Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(1331 personnages)


MACARI Juana: (née en 1983)
Membre de l'équipe du centre de création musicale Voce de Pigna de 2010 à 2015 (chargée de Mission Projets Européens). Directrice du centre culturel Una Volta de Bastia depuis 2015.

MACCHINI Eugène: (1896-1963)
Né à Aiacciu. Négociant. Président du Comité Central Bonapartiste. Membre dirigeant du Comité de Vigilance Anti-irrédentiste en 1939. Il est interné comme prisonnier politique par les Italiens de l'OVRA, à Prunelli di Fiumorbu, en 1943. Maire d'Aiacciu de 1943 à 1945. Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur d'Aiacciu, en 1947. Officier de la Légion d'Honneur.

MACE Jean-Claude: (né en 1943)
Né à Tananarive. Originaire de Poghju di Venacu (ou il suit sa scolarité) par son père adoptif Roger Ristori. Photographe diplômé. Romancier. Auteur de Le Vagabond de la Brousse (paru également sous le titre de Roger Ristori L'Africain), dont le héros est son beau-père, qui obtient le Prix du récit, à la VIIème Biennale Azuréenne de Cannes, de Les braises des années rouges, Visage d'Ange... Auteur de montages audiovisuels sur les chants et images de la Corse.

MACHIAVELLU: Voir PIETRI Ghjacumu Francescu.

MACLET Elysée: (1881-1962)
Né à Lihons-en-Santerre (Somme). Artiste peintre. Il séjourne en Corse en 1926. Il peint de nombreux paysages de Corse.

MACNAB Iain: (1890-1967)
Artiste peintre britannique (aquarelles, nus, paysages, scènes). Il séjourne en Corse (en Balagna) dans les années 1920. On lui doit les oeuvres The waterfront, Calvi, Corsica (conservée au Musée d'Edinbourg), Baie de Calvi (1921), Corsica (1923), The corsican farmers...

MACONE Ercole: (1482-1526)
Parmesan. Père de l'écrivain Rinaldo Corso. Soldat au service du Duc de Ferrare. Il se couvre de gloire à la bataille de Ravenne en 1512. Colonel de l'armée vénitienne. Il s'illustre à la bataille de Lodi en 1526. Il meurt en 1526, au siège de Cremone. Un monument lui est élevé dans l'église de Saint François, à Parme.

MACONE Rinaldu: Voir CORSO Rinaldo.

MACRINI ou MAKRINOI (les): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée en Casinca, avant l'arrivée des Romains.

MADRASSI Lucien Ludovic: (1881-1956)
Né à Paris. Originaire de Tarranu. Artiste peintre. Illustrateur. Sociétaire du Salon des Artistes Français en 1906. Il effectue un voyage d'études en Algérie et en Tunisie en 1912. Il peint des scènes de genre, des portraits et des paysages en utilisant souvent le pastel. Membre de l'Institut. Officier de la Légion d'Honneur.

MADRIGALI Olynthe: (1887-1950)
Né à Bastia. Beau-frère du sculpteur Jean-Mathieu Pekle. Artiste peintre. Il étudie peu de temps auprès de Paul Saïn mais c'est en autodidacte qu'il apprend son métier. Pendant la première guerre il est fait prisonnier par les Allemands. Vers 1920 il s'installe en Algérie dans un emploi de fonctionnaire des douanes. Il voyage en Syrie en 1929. Il peint des vues d'Alger et de sa région ainsi que des paysages de sa Corse natale.

MAESTRACCI Anghjulu Maria:
Franc-maçon. Il est un des membres fondateurs, en 1901, à Bastia, de la loge maçonnique L'Etoile de Cyrnos, du Grand Orient de France.

MAESTRACCI B.: (dix-neuvième siècle)
Maire de Castiglione en 1838.

MAESTRACCI Damasu: (1888-1976)
Né à Ochjatana. Artiste peintre. Sculpteur dont l'originalité, au-delà de son style qui n'est pas sans rappeler celui du facteur Cheval, vient du fait qu'il en assure lui-même la décoration. Premier prix de l'école des Beaux-Arts de Marseille. Il réalise de nombreuses statues qui décorent les églises de toute l'Ile, notamment des Sainte Thérèse, Sainte Dévote et surtout le Saint Michel qui orne la cathédrale de Calvi. Auteur du Monument aux Morts d'Ochjatana, de La Douleur (tête de femme, au Musée de Bastia), de bas-reliefs (A Paghjella, U Fucone..), d'un Christ Noir, dans l'église de Pighjolu (en 1939)...

MAESTRACCI Don Ignaziu: (1750-1774)
De Corscia. Agriculteur. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à encercler ces derniers et à en prendre une grande partie. Il est condamné à mort et sera pendu à Corscia.

