette et le brick Hasard) avec 400 hommes et de l'artillerie. Ils ont décidé de prendre la ville. A la Cunsulta Straudinaria di Corti, il est destitué de son poste Commissaire Extraordinaire de la République et de son mandat de député par les délégués présents. Sa flottille arrive à Aiacciu. Il s'installe dans la tour de Capitellu, où il est assiégé par les Corses. En Juin, devant cette impasse, il décide de se retirer à Calvi, puis de là, rejoindre Toulon, afin de mettre au point une opération mieux préparée. Il écrit à la Convention que la souveraineté nationale est méconnue dans l'Ile. De Calvi, dans une lettre à la Convention, il rend compte de la conduite courageuse des habitants de la ville, devant l'attaque des Paolistes. Il quitte la Corse. En Décembre, il propose à la Convention d'élever Nabuliu Buonaparte au grade de général de brigade. En Avril 1794, il fait partie d'une flottille de huit vaisseaux français qui s'apprête à appareiller de Port la Montagne (Toulon) pour se porter au secours des Républicains de Corse. Mais l'amiral français reçoit l'ordre de ne pas affronter la flotte anglaise beaucoup plus nombreuse et mieux armée. En Janvier 1796, il est nommé commissaire à l'Armée d'Italie. En Octobre, il est envoyé sur l'Ile comme Commissaire Général Extraordinaire pour rétablir l'ordre. Depuis Modène, Nabuliu Buonaparte lui écrit pour lui demander d'arrêter Francescu Benedettu Panattieri. En Novembre, Nabuliu Buonaparte le renvoie en Corse avec son frère Ghjuseppu Buonaparte et André François Miot de Molito, pour y restaurer l'ordre républicain. Il est remplacé au poste de Commissaire Général Extraordinaire en Corse par André François Miot de Molito. En Avril 1797, il est élu député du Golu au Conseil des Cinq Cents. En Février 1799, il est nommé adjoint au général en chef du corps expéditionnaire en Sardaigne. En Janvier 1800, il participe, en tant que commissaire militaire, aux préparatifs pour une nouvelle opération en Sardaigne. En Avril, il se rend dans la plaine de Tavagna et disperse les émigrés corses contre-révolutionnaires de Toscane. En répression, les pièves de Tavagna et de Moriani sont dévastées. Il y a près de 500 tués ou prisonniers. Il ordonne de brûler le couvent de Peru Casevechje. Ses Républicains sont à Belgudè et Palasca. Ils mettent les émigrés en fuite et ces derniers se retirent à Livourne. Les pièves de Belgudè et Palasca sont ruinées. Sept hommes ont été pendus par les fuyards. Il est ensuite nommé Ambassadeur à Lucques. Il fait annexer Gênes à la France. Commandeur de la Légion d'Honneur. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1806, il accompagne à Naples le nouveau roi Joseph Bonaparte et celui-ci le nomme Ministre de la Police en 1806. En 1807, il est aussi nommé Ministre de la Guerre. Il agit à Naples en quasi vice-roi pour le compte de l'Empire français. En 1808, il survit à l'explosion de sa maison organisé par une cellule bourbonienne dirigée par le Prince de Canosa (commandant sicilien dans l'ile de Ponza). Confirmé par le nouveau roi de Naples, Joachim Murat, en 1808, il lui donne son premier (et unique) succès militaire, c'est-à-dire la prise de Capri. En 1809 il démissionne du ministère de la guerre sur l'ordre de Napoléon, qui le rappelle à Naples. Envoyé à Rome comme président de la commission de réforme administrative des territoires ex-pontificaux annexés au Grand Empire, il doit revenir à Naples menacée par l'expédition anglo-sicilienne d'Ischia et Procida. Il meurt dans des conditions mystérieuses (on soupçonne, mais sans preuves, qu'il a été assassiné par le préfet de police, le ligurien Antonio Maghella), en 1809. Son cercueil disparait mystérieusement quelques jours après sa mort et ne sera jamais été retrouvé.

SALICETI Diana: (née en 1989)
Née à Aiacciu. Chanteuse. Elle se forme à l'art polyphonique auprès de Natale Luciani. Membre des groupes Santavuglia, de l'Altagna et Dopu Cena avant de chanter en solo. Prix de l'Eurovision des Langues Minoritaires 2012. Chroniqueuse sur France 3 Corse Via Stella.

SALICETI Francescu Antoniu dit Peverinu: (?-1769)
Abbé. Pievanu de Patrimoniu. En Septembre 1759, il est l'instigateur d'un complot contre Pasquale Paoli. Arrêté, il est emprisonné à Nonza. Il est exilé à Rome. Rappelé en Corse par Pasquale Paoli, il est à la tête de la Conspiration d'Oletta en 1769. Les conjurés sont tous pris, sauf lui. Il prend part à la bataille de Barbaghju, où il est mortellement blessé.

SALICETI François Antoine dit Tatone: (?-1807
Né à Gavignanu. Cultivateur. En 1805, à Bastia, il est condamné à 16 ans de Travaux Forcés, pour vol avec effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1807.

SALICETI Ghjorghju: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ugliastru, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SALICETI Ghjuvan Carlu (Capitanu Salgetu): (dix-huitième siècle)
En 1739, il est capitaine au Régiment Royal Corse (Real Corso). En Décembre, à la Cunsulta di Biguglia, il rencontre, avec Ghjuvan Tomasu Giuliani et d'autres Principali, le marquis de Cursay. Ce dernier fait part des bonnes intentions de Louis XV à l'égard du peuple corse. Il n'est plus question de soumission à Gênes, mais d'obéissance au Roi de France. Les Corses semblent séduits par cette nouvelle situation. Une lettre est envoyée au Roi de France dans laquelle les Corses le prient de recevoir leur soumission sans réserve, et lui promettent de se conformer à toutes les instructions de son représentant. Il signe cette lettre ainsi que 17 des plus éminents chefs corses du moment. En Novembre 1760, il commande les Naziunali qui attaquent la tour de A Mortella. Après l'avoir bombardée, il enlève la tour aux Génois. En Mai 1762, Pasquale Paoli lui confie la direction du siège de Macinaghju. En Août, Aleriu Francescu de Matra lui écrit un Manifeste, ainsi qu'à tous les chefs corses, pour l'inciter à abandonner le parti de Pasquale Paoli. En Septembre, avec ses hommes, il attaque Antisanti, piève de Vezzani, où se sont réfugiés les Matristi, et mettent le feu au village. En Octobre, il est à Ferringule pour empêcher Antonucciu de Matra d'atteindre La Coscia. En Décembre, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Juillet 1763, il est blessé à la bataille de Furiani. En Février 1767, il est chargé de préparer le débarquement de Capraia. En Septembre 1768, offensive générale des troupes françaises: Furiani est cerné; avec ses Naziunali, il réussit à décrocher et à gagner la Casinca. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, après la défaite, il se rend à Vicu, où, avec d'autres, il tente de reconstituer et de réorganiser l'armée autour des quelques hommes qui restent avec lui, et de faire de la piève de Vicu, un bastion de résistance. La plupart des Capipopuli de la région s'y refusent et décident de se soumettre aux Français. P Avec près de 200 Balanini, il quitte L'Isula sur un navire anglais, et s'exile en terre ligure. En Décembre, retiré en Casinca, il rejoint Florence où il retrouve Clémente Paoli. Il participe à l'expédition de Nicodemu Pasqualini en 1774.

SALICETI Ghjuvan Victoriu: (1782-?)
Natif de U Salgetu. En 1814, il est capitaine au 11ème Régiment Léger. Il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe. En 1815, il est affecté au 5ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde.

SALICETI Ghjuvanni Paulu: (dix-septième siècle)
Notable de U Salgetu. Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

SALICETI Jean Baptiste: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. Chanoine. Conseiller général républicain du canton de Merusaglia de 1883 à 1889. En Septembre 1887, à la séance du Conseil Général de la Corse, sous son impulsion, les mesures assurant le retour des Restes de Pasquale Paoli entrent dans une phase active. Une commission est créée dont il est membre. En 1889, à Londres, il assiste à l'exhumation de la dépouille mortelle de Pasquale Paoli. C'est lui officie lors de la messe de Requiem.

SALICETI Jean Victor: (1942-2010)
Né à Corti. Enseignant. Maire de U Salgetu de 1989 jusqu'en 2001.

SALICETI Jules Paul: (1799-1821
Né à Petralba. Laboureur. En 1819, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1821.

SALICETI Napoléon: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

SALICETI Nicolas:
Né à Aiacciu. Originaire de Cambia. Enseignant. Musicien (guitare). Maire de Cambia depuis 2014.

SALICETI Saveriu: (dix-huitième siècle)
En Mai 1762, Pasquale Paoli lui confie le commandement du poste de La Coscia qui domine le port de Macinaghju. En Octobre, il livre le poste à Antonucciu de Matra. Le siège de Macinaghju devient de plus en plus difficile, et les Naziunali n'en viendront jamais à bout.

SALICETTI ?: (dix-septième siècle)
Capitaine. Condamné à dix ans de galère. En 1638, il fait une requête en grâce qui lui est accordée à condition qu'en trois ans, il plante cent cinquante châtaigniers et greffe cent oliviers.

SALICETTI Ghjuvan Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Oletta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SALICETTI Joseph: (dix-neuvième siècle)
D'Oletta. Avocat à Bastia. En 1818, il membre correspondant (puis secrétaire en 1823) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SALICETTI Natale: (1714-1789)
Né à Oletta. Médecin spécialiste en anatomie à l'hôpital Santo Spirito de Rome. En 1748, il occupe la chaire d'anatomie et de chirurgie de l'université de la Sapienza de Rome. En Avril 1757, à Rome, il soigne et guérit Ghjuliu Matteu Natali qui est gravement blessé au ventre dans un attentat. En 1774, il pratique l'autopsie sur le dépouille du pape Clément XIV. Médecin particulier du pape Pie VI (1775-1799). Il décède à Rome en 1789.

SALICETU (di) Antone Maria: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

SALINERI Agostinu: (1787-1848)
Originaire de Bunifaziu. Fils de Antoniu Marcu Petru Sebastianu. Il appartient à la noblesse de Savone. Syndic des Gens de Mer en 1825. Directeur des Postes de Bunifaziu de 1844 à 1848.

SALINERI Agostinu Antoniu: (1725-1753)
Originaire de Bunifaziu. Fils de Ghjuvan Battista. Il appartient à la noblesse de Savone. Vice-consul de France à Bunifaziu en 1750. Il est assassiné à Bunifaziu en 1753.

SALINERI Antoniu Marcu Petru Sebastianu: (1752-1835)
Originaire de Bunifaziu. Il appartient à la noblesse de Savone. Directeur des Postes de Bunifaziu de 1797 à 1832.

SALINERI Ghjuvan Battista: (1678-av1768)
Originaire de Bunifaziu. Notaire. Vice-consul de France à Bunifaziu en 1711.

SALINERI Ghjuvan Battista: (1752-ap1794)
Originaire de Bunifaziu. Fils de Agostinu Antoniu. Notable. Reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse en 1782.

SALINESI René: (1919-2007)
Né à Paris. Originaire de Tassu. Minéralogiste. Gemmologiste. Peintre.

SALINESI Théguite (Thérèse Marguerite CHAZALON):
Epouse de René. Auteur de contes (Contes en Promenades, en 1978...).

SALINI Dominique: (1902-1981)
Né à Tolla. Agrégé de mathématiques. Enseignant à Bastia en 1937. Syndicaliste, il devient secrétaire du syndicat des professeurs. Militant socialiste, il prend position contre le régime de Vichy. Résistant, en 1942, il entre au Front National, où il est responsable du secteur de Bastia. Il participe à la libération de Bastia en 1943. Membre de la seconde délégation spéciale qui administre Bastia en 1945. Il devient censeur dans un lycée de Constantine en 1947, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite. Auteur, avec son épouse ETIENNETTE, de En ce temps-là, Bastia, en 1978. Il décède à Aiacciu en 1981.

SALINI Dominique:
Docteur ès-Lettres et professeur en sciences de l'art à l'Université de Corse. Il s'intéresse à l'esthétique de la musique expérimentale du XXème siècle et au devenir, aujourd'hui incertain, des traditions populaires. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

SALINI François: (1881-1918)
Né à Aiacciu. Héros de la Première Guerre Mondiale. Après une jeunesse agitée, il est moblisé en 1914. Il combat au sein du fameux 173ème Régiment d'Infanterie jusqu'en 1917 puis il rejoint le 55ème Régiment d'Infanterie. Il est tué en 1918 au cours de la bataille de Santerre-Arvillers, dans la Somme. Pour ses hauts faits d'armes, il est décoré de la Médaille Militaire française, de la Médaille Militaire anglaise et de la Croix de Guerre avec 3 palmes et étoile de vermeil. Il est cité 2 fois à l'Ordre de l'Armée et est reconnu Mort pour la France. Pour honorer sa mémoire la ville d'Aiacciu a baptisé de son nom une rue de la cité. Son nom figure également sur le Livre d'Or des Corses tombés au Champ d'Honneur de la ville d'Aiacciu, sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église romaine de la commune de Carghjese, et sur celle de la mairie de la commune de Tolla.

SALINI Laurent: (1919-1988)
Né à Cuttuli Curtichjatu. Il adhère aux Jeunesses Communistes en 1936. Il est un des membres dirigeants du Parti Communiste corse en 1940. Militant su syndicat CGT du Bâtiment. Arrêté en 1941, il est déporté en Algérie. Libéré en 1942, il entre dans la résistance à Marseille. Il est à nouveau arrêté en 1943, et libéré en 1944. De retour en Corse, il devient rédacteur en chef du Patriote, à Bastia, en 1945. Il est ensuite appelé à Paris, en 1946, pour y diriger l'Union Française d'Information (UFI), une agence de presse communiste, jusqu'en 1958. Rédacteur en chef adjoint de France Nouvelle, puis, en 1961, chef du service politique de L'Humanité, jusqu'en 1980. En retraite, il rentre alors à Aiacciu, où il continue de militer au PCF de Corse. Collaborateur à Terre Corse et à Kyrn. Auteur de Mai des Prolétaires, de Le Mythe réformateur et de Enquête sur le PS. Il décède à Ozoir-la-Ferrière, en 1988, et est inhumé à Tolla.

SALINI Marc:
Journaliste. Directeur de l'hebdomadaire La Matraque Bonapartiste de 1909 à 1936.

SALIS-MARSCHLINS (von) Ulysse Adalbert: (1795-1886)
Naturaliste et botaniste suisse. Il séjourne 3 ans à Bastia, en tant que juge attaché à un régiment de Gardes Suisses. Il herborise dans de nombreux secteurs de l'Ile, et publie en allemand, en 1833 et 1834, dans la revue Flora (Regensburg), un premier catalogue des plantes corses.

SALIVERI: (dix-huitième siècle)
Famille reconnue noble en 1788, par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse.

SALERNE (de) Antoine: (seizième siècle)
Prince. Militaire français. En 1524, A Caumont de Provence, sa compagnie est en grande partie composée de mercenaires corses. En 1553, il est le second de l'amiral Paulin de La Garde, le commandant de la flotte française qui débarque en Corse pour en chasser les Génois.

SALLEMBIEN Jean-Yves: (?-2012)
Originaire de Pedicorti di Caghju. Fondateur, avec son épouse Pauline, du premier Ciné-club à Bastia en 1965.

SALLEMBIEN (née VITTORI) Pauline: (née en 1937)
Epouse de Jean-Yves. Enseignante (professeur de langue et et de civilisation italienne). Passionnée d'architecture et d'art italien. Spécialise de l'histoire de la ville de Bastia (du quartier de la Citadelle notamment) et de son patrimoine. Créatrice du premier Ciné-club à Bastia en 1965. Animatrice des Rencontres du Cinéma Italien. Présidente de la Dante Alighieri de Bastia. Membre du Cercle d'Etudes Salvatore Viale. Membre du centre culturel Una Volta. Militante syndicale. Militante de la reconnaissance des Droits de la Femme. Militante du PSU, puis du Parti Socialiste. Auteur de Ils étaient des hommes... non des choses (2012), compilant les lettres de son oncle Antoine-François Vittori, un jeune séminariste originaire de Pedicorti di Caghju, parti au combat, lors de la première guerre mondiale, Le choeur des jours (distinction du jury du Prix du Livre Corse 2013).... Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

SALLUSTE (Crispus Caius Sallustius): (86-35 avant notre ère)
Historien romain. En 42 avant notre ère, il rapporte une légende relative à la bergère ligure Corsa et son taureau, qui, en des temps reculés aurait découvert l'Ile, qui porte ainsi son nom, de Corsica.

SALO (di) Ghjuvanni: (seizième siècle)
Citoyen d'Aiacciu. En 1580, Oratore pour le Dilà, il demande aux Génois des permis de port d'armes afin que les Corses puissent se défendre contre les ours (et surtout contre les invasions des Turcs !).

SALOMON Philippe: (dix-neuvième siècle)
Scientifique. Il effectue des recherches archéologiques sur le site d'Aleria en 1893.

SALOMONE Abramo Levi: Voir BUONARROTI Filippo.

SALPINI Giuseppe: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre romain exilé en Corse, à Bastia, dans les années 1880.

SALUZZO Agostino: (1674-1747)
Génois. Ecclésiastique. De la Congrégation des Missionnaires. Evêque d'Aleria de 1715 à 1720. Il succède à Carlo Maria Guiseppe Fornari. Evêque de Mariana Accia de 1720 à 1747. Il remplace Andrea della Rocca, décédé. En Février 1730, lors de l'insurrection corse, pour calmer les insurgés, il envoie le Bastiais Luiggi Donati, Pievanu de Casacconi, convaincre les hésitants au couvent des Franciscains de Tavagna. En Août, avec l'évêque d'Aleria Camillo de Mari, il parlemente et propose aux Génois un armistice de quatre mois, avec cinq conventions: La libre circulation pendant l'armistice des Corses armés sur toute l'Ile (sauf Bastia); la vente libre du sel; le libre trafic sur toutes les côtes et dans tous les ports des navires et des biens des Corses; la libération de tous les prisonniers et l'engagement de Gênes à ne pas renforcer ses défenses sur l'Ile. En Décembre, Il est invité par Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi, à se rendre au couvent des Capucins de San Ghjuseppu pour entamer des négociations avec les Génois. Un armistice de quatre mois est signé. En Février 1731, il rencontre les généraux Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi. En Avril, il les rencontre à nouveau à U Viscuvatu. En 1740, Il passe à Bigornu, Palasca, Spiluncatu… Il décède à Sestri Levante, en 1747. Un mausolée en son honneur est élevé en l'église de Nostra Signora di Lavasina, à Brandu.

SALUZZO Alessandro: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1727 à 1729. Il succède à Antonio de Negroni. Il est remplacé par Felice Pinelli.

SALUZZO Battista: (?-1514)
Génois. Evêque du Nebbiu de 1481 à 1514. En 1514, Agostino Giustiniani lui succède.

SALUZZO Pietro Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. Il participe à la fondation du Collège des Jésuites, à Aiacciu, en 1617.

SALVADORE: (?-1774)
Prêtre de Stopianova. En Septembre 1774, traqué, avec son neveu, par les soldats du comte de Marbeuf, il se noie en voulant quitter l'Ile; son neveu est arrêté, emmené à Bastia, condamné à mort, et exécuté.

SALVADORI Jacques-Philippe: (?-1870)
Originaire d'Antisanti. Militaire. Il est tué en 1870, à Reichshoffen (Bas-Rhin), lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Antisanti.

SALVADORI Jean-Marc: (1883-1934)
Originaire de Venacu. Ecrivain. Historien. Chroniqueur. Il collabore aux journaux Le Petit Marseillais, Le Petit Provençal, Le Petit Corse, Le Petit Bastiais, La Corse Catholique, L'Echo de la Corse, L'Annu Corsu... Auteur de Contes et Légendes de Corse (1926-1927) de Les femmes héroïques corses, en 1930, de Cent et un contes corses...

SALVADORI Pierre: (né en 1964)
Né en Tunisie. Originaire de Santu Petru di Venacu. Acteur de théâtre et de cinéma. Réalisateur de cinéma. Cinéaste. Réalisateur des films Cible émouvante (1993), Les Apprentis (1995), Comme elle respire (1998), Les Marchands de sable (2000), Après vous (2003), Hors de prix (2006), De vrais mensonges (2010), Dans la cour (2014)...

SALVAGO (de) Ambroggio: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1506. Il succède à Lazzaro Pichinotti.

SALVAGO Agostino: (seizième siècle)
Evêque d'Accia de 1553 à 1559.

SALVAGO (de) Bartolomeo: (seizième siècle)
Génois. En 1565, Gênes l'envoie en Corse, avec trois galères de vivres et d'armes, à destination d'Aiacciu. Ces galères sont attaquées par le Turc Rais Aly. Une seule réussit à rallier la ville.

SALVAGO (de) Francesco: (seizième siècle)
Génois. En 1512, l'Ufficio di San Giorgio octroie des concessions à la société qu'il dirige; il s'agit des régions d'Algaiola, de Girolata et de Sià. En 1513, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Tomaso Bulgaro. Il est remplacé à son tour, en 1514, par Cipriano Foglieta.

SALVAGO (de) Giovanni: (?-1528)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1527, il succède à Antonio da Leva. En 1528, il est victime de la peste.

SALVAGO (de) Giovanni: (seizième siècle)
Génois. En 1543, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Paolo Lasagna. Il constate officiellement que San Fiurenzu est pratiquement à l'abandon. Il est remplacé, en 1544, par Domenico Coccarello de Franqui.

SALVAGO (de) Giovan Antonio: (seizième siècle)
Génois. Prucuratore de Palasca. En 1552, il fait une requête, auprès de l'Ufficio di San Giorgio, pour obtenir un report des remboursements des prêts que les villageois ont été amenés à souscrire.

SALVAGO (de) Lodisto Battista (Lodovico): (quinzième siècle)
Génois. Podestat de Bunifaziu de 1486 à 1488. En 1488, il fait construire le Bastione pour défendre la ville. En 1494, après la mort du gouverneur Giacomo Vegetti, il est nommé commissaire de l'Ufficio di San Giorgio sur l'Ile, en attendant la désignation d'un nouveau gouverneur. A l'arrivée de ce dernier, il est nommé lieutenant du Dilà. En 1497, il est remplacé à ce poste par Barnabo di San Biaggio.

SALVAGO (de) Nicolo: (seizième siècle)
Génois. En 1538, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Vicente Zoaglia. Il est remplacé, en 1540, par Francesco Lucciardo de Franqui.

SALVAGO Pentaleo: (seizième siècle)
Génois. Militaire. En 1555, il est au commandement d'une compagnie de soldats calvais, lors du siège de Calvi provoqué par les troupes royales françaises de Giordano Orsini.

SALVAGO (de) Piergiovanni: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1531, il succède à Cosimo Damiano Giustiniani. Il est remplacé, en 1532, par Agostino de Negri.

SALVAGO (de) Salvago: (quinzième siècle)
Génois. Premier gouverneur nommé en Corse par l'Ufficio di San Giorgio en 1453. Il fait de Bastia la résidence du gouverneur et de son vicaire. Ghjudice della Rocca se rallie à lui. Les pièves de Cavru, de Cruscaglia et d'Ornanu se soumettent à l'Ufficio di San Giorgio. Tous les seigneurs du Capicorsu, sauf Simone da Mare II, lui font allégeance. Il est remplacé en 1454 par Battistino Doria.

SALVARELLI Basiliu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lanu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SALVARELLI Jules-Pierre: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général Bonapartiste de la Corse en 1871.

SALVATORI Bernard: (né en 1952)
Né à Marseille. Originaire de I Cateri. Fils de Tony. Plongeur sous-marin. Professeur d'éducation physique. Moniteur de ski et de natation. Capitaine de l'équipe de France de la Fédération Nautique de Pêche Sportive en Apnée (FNSPA). Second de la Coupe d'Europe en 1986, à Villacarlos, Minorque (Espagne). Champion de France individuel en 1987, à Sulinzara. Médaille d'argent du Championnat d'Europe par équipes en 1988, à Marsala-Trapani (Italie). Médaille de bronze du Championnat d'Europe individuel en 1988, à Marsala-Trapani (Italie). Vainqueur du Grand Prix de Villacarlos, Minorque (Espagne) en 1989. Vice-champion du monde par équipes en 1989, à San Teodoro (Italie). Troisième du Championnat du Monde individuel en 1989, à San Teodoro (Italie). Vice-champion du monde individuel en 1992, à Porto Cristo, Majorque (Espagne). Troisième du Championnat du Monde par équipes en 1992, à Porto Cristo, Baléares (Espagne).

SALVATORI Cristianu: (1731-1818)
Ecclésiastique. Dernier supérieur de la Congrégation de la Mission des Lazaristes à Bastia. Compromis dans le Royaume Anglo-corse, il est obligé d'émigrer en Italie. Prédicateur renommé, il se retire à Rome puis à Florence. Il décède, à Rome, en 1818.

SALVATORI Jean-Ignace: (dix-neuvième siècle)
Né à I Cateri. Maire de L'Isula de 1808 à 1811.

SALVATORI Tony: (1927-2013)
Né à Oran (Algérie). Originaire de I Cateri. Plongeur sous-marin. Champion de France idividuel de chasse sous-marine à 3 reprises. Champion du monde par équipes au Brésil (1963). Vice-Champion du Monde par équipes en 1967, à Cayo Avales (Cuba). Chroniqueur sportif (La Marseillaise).

SALVATORINI Patrick:
Originaire de Chisà. Instituteur. Conseiller pédagogique en langue corse. Poète. Auteur. Compositeur. Interprète. Co-fondateur du groupe I Muvrini.

SALVATORINI Toussaint: (?-1943)
Originaire de Lentu. Résistant. Il est tué, en sautant sur une mine au cours d'une mission de résistance, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SALVIANI ?: (dix-neuvième siècle)
De Valle. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

SALVIGNOL Alfred: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Sculpteur. Il séjourne en Corse dans le courant des années 1920. On connait de lui une peinture intitulée Rue de l'hôtel de ville à Bonifacio, datée de 1925

SALVINI ?: (?-1834)
Bandit. En 1834, il est abattu par les Voltigeurs Corses de la compagnie du capitaine Ciavaldini.

SALVINI Agostinu: (1725-1748)
De Nesce. Fils de Gregoriu. Il décède à Naples.

SALVINI François (Fanfan): (né en 1937)
Né à Bunifaziu. Professeur de dessin. et de peinture à L'Atelier, à Aiacciu. Artiste peintre (autodidacte) à Aiacciu. Il expose à Aiacciu (1987, 1989, 1995, 1997, 2000...), Bunifaziu, Porti Vechju...

SALVINI Ghjuseppu Maria: (1773-1835)
De Ucciglioni, un hameau de Santa Riparata di Balagna. En 1796, il est membre de l'administration du Département du Golu. En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Département du Golu. Maire de L'Isula de 1812 à 1815.

SALVINI (SALADINI) Ghjuvanni Battista: (1777-1853)
Né à Nesce. Capitaine de la Garde Nationale de Corse. Capitaine au 5ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse en 1803, puis à la Légion Corse de Naples. Capitaine des Chasseurs Corses en 1810. Capitaine au 35ème Régiment Léger en 1813. En 1814, il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe. Capitaine au 2ème Régiment de Ligne pendant les Cents Jours. En 1815, il est affecté au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde. Officier de la Légion d'Honneur.

SALVINI Grégoire-Marie Vincent: (1799-1847)
De Nesce. Fils de Ghjuseppu Maria. Avocat. Membre du Conseil Général de la Corse en 1833.

SALVINI Gregoriu: (1696-1789)
De Nesce. Ecclésiastique. Historien et polémiste du soulèvement corse contre Gênes. Auteur de Giustificazione delle Revoluzione di Corsica. Il fut l'homme de confiance de Pasquale Paoli. A partir de 1710, il fait toutes ses études à Naples. En 1728, au décès de son épouse, il rentre dans les ordres. Il part pour Rome, où il devient prêtre et docteur en droit civil et droit canon. En 1730, à Rome, il rencontre le chanoine Erasmu Orticoni et d'autres prêtres ayant adhéré à la cause révolutionnaire. En Mai 1736, impliqué dans l'installation du Royaume de Corse, il débarque à L'Isula avec des munitions pour le Roi Théodore 1er. En Juillet, il débarque à nouveau à L'Isula avec des munitions à vendre à Théodore 1er pour le compte de deux marchands de Livourne. En Septembre 1737, de Livourne, avec des chefs corses, ainsi que d'autres Corses de l'extérieur, il écrit au Roi de France Louis XV et à son ministre le cardinal André Hercule de Fleury, pour justifier la légitimité des actions des Corses. Il leur demande de bien vouloir incorporer la Corse au Royaume de France. En Décembre, à Livourne, en tant que représentant du gouvernement corse dans la ville, il rencontre secrètement Pignon, ancien Consul de France à Tunis, au sujet d'une négociation éventuelle avec le Roi de France en vue de la libération de la Corse. Il rédige une sorte de mémoire réunissant tous les griefs du peuple corse contre les Génois. En Avril 1738, il adjure, en vain, le général Louis de Boissieux de mettre la Corse sous la souveraineté du Roi de France. Il entame la rédaction de Giustificazione delle Revoluzione di Corsica. Il met 20 ans à achever cet ouvrage. En Juillet 1740, il quitte la Corse pour Naples où il rejoint les exilés corses. En 1742, il se fixe à Gaète, en Italie. Il y fait la connaissance de Pasquale Paoli. En 1743, avec les exilés et Corses de l'extérieur, il critique les Concessioni de Pier Maria Giustiniani, et appelle les Corses à les refuser. En 1750, il est de retour en Corse. En Juillet 1751, il assiste à la Cunsulta di San Fiurenzu qui rassemble les Prucuratori des pièves et les députés. En Janvier 1753, il intervient pour faire libérer le fils de Ghjuvan Tomasu Giuliani que Ghjuvan Petru Gaffori vient de prendre comme otage. En Juin 1753, à la Cunsulta di Alisgiani, il est élu député pour rencontrer à Bastia le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi. En Septembre, il le rencontre à Bastia, et lui remet un mémoire de 21 articles. En Octobre 1753, à la Cunsulta di Corti, après l'assassinat de Ghjuvan Petru Gaffori, il représente la Balagna. En 1755, il devient le confident et le principal conseiller de Pasquale Paoli. En Janvier 1756, il assiste à la Cunsulta di A Venzulà. En Avril 1757, à Naples, publication de la première édition de la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da'Corsi di mai più sottomettersi al dominio di Genova, qu'il a écrite en Italien, à Corti, avec l'approbation de tous les Sages. Il s'agit d'un réquisitoire passionné contre 160 cas d'abus administratifs et judiciaires. C'est la suite de la polémique sur le soulèvement du Peuple Corse. Une deuxième édition de la même œuvre parait, écrite à Oletta, dans un format plus grand, et sous le titre de Giustificazione della Rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da'Corsi di non sottomettersi mai più al dominio di Genova. Il y aura d'autres éditions, innombrables. En Mai 1763, Pasquale Paoli lui écrit, lui rappelant la constante attention qu'il apporte à la façon dont les Ghjunte remplissent leur mission. En Décembre, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place dans un délai d'un an, une Università à Corti. En Mai 1764, à Corti, publication de la troisième édition de sa Giustificazione della Rivoluzione di Corsica combattuda dalle riflessioni di un Genovese e difesa dalle osservazioni di un Corso. En Mai 1765, il est élu Oratore à la Cunsulta Generale di Corti. En Avril 1659, il se retire à Nesce, où il œuvre pour la Balagna. Il fait, entre autre, réparer l'église (San Ghjuseppu) de son village. Il décède en Décembre 1789, à Nesce. Sa tombe est creusée à l'entrée de l'église.

SALVINIUS: (quatorzième siècle)
En 1300, il est évêque d'Aleria.

SALVINIUS: (quatorzième siècle)
Du Nebbiu. Evêque d'Aleria de 1366 à 1405.

SAMATEI Petru Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Cardu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SAMBUCETO Ghjuvanni Battista: (dix-septième siècle)
Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

SAMBUCUCCIU d'ALANDU: (?-1370)
Originaire de la piève du Boziu, dans la juridiction de Corti. En 1358, les paysans de la Terra di U Cumunu en ont assez des guerres locales permanentes et ils veulent se défendre contre l'arbitraire des seigneurs féodaux qui les oppriment. Ils tiennent une Cunsulta à Merusaglia, où ils l'élisent pour chef. Il se rend maître de la Corse, aidé par les Génois, et signe un pacte de soumission volontaire entre la Terra di U Cumunu et Gênes. Il fait un accord avec les Génois afin d'avoir leur protection moyennant un impôt de vingt sous par famille. En 1360, avec trois autres ambassadeurs, il est envoyé à Gênes pour sceller l'union, approuvée par le pape et le Roi d'Aragon, entre Gênes et la Corse. En 1361, se retrouvant seul après le départ du gouverneur Simone Boccanegra, pour affronter les querelles entre seigneurs, il se rend à Gênes pour demander de l'aide. En 1366, il fait alors partie des six conseillers qui assistent le gouverneur génois dans l'Ile, des seigneurs hostiles à Gênes, se révoltent contre lui et les autres Capipopuli di U Cumunu. Il enraye cette révolte et il conserve la direction éphémère de l'Ile, mais c'est la fin du Tempu di U Cumunu. Il meurt de la peste en 1370.

SAMEC-LUCIANI Annette: Voir LUCIANI Annette.

SAMMARCELLI Marcel: (1905-1978)
Né à Loretu di Casinca. Licencié en Droit et diplômé d'Etudes Supérieures de Droit, il devient magistrat, puis procureur de la République de 1ère classe. Il est en poste au Tchad et s'y trouve mobilisé en 1939 en qualité de lieutenant de réserve, affecté à la justice militaire. Il obtient d'être affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST). Il participe activement au ralliement du territoire du Tchad à la France Libre. Engagé dans les Forces Françaises Libres (FFL), il prend part, au sein de la Colonne Leclerc, aux combats de Koufra, puis aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie. Capitaine, il reçoit le commandement du groupe nomade de Borkou. Lors de la constitution de la 2e Division Blindée, en 1943, au Maroc, il prend le commandement de la 3ème Compagnie du Régiment de marche du Tchad (RMT). Il débarque ensuite en Normandie, à Utah Beach, avec la 2ème DB en 1944, à Utah Beach. Il distingue pendant la bataille de Paris, où il s'empare de la Kommandantur allemande, place de l'Opéra, puis de l'Hôtel Crillon. Il est grièvement blessé et évacué, il sera soigné pendant de longs mois. En 1945, il est député à l'Assemblée Consultative avant de retourner à sa carrière de magistrat. Procureur général de la République à Saigon. Député (UNR) de la circonscription de Corti-Sartè de 1958 à 1962. Membre du Conseil supérieur de la Magistrature, il est Président de la Commission des Lois Constitutionnelles de la Législation et de l'Administration Générale de la République. Conseiller à la Cour de Cassation. Colonel honoraire. Commandeur de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45 (5 citations). Médaille de la Résistance. Maire de Loretu di Casinca. Il décède en 1978 à Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé à Loretu di Casinca.


SAMMARCELLI Quilicu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Bigornu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SAMMARCELLI Victor: (1912-?)
Magistrat. Il exerce en Indochine de 1948 à 1954, puis en Afrique de 1954 à 1969. Conseiller à la Cour d'Appel d'Amiens en 1969.

SAMPER Stéphanie: (née en 1980)
D'Aiacciu. Athlète, adepte du trail. Membre du club ajaccien I Filanci. Détentrice du record féminin du GR20 (194 kilomètres et 12530 mètres de dénivelé positif), en 50 heures 52 minutes, en 2011 (le précédent record, établi en 2006, était de 56 heures 04 minutes).

SAMPETRACCIU (U): Voir NOTINI Ghjannettu.

SAMPIERI France:
Née à Aiacciu. Docteur ès-Lettres. Professeur. Ecrivain. Historienne. Spécialiste de l'histoire d'Aiacciu. Elle effectue de nombreuses chroniques journalistiques et des émissions de radio. Auteur de La cathédrale d'Ajaccio (2009), Le réveillon du bandit (2009)...

SAMPIERI Simon-Pierre:
Maire (communiste) de A Penta di casinca de 1959 à 1983.

SAMPIERU: Voir PIANELLI Mighele.

SAMPIERU CORSU (Santu Petru di Bastergà): (1498-1567)
Né dans la piève de Cavru, à Bastergà, au hameau de Dominicacci. En 1514, il s'engage dans l'armée de Jean de Médicis, dit Giovanni delle Bande Nere (Jean des Bandes Noires). En 1522, il est sous les ordres d'Odet de Foix, vicomte de Lautrec. Il rejoint l'armée française de François 1er, au camp de Cassano, près de Milan. En 1524, ses compagnies défendent la Provence contre les troupes impériales de Charles Quint (pour la première fois, en France, un document officiel mentionne une Compagnie de gens de guerre à pied de la nation corse au service du Roi). En 1524, ses compagnies sont à Milan, avec François 1er, et les Bandes Noires de Jean de Medicis. Il combat aux côtés de Pierre Terrail, Chevalier de Bayard. En 1525, il combat à Pavie pour François 1er. En 1526, il est à Fossano. En 1528, 500 volontaires corses sont en Calabre, dans ses compagnies. Après l'échec du siège de Naples, il entre au service du pape Clément VII. En 1533, il est au service du cardinal Hippolyte de Médicis. A la mort de ce dernier, il entre alors au service du cardinal Jean du Bellay, qui le recommande à son frère Martin, lieutenant général du Roi de France François 1er. Il défend, avec l'armée française du comte de la Roche du Maine, la place forte de Fossano, près de Cuneo, en Italie. En 1536, il propose à Jean du Bellay d'assassiner Charles Quint, proposition que François 1er, informé, refuse. La même année, il fait lever le siège de Fossano, dans le Piémont, puis il est à Marseille et en Provence, à la tête d'une bande italo corse, où il combat les armées de Charles Quint. En 1537, il fait partie de la maison militaire du duc d'Orléans, héritier de la couronne de France. En 1541, il reçoit l'ordre de François 1er de rejoindre l'armée du Roussillon. En 1542, au siège de Perpignan, il se signale par une action si peu commune qu'il est autorisé par François 1er à porter la fleur de lys dans ses armes. Il participe ensuite au siège de Cuneo où il est blessé à la gorge. En 1543, avec ses capitaines corses, Bernardinu d'Ornanu, Terramu di Bastergà, Filippu Corsu et Salvadore di Livia, il est Landrecies, dans la Sambre avec les troupes du Roi de France. En 1544, il participe à la bataille de Cerisoles, sous le commandement du maréchal Paul de Thermes, et à celle de Vitry en Perthois. En 1545, il écrit à l'Ufficio di San Giorgio, pour lui annoncer son mariage. Il épouse Vanina (Ghjuvanina, quinze ans), unique fille du seigneur corse Francescu Maria d'Ornanu. En 1547, il est au service du Roi de France Henri II, qui le nomme colonel de l'infanterie corse, suivant une ordonnance rédigée par François 1er. Il écrit à l'Ufficio di San Giorgio, au sujet de la situation de Bastergà par rapport à Aiacciu. Les habitants de Lucques lui réclament, en vain, 2000 écus qu'il a promis de leur prêter. Il sollicite auprès du pape Paul III, l'emploi de général des armées pontificales. Ce poste lui étant refusé, il rentre en Corse. Dès son arrivée à Bastia, il est arrêté sous le prétexte d'avoir fomenté une révolte en Corse pour le compte du Génois Cesare da Campofregoso (lequel est décédé en 1541!), ennemi des Adorni. Il est incarcéré dans la citadelle de Bastia. L'intervention de son beau-père, Francescu Maria d'Ornanu, auprès du Roi de France Henri II, le fera libérer, malgré les réticences de l'Ufficio di San Giorgio. Il retourne alors en France. En 1548,Gênes nomme Geronimo Roisecco comme étant son mandataire permanent. En 1551, avec trois de ses capitaines, Antoniu Padovano, Salvadore di Livia et Bernardinu d'Ornanu, il est à la défense de Parme, contre les troupes du pape Jules III. En 1553, il est au siège de Ceva, dans le Piémont, sous les ordres du maréchal de Brissac et de Blaise de Monluc. Il écrit à la République de Gênes une lettre, dans laquelle il se qualifie de fidèle vassal et serviteur de la République. Quelques mois plus tard, il est aux côtés des Français qui débarquent en Corse pour en chasser les Génois. Lors du siège de Bastia, il essaie d'éviter l'effusion de sang entre Corses pro Français et pro-Génois. Il s'empare de Corti, puis s'attaque à Calvi. Ensuite, il est à Aiacciu, où ses partisans malmènent durement les ressortissants génois. La ville est saccagée et pillée. A Gênes, sa tête est mise à prix pour cinq mille écus. En 1554, il est chargé de préparer les défenses de Bunifaziu et Aiacciu, pour résister aux attaques des Génois d'Andrea Doria. A Bastergà, il tue son neveu Terramu di Bastelica. (meurtre ou accident ?). Les Génois vainqueurs, les chefs corses se rendent à Corti, pour rencontrer le maréchal de Termes, le commandant des forces françaises, et lui demander de continuer la guerre contre les Génois. Ils le prennent pour chef. Le maréchal français accepte et lui donne 800 soldats italiens de la garnison d'Aiacciu. Les chefs corses enrôlent pour leur part 4000 hommes. A Lagu Benedettu, à quatre kilomètres de U Viscuvatu, une première bataille a lieu, elle lui est favorable. Les Génois y laissent 150 tués. Puis, avec 1500 Corses, 700 Gascons et 150 cavaliers il décide de barrer la route de Corti aux Génois. Ces derniers refusant le combat devant ses troupes, font route, par Petralba, sur la Bocca di Tenda, pour rejoindre le Nebbiu. Ils seront rattrapés par les Corses à l'église de Santa Maria di Petralba. La défaite des Génois est totale: 200 tués, 700 prisonniers. Il décide alors de reprendre San Fiurenzu. Il profite du passage dans le golfe du Nebbiu de quinze galères françaises pour emprunter leurs canons, afin d'abattre les murs de la ville. Mais, faute de temps, il n'arrive pas à ses fins et renonce. A la suite d'un incident qui l'oppose au maréchal de Termes, il est emprisonné et est embarqué pour la Provence. Il est libéré, en 1555, à la demande de Catherine de Médicis. Il écrit au Roi de France Henri II, auquel il assure que, lui vivant, les Génois ne posséderont jamais la Corse en paix. Il débarque à Aiacciu. Il parcourt le Nebbiu, la Balagna et la Casinca pour rassembler tous les Corses qui le désirent, et il en devient le chef, le rassembleur, U Padre della Patria. Il est en Balagna. Il tente un coup de main sur la garnison de Calvi, du côté de l'église de Santa Maria, (ou du monastère en ruines de San Francescu), mais il échoue et y perd cinquante hommes. En 1556, il assiste à la Cunsulta tenue par Giordano Orsini avant son départ pour la France. Il commande alors toute l'infanterie corse sur l'Ile. En 1557, écarté du pouvoir, il règle à U Viscuvatu une Vindetta entre les familles Ceccaldi et Biaggi. Puis il préside une Cunsulta tenue à U Viscuvatu, à laquelle la plupart des représentants corses participent, et où Giordano Orsini annonce le rattachement imminent de la Corse à la France. En désaccord avec Giordano Orsini, il se retire à Aiacciu, puis en France, à Marseille. Il rentre en CorseSanta Maria Sichè) d'où il repart, presque immédiatement, pour Marseille. En 1558, il prend part à la prise de Calais aux Anglais par François de Guise. En 1560, il est en ProvenceAix, où il est nommé gouverneur, puis à Marseille), appelé par le Comte de Tende, Claude de Savoie. En 1561, malgré le Traité de Cateau Cambrésis, il désire libérer la Corse des Génois. Ses partisans, sur l'Ile, sont Raffaellu de Gentile, Ghjacumu della Casabianca, Leonardu di Corti et Marcu di Ambiegna. Après avoir contacté, en vain, Catherine de Médicis, il écrit à Cosme 1er de Médicis, le Duc de Toscane, par l'intermédiaire du Pievanu de Calvi, Ghjuvan Francescu Cernucoli, pour lui demander de l'aide. La réponse du Duc de Toscane est évasive et très prudente. Il ne veut se mettre à dos ni Gênes, ni l'Espagne. Entre temps, le Roi de France Charles IX lui fait don d'une maison à Marseille, en récompense des services rendus à la France. Il écrit une fois de plus à Catherine de Médicis au sujet de la Corse, pour lui demander son appui auprès du Roi. Cette dernière lui accorde 3000 écus. Il lui écrit à nouveau pour se plaindre du comportement des Génois en Corse. Il lui dévoile son intention de s'adresser aux Turcs (et au Bey d'Alger) pour les chasser de l'Ile. En 1562, elle lui donne 2000 livres pour aller rencontrer le Grand Turc à Alger. Il est chargé par le Roi de France Charles IX d'une ambassade extraordinaire en Turquie. Il fait son testament à un notaire marseillais, Maître Champorcin, dans lequel il lègue tous ses biens à sa femme Vanina. Il reçoit 1000 livres supplémentaires pour son voyage. Il s'embarque pour Alger sur le navire qui reconduit l'ambassadeur du Dey, Giaffar Aga, venu en cour à Paris. Il laisse sa femme Vanina et son fils Anton Francescu à Marseille, sous la protection du prêtre percepteur Michele Angelo Ombrone. Il arrive à Alger, avec Antoniu et Parigi di San Fiurenzu, Petru Ghjuvanni di Calvi et Simone Ambrosi. Il y est reçu par le Dey d'Alger. Il renvoie à Marseille Antoniu di San Fiurenzu, pour empêcher sa femme Vanina de s'enfuir à Gênes, après avoir vendu tous ses biens. Il fait libérer Bartolomeu di Vivariu, prisonnier des pirates turcs. Puis, il quitte Alger pour Constantinople, en compagnie d'Occhiali, le pirate turc. Il arrive à Constantinople, où il attend que le Grand Turc, Soliman II le Magnifique, le reçoive. Le résident de France auprès de ce dernier, Antoine de Petremol, chez lequel il s'est installé, et Monsieur de Boitaille, le chargé d'affaires de Catherine de Médicis à Venise, essaient, en vain, de l'empêcher de rencontrer le Grand Turc. Il est même victime d'un attentat (à l'arquebuse) fomenté par les Génois dans le jardin de l'ambassade. Il est tout de même reçu par Soliman II le Magnifique. En 1563, la plupart des résistants corses sont amnistiés par Gênes, sauf lui et quelques autres. Il demande à Antoniu di San Fiurenzu de ramener sa femme Vanina d'Ornanu d'Antibes, où elle s'est réfugiée, à Marseille, où il fait emprisonner le précepteur de ses enfants, le prêtre Ombrone. Puis, il prend congé de Soliman II le Magnifique, sans avoir obtenu l'aide souhaitée par le Roi de France. Sur la galère de Kara Bey, il quitte Constantinople pour Marseille. L'attentat politique ayant échoué, Gênes lui intente un procès de lèse-majesté. La République met sous séquestre tous ses biens en Corse. Il est de retour à Marseille, où, la soupçonnant de trahison au profit des Génois, il tue sa femme en l'étranglant (ou la poignardant ?). Toujours protégé par Catherine de Médicis, il n'est pas poursuivi par la justice française. Il entame des discussions pour obtenir de l'aide afin de reprendre la Corse aux Génois. Il écrit à Catherine de Médicis, au Duc de Florence, au Duc de Parme, au Nonce Apostolique, au Turc Soliman II le Magnifique, au Roi de Navarre... Seule, Catherine de Médicis, lui apporte une aide financière. Une vingtaine de milliers de livres, une galère royale et 200 arquebuses sont mises à sa disposition. Sa tête est à nouveau mise à prix (3000 lires) par Gênes. En 1564, il envoie un navire français chargé de sel sur l'Ile. Quelques jours après son arrivée, le navire, son équipage, le chargement et toute la correspondance destinée à ses alliés, tombent entre les mains des Génois. En Juin, il quitte Marseille pour la Corse; quelques Caporali sont avec lui. A l'aide d'une assistance matérielle fournie par Catherine de Médicis, il débarque dans le golfe du Valincu avec une quinzaine de Corses et une soixantaine de mercenaires provençaux. Il se rend à Ulmetu, puis vers le fort d'Istria qu'il prend sans coup férir. De là, il écrit plusieurs lettres: à son ami Thomas Lenche, au Comte de Pontévès Carcès, à la Comtesse Scipione Fieschi, à Cosme de Médicis... Il demande leur appui à Fredericu et Ercole d'Istria. Il écrit également au Roi de France Charles IX, à sa mère Catherine de Médicis, au Roi d'Espagne Philippe II, à l'Empereur Germanique Ferdinand 1er, au pape Pie IV, et à tous les princes des Etats italiens: Doge de Venise, Duc de Florence, Duc de Parme et Duc de Mantoue. Puis, il s'adresse aux Caporali du Diquà et aux populations du Niolu. Il lance un Chjama a la Guerra. C'est le début de la Rivolta corsa di Sampieru Corsu. Après avoir fait le plein de vivres à Campulori, avec du bétail pris aux Génois d'Aiacciu, il quitte la place d'Istria, et part vers Ciamanaccia, avec tous les Corses qui le reconnaissent comme chef. Sa tête est encore une fois mise à prix par les Génois: 4000 écus vivant, 2000 mort. Puis, avec ses troupes, il est à Venacu, où l'affrontement avec les Génois n'a pas lieu. Il fait le siège de A Venzulà. Le village tombe, il fait route sur U Viscuvatu, abandonné par les Génois, où il s'installe. Il tente d'amener les habitants du village à sa cause. Il poursuit les Génois jusqu'à Ponte à A'Leccia et leur inflige de lourdes pertes: 300 l'armée génoise est pratiquement anéantie. Les troupes corses sont à Vicu. Là, il s'adresse au peuple dans un discours contre les Génois. Puis, il décide de prendre Porti Vechju. Le village, que son commissaire génois a abandonné, capitule. Il maîtrise désormais toute l'Ile, hormis le Capicorsu et les garnisons génoises. A Livia, il tient une réunion populaire, puis il rentre dans l'Istria. Il est à Aiacciu, où un accrochage a lieu avec les Génois de Raffaello Giustiniani et Alessandro Spinola. Il y est battu. Dès qu'il apprend que l'armée de Stefano Doria est à U Viscuvatu, il s'installe, avec 8000 hommes, à Penta di Casinca. De La Porta d'Ampugnani, il écrit à Cosme de Médicis et à son fils, que les Corses préféreraient être gouvernés par son Illustrissime Excellence plutôt que par tout autre prince de la Chrétienté. Il commence à essuyer quelques revers, de la part des Génois de Stefano Doria. Après avoir reçu de Cosme de Médicis quelques munitions, il marche sur Corti et encercle la ville. La garnison cortenaise se rend. Il se dirige alors vers le fort d'Istria. Quelques Caporali l'abandonnent pour rejoindre les Génois. Il est à Santa Maria Sichè quand l'affrontement avec les Génois a lieu. Il y est battu et blessé, le château d'Istria tombe aux mains des Génois. En 1565, il essaie de s'emparer de Sartè, mais les Génois le repoussent. Il fait alors le siège de la ville. Pendant ce temps, il reprend son château d'Istria; puis il enlève la tour de A Padulella, et menace Bastia, où se trouve le gouverneur génois Stefano Doria. Le commandant génois de la place de Sartè, se rend. Le siège est terminé. Il fait massacrer quarante soldats génois et leur commandant, et Sartè est détruite. Il écrit une lettre à son fils Alfonsu, dans laquelle il raconte le massacre de Sartè. Il tient une Cunsulta Generale à Pedicorti: 13 délégués sont nommés pour l'assister. Il envoie un émissaire demander de l'aide au Roi de France Charles IX. Puis, il est à Moriani. Avec ses officiers, il décide de dévaster et de brûler toute la Casinca. U Viscuvatu est donc saccagée par les Corses. Il écrit au Génois Aurelio da Campofregoso, ami de la France, pour lui dire que les Corses ont décidé de céder l'Ile à Cosme de Médicis, le Duc de Florence, et que celui-ci va intervenir en Corse. Il écrit une nouvelle fois à Catherine de Médicis, pour l'informer que si elle ne lui envoie pas de l'aide, il fera appel aux Turcs. Devant le saccage de l'Ile décidé par les Génois, il réagit et, avec deux cents hommes seulement, il attaque les Génois à Torre d'Omessa. Il y est battu. Puis, il essaie, en vain, d'empêcher Stefano Doria de prendre Corti. Il abandonne sa poursuite des Génois et renvoie ses six mille volontaires. Il prend alors connaissance du contenu des réponses de Charles IX, qui sont négatives. Il décide une nouvelle Cunsulta Generale, où il désigne une nouvelle fois, Anton Padovanu di U Poghju di Brandu, et Leonardu di Corti, pour aller demander à la Cour de France des armes et de l'argent. En attendant le retour des envoyés corses, il demande aux Nobili Dodeci de voter un impôt de 30 sous par feu. Malgré l'opposition du Vatican, les évêques de Corse seront également imposés. Il confirme Antoniu di San Fiurenzu dans ses fonctions de Maître de Camp. La France, sur l'intervention de Catherine de Médicis, lui verse une subvention mensuelle de 5000 écus, pour toute la durée de la guerre de Corse. A la fin de 1565, il semble rester maître de l'Ile, à l'exception de quelques rares places maritimes tenues par les Génois. En 1566, il est à Altiani, entre Corti et Aleria, où il tient une Cunsulta. Cinq capitaines d'infanterie sont désignés, et il nomme son fils Alfonsu, 18 ans, de retour en Corse, colonel et capitaine général de sa cavalerie. Ensuite, il est à Santu Petru di Tenda puis à Oletta, d'où il harcèle les Génois basés à San Fiurenzu. Il passe ensuite dans le Dilà, laissant le commandement du Diquà à son ami Antoniu di San Fiurenzu. Ses troupes passent le Golu et s'installent dans le Rustinu. Il est à Sagone où il aménage le port et fait construire des fortifications pour tenir toute la vallée du Liamone. Il s'installe ensuite à Vicu. A Bastergà, il déjoue un complot fomenté par le capitaine génois Gasparino di Bastergà et le commandant des chevau-légers d'Aiacciu, Raffaello Giustiniani. Puis, il est à Santa Maria Sichè, où il recrute quatre nouvelles compagnies. Il laisse l'une d'entre elles dans la piève d'Ornanu, sous le commandement de Ghjacumu di Zicavu, et deux autres, dans la piève de Sartè, commandées par Pedileve d'Orezza. Un ecclésiastique de Sartè, le prêtre Guglielmu, monte une machination avec les Génois, pour le faire tuer par Ercole d'Istria, en promettant à celui-ci, le fief de son fils Alfonsu. Il déjoue le piège, et prend pour otages la femme et les enfants d'Ercole d'Istria; de plus il envoie ce dernier en France, avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la Cour de France pour remercier le Roi Charles IX de son aide. Cette délégation est interceptée par les Génois, et ses membres sont soit tués, soit prisonniers, soit noyés, soit parviennent à s'enfuir. En 1567, il nomme deux généraux dans le Dilà: Fredericu d'Istria et Anton Guglielmu di Bozzi. De Vicu, il met en route vers La Rocca, avec ses nouveaux généraux, son fils Alfonsu, Andrea de Gentile, Vittolu, son écuyer, et quelques soldats. Il compte soumettre les seigneurs de la région. Il traverse Cortichjatu, Gigliu, entre Ocana et Eccica, où il apprend la trahison d'un de ses parents, qu'il fait mettre à mort. Entre Cavru et Eccica Suaredda, avec ses compagnons, trahis par l'écuyer Vittolu, il tombe dans une embuscade tendue par les Génois et des Corses, dont trois cousins de sa femme Vanina, Mighele Anghjulu, Ghjuvanantone et Ghjuvan Francescu d'Ornanu, au service de Gênes. Il succombe et son cadavre est littéralement dépecé et décapité. Sa tête est portée au gouverneur Francesco Fornari.

SAN BIAGGIO (di) Barnabo: (quinzième siècle)
Génois. En 1497, il est nommé lieutenant du Dilà, en remplacement de Lodisto Battista de Salvago. En 1498, le désordre règne dans le Dilà et il ne peut maîtriser la situation.

SAN DAMIANU Ghjuvan:
Poète-chanteur de La Gravona, spécialiste des Chjami e Rispondi.

SAN TEOFALU di CORTI: Voir SIGNORI (di) Blasiu.

SANDBERG Alexandra: (vingtième siècle)
Née à Ealing (Angleterre). Artiste peintre anglaise. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1937 une miniature intitulée In the Corse.

SANDRESCHI Jean-Baptiste:
Maire de Corti de 1944 à 1955.

SANDRESCHI Lurenzu: (dix-neuvième siècle)
En 1815, il est un émissaire de Napoléon Bonaparte et circule entre la Corse et l'île d'Elbe, afin de préparer le retour au pouvoir de l'Empereur.

SANDY HOOK: Voir TABOUREAU Georges.

SAN FIURENZU (di) Anton Nobile: (dix-septième siècle)
En 1607, il est podestat de Bastia.

SAN FIURENZU (di) Anghjulu Santu: (seizième siècle)
Notable. Ami de Sampieru Corsu. En 1567, à Rennu, après la mort de ce dernier, avec quelques fidèles, il défend ses biens attaqués par un de ses ennemis, Giordanu di Sarrula. En 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil, avec de nombreux autres partisans du fils de Sampieru Corsu, par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

SAN FIURENZU (di) Anton Francescu: (seizième siècle)
Notable. Ami de Sampieru Corsu. En 1568, avec Marcu di Ambiegna et Anton Padovanu di U Poghju di Brandu, il arrive à la Cour de France pour demander une nouvelle fois de l'aide. En 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil, avec de nombreux autres partisans du fils de Sampieru Corsu, par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

SAN FIURENZU (di) Antoniu: (seizième siècle)
Notable. Ami de Sampieru Corsu. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. En 1556, Giordano Orsini, avant de rentrer en France lui confie la défense de la Casinca. En 1557, il est commandant de la place de Furiani, qu'il défend contre les Génois de Girolamo Lodrone. En 1562, il est à Alger avec Sampieru Corsu. Puis, il intervient, à Marseille, à la demande de ce dernier, auprès de Vanina d'Ornanu, son épouse. En 1563, la plupart des résistants corses sont amnistiés par Gênes, sauf lui et quelques autres. Il ramène Vanina d'Ornanu d'Antibes à Marseille, où elle est assignée à résidence, et où il fait emprisonner le précepteur Ombrone. Un arrêt du parlement d'Aix en Provence, fait libérer Vanina d'Ornanu et Ombrone (qui rentre à Gênes), et il est lui-même condamné une forte amende. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. Sa tête est mise à prix mille écus par les Génois. Il est battu par ces derniers, avec 300 hommes, dans un affrontement prés de U Viscuvatu. Il se replie à Penta di Casinca. En 1565, il est confirmé dans ses fonctions de maître de Camp de Sampieru Corsu. En 1566, à une Cunsulta tenue à Altiani, entre Corti et Aleria, il est nommé capitaine de cavalerie par Sampieru Corsu. Ce dernier lui confie également le commandement du Diquà. Il est à Borgu di Mariana, avec ses Caporali et leurs hommes. Le gouverneur Giovan Pietro Vivaldi y envoie treize compagnies, commandées par le Corse Petrandria di Casta, pour l'en chasser. Il est battu et blessé, et obligé de se retirer à Bigornu. Avec trois compagnies corses, il tient U Viscuvatu. Le gouverneur génois Giovan Pietro Vivaldi essaie de le faire empoisonner, mais il échoue dans sa tentative. En 1568, Il attaque Omessa et y remporte un succès sans lendemain. En 1569, il est maître de camp d'Alfonsu d'Ornanu. Les propositions de reddition de ce dernier sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

SAN FIURENZU (di) Parigi: (?-1566)
Notable. En 1562, il est à Alger avec Sampieru Corsu. En 1566, il est envoyé en France, avec la nouvelle délégation corse, qui, patronnée par l'amiral de La Garde, doit se rendre à la Cour de France pour remercier le Roi Charles IX de son aide. Cette délégation, qui vient à peine de quitter Sagone, est attaquée par une galère génoise. Il est fait prisonnier, et est incarcéré à Aiacciu. Il est torturé, jugé, condamné à mort et exécuté par le nouveau gouverneur Francesco Fornari.

SAN FIURENZU (di) Terramu: (seizième siècle)
Notable. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. En 1554, il est assiégé dans le village de San Fiurenzu, dont il parvient à s'évader, pour rejoindre les troupes françaises.

SANGIOVANNI Charles: (1804-1850
Né à Ortiporiu. Laboureur. En 1849, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour meurtres. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1850.

SANGUINE Girolamo: (seizième siècle)
Comte napolitain. En 1554, il débarque en Corse, avec sept compagnies de Napolitains, pour se mettre sous les ordres d'Andrea Doria et Agostino Spinola.

SANGUINETTI ?: (dix-huitième siècle)
De Calvi. Officier corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il est fait prisonnier lors des combats qui suivent cette opération.

SANGUINETTI Alexandre Antoine Jourdan: (1913-1980)
Né au Caire (Egypte). Originaire de U Viscuvatu et L'Isula. Fils de Joseph. En 1939, il est volontaire dans le Groupe Francs des Chasseurs. Fait prisonnier, il s'évade, en 1942, et s'engage, en Algérie, dans les Commandos d'Afrique. Il participe à la campagne d'Italie, où il perd une jambe. Gaulliste en 1958. Il occupe divers postes à responsabilités à l'UNR et dans les ministères du général De Gaulle. Il devient Monsieur anti-OAS. Membre fondateur du SAC en 1960. Député de Paris en 1962 à 1966. Ministre des Anciens Combattants de 1966 à 1967. Député de Toulouse de 1968 à 1973. Auteur de La France et l'arme atomique (1964), Une nouvelle résistance (1976), Sujets ou citoyens (1977), Histoire du soldat (1979), qui obtient le Prix du Mémorial, de la ville d'Aiacciu, Lettre à mes Compatriotes Corses, (1980). Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Saint-Mandé (Val-de-Marne) en 1980

SANGUINETTI Antoine-Marie François: (1917-2004)
Originaire de U Viscuvatu et l'Isula. Né au Caire. Fils de Joseph. Il sort de l'Ecole Navale en 1939. Pilote de chasse. Résistant. Il participe au débarquement de Provence en 1944. Il sert dans les fusiliers marins en Algérie. Officier sur le porte-avion La Fayette en 1952. Commandant du porte-avions Clémenceau en 1967, il participe aux essais nucléaires dans le Pacifique en 1968. Vice-amiral d'escadre en 1972. Major général de la Marine de 1972 à 1974. Vice-amiral d'escadre en 1974. Il est radié des cadres de l'armée en 1976, pour ses positions politiques (il soutient la lutte des paysans du Larzac). Il est réintégré en 1983. Homme politique. Gaulliste de gauche. Militant des Droits de l'Homme. Signataire de l'Appel des Cent pour le désarmement et contre le nucléaire. Membre du Mouvement pour la Paix. Auteur de Atome et batailles sur mer, (1965), Chansons de marine, (1966), Fracas des armes, (1975), Droit nucléaire et droit océanique, (1977), Dossier M comme Militaire, (1979), Le Procès des Jacobins, (1979), Devoir de parler, (1991), Vertige de la force, (1984), Enquête sur Ouvéa, rapport et témoignages sur les évènements d'Avril-Mai 1988, (1989), Livre blanc sur les Droits de l'Homme au Maroc, (1991), Aujourd'hui, la guerre, (1997), Mémoires d'actions et de réactions, (2002). Grand-officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Bastergà en 2004.

SANGUINETTI Elisabeth: (1952-2010)
Originaire de Belgudè. Avocate à Marseille (surnommée l'Avocate des Pauvres). Militante associative. Militante syndicale. Avocate des salarié(e)s, mais aussi des sans emploi, des sans logement, des sans papiers...

SANGUINETTI Joseph-Marie Michel: (1886-1950)
Originaire de Viscuvatu et l'Isula. Avocat. Il épouse la fille du médecin Jourdan Pietri en 1912. Fonctionnaire au ministère égyptien de l'Intérieur, au service du Khédive d'Egypte en 1913. Conseiller royal adjoint jusqu'en 1923. Il s'installe comme avocat à Alexandrie en 1923.

SANGUINETTI Paul-Marie: (1846-1940)
Né à Ruglianu Il quitte Ruglianu en 1859 pour les Etats Unis. Lors de la Guerre de Sécession, en 1862, à 16 ans, il prend partie pour le Sud et s'engage dans l'armée Confédérée. Il est tambour au 19ème Virginia Infantry. Il participe aux batailles de Williamsburg et de Gettysburg. Il est fait prisonnier au combat de Creek Sayler. Après la guerre il s'engage dans l'armée US ou il termine sa carrière comme général, chef d'Etat Major. En 1935, il revient à Ruglianu pour un court séjour. De retour aux Etats-Unis il préside les cérémonies de réconciliation Nord/Sud jusqu'en 1938. Il décède à Montgomery (Alabama) en 1940.

SANGUINETTI Sampiero: (né en 1948)
Originaire de Viscuvatu et L'Isula. Fils d'Antoine. Journaliste depuis 1974. Journaliste de radio à FR3 Corse de 1974 à 1976. Il est muté à Nice en 1976. Directeur de l'information de FR3 Corse de 1981 à 1987, il s'est largement impliqué pour l'émancipation de l'information vis à vis des pouvoirs politiques. Il est à l'origine du premier journal télévisé régional en Corse en 1981. Il est limogé en 1987 pour offense à Chef d'Etat et muté à Marseille. Directeur d'antenne régionale de FR3 Marseille, de 1990 à 1994. Méditerranéen convaincu, il est à l'origine d'un magazine retransmis dans une dizaine de pays (Mediterraneo) dont il est le rédacteur en chef de 1994 à 2001. Directeur d'antenne régionale de FR3 Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse, en 1999. Directeur d'antenne régionale de FR3 Corse en 2004. Il se prépare au démarrage Via Stella, la chaîne numérique de France 3 Corse, qui émet à partir de 2007. Auteur de Les jours d'un témoin, paru en 2002, Le Désordre des Identités, Le syndrome de Pénélope (parus en 2007), Pietri Bey (2011), La violence en Corse, XIXe-XXe siècles (2012), La Corse entre clanisme et nationalisme (2014), Tito Franceschini Pietri, les dernières braises de l'Empire (2015)... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

SANROCHI Francescu: (dix-neuvième siècle)
De Corti. Bandit. En 1821, avec les frères Gambini, ils tuent 3 gendarmes dans une embuscade et échappent aux poursuites. En 1822, ils attaquent la brigade de gendarmerie de Pedicroce, et s'emparent des effets des gendarmes. Dans la Restonica, ils assassinent un homme, nommé Arrighi, qu'ils soupçonnent de collaborer avec les gendarmes.

SANSON Nicolas: (1600-1667)
Géographe à Paris, fondateur de l'école française de cartographie. Il dessine une carte de la Corse en 1658.

SANSONETTI: (dix-huitième siècle))
Famille de Lucu di Venacu. Au dix-huitième siècle, elle est parente et alliée des de Matra. En 1771, elle est reconnue noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse. En 1791, elle émigre sur le continent italien pour fuir la révolution.

SANSONETTI Etienne: (né en 1935)
Né à Marseille. Footballeur professionnel (avant-centre). Il évolue successivement à l'Olympique de Marseille (1956-1963), l'US Valenciennes-Anzin (1963-1964), le SCO Angers (1964-1965), le Sporting Club de Bastia (1965-1967), l'AC Ajaccio (1967-1969 puis 1970-1972 et 1976-1977), l'AS Monaco (1969-1970) et le Gazélec Football Club Olympique Ajaccio (1976). Meilleur buteur du Championnat de France en 1968 avec 26 buts (AC Ajaccio) et du Championnat de France de Ligue 2 en 1967 avec 23 buts (Sporting Club de Bastia). En 1967, à Marseille, il évolue avec la sélection corse qui bat l'Equipe de France par 2 buts à 0.

SANSONETTI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
De Furiani. En Août 1739, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso)en parvenant à lever 50 hommes en armes.

SANSONIO Lorenzo: (dix-septième siècle)
De Sardaigne. Médecin municipal de Bunifaziu, au dix-septième siècle. Il succède à Giovanni Battista Leccia.

SANT'ANTONINU (di) Antone: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. En 1498, il combat ce dernier, aux côtés des Génois, lors de son retour d'exil.

SANT'ANTONINU (di) Antone Paulu: (seizième siècle)
Notable. En 1553, au service des Génois, il commande la garnison de Calvi, avec une compagnie de soldats corses. Il refuse de se rendre aux forces françaises et leurs alliés, à savoir, Sampieru Corsu, le Gascon de Valleron, et le seigneur du Capicorsu, Giacomo Santo da Mare II.

SANT'ANTONINU (di) Buonu: (treizième siècle)
Caporale de Balagna. En 1259, pour lutter contre Sinucellu della Rocca, il fait alliance avec Arrigucciu di Cinarca. Tous deux demandent secours à Gênes, qui leur envoient Tomaso Spinola avec 200 cents hommes.

SANT'ANTONINU (di) Camillu: (dix-septième siècle)
Notable originaire de Balagna. En 1604, il épouse la fille de Marsiliu Savelli, de Santa Riparata di Balagna. En 1611, il est élu Prucuratore de l'Assemblée des Nobili Dodeci du Diquà.

SANT'ANTONINU (di) Forte: (seizième siècle)
Notable. Oratore di Corsica en 1586.

SANT'ANTONINU (di) Francescu: (dix-septième siècle)
Notable. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. A Gênes, sa tête est mise à prix pour 300 écus. En 1569, comme prévu dans les conditions de capitulation, il est à la tête des envoyés corses à Gênes, qui arrivent devant le Sénat, pour présenter leur soumission. En 1570, il est chargé, avec trois juristes génois et un corse, de mettre au point les nouveaux statuts de la Corse (I Statuti Civili e Criminali). Il est Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

SANT'ANTONINU (di) Ghjuvan Francescu: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. En 1498, il combat ce dernier, aux côtés des Génois, lors de son retour d'exil.

SANT'ANTONINU (di) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1475, il est nommé Capitaine du Peuple, par Carlu della Rocca.

SANT'ANTONINU (di) Mannone: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

SANT'ANTONINU (di) Rinucciu: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1451, le nouveau gouverneur génois, avec l'aide de Marianu di Caghju, le fait emprisonner, ainsi que d'autres Caporali. Il est libéré grâce à l'intervention du Doge de Gênes, Pietro da Campofregoso. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

SANT'ANTONINU (di) Ristorcellu: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique, son extradition de Sardaigne. Celui-ci la leur refuse.

SANT'ANTONINU (di) Silvagnolu: (quinzième siècle)
Caporale de Balagna. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

SANTA CRUZ (de) ?: (dix-septième siècle)
Marquis et amiral espagnol. En 1637, pendant la Guerre de Trente Ans, une flotte espagnole, sous ses ordres, partie de Barcelone, relâche à Calvi, avant de sombrer, en partie, près de La Giraglia, où sept galères coulent devant l'escale de Tollari, au milieu d'une violente tempête.

SANTA LUCIA (di) Ghjudu: Voir BORTA (di) Ghjuducciu.

SANTA LUCIA (di) Napoleone: (?-1564)
Caporale. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. Il est tué lors d'un combat, à Cervioni.

SANTACCIU: Voir FINIDORI.

SANTACROCE: (seizième siècle)
Nonce Apostolique en Corse. En 1564, au nom du pape Pie IV, il rappelle à plusieurs souverains, les droits du Saint Siège sur la Corse.

SANTACROCE Antoniu:
Ecclésiastique. Abbé à L'Olmu. Conseiller général républicain de droite du canton de Campitellu de 1905 à 1910.

SANTAMARIA ?: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Santa Maria é Sichè en 1840.

SANTAMARIA Agostinu: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Professeur de grammaire inférieure au collège d'Aiacciu en 1792.

SANTAMARIA Francescu: (dix-neuvième siècle)
Poète ajaccien. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

SANTAMARIA Francescu Antoniu: (?-1769)
Du Nebbiu. Accusé d'être un des membres actifs de la Conspiration d'Oletta en Février 1769, il est condamné à mort par les Français en Juillet, et roué vif, sur la place de l'église d'Oletta, en Septembre.

SANTAMARIA Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Maria é Sichè, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SANTAMARIA Laurent:
En 1911, il publie Ajaccio, notes et souvenirs.

SANTANA Antoine: (né en 1969)
Né à Melilla (Espagne). Originaire de Bastergà. Réalisateur. Scénariste. Metteur en scène. Scénariste et réalisateur de Un petit livre dans la poche (1993), Sur La Route (1995), La soupe (1997), Un moment de bonheur (2002), La Ravisseuse (2005), du téléfilm Main basse sur une île, en 2010.

SANTANDREA Noël:
De Bastia. Diplômé de l'Ecole de Commerce de Marseille, il est un des plus dynamiques chefs d'entreprise insulaires de l'entre-deux guerres. Il crée une manufacture de tabac (cigares), à Toga. Il commercialise également de nombreuses marques de cigarettes étrangères. En 1931, il lance l'eau de Cologne Colomba. En 1936, il implante un réseau de distribution d'hydrocarbures, avec 350 distributeurs sur l'Ile. Il crée ensuite une agence spécialisée dans la diffusion du cuivre et du plomb...

SANTARELLI Andria (Marie-Antoinette): (née en 1935)
Née à Aiacciu. Artiste peintre plasticienne. Graphiste. Designer. Elle expose à Aiacciu (1982, 2001, 2002...), Bastergà, Bastia, Veru, Hyères, Marseille, Paris...

SANTARELLI Jérôme (Charles-Jérôme) dit Robert: (1912-2008)
Né à Vighjaneddu. Instituteur. Militant communiste. Résistant. Membre du Front National en 1942. En 1943, il est arrêté, avec Jean Nicoli, par les Italiens, condamné à 30 ans de prison, et déporté en Italie. Il parvient à s'évader et rentre en Corse en 1944. Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants (ANACR) de Corse-du-Sud jusqu'en 2006. Membre du Comité National de l'ANACR de 1982 à 1988. Un groupe scolaire porte son nom à Aiacciu depuis 2012.

SANTARELLI Serge:
Artiste peintre (autodidacte).

SANTELLI Anne (VINCENTELLI Anne):
Originaire de Lavatoghju. Chanteuse (jazz). Musicienne (piano classique). Professeur de musique.

SANTELLI Anton Felice: (dix-neuvième siècle)
Frère de Niculaiu. Membre du conseil municipal de Bastia en 1834. Auteur de Relazione dei tumulti di Corsica in tempo del governatore genovese Felice Pinelli (1728-1730) édité en 1854, avec un long propos préliminaire dédié Al General Pasquale Paoli.

SANTELLI Claude: (1923-2001)
Journaliste de télévision. Réalisateur de théâtre et d'adaptations théâtrale télévisées (Le Théâtre de la Jeunesse).

SANTELLI D. F.: (dix-neuvième siècle)
Nommé Directeur des mines de la Corse en 1863. En 1864, dans un Mémoire sur les mines de Corse, paru chez Fabiani, à Bastia, il dénombre les gisements sur le Département: Ersa, Meria et Tuminu: Antimoine; Lota, Olmeta et Ferringule: Fer; Bevincu, Castifaù, Moltifaù, Linguizetta et Cardu: Cuivre; Argentella, Pratu, L'Isula, Lunghignanu, Ciottone: Plomb argentifère; Osani: Anthracite.

SANTELLI Elisabeth:
Elue conseillère départementale (sans étiquette) du nouveau canton de Calvi en 2015. Sixième vice-présidente du Conseil Départemental de Haute-Corse.

SANTELLI Jacques Innocent:
Originaire de Ziglia. Maire de Ziglia depuis 1982. Conseiller général du canton de Calinzana de 1982 à 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SANTELLI Ghjuvan Augustinu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Canari en 1835.

SANTELLI Niculaiu Francescu Maria: (1782-1864)
Frère d'Anton Felice. Avocat bastiais. En 1821, il soutient les combattants de l'unité italienne réfugiés en Corse. En 1828, il aide Antonio Galotti. Membre de la société secrète La Marianna créée en 1831. Membre élu de la première Chambre de Commerce de Bastia en 1843. Correspondant actif des libéraux italiens. Consul de Modena et de Reggio, à Bastia, en 1848. Auteur de Supplica dell'emigrazione italiana in Corsica, en 1859.

SANTELLI P. A.: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Corti. En 1871, il lance une pétition pour soutenir qu'il est temps pour l'Assemblée Nationale de réparer la faute de Louis XV en rendant à la Corse sa liberté et son indépendance...

SANTELLI Pierre-Laurent: (né en 1961)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu. Technicien agricole de l'association Le Fredon. Comédien. Membre des compagnies théâtrales Unita teatrale, puis U Teatrinu. Il joue dans Les Déracinés, Columba, Libarata, et dans la série télévisée Mafiosa, Le Clan (2006)... Militant de la défense du patrimoine insulaire. Vice-président de l'association de défense du milieu marin U Polpu.

SANTELLI Rodolphe Denys: (1857-1933)
Né à Lavatoghju. Médecin. Homme politique. Républicain libéral. Conseiller général du canton de L'Isula de 1892 à 1910. Membre fondateur du Cercle Républicain d'Ile Rousse, en 1901. Vice-président du Syndicat Agricole de Calvi en 1906. Député de Calvi de 1906 à 1910. Il décède à L'Isula en 1933. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SANTELLI Sebastianu: (dix-neuvième siècle)
En 1815, il fait partie de la délégation bastiaise qui obtient du chef des insurgés, le général Francescu Luiggi de Casabianca, de ne rien tenter contre Bastia en échange du départ du général Bruslart.

SANTELLI CENCI Pierbattista: (?-1579)
Génois de San Fiurenzu. Fondateur du fief de Canari. En 1536, il achète à Parigi de Gentile la seigneurie de Canari, dont la tour Melchiore de Gentile, du nom de son fils. En 1574, il est en conflit entre les habitants de Canari, conflit qui est porté devant Gênes. Il meurt en 1579.

SANTELLI CENCI Vittoria: (décédée en 1590)
Epouse de Oraziu de Gentile, seigneur de Canari. Elle décède en 1590, et est mise en tombe au couvent de San Francescu di Canari, ce qui sera l'occasion de la construction d'une pierre tombale à son nom.

SANTERNE Robert: (1903-1983)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1947 deux peintures intitulées Citadelle de Corte et Bonifacio.

SANTI Erasme: (1888-1957)
Fils de Joseph. Journaliste politique au Bastia Journal. Directeur politique du Bastia Journal de 1912 à 1943. Partisan de Horace de Carbuccia aux élections législatives de 1932. Il est arrêté par les Italiens en 1943, puis par les Français en 1944 pour collaboration. Il est reconnu non coupable en 1946.

SANTI Georges: (dix-neuvième siècle)
Professeur d'histoire naturelle à l'université de Pise. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SANTI (de) Jean-Luc: (1838-1899)
Né à Eccica Suareddà. Militaire. Sous-lieutenant en 1859. Capitaine en 1870. Trois fois blessé, puis fait prisonnier, durant le guerre de 1870, il est libéré en 1871, et affecté en Tunisie. Chef de bataillon en 1883. Lieutenant-colonel en 1886. Colonel en 1889. Général de brigade en 1896. Il décède à Auxerre en 1899.

SANTI Joseph: (?-1912)
Imprimeur et libraire à Bastia. Fondateur et directeur du quotidien politique et littéraire, le Bastia Journal en 1886. En 1895, aux Porette de Corti, lors d'un duel à l'épée avec Albert du Barry, le rédacteur en chef du Journal de la Corse, il blesse ce dernier au bras.

SANTI Nunziu: (dix-septième siècle)
D'Ortu. En 1676, il signe un traité de Pace, à Aiacciu, avec Santu Angiletti, de Calcatoghju. Traité dans lequel l'accord se conclut par le baccio in bocca in segno di vera Pace (ce qui peut se traduire, en langage génois, par le baiser sur la bouche en signe de vraie paix).

SANTINI ?: (dix-huitième siècle)
D'Omessa. Républicain convaincu. Médecin. En Avril 1796, il soulève les habitants du Boziu, et regroupe 700 hommes à Bistugliu, près de Corti, coupant ainsi aux Anglos-Corses toutes communications entre Aiacciu et Bastia.

SANTINI ?:
Originaire du Niolu. Ecclésiastique. Franciscain. Missionnaire en Chine. Après avoir connu durant de longues années les geôles de Mao Tsé Toung, il rentre en Corse, où il décède dans le Niolu.

SANTINI Alexis: (1914-1997)
Né à Ota. Aviateur. Résistant. Pionnier de l'hélicoptère de l'Armée Française. Lieutenant pilote lors de la guerre d'Indochine, il se forme sur le pilotage des hélicoptères. En 1950, il effectue la première évacuation sanitaire de l'Armée de l'Air par hélicoptère. Nommé capitaine en 1952. Il est en Algérie en 1955. En 1956, il crée l'Ecole de Formation des Pilotes d'Hélicoptères, à Chambéry-Bourget-du-Lac. Commandant en 1958. Lieutenant-colonel en 1961. Colonel en 1963. Commandeur de la Légion d'Honneur.

SANTINI André: (né en 1940)
Né à Paris. Originaire de A Sarrera. Agrégé de droit. Homme politique (UDF). Maire d'Issy-les-Moulineaux depuis 1980. Président du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (SEDIF) depuis 1983. Président du Mouvement National des Elus Locaux (MNEL). Président du Global Cities Dialogue. Député (centriste) des Hauts-de-Seine depuis 1988. Vice-président de l'Assemblée Nationale. Président de la Commission de la Production et des Echanges. Ministre de 1986 à 1988 (Rapatriés, Communications). Secrétaire d'Etat à la Fonction publique, auprès du ministre du Budget de 2007 à 2009. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SANTINI Ange: (né en 1959)
Né à Calvi. Titulaire d'une maitrise de Droit Privé. Maire de Calvi de 1995 à 2004. Réélu en 2010. Conseiller général (droite) de Calvi. Conseiller territorial depuis 1998. Président de l'Association des Maires de Balagna en 2001. Vice-président de l'Assemblée de Corse en 2002. Président de Conseil exécutif de l'Assemblée de Corse de 2004 à 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

SANTINI Augustino: (décédé avant 1597)
Génois. Installé à Bastia Terra Vechja. Capitano. Podestat de Bastia en 1579 et 1588.

SANTINI Charles: (1912-1986)
Né à Vilone Ornetu. En 1932, il s'engage dans la Légion Etrangère et sert en Algérie puis au Maroc. En 1941, en Syrie, il rallie les Forces Françaises Libres (FFL) et s'engage dans la 13ème Demi-brigade de Légion Etrangère (13ème DBLE). Il se distingue à Bir-Hakeim, à Himeimat (El Elamein), puis à la campagne d'Italie. En 1944, il est nommé sergent-chef. Après le débarquement en Provence, il se distingue à nouveau au cours des combats du plateau d'Onans dans le Doubs. En 1945, avec le 2ème Bataillon de la 13ème DBLE, il se distingue au combat d'Illhausern en Alsace avant de partir pour le front des Alpes dans le massif de l'Authion. Il est grièvement blessé à la jambe droite par un éclat d'obus. Rendu à la vie civile après la fin de la guerre, il trouve un poste d'ouvrier à la Manufacture des Tabacs. Il décède en 1986 à Paris. Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39/45 (6 citations).

SANTINI Christophe: (né en 1970)
Originaire de Santa Maria Poghju. Sportif de haut niveau (triathlète). Détenteur du record du monde de vélo indoor 24h en décembre 2014 avec 2218 kilomètres parcourus. Il s'est illustré auparavant en effectuant le tour de Corse à vélo en moins de 24 heures (en 21 heures 41 minutes et 1 seconde). En 2015, il réalise la traversée des Etats-Unis Los Angelès-New York (5300 kilomètres) en 14 jours.

SANTINI Don Benoît: (1791-1872)
Natif de I Pirelli d'Alisgiani. En 1808, il est officier au Bataillon du Golu. En 1813, il est sous-lieutenant au 35ème Régiment Léger, où il commande en second la 3ème Compagnie du Bataillon des Chasseurs Corses, sur l'île d'Elbe, où se trouve Napoléon 1er. Officier de l'Empire (capitaine). En 1815, il est à Waterloo. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il reprend du service en Afrique pendant la monarchie de Juillet.

SANTINI Don Felice, dit Felice Matteu MARCHI: (1830-1909)
Né à I Perelli di Alisgiani. Fils de Don Benoît. Instituteur à Ortale d'Alisgiani. Il est l'inventeur de Grossu Minutu. Auteur de Motti, Riposte è Burle del Celebre Minuto Grosso (Bon mots et plaisanteries du célèbre Grossu Minutu), en 1866.

SANTINI Don Matteu:
Poète et écrivain de langue corse. Chanteur. Musicien. Membre co-fondateur, en 2000, de l'association Arapà (Associu pà a Racolta è A Pruduzzioni Artistica), avec Jacques Culioli et Jean Charles Papi. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Tarraghju, 1992). Membre du trio Arapà (avec Jacques Culioli et Jean Charles Papi).