MAESTRACCI Don-Pierre: (1794-1823)
Né à Castiglione. Laboureur. En 1817, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol sur un chemin public. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1823.

MAESTRACCI Fabienne:
Militante nationaliste. Compagne de Marcel Lorenzoni. Prise dans la tourmente de l'affaire de l'assassinat du préfet Erignac, elle est arrêtée en 1998, et effectue 13 mois de prison pour rien. Auteur de Vita corsa, fragments de vie (2000), un roman écrit en prison, Les murs de vos prisons (2001), Contes et légendes du peuple corse (2003), Par les chemins de la Corse (2005), des livres de recettes de cuisines corses...

MAESTRACCI Ghjacumu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Corti, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MAESTRACCI Ghjuseppu:
Poète en langue corse. Il collabore à la revue littéraire Bonanova.

MAESTRACCI Jean: (1926-2009)
Né à Corscia. Résistant. Médaille de la Résistance. Médaille de la Libération de la Corse. Médaille britannique King's Nedal for courage in the cause of Freedom.

MAESTRACCI Matteu: (né en 1980)
Originaire de U Viscuvatu. Journaliste sportif (Radio France).

MAESTRACCI Michel: (1864-1936)
Né à Bastia. Fils d'Anghjulu Maria. Avocat. Sous-préfet de Corti en 1900. Préfet de l'Allier, en 1918, de l'Ardèche, en 1918, de l'Indre, en 1919, de la Haute-Vienne, en 1921 et de l'Eure, en 1922. Préfet honoraire ne 1924. Officier de la Légion d'Honneur.

MAESTRACCI Orsu Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Corscia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MAESTRACCI Paul Eugène Marcel: (1931-2011)
Originaire d'Appietu. Adjudant-chef de l'Armée de l'Air. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille militaire. Officier de l'Ordre National du Mérite.

MAESTRACCI Pierre: (1929-2009)
Né à Muru. Professeur en médecine. Pionnier de l'anesthésie réanimation en France. Chef du service d'anesthésiologie et réanimation chirurgicale du CHU de Nice. Il est impliqué au niveau national dans la prévention des noyades chez l'enfant. Il est à l'origine de la création du Service d'Aide Médicale d'Urgence (SAMU) de Nice, en 1975. Fondateur et directeur de l'Ecole de Formation des Infirmiers et des Ambulanciers de Nice. Président de la Société Française d'Anesthésie Réanimation (SFAR) en 1985. Professeur honoraire à la Faculté de Médecine de Nice-Sophia-Antipolis. Expert des bornes romaines au sein du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes. Rédacteur en chef de la revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes.

MAESTRACCI Ulysse: (1923-2009)
Originaire de Santa Maria di Lota. Maire de Santa Maria di Lota dans les années soixante.

MAESTRACCI-PIETRI Aimé:
Maire de Patrimoniu de 1977 à 1983.

MAESTRALI Jean: (1903-1972)
Né à Ascu. Auteur bilingue de poésies, notamment sur la Balagna.

MAESTRALI Xavier: (né en 1956)
Né à Meknès (Maroc). Artiste peintre. Plasticien. Scénographe. Photographe. En 1995, il lance le projet Pénitenciers (mise en scène de sites utopiques et carcéraux de Méditerranée, parmi lesquels Coti Chjavari). Il expose ses oeuvres photographiques et picturales à Muratu, Coti Chjavari...

MAESTRATI Dominique: (né en 1953)
Né à Aiacciu. Originaire de Livia. Instituteur. Réalisateur de courts-métrages. Producteur de fictions et de documentaires. Photographe. Comédien. Réalisateur, pour le cinéma et la télévision (notamment FR3 Corse et Via Stella), de très nombreux courts métrages et émissions depuis 1982, où il est l'assistant d'Antoine Bonfanti. Auteur également nombreux textes de documentaires et articles de presse depuis 1984. Correspondant pour la Corse, en tant que photographe, de l'Agence Keystone de 1981 à 1986. Auteur d'expositions, de reportages photos, d'affiches, de dépliants, d'animations... Fondateur, en 1991, de la société de production KORROM Productions à Aiacciu.

MAESTRATII (de La Rocca) Napoléon Arthur: (1853-1939)
Né à Livia. Bachelier ès-Lettres (1872). Bachelier ès-Sciences (1873) Docteur en Médecine (1884). Elu conseiller général républicain du canton de Livia en 1892, 1895, 1898 et 1902. Président du Conseil Général de la Corse à 2 reprises. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique.

MAESTRATI Olivier: (né en 1958)
Originaire de Letia et Livia. Enseignant et chercheur de formation. Spécialiste de l'Histoire contemporaine et de Polémologie. Auteur de Indochine, autopsie d'un échec (1995), Alger, avril 1961. La mort d'une armée (2000), Commandant Raffalli. De coeur de de feu (2001), Le bataillon français en Corée (Novembre 1950-Juillet 1953) (2003), La Corse et ses poilus (2006)...