SANTINI Dumenicu Maria: (1727-1814)
Né à Bastia. Evêque du Nebbiu de 1775 à 1797. En Mai 1775, il propose une circulaire destinée aux officiers municipaux de Corse, afin de réglementer le paiement de la Subvention, pour la rendre moins difficile à supporter aux contribuables. En Juillet 1777, lors de la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député du Clergé, pour aller à la Cour de France. Il rédige un catéchisme en Français et en Italien, publié à 20000 exemplaires, aux frais du Roi, et adopté par les évêques de Corse. En Mars 1769, à Versailles, en tant que député du Clergé, et avec les deux autres députés corses, il est introduit auprès de Louis XVI. Il lui remet solennellement le cahier de doléances. En Mai, de retour à Bastia, il assiste en l'église de La Cuncezzione, à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, où il est entendu par les membres de l'Assemblée au sujet de son entrevue avec le Roi. En Juillet 1785, lors de la Huitième Assemblée des Etats de Corse, il est réélu député du Clergé, pour aller à la Cour de France.
Coauteur, en 1786, d'un ouvrage de logique et de métaphysique publié à Bastia, Logico Metaphysicum Tentatum (avec Francescu Antoniu di Caccia et D. Dominici). En 1787, l'évêché du Nebbiu lui rapporte 4000 livres annuelles. En Février 1788, il est à Versailles. En Août, il n'est pas autorisé à siéger à l'Assemblée des Notables du Royaume, à Versailles. En Mars 1790, il est membre de la Commission d'Organisation et de Contrôle, chargée d'organiser les prochaines élections municipales, cantonales et départementales. En 1797, le problème du culte se pose à nouveau: le serment est exigé de tous les ecclésiastiques. Ne voulant pas s'y soumettre, il quitte la Corse, et meurt en Italie, en 1814.

SANTINI Francescu:
De Merusaglia. Poète-chanteur improvisateur, spécialiste des Chjami e Rispondi.

SANTINI François: (dix-huitième siècle)
Editeur à Venise. En 1784, il édite une carte de la Corse.

SANTINI Ghjacintu: (1606-1671)
De Bastia. Fils de Marc'Antoniu. Qualifié de Magnifico. Podestat de Bastia en 1641.

SANTINI Ghjacintu: (1694-1773)
De Bastia. Qualifié de Magnifico en 1744. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

SANTINI (RICCI) Ghjuvan Agostinu: (1768-1834)
Né à Omessa. Docteur en médecine. Député pour la communauté d'Omessa, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Juge au tribunal civil du Département du Golu. Professeur de physique à l' Ecole Centrale du Département du Golu. Inspecteur des eaux minérales en Corse. Membre du jury médical et de plusieurs sociétés savantes. Médecin à Bastia. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Professeur de mathématiques et de philosophie au collège de Bastia en 1812. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Inspecteur chargé des fonctions rectorales en Corse de 1830 à 1834.

SANTINI Ghjuvan Natale: (1790-1862)
Né à Lama. Il entre dans le Grande Armée en 1804. Estafette au quartier général. Gardien du Portefeuille et huissier au cabinet de l'île d'Elbe. Il accompagne Napoléon 1er à Sainte-Hélène. Il regagne l'Europe en 1816. Il est à Londres en 1817. Après la mort de Napoléon 1er, et après une période hasardeuse, il rentre en Corse. Il retourne en France lors de la révolution de 1830. En 1853, Napoléon III le nomme gardien du tombeau de Napoléon 1er aux Invalides. Il meurt à Paris, en 1862. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 25000 Francs.

SANTINI Jean André: (1948-1978)
Né à Vilone Ornetu. Militaire. Adjudant au 11ème Régiment de Parachutiste de l'Infanterie de Marine (RPIMa) détaché à la Force d'Intervention des Nations Unies au Liban (FINUL). Casque bleu français, il est tué, en mission de pacification, dans la zone de la poche de Tyr (Liban), lors d'une embuscade tendue par les Palestiniens, infiltrés au Liban. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Vilone Ornetu.

SANTINI Jean-Charles dit Saint-André: (né en 1979)
Né à Bastia. Originaire de Sant-Andria di U Cotone. Musicien (guitare, piano). Auteur-compositeur-interprète.

SANTINI Jean Pierre: (né en 1944)
Né à Barrettali. Enseignant. Militant nationaliste (MCA). Considéré comme l'un des théologiens du nationalisme corse. Fondateur du Partitu Corsu per u Sucialismu, en 1974. Il est à 'initiative, avec d'autres militants, de la création du FLNC, en 1976. Militant au MCA de 1984 à 1986. Fondateur du parti politique A Chjama per l'Indipendenza, issu du MCA, en 1987. Ecrivain. Romancier. Fondateur de la maison d'édition A Fior di Carta, à Barrettali, en 2005. Auteur de Le non-lieu, roman, en 1967, Front de Libération Nationale de la Corse, de l'ombre à la lumière, en 2000,. Un froid au cour, roman, en 2001, Petite anthologie du racisme anti-corse, en 2001, Pour une Assemblée Nationale Provisoire, essai politique, en 2002, Indipendenza, Une Corse Libre, démocratique et sociale, essai politique, en 2003, Un petit commerce de nuit, roman, en 2003, Corsica Clandestina, roman, en 2004, Isola Blues, roman, en 2005, Comme une aube à jamais, poésie, en 2005, Nimu, roman, en 2006, Le rêve des îles est d'oublier la mer, aphorismes, en 2006, Le racisme anti-corse de Sénèque à nos jours, en 2007, A l'orée du bois de la mort, aphorismes, en 2007, C'est toujours la même histoire, en 2010, L'Ultimu, roman, en 2012, Commando FLNC (2013)... Il est un des fondateurs du collectif Operata Culturale, en 2010. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

SANTINI Marc'Antoniu: (1570-?)
Né à Bastia. Capitaine de la Haute Ville de Bastia en 1594.

SANTINI Marie-Josée:
Originaire d'Aiacciu. Epouse d'Ange. Artiste peintre. Elle expose régulièrement Corse et à Paris. Directrice artistique de la Rencontre d'Art Contemporain de Calvi, créée en 1996.

SANTINI Orsu Leone: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Casamacciuli, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SANTINI Pascal Pierre Paul François: (1908-1992)
Originaire d'Arru. Militaire. Médecin en 1933. Spécialiste de l'histoire militaire de la Corse. Capitaine durant la Seconde Guerre Mondiale. Il participe aux campagnes de Tunisie, d'Italie, de France et d'Allemagne. Commandant en 1946. Lieutenant-colonel en 1953. Colonel en 1957. Médecin général en 1963. Elu maire d'Arru en 1971. Il collabore aux journaux Le Petit Echo de la Corse, L'Echo de la Corse, Le Petit Bastiais, Le Journal de la Corse, La Corse Médicale, et aux revues scientifiques La Corse Historique, Etudes Corses... En 1949, à Paris, dans Les Cahiers d'Histoire et de Documentation corses, il publie Le manuscrit de l'abbé Jean-Joseph Expilly (écrit en 1756), et La Correspondance de Pascal Paoli dans la période qui a précédé l'occupation anglaise de 1794, une trentaine de lettres en tout (1950). Président de la Société Archéologique de la Corse. Président de l'association Les Amis du Vieil Ajaccio. Président de la Société des Courses (1970). Membre de l'association A Bandera. Il participe à l'ouvrage collectif Histoire d'Ajaccio, en 1992. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945. Médaillé de la Résistance. Croix de la Valeur Militaire. Il décède à Aiacciu en 1992.


SANTINI Tatiana: Voir MAUREL-SANTINI Tatiana.

SANTINI Thomas-Vincent: (1817-1871)
Originaire d'Omessa. Intendant général.

SANTIS (de) Marco Antonio: (?-1681)
Peintre italien, originaire de Benevetto (Naples). Ecclésiastique. Installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse à partir de 1647 (Silvarecciu, San Martinu di Lota, Bastia...). Ordonné prêtre en 1661, il renonce à la prêtrise en 1672.

SANTOLINI (frères): (morts en 1799)
Contre-révolutionnaires. En Novembre 1799, à Bastia, le général Ambert, commandant en chef de la 43ème Région militaire, les fait fusiller tous les deux, avec un prêtre de Lugu di Nazza, car ils sont pris en flagrant délit de fuite vers la Sardaigne.

SANTOLINI Ghjuseppu Maria: (1777-1840)
De Cervioni. Chef de bataillon. Il participe aux campagnes napoléoniennes et en particulier à celle de Russie.

SANTOLINI Luiggi: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Valle di Campulori, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SANTOLINI Simone Petru: (1760-?)
De Cervioni. Capitaine de la Légion Corse en 1815. En 1816, avec le marquis de Rivière, et comme commandant au Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec.

SANTONI Charles:
Avocat à Bastia. Ecrivain. Homme politique. En 1960, il crée, à Paris, l'Union Corse, un mouvement étudiant. Rédacteur en chef du bimestriel l'Union Corse en 1961. Membre du Front Régionaliste Corse (FRC) en 1966. Co-auteur de Main basse sur une île en 1971. Dirigeant du Partitu Populare Corsu (PPC) en 1973. Il est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982 (jusqu'en 1984). Porte parole du Muvimentu Corsu pe'u Sucialismu en 1982. Auteur de Liata Fiumorbaccia di 500 buccati corsi, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1986, Cantaleni, rhapsodies corses, en 1994, Chronique de la Franc-maçonnerie en Corse (1772-1920), en 1999... Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

SANTONI Charles: (né en 1963)
Militant nationaliste proche d'A Cuncolta Naziunalista. En 1996, à Aiacciu, il est accusé d'avoir tué un policier, lors d'une interpellation du RAID. Il est très lourdement condamné (28 ans de réclusion), en 1999, malgré l'absence de preuves établissant qu'il était le tireur, pour le meurtre d'un des deux policiers ayant participé à l'opération. Il est par ailleurs soupçonné d'avoir été l'un des hommes de main particulièrement dangereux de François Santoni.

SANTONI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Castiglione, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SANTONI Florence: (née en 1967)
Artiste peintre installée à I Prunelli di Fiumorbu. Animatrice en arts plastiques.

SANTONI Francescu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Bastergà en 1840.

SANTONI Francescu:
Journaliste corsiste. Il collabore à La Revue de la Corse et à A Muvra.

SANTONI Francescu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Castellà di Mercuriu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SANTONI François: (?-1870)
Originaire de Palleca. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de Palleca.

SANTONI François, dit L'Iguane: (1960-2001)
Né à Aiacciu. Originaire de Ghjannucciu. Instituteur. Membre du FLNC dès 1978. Emprisonné en 1985 pour 2 attaques contre l'état-major de l'armée et un village de vacances. Assistant parlementaire européen de Max Simeoni de 1989 à 1994. Amnistié en 1989. Arrêté pour port d'arme en 1994, il est condamné à 12 mois de prison, dont 4 ferme, en 1996. En 1995, il est blessé lors d'une tentative d'assassinat où son garde du corps est tué. Secrétaire général de A Cuncolta Naziunalista, pour la Corse du Sud, en 1996. Suspecté dans le cadre d'une plainte pour tentative d'extorsion de fonds sur le domaine de Sperone, il se constitue prisonnier en 1996. Libéré en 1998, il démissionne de A Cuncolta. En 1998, il démissionne de A Cuncolta Indipendentista. En 2000, il est condamné à 4 ans de prison pour l'affaire du racket de Sperone. Co-auteur de Pour solde de tout compte, avec Jean-Michel Rossi, en 2000 et auteur de Contre-enquête sur trois assassinats en 2001. Il est assassiné, en 2001, à A Munaccia d'Auddè.

SANTONI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Palleca en 1835.

SANTONI Hyacinthe: (né en 1939)
Né à Sartè. Directeur d'école. Député (divers droite) des Bouches-du-Rhône de 1981 à 1986. Conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1979 à 1985. Conseiller régional de la région PACA.

SANTONI Jean-Luc:
Originaire du Taravu. Enseignant. Lexicographe. Auteur (avec Dominique Colonna) de U Pumuntincu: Dizziunariu francesu-corsu (da Verdi à Conca)) en 2014, de Dictionnaire français-corse et corse-français pour les petits (Dizzunariettu pa'i mino) en 2015...

SANTONI Jean-Pierre: (?-2010)
Originaire de Palleca. Docteur en psychiatrie. Psychiatre à Aiacciu.

SANTONI Louis: (?-1944)
Résistant. Arrêté par la Gestapo le 27 mars 1944, il meurt en déportation, en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SANTONI Mattea:
Originaire du Rennu. Artiste peintre.

SANTONI Octavien: (?-1870)
Originaire de Palleca. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de Palleca.

SANTONI Paul Noël: (1901-1958)
Né à Cugnuculu Muntichji. Exploitant agricole. Conseiller municipal de Cugnuculu Muntichji. Il est tué dans l'exercice de ses fonctions lors des élections cantonales de 1958. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posrhume.

SANTONI Paule:
Originaire de Sartè. Photographe.

SANTONI Pierre:
Conseiller général (UMP) du canton d'Aiacciu (canton III) de 2004 à 2011 (vice-président du Conseil Général de Corse-du-Sud). Président du Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Corse. Membre du Conseil Economique Social et Culturel (CESC) de Corse.

SANTONI Pierre:
Directeur des Archives Départementales de Haute-Corse. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

SANTONI René:
Originaire de Palleca et Cuzzà. Ecrivain. Historien. Auteur de La colonie horticole de Saint-Antoine, le bagne pour enfants d'Ajaccio sous le second Empire (2008), Jacques-Pierre Abbatucci, de Zicavo aux arcanes du pouvoir sous le Second Empire (2009), Les Milelli (2012), L'oeuvre posthume de Pascal Paoli (2013), Le Cardinal Fesch (2014)...

SANTONI Simon: (?-1870)
Originaire de Palleca. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de Palleca.

SANTONI-BRUNELLI Marie-Antoinette: (née en 1971)
Née à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Responsable du service programme des vols à Air Corsica (CCM). Vice-présidente de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA). Conseillère municipale d'Aiacciu. Conseillère territoriale (divers droite) depuis 2004 (membre de la Commission Permanente en 2015).

SANTONI-MOTTET Mathéa dite MATHEA: (née en 1959)
De A Vulpaiola. Artiste peintre. Elle expose à Aiacciu, Pruprià, Porti Vechju, Furiani... et Avignon, Florence...

SANTO PIETRO (da) Gasparo: (quinzième siècle)
Génois. Il est nommé gouverneur de la Corse en 1489. Il succède à Raffaello de Grimaldi. Il décrète que tout insulaire soupçonné d'intelligence avec les rebelles sera mis à mort ou exilé, et ses biens employés à constituer une caution... En 1490, il continue l'œuvre du commissaire Ambroggio de Negri: il poursuit et harcèle les Cinarchesi. Cristoforo Cataneo lui succède.

SANTUCCI Alexis: (né en 1970)
Né à Bastia. Peintre. Dessinateur de bandes dessinées. Réalisateur de clips et de courts-métrages.

SANTUCCI Anne Laure:
Originaire de Luri. Enseignante. Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015 (présidente de la Commission Violence).

SANTUCCI Davia: (née en 1977)
Née à Bastia. Chanteuse (jazz, gospel, funky...).

SANTUCCI Etienne:
Militant syndicaliste. Elu secrétaire général du Sindicatu di i Tragliadorii Corsi (STC) de 2006 à 2010.

SANTUCCI François: (1926-2011)
Né à Corti. Administrateur civil hors classe. Haut fonctionnaire de l'administration des affaires sociales. Conseiller de plusieurs ministres. Musicien (orgues).

SANTUCCI Graziella:
Originaire de Castagniccia. Chanteuse.

SANTUCCI Lucia: (née en 1938)
Originaire de Corscia. Institutrice. Conseillère pédagogique. Inspectrice de l'Education Nationale. Poète de langue corse. Ecrivain. Membre du comité de rédaction de la revue littéraire et poétique Rigiru, fondée en 1974. Auteur de Sogni di Disegni, en 1977 (un recueil de poésies qu'elle illustre elle-même), Sò tessuta, de Santacroce (2008), Spechji (2013)... Elle collabore à Parulle di Donne, un recueil anthologique dédié à la poésie féminine. Co-auteur, avec Lucie Memmi, de Mon premier dictionnaire français-corse en image, paru en 2001.

SANTUCCI Paul Mathieu dit U Moru: (1755-1813
Né à I Prunelli di Casacconi. Employé aux Douanes. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et tentative de vol avec effraction et violences. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1813.

SANTUCCI Petru:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

SANTUCCI Petru Maria: (dix-neuvième siècle)
Maire de Ciamanaccia en 1835.

SANTUCCI Tomasu: (1700-1755)
Né à Tarranu d'Alisgiani. En Janvier 1735, à la Cunsulta di Orezza, il est nommé membre de l'Uffiziu di a Guerra. Nommé Chevalier par le roi Théodore. En Mars 1743, à la Cunsulta di Bozzi, il est nommé Tenante Generale di A Nazione. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. En Décembre, avec les Capi di A Nazione et le maréchal de Cursay, il écrit au Roi de France à propos du comportement du commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi, qu'il juge louche et hypocrite. En Août 1752, à la Cunsulta di Ghisoni, à laquelle il assiste avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois. En Octobre 1753, à la Cunsulta di Corti, après l'assassinat de Ghjuvan Petru Gaffori, il est nommé membre d'une Inquisition d'Etat, Secretu Cunsigliu di Statu, chargée, entre autre, de maintenir la cohésion de tous. Il fait le serment de venger Ghjuvan Petru Gaffori. En 1754, membre du Magistratu Supreme, il part en guerre contre Carlu Ciavaldini, ce qui entraîne une rivalité Alisgiani contre Orezza. On relève huit morts et vingt blessés. En Août 1755, à la Cunsulta di Alisgiani, il devient un partisan de Mariu Emmanuelle de Matra. Il est tué à Lucu di Nazza, en Septembre 1755.

SANTU PETRU (di) Ghjuvanni (1450-1532)
De Calvi. Moine franciscain. Auteur, en Espagnol, d'un Traité sur la Pénitence. Il meurt au Pérou.

SANVILLI-BONARDI Jean Pierre: Voir BONARDI Pierre Félix.

SANVITUS NEMO
De Porti Vechju. Artiste plasticien. Illustrateur de livres pour enfant. Militant écologiste (membre de Greenpeace).

SAPEDE Christian:
Préfet du département de la Haute Corse de 1999 à 2001.

SAPEY Charles Louis (dix-neuvième siècle)
Député à la Chambre des Départements. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SAPORITI (SAPORITO) Dominico-Maria: (1692-1772)
Génois. Evêque de Mariana de 1747 à 1772. Il succède à Agostino Saluzzo, décédé. En Janvier 1756, à la Cunsulta di A Venzulà, à laquelle les évêques refusent de se rendre et l'interdisent à leur clergé, on lui ordonne de quitter Bastia, où il réside, et de réintégrer son diocèse pour y assumer ses fonctions, faute de quoi, chacun serait dispensé de lui rendre l'obéissance légitime. Il fait appel à Rome, qui lui donne raison. Il décède en 1772.

SAPORITO Vincenzo: (?-1663)
Evêque du Nebbiu de 1646 à 1663. Il remplace Giovanni Mascardi, décédé. En 1655, il visite la piève de Rosoli.

SARAILLON Benjamin: (1902-1989)
Artiste peintre (orientaliste). Il séjourne en Corse au cours des années 1960. Parmi ses œuvres: Marine de Centuri (dessin), Moulins à vent au col de Serra...

SARDI Jean: (né en 1947)
Artiste peintre (coloriste). Auteur d'une peinture intitulée Centuri Corse.

SARDIN Albert Edmond: (1878-1974)
Né à Arcis-sur-Aube (Aube). Artiste peintre (paysages, scènes, bouquets). Graveur. Au Salon d'Automne de 1938, il expose une gravure intitulée La Corse.

SARDINA Antony:
De Santa Lucia di Porti Vechju. Romancier. Auteur de Le miroir d'Alice (2012).

SARES Jules: (1948-2010)
Né à Santu Petru di Venacu. Elève de l'Ecole Nationale Supérieure de la Police de Saint-Cyr, au Mont d'Or, en 1972. Officier de police. Il exerce à la Police de l'Air et des Frontières. Commandant de la police en tenue du commissariat d'Aiacciu.

SARGENTINI François: (né en 1953)
Originaire de Tralonca. Militant nationaliste. Conseiller municipal de Tralonca. Vice-président de la Communauté des Communes des Tre Pieve. Elu conseiller territorial (Corsica Libera) en 2015. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargé de l'Office de Développement Agricole et Rural de la Corse.

SARGENTINI Noel: (1956-1995)
Originaire de Tralonca. Frère de François. Militant de A Cuncolta Naziunalista. En 1995, il est assassiné à Corti.

SARI ?: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Théologien. Métaphysicien. Enseignant. Responsable du couvent Saint-François (hospice Saint-Antoine de Cinarca) de Sari.

SARI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1869.

SARI Carlu Filippu: (1707-1746)
De Bastia. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est pendu.

SARI Emile Laurent Antoine Jean Barthélemy: (1876-1937)
Né à Bastia. Médecin ophtalmologiste. Conseiller municipal bonapartiste de Bastia en 1906. Conseiller d'arrondissement radical-socialiste de Bastia en 1910. Conseiller général du canton de Bastia Terra Vechja de 1912 à 1914. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Maire de Bastia de 1919 à 1937. Sénateur de la Corse de 1921 à 1937. Secrétaire du Sénat en 1929. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Il décède à Bastia en 1937.

SARI Francescu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Octobre 1745, il est un des hommes du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III, en Corse.

SARI Geronimo: (dix-neuvième siècle)
Peintre toscan. On retrouve de ses œuvres peintes à Bastia (médaillon central de la voûte de la nef de l'église cathédrale) vers 1835.

SARI Jean Mathieu Alexandre: (1792-1862)
Né à Aiacciu. Officier de marine. Aspirant en 1814, il refuse de servir les Bourbons et rejoint Napoléon sur l'île d'Elbe. Commandant en second de L'Inconstant, le brick qui, en 1815, ramène Napoléon de l'île d'Elbe en France. Il est déclaré napoléoniste effréné et jacobin par le gouvernement de la Première Restauration. Après Waterloo, il se réfugie en Corse, puis aux Etats-Unis, à Philadelphie, et devient l'intendant de Joseph Bonaparte. Il rentre en France en 1835, où il devient propriétaire d'une manufacture de papier. Conservateur de la Halle aux Vins, à Paris, en 1844. Directeur de la Caisse de Poissy. Président de l'Association des Anciens Soldats de l'Armée Impériale. Il décède à Paris en 1862. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 30000 Francs. Officier de la Légion d'Honneur. Médaillé de Sainte-Hélène.

SARI Napoléon dit Léon Sari: (1825-1890)
Fils de Jean-Mathieu. Après des études secondaires au collège d'Aiacciu, Napoléon Sari entre à l'Ecole polytechnique où il fait des études de journalisme. Il devient le précepteur de Joachim Murat, fils du maréchal, puis le secrétaire d'Alexandre Dumas père. Il publie ensuite un ouvrage Annuaire du théâtre en 1853, date à laquelle il se consacre entièrement au théâtre. Il devient le directeur des Délassements comiques en 1855, puis de l'Athénée (1865), puis des Folies Bergère en 1871, où il entreprend de grands travaux. Pour repenser l'architecture intérieure des Folies-Bergère, il fait appel à l'architecte Lucien Roy. Il lui propose par la suite d'édifier le Château du Temple. Malgré le succès des Folies-Bergère, il mène trop grande vie, s'endette et doit vendre le château du Temple en 1884. Il meurt à Paris en 1890.

SARI Petru Francescu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1636.

SAROCCHI Antoine-François dit Ceccu: (né en 1792)
Né à Rusiu. Bandit. Contumax jugé une fois pour tentative de meurtre, huit fois pour assassinat, une fois pour homicide, deux fois pour tentative d'assassinat et trois fois pour vol. Il est condamné quatre fois à la peine capitale, une fois à 20 ans de travaux forcés et une fois au travaux forcés à perpétuité. Il est expatrié en Sardaigne en 1824 par le Ministère de l'Intérieur.

SAROCCHI Benedettu:
Originaire de Rusiu. Chanteur. Il participe aux deux premiers albums du groupe A Filetta et fait partie du groupe polyphonique Voce di Corsica de 1992 à 2000. Il fonde, en 1997, la formation Sarocchi.
Voir le site de Benedettu SAROCCHI.

SAROCCHI Carlu Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rusiu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SAROCCHI Francescu: (dix-neuvième siècle)
Chirurgien à l'hôpital français Casa Reale de Rome de 1800 à 1831.

SAROCCHI Natalellu, dit Natalellu di Rusiu: (1839-1916)
Né à Rusiu. Meunier. Poète traditionnel. Ses poèmes sont pour la plupart imprimés dans A Tramuntana.

SAROCCHI Natalellu:
Né à Rusiu. Chanteur. Il collabore aux groupes A Filetta et Voce di Corsica. En 1998, il crée son propre groupe polyphonique: Benedettu Sarochi. Il chante en Belgique, en Italie, en Turquie, en Autriche...

SAROCCHI Paul Xavier: (1898-?)
Né à Zuani. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (Aviation). Chef des Services Financiers de la Chambre de Commerce de Bastia. Président de la Société des Médaillés Militaires de Bastia. Membre de la Ligue Corse de Football. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Médaille d'Honneur de la Jeunesse et des Sports.

SARPENTI: Voir STEFANINI Augustinu.

SARREBEYROUZE Jean: (1796-1877)
Ecclésiastique. Vicaire général du diocèse d'Aiacciu. Sacré, par le pape Pie IX, évêque in partibus infidelium d'Hétalonie, en 1851, il seconde, en tant qu'évêque auxiliaire du diocèse d'Aiacciu, l'évêque de Corse Xavier Casanelli d'Istria. Chanoine du premier ordre du chapitre impérial de Saint-Denis en 1864. Il prononce l'oraison funèbre de l'évêque de Corse Xavier Casanelli d'Istria, en 1869. Il décède, en 1877, à Aiacciu, où il est inhumé dans la cathédrale.

SARROLA Alexandre:
Né à Sarrula Carcupinu. Petit-fils de Noël. Homme politique (divers gauche). Maire de Sarrula Carcupinu depuis 2006. Conseiller général du canton de Celavu Mizzana de 2007 à 2015. Conseiller départemental du nouveau canton de Gravona Prunelli depuis 2015.

SARROLA Noël Antoine: (1919-2007)
Né à Sarrula Carcupinu. Homme politique (divers gauche). Maire de Sarrula Carcupinu de 1946 à 2006. Conseiller général du canton de Celavu Mizzana de 1949 à 2004. Vice-président de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) en 2000. Président du Conseil général de Corse du Sud de 2001 à 2004.

SARRULA (di) Anton Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
En 1610, il fait construire une tour de guet sur l'île de Gargalu.

SARRULA (di) Giordanu: (?-1567)
Caporale du Celavu Mizzana. En 1553, il est avec les Génois, contre les Français. Il est aux côtés des troupes génoises d'Agostino Spinola, qui amorcent la contre-attaque contre les Français. En 1556, il aide Tulliu de Gentile à se défendre contre les de Gentile pro-Français. En 1567, après la mort de Sampieru Corsu, il attaque ses biens à Rennu. Un neveu de ce dernier, Delfinu di Ciamanaccia, avec quelques fidèles de Sampieru Corsu, l'en empêchent et le tuent.

SARRULA (di) Mannone: (quinzième siècle)
Caporale de Cinarca. Dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les Génois et les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. En 1489, après la défaite des Cinarchesi, il s'embarque à Porti Vechju pour l'exil.

SARRULA (di) Padovanu: (seizième siècle)
Caporale du Celavu Mizzana. En 1552, ses héritiers demandent la construction d'une tour de guet à Sarrula.

SARRULA (di) Peraldu: (quinzième siècle)
Caporale de Cinarca. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique, son extradition, avec d'autres Caporali en exil, de Sardaigne. Celui-ci refuse. En 1495, il rentre en Corse et fait soumission à Gênes.

SARRULA (di) Petru Paulu: (quinzième siècle)
Caporale de Cinarca. Capitano. En 1489, il fait partie des forces du Génois Filippino de Fieschi, contre Ghjuvan Paulu di Leca.

SARTE (di) Petru: (dix-septième siècle)
C'est l'un des fondateurs de la famille Pietri, de la région de Sartè. En 1656, il se marie à Fuzzà.

SARTE (di) Peraldu: (quinzième siècle)
Notaire. En 1487, il est le chancelier de Ghjuvan Paulu di Leca.

SARZANA Giuliano: Voir BOLLANO Giuliano.

SASSELANGE (de): (dix-huitième siècle)
Lieutenant-colonel du Régiment d'Auvergne. Brigadier des armées du Roi de France. En Février 1739, après la mort du général Louis de Boissieux, il assure l'intérim du commandement du corps expéditionnaire français. Cédant aux injonctions du commissaire général Giovanni Battista de Mari, il se prépare à attaquer les Naziunali.

SASSI Jean dit Jedburgh: (1917-2009)
Originaire de Sarté. Né à Tunis. Militaire. Il participe à la Deuxième Guerre Mondiale: Tunisie (1943), lieutenant des Forces Spéciales, maquis du Vercors (1944), Indochine (1945)... Il prend part ensuite aux guerres d'Indochine et d'Algérie dans les Troupes Aéroportées. Colonel en retraite. Fondateur et président d'honneur de l'Amicale des Anciens du 11ème Choc. Titulaire de 13 titres de guerre. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Coloniale. Croix de Guerre 39-45. Médaille commémorative Campagne d'Indochine. Croix de Guerre Théâtre d'Opération Extérieure (TOE). Croix du Combattant. Croix du Combattant Volontaire. Médaille commémorative Afrique du Nord. Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze. Citation anglaise Mention in Despatches and Brave Conduc avec Bronze Oak Leaf Emblem Officier du Million d'Eléphants et du Parasol Blanc. Chevalier du Mérite Civil Thaï. Chevalier du Mérite Civil Laotien. Chevalier du Mérite Militaire Thaï. Titulaire de la Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports.

SATTA Nino dit Nino: (né en 1977)
Dessinateur de presse installé à Aiacciu. Dessinateur (bandes dessinées, caricatures, couvertures de livres, vitrines...). Créateur de la série Le P'tit Dumè. Auteur des BD Mad In Corsica et Oxymore, en 2008, et de Corsicaritatures, en 2009, dans lequel il "croque" des personnalités insulaires.
Voir le site de NINO.

SATURNINI Petru: (dix-neuvième siècle)
Médecin à Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu.

SAULI Alexandre dit l'Apôtre de la Corse: (1535-1592)
Né à Milan. Docteur en philosophie et en théologie de l'université de Pavie. Professeur et aumônier des étudiants, puis doyen de la faculté de théologie de Pavie. En 1567, il est nommé Supérieur Général des Barnabites de Milan. Prévôt général de de la faculté de théologie de Pavie en 1568. En 1570, il est nommé évêque d'Aleria. Il y ouvre un séminaire. Il produit une constitution synodale dont le chapitre VII s'intitule sans ambiguïté, mais curieusement: Du non-port des armes. En 1572, il construit un séminaire et une petite cathédrale à Algaiola. Il y fonde également une Confrérie du Saint Sacrement. En 1573, il refuse l'évêché de Tortona, en Italie. En 1576, il s'installe à Corti. En 1578, il fixe sa résidence épiscopale à Cervioni. Il y ouvre un séminaire. En 1579, il fait débuter les travaux pour la construction de la cathédrale de Cervioni. Il combat la famine dans le village, et sauve de nombreuses vies dans son diocèse où la peste fait rage. En 1581, il fait bâtir, près de Cervioni, un couvent pour les Franciscains. La région de Cervioni subissant une grande sécheresse, la légende dit qu'il organise une procession, et que la pluie se met aussitôt à tomber. En 1590, il est rappelé en Italie, où il est nommé évêque de Pavie, par le pape Grégoire XIV. Il meurt, à Calosso, dans la province d'Asti, en Italie, en 1592. Il est béatifié en 1741, et canonisé en 1904. Proclamé Patron de la ville Cervioni, en 1963.

SAULI Andrea: (dix-septième siècle)
Patricien d'une des grandes familles de la République de Gênes. En 1662, après l'échec de diverses tentatives de repeuplement, et à la mort de son dernier feudataire, Gênes lui attribue, en fief perpétuel, Porti Vechju (avec Conca, San Martinu, San Ciprianu, Prunu et Muratellu). Sont exclues de ce contrat d'inféodation les terres de Picuvaghja et de Palumbaghja, encore disputée entre Bunifaziu et Sartè. Ce sera la dernière tentative de colonisation de Porti Vechju.

SAULI Arnaud:
Originaire de Porti Vechju. Cinéaste (cinéma documentaire). Auteur de Sonatubes-Nyanza (2012) un film documentaire sur l'histoire du génocide des Tutsi du Rwanda en 1994.

SAULI Christian:
Surveillant pénitentiare à Aiacciu. Auteur de Le substitut de l'or noir (2012).

SAULI Cristoforo: (seizième siècle)
Génois. En 1559, il est nommé commissaire en Corse. Il débarque à Calvi avec quatre galères. Il est accompagné de nombreux notables Génois. Il prend possession d'Aiacciu, ancien siège du gouvernement français. Il est remplacé par Andrea Imperiale et Pellegro Giustiniano Rebuffo.

SAULI Francesco: (seizième siècle)
Notable génois. En 1538, il fait ouvrir une forge à U Viscuvatu, une des premières attestées dans l'Ile. En 1555, il est nommé commissaire de la République de Gênes en Corse. Puis, il est rappelé à Gênes. Il est remplacé par Antonio Fornari.

SAULI Giovanni: (?-1611)
Ecclésiastique génois. Dominicain. Neveu d'Alexandre. En 1610, il est nommé évêque d'Aleria en remplacement de Domenico Rivarola, nommé archevêque de Nazareth. Décédé en 1611, il est remplacé par Giovan Francesco Morta.

SAULI Giovanni Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1630, il reçoit (au sein d'une société de 8 membres) l'investiture du fief de Paomia, qui comprend les pièves de Paomia, Balogna, Sia, Filosorma et la forêt d'Aïtone.

SAULI Giovanni Battista: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mars 1759, adjoint du gouverneur Gian Battista de Sopranis, avec qui il tente de desserrer l'étau que les Naziunali exercent sur Bastia. Il attaque ces derniers à Furiani, mais échoue dans sa tentative. En Juillet 1761, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Domenico Invrea. En Juin 1762, il fait renforcer la garnison de San Fiurenzu. En Mai 1764, il fait piller les villages de U Pozzu et de U Porettu. Les églises sont pillées et leurs butins emmenés dans la Citadella de Bastia. En Juin, il déjoue un projet d'attaque de Bunifaziu. Il quitte la Corse en Septembre. Il est remplacé par Agostino Sperone.

SAULI Giovanni Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1661. Il succède à Francesco Maria Lomellino. Il est remplacé, en 1664, par Cristoforo Spinola.

SAULI Giuliano: (seizième siècle)
Notable génois. En 1562, il est envoyé, comme commissaire, sur l'Ile pour seconder, dans un premier temps, le gouverneur Nicolao Grimaldi Cibba. Il dénonce à Gênes la mauvaise gestion de celui ci. Il demande une sévérité plus grande pour les délits, et des renforts en soldats. Il fait la tournée de l'Ile, puis, rentre à Gênes. De retour à Bastia, il reçoit le commissaire Giorgio Doria et l'architecte lombard Giacopo Paleazzo da Morco (El Fratino).

SAULI Giulio: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1627. Il succède à Geronimo Lercaro. Il est remplacé, en 1629, par Domenico Centurione. A la fin de son mandat, les habitants de Bastia refusent d'aller sur les quais l'acclamer à son départ, selon l'usage, car il est rendu responsable de la cherté du blé.

SAULI Luigi: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1704, il s'installe sur les terres communales de Galeria que lui a attribué la République de Gênes. Les bergers du Niolu ne tolèrent pas cette colonie et saccagent le domaine.

SAULI Olivier:
Militant nationaliste. Membre du FLNC. En 1987, il figure sur l'affiche des recherchés de Charles Pasqua. Porte-parole de l'association Patriottu en 1998. Membre du Comité Anti-Répression (CAR. Membre de Corsica Nazione Indipendente" (CNI).

SAULLE (de) Roger:
Commandant de la France Libre sous les ordres du général Giraud. En 1942, il est le chef de la mission (composée également de Pierre Griffi, radio, Toussaint Griffi et du lieutenant Laurent Preziosi) qui débarque du sous-marin français Casabianca, sous la vigilance du commandant Lherminier, sur la plage de Chjuni, à six kilomètres au nord de Carghjese. Ils rejoignent Corti. Ils sont à l'origine du réseau Pearl Harbour. Il quitte la Corse en Avril 1943.

SAUSSAY (de) ?:
Auteur de La Corse, en 1908.

SAUSSOIS-BENEDETTI Nicole: (née en 1948)
Née à Paris. Sœur du guitariste de jazz Patrick Aussois (1954-2012). Artiste plasticienne. Sculpteur (art brut, figuration libre, abstraction symbolique, composition abstraite sur plâtre, bois, bronze, marbre, pierre...). Installée à Ocana.

SAUVAGEOT Ella: (1900-1962)
Originaire de Calvi. Nièce d'Adolphe Landry. Journaliste. Directrice de Temps Présent, hebdomadaire dominicain antifasciste. Créatrice de La Vie Catholique et de Télérama. Vice-présidente de la Fédération de la Presse Française. Collaboratrice de François Mauriac. Elle décède à Calvi, dans un incendie de maquis, en 1962.

SAUVAGEOT Jacqueline: (née en 1928)
Originaire de Calvi. Fille d'Ella. Professeur de mathématiques. De retour en Corse en 1981, elle enseigne à l'Université de Corse. Ecrivain. Co-auteur de Une vigne sur la mer, en 1980, avec Bernard Raffalli, et de Ella Sauvageot, l'audace d'une Femme de presse, 1900-1962, en 2006.

SAUVALLE ?:
En 1909, suite au rapport de Georges Clémenceau, il est membre de la commission parlementaire constituée au sujet de la Corse.

SAVARY ?: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1796, Antoniu Gentili le nomme commandant de la place et district de Calvi.

SAVARY Alain: (1918-1988)
Né à Alger. Originaire de I Peri. Résistant. Il rejoint la France Libre en 1940. Il prend part à la campagne d'Italie, en 1941, et au débarquement en Provence en 1944. Député (socialiste) de 1951 à 1959 (Saint Pierre et Miquelon) et de 1973 à 1981 (Haute-Garonne). Ministre des Affaires Tunisiennes et Marocaines en 1956. Ministre de l'Education Nationale de 1981 à 1984. Il décède à Paris, en 1988. Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 1939-1945. Médaille de la Résistance. Décoré de la Silver Star (USA).

SAVELLI ?: (dix-huitième siècle)
De Curbara. Ecclésiastique. Curé de Curbara. Il fait partie de la Crucetta en 1797. En 1798, Bartulumeu Arena fait incendier sa maison à Curbara.

SAVELLI (frères): (dix-huitième siècle)
D'Aregnu. En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta les désignent pour faire partie du comité d'action, le Comité de Saint Antoine. En 1798, Bartulumeu Arena fait incendier leur maison (le Castel de Guido à Aregnu.

SAVELLI Arrigu dit Pinascais: (1292-1375)
Comte de Sant'Antoninu. Son vassal, Aldruvanu, révolté contre lui, construit le Castel de Curbara.

SAVELLI Carlu Maria: (1740-1891)
Né à Curbara. Maire de Curbara.

SAVELLI Cédric: (né en 1983)
Originaire de Balagna. Musicien (cetera, violon, mandole, guitare). Auteur compositeur interprète. Il collabore aux groupes Zamballarana, A Cumpagnia, Giramondu, Manât, Alba...

SAVELLI Charles-Marie: (1866-1941)
Né à Curbara. Représentant de commerce. Président du Tribunal de Commerce de L'Isula. Maire de L'Isula de 1925 à 1941. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SAVELLI Dominique: (1971-1999)
Originaire de Belgudè. Commis boucher. Il est assassiné, en 1999, à Belgudè (par un commando d'Armata Corsa ?).

SAVELLI Crucianu: (?-1596)
De Sant'Antoninu. Ecclésiastique. Prêtre. Pievanu d'Olmia. Vicaire général de Sagone. Il est inhumé à Sainte Restitude, à Calinzana.

SAVELLI Davidu: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1607. En 1620, il est Prucuratore des Nobili Dodeci du Diquà. Il propose des nouvelles requêtes au Sénat de Gênes. Ces requêtes, au nombre de treize, concernent les grâces, l'élection de l'Oratore, la réfection des routes et autres équipements, les sauf-conduits, les exemptions de taille.

SAVELLI Dominique: (1792-1864)
Né à Spiluncatu. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1816. Etudiant à la Sapienza de Rome en 1818. Docteur en droit canonique. Vicaire général de l'évêque de Cosma en 1828. Vicaire général de l'évêque d'Imola en 1829. Nommé prélat domestique en 1832. Il administre les délégations apostoliques de Rieti (1833), Frosinone (1834 à 1838), Pérouse (1838 à 1841) et Macerata (1841 à 1845). Camérier de la Chambre apostolique en 1845. Commissaire extraordinaire des Romagnes en 1846. Gouverneur de Rome en 1846. Ministre de la police de l'Etat Pontifical sous Pie IX de 1847 à 1848. Camerlingue de la Sainte-Eglise en 1848. Elevé à la pourpre cardinalice en 1853. Président du consulta des Finances en 1854. Il meurt à Rome en 1864.

SAVELLI Félix: (1881-1981)
Né à Sant'Antoninu. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Avocat. Sous-préfet de Montluçon (Allier). Sous-préfet de Lapalisse (Allier). Sous-préfet du Vigan (Gard). Préfet des Hautes-Alpes. Inspecteur général des services administratifs en Algérie en 1935. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique. Croix de Guerre 14-18. Médaille de la Victoire. Médaille Commémorative. Il décède à Allauch en 1981.

SAVELLI Francescu: (?-1573)
De Sant'Antoninu. Capitano. Partisan de Sampieru Corsu. Nommé capitaine d'une compagnie par le maréchal de Thermes. En 1556, les Génois brûlent sa tour. Il passe ensuite aux côtés des Génois. Nobile Dodeci en 1569.

SAVELLI Francescu Savieru: (1766-1823)
De Curbara. Fils de Carlu Maria. Capitaine au Régiment Royal Corse. Décoré de la Fleur de Lys.

SAVELLI Ghjacumu: (1559-?)
De Curbara. Gouverneur de Famagouste (Chypre).

SAVELLI Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
De Sant'Antoninu. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il est nommé Conseiller d'Etat.

SAVELLI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Médecine à Rome en 1790 et 1791.

SAVELLI Ghjuvan Natale: (dix-neuvième siècle)
Maire de Petralba en 1835.

SAVELLI Ghjuvan Petru dit Savellinu: (1754-1839)
De Curbara. Député pour la communauté de Curbara, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Secrétaire particulier de Pasquale Paoli, il est nommé, en 1795, président de la Juridiction Royale de Balagna siégeant à Algaiola. Emigré en 1796. Décoré de la Fleur de Lys en 1815.

SAVELLI Ghjuvanni Battista: (1583-1672)
De Sant'Antoninu, dans le Capicorsu. Comte de Savelli. En 1618, il a la charge honorifique de Vice Gérant du Royaume de Corse. En 1620, une reconnaissance de parenté est établie entre lui et le prince romain Honorio Savelli, d'Arignano, en Italie. C'est un des ancêtres de la famille Savelli de Sant'Antoninu, l'Isula et Spiluncatu.

SAVELLI Ghjuvanni Martinu: (seizième siècle)
Vicaire général de Sagone, poète et lauréat couronné, en 1570, au capitole à Rome. Auteur de La vie de Saint Gavin Savelli, dédié aux princes de ce nom.

SAVELLI Guglielmu dit BOLANO: (?-1493)
Né à Spiluncatu. Prédicateur franciscain. En 1480, il fonde le couvent de Vicu, que fera construire Ghjuvan Paulu di Leca. Le 15 Août, lors de la Fête de la Vierge à Loretu di Casinca, il y prêche une mission devant 50000 (?) fidèles, et obtient même du pape Sixte IV une indulgence plénière. 15000 Battuti assistent à ses sermons. Il est nommé évêque de Sagone en 1481. Partisan de Ghjuvan Paulu di Leca, en 1489, il est suspendu de ses fonctions par les Génois. En 1490, il est exilé à Rome, où le pape le nomme vicaire de la très importante basilique Santa Maria Maggiore. Il y décède en 1493.

SAVELLI Guidu: (dix-septième siècle)
De Curbara. Ecclésiastique. Docteur en théologie. Curé de Muru. Vicaire général de l'évêque d'Aleria, puis de celui de Mariana.

SAVELLI Guillaume: (?-1870)
Originaire de Spiluncatu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Spiluncatu.

SAVELLI Horace Adolphe Henri: (1906-1998)
Né à Luçon (Vendée). Originaire de Spiluncatu. Petit-neveu de Dominique. Comte. En 1940, il s'engage dans les Forces Françaises Libres. Il participe aux campagnes d'Erythrée et de Tunisie, puis au débarquement de Normandie en 1944. Chef de cabinet du ministre de la Guerre. Il termine la guerre comme lieutenant-colonel. Président de l'Union Nationale des Combattants de 1960 à 1962. Comme plusieurs officiers, il rejoint les rangs des partisans de l'Algérie Française, ce qui lui vaudra d'être condamné à plusieurs années de prison. Compagnon de la Libération. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes. Maire de La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) en 1945. Il décède à Paris en 1998, les honneurs lui sont rendus dans la cour d'honneur des Invalides.

SAVELLI J. F.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Petralba en 1840.

SAVELLI Jean-François: (1769-1841)
Né à Spiluncatu. Grand-père de Marthe Savelli, l'épouse du maréchal Gallieni. Docteur de l'Université de Rome. Médecin. Chirurgien. Officier de santé. Juge au tribunal de première instance du département du Golu. Professeur d'éloquence, de philosophie et de mathématiques au collège de Calvi.

SAVELLI Jean-Pierre:
Originaire d'Arru. Graphiste. Scénographiste. Producteur. Réalisateur de documentaires et de films d'animation en 3D. Artiste peintre. Créateur du Studio Savelli (graphisme et communication visuelle), Aiacciu, et de l''association MOVITA (promotion du cinéma), en 1987.

SAVELLI Jean Pierre Paul François dit Savellino: (1840-1885)
Né à Curbara. Consul de France à Panama. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SAVELLI Jean Noël: (1853-1917)
Originaire de L'Isula. Militaire. Explorateur. Elève de l'Ecole Navale de Brest. Blessé durant la guerre de 1870, il sert ensuite au Sénégal. En 1880, il participe avec Savorgnan de Brazza à une mission dans la région du fleuve Congo. Basé à Libreville, il participe pendant 5 ans à diverses missions d'explorations en Afrique Centrale. Rentré en France, il sert successivement à Toulon, Oran et Obock. En 1896, il fait partie de l'état-major du général Gallieni qui vient d'être nommé Gouverneur de Madagascar. Nommé capitaine de frégate en 1898, il est muté à l'état-major de la Marine à Paris. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est affecté à l'état-major du chef d'état-major général de l'armée française Joseph Joffre. En 1915, il revient à Libreville afin de participer à la conquête de la colonie allemande du Cameroun. En 1916, il est membre de la commission paritaire franco-britannique. Il participe à la partition du Cameroun entre les deux puissances. Lors d'une mission de reconnaissance en pays Bamoun, il disparaît avec son interprète, en 1917.

SAVELLI Mannone: (quatorzième siècle)
Comte de Sant'Antoninu. Fils d'Arrigu Savelli le Pinascais. Il termine la construction du Castel de Curbara, commencée par le vassal de son père, Aldruvanu. En 1375, à la mort de son père, il devient seigneur des châteaux de Guidu et de Curbara. En 1404, il reçoit le château de Curbara.

SAVELLI Marsiliu: (dix-septième siècle)
De Santa Riparata di Balagna. En 1604, sa fille épouse Camillu di Sant'Antoninu.

SAVELLI Mathieu: (1924-2011)
Originaire de Spiluncatu. Capitaine de réserve. Licencié en droit. Vice-président honoraire du Tribunal de Grande Instance de Paris. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix de la Valeur Militaire.

SAVELLI Nicolas: (1418-?)
Né à Curbara. Evêque de Ténos, île grecque des Cyclades. Il fonde un orphelinat à Curbara.

SAVELLI Pierre: (né en 1958)
Né à Bastia. Originaire de Venacu. Kinésithérapeute. Ostéopate. Militant nationaliste. Elu maire de Bastia en 2016 (il succède à Gilles Simeoni, élu président di Conseil Excécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse.

SAVELLI Pierre-Marie: (1780-1855)
Né à Curbara. Fils de Carlu Maria. Avocat. Magistrat. Capitaine de la Légion Corse au service de Joachim Murat, Roi de Naples. Décoré de la Fleur de Lys en 1815. Homme de lettres. Il est nommé juge de paix du canton de Sant'Anghjulu en 1824. En 1851, il publie Souvenirs historiques de la légion Corse.

SAVELLI Pierre Paul-Marie (Paul): (1815-1887)
Né à Sant'Antuninu. Avocat près la Cour d'Appel de Bastia. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats. Homme politique (Parti Républicain). Fondateur et rédacteur du journal républicain Le Progressif de la Corse, l'organe de la démocratie insulaire (disparu en 1851), en 1842. En 1848, il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SAVELLI Rinucciu: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

SAVELLI Sébastien Jean François: (1853-1908):
Né à Sant'Antuninu. Conseiller près la Cour d'Appel de Bastia. En 1903, il est le président de la délégation spéciale chargée de remplacer la municipalité démissionnaire de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SAVELLI Vincente: (?-1620)
Duttore. Grand Porte Croix du souverain pontife.

SAVELLI de COSTA François: (1869-?)
Né à Ville di Parasu. Auteur de Corsica, Souvenirs et paysages, Le Jardin hanté (1928).

SAVELLI de GUIDO Pierre-Marie: (1899-?)
Né à Curbara. Comte Savelli du Guido. Historien. Maire de Curbara. Membre perpétuel de la Société d'Archéologie Lorraine en 1929. Il est décédé au Castel de Guido à Curbara.

SAVELLI SPINOLA Antoine: (1858-1904)
Né à Sant'Antoninu. Prélat du pape en 1887. Protonotaire apostolique en 1899. Chanoine de Saint Marie Majeure à Rome.

SAVELLI SPINOLA Paul: (1894-1972)
Né à Sant'Antoninu. Docteur en médecine. Maire de Sant'Antoninu.

SAVELLI VITALI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Théologie à Rome de 1818 à 1822.

SAVIGNONI Dominique: (né en 1962)
Originaire de Linguizzetta. Pilote automobile. Chanpion de Roumanie des rallyes en 2012.

SAVIGNONI Luiggi:
De A Petra di Verde. Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

SAVIGONE (di) Geronimo: (quinzième siècle)
Capitaine général des troupes de l'Ufficio di San Giorgio. En 1455, il débarque à Calvi avec 200 soldats. Il assiège Raffe di Leca à Leca. Les alliés de celui ci font leur soumission aux Génois.

SAVOIE (de) Bonne: (quinzième siècle)
Epouse de Galeazzo Maria Sforza, le Duc de Milan. En 1476, à la mort de ce dernier, elle assure la régence, son fils Gian Galeazzo n'ayant que huit ans. En 1477, elle nomme Giovanni Blanco comme trésorier général et secrétaire de la Corse, et Giannantonio Costa, comme gouverneur. Elle envoie en Corse le capitaine Ambrosino da Langasco, avec 1500 soldats. En 1478, elle reproche au gouverneur Giannantonio Costa de récolter trop peu d'argent auprès des insulaires. Elle va aider le Génois Tomassino da Campofregoso à récupérer ses droits sur l'Ile, par l'entremise du secrétaire d'état Cecco Simonetta. En 1479, elle se dit toujours souveraine de la Corse, et donne ses instructions à Giovanni di Garenzano, le nouveau trésorier du Duché de Milan en Corse, sur la gestion financière de l'Ile. En 1483, elle renonce à tous ses droits sur l'Ile, et met un terme définitif à la souveraineté des Milanais en Corse.

SAVOIE (de) Eugène: (1663-1736)
Général des armées impériales. En Octobre 1732, il intervient en faveur des chefs insurgés corses, emprisonnés par les Génois.

SAVONE (di) Nicolo: (quinzième siècle)
Abbé à Gênes. En 1450, il verse au Caporale Abramu di Belgudè, les bénéfices de l'église paroissiale de San Gavinu di Mala, à Belgudè, et de l'église San Chilicu à Bisinchi, dans le Rustinu.

SAVOYARDI Laurent-Marie: (1835-?)
Né à Vicu. Musicien. Compositeur. Professeur de solfège et de chant. Membre fondateur de la SACEM. Il est l'auteur d'une opérette Les amours de César, Comte de Ridone et de Léonie.

SAVREUX Marcel Camille: (1899-1994)
Préfet de la Corse de 1952 à 1958. En 1977, il publie L'Homme à tout faire de la République, dans lequel il raconte les évènements de Corse durant sa fonction.

SBERSURATU (U): Voir BERENI Petru Paulu.

SBRAGGIA Constant: (né en 1954)
Né à Aiacciu. Journaliste. Ecrivain. Il collabore à FR3 Corse (1979), Le Provençal, Radio Corsica International (RCI), Kyrn, Radio Corse Frequenza Mora (RCFM). Rédacteur en chef du Figaro Méditerranée en 1990. Rédacteur-en-chef du magazine Corsica. Animateur sur Corsica Radio. Auteur de Tino Rossi, l'Ajaccien (1991), Ajaccio, Repères (1994), Aria Marina (1996), Conversations avec Vellutini (1999), Ajaccio Blues (2005), Ajacciennes, Ajacciens (2006), Dictionnaire égoïste d'Ajaccio (2009), Ajacciens, indignez-vous ! (2012), Tino Rossi, un destin enchanté (2013)... Chevalier des Arts et des Lettres, en 2006. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

SCAFFA Battista: (dix-septième siècle)
Notaire chancelier d'Aiacciu en 1656.

SCAFFA Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Curé de Santa Maria. En Juillet 1731, il participe, avec de nombreux autres ecclésiastiques, à la Cunsulta di Pitretu, au couvent de Santa Maria d'Ornanu. On y prêche un Appel à la Guerre Sainte contre les Génois, qu'il faut chasser hors de Corse.

SCAFFA Girolamu: (dix-septième siècle)
Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

SCAGLIA Felice:
Poète et écrivain de langue corse. Il collabore à la revue littéraire Rigiru (I Castidari, 1977).

SCAGLIA Filippo: (quatorzième siècle)
Capitaine génois. En 1362, il défait Arrigu della Rocca.

SCAGLIA Jacques:
Originaire de Canari. Ancien chanteur lyrique (baryton). Cadre du PMU. Professeur de chant. Conseiller municipal de Canari. Créateur du Concours International de Chant Lyrique de Canari, en 2004.

SCAGLIA Jean-Baptiste: (1937-2015)
Né à Aiacciu. Footballeur emblématique du Gazelec Football Club d'Ajaccio. Milieu de terrain. Il effectue sa carrière au GFCA de 1961 à 1968, avec lequel il est Champion de France Amateurs en 1963, 1965, 1966 et 1968.

SCAGLIA Joseph: (1832-1855)
Né à Cannelle. Laboureur. En 1850, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour tentative d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1855.

SCAGLIA Rita:
Originaire de Canari. Photographe. Elle travaille pour le magazine Actuel de 1983 à 1994. Depuis elle collabore avec les magazines Télérama, Géo, Marianne, VSD, L'Express, avec les entreprises Hérmès, Air France, aux livres Plaisir de photographies (1991), Familles à table (2007)... Membre du Collectif K (regroupement de 7 photographes insulaires). Elle collabore à une série d'ouvrages sur le sport. Membre de l'association I Culori d'Umani.

SCALFATI Sillio Pietro Paolo:
Professeur à l'Université de Pise. Spécialiste de l'Antiquité et du Moyen-Age. Auteur de nombreux ouvrages sur la Corse: Corsica monastica, Studi di storia e di diplomatica (1992), Diplomatica corsa (1994), La Corse médiévale (1994), Le diocesi suffraganee corse (1995)...

SCAMARONI Charlotte (née de PERETTI): (1891-1973)
Née à Livia. Epouse de Jules. Conseillère générale (Front National de la Résistance) de Livia de 1945 à 1947.

SCAMARONI Godefroy (Fred) François Jules (alias Severi-Edmond-Pot-Joseph Grimaldi): (1914-1943)
Né à Aiacciu. Originaire de Livia. Fils de Jules. Chef de cabinet du préfet du Doubs en 1936. En 1939, il s'engage dans le 119ème Régiment d'Infanterie. Il est ensuite affecté dans l'Armée de l'Air. En 1940, il est blessé lors d'un combat aérien. Il répond alors à l'appel du Général De Gaulle, part à Londres, et entre dans les Forces Françaises Libres. Il est emprisonné et torturé lors de l'opération de Dakar. Libéré, il est rapatrié en France et se lance dans la résistance. Il fonde le réseau Copernic. Fin 1941, il regagne Londres où il travaille au Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA). Il met en place un projet de libération de la Corse. Il débarque sur l'Ile en Mai et en Octobre 1941 et il y crée le réseau Action R2 en Corse. En Janvier 1943, il débarque à Aiacciu (sous le pseudonyme de François Edmond Severi). Il est alors le chef du réseau Action R2 en Corse. Il est arrêté dans la nuit du 18 au 19 Mars. Torturé, il préfère se trancher la gorge avec un fil de fer plutôt que de livrer des informations à l'ennemi. Il est inhumé à Aiacciu. Il est nommé Préfet à titre posthume par un décret du 26 Février 1945. Compagnon de la Libération. Chevalier de la Légion d'Honneur. Reconnu Mort pour la France. Il est cité à l'Ordre de la Nation, reçoit la Croix de Guerre 1939-1945 et la Distinguished Service Order.

SCAMARONI Jules Anthelme Auguste François Quilicus: (1890-1938)
Né à Bastia. Clerc d'avoué. Avocat à la Cour d'Appel de Paris de 1912 à 1914. Chef du secrétariat particulier du ministre de la Marine en 1914. Successivement préfet de la Lozère (1929), des Ardennes (1930), du Morbihan (1933) et du Loiret (1936). Il décède à Orléans en 1938. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SCAMARONI-FRANZINI Claire Attilia Rosine dite Marie-Claire: (1913-2006)
Née à Paris. Originaire de Livia. Fille de Jules. Avocate. Résistante. Elue conseillère générale (Front National de la Résistance) de Bunifaziu de 1945 à 1949. Maire-adjointe d'arrondissement à Paris. Ecrivain. Député européen (Groupe Démocrates Européens de Progrès) de 1983 à 1987. Auteur de Fred Scamaroni, en 1981, Bonifacio, dans le fracas des vents, en 1993, Indomptable et rebelle, histoire d'une vie de 1913 à nos jours en 2004. Elle décède à Paris, en 2006. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille de la Résistance.

SCANIGLIA Andrea: (dix-septième siècle)
Ingénieur génois. En 1661, il conduit les travaux de la construction de la route reliant le golfe de Portu à la forêt d'Aïtone.

SCAPULA Françoise-Marie née SALINI: (1890-1972)
Née à Cuttuli Curtichjatu. Licenciée ès Lettres. Inspectrice de l'Enseignement Primaire de la Seine. Secrétaire générale de la Section de la Seine Coopérative à l'Ecole. C.A.P. à l'Inspection des Ecoles Primaires. Elle publie des recueils de poèmes pour les écoles. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre du Mérite Social.

SCARBONCHI François: (né en 1958)
Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Fils de Paul François. Administrateur territorial. Secrétaire général de l'Institut Culturel Français à Zagreb (Croatie). Attaché culturel à l'Ambassade de France en Espagne. Directeur général du Centre National de l'Enseignement à Distance (CNED). Secrétaire général des services de la région Poitou-Charentes.

SCARBONCHI François Paris: (né en 1923)
Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Militaire. Capitaine des Troupes Coloniales. Commandeur de la Légion d'Honneur.


SCARBONCHI Michel: (né en 1950)
Né à Casablanca (Maroc). Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Homme d'affaires. Homme politique (radical de gauche) Député européen (Mouvement des Radicaux de Gauche) de 1997 à 2004. Spécialiste de l'Afrique. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre du Mono (Togo). Officier de l'Ordre National du Lion du Sénégal (Ordre du Leo). Médaille d'honneur du Parlement Européen.

SCARBONCHI Paul François: (né en 1928)
Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Maire (divers gauche) de Cuttuli Curtichjatu de 1975 à 2011. Conseiller territorial (Rassemblement Républicain, PRG) de 1982 à 1998. Président de l'Observatoire de l'Environnement de la Corse.

SCARBONCHI Raymond: (né en 1949)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Il expose à Toulon, Marseille, Paris, Genève... Il obtient en 1968 le Certificat d'Aptitude à une formation artistique Supérieure des Beaux-arts de Toulon. En 1970, il obtient le Diplôme National des Beaux-arts, section peinture, à Marseille. De 1977 à 1982 il enseigne à l'Université de Provence (Aix-Marseille). Membre de l'association I Culori d'Umani.

SCARLAZZA Michele: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Gênes. Installé à Bastia en 1649. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse de 1649 à 1654.

SCAURUS Emilius: (premier siècle avant notre siècle)
Consul romain, beau-fils de Lucius Cornelius Sulla. En 57 (ou 54) avant notre ère, il est gouverneur de la Corse. Son comportement est tel qu'il sera jugé pour cupidité, puis acquitté; il est défendu par Ciceron.

SCAZIOLO (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Francesco Manetta. Il est installé à Calvi.

SCHAACK Jean: (1895-1959)
Né à Walferdange (Luxembourg). Artiste peintre luxembourgeois. Il séjourne en Corse en 1931. On connait de lui deux grandes compositions, La citadelle de Calvi et La citadelle de Corte, et également Portrait d'un Corse et Corse sur son âne, deux mines de plomb sur papier, datées de 1931 et exposées au musée de Luxembourg.

SCHAEFFER Henri Alexis: (1900-1975)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse. Auteur d'une peinture intitulée Calvi, la tour du sel.

SCHALLWOOD M.: (dix-neuvième siècle)
Consul anglais de Bastia. En 1866, il rassure l'opinion insulaire sur le sort de la sépulture de PASQUALE PAOLI à Londres, menacée de démolition.

SCHAPIRA Christiane:
Originaire de Carpinetu. Journaliste (Le Patriote, à Nice). Dramaturge. Ecrivain. Auteur de La bonne cuisine corse, en 1979, Les soupes, en 1983, Le Guide De La Maison. Décoration, Bricolage, Electroménager, Cuisine, Entretien, Urgences..., en 1983, Jean-Pierre Romeu, en 1994, La Corse des châtaignes, en 1998, L'Héritage Roman, en 2000, Le lit de ma mère, en 2006... Auteur des pièces Des bruits sans importances (2003), Lella, Danielle Casanova, une vie (2004)...

SCHENK Pieter: (1660-1718)
Editeur et graveur à Amsterdam. En 1685, il publie une carte de la Corse.

SCHIAVO Jean: (1922-2011)
Né à Aiacciu. Résistant. Premier guide touristique de Corse (1963). Musicien. Membre du Comité Central Bonapartiste. Auteur de Monsieur Jeannot, souvenirs d'un Ajaccien (2009). Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier des Palmes Académiques. Commandeur de l'Ordre National du Mérite.

SCHIAVO Louis (Serge LOUSKY): (né en 1939)
Originaire de Bastia. Artiste peintre. Musicien. Il expose à Bastia (1959...), Aiacciu (1984...), Patrimoniu, A Penta di Casinca, San Fiurenzu, Carcassonne, Nice, Osaka... Membre de l'association I Culori d'Umani. Voir le site de Louis SCHIAVO.

SCHIESS Ernst Traugott: (1872-1919)
Né à Bâle (Suisse). Artiste peintre suisse. Il séjourne en Corse en 1912. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1914 une peinture intitulée Paysage Corse. Auteur également de Corte Corsica (1912).

SCHIMAGADELLA Guglielmu dit l'Ecumeur des ravins: (quatorzième siècle)
Baron féodal, oppresseur, cupide et dépravé. En 1348, il sévit dans toute la Corse.

SCHIRINSKY Vannina: (née en 1973)
Artiste peintre franco-russe, installée à Aiacciu. Spécialiste de l'enluminure. Copiste, restauratrice d'œuvres anciennes.

SCHIZZETTU: Voir CERVONI Ghjuvan Battista.

SCHLIENGER Victor: (vingtième siècle)
Né à Lyon. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1937 deux peintures intitulées de la même manière Piana: Calanches, et à celui de 1947, deux lavis Nonza (Corse) et Ajaccio (Corse).

SCHLOTTER Valentine: (1903-?)
Née en Alsace. Artiste peintre (paysages, scènes, compositions religieuses). Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1952 une peinture intitulée Jeune femme corse.

SCHLÜCK Marcel: (1908-2008)
Professeur d'éducation physique à Aiacciu. Premier directeur régional de la Jeunesse et des Sports de Corse. Musicien. Artiste peintre (figuratif). Sculpteur. Président de l'Association des Peintres et Artistes Ajacciens.

SCHMETLZ Bernard: (né en 1961)
Né à Paris. Nommé préfet de la Région Corse et du département de Corse-du-Sud en 2016. Il succède à Christophe Mirmand.

SCHMETTAU (de) ?: (dix-huitième siècle)
Général comte autrichien. En Avril 1732, il débarque à Calvi #224; la tête de 4000 hommes.

SCHNERB Eugène: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1878. Il fait enlever les deux aigles impériales qui ornent les piliers de la porte de la préfecture à Aiacciu.

SCHNERB Jacques Félix Simon: (1879-1915)
Né à Avignon. Artiste peintre (paysages). Graveur. Il adresse au Salon d'Automne de 1911 deux peintures intitulées Golfe d'Ajaccio et Oliviers, à celui de 1912, Citadelle d'Ajaccio et Place du Casone à Ajaccio, et à celui de 1913, Chapelle en Corse et Rochers en Corse. Mort pour la France en 1915.

SCHOCH André: (1914-1983)
Originaire de Cannes. Coiffeur à Aiacciu depuis 1934. En 1983, il est assassiné par le FLNC, pour avoir refusé de payer l'impôt révolutionnaire.

SCHROPP ?: (vingtième siècle)
Artiste peintre allemand. Il quitte son pays sous le régime nazi. Il séjourne en Corse, à Aiacciu, en 1939. Il y peint des paysages (surtout des pastels).

SCHUMACHER William Emile: (1870-1931)
Né à Boston (Etats-Unis). Artiste peintre américain (paysages, natures mortes, scènes de genre). On connait de lui une peinture intitulée Corte.

SCHUWER Jean-Paul Léon: (vingtième siècle)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon d'Automne de 1911 une peinture intitulée Nature morte (fleurs).

SCHWAB Véronique:
Originaire de Sari d'Orcinu. Editrice. Elle s'installe en Corse en 2002. Fondatrice, en 2004, avec Jean-Dominique Pomella, de la maison d'édition Acquansù Editions, à Aiacciu (édition et réédition de textes rares sur la Corse). En 2005, elle lance la collection Petite bibliothèque de Classiques sur la Corse. Son catalogue est également accessible sur le numérique depuis 2010.

SCIARETTI Véronique: (née en 1974)
Née à Aiacciu. Chargée de communication au CREPAC. Conseillère territoriale (Nationaliste) de 2004 à 2013 (démissionnaire).

SCIPIO Lucius Cornelius: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain, fils de Lucius Barbatus Scipio, romain de la famille de la Rome Antique, de la Gens Cornelia. En 260 avant notre ère, il est chargé par le Sénat de Rome de faire la conquête de la Corse. En 259 avant notre ère, il met en fuite la flotte carthaginoise, et s'empare d'Alalia, future Aleria. Il enrôle de nombreux légionnaires d'origine corse dans son armée.

SCIPIO NASICA Publius Cornelius: (deuxième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 162, il succède à Juventius Thalna. Il achève la pacification de l'Ile commencée par ce dernier.

SCIPIONI Joseph: (1763-1799)
Né à U Viscuvatu. Cultivateur. En 1792, à Bastia, il est condamné à 23 ans de Galères, pour meurtre. Il est tué lors d'une tentative d'évasion du bagne de Toulon (Var), en 1799.

SCLOPIS ?: (dix-neuvième siècle)
De Pitretu Bicchisgià. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

SCOFFONI Robert: (né en 1924)
Né à Paris. Artiste peintre. Dessinateur. Illustrateur. Maquettiste en édition. Graveur en orfèvrerie et bijouterie. Décorateur. Membre de l'association I Culori d'Umani.

SCOLCA Petr'Anto: (né en 1952)
De A Petra Curbara. Ecrivain. Auteur du roman Mont Coke, paru en 2003. Co-auteur de Petit plongeoir vers l'abîme (2008). Auteur de Caru Ispettore Alivi, Prix de Livre Corse 2009, Palermu (2009), Pulitichella et autres histoires qu'il ne faut pas dire (2009), Libecciu ! Calvi on the wind (2013)...

SCOTT Georges Bertin dit SCOTT de PAGNOLLES (1873-1943)
Né à Paris. Artiste peintre. Peintre officiel du Ministère de la Guerre en 1914. Illustrateur. Reporter de guerre. Il séjourne en Corse au début des années 1920. On connait de lui une œuvre intitulée Vue d'une rue à Bastia, dessin, aquarelle et gouache, datée de 1922.

SCOTTI Maurizio: (quinzième siècle)
Milanais. En 1465, il remplace le gouverneur Francesco Manetta. Il s'installe à Biguglia, et nomme en tant que vicaire, Firmano da Persecca, qui siège à A Venzulà. En 1466, il convoque une Vedutà, à A Venzulà, pour compter ses partisans. En 1467, il envoie Giacobu de Gentile et Petru Paulu di Erbalunga, pour aider Aldobrandu, le Pievanu de U Castellà di Casinca, qui s'oppose à Petru della Casabianca. Ses soldats sont battus par les troupes de Ghjucante di Leca, de Carlu della Rocca, et de leurs alliés. Ces derniers restent les maîtres de la Corse, ne lui laissant que quelques points forts de l'Ile. Il est remplacé par Giacopo Bonarello.

SCRIBANO Andrea: (?-1596)
De Lerice. Chanoine de Gênes. Il est évêque du Nebbiu de 1591 à 1596. Il succède Giovan Battista Baldo. Il décède en 1596.

SCRIVANI Ghjuvan Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Chirurgien à l'hôpital français Casa Reale de Rome en 1831. Il succède à Francescu Sarocchi.

SCRIVANI Jean-Paul: (né en 1959)
Né à Bastia. Ecrivain. Auteur de Désespérer Copenhague, en 2010.

SEATELLI Georges dit Le Gris: (1950-1998)
Fiché au grand banditisme. Membre de la Brise de Mer. Condamné pour détention d'armes et association de malfaiteurs. Il est assassiné, à la Marana, en 1998.

SEATELLI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
En Mai 1789, il est le greffier de l'Assemblée des Notables de Bastia.

SEATELLI Jean-Baptiste: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

SEATELLI Jean-Louis: (né en 1947)
Avocat au barreau de Bastia (ancien bâtonnier). Il effectue ses études à Nice.

SEATELLI Paul Baptiste: (1814-1892)
De Bastia. Général de brigade (1870). Commandeur de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Léopold Roi des Belges.

SEBASTIANI Anghjulu: (1776-1853)
Né à A Porta d'Ampugnani. Frère de Oraziu Francescu. Comte Sebastiani Porta. Lieutenant de Gendarmerie du département du Liamone. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SEBASTIANI Bartolomeu dit Magiaco: (1776-1841)
De A Porta d'Ampugnani. Conseiller général du canton de A Porta d'Ampugnani. Assassiné en 1841 pour raisons politiques.

SEBASTIANI Don Ghjacintu: (1739-1832)
De A Porta d'Ampugnani. Oncle d'Oraziu Francescu et de Tiburziu. Ecclésiastique. Docteur in utroque jure. Pievanu d'Ampugnani. Il quitte l'état ecclésiastique, devient commissaire du pouvoir exécutif à l'administration centrale du Golu. Sous-préfet de Corti. Député du clergé comme délégué de Bastia aux Assemblées de l'Etat en 1779 et 1785. Il se retire à Olmeta di Tuda, où il décède à 93 ans.

SEBASTIANI Don Parsius: (1903-1943)
De A Porta d'Ampugnani. Capitaine de Cavalerie.

SEBASTIANI Ghjuseppu Maria Paulu: (1742-1816)
De A Porta d'Ampugnani. Membre de la Ghjunta di Orezza en 1779. Commandant d'une compagnie franche en 1789. Officier au 3ème Bataillon du Régiment Corse en 1803, à la Compagnie des Carabiniers. Il est à la prise de Caprée en 1808. Il participe à l'expédition de Sicile en 1810.

SEBASTIANI Hyacinthe Louis: (1809-1895)
Né à U Viscuvatu. Fils d'Anghjulu. Dernier comte Sebastiani della Porta. Payeur général de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SEBASTIANI Horace: (1813-1843)
De A Porta d'Ampugnani. Fils d'Anghjulu. Lieutenant de Zouaves. Il est tué lors de la conquête de l'Algérie.

SEBASTIANI Horace Arthur Joseph: (1869-1921)
De A Porta d'Ampugnani. Fils de Tiburce-Eugène. Vicomte. Conseiller général de la Corse.

SEBASTIANI Michel: (?-1903)
De A Porta d'Ampugnani. Magistrat.

SEBASTIANI Oraziu Francescu Bastianu: (1772-1851)
Né à A Porta d'Ampugnani. Frère de Tiburziu. Sous-lieutenant en 1789 au 15ème Bataillon de Chasseurs. Lieutenant en 1793. Il combat contre les Anglais, en Corse. Il est affecté au 9ème Régiment de Dragons, en 1795. Capitaine en 1795. Chef d'escadron en 1798. Chef de brigade, puis colonel en 1799. Général de brigade, commandant en chef d'un corps d'armée en Espagne en 1803. En 1804, député, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Général de division en 1805, il combat à Austerlitz. Aide de camp de Napoléon 1er pendant les campagnes de Prusse et de Pologne. Ambassadeur à Constantinople, à la Cour du Sultan des Turcs, Sélim en 1806. Grand-Croix de la Légion d'Honneur et créé Comte d'Empire en 1809 (sous le nom de Sebastiani-Porta). En 1812, il combat en Espagne, et, en 1813, en Russie. Rappelé en 1813, il se couvre de gloire à Cracovie. En 1815, il se rallie à Napoléon. Il est à Waterloo. Député (bonapartiste) de l'Aisne, à la Chambre des Cent Jours, en 1815. Proscrit à la Seconde Restauration, demi-solde, il rentre en grâce en 1817. En 1819, il est élu Député de la Corse, il siège sur les bancs de l'opposition. Député de l'Aisne de 1826 à 1830. Ministre de la Marine en 1830, et de 1830 à 1832, ministre des Affaires Etrangères de Louis Philippe. En 1831, il est élu député de la circonscription d'Aiacciu avec 102 voix sur 105 votants, mais, élu en même temps dans la circonscription de Vervins, dans l'Aisne, il opte pour cette dernière. A la Chambre, il prononce le fameux: l'Ordre règne à Varsovie... A nouveau ministre (sans portefeuille) de 1833 à 1834. Ambassadeur à la cour de Naples en 1834. Ambassadeur à Londres en 1835. Elu député de la circonscription de Bastia (avec 95 voix sur 97 votants) en 1835, à la place de son frère Tiburziu, démissionnaire. Elu député d'Aiacciu en 1837. Elu député d'Aiacciu en 1839 avec 98 voix sur 137 votants. Maréchal de France en 1840. Il doit se soumettre à sa réélection en tant que député d'Aiacciu. Il est réélu à l'unanimité des 102 votants. Député d'Aiacciu de 1842 à 1846. En 1846, il se présente aux législatives d'Aiacciu et de Bastia. Il obtient l'unanimité des 102 votants à Aiacciu et 186 voix sur 190 à Bastia. Il opte pour Aiacciu. Il se retire de la vie politique en 1847, à la mort de sa fille, assassinée par son mari. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. Grand-Croix de Léopold de Belgique. Grand-Croix du Sauveur de Grèce. Grand-Croix du Saint Sépulcre. Il décède à Paris en 1851, et est enterré aux Invalides, dans la Crypte des Maréchaux. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.

SEBASTIANI Paul: (1879-?)
Né à A Porta d'Ampugnani. Maire de Saint-Jeannet (Alpes Maritimes).

SEBASTIANI Paulu: (seizième siècle)
Originaire de A Porta d'Ampugnani. En 1556, il obtient ses lettres d'attestation de noblesse du Sénat de Gênes.

SEBASTIANI Pierre: (?-1945)
Originaire de A Porta d'Ampugnani. Maire de A Porta d'Ampugnani.

SEBASTIANI Pierre Denis Dominique: (?-2013)
Originaire de A Porta d'Ampugnani et Brandu. Résistant. Ancien combattant 39-45. Engagé volontaire au 1er Bataillon de Choc. Il participe aux campagnes de l'île d'Elbe, de France, d'Allemagne et d'Autriche. Président honoraire du Tribunal de Commerce de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.

SEBASTIANI Tiburce Eugène: (1833-1895)
Originaire de A Porta d'Ampugnani. Vicomte. Neveu d'Oraziu et de Tiburziu. Conseiller de préfecture. Sous-préfet. Sous-préfet de la Mayenne en 1866. Préfet de la Creuse (1874), de la Nièvre (1876), de l'Indre (1876), de la Haute-Vienne (1876). Chevalier de la Légion d'Honneur.

SEBASTIANI Tiburziu Ghjuvanni Andria: (1786-1871)
Né à A Porta d'Ampugnani. Frère de Oraziu. Vicomte. Il entre à l'Ecole Militaire de Fontainebleau en 1806. Sous-lieutenant des Dragons. Colonel au Royal Corse en 1814. Colonel du Régiment Royal Louis, en 1816, avec le marquis de Rivière, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec. Commandant de la Légion Corse en 1819. Maréchal de camp à l'ancienneté en 1823. Député de la Corse en 1828 et 1830. Elu conseiller général de la Corse en 1829 et 1831. Lieutenant général en 1830. Durant les Trois Glorieuses, il est membre de la Commission désignée par le Conseil Municipal d'Aiacciu qui est chargée du maintien de l'ordre. En 1831, il est élu député de la circonscription de Bastia avec 97 voix sur 97 votants. Général de division au siège d'Anvers en 1832. Réélu député de la circonscription de Bastia en 1834. En 1835, il est nommé commandant de la 17ème Division Militaire (celle de Corse). Il démissionne de son poste de député en 1835. C'est son frère Oraziu qui le remplace. Nommé Pair de France en 1837. En 1840, il fait partie de la députation de notables corses désignée pour se rendre à Cherbourg où doivent arriver les cendres de Napoléon 1er, à bord de la frégate La Belle Poule. En 1841, il est nommé Inspecteur Général de l'Infanterie. Lieutenant-général, commandant de la place de Paris de 1842 à 1848. Grand-croix de la Légion d'Honneur en 1845. Mis à la retraite sur sa demande en 1851. En 1870, lors du changement de régime (la IIIème République), il prend la tête de la municipalité provisoire d'Aiacciu. Il décède, en 1871, à Bastia.

SEBASTIANI-CAPPELLINI Ours-Paul: (1768-1834)
Né à Pianu. Capitaine dans la Garde Nationale Corse, puis au 1er Bataillon de Volontaires Corses, en 1791. En 1793, il prend part à l'expédition de Sardaigne. Chef de bataillon à l'Armée d'Italie de 1794 à 1797. Adjudant général chef de brigade à l'Armée d'Orient. Affecté à la Grande Armée en 1802. Commandant de la place de Bastia de 1830 à 1834. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre Royal Militaire de Saint-Louis. Il décède à Bastia, en 1834.

SEBASTIANI-PORTA Ghjuvanni Antoniu: (1769-1848)
Né à A Porta d'Ampugnani. Ecclésiastique. Pro-vicaire pour Piombino et les îles d'Elbe et de Capraia. En 1831, il est proposé, en vain, à la succession de l'évêque Louis Sebastiani-Porta, décédé.

SEBASTIANI-PORTA Louis: (1745-1837)
Né à U Polverosu d'Ampugnani. Frère de Ghjacintu. Oncle d'Oraziu et de Tiburziu. Ecclésiastique. Curé de Silvarecciu, puis de U Poghju Mizzana. Pievanu de Tavagna. Licencié en Théologie. Député du clergé aux Etats de la Corse en 1781 et 1789. En 1791, il refuse de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. Partisan de A Crucetta, en 1797, il doit s'exiler à Gênes. De 1802 à 1831, il est le premier Evêque Concordataire de Corse. Il s'adjoint trois vicaires généraux, un pour chaque département et un pour Piombino, Elbe et Capraia. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1804, il assiste au sacre de Napoléon 1er, à Paris. En 1806, l'Eglise Concordataire imposant un catéchisme diocésain unique, il fait enseigner le catéchisme de son évêché d'origine, celui de Mariana. Ce qui ne plait pas à tous les catholiques de Corse restés fidèles à l'instruction religieuse de leur diocèse respectif. En 1808, il bénit la première pierre du môle (Calata) d'Aiacciu. En 1810, il représente le Département du Liamone au mariage de Napoléon 1er. Crée baron d'Empire en 1810. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Aiacciu en 1837.

SEBBAR Leïla: (née en 1941)
Né à Aflou (Algérie). Romancière, nouvelliste et professeur de lettres. Auteure, avec Jean-Pierra Castellani, d'un recueil de textes écrit par une trentaine d'auteurs corse, Une enfance corse, en 2010.

SECONDI Claude: (né en 1938)
Né à Tanger (Maroc). Fonctionnaire des Douanes. Ecrivain. Auteur de Le tragique destin de la Sémillante (2010).

SECONDI Marie-Louise (née COURNUT): (?-2014)
Originaire de Fuzzà. Maire de Fuzzà de 1961 à 1989.

SECONDI Nicolas:
Militant autonomiste. Membre de l'Action Régionaliste Corse (ARC). En 1975, il fait partie (il est chargé des questions économiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou.

SEDILLOT René:
Historien contemporain, anticonformiste, qui restitue certaines vérités sur la mythologie révolutionnaire... Auteur de La Grande Aventure des Corses, en 1969.

SEEVAGEN Lucien: (1887-1956)
Né à Chaumont (Haute-Marne). Artiste peintre (paysages, marines). Aquafortiste. Illustrateur. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1935, il envoie Port d'Ajaccio. Il adresse au Salon des Tuileries de 1935 une peinture intitulée Ajaccio, et à celui de 1939, Baie d'Ajaccio.

SEEWALD Richard: (1889-1976)
Né à Arnswalde (Allemagne). Artiste peintre allemand. Dessinateur. Illustrateur. Il séjourne en Corse dans les années 1912-1913. On connait de lui des peintures intitulées Femme de Corse, Véhicules de transport en Corse, Animaux dans une forêt en Corse, Paysage de Corse, Saint-Florent...

SEGAUD Jean-Paul Gustave: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1860 à 1861. Il légalise les associations de secours mutuels organisés par diverses corporations de la ville de Bastia.

SEGE Alexandre: (1818-1885)
Né à Courbon (Seine-et-Oise). Artiste peintre (paysages). Graveur à l'eau forte. Il est l'auteur de gravures représentant la Corse: Hutte de bergers près de Cauro, Près Bastelica... Il adresse au Salon des Artistes Vivants de 1845 une peinture intitulée Vue prise sur les bords du Prunelli au fond des gorges de Bastelica, à celui de 1846, Pâtres corses jouant aux cartes, vue prise sur les hauteurs d'Ajaccio, Souvenir du golfe de Sagona (Corse) et Vue prise sur les bords du Taravo (Corse), à celui de 1847, Paysage: vue prise dans la Piana corse, à celui de 1848, Vue prise dans les gorges du Monte Rotondo, à celui de 1852, Un soir d'Automne dans la Castagniccia, et à celui de 1853, Barques napolitaines sur les côtes corses.

SEGETTUS Thomas: (dix-septième siècle)
En 1628, dans son traité De Principatibus Italiae, il cite, en latin, un proverbe corse: Corso infenso neque vivo, neque mortuo credendum esse.

SEGUIER ?: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse dans les années 1950-1960. Il peint les principales vues d'Aiacciu.

SEGUIN Joseph Paul Dieudonné:
Préfet de Corse de 1930 à 1935.

SEKLI André (Dédé):
Chanteur de variété (rock). Compositeur. Interprète. Il débute en 1980 avec le chanteur Féli, puis dans le groupe I Surghenti. De 1987 à 1991 il fait partie du groupe Isula. Après une période de silence de 10 ans il revient en 2004 avec l'album éponyme Sekli...

SELLARI Jean-Baptiste: (né en 1934)
Né à U Salice. Appelé en Algérie en 1956, il est blessé à 3 reprises. Croix de la Valeur Militaire en 1957. Médaille Militaire en 1974. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SELMERSHEIM-DESGRANGES Jeanne: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1936 une aquarelle intitulée Citadelle de Calvi,

SELMO (di) Oberto: (douzième siècle)
Marquis. En 1114, il fait donation de la Balagna aux moines de l'île de La Gorgona.