MAESTRATI Don Susinu: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. Abbé de Pitretu Bicchisgià. Conseiller général républicain du canton de Livia de 1871 à 1874.

MAESTRATI Léon: (1881-1964)
Né à Livia. Journaliste. Ecrivain. Bibliothécaire de la ville d'Aiacciu. Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Auteur de la Chronique de la vieille Corse (signée PB) dans le Petit Bastiais.

MAESTRONI ?: (dix-huitième siècle)
Administrateur du Département du Liamone en 1798.

MAESTRONI François (Pré Franzé): (?-1979)
Originaire de Bunifaziu. Ecclésiastique. Chanoine. Archiprêtre de la cathédrale d'Aiacciu de 1958 à 1979. Auteur de Bonifacio dans l'Histoire du Christianisme, en 1976.

MAGANZA (di) Ganallone: (neuvième siècle)
De Mayence. En 808 (ou 818), il débarque à Palu, dans le Fiumorbu (d'après Giovanni della Grossa). Ugo Colonna lui accorde la Seigneurie de Covasina pour l'aide qu'il lui aurait fournie dans sa reconquête de l'Ile face aux Musulmans.

MAGGIOLO Adriano: (dix-neuvième siècle)
Vicomte. Journaliste italien (Le Triboulet). Auteur de Charles-André Pozzo di Borgo 1764-1842, paru en 1890.

MAGGIORDOMO Vicenzo: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre sicilien. Réfugié. Il s'installe à Munticellu en 1840 (il obtient en 1843 l'autorisation de demeurer en Corse).

MAGINI Giovanni Antonio: (1555-1617)
Mathématicien, géographe et astronome à Bologne. Ses cartes de la Corse sont éditées, une en 1608, une autre en 1620.

MAGIOCCO Lorenzo: (seizième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1572. Il succède à Antonio da Varese.

MAGIOCCO Polo: (dix-septième siècle)
Génois. Podestat de Bastia en 1600, 1612 et 1616.

MAGIOLO Vesconto: (seizième siècle)
Géographe génois. En 1511, il termine son Atlas manuscrit dans lequel figure une carte de la Corse dont le format est de vingt-deux centimètres de long et dix-huit de large.

MAGLI Giovanni: (1884-1969)
Militaire italien. Général de division. Commandant des troupes italiennes occupant la Corse en 1943.

MAGLIOLI Barthélémy: (1856-1909)
Né à Aiacciu. Fils de Jérôme. Architecte. Artiste peintre. Diplômé de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Architecte communal de la ville d'Aiacciu de 1884 à 1909. Il réalise, entre autres, la Banque de France, l'église Saint Roch (1893)...

MAGLIOLI François:
Médecin. Petit-fils de Jérôme. Elu maire (bonapartiste dissident) d'Aiacciu de 1953 à 1959.

MAGLIOLI Jérôme: (1812-1885)
Né à Aiacciu. Architecte diplômé de l'Ecole de Paris et de Rome (où il étudie de 1830 à 1835). Peintre. Sculpteur. Architecte communal de la ville d'Aiacciu. Auteur de l'escalier monumental du Musée d'Aiacciu. Conservateur du Musée Fesch de 1858 à 1872. Auteur d'un Portrait du Cardinal Fesch (1847), d'un Saint-Eloi, dans l'église Saint-Jean-Baptiste à Aiacciu, d'une Vierge entre Saint-Pierre et Saint-Paul, dans l'église paroissiale de Pitrusedda (1877), d'un tableau d'autel, Le Christ avec ses apôtres ou l'incrédulité de Saint-Thomas, dans l'église Saint-Thomas de Lopigna (1863), de La Contemplation par Saint-Cyr de la Vierge en douleur, dans l'église de Guarguale...

MAGNANIMA Luca: (dix-huitième siècle)
De Toscane. Prêtre. Possible auteur de Lettere Italiane sopra la Corsica, parues en 1770, à Livourne (sous la fausse indication de Lausanne), attribuées par certains à l'abbé Del Turco ou à Raimondo Cocchi.

MAGNANT Yves: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il illustre de dix linos le recueil de contes et nouvelles Corse, fleur de France, de Renée Humbert-Gley (1939).

MAGNARA (ou MANARA) Dom Juan (Dom Miguel de Leca y Colonna y Manara y Vincentello): (1627-1679)
Originaire, par sa mère, Donna Anfriani, de Montemaio (?). Né à Séville, en Espagne. Fils de Tomasu. En 1648, il se marie avec Geronima Carillo de Mendoza, une espagnole de quinze ans. Puis il devient Frère Majeur dans la confrérie espagnole de La Hernandad de la Caritad. Chevalier de l'Ordre de Calatrava. Alcade Mayor de Séville. A sa mort, le Vatican lui accordera le titre de Vénérable.