SELVENTI Louis: (1908-1943)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu (au hameau de Petrapola). Membre des Forces Françaises Combattantes (FFC). Prisonnier de guerre, évadé, il est tué dans les rangs de la France Combattante, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SEMIDEI ?: (1864-1958)
Né à Saint-Domingue. Il participe jusqu'en 1895, en qualité de général de brigade dans l'armée de libération, à la lutte contre la dictature locale. Il passe ensuite à Cuba, où il décède en 1958.

SEMIDEI Clemente: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Riparata di Moriani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SEMIDEI Ghjacumu: (1698-1750)
Natif de Brandu. Duttore en philosophie et en théologie. Ecclésiastique. Historien. Membre de l'Accademia dei Vagabondi. En 1737, publication, à Naples, de son Storia degli Eresiarchi, suivie d'une Descrizione del Regno di Corsica. En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale.

SEMIDEI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Originaire de Mursiglia. Ecclésiastique. Curé de Centuri. Député du Clergé pour le Capicorsu à l'Assemblée de 1773. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1783.

SEMIDEI Ghjuvanni Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pedicorti, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SEMIDEI Jacques: (dix-neuvième siècle)
En 1820, en tant qu'étudiant, il est sociétaire élève de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SEMIDEI Pancraziu: (1755-?)
Avocat et prêtre. Professeur de logique au collège de Bastia en 1812. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu.

SEMIDEI Paul-Félix: (1792-1864)
Né à San Ghjuvanni di Moriani. Ecclésiastique. Professeur et écrivain. Prêtre à Paris. Il est obligé de s'exiler pour avoir publié un livre contre la hiérarchie ecclésiastique. Il s'établit à Montevideo (Uruguay), où il enseigne la philosophie et la politique à Giuseppe Garibaldi, en 1840. Il décède à Montevideo en 1864.

SEMIDEI Philippe:
Président du CAPCO, de 1966 à 1967.

SEMIDEI Pierre: (dix-neuvième siècle)
Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

SEMIDEI Pierre: (1940-2009)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu. Il débute ses études au collège de Bastia. Après des études de droit, il s'installe en Allemagne en 1965. Président d'Euro-Schulen-Organisation (ESO). Membre de la Fédération des Traducteurs et Interprètes (BDÜ). Membre du Conseil Economique de la Chambre d'Assurances de Bavière (WVB). Membre de l'European Schools for Highter Education in Administration and Management. Membre fondateur de l'ESA Vienne. Membre fondateur de l'European Management Academy (EMA) Paris. Membre du Conseil Académique de l'Ecole Supérieure d'Aschaffenburg. Membre du Rotary Club d'Aschaffenburg. Gérant de Business School des collèges ou universités de Munich, Berlin, Nuremberg, Lippstadt, Bielefeld, Bonn, Dresde, Düsseldorf, Jena, Würzburger, Barnberg. Auteur d'une thèse Etude des noms de famille du canton de Prunelli di Fiumorbu, en 1960, publiée en 2009.

SEMIDEI Pierre-Marie: (1911-1943)
Originaire de Sorbu Occagnanu (U Querciolu). Résistant Membre des Francs-Tireurs. Agent de liaison du Front National pendant l'occupation. Il est tué, victime d'une mine allemande, sur la route de Sorbu-Querciolu, en 1943. Son nom figure sur le Monument des Francs-Tireurs de U Querciolu, de la commune de Sorbu Occagnanu et sur celui de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SEMIDEI Santu: (1580-ap1635)
Originaire de Mursiglia. Capitano. Qualifié de Nobile.

SEMIDEI de BUTTAFUOCO Antoniu: (dix-neuvième siècle)
En 1859, il édite Fragments pour servir à l'Histoire de la Corse de 1764 à 1769.

SEMINO Giovanni Stefano: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Gênes. Installé à Aiacciu. Il peint pour des églises du sud de l'Ile vers 1657 (Livesi, Ulmetu...).

SENAT Prosper Louis: (1852-1925)
Né à Philadelphie, Pennsylvanie (Etats-Unis). Artiste peintre américain. Il séjourne en Corse au début des années 1890. Il y peint Shipping off Corsica, Street in Ajaccio (aquarelle), Gulf of Ajaccio (Corsica)...

SENEQUE le Philosophe (Lucius Annaeus Seneca): (4 avant notre ère-65)
Philosophe et consul romain. De 41 à 49 (ou 51), il est mis en exil en Corse, à Luri dans le Capicorsu, par l'un des deux empereurs, Caligula ou Claude, pour avoir entretenu des relations coupables avec Julie, sœur de l'un ou nièce de l'autre. Il écrit, en exil, de nombreux textes acerbes sur l'Ile et ses habitants.

SENERY-BESNARD ?: (vingtième siècle)
Né à Vineuil. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1920. Il expose à la Compagnie Française du Tourisme à Paris, en 1924, 35 tableaux se rapportant principalement à la région d'Aiacciu (Mimosas en fleurs, Vue des abattoirs...). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1938 une peinture intitulée Baie d'Ajaccio, et à celui de 1943, Golfe de Chioni (Corse) et Les Sanguinaires (Corse).

SENIE Henri:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1981 à 1982.

SENTI Jacques (MOURAD BEY): (?-1631)
Originaire de Balagna. Il est capturé par des corsaires tunisiens à l'âge de neuf ans et vendu au premier Bey de Tunis, l'ancien mamelouk Ramadhan. Celui-ci en fait son lieutenant en 1613. Il participe à des missions de pacification de l'arrière-pays et de collecte des impôts à la tête d'une colonne armée. Il s'allie à Youssef Dey et obtient la charge de son ancien maître après sa mort. Il s'enrichit par la course et obtient par la suite le titre de Pacha de Tunis de la part du gouvernement ottoman, et le droit de transmettre sa charge de Bey, avec l'accord de Youssef Dey, à son fils et héritier Hammouda. C'est ainsi qu'est fondée la dynastie des Beys Mouradites dont les représentants vont jouer un rôle prépondérant dans le gouvernement de la Tunisie.

SEPTIME SEVERE: (146-211)
Empereur romain de 193 à 211. En 202, il envoie en Corse Quintus Gabinius Barbarus, préfet de la région Sardaigne, pour développer la répression contre les chrétiens (pour la plupart des Romains ayant fui la persécution).

SEPULA (di) Ghjuvachinnu: (seizième siècle)
Moine Franciscain. En 1510, il lance les premières bases de la construction (tout en bois) du couvent de San Francescu di Caccia, à Castifaù.

SEPULCRE Mario (Gustave-Mario): (né en 1957)
Né à Oran (Algérie). Artiste peintre. Il se passionne pour les arts plastiques avec sa première exposition en 1974. Son style est alors d'inspiration surréaliste. Sa soif d'approfondir cette vocation le pousse à voyager et à étudier les arts visuels au Canada. Il s'installe en Corse, à Villanova, en 1987. En 1988, il réalise la scénographie de Les Bonnes, de Jean Genet, pour la Compagnie Locu Teatrale. En 1989, celle de Paoli Boswell Bonaparte pour la Compagnie Théâtre Point. En 1990, celle de U Sonniu di Raffaeda, pour la Compagnie Locu Teatrale. En 1991, il participe à la musique et au chant de U Sonniu di Raffaeda, avec des tournées en Corse, Maroc et au Festival d'Avignon. En 1992 il réalise la scénographie de Babbu Guidu, pour la Compagnie Locu Teatrale. En 1996, celle de U Seminariu, pour la Compagnie Locu Teatrale... En 1999, il peint sur le mur du grand hall de la mairie d'Aiacciu l'histoire de la ville de 1492 à 2001. En 2008, il restaure les décorations et peintures de l'église paroissiale de Petranera, dans le Capicorsu.

SERAFINI Antoine Martin: (1900-1964)
Né à Aiacciu. Architecte. Résistant. Un des chefs de la résistance en Corse en 1941. Il rencontre plusieurs fois Fred Scamaroni entre 1941 et 1943. Membre du Comité Central Bonapartiste. Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur d'Aiacciu, en 1947. Professionnellement, ses fonctions d'architecte départemental de la Corse l'amènent à la présidence de l'office national des HLM. Il siège également au conseil régional de l'ordre des architectes de la circonscription d'Aix-en-Provence. Maire d'Aiacciu (RPF) de 1949 à 1953 et de 1959 à 1964 (Bonapartiste). Membre du Comité de Salut Public à Aiacciu, en 1958. Député (RPF)de la Corse de 1951 à 1956, et de Calvi-Aiacciu (UNR) de 1962 à 1964. Conseiller général d'Aiacciu en 1953. Il décède à Aiacciu, en 1964.

SERAFINI Constantin: (vingtième siècle)
Né à Sartè. Professeur de dessin. Artiste peintre (paysages). Il expose en Corse dans les années 1920-1930.

SERAFINI Janine: (née en 1936)
Née à Aiacciu. Spécialiste en paléographie médiévale, en épigraphie latine et en histoire de l'art. Professeur. En 1961, elle remporte le jeu télévisé La roue tourne, organisé par l'ORTF. En 1963, elle devient conservatrice du Musée de Bastia. Membre du comité de direction et directrice de publication de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse, dont elle rédige le catalogue général des publications.

SERAFINI Pierre: (vingtième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Fils d'Antoine. Architecte. Artiste peintre. Il expose à Aiacciu en 1970 et au début des années 1980.

SERAFINI Victor: (né en 1925)
Né à Bastia. Médecin cardiologue à Bastia depuis 1955. Conseiller municipal de Bastia. Membre fondateur de la Société des Amis du Musée de Bastia, en 1966. Maitre de cérémonie à la Confrérie de Santa Croce. Membre fondateur du Groupement de Recherches Archéologiques de la Haute-Corse en 1991. Membre de l'équipe d'archéologie sous-marine de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse. Vice-président de la Franciscorda depuis 1995. Président de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse de 2006 à 2010 . Fondateur du Rugby Club Bastiais en 1962 (il en est le Président d'Honneur). Médaille du Patrimoine de la ville de Bastia.

SERAFINO Anghjulu: (1612-1695)
Originaire de Bunifaziu. Qualifié de Nobile. Vice-consul de France dans le Royaume de Corse en 1656. Anzianu de Bunifaziu en 1583.

SERAFINO Antoine: (1912-2008)
Originaire de Bunifaziu. Né à Toulon (Var). Frère de Xavier Paul Jules. Militaire. Combattant en 1940. Prisonnier, évadé, blessé, puis de nouveau combattant en 1944-1945, en Indochine (1953-1955), puis en Algérie (1960-1961). Général en 1965. Général de division en 1969. Commandeur de la Légion d'Honneur. Grand Officier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre 1939-1945. Croix de Guerre des TOE. Croix de la Valeur Militaire. Médaille des Evadés. Médaille des Blessés. Officier du Ouissam Alaouite. Co-auteur, avec Paul Milleliri et Geneviève Moracchini-Mazel, de Les monuments er œuvres de la Corse. Bonifacio.

SERAFINO Battista: (1530-)
Originaire de Bunifaziu. Fils de Vitu. Qualifié de Messer. En 1563, il est fait prisonnier par les Turcs, à Figari. Anzianu de Bunifaziu en 1583.

SERAFINO Dumenicu Vincenzu: (1804-1844)
De Bunifaziu. Notaire à Bunifaziu. Notaire royal à Porti Vechju en 1841.

SERAFINO Francescu Zavieru: (1744-1834)
Originaire de Bunifaziu. Maire de Bunifaziu de 1800 à 1801.

SERAFINO Francescu Zavieru: (1756-1820)
De Bunifaziu. Notaire à Bunifaziu. Prucuratore au Tribunal Royal de Bunifaziu en 1782. Receveur de droits de navigation dans le port de Bunifaziu en 1815.

SERAFINO Ghjuvanni Battista: (1720-1800)
De Bunifaziu. Notaire à Bunifaziu.

SERAFINO Jean-François Adolphe: (1875-1945)
Originaire de Bunifaziu. Capitaine au long cours. Auteur de Bonifacio, Guide pratique et historique, en 1938.

SERAFINO Paul Augustin: (1847-1930)
Originaire de Bunifaziu. Maire de Bunifaziu de 1884 à 1888.

SERAFINO Paulu Maria: (1653-1705)
Originaire de Bunifaziu. Fils d'Anghjulu. Qualifié de Moderno Priore delli Magnifici Anziani di Bonifacio en 1693.

SERAFINO Stefanu: (1796-1843)
De Bunifaziu. Fils de Francescu Zavieru. Docteur en médecine. Notaire royal à Bunifaziu.

SERAFINO Vitu: (décédé avant 1624)
De Bunifaziu. Qualifié de Messer. Représentant des habitants de Bunifaziu. En 1553, il doit fuir Bunifaziu lors de l'occupation de la ville par les Franco-Turcs. En 1559, il commerce avec la Sardaigne. En 1563, il demande à Gênes la confirmation des privilèges accordés aux habitants de Bunifaziu; il obtient satisfaction. Il affronte les Turcs d'Occhiali qui ont débarqué à Figari. Son fils Battista est fait prisonnier lors du combat. En 1564, il rachète son fils Battista, prisonnier des corsaires, pour 200 écus.

SERAFINO Vitu: (1661-1727)
De Bunifaziu. Fils d'Anghjulu. Qualifié de Nobile.

SERAFINO Vitu Tomasu: (1728-1783)
De Bunifaziu. Notaire à Bunifaziu.

SERAFINO Vitu Tomasu: (1785-1837)
De Bunifaziu. Chef de bataillon sous l'Empire. Commandant de la place de Bunifaziu. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

SERAFINO Xavier Paul Jules: (1911-1989)
Originaire de Bunifaziu. Docteur en médecine et chirurgie. Il est en Afghanistan, de 1950 à 1954, professeur agrégé de clinique chirurgicale à la Faculté de Médecine de Kaboul. Titulaire de la chaire de pathologie chirurgicale à Saigon en 1955. Titulaire de la chaire de pathologie chirurgicale à la faculté de médecine de Dakar en 1957. Fondateur et directeur de l'Institut Africain contre le Cancer. Fondateur et premier directeur du Centre Régional Anticancéreux Paoli-Calmettes de Marseille, en 1969. Maire de Bunifaziu de 1978 à 1989. Membre de l'Assemblée Régionale de la Corse à sa création en 1982. Réélu en 1984. Conseiller général de Bunifaziu en 1984 et 1985. Fondateur de l'Association des Etudes Bonifaciennes. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes. Commandeur de l'Ordre National du Mérite. Grand Officier de l'Ordre National du Sénégal.

SERAPIONE: (dix-huitième siècle)
De Tralonca. Ecclésiastique. En Mai 1759, voulant soustraire les religieux à l'emprise génoise, Pasquale Paoli essaie de faire remplacer leurs Supérieurs d'origine ligure par des Corses. Ainsi, il le fait élire comme Provincial des Franciscains.

SERCAL (de) ?: (dix-huitième siècle)
Avocat au parlement. En 1769, à Toulon, il traduit en Français les Statuti Civili di Corsica.

SERGE II: (?-847)
Pape de 844 à 847. Voir LOTHAIRE 1er.

SERGE III: (?-911)
Pape de 904 à 911. C'est sous son pontificat qu'est utilisé pour la première fois le terme de Sarrasin pour désigner l'envahisseur maure.

SERI Enzo: (vingtième siècle)
Artiste peintre installé à Paris. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1951 une peinture intitulée Sartène (Corse), et à celui de 1952, Paysage corse (Sartène).

SERIEYS Françoise: (née en 1952)
Née à Albi (Tarn). Professeur d'arts plastiques à Paris, puis Bastia, jusqu'en 1990. Artiste peintre. Elle expose à Aiacciu, en 1990, 1991, 1992... et Bastia, Calvi, Paris, Albi, Bordeaux, Tunis...

SERILLAC (de) ?: (?-1556)
Capitaine français. En 1556, il est tué au cours d'une action contre l'église de Sant'Antoniu di Belgudè, tenue par les Génois.

SERMONTE Jean-Paul:
Né à Aiacciu. Romancier. Poète. Conteur. Grand Prix Paul Verlaine. Grand Prix du Comte pour Enfants. Auteur de Ballades à Jeanne, en 1971, Sénèque en Corse, en 1973, Au cœur de la vague (1974), Le Monde Poétique, Une petite perle bleue, Le Château des Motti, en 1976, La Torre dei Motti à Luri (1977), L'Enfant et l'Océan (1980), Ajaccio, image d'un poème, avec Dominique Pietri, (1990)... Prix de l'Académie Européenne des Arts. Spécialiste de l'œuvre de Georges Brassens. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

SERPAGGI Antoniu: (?-1802)
Né à Bucugnà. Il s'installe aux Etats-Unis, en Virginie, en 1784. Il est le premier de la lignée de la famille Serpaggi dans le sud des USA.

SERPAGGI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Bucugnà en 1865.

SERPAGGI Ghjuvan Maria: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Bucugnà en 1855.

SERPAGGI (SEPARK) Joseph: (1831-1875)
Originaire de Bucugnà. Petit-fils d'Antoniu. Il participe à la Guerre de Sécession, comme lieutenant d'Infanterie de Caroline-du-Nord, dans la camp des Confédérés (Sudistes). Il est élu maire de Raleigh (Caroline-du-Nord) en 1875 mais il meurt l'année de son élection.

SERPENTINI ?: (dix-huitième siècle)
En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. Il commande un felucone.

SERPENTINI Antoine-Laurent: (1948-2012)
Originaire de Fughjichja. Historien. Spécialiste d'Histoire Moderne. Professeur à l'Université de Corse. Auteur de Bonifacio: Une ville génoise aux temps modernes, paru en 1995, de Les Statuts Civils et Criminels de la Corse (1551), avec Jean-Yves Coppolani, paru en 1999, de La Coltivatione (Gênes et la mise en valeur agricole de la Corse au XVIIe siècle), paru en 2000, Histoire de l'École en Corse, sous la direction de Jacques Fusina (2003) Pasquale de'Paoli (1725–1807): La Corse au cœur de l'Europe des Lumières (2007), Pasquale Paoli. Aspects de son œuvre et de la Corse de son temps (2008), Théodore de Neuhoff, roi de Corse (2011), Il dirige l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, paru en 2006.

SERPENTINI Francescu Ghjuliu: (1735-1776)
Originaire de Pastureccia d'Orezza. Partisan de Pasquale Paoli. Dès 1759, il combat dans les rangs des Naziunali contre les Génois. En 1767, il est chargé de la collecte des impôts à Sulinzara. En Octobre 1768, il est élu président du Magistratu di Terra di Comune. Il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, après la défaite, avec Clemente Paoli, il se rend à Vicu, où, avec d'autres, il tente de reconstituer et de réorganiser l'armée autour des quelques hommes qui restent avec lui, et de faire de la piève de Vicu, un bastion de résistance. La plupart des Capipopuli de la région s'y refusent et décident de se soumettre aux Français. Il s'embarque alors pour Livourne. De retour en Corse, il rentre à Pastureccia d'Orezza, où il décède en 1776.

SERPENTINI Joseph-Marie: (dix-huitième siècle)
Originaire de Pastureccia d'Orezza. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1803.

SERPENTINI Gérard:
Membre de l'ARC. Militant Nationaliste. Syndicaliste agricole. Il est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste. En 1999, il est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les prêts abusifs accordés par la caisse régionale du Crédit Agricole.

SERPENTINI Rosana: (?-1813)
Originaire de Brandu. Epouse de Francescu Ghjuliu. En 1768, elle participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En 1769, après la bataille de Ponte Novu, vêtue et armée comme un homme, avec son époux, elle suit Pasquale Paoli dans toute sa retraite, et s'embarque pour Livourne.

SERRA André:
En 1910, il publie Une Histoire de Bonifacio.

SERRA André:
Militant nationaliste. Elu secrétaire général de l'Accolta Naziunale Corsa (ANC) en 1993.

SERRA Andria Mighele Maria Antoniu: (1784-1838)
De Bunifaziu. Docteur en médecine et docteur en chirurgie de l'Université de Pavie. Maire de Bunifaziu de 1818 à 1825.

SERRA Claude: (né en 1949)
Né à Constance (Allemagne). Originaire de Pitrusedda. Haut-Fonctionnaire. Doctorat 3ème cycle des Sciences Politiques. Diplôme de l'Institut des Hautes Études Européennes. Certificat d'Études Européennes. Préfet du département de la Creuse en 2011. Officier de la Légion d'Honneur. Officier dans l'Ordre National du Mérite. Officier dans l'Ordre du Mérite Agricole. Chevalier des Arts et Lettres. Titulaire de la Médaille de la Jeunesse et Sports. Officier du Mérite Civil Espagnol.

SERRA Claude Paul Pierre:
Né en Tunisie. Originaire de Pitretu Bicchisgià. Fils de Pierre. Avocat d'affaires. Membre du cabinet Weil, Gotshal & Manges. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SERRA Corso: (douzième siècle)
Consul génois. En 1168, avec deux autres consuls (Anselmo Garrio et Idone Contardo), ils affrontent et battent la flotte pisane en un combat naval qui a lieu entre l'île de Pianosa et la Corse.

SERRA Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Loretu di Taddà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SERRA Ghjuvan Francescu: (1818-1904)
Né à Bunifaziu. Fils d'Andria Mighele Maria Antoniu. Chargé de l'inscription maritime de Bunifaziu de 1850 à 1880. Maire de Bunifaziu de 1900 à 1904. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille d'Or du Sauvetage.

SERRA (della) Ghjuvanantone: (seizième siècle)
Caporale. En 1567, Sampieru Corsu, avant d'être assassiné, avait décidé de le soumettre. En 1570, il est chargé, avec trois juristes génois et un corse, de mettre au point les nouveaux statuts de la Corse, qui comprennent 57 chapitres de droit civil et 80 de droit criminel.

SERRA Giovanni Pietro: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1609. Il succède à Raffaello Giustiniani. Il est remplacé, en 1611, par Giovan Battista Durazzo.

SERRA Jean-François Grégoire: (1850-1927)
De Bunifaziu. Fils de Ghjuvan Francescu. Capitaine au long cours. Chargé de l'inscription maritime de Bunifaziu de 1880 à 1912.

SERRA Lisandru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Sarra di Scupamena, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SERRA Paul:
Elu conseiller général de Corse-du-Sud en 1988.

SERRA Pierre:
Originaire de Pitretu Bicchisgià. Journaliste spécialiste de politique étrangère à la RTF puis l'ORTF.

SERRE Robert-Antoine: (vingtième siècle)
Né à Saint-Romain (Côte d'Or). Artiste peintre (paysages, natures mortes). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1930 une peinture intitulée Port de Corse, à celui de 1932, Bonifacio (Corse) et Port Méditerranéen, et à celui de 1933, Bonifacio, rue Saint-Roch.

SERRES John Thomas: (1759-1825)
Peintre de marine à Londres. En 1801, il édite une carte de la Corse.

SERTOUR Louis: (dix-neuvième siècle)
Capitaine commandant le Génie à Bunifaziu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SERVAL Etienne Louis Ponce: (1739-1824)
Procureur du Roi Louis XVI du Nebbiu, à Bastia. Lieutenant-général de l'Amirauté au département de la ville de Bastia. Subdélégué à l'intendance en 1778. En Mai 1789, il participe à l'Assemblée des Notables de Bastia.

SERVAL Jean-Baptiste Alexandre: (1750-1811)
Frère d'Etienne Louis Ponce. Procureur du Roi Louis XVI de la juridiction de la ville de Bunifaziu.

SERVIAN Raymond:
Sculpteur. Auteur d'une statue de Pasquale Paoli, inaugurée à Merusaglia, en 1954.

SERVILIUS GERMINUS Gnaeius: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 217 avant notre ère, il est sur les côtes corses avec cent vingt navires. Il fortifie les côtes, exige des otages, menace Aleria.

SESE Claude:
Né à Aiacciu. Comédien de café-théâtre et de cinéma. Il participe à de nombreuses séries télévisées et sitcoms. Créateur du spectacle On dirait le Sud (avec le célèbre Monsieur Ramirez).

SESTRIERES (de) Jean Vincent: (dix-huitième siècle)
Commandant la place de L'Isula. En 1776, il décide une tentative de colonisation de La Paratella, dont les terres (3200 arpents) lui sont attribuées sous le nom de Marquisat de Murat. En Mai 1777, à Calinzana, au cours d'une houleuse assemblée villageoise, les chefs de famille réclament son départ de La Paratella.

SETA Bartolomeu: (1685-?)
Né à Bastergà. Officier corse. Il est, comme lieutenant, au service de Gênes (de 1708 à 1714), puis de Venise (de 1714 à 1718). Il entre au service du roi d'Espagne Philippe V, comme capitaine, en 1718. Il sert dans les régiments Elveccia puis Naples. Il combat en Catalogne et à Gibraltar. En Avril 1734, à Campulori, il accompagne Luiggi Giafferi qui effectue un nouveau retour en Corse, en provenance de Livourne. Il reçoit le commandement du régiment Corsega (le Real Corsica) espagnol en Mai 1734.

SETA Dominique: (1892-1962)
Né à Bastergà. Docteur en médecine. Médecin militaire contre l'Allemagne (1914-1919). Résistant dans les Forces Française de l'Intérieur (FFI) durant la Seconde Guerre Mondiale. Médecin des administrations. Juge au Tribunal des Pensions. Médecin expert régional de la Sécurité sociale en Corse. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1914-1918 (2 citations). Médaille de la Résistance.

SETA Jean-Augustin: (1885-1979)
Né à Bastergà. Médecin. Maire de Bastergà de 1918 à 1974. Conseiller général de Bastergà de 1919 à 1979. Président du Conseil Général de la Corse de 1953 à 1956.

SETA Jean-Dominique: (né en 1933)
Né à Bastergà. Enseignant. Militant de la langue corse (U corsu d'ogni ghjornu, Fà un di...).

SETA Paul-Marc: (1933-2005)
Diplômé d'études politiques. Idéologue du nationalisme corse contemporain. Auteur, avec Yves Le Bomin, en 1962, d'un Manifeste sur l'Autonomie interne de la Corse. Il collabore à L'informateur Corse. En 1964, il est un des fondateurs du Comité d'Etude et de Défense des Intérêts de la Corse (CEDIC), dont il est le président. Co-fondateur de l'hebdomadaire nationaliste Arritti, en 1966. Candidat (suppléant de Max Simeoni) aux élections législatives à Bastia sous le sigle du FRC, en 1967. En 1975, il fait partie (il est chargé des questions fiscales) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. Auteur de Cuisine corse d'hier et d'aujourd'hui, paru en 1991. Trésorier-adjoint de la Fondation Napoléon, de 2003 à 2005.

SETA Xavier: (?-1990)
Médecin. Créateur du premier Centre de Transfusion Sanguine à Bastia.

SETTE CERBELLE: Voir FRANCESCHI Ghjuliu.

SETTE SANNI (SETTE ZANI): Voir DONSIMONI Filippu.

SEURRE Charles-Marie-Emile, dit Seurre le Jeune: (1798-1858)
Statuaire français. Auteur d'un bronze de Napoléon 1er placé en 1833 sur la Colonne Vendôme, puis aux Invalides en 1863. Une copie de ce bronze a été placée dans le hall de l'hôtel de ville d'Aiacciu en 1921, puis au Casone en 1938.

SEURRE (de) Michel: (seizième siècle)
Notable français. En 1559, il est l'envoyé spécial du Roi de France François II, et il apporte aux Corses une lettre de celui-ci leur rappelant les termes de l'accord signé par son père, Henri II, stipulant que la restitution de la Corse aux Génois doit se faire au plus tard, un mois après cette signature. Il débarque en Corse avec le chef des forces françaises sur l'Ile, Giordano Orsini.

SEUTTER Georg Matthaus: (1678-1757)
Géographe et éditeur à Nuremberg. En 1730, à Augsbourg, édition d'une carte de la Corse qu'il a dessinée.

SEVERAC Jacques: (1902-1982)
Metteur en scène de cinéma. Il réalise le film Colomba, tourné en grande partie en Corse, en 1933.

SEVERINUS: (sixième siècle)
Il est nommé premier évêque d'Aleria par le pape Grégoire 1er, en 590.

SEVERO da CORNIGLIA (da) Bertone: (quinzième siècle)
Génois. En 1462, aux côtés de Tomassino da Campofregoso, il participe à une grande assemblée qui réunit tous les opposants à l'Ufficio di San Giorgio, en l'église de La Canonica, à La Marana.

SFORZA ?: (dix-neuvième siècle)
Peintre actif à Bastia vers 1835.

SFORZA Francesco (François 1er): (1401-1466)
Duc de Milan de 1450 à 1466. En 1464, il remplace le Doge de Gênes Paolo da Campofregoso, chassé du pouvoir. L'Ufficio di San Giorgio lui demande aussitôt d'arbitrer le conflit qui l'oppose à Tomassino da Campofregoso au sujet de la Corse. Il écrit à ce dernier pour lui faire part de ses intentions de se rendre légitime propriétaire de la Corse. Il confirme ses intentions dans une deuxième lettre. Un traité de cession de la Corse est signé par l'Ufficio di San Giorgio, en sa faveur, et celle de sa femme et de ses enfants. Calvi et Bunifaziu sont exclues de ce contrat. Il nomme Francesco Manetta commissaire gouverneur (ou Vice-Duc) de la Corse. Celui ci impose trop les Corses, et devant de telles charges fiscales, de nombreuses lettres de mécontentement lui sont adressées. En 1465, il le remplace alors par Maurizio Scotti. Il anoblit Ghjudicellu di Caghju, avec une pension de 100 livres. En 1466, il reçoit de nombreux seigneurs corses en sa cour. Il nomme Vincentellu d'Istria II Chevalier. Il meurt en 1466.

SFORZA Galeazzo Maria (Galeas Marie): (1444-1476)
Duc de Milan de 1466 à 1476. Fils de Francesco. En 1466, succédant à son père, il donne à son trésorier, Menclotis de Rimini, ses instructions concernant la Corse. En 1467, il envoie sur l'Ile 800 soldats, commandés par Ambrosino da Lunghignano, pour soutenir Terramu della Casabianca et ses Rossi, contre les Neri de Petru della Casabianca. En 1468, il approuve les statuts (23 articles), libellés lors de l'assemblée du 22 Février 1468, qui lui sont présentés par les représentants corses. Il est assassiné en 1476.

SFORZA Gian Galeazzo (Jean Galeas): (1469-1494)
Duc de Milan en 1476. Fils de Galeazzo Maria. Il succède à son père, à l'âge de huit ans. Sa mère Bonne de Savoie, assure la régence.

SFORZA Ludovico dit le Maure: (1452-1508)
Duc de Milan de 1494 à 1500. Frère de Galeazzo Maria. Il succède à Gian Galeazzo. En 1492, il utilise des exilés corses dans ses armées.

SGAITU: Voir GIACOMONI Ghjuvanellu.

SGIO GHJERA: Voir NYER Louis.

SHARK Amy: Voir LUCIANI Annette.

SHLEIFER Arlette: (née en 1948)
Née à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Artiste peintre. Romancière. Elle séjourne régulièrement en Corse, à Porticciu. De 1985 à 1998 elle dirige une galerie d'art contemporain à Paris où elle reçoit des artistes corses. Elle expose à Aiacciu en 2002. Auteur des romans Errances, La nuit s'achève, Le bar rouge, Molto Chic, Piège détaché, Luna ou Le Voyage d'une Étincelle...

SIA (di) Pasquinu: (seizième siècle)
Cinarchese. Mercenaire. En 1528, il prend le parti de Florence, alliée de la France, avec les Médicis. En 1529, il est au siège de Florence, avec les forces françaises.

SIACCI René: (né en 1957)
Originaire d'Ochjatana. Journaliste. Il débute à Radio Corse International et Kyrn. Il collabore au Provençal Corse. Responsable des programmes, puis rédacteur en chef, en 1986, et enfin directeur, en 1989, de la station Radio Corse Frequenza Mora (RCFM), où il entre en 1983, et qu'il quitte en 1992. Sous sa direction voient le jour le jeu radiophonique A Ghjustra Paisana, et l'émission I Srinzati, en 1985. Il crée une formation de corse pour le personnel de RCFM en 1989. Directeur territorial de FR3 Corse en 1994. Nommé directeur des Ressources Humaines au siège de France Télévisions et conseiller en relations sociales du groupe, en 2006.

SIALELLI Armelle et Dominique:
De Petra Serena. Créateurs, en 1996, de la bière Pietra. Suivront les bières Serena, puis Colomba.

SIALELLI-ORDIONI Jacqueline: (1911-2012)
Originaire de Cagnanu (Carbunacce). Docteur en droit. Inspecteur général de l'Equipement. Membre du conseil général des Ponts et Chaussées. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur dans l'Ordre National du Mérite.

SIBELLA Laura: (née en 1983)
Originaire de Porti Vechju. Musicienne (piano). En 2002, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (C.N.S.M.D.P.), où elle obtient son prix en 2007.

SICHE Paul: (1933-2009)
Né à Lyon. Artiste peintre. Il expose à Aiacciu en 1981 et 1986.

SICILIANO François: (dix-neuvième siècle)
En 1897, il est le directeur du nouveau Journal de la Corse. Membre fondateur du Cercle du Sport et du Cercle du Diamant, à Aiacciu.

SICILIANO François-Charles: (?-1965)
Neveu de Jacques. Administrateur gérant du Journal de la Corse à la suite de son oncle, en 1955.

SICILIANO Jacques: (?-1955)
Fils de François. Directeur du Journal de la Corse à la suite de son père.

SICILIANO Marie-Dominique: (1879-1909)
Née à Marseille. Artiste peintre (paysages, scènes) d'origine corse installée en Algérie.

SICURANI ?: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Chanoine d'Orezza. En Décembre 1742, il est reçu par le gouverneur génois Domenico Maria Spinola, avec les autres médiateurs, afin de lui remettre de nouvelles propositions de la part des Naziunali de l'Orezza.

SICURANI Antone: (né en 1983)
Originaire de Balagna. Musicien (guitare). Membre du groupe Antone et les Ogres (jazz, rock, pop) fondé en 2010.

SICURANI Francis: (né en 1942)
Originaire de Costa Verde. Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975. Il est condamné à 2 ans de prison avec sursis, par la Cour de Sureté de l'Etat, en 1976. Militant syndical. Membre du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse.

SICURANI Jacques: (1953-2008)
Né à Corti. Originaire de A Valle d'Orezza. Fils de Joseph. Artiste peintre. Sculpteur. Diplômé des Beaux-Arts et de La Sorbonne. Professeur des Beaux-Arts. Il expose à Aiacciu (1997), Corti (1998, 2002)...

SICURANI Jean: (1915-1977)
Originaire de Pastureccia d'Orezza. Haut fonctionnaire. En poste au Cambodge de 1945 (Battambang, en 1950, Kompong-Cham, en 1951, Phnom Penh en 1852) à 1955. Il est ensuite muté en Afrique (AEF puis AOF). Commissaire de la République au Soudan en 1959. Gouverneur de Soudan en 1960. Préfet de Mostaganem en 1961. Il occupe ensuite divers postes dans les ministères à Paris, avant d'être nommé, en 1955, gouverneur de la Polynésie Française (jusqu'en 1969). Directeur de cabinet de Jacques Chaban-Delmas de 1969 à 1971. Préfet de la région Alsace en 1971. Commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris en 1977.

SICURANI Jean:
Originaire de Balagna. Enseignant chercheur (en archéologie préhistorique) à l'Université de Corse. Docteur en Préhistoire. Chanteur. Membre fondateur du groupe A Filetta. Co-fondateur de l'l'association culturelle U Svegliu Calvese en 1981. Président et directeur artistique des Rencontres de Musique Classique et Contemporaine de Calinzana.

SICURANI Joseph (né en 1928)
Né à A Valle d'Orezza. Professeur agrégé d'arts plastiques. Artiste peintre. Chroniqueur. Ecrivain... Il œuvre pour l'enseignement et le développement de la langue corse. Il expose à Bruxelles (1951), Aiacciu (1953, 1983), Corti (1994), Paris, Nice, en Allemagne, Belgique, Italie, au Canada, aux Etats-Unis... Auteur de U dettu di l'etima, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1996, Dizziunariu Corsu-Francese (2012). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

SIENI Bernardo Francesco: (dix-neuvième siècle)
Peintre italien né à Florence. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1844 et 1855.

SIF Minna:
Née à Pruprià. Ecrivain. Auteur de Méchamment berbère (1997), 13, Passage Gachimpega (1998), Inna (2000)... Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

SIFFREDI Georges: (né en 1927)
Originaire de Nesce. Docteur en médecine à Toulon (Var). Acupuncteur. Ostéopathe. Médecin du sport. Animateur de la diaspora corse de Toulon (Casa Corsa). Auteur de nombreux ouvrages spécialisés. Auteur de Storia di una passione (2003).

SIGAUDY Jean-Louis Emmanuel Honoré: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Manosque. Premier avocat général à la Cour d'Appel de Bastia. Auteur de nombreux écrits.

SIGISMONDUS: (douzième siècle)
Abbé de La Gorgona, en 1124, l'évêque de Mariana Teobaldo lui confirme la possession de l'église piévane de Santa Maria della Capella, à Ruglianu, qui avait été concédée au Monastère par son prédécesseur Hildebrando, en 1113.

SIGNAC Paul: (1863-1935)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse en 1935. Il y réalise plusieurs esquisses à Calvi, L'Isula et San Fiurenzu. On connait de lui Ajaccio, 26 mai 1935, Port de pêche en Corse, La côte nord de la Corse...

SIGNORI (di) Blasiu dit San Teofalu di Corti: (1676-1740)
De Corti. Franciscain sous le nom de Teofalu. Il sera canonisé sous le nom de San Teofalu di Corti. En 1693, il entre au couvent de l'Observance, à Corti. En 1698, il est ordonné prêtre à Naples. En 1725, il est envoyé en Corse afin d'y établir des couvents de stricte observance. Sa mission est très difficile et il ne peut établir que le couvent de Zuani. En 1730, il est de retour en Corse afin d'y installer des couvents de retraite (ritiri) franciscains, notamment à Ferringule. En 1731, avec Isaia Grimaldi, il fonde un ritiru franciscain à Zuani. En 1732, il est président, puis gardien du couvent de Zuani. Grâce à son intervention auprès du général Louis de Wurtemberg, le village de Zuani est sauvé de la destruction par les troupes autrichiennes. En 1734, il rentre en Italie, où il est nommé Supérieur du couvent de Fugecchio. En 1740, il décède, en Italie, en odeur de sainteté. La légende dit que son corps garda toute sa souplesse, et que son sang resta fluide. Il est béatifié en 1896 et canonisé en 1930.

SIGURANI Luiggi: (1739-?)
D'Orezza. Le 17 Juin 1774, il est condamné à Bastia, à 3 ans de prison. En Août 1774, il est envoyé aux galères du port de Toulon. Il est libéré le 17 Juin 1777.

SILVA (da) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis espagnol. Consul d'Espagne et de Naples à Livourne. En Juin 1731, lors de son voyage en Italie, le chanoine Erasmu Orticoni entre en relation avec lui et le père Ascagno, envoyé d'Espagne à Florence. L'un et l'autre encouragent les Corses à arborer la bannière espagnole sur la première place forte importante dont ils réussiront à s'emparer, promettant armes et munitions, dans un premier temps, puis des troupes si les succès initiaux viennent à se confirmer. En Septembre, il rencontre à nouveau le chanoine Erasmu Orticoni. Il l'informe que l'Espagne ne peut rien faire tant que Dom Carlos, le Duc de Parme, n'est pas installé en Toscane. En 1733, en accord avec le père Ascagno, il autorise Sebastianu Costa à envoyer en mission Francescu Rivarola et Luiggi Ciavaldini auprès de la Cour de Madrid. En 1762, Pasquale Paoli bénéficie encore de son soutien.

SILVAGNOLI ?: (seizième siècle)
Pêcheur du Capicorsu. En 1583, à Ruglianu, lors d'une attaque, il est fait prisonnier par les Turcs.

SILVAGNOLU: (seizième siècle)
De Tallone. En 1512, il parcourt la Corse en proclamant que Dieu l'a chargé d'avertir les Corses de leur prochaine libération du joug génois. Il est transféré à Gênes, d'où il reviendra fou.

SILVANI Alex: (1921-2008)
Originaire de Bucugnà. Commercial dans l'automobile (Renault) à Alger, Valence, Rome et Aiacciu. Cavalier de concours hippique. Fondateur et président de L'Eperon de Zalla. Président de la Fédération régionale des Sports Equestres de Corse.

SILVANI Laurent: (né en 1973)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Plasticien (BD, cinéma, presse, publicité, cartoon, art-pop). Il participe à l'exposition Born in Corsica, à Paris, en 2008. Membre de l'Association Independarte. En 2014, il participe au spectacle culturel Cors'Odissea.
Voir le site de Laurent SILVANI.

SILVANI Paul: (1929-2013)
Né à Bucugnà. Ecrivain. Historien de la Corse. Journaliste. Rédacteur de l'hebdomadaire Corse Olympique, de 1959 à 1962, sous le pseudonyme de Jean-Paul Mariotti. Chef d'agence, de 1962 à 1964, puis chef des informations, puis directeur, en 1978, du quotidien Le Provençal-La Corse. Correspondant du journal Le Monde depuis 1960. Rédacteur en chef des Cahiers du Bicentenaire, en 1969. Vice-président de Conseil Economique et Social de la Corse. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages qui lui ont valu tous les prix littéraires insulaires, et le Prix Littéraire National de la Résistance, dont La Corse en couleurs (1970), Corse des années ardentes (1939-1976) (1976), Corse des Révolutions 1789-1943-1958 (1989), Corse de ma montagne (1990), La Corse des Bellacoscia (1991), L'Archipel des Corses (1992), La cuisine corse d'antan (1992), Et la Corse fut libérée, qui obtient le Prix de Corse, attribué par la CTC, et le Prix Littéraire de la Résistance, en 1993. Histoire d'Ajaccio, (1993), qui obtient le Prix du Livre Corse (co-auteur), Ca s'est passe en corse, 4 tomes (1994, 1995, 1996 et 1997), L'île d'à côté (1998), L'or bleu de la Corse (1998), Les bandits Corses de légende, Bellacoscia, Zampaglinu (1999), Un siècle de vie corse (2000), La légende des Corses (2000), Le Bonapartisme, Une saga Corse (2003), Train de Corse, train rebelle (2005), En Corse, au temps de Paoli (2007), Bandits corses. Du mythe à la réalité (2010), La Corse des Présidents. Visites présidentielles et "problème corse" 1860-2012 (2012)... Il obtient le Prix du Mémorial, de la ville d'Aiacciu, pour l'ensemble de son œuvre, en 1999. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SILVANI Pierre-Louis: (1924-2014)
Né à Aiacciu. Directeur général honoraire des services du département de la Corse-du-Sud. Premier vice-président de la section départementale de Corse-du-Sud de la Société d'Entraide des Membres de la Légion d'Honneur. Directeur et président honoraire officiel de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 1939-1945. Commandeur de l'Ordre National du Mérite (2005).

SILVE ?: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. En 1837, il est le premier supérieur du grand séminaire d'Aiacciu, ouvert sous les plus favorables auspices. C'est un établissement d'enseignement secondaire.

SILVESTRI Don Ghjuvanni: (né vers 1744)
De Sant'Antoninu. Ecclésiastique. Docteur en théologie. Jurisconsulte et docteur In Utroque Jure. Il dédie à Pasquale Paoli L'Instituzione naturale all'onesta, qui est la traduction du latin à l'italien du livre de Lorenzo Soardi.

SILVESTRI Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Notable de Calvi. En 1616, il fait un don pour la construction d'une chapelle. Sa fille Viola est enterrée, le dimanche des Rameaux de la même année, dans le cimetière de la ville de Balagna.

SILVI Paulu Augostinu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Pitretu e Bicchisgià en 1865.

SILVY Jean: (1910-1983)
Né à Paris. Architecte à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Il peint surtout des vues d'Aiacciu. En 1941, il participe à la constitution du Centre Artistique Ajaccien (CAA).

SIMBROI (Les): Voir SUMBRI (Les).

SIMEON de BUOCHBERG Antoine Louis: (1864-1936)
Né à Corti. Fils de François Napoléon. Notaire. Conseiller général de Calacuccia de 1892 à 1898 et de 1902 à 1904. Maire de Corti de 1920 à 1935. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique (1923).

SIMEON de BUOCHBERG Jean Jacob François: (1765-1842)
Né à Lentz (Suisse). Capitaine commandant la place de Corti en 1789. Commandant du bataillon de Piombino, en garnison à Lucques. Maire de Corti de 1819 à 1822. Il écrit ses Mémoires en 1821. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

SIMEON de BUOCHBERG Napoléon François: (1801-1876)
Né à Corti. Fils de Jean Jacob François. Chef de bataillon. Commandant de la place de Corti. Maire de Corti de 1861 à 1865. Officier de la Légion d'Honneur.

SIMEON de BUOCHBERG Pierre: (né en 1974)
Maire de I Prunelli di Fiumorbu depuis 2008. Conseiller général (divers droite) du canton de I Prunelli di Fiumorbu de 2011 à 2015. Elu Conseiller départemental (divers droite) du nouveau canton de Fiumorbu Castellu en 2015. Troisième vice-président du Conseil Départemental de Haute-Corse.

SIMEONE Augustin Joseph Marie: (1863-1940)
Né à Marseille. Ecclésiastique. Docteur en philosophie et en théologie. Prêtre en 1888. Evêque de Corse de 1916 à 1926, où il est muté au siège de Fréjus et Toulon..

SIMEONI Anghjulu Francescu (Francescu di u Falasorma): (né en 1935)
Né à Galeria. Originaire du Niolu. Militaire. Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi. Ecrivain. Auteur de Dicu a mea, en 2010.

SIMEONI Edmond: (né en 1934)
Né à Corti. Médecin. Figure charismatique de l'autonomisme corse. Fondateur du Comité d'Etude et de Défense des Intérêts de la Corse (CEDIC), en 1964, du Front Régionaliste Corse (FRC), et de l'Action Régionaliste Corse (ARC), en 1967. En 1975, il fait partie (il est chargé, avec son frère Max, des questions politiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. La même année, lors du congrès de l'ARC à Corti, devant 8000 personnes survoltées, il tient un discours jugé révolutionnaire. Quelques jours plus tard, à la tête d'un groupe d'une vingtaine de militants de l'ARC, à Aleria, il occupe la cave vinicole d'un viticulteur rapatrié d'Algérie. Les gardes mobiles (8 escadrons et des véhicules blindés) donnent l'assaut à la cave: Deux gendarmes sont tués et un militant autonomiste est grièvement blessé. Il se constitue prisonnier. Il est jugé par la Cour de Sureté de l'Etat, qui le condamne à 5 ans de prison, dont 4 avec sursis. Dirigeant de l'Unione di U Populu Corsu (UPC), en 1977. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982, réélu jusqu'en 2010. Elu conseiller municipal de Bastia en 1983. En 1992, aux élections de l'Assemblée de Corse, la coalition Corsica Nazione, constituée sous l'égide de A Cuncolta Naziunalista, et qui regroupe derrière lui, l'Unione di U Populu Corsu (UPC), l'ANC et les Verts Corses (I Verdi Corsi), remporte une victoire éclatante à l'Assemblée de Corse. En 1994, suite à l'assassinat de Robert Sozzi, avec l'UPC, il quitte Corsica Nazione, et démissionne de son mandat de conseiller territorial. Auteur de Le piège d'Aleria, en 1975, Corse, la volonté d'être, en 1995... En 2004, il fonde Corsica Diaspora et Amis de la Corse.

SIMEONI Gilles: (né en 1967)
Né à Bastia. Fils d'Edmond. Avocat (il est un des défenseurs d'Yvan Colonna accusé de l'assassinat du préfet Claude Érignac). Docteur en Sciences politiques. Militant autonomiste, partisan d'un nationalisme d'ouverture et de projet. Membre du syndicat étudiant Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC) à Corti, puis Aix-en-Provence. Membre du parti autonomiste Inseme per a Corsica. Conseiller municipal de Bastia de 2008 à 2014. Elu conseiller territorial de Corse depuis 2010 (liste Femu a Corsica). Maire de Bastia de 2014 à 2015. Président de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015.

SIMEONI Jean: (?-2006)
Né à Lozzi. Ecclésiastique. Chanoine. Vicaire d'Ucciani, Carbuccia et Veru. Aumônier au collège Fesch et de l'hospice Eugénie à Aiacciu, et au collège de Porticciu. Curé de la cathédrale d'Aiacciu en 1987. Vicaire général en 1998.

SIMEONI Jeanne-Marie:
Universitaire. Ecrivain. Responsable de Centre de Formation d'Adultes en Corse et dans l'Océan Indien (Mayotte). Présidente d'Association culturelle (Vent du Sud) et de Défense du Patrimoine (Veghja Paisana). Co-fondatrice et présidente de la Ligue pour les droits de la Corse et des Corses LDC) (2006). Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

SIMEONI Jules:
Directeur de la revue Autonomia, créée par l'ARC en 1974.

SIMEONI Marc: (né en 1974)
Né à Bastia. Fils d'Edmond. Diplômé de l'ESC Marseille-Provence. Docteur en sciences de gestion de l'Université de Corti. Conseiller en management. Professeur à l'Université de Corti.

SIMEONI Marceau: (né en 1957)
De Corti. Militant nationaliste. Ingénieur-Chimiste. Syndicaliste. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1998 à 2004.

SIMEONI Marie:
Originaire de L'Isula. Commerçante à L'Isula. Militante nationaliste (Corsica Libera). Elue conseillère territoriale en 2015.

SIMEONI Max: (né en 1929)
Né à Lozzi. Médecin. Militant autonomiste. Maître à penser de l'ARC. Fondateur, avec son frère Edmond, du Comité d'Etude et de Défense des Intérêts de la Corse (CEDIC), en 1964, du Front Régionaliste Corse (FRC) et du premier hebdomadaire nationaliste, Arritti, dont il est le directeur, en 1966, et de l'Action Régionaliste Corse (ARC), en 1967. Candidat aux élections législatives à Bastia, en 1967. Candidat aux élections municipales à Bastia, en 1968. En 1973, il participe à l'élaboration de A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse. En 1975, il fait partie (il est chargé, avec son frère Edmond, des questions politiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. En 1976, un an jour pour jour après les évènements d'Aleria, il lance une occupation de la cave Cohen-Skalli, un des protagonistes du scandale des vins, et la dynamite. Secrétaire général de l'Associu di i Patrioti Corsi (APC) à sa fondation en 1976. Dirigeant de l'Unione di U Populu Corsu (UPC), en 1977. Secrétaire général de l'UPC en 1984. Président de l'UPC en 1993. Député européen (vert) de 1989 à 1994. En 2000, il rejoint le mouvement nationaliste Mossa Naziunale, puis le PNC.

SIMEONI Roland: (1934-2016)
Frère de Max et d'Edmond. Militant autonomiste. Membre de l'ARC.

SIMI Pierre:
Docteur en géographie. Agrégé de philosophie. Président de la de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (SSHNC) (dont il est membre depuis 1948) de 1961 à 1992. Auteur d'un Premier précis de Géographie de la Corse, paru en 1982 dans le BSSHNC.

SIMON (Gabriel da Montalcino): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1369 à 1401.

SIMON ?: (dix-neuvième siècle)
Baron. Militaire français. Général. En 1815, lors des Cent Jours, il remplace le général Bruslart comme gouverneur militaire de la Corse, à Bastia. Dès son arrivée, il annonce la formation d'une Ghjunta et fait hisser le drapeau tricolore. Sous la Nouvelle Restauration, il laisse son commandement au colonel Verrière et au chef de bataillon Antoniu Galloni d'Istria. Puis il quitte la Corse.

SIMONCINI Marc André: (né en 1963)
Informaticien. Chef d'entreprise. Fondateur d'un des premiers site de communauté francophone iFrance et du site web de rencontre par internet Meetic. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SIMONCINU: Voir FABIANI (de) Simone Buonaventura.

SIMONE: (dix-huitième siècle)
Curé de Campu. En Juillet 1731, il participe, avec de nombreux autres ecclésiastiques, à la Cunsulta di Pitretu, tenue au couvent de Santa Maria d'Ornanu. On y prêche un Appel à la Guerre Sainte contre les Génois, qu'il faut chasser hors de Corse.

SIMONETTA Cicco: (quinzième siècle)
Notaire génois. En 1464, il rédige le traité de cession de la Corse par l'Ufficio di San Giorgio, en faveur du Duc de Milan Francesco Sforza. En 1478, à la demande de la duchesse Bonne de Savoie, il aide le Génois Tomassino da Campofregoso à récupérer ses droits sur la Corse.

SIMONETTI Antoine: (1924-2006)
Né à Lentu. Militaire. Engagé volontaire en 1943, il fait, avec la 2èmeDB, le débarquement de Normandie. Il participe à la libération de Paris et est blessé aux portes de Strasbourg. Il finit la guerre en Allemagne. Après la guerre, il combat en Indochine, en Mauritanie et en Algérie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire.

SIMONETTI Ghjuvanni: (1913-1990)
Originaire de Cervioni. Professeur de musique et de chant. Poète. Musicien (piano, mandoline). Auteur-compositeur. Créateur de la chanson Cervioni.

SIMONETTI Ignaziu Francescu: (1697-1784)
Originaire de Ville di Parasu. Ecclésiastique. Abbé en 1721. Capellano alla S.S. Trinita dei Pellegrini. Secrétaire de Monseigneur Canillac de 1733 à 1747. Conseiller de Monseigneur Landi de 1747 à 1749. Qualificatore du Saint-Office de 1749 à 1766. Conseiller de la Doctrine Chrétienne de 1749 à 1784. Il décède à Rome en 1784.

SIMONETTI Jean:
Directeur d'une scierie de bois. Il est racketté par le bandit Joseph Bartoli dont il organise l'assassinat en 1931.

SIMONETTI Nathalie:
Originaire de Cervioni. Petite-fille de Ghjuvanni. Chanteuse de variétés.

SIMONETTI Pierre-François: (1906-1944)
Né à A Casabianca. Préposé à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris XIIème. Résistant. Lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur / Francs-Tireurs et Partisans Français (F.F.I./F.T.P.F.), il est fusillé par les Allemands au Mont-Valérien, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SIMONETTI-MALASPINA Buonavantura: (dix-neuvième siècle)
Né à E Ville di Parasu. Maire de E Ville di Parasu de 1825 à 1830.

SIMONETTI-MALASPINA Buonavantura: (1879-1951)
Né à E Ville di Parasu. Fils de Don-Pierre François Antoine. Réputé le plus grand oléiculteur de France. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SIMONETTI-MALASPINA Don-Pierre François Antoine: (1835-1907)
Né à Ville di Parasu. Fils de Buonavantura. Avocat. Maire de Ville di Parasu.

SIMONETTI-MALASPINA Don-Pierre François Antoine: (1909-1985)
Né à E Ville di Parasu. Fils de Buonavantura. Maire de E Ville di Parasu.

SIMONETTI-MALASPINA Ignaziu Francescu Ghjuseppu: (1838-1905)
Né à E Ville di Parasu. Fils de Buonavantura. Elu conseiller général Bonapartiste de la Corse (canton de Belgudè) de 1864 à 1895. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SIMONGIOVANNI François: (1865-1932)
Né à Aiacciu. Entrepreneur. Mélomane. Directeur de théâtre Saint Gabriel à Aiacciu de 1896 à 1927. Il parcourt l'Europe pour bâtir les programmes de théâtre ou d'opéra. Président du Comité Central Bonapartiste (CCB) de 1930 à 1932.

SIMONI ?: (dix-huitième siècle)
En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SIMONI Alain: (né en 1955)
Médecin ophtalmologiste à Bastia. Militant nationaliste. Membre de Corsica Nazione Indipendente. Collaborateur au Ribombu.

SIMONI Antoine Dominique: (1912-1944)
Né à Fughjichja. Résistant. Adjudant des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), il est tué au cours des combats pour la libération de Toulon, en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SIMONI Antoine Louis: (1883-1954)
Né à Siscu. Diplomate. Consul général de France. Interprète des Affaires Indigènes en Tunisie de 1914 à 1918. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14-18. Médaille Militaire Anglaise.

SIMONI César Jean Thomas: (1864-?)
Né à Sorbu Ocagnanu. Militaire. Lieutenant-colonel commandant le 173ème Régiment d'Infanterie en 1920. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Coloniale Sahara. Croix de Guerre 14-18.

SIMONI Ghjuseppu: (1777-?)
Originaire de Soriu di Tenda. Mathématicien. Avocat à Bastia. En 1798, il enseigne également les mathématiques dans l'ancien collège des Jésuites de la ville. Conseiller à la Cour d'Appel d'Aiacciu. Membre de l'Institut de France à Paris.

SIMONI Jean: Voir BASTIA Jean.

SIMONI Jean-Pierre: (né en 1940)
Originaire de Mérusaglia (Ponte a A'Leccia). Médecin. Ecrivain. Romancier. Auteur d'une thèse sur Les chances de guérison des tuberculeux en 1967, d'un essai Opuscule sur l'Immortalité, en 1978, de romans: L'année des chemises noires, en 2005, Le caïman noir, en 2010, Le manchon noir, en 2011, L'asymptote du rajeunir, en 2014...
Voir le site de Jean-Pierre SIMONI.

SIMONI (SIMONY) (de) Jules François: (1770-1849)
Originaire de Soriu di Tenda. Ecclésiastique. Evêque de Soissons de 1824 à 1847.

SIMONI Paul Dominique: (1911-2011)
Originaire de Vallecalle. Membre des Services Spéciaux de la Défense Nationale. Officier au 154ème Régiment d'Artillerie de Position (154RAP) de Grenoble. Colonel (ER). Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39-45 avec palme. Médaille de la Résistance. Décoration alliées.

SIMONI Roger: (1937-2009)
Originaire de Figari (Tarrabucceta). Né au Maroc. Militant nationaliste et agricole. Il est à l'origine de la création de l'Office du Développement Agricole et Rural de la Corse (ODARC). Créateur de la première caisse locale du Crédit Agricole, à Ghisunaccia. Militant nationaliste, membre de l'ARC, il participe aux évènements d'Aleria, en 1975, au côté d'Edmond Simeoni.

SIMONI Sébastien: (né en 1970)
Né à Bastia. Entrepreneur. Fondateur du logiciel WebsineMaker (outils de création de sites internet) en 2001. Co-fondateur de la plateforme ajaccienne CampusPlex, en 2009.

SIMONI de PETRICONI Voir PETRICONI (de).

SIMONPAOLI Orsu Antone dit Nicualiu di Ped'Orezza: (1758-1833)
Né à Ped'Orezza. Ecclésiastiaque. Frère capucin. Il reçoit l'habit de capucin au couvent de Spiluncatu en 1785. Il est d'abord frère lainier puis frère quêteur. Pendant la Révolution Française il est expulsé en Italie. En 1797 il est frère quêteur au couvent de l'Immaculée Conception à Rome. Rentré en Corse il est hébergé au couvent de U Viscuvatu. Il aurait le don de la prophétie, de nombreux miracles auraient été opérés par son intersession. Il décède à U Viscuvatu en 1933.

SIMONPAOLI Yves dit Paoli: (né en 1928)
Né à Bastia. Professeur en chirurgie dentaire. Artiste peintre (il signe ses toile sous le nom de Paoli). Il réalise sa première exposition personnelle à Paris, en 1953. De 1953 à 1977, il expose régulièrement à la galerie La Roue (Saint Germain des prés) Il remporte un vif succès à Paris en 1958. Il participe à l'exposition Ecole de Corse, à Bastia, en 1967. Auteur de 3 ouvrages sur la chirurgie dentaire.

SIMONPIERI Côme: (1907-2006)
Né à Castirla. Photographe. Créateur du premier laboratoire de photographie de L'Isula. Spécialiste d'histoire et d'Egyptologie.

SIMONPIETRI Agnès: (née en 1954)
Artisan à Salgetu. Responsable associative pour la défense de l'environnement. Conseillère de l'Assemblée Territoriale de Corse depuis 2010 (Groupe Femu a Corsica). Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargée de l'Office de l'Environnement de la Corse.

SIMONPIETRI Arrivaldu: (dix-septième siècle)
Originaire de Centuri. En 1635, il est fait prisonnier par les Turcs. Il est libéré après versement d'une rançon.

SIMONPIETRI Charles: (1897-1993)
Originaire de Centuri. Médecin à Marseille.

SIMONPIETRI Christian: (né en 1940)
Né à Saïgon. Journaliste photographe. Grand reporter de guerre de 1968 à 1985. Il s'oriente ensuite vers la photographie de célébrités du monde de l'art et de la culture.

SIMONPIETRI Dumenicu: (1607-1670)
Originaire de Centuri. Chevalier d'Ortinola. En 1635, il paie la rançon pour libérer son cousin Arrivaldu, enlevé par les Turcs.

SIMONPIETRI Felice: (1764-1814)
D'Ortinola. Maire de Centuri.

SIMONPIETRI Michel Pierre:
Maire de Furiani depuis 2014. Elu conseillèr départemental (divers gauche) du nouveau canton de Bastia IV en 2015. Neuvième vice-président du Conseil Départemental de Haute-Corse.

SIMONPIETRI Santa: (née en 1964)
Originaire d'Aiacciu. Auteur réalisatrice de films documentaires. Réalisatrice, avec Michel Houdayer, de Lingua viva (2013).

SIMONPOLI Charles Jean: (1911-1944)
Né à Vintisari. Professeur. Homme de lettres. Résistant. Créateur de la revue Les Cahiers de la Poésie, en 1942. Membre de La Nouvelle Revue. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Capturé et torturé, il est fusillé par les Allemands, avec 22 autres résistants, dans la plaine de Chanfroy, en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Vintisari.

SIMONPOLI Ghjacumu: (1890-1969)
Né à Vintisari. Auteur d'un long poème épico-narratif en langue corse (8 chants) Fiumorbu in Guerra 1815-1816, en sixains de décasyllabes, en 1962. Auteur de I Destini, en 1978. Il collabore aux revues L'Annu Corsu et U Muntese. Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovonni.

SIMONPOLI Laurent: (né en 1961)
Né à Suresnes (Hauts-de-Seine). Metteur en scène. Il réalise son premier court métrage, U Tavonu, en 2001. Metteur en scène de Il était une fois dans l'Ouest de la Corse, réalisé en 2003, Assassins, en 2009, Coupez !, en 2012...

SIMONU d'AUDDE: Voir DARY Simon.

SIMONU di I LECCI: Voir LUCIANI Simon Jean.

SIMONU di SAN GHJORGHJU: Voir POLI Simon'Paulu.

SINDALI Antoine: (né en 1945)
Né à Nice. Enseignant. Homme politique (droite). Conseiller général du canton de Corti de 1992 à 2001. Maire de Corti depuis 2001. Conseiller territorial depuis 1999. Conseiller exécutif et président de l'Office des Transports de la Corse (OTC) de 2004 à 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur. Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques.

SINDALI Michaëla:
Née à Sousse (Tunisie). Installée à Corti où elle est gérante hôtelière. Romancière. Auteur de Surula, le monde d'Aphrolon (2012).

SINET Victor: (1930-2012)
Né à Albitreccia. Journaliste sportif. Historien du football. Ecrivain. Il collabore à L'Équipe et à France Football pendant 43 ans. Il couvre 10 Coupes du Monde de football. Auteur de Charles Humez, sa vie, ses combats (1955), Corse au football de feu (1971), Les Lions de Furiani (1978), La Coupe du monde oubliée (Coupe du monde 1938) (1998), La fabuleuse histoire du football corse (2000)... Spécialiste du football italien, il anime une chronique hebdomadaire sous le patronyme de Antonio Carruggi. Militant autonomiste, il collabore également au journal Aritti, sous le pseudonyme de Vittoriu d'Albitreccia. Ardent défenseur de la langue corse, il enseigne également à Scola Corsa. Auteur de Dix ans de lutte au service du peuple corse, paru en 1976.

SINEZOUBOFF Nicolas (1891-1956)
Artiste peintre russe (portraits, scènes, natures mortes, paysages). Il effectue plusieurs séjours en Corse dans les années 1930 (il vit à Bastia entre 1935 et 1937). Il adresse au Salon des Artistes Français de 1941 une peinture intitulée Morsiglia (Corse). On connait également de lui Vue de Bastia et Marine de Corse.

SINGLANDE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Révérend père. Aumônier militaire. En 1765, à Paris, parution d'un ouvrage qu'il consacre à la Corse, Mémoires et voyages. Il cite, en parlant des Corses: Leurs chaussures répondent au reste de leur habillement; ce sont d'informes souliers plats, dont le cuir n'est point corroyé et qu'ils garnissent de clous pour se soutenir plus aisément sur le penchant de leurs montagnes et des précipices qu'il leur faut sans cesse parcourir.

SINIBALDI Jean Paul Raphaël: (1857-1909)
Né à Paris. Originaire de Sartè. Artiste peintre (portraits, sujets militaires, paysages). Il effectue toute sa carrière à Paris. Elève de Cabanel et de Alfred Stevens, il débute au Salon des Artistes Français de 1881 et expose au Salon des Artistes Français, principalement des scènes de genre et des sujets d'histoire. En 1886 il obtient le second prix de Rome. Il se tourne vers la peinture décorative. Il obtient une bourse de voyage en 1888 grâce à sa Fille des Rajahs. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SINIBALDI Pasquale: (1737-1794)
Originaire de Calinzana. Capitano commandante. Il est tué lors d'un combat, à Calvi, en 1794.

SINIBALDI Paul: (1921-2003)
Né à Montegrossu (Montemaio). Joueur professionnel de football (gardien de but). Il effectue sa carrière au Stade de Reims, avec lequel il est Champion de France en 1949, 1953 et 1955, vainqueur de la Coupe de France, en 1950, et de la Coupe Latine 1953. International en 1950.

SINIBALDI Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Casanova, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SINIBALDI Pierre: (1924-2012)
Né à Montegrossu (Montemaio). Frère de Pierre. Joueur professionnel de football (Reims, Nantes, Lyon, Perpignan). 2 fois international entre 1946 et 1948. Il poursuit ensuite une carrière d'entraineur (Perpignan, Luxembourg, Anderlecht, Monaco, Las Palmas, Gijón, Toulon).

SINONCELLI (di) Antone: (quinzième siècle)
Caporale. Dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les Génois et les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. En 1490, après la défaite des Cinarchesi, il s'embarque à Porti Vechju pour l'exil.

SINONCELLI Pierre: (1964-2008)
De Biguglia. Militant nationaliste. Membre de la Cunsulta di a Ghjuventu Naziunalista Corsa (CGNC). Membre du MPA. Membre fondateur du Rinnovu. Membre du mouvement I Naziunali.

SINORALDU: (?-1457)
Pievanu de Casacconi. En 1457, accusé d'être un des instigateurs de l'assassinat de Michele de Germani, il est pendu.

SIONVILLE (de) Jean-Prosper: (1715-1789)
Officier français. Colonel. Il sert une première fois en Corse sous les ordres de de Maillebois. Il y revient en 1768, sous les ordres de de Narbonne. En Août 1769, il prend le commandement d'une légion de Volontaires Corses crée dans le Dilà. Il a pour adjoint Ghjuvan Battista de Peri. Il est nommé maréchal de camp, avec mission de parcourir l'Ile à la tête de quelques compagnies de soldats, afin de parfaire le désarmement et la pacification. Le désarmement est très difficile, et les Français multiplient les recherches, les perquisitions, les menaces, augmentant ainsi le nombre de suspects, d'accusés et de condamnés à mort. Déjà, de nombreux prisonniers peuplent les souterrains de la forteresse de Toulon. En Avril 1770, le duc de Choiseul lui demande de rédiger un Mémoire sur l'état physique et moral de la Corse. En Juin 1774, il mâte la révolte du Niolu. Il est responsable de l'exécution sur le terrain des insurgés du Niolu. Il désigne lui-même les branches des châtaigniers, situés à Annunziata, sur la commune de Corscia, auxquelles sont pendus les condamnés. Il occupe le Niolu, et y organise une véritable dragonnade. Des maisons sont brûlées, des villages entiers saccagés. En Octobre, après le Niolu, le Boziu et Vallerustie, il s'attaque à la Balagna. En Novembre, il s'en prend au Fiumorbu, dont les habitants ne semblent pas offrir les garanties de fidélité attendues. Il envoie sur place Raffaelle de Casabianca pour y mettre bon ordre. En Novembre 1786,en l'absence du commandant militaire en second, le comte du Rosel de Beaumanoir, il assure l'intérim du comte de Marbeuf, décédé. Il rentre de Sartè, où il réside, et rejoint Bastia où il attend l'arrivée du futur Commandant en Chef de la Corse qui n'a pas encore été nommé (il ne le sera qu'en Janvier 1787). En Juillet 1787, à Aiacciu, il rencontre le vicomte Armand Charles de Barrin, qui est le nouveau Commandant en Chef de la Corse. En Septembre 1789, il est remplacé, en tant que commandant militaire en second de la Corse, par Francescu de Gaffori. En Octobre, il décède à Sartè, où Il avait du s'enfermer chez lui sous la menace de la population.

SIRINELLI Jean: (1921-2004)
Né à Ville di Parasu. Résistant. Il participe à la libération de Paris. Agrégé de lettres en 1946. Helléniste. Chef du service des Relations Culturelles au ministère des Affaires Etrangères de 1962 à 1967. Recteur de l'Académie de Limoges de 1967 à 1968. Il conduit la réforme universitaire de 1968 à 1972. Recteur de l'Académie de Versailles de 1972 à 1973.¨ Professeur de littérature grecque à la Sorbonne de 1973 à 1991. Président de la Commission française pour l'UNESCO de 1979 à 1997. Auteur de Les enfants d'Alexandre (1993), Plutarque (2000)... Il décède à Paris en 2004.

SIRINELLI Jean-François: (né en 1949)
Originaire de Ville di Parasu. Historien. Spécialiste de l'histoire politique et culturelle de la France au XXe siècle. Professeur des universités. Directeur du Centre d'Histoire de Sciences-Politiques. Président du jury du Prix du Mémorial, grand prix littéraire de la ville d'Aiacciu, en 2013.

SIRO (SIRI) Giovanni Stefano: (?-1635)
De Savone. Evêque de Sagone en 1631, il succède à Sebastiano Albano. Il décède en 1635.

SIRUGUET Jean-Joseph: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. On retrouve de ses œuvres peintes à Bastia entre 1852 et 1855.

SISCO A.-M.: (dix-neuvième siècle)
En 1897, à Bastia, il est le directeur de L'Echo de Bastia, un hebdomadaire républicain et indépendant.

SISCO Damiano: (seizième siècle)
Génois. En 1582, il est podestat de Bastia.

SISCO Ghjuseppu: (1748-1830)
Né à Bastia. Chirurgien. Directeur de l'Hospice de Saint Jacques, professeur d'anatomie et de chirurgie, professeur en chef de médecine dans le collège romain. Chirurgien du pape Pie VII. Il publie Saggi dell'Istituto romano di Medicina esterna, en 7 volumes, de 1816 à 1829. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1829, il est le premier chirurgien, en Italie, à pratiquer et réussir la ligature de la carotide. Il décède à Rome en 1930. Il lègue sa bibliothèque à la ville de Bastia, et lègue à sa mort  tout son patrimoine à une fondation (le Legs Sisco). Cette fondation est chargée de distribuer des bourses permettant à de jeunes bastiais d'étudier le droit, la médecine ou les beaux-arts à Rome. Ces dispositions sont appliquées à partir de 1841, mais dès 1876 l'Etat français ne reconnaît plus la validité des diplômes de droit et de médecine délivrés par les universités italiennes. Seuls de jeunes artistes vont continuer à postuler pour ces bourses. De 1841 à 1893 ils sont 26 à en bénéficier, dont les sculpteurs Louis Patriarche et Mathieu Pekle, et les peintres Charles Fortuné Guasco, Louis Alessi ou Joseph de Gislain.

SISCO Ghjuseppu: (1810-?)
Né à Bastia. Chirurgien. Sous-aide à l'hôpital militaire de Corti.

SISCO Henri (né en 1934): (né en 1934)
Né à Paris. Commissaire de police. Administrateur territorial. Homme politique (radical de gauche). Maire de Santa Maria di Lota de 1978 à 2008. Vice-président de l'association des maires de la Haute-Corse. Vice-président de la Communauté d'agglomération de Bastia. Conseiller territorial de 1992 à 2010.

SISCO Joseph: (?-1943)
De Bastia. Résistant. Il est tué par les Allemands, lors des combats de Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SISCO (de) Pierre Aloysius Antoine (Petru): (1761-?)
Né à Bunifaziu. Avocat à Bastia. En 1814, il est membre du Comité Supérieur Royaliste de Bastia, la Ghjunta de 14 membres, qui dirige la rébellion bastiaise. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Conseiller à la Cour Royale de la Corse en 1825. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SISCU (di) Grimaldu: (seizième siècle)
En 1570, il propose de construire la tour de Testa di Sagru, à condition que les Génois lui adjugent la récente gabelle d'un sou par barrique de vin, qui a été négociée dans le Capicorsu.

SISINNIUS: (?-708)
Pape durant vingt jours. En 708, il consacre Timoteo évêque d'Aiacciu (ou d'Aleria).

SISTI Jo: (1953-2012)
Militant agricole du Fiumorbu. Militant nationaliste. Elu à l'Assemblée de Corse en 1986 (A Cuncolta Naziunalista), il démissionne, avec son groupe, en 1989, et fonde, avec Pierre Poggioli, l'Accolta Naziunale Corsa (ANC). Secrétaire général de l'ANC en 1991. En 1992, il est arrêté par la police italienne et interrogé à l'aéroport de Rome alors, qu'avec d'autres militants de l'ANC, il rentre d'un Congrès des nationalistes, tenu à Malte. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1992 à 1998. Il est assassiné à U Petrosu, en 2012.

SISTI Paul: (?-1943)
Originaire de U Petrosu. Résistant. Il est tué, en sautant sur une mine au cours d'une mission de résistance, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SIVORI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Calvi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SIXTE IV (Francesco della Rovere): (1414-1484)
Pape de 1471 à 1484. En 1480, il accorde une indulgence plénière au prêtre franciscain Guglielmu Bolano.

SIXTE V (QUINT): Voir PERETTI Felice.

SKREDSVIG Christian Eriksen: (1854-1924)
Né à Modum (Norvège). Artiste peintre norvégien (animaux). Il séjourne en Corse en 1883. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1890 une peinture intitulée Villa Baciocchi, jour d'hiver (près d'Ajaccio).

SLOM Olga (Olga SLOMCZYNSKA): (1881-1941)
Née à Vevey (Suisse). Artiste peintre suisse (paysages). Elle séjourne en Corse au début des années 1910. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1912 un pastel intitulé Le goulet à Bonifacio, et à celui de 1913, Marine de Centuri (Corse).

SMITTORY ?: (dix-huitième siècle)
Amiral anglais. En Avril 1769, en Casinca, avec Pasquale Paoli, et en compagnie de Lord Pembroke, du marquis milanais Fagnani, du Chevalier Tancredo et du peintre romain Vincenzo Rotigliardi, il inspecte l'armée Naziunale. Les cinq hommes sont arrivés par L'Isula, et Pasquale Paoli les reçoit à Muratu. Puis, après avoir vu Corti, A Venzulasca et Borgu, ils arrivent à Bastia, où ils sont reçus plutôt fraîchement par le comte de Vaux.

SMOLETT Tobias Georges: (1721-1771)
Ecossais. En 1753, il décrit le Roi THEODORE 1er dans son livre The Adventures of Ferdinand Cont Fathom (chapitre 39).

SOAVI Ghjuvan Silvestru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Nesce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SODINI Don-Marc: (1915-2009)
Originaire de Suveria. Militant communiste. Résistant. Maire de Suveria de 1977 à 1989.

SOGGIO Pietro: (seizième siècle)
Génois. En 1563, il est le responsable du château et des prisons du Dilà.

SOLACROUP A.: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il collabore avec ses dessins au crayons de couleurs aux revues A Muvra, L'Almanaccu di A Muvra, U Libronu di A Muvra... (Bonifacio, Carrughiu (Sartè), Piazza Porta (Sartène)...).

SOLARI Ambroggio: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1495, l'évêque de Corse, Paolo da Campofregoso, lui attribue les bénéfices de l'évêché d'Aiacciu, qui étaient accordés jusque-là au commissaire Domenico Negrone.

SOLARI (de) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis. Ministre de l'Ordre de Malte auprès du Saint Siège. En Juin 1754, à Rome, il rencontre l'abbé Luiggi Zerbi qui a été envoyé à La Valette pour offrir au Grand Maître de l'Ordre de Malte, Emmanuel Pinto, la tutelle de la Corse.

SOLETTI Gérard: (vingtième siècle)
Artiste peintre bastiais. Plasticien. Il s'installe à Aiacciu dans les années 1970 avant de retourner à Bastia. Premier prix du concours Paese Corsu d'Arena di Viscuvatu, en 2005. Il expose à Marseille, Lyon, Paris, Rome.

SOLIMAN II le Magnifique: (1494-1566)
Sultan Ottoman de 1520 à 1566. Allié de François 1er contre Charles Quint. Sa flotte, commandée par Dragut, combat en Corse, en 1553, avec les Français, contre les Génois. En 1560, avec Charles IX, il confirme à Thomas Lenche le privilège d'établir une compagnie en Algérie, appelée le Bastion de France. En 1562, à Constantinople, il reçoit Sampieru Corsu, envoyé du Roi de France.

SOLINAS David: (né en 1978)
Originaire d'Aiacciu. Chanteur. Auteur. Compositeur. Interprète.

SOLIS Michel: Voir TOMASI Claude.

SOLIVA François: (1918-2011)
Originaire de Corti. Lieutenant-colonel (ancien du 406ème Régiment d'Artillerie Antiaérienne). Chef du Bureau de Défense de la Préfecture de la Somme, à Amiens. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Croix de Guerre TOE.

SOLLACARO Antoine: (1949-2012)
Originaire de Pruprià. Avocat pénaliste. Bâtonnier au barreau d'Aiacciu. Il participe à la création de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), en 1974. Militant nationaliste proche du MPA. Défenseur d'Yvan Colonna et de nombreux autres Nationalistes entre autres. Militant des Droits de l'Homme. Il est assassiné à Aiacciu, en 2012.

SOLYMOSI Thomas: (né en 1956)
Né à Budapest (Hongrie). Musicien (orgue) hongrois. Compositeur. Il effectue plusieurs séjours en Corse (2002, 2004, 2006, 2011...) durant lesquels il visite la plupart des orgues insulaires (il y en a une centaine de recensés). Il donne plusieurs récitals dans l'Ile, et compose 37 œuvres pour les orgues corses (Lumiu, Cateri, Costa, Luri...). Il publie un recueil de ses compositions, Œuvres pour orgues corses, en 2011.

SOMME (de): (seizième siècle)
Duc. Militaire français. En 1553, il commande les troupes françaises qui débarquent près de Bastia.

SONNIER Léon: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1900. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1903 deux peintures intitulées Plage à Cargèse et Rue à Cargèse, à celui de 1904, Soir d'orage corse, à celui de 1905, Golfe d'Ajaccio, La maison des Napolitains (Ajaccio), Ponte Leccia, Campo dell'Oro (Corse) et Cargèse (Corse), à celui de 1906, Le feu dans le maquis, Orage dans le maquis de Chioni, Le tombeau Peraldi (Ajaccio) et Le Monte d'Oro (Corse), et à celui de 1907, Le Port (Corse). L'Etat lui achète, en 1907, un œuvre intitulée La plage de Cargèse et le mont Vitullo.

SONOLET ?: (dix-huitième siècle)
Ingénieur français. En 1785, il dresse le mémoire de San Fiurenzu, qui compte 300 habitants.

SOPRANIS (de) Gian Battista (Bernardo ?): (dix-huitième siècle)
Génois. Commissaire du Dilà à Aiacciu en 1737. En Février 1739, confiné dans Aiacciu, il ne peut qu'opérer quelques expéditions autour de la ville. En 1759, il est nommé gouverneur de la Corse en remplacement de Guiseppe Maria Doria. En Mars, avec son commissaire adjoint Giovanni Battista Sauli, il tente de desserrer l'étau que les Naziunali exercent sur Bastia. Il attaque ces derniers à Furiani, mais échoue dans sa tentative. En Septembre, il est l'instigateur d'un complot contre Pasquale Paoli. En Juillet 1760, il est remplacé par Domenico Invrea.

SORAGNO (da) Lariolo: (quinzième siècle)
Militaire milanais. En 1477, Ambrosino da Langasco, après avoir battu Tomassino a Campofregoso, le met à la tête de la garnison, qu'il place à Corti.

SORBA: (dix-huitième siècle)
Famille d'Aiacciu. Une des cinq familles corses anoblies par les Génois au dix-huitième siècle.

SORBA ?: (dix-neuvième siècle)
De Vighjaneddu. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

SORBA Agostino Paulo Domenico: (dix-huitième siècle)
Génois installé à Aiacciu. Ministre plénipotentiaire de Gênes auprès du Roi de France de 1749 à 1771. Il joue un rôle important dans les relations diplomatiques entre les deux pays, notamment dans les négociations qui aboutirent au Traité de Versailles. En Juillet 1767, il est chargé des discussions avec le duc de Choiseul sur la cession de la Corse. Il propose à la France de lui céder la souveraineté de la Corse contre l'abandon des subsides qu'elle a avancés depuis trente ans et moyennant le paiement d'une nouvelle aide non remboursable. Il rappelle qu'il entend ne pas laisser les Corses libres et indépendants sur un seul pouce de terrain au bord de la mer… En Septembre, Gênes lui rappelle que la nation corse ne devra jamais pouvoir devenir souveraine et indépendante, ni posséder en cette île aucune place ou établissement maritime, ni être en état de causer préjudice ou d'inquiéter en aucune manière et à aucun moment la navigation, le commerce, et la paix en terre ferme. Le 15 Mai 1768, il signe au nom de la République de Gênes, le Traité de Versailles, traité conclu entre le Roi de France et la République, pour la cession de la Corse. En quinze articles et une disposition annexe, avec deux clauses séparées et secrètes, le traité est signé, côté français, par le duc de Choiseul.

SORBA Battista: (seizième siècle)
D'Aiacciu. Fils de Ghjuvan Francescu. Lieutenant de Sarté et de La Rocca en 1578.

SORBA François:
Maire de Pruprià de 1945 à 1965.

SORBA Ghjuvan Francescu: (seizième siècle)
D'Aiacciu. En 1540, il obtient une concession dans la région d'Aiacciu, avec obligation de bâtir une tour. Il est à l'origine de la famille Sorba, d'Aiacciu.

SORBA Girolamu: (seizième siècle)
D'Aiacciu. Fils de Scipione. Négociant. Notable ajaccien en 1585.

SORBA Jean-Baptiste: (dix-huitième siècle)
Génois originaire d'Aiacciu. Ministre génois à Paris. Anobli par Gênes en 1737 sur intervention de la France, il est créé marquis de La Viletta, du nom d'une propriété qu'il possède à Aiacciu, par Louis XVI.

SORBA Lazzaru: (seizième siècle)
D'Aiacciu. Fils de Ghjuvan Francescu. Qualifié de Nobile. Oratore d'Aiacciu. En 1587, il demande au Sénat de Gênes des lois plus sévères contre la délinquance, et une police plus nombreuse et plus active.

SORBA Lorenzo (Lomellino): (seizième siècle)
Génois. Chancelier de l'Ufficio di San Giorgio de 1528 à 1558. Il possède des terres et des biens en Corse. Il s'exile en France en 1559.

SORBA Scipione: (seizième siècle)
D'Aiacciu. Fils de Ghjuvan Francescu. Négociant. Notable ajaccien en 1585.

SORBU (di) Baruffu: (douzième siècle)
Habitant du Capicorsu, il donne, en 1110, au couvent de La Gorgona, une grande part de ses biens situés dans le Capicorsu.

SORNACONE Francescu: (seizième siècle)
Chef militaire de Bastergà. Pro-Génois. En 1554, il est avec les Génois, contre les forces françaises. Il est le commandant de Corti. Battu, il se rend aux français; il est emmené, avec ses hommes, à Calvi. En 1556, il aide Tulliu de Gentile à se défendre contre les de Gentile pro-Français. En 1557, il occupe la tour de Ferringule.

SOUBASANOI (Les): Voir SUBASANI (Les).

SOULL'ARD Louis: (vingtième siècle)
Né à Saint-Lô (Lanche). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il expose, en 1912, à Paris, 29 paysages de Corse. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1935 une peinture intitulée Remparts de la citadelle (Bastia), et à celui de 1937, Vieux oliviers à Ajaccio.

SOUTHWELL-CASTELL Arthur: (1857-1910)
Négociant anglais. Fils d'un confiseur londonien. Il commercialise le cédrat de Corse, ainsi que l'eau d'Orezza. En 1882, il crée une agence maritime à Bastia. Il s'installe définitivement en Corse en 1884. Vice-consul d'Angleterre à Bastia. Il reprend la concession de l'usine d'antimoine de Luri-Castellu, et crée la société Wiens-Novelli-Southwell. Il dirige l'usine de L'Ozari, à Belgudè, de 1899 à 1910. Il décède à L'Isula, en 1910.