MAGNARA (di LECA) Tomasu: (1575-1648)
Né à Calvi. Marin. Il séjourne au Pérou en 1560, puis au Mexique en 1602. Naturalisé espagnol en 1607. Après un séjour aux Indes, il s'installe à Séville en 1610. En 1612, il épouse Géronima Anfriani Vincentello, dont la famille installée à Séville, est également originaire de Calvi. Il renforce sa fortune en devenant armateur et transporteur de marchandises entre 1616 et 1632. Il entretient d'excellents rapports avec Gênes. Il décède à Séville en 1648.

MAGNASCHI Salvador: (1850-?)
Né à Bastia. Artiste peintre (paysages, portraits, fleurs). Lauréat du Legs Sisco en 1869. Professeur de dessin au lycée de Bastia. Il décore les églises de Muratu et de Luri. Auteur du tableau Le Christ et le Saint-Sacrement, dans la cathédrale Sainte-Marie-de-l'Assomption de Bastia (peint à Rome en 1879). En 1900, il participe à l'Exposition Artistique Bastiaise, où il présente huit oeuvres.

MAGNERA (da) Giovanni: (quatorzième siècle)
Gouverneur génois de la Corse nommé en 1367. Il remplace Tridano della Torre. En 1368, il s'attaque à la famille Cagionacci, de Casta, un des partis de la Vindetta de Rogna. Craignant de nouveaux troubles, les Capipopuli demandent à Gênes de le remplacer d'urgence. En 1378, il fait partie des membres de la Maona, société financière et privée, à laquelle Gênes confie la gestion de ses intérêts en Corse. En 1380, après l'échec de la Maona, il rentre à Gênes.

MAGNUS Alpinus: (quatrième siècle)
Gouverneur de la Corse. En 300, il fait reconstruire un portique d'Aleria.

MAGON: (?-203 avant notre ère)
Général carthaginois, frère d'Hannibal. En 207 avant notre ère, il fait une incursion à Aleria. En 203 avant notre ère, il est mortellement blessé au cours d'un combat naval qui l'oppose aux Romains au large des côtes de Corse.

MAHEBU: Voir BURELLI Marie-Hélène.

MAHOMET: (570 ou 580-632)
Fondateur de la religion musulmane. En 661, ses disciples se montrent en Europe, puis en Corse.

MAILLARD ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Commandant de la place d'Aiacciu. En Avril 1792, il commande le 42ème Régiment de Ligne. Suite aux émeutes en ville, il fait au ministère un rapport défavorable à Nabuliu Buonaparte.

MAILLEBOIS (de) Jean Baptiste François (Desmarets): (1682-1762)
Marquis. Petit-neveu de Colbert. En Mars 1739, il est nommé commandant du corps expéditionnaire français en Corse, où il va remplacer le général Louis de Boissieux. Il embarque à Toulon, avec 3000 Génois et Corses, 8000 Français et de l'artillerie, et débarque à Calvi. Il parcourt la Balagna à la tête de ses troupes. A Calinzana, avec deux compagnies de grenadiers, il affronte les Naziunali. Il est battu et déplore plusieurs tués. En Avril, il s'embarque pour San Fiurenzu. Il rejoint Bastia, toujours par la mer, les voies terrestres étant peu sures. En Mai, il somme les Naziunali de déposer les armes avant quinze jours. Son plan de campagne pour pacifier la Balagna est le suivant: du Chatel devra attaquer la Balagna avec sa division, lui-même se chargera du Nebbio, tandis que de Larnage attaquera San Pellegrinu et les pièves avoisinantes. Ces trois opérations devant se dérouler simultanément. Il marche sur Tenda et la Bocca à Lentu. Ghjacumu Paoli, qui tient Lentu, capitule et lui demande un délai de trois jours pour regagner ses pièves. Lentu, Bigornu et Tenda tombent en quelques heures. A Sant'Antoninu, lors des affrontements, il perd des officiers et 36 grenadiers. En Juin, la Balagna est soumise. Il est devant l'église de San Niculaiu, à Petralba, où il reçoit armes et otages. En quelques jours, la Balagna, le Nebbiu et les pièves de Costere (Casinca, Tavagna, Moriani et Campulori) sont pacifiées. Toutes les pièves situées entre le Golu et le Fiumaltu sont soumises. Il établit son camp à Pastureccia, puis à Corti. Il exige des otages de chaque piève soumise et fait publier dans le Dilà l'édit du Roi de France. En Juillet, après avoir reçu Ghjacintu Paoli, il l'autorise à quitter l'Ile. Il quitte Corti pour Aiacciu. Avec lui, 14 compagnies, 450 hommes d'infanterie et 120 hussards. Il passe à Vivariu, puis Bucugnà. Il veut en finir avec les derniers résistants du Dilà. Après avoir placé 250 hommes à Bucugnà et 350 à Bastergà, il arrive à Aiacciu. Il y rencontre Bianca de Rossi, ardente acharnée de la cause française en Corse. A la demande de cette dernière, il obtient, par ordonnance de Louis XV, la création du Régiment Royal Corse (le Real Corso), régiment royal d'infanterie italienne en Corse. Il est composé de douze compagnies, et est basé à Marseille. Son drapeau est vert avec la croix blanche, et sa devise Per hoec regnum et imperium. Il délivre des patentes de capitaines au Régiment Royal Corse aux Corses, partisans de la France, qui arriveront à lever 50 hommes en armes. En Août, il envoie un rapport à la Cour de France, dans lequel il précise l'état de la Corse, et le moyen de remédier à une situation qui ne pourra que s'aggraver après le départ des Français. Selon lui, il faut, en Corse, une puissance capable de faire respecter une loi que les Génois ne peuvent plus défendre. Puis, il est à Santa Maria Sichè. En Septembre, il est à Guttera (Vuttera) tenue par Frédéric de Neuhoff et le curé de Zicavu. Il prend Zicavu et le plateau de Cuscioni. La Corse est alors pratiquement soumise, hormis la poignée de Naziunali qui résistent encore avec Frédéric de Neuhoff, le Baron Mathieu de Drost, Mighele Anghjulu Panzani, le curé de Zicavu, et le prévôt Bucchini. Il est de retour à Aiacciu, où il prépare les quartiers d'hiver pour son armée. En Octobre, à Corti, il présente sept compagnies du Real Corso, avec leurs officiers. En Novembre, il rentre à Bastia. La révolte est terminée. Il fait construire de nouvelles fortifications à Calvi. En Janvier 1740, les Génois proposent, en plus de leurs très dures conditions de sortie de révolte, de brûler les villages de Nuceta, de Loretu et la forêt d'Alisgiani. Il refuse les exigences génoises, les jugeant trop excessives pour les Corses. En Février, il décide de faire ouvrir, par les habitants de la région eux-mêmes, une route entre le Nebbiu et la Balagna. En Août, il autorise Ghjuvan Petru Gaffori à rentrer en Corse, malgré les objections du gouverneur génois Domenico Maria Spinola. Il fait lever les plans de San Fiurenzu, Sagone, La Rocca et Porti Vechju pour y construire des forts. Il fait effectuer un recensement de la population: 333 paroisses, 427 villages, 26854 familles et 120389 habitants. Gênes refuse de lui donner six canons qu'il demande, pour équiper San Fiurenzu. En Février 1741, à Bastia, il est nommé maréchal. En Mai, grâce à son intervention, le Bastiais Romualdo Massei est nommé évêque du Nebbiu. Il regagne alors la France. Il est remplacé, au poste de Commandant en chef du Corps expéditionnaire français par le marquis de Villemur, qui siège à Calvi.

MAILLOT Henri: (1899-1987)
Né à Chambéry. Cousin du général De Gaulle. Entrepreneur en travaux public installé en Corse. Résistant. Il entre au Front National de la Résistance corse en 1942. En 1943, à Aiacciu, il fait partie du Conseil de Préfecture (avec Paul Colonna d'Istria, Maurice Choury, Arthur Giovoni et François Vittori). Membre de l'Assemblée Nationale Provisoire Consultative de Paris de 1944 à 1945. Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur d'Aiacciu, en 1947. En mai 1958, il anime le Comité de salut public d'Aiacciu au lendemain des événements d'Alger. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945 avec 3 citations. Croix de Guerre des TOE. Compagnon de la Libération. Croix du Combattant 14-18. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Médaille des Blessés. Médaille Coloniale avec agraffe Maroc. Member of the British Empire. Il décède à Aiacciu, en 1987.

MAILLY (de) Jean: (1911-1975)
Architecte (il est un des trois architectes du CNIT, à Paris). Artiste peintre. Il séjourne en Corse en 1960. Auteur d'une aquarelle intitulée Saint-Florent.

MAIMBOURG (de) ?: (dix-huitième siècle)
Militaire français. Commandant militaire de Bunifaziu. En Juin 1778, Louis XVI lui concède par lettres patentes, en fief perpétuel, comme terres vaines et vagues, une concession à Santa Ghjulia, près de Porti Vechju.

MAINE (du) Jean: Voir PERETTI della ROCCA Jean.

MAINETTI Juge Jacques Alphonse: (1924-1944)
Né à A Soccia. Résistant. Sous-lieutenant des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) au Corps Francs Liberté. Membre de la section corse de l'Armée Secrète de Paris. Il est arrêté par les Allemands et décède en déportation à Vaihingen (Allemagne), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de A Soccia et sur celui de la ville de Bastia.