SOUTHWELL-COLUCCI Edith Stelen: (1888-1936)
Née à Ville di Petrubugna. Fille d'Arthur. Epouse du peintre Guido Colucci. Elle s'intéresse à l'ethnologie de la Corse et à sa culture populaire. Elle récolte les voceri, lamenti, stalbatoghji... Auteur de Raconti Corsi en 1928 et Canti Popolari Corsi, en 1933, œuvre qui demeure une des plus importantes collectes de chants populaires corses (Ninne Nonne, Terziu, Serenate, Contrasti, Canzoni, Lamenti d'Amore, Brindisi, Stornelli, Filastrocche, Lettere, Testamenti, Lamenti di Banditi, Strofe Antiche, Voceri)... Au total 150 pièces (dont 68 Voceri), pratiquement toutes inédites.

SOUVESTRE Albert: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1873.

SOYER Louis Léonce Frédéric: (1843-1927)
Né à Aiacciu. Général de division. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre du Nichan Iftikar. Officier d'Académie.

SOZZI Robert: (1965-1993)
Employé de la société de convoyage de fonds Bastia Securita. Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista et du FLNC Canal Historique. Il est abattu en 1993 par le FLNC Canal Historique, qui invoque la légitime défense préventive. Cet attentat va déclencher une série de règlements de compte dans la famille nationaliste.

SPADA André dit Le Bandit de Dieu dit Le Tigre de Cinarca: (1897-1935)
Né à Aiacciu. Fils d'un charbonnier sarde. Engagé dans l'armée en 1917, il déserte et est condamné à 3 ans de prison en 1918. Sa peine suspendue, il s'engage à nouveau dans la Coloniale de 1919 à 1921. Auteur de 6 meurtres ou assassinats et de plusieurs tentatives. Il entre en banditisme en 1922 à Sari d'Orcinu: il assassine un gendarme. En 1923, il est l'auteur d'une fusillade où plusieurs personnes sont blessées. En 1924, il tue un gendarme et un villageois à Finosellu... Il est condamné 3 fois par contumace. Il est arrêté sans résistance en 1933, atteint de folie mystique et se recommandant sans cesse à Dieu. Il est conduit à Marseille pour des examens psychiatriques. Il est condamné à mort, et guillotiné en 1935, devant la prison de Bastia.

SPADA Sébastien:
De Lopigna. Bandit. Frère d'André avec lequel il vit dans le maquis. Il se rend aux autorités en 1932.

SPADARI Don Carlu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Avapessa, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SPADONE: Voir PIZZINI Antone.

SPADONI Alain: (né en 1949)
Né à Vernon (Eure). Notaire depuis 1975Ruglianu, puis Santa Maria Siché, en 1978, puis Aiacciu, en 1986). Président de la Fédération Rénovée des Etudiants Corses (FREC), en 1970. En 1983, il présente un rapport sur des années d'indivision en Corse. Membre de la Commission de l'Indivision. Il effectue de nombreux travaux sur la fiscalité du patrimoine en Corse. Président de la Chambre des notaires de Corse en 1990. Président du Conseil Régional de l'ordre des Notaires depuis 1991. Président de l'Association de Défense des Arrêtés Miot. Il est considéré comme le fondateur du Groupement d'Intérêt Public pour la Reconstitution des Titres de Propriété en Corse (GIRTEC), en 2006. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SPALIKOWSKI Edmond:
En 1909, il publie Impressions de Corse.

SPERONE Agostino: (1697-?)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1764. Il remplace Giovanni Battista Sauli. En Juillet 1767, après le départ des Français, les Génois, sur ses ordres, plus rapides que les Corses, entrent à Calvi.

SPERONE Gian Benedetto: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1742, il assure l'intérim du gouverneur Domenico Maria Spinola, décédé. En Juin 1743, il rejoint Aiacciu où il remplace Stefano Venoroso, comme commissaire de la ville. En Avril 1745, aux portes d'Aiacciu, à Campu di l'Oru, pour une banale histoire de territoire de chasse, de violents incidents se produisent entre Corses de Cavru et du Celavu, et soldats grecs de la colonie de Paomia, au service de Gênes. Il y a des morts et des blessés. Il intervient, et consigne tous les Grecs de la ville. En Octobre, il est remplacé par les commissaires Visconte et de Negro au poste de commissaire d'Aiacciu. En Décembre 1748, il est adjoint du gouverneur Stefano de Mari . Il accuse le marquis de Cursay d'ingérence dans les affaires de Corse, et de se moquer du pouvoir officiel de la République de Gênes.

SPILUNCATU (di) Andria: (seizième siècle)
Chef militaire de Balagna. Pro-Français. En 1556, Giordano Orsini, avant de rentrer en France, lui confie la défense de la Balagna.

SPILUNCATU (di) Guglielmu: Voir MARCHI Auguste.

SPILUNCATU (di) Runuculu: (seizième siècle)
Chef militaire de Balagna. Pro-Génois. En 1557, il occupe la tour de Munticellu. Il en est chassé par Jean de Cros.

SPINETTA Jean-Cyril: (né en 1943)
Né à Paris. Originaire de Bastergà. Haut-fonctionnaire. Adjoint d´enseignement de 1961 à 1969. Attaché d´administration centrale de 1969 à 1970. Chef du bureau des investissements et de la planification au ministère de l'Éducation Nationale de 1972 à 1976. Détaché comme auditeur au Conseil d'État de 1976 à 1978. Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement de 1978 à 1981. Chef du service d'information et de diffusion du Premier Ministre de 1981 à 1983. Directeur des collèges au ministère de l'Éducation Nationale de 1983 à 1984. Directeur de cabinet du Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle de 1984 à 1986. Inspecteur général de l'Éducation Nationale de 1986 à 1987. Successivement directeur de cabinet du ministre des Affaires Sociales et de l'Emploi, du ministre des Transports et de la Mer et du ministre de l'Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer de 1988 à 1990. Président-directeur général d'Air Inter de 1990 à 1993. Chargé de mission auprès du Président de la République, conseiller pour les affaires industrielles, puis préfet, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement de 1994 à 1995. Chargé de mission du recensement des gisements d'emplois dans le secteur de l'Éducation confiée par le ministre de l'Éducation Nationale et le ministre de l'Emploi et de la Solidarité de 19941 à 1995. Conseiller technique au cabinet du Commissaire européen chargé des Sciences, de la Recherche et de l'Éducation en 1996. Président d'Air France-KLM de 1997 à 2008. Depuis 2009 il est le président du Conseil d'Administration d'Air France-KLM et d'Air France.

SPINOLA (Famille): (dix-septième siècle)
Génois installés à Bastia vers 1650. En 1665, leur domaine de Casabianda leur rapporte 20000 lires annuelles.

SPINOLA ?: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de Bastia. En Mai 1748, le chevalier de Cumiana somme la ville de se rendre, promettant une capitulation avec les honneurs. Il refuse, et tente une sortie en force.

SPINOLA ?: (dix-huitième siècle)
Génois. Ambassadeur de Gênes en France. En Janvier 1790, il revendique la souveraineté génoise sur la Corse, alléguant que le décret du 30 Novembre 1789 est contraire au traité en vigueur du 15 Mai 1768, que la Corse n'est qu'un dépôt aux mains du Roi de France et que Gênes garde le droit d'en reprendre possession aux conditions mentionnées aux articles III et IV du Traité de Versailles de 1768.

SPINOLA Agostino: (seizième siècle)
Génois. Lieutenant d'Andrea Doria. En 1553, il embarque de Gênes, à bord de 26 galères, 3000 hommes (Espagnols et Italiens), et se dirige vers Bastia. En 1554, il est nommé lieutenant général. Il réunit tous ses hommes, Italiens, Espagnols et Allemands, et installe son quartier général à l'église de Sant'Antoniu della Casabianca, sur la route de Merusaglia. La bataille contre les troupes françaises et corses a lieu sur le Pianu di Merusaglia. Il l'emporte. Il poursuit les Corses et leurs alliés gascons et français qui se retirent dans l'Orezza, il pille, ravage et brûle le Rustinu, l'Ampugnani et l'Orezza. Andrea Doria, sollicité par la Cour d'Espagne, doit quitter la Corse. Il est alors confirmé à la tête de toutes les forces de l'Ile. Il exerce alors une répression sauvage sur les Corses qui ont pris le parti des Français. Sur les ordres de Gênes, il ordonne de détruire la forteresse de San Fiurenzu. Cette destruction est motivée aux yeux des Génois par une mesure d'économie et par la trop grande insalubrité des marais avoisinants qui rendent la place insoutenable. Il rentre à Gênes en 1555.

SPINOLA Agostino: (dix-huitième siècle)
Génois. Evêque d'Aiacciu de 1715 à 1722. Il tient un synode en 1719. Il assume le poste de gouverneur de la Corse de 1721 à 1722. Il succède à Bartolomeo da Passano. Il est remplacé par Antonio de Negroni. Evêque de Sagone de 1722 à 1726.

SPINOLA Alessandro: (seizième siècle)
Officier génois. En 1564, il combat Sampieru Corsu à Aiacciu, où ce dernier est battu.

SPINOLA Alessandro: (dix-septième siècle)
Génois. Feudataire de Siscu en 1641.

SPINOLA Ambroggio: (seizième siècle)
Génois. En 1557, il est le nouveau commissaire général de l'Ufficio di San Giorgio en Corse. Il s'installe à Bastia. L'effectif de la garnison de la ville est alors de 1700 hommes. En 1589, il s'associe au bail de Filippo da Passano sur Porti Vechju. Il se démet de son fief en 1600.

SPINOLA Andrea: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1521. Il succède à Antonio da Roverotto. En 1522, il est remplacé par Baldassare Adorno.

SPINOLA Andrea: (dix-huitième siècle)
Praticien génois. En 1731, il est installé en Balagna, où sa fille épouse Ghjuvan Paulu Antonini (dit l'abbate), de Sant'Antoninu.

SPINOLA Antonio: (?-1460)
Militaire génois. En 1460, il est envoyé en Corse, par l'Ufficio di San Giorgio, en tant que commissaire extraordinaire, avec 200 soldats. Il siège à Vicu. Vincentellu d'Istria II et Lucianu di Quenza se joignent à lui, et ils attaquent La Rocca. Arrigu et Antone della Rocca se soumettent. Il décide de détruire les terres des Cinarchesi: Toute la région, de Sagone à Calvi est brûlée. Au nom de l'Ufficio di San Giorgio, il annonce aux Cinarchesi une amnistie générale, et les invite à un grand festin de réconciliation à Vicu. Les féodaux corses y vont, et sont assassinés: six sont décapités, quatorze sont pendus. Sa répression est terrible: pratiquement tous les Cinarchesi survivants sont exécutés. Il meurt de la fièvre, à Vicu. Il est remplacé par Benedetto de Fieschi.

SPINOLA Antonio: (quinzième siècle)
Notable génois. En 1490, il fait partie de l'Ufficio per li Affari di Corsica, un ministère des affaires corses, dont quatre députés génois sont chargés d'appliquer les décisions concernant la Corse.

SPINOLA Benedetto: (seizième siècle)
Génois. Neveu d'Ambrogio de Negri. En 1556, Gênes l'envoie sur l'Ile, comme commissaire adjoint, pour seconder le commissaire gouverneur Antonio Fornari.

SPINOLA Carlo: (dix-huitième siècle)
Génois. En Août 1762, il arrive à Aiacciu. Il remplace, au poste de commissaire du Dilà, Francesco Maria Spinola, rappelé à Gênes. En Octobre 1765, alité et soigné par le docteur Petru Cuneo, il mesure la notoriété de Pasquale Paoli qui traverse la ville. Malade, il est remplacé par Gian Battista Albora.

SPINOLA Cristoforo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1664. Il succède à Giovanni Francesco Sauli. Il est remplacé, en 1666, par Giorgio Zoaglia.

SPINOLA Domenico: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Nommé commissaire en Corse, dans le Diquà, par l'Ufficio di San Giorgio en 1486. En 1487, il est rejoint par Raffaello de Grimaldi. En 1489, il emprisonne Guglielmu d'Ortale, un des derniers partisans de Ghjuvan Paulu di Leca, qu'il fait torturer et décapiter.

SPINOLA Domenico Maria dit Corsetto: (1664-1742)
Génois, né en Corse. Neveu de Paolo. Ancien doge. Marquis. Gouverneur de la Corse de 1740 à 1742. Il remplace Giovanni Battista de Mari. En Juillet, il arrive à Bastia. En Août, il s'oppose en vain au retour de Ghjuvan Petru Gaffori en Corse, autorisé par le marquis de Maillebois. Gênes lui annonce que les Français quitteront la Corse avant la fin de l'année 1740. En Juillet 1741, il relate à Gênes la mauvaise humeur des Français (au sujet, entre autre, des places fortes qui viennent de leur être refusées), et soupçonne les officiers du Roi de France de pousser les Corses à la révolte. En Décembre, il ordonne de procéder à des élections le 1er Février 1742, et de choisir le Collège des Nobili Dodeci du Diquà et celui des Nobili Sei du Dilà (qui n'ont plus été élus depuis 1733). En Janvier 1742, personne ne se manifestant, ni pour faire acte de candidature, ni pour désigner les Prucuratori et les électeurs des Nobili Dodeci et des Nobili Sei, il s'en inquiète, et fait appel au nouvel évêque corse de Sagone, Paulu Maria Mariotti , pour persuader ses compatriotes de participer, au moins, au choix des Prucuratori délégués. En Mars, les élections ayant eu lieu, il demande aux Nobili Dodeci et aux Nobili Sei de lui faire part de leurs requêtes, afin de les soumettre à l'examen du Sénat de Gênes. Il reçoit un Catalogo de la part des Nobili Dodeci. En Mars, il accuse Paulu Maria Mariotti, l'évêque de Sagone, de ne pas remplir son rôle de médiateur auprès de ses compatriotes. En Novembre, il publie les Nouveaux Règlements. En Décembre, il reçoit les médiateurs ecclésiastiques qui lui remettent de nouvelles propositions de la part des Naziunali de l'Orezza. Il les accuse d'être les auteurs de tous les désordres. En Janvier 1743, craignant un soulèvement imminent, il cède aux demandes des représentants des pièves réunies à la Cunsulta d' Orezza, et promet de transmettre au Sénat de Gênes, les dernières propositions faites par les Naziunali en Décembre 1742. Il meurt en Février. Il est remplacé par Pier Maria Giustiniani.

SPINOLA Enzelino: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1550. Il succède à Paolo Gregorio Raggio. En 1551, il est remplacé par Francesco Passagio.

SPINOLA Felice: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, tout un programme de location de terres et d'inféodation est offert aux Génois: il en profite et acquiert des terres dans I Agriate. En 1730, son domaine, à San Pellegrinu, est pillé par les rebelles corses.

SPINOLA Francesco: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

SPINOLA Francesco: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur militaire de la Corse en 1559.

SPINOLA Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1617. Il succède à Francesco de Marini. Il est remplacé, en 1619, par Stefano Rivarola.

SPINOLA Francesco Maria: (dix-huitième siècle)
Génois. Commissaire du Dilà. En Août 1762, il est remplacé par Carlo Spinola.

SPINOLA Gherardo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1691. Il succède à Giovanni Prato. Il est remplacé, en 1696, par Ambroggio Imperiale.

SPINOLA Giambattista: (dix-septième siècle)
Evêque italien de Sarrano. En 1686, il effectue un voyage apostolique à travers toute la Corse.

SPINOLA Giambattista: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai 1761, il arrive à Bastia parmi les six sénateurs envoyés par Gênes, Senatori pacificatori della Corsica. Il est reçu par toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

SPINOLA Gianmaria: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1547. Il succède à Benedetto Pernice. En 1548, il quitte Calvi pour se réinstaller dans la citadelle bastiaise, ce qui renforce le statut de la ville. Il reconnaît le capitaine Vivianu d'Omessa comme l'un des principaux gentilshommes de Corse. En 1549, il est remplacé par Paolo Gregorio Raggio.

SPINOLA Giovan Battista: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1564, il est le commandant de la garnison génoise de Corti. Il se rend à Sampieru Corsu. En 1588, il est nommé syndic en Corse.

SPINOLA Giovanni: >(seizième siècle)
Militaire génois. Lieutenant de Giorgio Doria. En 1558, avec ses 200 hommes, il aide celui-ci à reprendre Borgu, alors aux mains des Français.

SPINOLA Giovanni Andrea: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1672. Il succède à Carlo Emmanuelle Durazzo. Il est remplacé, en 1674, par Geronimo Carmagnola.

SPINOLA Giovanni Pietro: (dix-septième siècle)
Génois installé à Bastia. En 1669, il écrit au Sénat de Gênes pour annoncer, qu'au cours d'une délibération, la communauté de Bastia a demandé que la somme de 20000 écus d'argent soit affectée à la construction du nouveau môle de Portu Cardu. Ce qui implique que des nouvelles impositions seront obligatoirement votées pour couvrir ces nouvelles charges.

SPINOLA Giovanni Stefano: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1717 à 1719. Il succède à Marco Aurelo Rebuffo. Il est remplacé par Bartolomeo da Passano.

SPINOLA Luciano: (seizième siècle)
Génois. En 1553, Andrea Doria ayant repris Bastia aux Français, il devient commissaire de la ville.

SPINOLA Mario: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1621. Il succède à Camillo de Moneglia. Il est remplacé, en 1622, par Francesco Calvo.

SPINOLA Oberto: (treizième siècle)
Militaire génois. En 1277, il défend le district de Bunifaziu, attaqué par Ghjudice di Cinarca. En 1305, il est envoyé en Corse par Gênes, à la tête de 2000 soldats, pour aider Guglielmu della Petrallarretta et Salnese d'Istria à combattre Ghjudice di Cinarca, alors âgé de plus de 90 ans.

SPINOLA Obizio: (dix-septième siècle)
Militaire génois. En 1615, lors de la révolte des paysans des pièves de Cavru, Ornanu et Taravu, où plusieurs familles des seigneurs di Bozzi sont massacrées et leurs biens pillés, Gênes réagit, et lui confie le commandement de deux mille soldats génois qui vont envahir toute la région de l'Ornanu...

SPINOLA Oberto: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est capitaine à Calvi, assiégée par les troupes de Giordano Orsini.

SPINOLA Paolo: (dix-septième siècle)
Génois. En 1639, il reçoit l'emphytéose du domaine des Agriates. En 1641, le fief des Porette et du Fiumorbu lui est concédé.

SPINOLA Paolo Francesco: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1713 à 1715. Il succède à Negrone Rivarola. Il est remplacé par Marco Aurelo Rebuffo.

SPINOLA Paolo Maria: (dix-septième siècle)
Evêque de Sagone de 1657 à 1658.

SPINOLA Pellegro: (dix-huitième siècle)
Praticien génois. Fils d'Andrea. Beau-frère de Ghjuvan Paulu Antonini (dit l'abbate). En 1731, il est l'ami de Ghjuvan Lurenzu de Petriconi.

SPINOLA Pietro: (?-1715)
Génois. Observantin. Evêque d'Aiacciu de 1697 à 1715. En 1710, il pose la première pierre d'un grand séminaire qu'il dédie à l'Immaculata Cuncezzione. En 1711, lors d'un synode, il déclare qu'en Corse, les prêtres n'enseignent pas le catéchisme, marient les concubins, baptisent des enfants dont les parrains et marraines ignorent tout de la religion…

SPINOLA Quilico: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est le commissaire, colonel de toute l'infanterie, de Calvi, assiégée par les troupes royales françaises de Giordano Orsini.

SPINOLA Ranuccio: (?-1457)
Evêque d'Aiacciu de 1442 à 1457. Il meurt en 1457. En 1462, une pierre tombale à son effigie est construite dans l'église San Francescu di Bunifaziu.

SPINOLA Rafael: (1409-1457)
Originaire de Savone. Ecclésiastique. Docteur en théologie. Evêque d'Aiacciu de 1438 à 1441. Il est inhumé à Bunifaziu.

SPINOLA Raphaello: (quatorzième siècle)
Génois. Evêque du Nebbiu de 1332 à 1357. En 1345, délégué du Saint-Siège pour la réforme de l'église corse, il intervient en faveur du curé de San Cerbone di Valanetu, et prononce un jugement qui oblige, selon l'antique coutume, les paroissiens de cette église, chaque année, le jour de la Quadragésime, à porter sur l'épaule des échalas et à les placer dans les vignes appartenant à l'église. En 1346, il est à Patrimoniu pour y trancher un différend entre le recteur des églises de San Carbone di Valanetu et de San Gregoriu di Nebbiu, d'un côté, et les curés des églises voisines, de l'autre, qui profitent de la crise et de la faiblesse des moines toscans pour ne plus payer leurs dîmes.

SPINOLA Sebastiano: (dix-septième siècle)
Génois. Commissaire en Corse en 1617. Lors de son mandat, il effectue une visite d'inspection systématique des tours de l'Ile.

SPINOLA Simone: (seizième siècle)
Doge de Gênes. En 1569, comme prévu dans les conditions de capitulation, les envoyés corses à Gênes arrivent devant le Sénat, qu'il préside, pour présenter leur soumission; ils sont emmenés par Francescu di Sant'Antoninu.

SPINOLA Stefano: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1592. Il succède à Agostino Doria. Il est remplacé, en 1593, par Nicolo Fieschi.

SPINOLA Tomaso: (treizième siècle)
Militaire génois. En 1259, Gênes l'envoie en Corse, avec un corps expéditionnaire de 200 hommes, pour aider Arrigucciu de Cinarca à combattre Sinucellu della Rocca. Il sera battu.

SPINOLA Tomasso: (dix-huitième siècle)
Génois. Commissaire du Dilà. En Mai 1760, à Bunifaziu, dans l'oratoire de San Ghjuvanni Battista, il appelle les partisans de Gênes à une Cunsulta. Quelques notables de La Rocca répondent à cette convocation, cinq de Livia, quatre de Quenza et Porti Vechju, deux de Zonza, cinq de Taddà, et deux de Sartè.

SPINOLA Zaccaria: (quinzième siècle)
Militaire génois. En 1433, devant Bastia, il s'empare de Vincentellu d'Istria, et le livre à la justice génoise.

SPINOSI Antoine René: (1904-2011)
Originaire de Carbini et E Lubertacce. Militaire. Ancien combattant. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille militaire. Croix de Guerre 39-45. Croix de Guerre des Territoires d'Outre-Mer (TOE). Médaille des Blessés Militaires.

SPINOSI Jean: (?-1998)
Né à Aiacciu. Conseiller municipal bonapartiste d'Aiacciu de 1947 à 1977. Maire d'Aiacciu en 1975. Président fondateur du GFCA.

SPINOSI Jean-Christophe: (né en 1964)
Originaire de Caldarellu, Figari et Corscia. Musicien (violon). Chef d'orchestre. En 1991, il fonde le Quatuor Matheus, qui deviendra au bout de quelques années l'Ensemble Matheus. Il est consacré Meilleur chef lyrique 2007 par l'Académie du Disque Lyrique. Depuis 2009, il est membre du comité de parrainage de l'Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel (IRCA) de Corse présidé par le réalisateur Magà Ettori. Chevalier des Arts et des Lettres.

SPINOSI Joseph: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

SPINOSI Patrice: (né en 1972)
Né à Paris. Avocat à la Cour d'Appel en 1996. Avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation depuis 2000 Administrateur de l'Observatoire International des Prisons. Ancien premier secrétaire de la Conférence des Avocats aux Conseils. Fondateur de la Conférence Lysias, concours interuniversitaire de plaidoirie. Il est un des défenseurs d'Yvan Colonna lors de son procès en appel, en 2010, et obtient son renvoi en cassation.

SPIRO Eugen: (1874-1972)
Né à Breslau (Allemagne). Artiste peintre allemand (paysages). Il séjourne en Corse en 1928. On connait de lui une peinture intitulée Oliveraie en Corse (1928).

SPITZER Francis:
Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1998 à 1999.

SPOLVERINO Alessandro: (seizième siècle)
De Verone. Colonel. En 1554, au service des Génois, il est à la tête de 1000 hommes, qui battent Giacomo Santo da Mare II, à Belgudè. A Petralba, il est battu par les Corses. Il est fait prisonnier et livré au maréchal de Termes, qui l'envoie en Provence.

SPORTINO Petru: (dix-septième siècle)
Membre du Cunsigliu dei Anziani di Aiacciu en 1656.

SPOTURNO ?: (dix-neuvième siècle)
Chanoine à Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

SPOTURNO François, dit François COTY: (1874-1934)
Né à Aiacciu. A la fois artiste, industriel, technicien, économiste, financier, homme politique et sociologue. Il découvre la parfumerie à Paris et fait son apprentissage à Grasse auprès d'Antoine Chiris. Sans doute l'un des parfumeurs les plus novateurs du XXe siècle. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Il le quitte en 1921 pour rejoindre les Gavinistes. Conseiller général de Soccia en 1921. En 1922, il finance, à Aiacciu, l'hebdomadaire A Muvra. Elu sénateur (gaviniste) de la Corse en 1923, mais son élection est invalidée en 1924 pour fraudes et corruptions. Il fonde, en 1928, l'Ami du Peuple, où il développe ses thèses antijuives et anti maçonniques. Maire d'Aiacciu de 1931 à 1934. En 1933, il finance la Solidarité Française, mouvement anticommuniste et antijuif. Il subventionne le journal La Corse Touristique. Il soutient financièrement le mouvement des Croix-de-Feu. Magna de la presse, propriétaire du Figaro puis du Gaulois. Ami des arts et mécène. C'est ainsi qu'il finance de nombreuses expositions, mais aussi la traversée de l'Atlantique Paris-New York par Costes et Bellonte en 1930. Il décède à Louveciennes (Yvelines), en 1934.

SPOTURNO Ghjuvan Battista: (1776-1860)
Né à Aiacciu. Conseiller municipal d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Maire d'Aiacciu de 1822 à 1826. Il fait voter par le conseil municipal d'Aiacciu, un crédit de 1000 francs pour dresser le plan de la ville. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SPOTURNO Jean: (vers 1870-?)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages).

SPRINGER Ferdinand: (1907-1998)
Né à Berlin (Allemagne). Artiste peintre allemand (abstrait). Graveur. Il séjourne en Corse, en Balagna, en 1928, et dans le Capicorsu, en 1929.

SPRINKMANN Mar Christiann: (vingtième siècle)
Né à Munich (Allemagne). Artiste peintre allemand (paysages, scènes de genre). Il séjourne en Corse au début des années 1900. Il adresse au Salon d'Automne de 1907 une peinture intitulée L'église Santa Reparata.

SQUAGLIA Paul: (né en 1964)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (défenseur). Il joue à Bastia (1983-1986), Lyon (1986), Niort (1986-1989) et Nîmes (1989-1991).

SQUARCIAFICO Pietro: (quinzième siècle)
Responsable génois de Biguglia et du Diquà en 1416 mis en place par le gouverneur Abramo da Campofregoso. Il est contesté par les évêques Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa et leurs partisans, qui lui préfèrent Raffaello da Montaldo. En 1417, il est confirmé dans ses fonctions de lieutenant d'Abramo da Campofregoso, qui a pris possession de l'Ile en son nom personnel, et non en celui de la République. En 1418, il reçoit d'Abramo da Campofregoso, un renfort de 60 arbalétriers, commandés par Opiccinu Lucitano. En 1419, il marche sur Corti. Après avoir battu Vicente di Chjatra, allié de Vincentellu d'Istria, il est défait par les troupes de ce dernier à Tralonca, et fait prisonnier avec son second Opiccinu Lucitano. En 1439, il est lieutenant du gouverneur Janus da Campofregoso. Il affronte Rinucciu di Leca dans le Nebbiu, où il est fait prisonnier, en 1440. Podestat de Calvi de 1446 à 1447. Vicaire de la Terra di Comunu de 1449 à 1453.

SQUARCIAFICO Salvatore: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1730, il débarque en Corse avec le nouveau gouverneur Francesco Gropallo, en tant que commissaire syndicateur.

SQUARCINI Bernard: (né en 1955)
Né à Rabat. Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Haut fonctionnaire du Ministère de l'Intérieur. Il effectue le plus clair de sa carrière dans les Renseignements Généraux (Aiacciu, de 1983 à 1988, et Paris). Délégué à la Sécurité auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en 2004. Directeur de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) en 2007. Directeur de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), de 2008 à 2012. Auteur de Renseignement français: nouveaux enjeux (2014). Chevalier de la Légion d'Honneur.

SQUARCINI Petru: (né en 1969)
Né à Aiacciu. Ecrivain. Poète. Poète improvisateur de langue corse.

SQUILLACI Sébastien: (né en 1980)
Né à Toulon. Originaire de Ghisunnacia. Footballeur professionnel (défenseur central). Il débute sa carrière en 1997: SC Toulon, AS Monaco, AC Ajaccio, AS Monaco, Olympique Lyonnais, FC Séville (Espagne) et Arsenal FC (Angleterre), puis SC Bastia depuis 2013... Champion de France de Ligue 1 en 2000 (AS Monaco), Champion de France de Ligue 2 en 2002 (AC Ajaccio), Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2003 (AS Monaco), Finaliste de la Ligue des Champions en 2004 (AS Monaco) Vainqueur du Trophée des Champions en 2006 (Olympique Lyonnais), Finaliste de la Coupe de la Ligue en 2007 (Olympique Lyonnais), Vainqueur de la Peace Cup en 2007 (Olympique Lyonnais), Vainqueur de la Coupe de France en 2008 (Olympique Lyonnais), Champion de France de Ligue 1 en 2007 et 2008 (Olympique Lyonnais), Vainqueur de la Coupe d'Espagne en 2010 (FC Séville)... International depuis 2004 (20 sélections).

STACHINO Nicolas: (?-1870)
Originaire de Bunifaziu. Lieutenant au 64ème Régiment de Ligne. Il est tué à Borny (Moselle), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

STAGENE Gabriele: (?-1645)
D'Aiacciu. Notaire. Anzianu d'Aiacciu en 1595.

STAGENE Ghjuvan Valeriu: (1628-1699)
D'Aiacciu. Anzianu d'Aiacciu en 1689.

STAGNARA Vincent: (1950-2010)
Né à Bastia. Originaire d'Ersa. Avocat. Militant nationaliste. Co-auteur (avec Charles Santoni) du livre Main basse sur une île, en 1971. Il participe à la création de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), en 1974. Fondateur du Fronte Corsu en 1976. Membre dirigeant du PPCA de Bastia. Membre du FLNC, il est arrêté en 1978. Bâtonnier du barreau de Bastia en 1985 et 1986. Membre dirigeant et porte-parole de A Cuncolta Naziunalista en 1993. Il écrit plusieurs articles dans les journaux ou revues Kyrn, Terra Corsa, Populu Corsu et U Ribombu... Auteur de La Corse, l'Europe et le Droit (1990) et de Minorité et Statut (1991). Président de l'Organisation Européenne des Droits de l'Homme. Il décède tragiquement en Janvier 2010.

STAHR Jean-Bernard: (1951-2012)
Militant bonapartiste. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1995 à 2008 (adjoint spécial de Mezzavia de 1995 à 2001).

STARACE Carmine: (1891-1955)
En 1943, parution en Italie, à Isola del Liri, de sa Bibliografia della Corsica, comportant plus de 10000 titres, à l'ISPI.

STEFANAGGI Danièle: (née en 1949)
Née à Pruprià. Artiste peintre (pastel, huile). Elle expose à Aiacciu, Pruprià... 1er prix au Salon du Pastel Galerie Convergences 1992. 1er prix figuratif aux Nuits des Expression Artistiques 1994. Trophée du public au salon Peinture PassionEspace Paul Ricard - Bandol 1999... Fondatrice de la Galerie Embruns, à Aiacciu, en 2009.

STEFANAGGI François: (1913-2012)
Originaire de Veru. Médecin. Résistant. Membre du conseil municipal communiste d'Aiacciu de 1945 à 1947.

STEFANI ?: (dix-huitième siècle)
D'Orezza. Pievanu de Verde. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta d' Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

STEFANI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
De Venacu. Provincial des Mineurs Capucins. En Novembre 1764, il est nommé professeur de Morale à l'Università di Corti.

STEFANI Antoniu Francescu, dit Fraducce: (1767-1804)
De Carchetu. Soldat au Bataillon de Chasseurs Corses commandé par Francescu Grimaldi. En 1804, il est arrêté, accusé d'embauchage pour les Anglais, d'assassinats, de rapt à force ouverte et de brigandages. Il est condamné à mort par la Commission Militaire Spéciale.

STEFANI Antoniu Francescu, dit Cherinu: (1777-1804)
De Pedipartinu. Soldat au Bataillon de Chasseurs Corses commandé par Francescu Grimaldi. En 1804, il est arrêté, accusé d'embauchage pour les Anglais, d'assassinats, de rapt à force ouverte et de brigandages. Il est condamné à mort par la Commission Militaire Spéciale.

STEFANI Antoniu Ghjacumu, dit Cagnanu: (1779-1804)
De Carchetu. Soldat au Bataillon de Chasseurs Corses commandé par Francescu Grimaldi. En 1804, il est arrêté, accusé d'embauchage pour les Anglais, d'assassinats, de rapt à force ouverte et de brigandages. Il est condamné à mort par la Commission Militaire Spéciale.

STEFANI Francesco: (seizième siècle)
Officier génois. En 1587, il est à Bunifaziu avec deux galères, en provenance de Gênes, pour en chasser les Barbaresques. Il y parvient avec l'aide du Bonifacien Battista de Vitto; les Turcs perdent 7 galiotes et 70 hommes.

STEFANI Ghjuseppe Maria: (1759-?)
De Pori di Casinca. Soldat au Bataillon de Chasseurs Corses commandé par Francescu Grimaldi. En 1804, il est arrêté, accusé d'embauchage pour les Anglais, d'assassinats, de rapt à force ouverte et de brigandages. Il est acquitté par la Commission Militaire Spéciale.

STEFANI Jean Pierre Charles Simon Emile: (1881-1825)
Né à Apt (Vaucluse). Originaire de Linguizzetta. Militaire. Chef de bataillon (19ème Régiment de Tirailleurs) Il est tué, lors de la Guerre du Rif, à Ouezzane, au Maroc, en 1925. Commandeur de la Légion d'Honneur.

STEFANI Joseph: (1821-1840
Né à Frassetu. Laboureur. En 1840, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour complicité d'assassinat et complicité de tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1840.

STEFANI Joseph (Ghjisè di l'Erbaghjolu): (1888-1949)
Botaniste installé à Bunifaziu. Toujours en quête de plantes rares de Corse et de Méditerranée, il en fait commerce et les expédie à de nombreux clients de France et d'ailleurs. Auteur de Herbari Black (tomes I à IV), Le botaniste cultivateur (tomes I à IV), Démonstration de botanique (tomes i à III)...

STEFANI Lucien: (1823-1891)
Né à Seraghju. Militaire. Il effectue sa carrière en Afrique de 1840 à 1855. Chef d'escadron de gendarmerie en 1856. Lieutenant-colonel en 1871. Colonel en 1873. Général de brigade et inspecteur général de gendarmerie en 1879. Il décède à Venacu en 1890. Commandeur de la Légion d'Honneur.

STEFANI Matteu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Seraghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

STEFANI Michel: (né en 1960)
De Bastia (Petranera). Secrétaire régional du Parti Communiste Français. Conseiller municipal de Santa Maria di Lota. Président des Chemins de Fer de la Corse (CFC) de 2010 à 2015. Conseiller territorial de 1986 à 2015, puis depuis 2016 (il remplace Anne-Marie Galletti démissionnaire).

STEFANI Petru Paulu: (1779-1804)
De Pedipartinu. Frère de Cherinu. Soldat au Bataillon de Chasseurs Corses commandé par Francescu Grimaldi. En 1804, il est arrêté, accusé d'embauchage pour les Anglais, d'assassinats, de rapt à force ouverte et de brigandages. Il est condamné à mort par la Commission Militaire Spéciale.

STEFANI Philippe François: (1769-1822
Né à Carchetu. Muletier. En 1819, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Galères, pour complicité de vol avec effraction. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1822.

STEFANINI: (dix-huitième siècle)
Famille du Capicorsu. En 1730, son domaine, à Ferringule, est pillé par les rebelles corses.

STEFANINI Albert: (1919-1999)
Né à Bastia. Il entre au Parti Communiste Français en 1935. Interné à Calvi de 1940 à 1942. Il entre au Front National de la Résistance et est à nouveau arrêté en 1943. Libéré, il participe à la libération de la Corse. Il est promu au grade de lieutenant FFI, décoré de la Médaille de la Résistance et de la Croix de Guerre 39/45. Secrétaire fédéral du Parti Communiste corse de 1943 à 1985. Conseiller municipal de Bastia de 1968 à 1985. Premier adjoint de Bastia de 1987 à 1989. Conseiller général de Bastia IV de 1973 à 1982. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982. Lors du 40ème Anniversaire de la Libération de la Corse, en 1983, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Bastia en 1999.

STEFANINI Anghjulu Odoardu: (1710-1775)
Archidiacre de Bastia. Ecclésiastique. En Janvier 1746, à Bastia, les événements tournent mal entre partisans des Génois et ceux de Ghjuvan Petru Gaffori, et après une fusillade, on dénombre treize morts dans le camp corse. Il entreprend une médiation qui rétablit la paix entre les deux parties. En Août 1770, il est nommé évêque de Sagone. En Septembre 1770, à Bastia, il participe, en tant que député du Clergé, à la Première Assemblée des Etats de Corse. Il y est désigné, avec deux autres députés, pour présenter au Roi Louis XV, une médaille commémorative de la Réunion de la Corse à la France. En 1772, il devient évêque de Mariana Accia. Il succède à Monseigneur Saporito, décédé. En Mai 1774, il célèbre, en l'église San Ghjuvan Battista à Bastia, une messe pour le repos de l'âme du Roi Louis XV. Il est remplacé, en 1775, par Francescu Citadella.

STEFANINI Anghjulu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Sari d'Orcinu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

STEFANINI Augustinu, dit Sarpenti: (?-1842)
Bandit. Il est tué par les Voltigeurs Corses en 1842.

STEFANINI Francescu Maria: (1724-?)
De Bastia. Podestat de Bastia de 1761 à 1768. Membre du Conseil Supérieur de la Corse en 1768.

STEFANINI François Antoine Vincent: (1884-1971)
Né à Bastia. Docteur en Droit et en Sciences Juridiques. Magistrat. Substitut du département de la Seine en 1929. Substitut général de la ville de Paris en en 1935. Avocat général de la ville de Paris en en 1940. Conseiller à la Cour de Cassation en 1944. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

STEFANINI François-Marie: (?-1878)
Né à Bastia. Avocat. En 1823, en tant qu'étudiant, il est sociétaire élève de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Président de la Cour d'Appel de Bastia en 1847. Chevalier de la Légion d'Honneur.

STEFANINI Ghjuseppu Maria Savieru: (1762-1815)
De Bastia. Officier. Commandant. Il est assassiné par les Royalistes, à San Fiurenzu, en 1815.

STEFANINI Ghjuvan Egidiu: (1754-?)
De Bastia. Ecclésiastique. Chanoine de la cathédrale de Mariana et Accia. Secrétaire de l'évêque Anghjulu Edoardu Stefanini, son oncle, en 1774.

STEFANINI Marie Micheline née FRANCISI: (1918-2016)
Originaire de Suddacaro. Epouse d'Albert. Enseignante (institutrice puis professeur de Mathématiques). Résistante. Militante communiste. Dirigeante de l'Union des Femmes Françaises (UFF) de 1948 à 1985. Elle est l'une des fondatrices du Collectif des Femmes contre la Violence en 1995. Chevalier de la Légion d'Honneur.

STEFANINI Paulu Luiggi: (1764-?)
Né à Bastia. Fils de Francescu Maria. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1790. Conseiller de la préfecture du Département du Golu sous le Consulat. En Mai 1798, il est élu président de la municipalité de la ville de Bastia. Commissaire du gouvernement près le tribunal extraordinaire des Départements du Golu et du Liamone en 1801. Accusateur public près le tribunal correctionnel du Département du Golu de 1800 à 1803. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1804, délégué, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. En Juin 1806, il est élu secrétaire général du Département du Golu. Réélu en 1809 et 1810. En 1810, il représente le Département du Golu au mariage de Napoléon 1er. En 1811, 1812 et 1815, il est sous-préfet de Bastia. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

STEFANO (de) Armando: (né en 1926)
Né à Naples (Italie). Artiste peintre italien (expressionniste). Il séjourne en Corse. On connait de lui une peinture intitulée Village ensoleillé de Corse.

STEILER ?: (dix-neuvième siècle)
Officier français. Colonel. En 1815, pendant les Cent Jours, il est nommé gouverneur militaire adjoint de la Corse à Aiacciu.