MAINGADO-BALANGARI José: (?-1943)
Résistant durant la Deuxième Guerre Mondiale. Il est tué dans des opérations combinées avec le Bataillon de Choc lors des combats pour la libération de la Corse en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

MAINI Nathanaël: (né en 1979)
Né à Bastia. Comédien. Il entre au Conservatoire d'Avignon en 1995 pour se consacrer au théâtre. En 1998, il participe aux premières rencontres théâtrales de l'ARIA, à Olmi e'Cappella. Il joue dans L'enquête corse, Le Prophète, Mafiosa, Les déracinés, Les héritières, La prophétie d'Avignon... Auteur de la mise en scène de A Muredda, joué par la compagnie Locu Teatrale.

MAINOLDI GALERATI Giacomo: (seizième siècle)
Editeur italien. En 1573, dans un de ses ouvrages inventoriant les titres et les possessions, du fils de CHARLES QUINT, PHILIPPE II, De Titulis Philippi Austrii, édité à Bologne, apparaît la première utilisation de la Tête de Maure à propos de la Corse.

MAIOLA Angelo: (quinzième siècle)
Notable génois. En 1490, il fait partie de l'Ufficio per li Affari di Corsica, un ministère des affaires corses, dont quatre députés génois sont chargés d'appliquer les décisions.

MAISANI Prescilla-Mary: (née en 1989)
Originaire d'Aiacciu. Artiste peintre. Plasticienne. Sculptrice. Voir le site de Prescilla-Mary MAISANI

MAISETTI Jean-Pierre: (?-1990)
Pépiniériste. Membre du RPR. Soupçonné d'être membre du groupe antinationaliste U Castigu, il est abattu à Portichju, en 1990, par un mouvement clandestin inconnu.

MAISTRALE: Voir VERSINI Dumenicu Antoniu.

MAKI (MAKIS) Jean: Voir SUSINI (de) Nicolas.

MAKRINOI: Voir MACRINI.

MALANDRI Laurent: (?-1969)
Directeur de l'hebdomadaire Le Combattant, qui a pour devise Castigat Ritendo, en 1920. Journaliste au Petit Bastiais et au Journal de la Corse.

MALASPINA: (dixième siècle)
Famille au lignage issu de Oberto Opizzo, fils bâtard de Hugues de Provence. Ce dernier est le fondateur de la souche des Marquis de Massa, d'une part, et de celle des Malaspina, d'autre part. Les descendants de cette dynastie des Marquis de Toscane seront les Obertenghi. En 1171, appuyés par les Pisans, ils font la guerre aux Marquis de Massa (des Obertenghi aussi), lesquels, pour défendre leurs biens corses, demandent aux Génois de les aider. Un traité est signé entre les deux parties.

MALASPINA ?: (dix-septième siècle)
Prince de Toscane. En 1663, il appelle des colons corses à venir s'installer à Antona di Massa, en Toscane.

MALASPINA Alfonsu: (dix-septième siècle)
De Lucciana. Marquis. En 1605, il effectue une reconnaissance de parenté envers Anton Paulu Malaspina.

MALASPINA Ambroise Obert: (1887-1924)
Originaire de Belgudè. Fils de Toussaint-Jean. Chercheur en histoire. Auteur de nombreuses études monographiques sur la famille Malaspina. Bibliophile, collectionneur passionné d'ouvrages historiques, de manuscrits, de monnaies et de médailles. Sa collection était répartie entre le château de la Costa à Belgudè et l'hôtel particulier à Saint-Cloud. Frappé d'infirmité à la suite d'une maladie, il décède en 1924. Chevalier de l'Ordre Pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.

MALASPINA Andrea: (treizième siècle)
Obertenghi, marquis de Ligurie. En 1269, il fonde le village de Belgudè. En 1341, il fait donation de son fief aux moines de San Venerio del Tino. Abandonnant ses prérogatives, il perd son nom, et se retire à Belgudè.

MALASPINA Anghjulu Francescu: (dix-septième siècle)
Cousin du prêtre Anton Paulu et de Anton Padovanu. En 1605, il obtient une reconnaissance de parenté du marquis Ettore Malaspina, de Bastia. Il est exempté de toutes charges, et autorisé à porter les armes, par lettres patentes du Sénat de Gênes.

MALASPINA Anghjulu Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
De Belgudè. Fils de Petru Francescu. En 1686, il est attaché à l'église paroissiale de Belgudè.

MALASPINA Anghjulu Antoniu Maria: (1785-1830)
Né à Ochjatana. Maire adjoint d'Ochjatana.

MALASPINA Anton Filippu: (1607-1670)
De Belgudè. Fils de Ghjacumu. En 1627, il est à Rome pour poursuivre ses études. En 1635, il est reçu docteur. En 1636, il obtient le canonicat de la cathédrale de Mariana et le titre de Pievanu de Ghjussani. En 1656, il est nommé vicaire général de l'évêché d'Aleria. En 1661, à Belgudè, il atteste que Vincenzu Mortini est en état de dire sa première messe dans l'église Nostra Signora di e Grazie.

MALASPINA Anton Leonardu: (dix-septième siècle)
De Belgudè. Capitaine. En 1640, sa fille Maria épouse Francescone di Bagnaja, et fonde ainsi la famille Belgodere de Bagnaja.

MALASPINA Anton Padovanu: (dix-septième siècle)
De Belgudè. Frère du prêtre Anton Paulu. En 1605, il obtient une reconnaissance de parenté du marquis Corneliu Malaspina, de Panicale. Il est exempté de toutes charges, et autorisé à porter les armes, par lettres patentes du Sénat de Gênes.

MALASPINA Anton Paulu: (1575-1630)
De Belgudè. Prêtre. Frère de Anton Padovanu. En 1605, il obtient une reconnaissance de parenté du marquis Alfonsu Malaspina, de Lucciana. Il est exempté de toutes charges, et autorisé à porter les armes, par lettres patentes du Sénat de Gênes. Vicaire général de l'évêché de Mariana Accia. En 1619, il a la charge de protonotaire apostolique, et le bénéfice de l'église de Sant'Eugenu à Ville di Parasu. En 1630, à Belgudè, il est massacré par la population parce qu'il exerce avec trop de rigueur ses droits seigneuriaux.

MALASPINA Antone Marcu: (dix-huitième siècle)
De Spiluncatu. Caporale et Nobile Dodeci. En 1732, il est colonel des troupes corses.

MALASPINA Antone Paulu: (?-1564)
Au service des Génois. Il s'illustre pendant la guerre contre les Français, dans le camp des Génois. Il meurt en 1564.

MALASPINA Bonaventura: (?-1769)
De Spiluncatu. En 1752, il reçoit mandat de consulteur en Balagna.

MALASPINA Bonaventura: (1767-1824)
De Spiluncatu. Fils de Bonaventura. Suppléant de Justice de Paix de Reginu, en Balagna.

MALASPINA Bonaventura: (1797-1884)
Originaire de Belgudè. Fondateur de la famille Simonetti-Malaspina, de Ville di Parasu.

MALASPINA Charles Napoléon Pierre: (1875-1963)
Originaire de Belgudè. Fils de Hyacinthe Antoine. Médecin général. Commandeur de la Légion d'Honneur.

MALASPINA Conrado: (treizième siècle)
Marquis de Ligurie, il se retire en Corse en 1223, et il donne à Gênes son château de Parodi, à Belgudè.

MALASPINA Corneliu: (dix-septième siècle)
De Panicale. Marquis. En 1605, il effectue une reconnaissance de parenté envers Anton Padovanu.

MALASPINA Dieudonné: (1823-1896)
Né à Costa. Fils de Thomas. Docteur en médecine. Maire de Costa de 1875 à 1893.

MALASPINA Ettore: (dix-septième siècle)
De Bastia. Marquis. En 1605, il effectue une reconnaissance de parenté envers Anghjulu Francescu.

MALASPINA Ghjacumu: (?-1628)
De Belgudè. Père de Anton Filippu et de Petru Francescu.

MALASPINA Ghjacumu: (?-1698)
De Belgudè. Lauréat en droit et en médecine. Chanoine de Mariana.

MALASPINA Ghjuvanni Andria: (1762-?)
De Belgudè. En 1789, il est le premier maire élu de Belgudè.

MALASPINA Ghjuvanni Ghjuseppe: (1630-?)
De Belgudè. En 1694, Anzianu di Belgudè, il est élu syndic pour requérir au monastère de San Venerio del Tino, dont dépend la paroisse du lieu, l'envoi d'un nouveau curé. Il sera Nobile Dodeci di Corsica.

MALASPINA Ghjuseppu Maria: (1764-1835)
De Spiluncatu. Fils de Bonaventura. Membre du Conseil Général de la Corse. Député pour la communauté de Spiluncatu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Electeur censitaire du Département.

MALASPINA Guglielmo (Alberto II): (?-1019)
Marquis de Ligurie, descendant d'Oberto Opizzo, seigneur de Gavi et de Parodi. En 1012, général des galères pontificales, allié aux Pisans, il débarque en Corse, sur ordre du pape Benoît VIII, à la tête d'une expédition contre les Sarrasins, et pour réduire les seigneurs Amondashi, de Ghjuvellina, et Pinashi de Balagna. Il construit son château à San Columbanu. Il est le fondateur de la souche des Malaspina, de Balagna. En 1014, il met fin à la présence des Sarrasins en Corse, en défaisant leur roi Mogehid, avec ses flottes pisanes et génoises coalisées. En 1019, il fait une donation de terres au monastère Saint Maximilien, de l'île de Montecristo. Il meurt en 1019, son fils Hugues lui succède comme gouverneur de la Corse.