STELLA Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Morsiglia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

STELLA Yves: (1942-2012)
Né à Mursiglia. Journaliste. Historien. Militant nationaliste. Il est arrêté en 1976. Membre dirigeant du FLNC, il est de nouveau arrêté en 1978. Condamné à 14 ans de réclusion criminelle, en 1980, sa peine est annulée par la Cour de Cassation, et il est relaxé et libéré en 1981. Conseiller territorial (Unità Naziunalista) de 1984 à 1986. Rédacteur en chef du journal U Ribumbu, en 1987, il est arrêté lors d'une perquisition. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et fonde le Mouvement pour l'Autodétermination (MPA). Directeur du journal Paese, qu'il quitte en 1992, avec deux autres journalistes, pour désaccord. Il démissionne et quitte le MPA pour désaccord politique, en 1992. Fondateur de la revue Agora, en 1992. Maire de Mursiglia de 1995 à 2012. Vice-président du SDIS de Haute-Corse.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Andria Dimitriu: (1828-1889)
D'Aiacciu. Fils de Constantin. Adjoint aux Archives de la Corse.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Apostolo: (dix-septième siècle)
Grec. En 1676, il est un des chefs de la colonie grecque de Paomia. En 1677, il écrit à ses parents et amis de Grèce pour les exhorter à venir s'installer en Corse. Pour services rendus, Gênes l'exempte à vie de tout impôt; de plus, avec ses frères, il leur est autorisé une garde personnelle de douze hommes d'armes.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Charles-Baptiste: (1831-1893)
D'Aiacciu. Fils de Constantin. Avoué. Secrétaire du préfet de Police sous l'Empire. Adjoint au maire d'Aiacciu en 1871.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Constantin: (1648-?)
Né à Vitylo (Grèce). Frère de Jean. En 1676, il est un des chefs de la colonie grecque de Paomia. En 1677, pour services rendus, Gênes l'exempte à vie de tout impôt; de plus, avec ses frères, il leur est autorisé une garde personnelle de douze hommes d'armes.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Constantin: (1777-1842)
Né à Aiacciu. Fils de Nicolas. Maire d'Aiacciu de 1826 à 1832. En 1826, il pose de la première pierre de l'Hôtel de Préfecture et de l'Hôtel de ville (qu'il inaugure en 1828). Chevalier de la Légion d'Honneur.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Constantin Michel: (1861-1937)
D'Aiacciu. Fils de Girolamu Battista. Econome au collège d'Aiacciu. Délégué de la Compagnie Fraissinet.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Dimitriu: (1749-1821)
De Carghjese. Comte de Commène. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. En Janvier 1775, il récuse l'emplacement de Carghjese, qu'il juge pernicieux et inhabitable, en tant que nouveau village pour les Grecs de Corse. Capitaine en 1779. Maréchal de camp. Reconnu dans la dignité princière en France par lettres-patentes en 1782. Il revendique ses lettres de noblesse en présentant au Roi sa généalogie des Commène. Il est fait Comte de Commène. Il part pour la Grèce recruter des familles désireuses de s'installer à Carghjese. Mais les Turcs, alors maîtres de la Grèce, le dissuadent fermement d'encourager ses compatriotes à fuir leur patrie. En Janvier 1787, il revendique le marquisat de Carghjese, dont le titre est vacant depuis le décès du marquis de Marbeuf. En Octobre 1796, Nabuliu Buonaparte le fait exclure de l'amnistie accordée par les Français à tous les Corses qui ont collaboré avec les Anglais.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Dimo: (1729-?)
Né à Aiacciu. Neveu de Ghjuvanni. Docteur en médecine. Naturaliste. Médecin de la famille Buonaparte à Aiacciu. Chirurgien-major au Royal-Corse en 1777. Chirurgien-major à l'hôpital militaire d'Aiacciu en 1780. Napoléon 1er lui confie une mission scientifico-politique sur les côtes de la Grèce et de l'Albanie, en 1797. Conseiller municipal d'Aiacciu. Il s'attache à l'étude des propriétés vermifuges de la mousse de Corse (erba greca ou murzu marina). En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Etienne: (1835-1895)
Né à Carghjese. Archevêque in partibus de Philippes en 1768. Il est empoisonné, en 1895, par un moine orthodoxe.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) François Théophile: (1825-1895)
D'Aiacciu. Fils de Michel. Conseiller à la Cour Impériale de Bastia.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjorghju: (1725-1786)
D'Aiacciu. Descendant direct du chef de la colonie grecque de Paomia. Chef de la colonie en 1744. En 1760, il est corsaire au service de Pasquale Paoli. En 1769, il prête, au nom de la colonie grecque, fidélité aux Français. En Juin 1778, le Roi Louis XVI lui concède par lettres patentes, en fief perpétuel, comme terres vaines et vagues, la parcelle de Sant'Anghjulu, près d'Aiacciu.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjorghju Maria: (1780-?)
D'Aiacciu. Fils de Jean-Théophile. Sous-préfet de Corti en 1816. Maire d'Aiacciu de 1817 à 1819.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjuvan Petru: (1820-1895)
D'Aiacciu. Fils de Ghjorghju Maria. Conseiller général de la Corse.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjuvanni: (1700-?)
Originaire de Paomia. Fils de Théodore. Capitaine de la République de Gênes. Procurateur de toute la colonie grecque de Paomia. Il doit faire face aux revendications des habitants de Vicu et de Rennu sur les territoires de la colonie.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire de Paomia. Médecin à Sartè de 1760 à 1766. En Octobre 1765, une épidémie de variole tue, dans le Dilà, plus des deux tiers des enfants atteints par le mal. Il pratique, à Sartè, la variolisation, sorte de vaccination contre la variole. Il n'essuie qu'un seul échec sur les 95 enfants traités.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Carghjese, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Giorgio Maria dit Il Capitan Giorgio: (dix-huitième siècle)
Grec. En Mars 1769, il commande 200 ou 300 Grecs, sous les ordres du comte de Vaux. En Juin 1771, il demande au marquis de Monteynard, secrétaire d'état à la guerre, de lui permettre d'installer ses 120 familles de Paomia à Carghjese. Cette requête est acceptée. En Juillet 1773, il contacte l'intendant Barthélemy Colla de Pradines, afin de récupérer les terres grecques de Paomia.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Girolamu Battista: (1817-1876)
D'Aiacciu. Fils de Constantin. Officier comptable.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Hector: (1835-1898)
D'Aiacciu. Fils de Constantin. Receveur de l'Enregistrement des Domaines à Constantine.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Jacques: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général conservateur d'Aiacciu en 1904. Il demande la mise en place du buste de Napoléon 1er aux côtés des bustes de Sampieru Corsu et de Pasquale Paoli dans la grande salle du conseil général (voir 1874).

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Jean: (dix-septième siècle)
Grec. Descendant de l'Empereur d'Orient Alexis de Commène. Chef des Grecs de Maïna, dans le Péloponnèse, chassés de leur patrie par les Turcs. En 1663, il demande à Gênes, qui accepte, la possibilité de s'installer en Corse. Il choisit Paomia, (dans l'évêché de Sagone), pour installer sa colonie. Le contrat d'accord est signé entre lui et le Sénat de Gênes, en 1676. Avec ses frères, il devient, aux yeux des Génois, le chef privilégié de la colonie grecque. En 1677, pour services rendus, Gênes l'exempte à vie de tout impôt et lui autorise une garde personnelle de douze hommes d'armes.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Jean-Théophile: (1747-1819)
D'Aiacciu. Fils de Ghjorghju. Neveu de Dimo. Avec ce dernier, il participe à une mission scientifico-politique sur les côtes de la Grèce et de l'Albanie. Conseiller à la cour d'appel de Bastia.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Michel: (1784-1855)
Né à Aiacciu. Fils de Jean-Théophile. Capitaine des Chasseurs à Cheval de la Garde Impériale. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Mighele (le Père du Peuple): (1773-1842)
Né à Aiacciu. Fils de Nicolas. Il étudie la médecine à l'université de La Sapienza, à Rome. Médecin militaire. Médecin-major dans l'armée d'Allemagne en 1809. Il participe à toutes les campagnes de la Grande Armée comme médecin principal. Titulaire de la chaire de philosophie au collège d'Aiacciu, où il ouvre un cours gratuit de médecine et de chirurgie, en 1815. Médecin-chef de l'hôpital militaire d'Aiacciu de 1815 à 1830. Secrétaire de la Société Centrale d'Agriculture du Département de la Corse en 1818. Médecin en chef de l'Armée d'Afrique de 1830 à 1837. Il prend la direction des service médicaux de l'Algérie. Professeur à l'hôpital d'instruction d'Alger. Retiré en Corse, il décède à Aiacciu, en 1842. Officier de la Légion d'Honneur.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Mighele (le Jeune): (1814-1865)
Né à Aiacciu. Fils de Constantin. Docteur en médecine. Diplômé de la faculté de Montpellier en 1840. Il fait sa carrière dans le service de santé en Algérie. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Nicéphore: (1844-1963)
D'Aiacciu. Maire (Bonapartiste) d'Aiacciu de 1947 à 1949 (contraint de démissionner).

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Nicolas: (dix-septième siècle)
Grec. Frère de Jean. En 1676, il est un des chefs de la colonie grecque de Paomia. En 1677, pour services rendus, Gênes l'exempte à vie de tout impôt; de plus, avec ses frères, il leur est autorisé une garde personnelle de douze hommes d'armes.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Nicolas: (1727-1789)
Grec. Frère de Dimo. Docteur et expert. En Mars 1775, il mène une enquête qui conclut à la parfaite qualité sanitaire de l'emplacement de Carghjese, choisi comme site d'installation de la colonie grecque de Corse.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Nicolas: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. Neveu de Dimo. Militaire militaire. Avec son oncle, il participe à une mission scientifico-politique sur les côtes de la Grèce et de l'Albanie en 1797.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Nicolas: (1811-1869)
Né à Aiacciu. Fils de Constantin. Médecin militaire. Médecin de colonisation. Maire de Berrouaghia (Algérie).

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Pierre: (1761-1814)
Maire d'Aiacciu de 1801 à 1805.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Pierre: (1820-1896)
D'Aiacciu. Fils de Constantin. Receveur de l'enregistrement des Domaines et du Timbre.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Théodore: (1667-?)
Grec. Fils de Constantin. Capitano.

STEPHANOPOLI (de COMNENE) Teodora:
Auteur de La fondation de Cargèse, paru en 1975.

STEPNEY ?: (dix-huitième siècle)
Officier de marine anglais. En Octobre 1747, il commande Le Postillon, sur lequel embarquent, à San Fiurenzu, Dumenicu Rivarola et Ghjuvan Tomasu Giuliani pour se rendre à Turin.

STERBINI Pietro: (dix-neuvième siècle)
Italien. Membre du Mouvement Libéral et National. En 1831, il se réfugie en Corse.

STEVART James: (dix-huitième siècle)
Historien anglais. En 1767, à Londres, parution de son Inquiry into the Principles of Political Economy, dans lequel il reproche aux Corses de vouloir déposséder les Génois de leur île.

STEVENIN Jean-François: (né en 1949)
Né à Aiacciu. Encadreur à la Galerie Bassoul d'Aiacciu depuis 1963. Médaille du Grand Or du Travail en 2009.

STOCKDALE L.: (dix-huitième siècle)
Editeur à Londres. En 1800, il édite une carte de la Corse.

STOCKTON Zenobia Hateley: (1913-2003)
Née en Angleterre. Artiste peintre (paysages). Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1976 une aquarelle intitulée Petite brume de chaleur en Corse.

STORELLI Ferdinand (Michel Ferdinand): (1805-?)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, marines, scènes religieuses). Il adresse au Salon de Paris, en 1866, une peinture intitulée Grotte de Napoléon à Ajaccio, œuvre acquise par le ministère de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts.

STRA Alex: (1934-1999)
Né à A Croce. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1962, il devient le curé de Corti, puis du Niolu, de San Fiurenzu et enfin de Bastia. Passionné de football, il est, entre autre, à l'origine de la création de l'AS Castagniccia.

STRABON: (58-25 après notre ère)
Géographe grec. En 5 avant notre ère, il décrit la Corse comme une île qui est mal peuplée: le terrain y est âpre, et, dans la plus grande partie, elle n'offre que des lieux de difficiles accès.

STRAFORELLI Don Ghjuseppu: (1756-1838)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Chanoine. Poète satirique dialectal. Auteur du Lamentu in lingua vernacola bastiese.

STRAMBU Arrigu: (?-1338)
Cinarchese. Seigneur de Litala (Laitala). Deuxième fils de Ghjudice di Cinarca. En 1278, son père lui lègue son fief de Taddà. En 1336, allié au Génois Aïtone Doria, il projette de conquérir le sud de la Corse. A la Cunsulta di Mariana, il se fait nommer Seigneur de Corse. Il décède peu après.

STRAMPALATU (U): Voir PIETRI Ghjaseppu.

STRASSERRA Siro: (?-1657)
Evêque d'Aiacciu de 1655 à 1657.

STRAUSS André: (1885-1971)
Né à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Artiste peintre (paysage). Il effectue de nombreux voyages en Corse à partir de 1920. L'essentiel de son travail en Corse représente des villes, villages et sites de l'intérieur. Collaborateur artistique de La Corse Touristique. En 1926, il expose à Paris, des paysages de provinces dont trois situés en Corse: Village corse, Le torrent et La citadelle. Il adresse au Salon des Tuileries de 1927 deux peintures intitulées Les rochers de Corte (Corse) et Village corse, à celui de 1928, Temps gris en Corse, à celui de 1929, Soleil couchant à Corte (Corse), et à celui de 1934, Paysage corse. Au Salon d'Automne de 1934, il expose La vieille citadelle (Corte), à celui de 1935, Moutons à la Restonica et Paysage, et à celui de 1950, Vieux pont au Tavignano (Corse).

STRAWSON Lucia: (1952-?)
Etudiante américaine. En 1972, avec son ami, David-Gérard Fellous, un étudiant niçois de 19 ans, ils disparaissent mystérieusement dans le sud de la Corse. Ils ne sont jamais retrouvés.

STRENNA ?: (dix-neuvième siècle)
D'Ersa. Avec son compatriote Pizzini, ils tiennent une banque à Philadelphie en 1860.

STRETTI Auguste: (dix-neuvième siècle)
Maire de Bastia en 1881.

STROINK Nora Francina: (1897-1978)
Née à Amsterdam (Pays-Bas). Artiste peintre hollandaise (paysages, portraits). Elle séjourne en Corse en 1957 et au début des années 1960. On connait d'elle des peintures intitulées La petite chapelle (Algajola), La loggia (Algajola), Barques sur la plage (Algajola), En Corse, le maquis, Portrait de la gitane corse, sœur de Minou...

STROMBONI Ange: (1914-?)
Enseignant. Instituteur à Carbini, puis Bunifaziu. Militant communiste. Membre du Secours Rouge International. Militant syndical de l'enseignement laïque. Résistant.

STROMBONI Jean-Baptiste: (1916-2007)
Originaire de Corse-du-Sud. Enseignant. Résistant. Déporté à Rawa-Ruska. En 1971, il crée, à Corti, Scola Corsa di Corti, qui devient le symbole et l'instrument de la croisade pour la sauvegarde de la langue corse. Fondateur de l'association Cultura di lingua Corsa, en 1976. En 1977, il met en place une maternelle de langue corse à Aleria. Il en ouvre une autre, à Aiacciu, avec l'aide de l'Associu di l'Insignanti Corsi.

STROMBONI José: (né en 1938)
Né à Bastia. Audioprothésiste à Bastia. Membre du FRC. Président de la Jeune Chambre Economique de Bastia de 1972 à 1974. Il est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste. Chef présumé du Fronte Paesanu Corsu di Liberazione (FPCL), il est arrêté en 1974. Il est libéré un mois plus tard. Il est arrêté, en 1977, accusé d'avoir participé à un attentat. Il est jugé par la Cour de Sureté de l'Etat, en 1980, et obtient un non-lieu (1l est le premier corse à passer devant la Cour de Sureté de l'Etat). Auteur (avec Antoine-Marie Graziani) de Les feux de la Saint-Laurent, en 1992, qui obtient le Prix du Livre Corse, de Kur-Sig l'Eden retrouvé, la Corse entre Sumériens et Etrusques (2006), de Paramahhu, le Saint des Saints (2015)...

STROMBONI Robert: (né en 1930)
Plongeur sous-marin. Champion du monde de chasse sous-marine par équipes au Brésil (1963).

STROMBONI-DACQUAY Livia:
Comédienne. Conteuse (contes pour enfants). Professeur de théâtre. Réalisatrice de spectacles pour enfants. Fondatrice et présidente de la compagnie Kida Sauce Action (KSA) en 2004.

STRUZZIERI Tomaso: (1706-1780)
Cofondateur des Passionnistes. Evêque de Thyene. Vicaire général de l'évêque Crescenzio De Angelis (1759-1764). Il lui succède en Corse, en 1765, en tant que Visiteur Apostolique. En 1766, il décrit les montagnards frustres qui l'accueillent avec des salves et des battements de mains, se pressent autour de lui « come pecorelle attorno al pastore », les bras chargés de modestes présents, se bousculent à la porte du confessionnal et écoutent, bouche bée, sa prédication. « O che buon terreno è questo ! ». En Janvier 1767, un différent l'oppose à Pasquale Paoli, à la suite d'une circulaire qui détruit les immunités et les libertés ecclésiastiques. Il demande l'intervention du pape Clément XIII, lequel l'autorise à décider de l'excommunication des neuf Magistrati di i Provincie. En Juillet 1770, de Bastia, il quitte la Corse, après avoir exercé sans succès son ministère et sa fonction de visiteur auprès des Naziunali, et sans avoir réussi à les ramener dans le sein des Génois.

STRZODA Patrick: (né en 1952)
Originaire de Thann (Haut-Rhin). Préfet de la Région Corse et du département de Corse-du-Sud de 2011 à 2013. Il succède à Stéphane Bouillon.

STUART Charles: (dix-huitième siècle)
Général anglais. En Mai 1794, il arrive en Corse en renfort des troupes anglaises qui ont du mal à s'emparer de Bastia. En Avril 1795, il commande des Bataillons Royaux Anglo-Corses sous les ordres d'officiers corses. En Août, adversaire du Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot, il est prêt à s'allier avec Pasquale Paoli.

STUART Emmanuel: (1730-1780)
Né à Belfast (Irlande). Militaire. Il sert dans l'Irish Brigade. Maître armurier. Spécialiste des métaux. Fin 1768, il débarque à L'Isula à bord d'navire chargé de 30 canons, 2917 boulets, 5020 mitrailles et 38 fûts, affrété en Ecosse grâce à une souscription menée par JAMES BOSWELL. Il quitte la Corse après la défaite de Ponte Novu et s'établit comme forgeron à Portoferraio, sur l'île d'Elbe, en Toscane. En 1774, il s'embarque pour la Corse, et se rend à Spiluncatu d'abord, puis à Castifaù. Son intention est de préparer un soulèvement de la Corse avec l'aide des exilés corses de Toscane. Après la révolte manquée de Mai-Juin 1774, il entre en clandestinité. Il meurt mystérieusement à Petralba, en 1780. Il est à l'origine de la famille Stuart, de Castifaù.

STUART Ghjuvanni (Gjuvanni OSTUARDI): (1773-1849)
Porrtoferraio (île d'Elbe). Fils d'Emmanuel. Forgeron à Castifaù. En 1797 il participe à la révolte de A Crucetta. Il échappe aux poursuite et s'installe à Aregnu où il devient tailleur. En 1802, il obtient la nationalité française. En 1804 il est de retour à Castifaù.

STUPPACCIONU: Voir CHIARI Ghjuvan Paulu.

STUPPIA (de) Aaron: (quatorzième siècle)
Génois. Nommé gouverneur de la Corse en 1375. Il reçoit des ordres qui lui permettent d'infliger peines et amendes à tout fauteur de troubles, y compris aux Génois da Mare et Avogari.

SUAREZ Vicente: (dix-huitième siècle)
Peintre espagnol qui travaille en Balagna (Sant'Antoninu, Cateri, Calinzana, Lavatoghju, Spiluncatu...) en 1789.

SUBASANI ou SOUBASANOI (Les): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée à Carbini et à Livia, avant l'arrivée des Romains.

SUBERBIELLE Jean: (1920-2011)
Fonctionnaire de contributions. Installé en CorseCorti) depuis 1963. Auteur de Histoire de Corte et des Cortenais de la Préhistoire à l'annexion française, paru en 1989 (le tome 2 (Corte sous la domination française jusqu'à la IIIe République) parait en 1996).

SUBIACO (di) Antonio: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia de 1500 à 1515. Il succède à Geronimo.

SUBISSI Jean-Louis: (né en 1955)
Originaire de Bastia. Artiste peintre. Plasticien (art contemporain). A Bastia, il appartient au groupe des Centurions. Il fait également partie du mouvement A.R.T.E, créé au début des années 1980. Il expose à Aiacciu (1984), Corti (1985), Bastia (1995)...

SUBRA Simone: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages). Elle séjourne en Corse dans les années 1920. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 une peinture intitulée Paysage Corse, à celui de 1930, El Monte di Signori et Golfe de Porto (Corse), à celui de 1931, La rivière de Porto (Corse) et El Monte d'Oro et à celui de 1932, La rivière de Porto (Corse) et Orage (Corse).

SUBRERO André: (né en 1958)
Né à Bastia. Artiste peintre. Il expose à Aiacciu en 1993.

SUBRERO Lucien (U Stortu): (né en 1930)
Né à Bastia. Coureur cycliste (catégorie "indépendants").

SUBRINI ?: (dix-huitième siècle)
De Vicu. En Juillet 1796, avec des groupes de patriotes corses, il débarque sur l'Ile, et s'infiltre dans la région de Vicu, pour en chasser les Anglais. En Novembre 1796, Antoniu Gentili le nomme commandant de la place et district de Bunifaziu.

SUBRINI Jean dit Le Corse: (1841-1865
Né à Calcatoghju. Journalier. En 1840, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il est condamné à 7 ans de Travaux Forcés, pour vol et complicité de vol par effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1865.

SUBRINI Paul:
Adjoint au maire d'Issy-les-Moulineaux. Elu conseiller général (droite) d'Issy-les-Moulineaux en 1998.

SUCCI Luiggi: (1850-1934)
Né à Lucciana. Forgeron à Cervioni. Il est considéré comme le dernier joueur officiel de cetera de Corse.

SUGITTA Otalicium: (premier siècle)
Procurateur romain de la Corse en 72.

SULARU (di U) Petru: (seizième siècle)
De la piève de Sartè. En 1533, il fait une requête auprès de Gênes, pour demander la libération de son frère emprisonné, et pour être exempté d'imposition, pour bons et loyaux services.

SULEAU (de) Antoine Louis Ange Elysée: (1793-1871)
Vicomte. Militaire. Préfet. En 1822, il est nommé Préfet de la Corse. Il succède au préfet Eymard. Bourbonien sectaire, il mène une politique de monarchiste ultra. Il crée le Bataillon de Voltigeurs dont le rôle est de combattre les bandits.

SULLA Cornelius: (deuxième siècle avant notre ère)
Général romain. En 174 avant notre ère, devant un nouveau soulèvement des insulaires, il débarque en Corse avec 5000 fantassins et 300 cavaliers.

SULLA ou SYLLA Lucius Cornelius: (138-78 avant notre ère)
Général et homme d'état romain. En 81 avant notre ère, il envoie en Corse le consul Metellus Pius pour fonder une nouvelle colonie romaine de vétérans à Aleria.

SUMBRI ou SIMBROI (Les): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu Corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée dans la région de Venacu, avant l'arrivée des Romains.

SUPERCHIO Giulio: (seizième siècle)
Originaire de Mantoue. Ecclésiastique. Carme. Abbé de Sainte-Barbe. Conseiller des Ducs de Mantoue. Dernier évêque d'Accia de 1559 à 1563. Il essaie de résider dans son évêché, mais aucune maison n'existant près de San Petru, il doit se résoudre à loger à A Casabianca. En 1561, il se plaint de la pauvreté de son évêché et quitte celui-ci. L'évêché est alors rattaché à celui de Mariana en 1563.

SURACCHA Antonio: (quinzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1414 à 1415.

SUSINI ?: (dix-huitième siècle)
De La Rocca. En Juillet 1796, avec des groupes de patriotes corses, il débarque sur l'Ile, et s'infiltre dans La Rocca, pour en chasser les Anglais.

SUSINI ?: (dix-neuvième siècle)
De Sartè. Agriculteur. En 1827, il fait une tentative de culture de cotonniers qui semble donner de bons résultats.

SUSINI (de) Achille: (?-1978)
Directeur de L'Insulaire. Président du Mouvement du 29 Novembre, en 1959. En 1976, il dirige La Dépêche Insulaire, le nouvel hebdomadaire qui parait à Aiacciu.

SUSINI Anghjulu Brandu: (dix-huitième siècle)
En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève du Fiumorbu.

SUSINI (d'ARAINCHI d'ARESCIA di L'ALTA ROCCA) (de) Antoine Jean Paul Roch Lucien: (1869-1953)
Né à Nice (Alpes-Maritimes). Originaire de Sartè. Pilote de la Marine Marchande du Port de Marseille. Fondateur (et président jusqu'en 1903) du Syndicat des Capitaines au Cabotage de la Méditérranée. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SUSINI (d'ARAINCHI d'ARESCIA di L'ALTA ROCCA) (de) Anton Lisandru, dit Justini: (1775-?)
Né à Sarté. Fils d'Anton Petru. Comte de Susini d'Arescia. Adjudant-major au Régiment Royal Corse en 1795. Capitaine des Chasseurs Corses en 1815. Capitaine de la Légion Corse en 1816.

SUSINI (de) Anton Paulu: (1712-?)
Né à Sarté. Qualifié de Nobile. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

SUSINI (de) Anton Petru: (1733-?)
Né à Sarté. Lieutenant-colonel au service du Roi. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

SUSINI Brunu:
Poète et écrivain de langue corse. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Stonde in Ghjennaghju, 1994).

SUSINI (de) Charles:
Originaire de Sartè. Journaliste. Publiciste. En 1906, il présente La Corse et les Corses, Opinions et Documents, une compilation d'extraits de nombreux ouvrages publiés sur la Corse. Officier du Mérite Agricole.

SUSINI Charles Jean Antoine: (né en 1918)
Né à Sari Sulinzara. Ancien combattant. Il termine sa carrière militaire en 1956 avec le grade d'adjudant-chef (Transmissions). Premier adjoint au maire de Sari Sulinzara de 1959 à 1989. Maire honoraire de Sari Sulinzara. Militant d'associations d'anciens combattants. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille Militaire. Croix de Guerre 1939-1945. Croix du Combattant.

SUSINI Etienne: (1839-1908)
Né à Sant'Andria d'Orcinu. Médecin. Médecin des Hôpitaux de Marseille. Membre de la Première Internationale et de la Section Française de l'Internetionale Ouvrière (SFIO). En 1870, il est révoqué pour avoir écrit une brochure intitulée Plus de Dieu, plus de maître. Il est médecin des Fédérés sous la Commune. Conseiller municipal à Marseille, en 1871, il participe au mouvement révolutionnaire dont est issue la Commune de Marseille. Membre important du Cercle de l'Indépendance qui, après la Commune, groupe les survivants du mouvement communaliste. il est le disciple de Louis Blanqui dont il est l'ami et le médecin. En 1886, quand il est traduit en justice, et acquitté, avec Louise Michel, Jules Guesde et Paul Lafargue pour provocation au meurtre et au pillage à la suite d'un meeting de soutien aux mineurs grévistes de Decazeville. Délégué titulaire de la Fédération Socialiste Corse. Il décède à Paris en 1808.

SUSINI Francescu Antoniu: (1739-?)
D'Auddé. Ecclésiastique. Prêtre. Pievanu d'Ornanu et d'Urbalaconu.

SUSINI Francis:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981.

SUSINI Fredericu: (1762-?)
De Sartè. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Sartè, aux Assemblées de la Noblesse, en vue de la convocation des Etats Généraux. Sous-préfet de Vicu.

SUSINI Ghjacumu: (dix-septième siècle)
D'Auddé. En 1624, sa famille figure sur le registre des familles nobles de Corse (Registri delle Famiglie nobili di Corsica), à Gênes.

SUSINI Ghjacumu Antone: (dix-huitième siècle)
En Octobre 1735, à la Cunsulta di Santa Lucia di Taddà, dans le couvent de Taddà, les chefs corses de La Rocca l'élisent général des troupes nationales corses de La Rocca. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti, lors de laquelle il est désigné commissaire pour la piève de Scupamena.

SUSINI Ghjacumu Maria: (1680-av1769)
D'Auddé. Qualifié de Spettabile. Docteur en Médecine de l'Université de Rome en 1709. Plusieurs fois Anzianu d'Aiacciu (dont 1738).

SUSINI (de) Ghjuvanni Battista: (1766-?)
De Sartè. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Sartè, aux Assemblées de la Noblesse, en vue de la convocation des Etats Généraux. Président du district de Taddà. Président du Tribunal Civil de Sartè. Président des Tribunaux de Première Instance de Vicu, puis d'Aiacciu. Conseiller à la Cour Royale de Bastia. Député pour la communauté de Sartè, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Mai 1800, il est nommé sous-préfet de Vicu. En 1816, il est membre d'une délégation de Royalistes corses qui se rend à Paris pour rendre hommage au Roi Louis XVIII. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

SUSINI Ghjuvan Tomasu: (dix-huitième siècle)
D'Auddé. Duttore. Ecclésiastique. Prêtre. Parocco d'Auddé en 1741. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu à la présidence des magistratures de provinces. Président de la province de La Rocca. Rettore d'Auddé.

SUSINI Ghjuvan Tommasu: (1732-?)
D'Auddé. Qualifié de Spettabile et de Magnifico. Médecin à Bunifaziu. Professeur de médecine en 1786.

SUSINI Jacques Antoine: (1830-1863
Né à Sampolu. Laboureur. En 1862, à Bastia, il est condamné à 6 ans de Travaux Forcés, pour agression Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1863.

SUSINI Jean-Jacques: (né en 1933)
Né à Alger. Originaire de Loretu di Taddà. Homme politique (extrême-droite). En 1959, il est président de l'Association Générale des Etudiants d'Algérie. Arrêté en Janvier 1960, après la Semaine des barricades, à Alger, il est incarcéré à la prison de la Santé. Bénéficiant d'une liberté provisoire, il s'enfuit et trouve asile en Espagne, à Madrid, avec le général Raoul Salan, où il crée l'Organisation Armée Secrète (OAS). Il dirige l'Action Psychologique et la Propagande (APP) de l'organisation. Il retourne à Alger en 1961 lors du Putsch des Généraux, puis, après l'échec de l'insurrection fuit en Italie en 1962, où il reste pendant cinq ans sous une fausse identité. Il est condamné deux fois par contumace, à la peine de mort par la Cour de sûreté de l'État, pour son appartenance à l'OAS et comme inspirateur de l'attentat manqué contre le Président de la République Française Charles de Gaulle, au mémorial du Mont Faron dominant Toulon, en 1964. Amnistié sur décision du général de Gaulle en 1968, avec les autres dirigeants de l'OAS encore incarcérés, il revient en France, mais, soupçonné d'avoir commandité un hold-up, il est à nouveau arrêté en 1970 et placé seize mois en détention provisoire avant d'être acquitté par la Cour d'Assises des Bouches du Rhône. En 1972, il est à nouveau arrêté et placé en détention provisoire pendant deux ans pour avoir organisé l'enlèvement et la disparition du colonel Raymond-Jean Gorel, ex-trésorier de l'OAS. Candidat pour le Front National aux élections législatives de 1997 dans les Bouches-du-Rhône. Conseiller général (Front National) des Bouches-du-Rhône de 1998 à 2004.

SUSINI Jean Nicolas: (?-1944)
Originaire d'Ota. Résistant. Combattant de la résistance continentale, il meurt en déportation, à Dachau (Allemagne, ex-Prusse), en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia (situé dans le cimetière communal).

SUSINI Jean-Pierre:
De Luri. Agriculteur. Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975.

SUSINI Jean-Thomas: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général républicain de A Sarra di Scupamena en 1895, 1898 et 1902.

SUSINI Jérôme:
Originaire de U Pitrosu et Calacuccia. Journaliste. Syndicaliste étudiant au sein du CSC. Après des études à Paris, il rentre en Corse en 1983. Journaliste (il collabore à RCFM depuis 1994). Musicien (guitare, mandoline, harmonica). Il joue avec Canta U Populu Corsu (depuis 1984) et I Chjami Aghjalesi (1989),

SUSINI Joseph Edme Séverin: (1879-?)
D'origine corse. Docteur en droit. Préfet du Haut-Rhin (1927), de l'Isère (1930), honoraire (1939).

SUSINI Marie: (1916-1993)
Née à Rennu. Romancière. Conservatrice à la Bibliothèque Nationale. Membre du Jury Femina à partir de 1971. Son œuvre parle de la Corse, de l'enfermement de l'Ile et de la puissance des sentiments qui se confrontent souvent intérieurement sans pouvoir s'exprimer. Auteur de , Plein Soleil (1953), La Fiera (1954), Corvara, une pièce de théâtre en 3 tableaux, (1955), Un pas d'homme (1957), Le Premier Regard (1960), Les yeux fermés (1964), C'était cela notre amour (1970), Je m'appelle Anna Livia (1979), La Renfermée, la Corse (1981). Ses 4 livres consacrés à la Corse sont regroupés sous le titre de L'Ile sans rivages, en 1989.

SUSINI (de) Nicolas dit Jean MAKI (ou MAKIS après 1929): (1883-1953)
Né à Sartè. Journaliste, polémiste et poète. Il collabore à de nombreux journaux du Continent et à presque tous ceux de Corse. Il collabore au journal A Muvra. Fondateur du journal La Nouvelle Corse, organe d'intérêts économiques et politiques d'informations corses, en 1920. Membre du PRDS d'Adolphe Landry de 1920 à 1923. Membre du Partitu Corsu d'Azzione en 1922. Partisan de Horace de Carbuccia aux élections législatives de 1932. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Il crée le quotidien d'information du soir La Dépêche Corse en 1935 (il parait jusqu'en 1943). Partisan du maréchal Pétain. Accusé de collaboration en 1946, il est acquitté en 1947. Auteur de Le départ (1918), En cors'toi ?, une revue théâtrale en langue française, (1922), Visages de Corse (1922), Les cendres du fumoir suivi de Histoires Corses sans bandits (1926), Heures Corses, La Rose de Cachemire (1936),...

SUSINI Nunziu Francescu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est député de la piève de Serra é Surbuddà.

SUSINI Pasquale Anghjulu: (1725-?)
D'Auddé. Ecclésiastique. Chanoine. Grand vicaire du diocèse d'Aiacciu. En Septembre 1770, à Bastia, il participe à la Première Assemblée des Etats de Corse, où il est remarqué, lors des débats, parmi les contestataires au comte de Marbeuf.

SUSINI (de) Paul François Eustache: (1843-1901)
Né à Sartè. Médecin. Dernier diplômé corse de Pise. Il exerce en Italie. Il est compromis dans les mouvements de la révolution italienne avec Garibaldi et Mazzini. Il part alors au Moyen-Orient (Grèce, Turquie, Palestine, Asie Mineure...), puis il se fixe en Egypte, au Caire. Il rentre en Corse, où il est élu député de la Corse de 1885 à 1889 sous l'étiquette de républicain radical. Il devient Boulangiste en 1887. Membre de la Fédération Révisionniste et du Comité de Londres. Il décède à Dinant (Belgique) en 1901.

SUSINI Paul-Joseph: (?-2012)
Originaire de U Poghju di Nazza. Aviateur. Commandant de bord. Chef pilote instructeur. Médaille Militaire 1948. Croix de Guerre 1939-1945. Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. Médaille de l'Aéronautique. Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance. Médaille de la Reconnaissance de la Nation. Commandeur du Ouissam Alaouite. Médaille du Mérite Libanais 1939. Diplôme d'honneur des Combattants de l'Armée Française 1939-1945.

SUSINI Paulu Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de I Prunelli di Fiumorbu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SUSINI (de) Petru Paulu: (1792-1846)
De Sarté. Fils d'Anton Petru. Chef de bataillon. Chevalier de Saint-Louis. Chevalier de Saint-Ferdinand d'Espagne.

SUSINI Pierre:
Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975, où il est grièvement blessé. Il est condamné à 2 ans de prison avec sursis, par la Cour de Sureté de l'Etat, en 1976.

SUSINI (d'ARAINCHI d'ARESCIA di L'ALTA ROCCA) (de) Pierre Ange Florimond: (1793-1852)
Originaire de Sarté. Fils d'Anton Lisandru. Vicomte de Susini d'Arescia. Lieutenant de Cavalerie. Garde du corps des rois Louis XVIII et Charles X. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SUSINI Sebastianu: (1725-?)
De Sarté. Membre du Conseil Suprême. En Novembre 1763, à la Cunsulta Generale di Sartè, il est élu à la présidence des magistratures de provinces. Reconnu noble par un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

SUSINI Tomasu: (1732-?)
D'Auddé. Ecclésiastique. Prêtre. Canonico à Aiacciu.

SUSINI Vincente: (dix-huitième siècle)
En Octobre 1735, à la Cunsulta di Santa Lucia di Taddà, dans le couvent de Taddà, les chefs corses de La Rocca l'élisent général des troupes nationales corses de La Rocca.

SUSINI di A SARRA Paulu: (né en 1936)
Poète. Auteur de poèmes lyriques, invocations et prières, parus dans la revue Rigiru (Brandali, 1977).

SUTTER Lucienne: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1934 une peinture intitulée Piana (Corse).

SUZINI Paul Félix: (1774-1803
Né à Zicavu. Volontaire dans une compagnie franche à l'Armée d'Italie. En 1797, par le Conseil de Guerre de Verone (Italie), il est condamné à 8 ans de Galères, pour pillage à main armée. Il décède, après s'être évadé en 1799, en 1803.

SUZZARELLI Antoniu Maria Vincenzu: (1764-1817)
Originaire de Bunifaziu. Qualifié de Magnifico. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Proconsul de la cité impériale de Bunifaziu. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse adressée à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. Membru di U Guvernu et député pour la communauté de Bunifaziu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Membre du Parlement Anglo-corse. Capitaine au service du Roi d'Angleterre.

SUZZARELLI (de) Francescu Maria Geronimu Vincenzu Stefanu: (1787-1829)
Originaire de Bunifaziu. Lieutenant au service de Naples, puis de la France.

SUZZARELLI Ghjuvan Battista: (1851-1936)
Originaire de Bunifaziu. Ecrivain.

SUZZARELLI Francescu Maria Ghjuseppu Vincenzu: (1772-1834)
Originaire de Bunifaziu. Juge de paix du canton de Bunifaziu.

SUZZARELLI (de) François Xavier Ambroise Antoine Vincent: (1819-1874)
Né à Bunifaziu. Chef de bataillon. Il participe, avec l'Armée d'Orient, aux combats de Sébastopol. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de la Medjidieh de Turquie. Médaille de la Valeur Militaire de Sardaigne. Médaille de la Reine d'Angleterre. Médaille d'Italie.

SUZZARINI Ghjuvanni Andria: (dix-septième siècle)
Notable. Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

SUZZARINI Pierre-Marie:
Maire de A Penta di casinca de 1912 à 1919.

SUZZONI ?: (dix-neuvième siècle)
En 1816, avec le marquis de Rivière, et comme commandant au Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec.

SUZZONI ?: (dix-neuvième siècle)
Médecin. En 1836, la variole atteint 665 personnes de l'arrondissement de Bastia. 79 d'entre elles sont défigurées et 199 en sont mortes. Sur 6761 naissances en Corse, 4521 enfants sont vaccinés contre la maladie. Il est l'un des principaux vaccinateurs contre la maladie à U Viscuvatu.

SUZZONI Ange-Michel: (?-1870)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de San Niculaiu di Moriani.

SUZZONI Anghjulu Ghjuvanni: (1709-?)
Originaire d'Alata. Il s'établit à Cervioni en 1749. Ecclésiastique. Prêtre. Licencié en théologie, droit civil et droit canon. En Juin 1753, à la Cunsulta di Alisgiani, il est élu député pour rencontrer à Bastia le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi. En Septembre, avec les trois autres députés, il le rencontre à Bastia, et lui remet un mémoire de 21 articles.

SUZZONI Antoine: (1908-2006)
Originaire de Lavatoghju. Spécialiste et éleveur de chevaux en Balagna.

SUZZONI Don Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Alata. De Cervioni. Officier au Régiment de Cavalerie Légère Corse en 1759. Assesseur à la Justice Royale d'Aleria.

SUZZONI Don Jean: (1800-1890)
Né à Cervioni. Magistrat. Conseiller honoraire de la Cour d'Appel de Bastia. Conseiller général de la Corse en 1852. Chevalier de la Légion d'Honneur.

SUZZONI Dumenicu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lavatoghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

SUZZONI Etienne: (né en 1962)
Originaire de Lumiu. Viticulteur propriétaire exploitant (Clos Culumbu). Président de la Chambre Régionale d'Agriculture et de la Chambre d'Agriculture de Haute-Corse de 1999 à 2010. Conseiller municipal de Lumiu. Maire de Lumiu depuis 2014. Elu conseiller territorial (droite) de 2010 à 2015.

SUZZONI Filippu Ghjuvanni: (dix-neuvième siècle)
En 1801, il est juge civil et membre du Tribunal Criminel Extraordinaire, créé par André François Miot de Melito. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1804, il fait partie des députés désignés, pour le Département du Golu, pour participer à la cérémonie du sacre de Napoléon 1er. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1821, il est président de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

SUZZONI Francescu Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Alata. Nommé gouverneur de la province d'Aleria par le Roi Théodore en 1736.

SUZZONI Ghjuseppu Luiggi: (1777-?)
De Cervioni. Colonel commandant à la Légion Corse de Naples. En 1816, avec le marquis de Rivière, et comme colonel du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec.

SUZZONI Ghjuvan Ambroghju: (1786-1838)
Né à Ucciglioni (Santa Riparata di Balagna). Oléiculteur. Maire de L'Isula de 1830 à 1838.

SUZZONI José:
Né à Aregnu. Chanteur (baryton) de variété de la diaspora corse depuis 1980.

SUZZONI Pierre François Jean Raphaël: (1818-1870)
Né à Cervioni. Il sort de l'Ecole Polytechnique en 1840. Lieutenant dans l'Artillerie en Algérie, puis colonel dans les Tirailleurs. Lors de son séjour en Algérie, il découvre le corps de l'esclave Geronimo, martyre chrétien des Barbaresques. Commandant à Laghouat, en 1862, il rentre ensuite en France. Colonel au 2ème Régiment de Tirailleurs Algériens, il est tué à la bataille Froeschwiller, en 1870. Son nom figure sur une plaque commémorative, à Cervioni. Commandeur de la Légion d'Honneur à titre posthume.

SUZZONI (de) Raphaël: (?-1870)
Originaire de Cervioni. Colonel au 2ème Régiment de Tirailleurs d'Afrique. Il est tué à Froeschwiller (Bas-Rhin), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur une Plaque Commémorative, à Cervioni.

SUZZONI Romain: (né en 1950)
Né à Paris. Originaire de Moltifaù. Artiste peintre. Il expose à Paris, Grenoble, Bruxelles, Londres, Bastia (1990)...

SWIGNON Stéphane: (?-1984)
CRS. En 1984, il est tué, à Bastia, lors du mitraillage d'un fourgon de police organisé par le FLNC.

SYLVESTRE 1er (Saint): (?-335)
Pape de 314 à 335. En 325, il bénéficie de la Donation de Constantin qui lui cède la Corse et toutes les provinces de l'Occident.

SYMMAQUE: (sixième siècle)
Défenseur de la Corse (Defensor Corsicae) en 591.

SYMONDS John: (1729-1807)
Anglais. Professeur d'histoire moderne à l'université de Cambridge. En Juillet 1767, à Livourne, il s'embarque pour la Corse. En Août, il est reçu à Corti par Pasquale Paoli. Il quitte la Corse par I Fornali. En 1769, à Londres, parution de son manuscrit intitulé Remarks on the present state of Island of Corsica, dans sa version italienne sous le nom de Osservazioni di un viaggiatore inglese sopra l'Isola di Corsica, scritte in inglese sul luogo nel 1767 ed ora tradotto in italiano.

SYROVY Josef: (1879-1956)
Né à Perov-sur-Elbe (Bohême). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1936 deux peintures intitulées Vieille femme corse (Bastia) et Au bord de la mer (Corse).

SYSANG Johanna Dorothéa: (1729-1791)
Graveuse à Leipzig. En 1768, elle édite une carte de la Corse.