MALASPINA Hugues: (?-1021)
Fils de Guglielmo. En 1019, il succède à son père en tant que gouverneur de la Corse. En 1021, il fait une donation d'un certain nombre de terres à l'abbé de l'église Santa Maria de Canavaghja. Il meurt en 1021, son fils Renaud lui succède comme gouverneur de la Corse.

MALASPINA Hyacinthe Antoine: (1837-1900)
Né à Munticellu. Fils de Mucius. Chef de Bataillon d'Infanterie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de Saint Grégoire le Grand.

MALASPINA Isnardo: (treizième siècle)
Marquis de Massa, descendant des Obertenghi. En 1269, il est envoyé sur l'Ile par Pise, avec 600 soldats, pour combattre GHJUDICE di CINARCA. Il est nommé gouverneur de la Corse.

MALASPINA Jacques: (1919-1944)
Fils de Pierre. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Déporté et mort dans le camp de Mauthausen (Autriche) en 1944.

MALASPINA Jean André: (1818-1906)
Né à Belgudè. Maire de Belgudè de 1847 à 1904. Doyen des maires de France. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MALASPINA Jean-Luc: (1815-1887)
De Costa. Curé doyen de L'Isula. Chanoine honoraire.

MALASPINA Toussaint Jean: (1853-1904)
Né à Belgudè. Publiciste. Homme politique. Rédacteur en chef du journal La Justice en 1893. Conseiller général (républicain) de Belgudè de 1899 à 1904. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Député de Calvi de 1898 à 1904. Président du Conseil Général de la Corse en 1900. Il fait construire, à Belgudè, le château de La Costa (terminé en 1892), plus connu sous le nom de Château Malaspina. Il décède à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) en 1904.

MALASPINA Joseph-Marie: (?-1984)
Originaire de Belgudè. Médecin général inspecteur. Commandeur de la Légion d'Honneur.

MALASPINA (de) Lucien Abel: (1852-1906)
De Spiluncatu. Consul de France honoraire. Officier d'Académie.

MALASPINA Mucius Jean: (1812-1876)
Né à Spiluncatu. Fondateur de la famille Malaspina de Munticellu. Bachelier en droit. Maire de Munticellu.

MALASPINA Mucius Nicolas: (1887-1956)
Né à Munticellu. Chef de division secrétaire général de la Société d'Assurances La Foncière. Résistant, membre du Réseau Arc en Ciel. Héros de la Libération de Paris. Lieutenant F.F.I. attaché à l'Etat-major de la Région Île de France. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance.

MALASPINA Paulu: (dix-huitième siècle)
De Palasca. Docteur en théologie. Il professe en Italie jusqu'en 1703.

MALASPINA Renaud: (?-1045)
Fils de Hugues. En 1021, il succède à son père au poste de gouverneur de la Corse. Il meurt en 1045. Oberto II Ruffo, le fils d'Adalbert II, lui succède.

MALASPINA Sébastienne-Clary (née de Lostalot de Lassalle) : (1861-1926)
Epouse de Jean-Toussaint. Grâce son importante fortune, elle fait édifier le château de la Costa à Belgodere, inauguré en 1892. Pour la décoration de cette demeure et de la chapelle familiale dans le parc du château, elle fait appel aux plus grands artistes académiques de son époque. Après la mort de son mari, elle continue de séjourner en Corse, en alternance avec son hôtel particulier de Saint-Cloud. Au château de la Costa, elle reçoit souvent Georges Clémenceau. Effondrée par la mort prématurée de son fils Ambroise, en 1924, elle fait don du château de la Costa à l'évêque d'Aiacciu (pour usage de résidence d'été) et se retire au couvent des Ursulines de Chatenay où elle décède en 1926. Ses restes mortels ont été transférés dans la chapelle Malaspina à Belgudè.

MALASPINA Simone Luiggi: (?-1780)
De Spiluncatu. Fils de Ghjuseppu Maria. Enseigne au 1er Bataillon Royal Anglo-Corse. Décoré de la Fleur de Lys en 1815.

MALASPINA Thomas: (1776-1851)
De Costa. Officier de santé. Maire de Costa en 1815. Juge de paix du canton de Parasu en 1824.

MALASPINA Tomasinu: (?-1599)
En 1569, il est exempté de toutes charges et autorisé à porter les armes, par lettres patentes signées du gouverneur de la Corse pour la République de Gênes, Giorgio Doria. En 1573, il reçoit une patente pour porter les armes de la ville de Bastia, signée du chancelier Giovanni Battista Procurante. Il meurt en 1599.

MALERBINO Sylvester: (?-1726)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

MALEFICII (dei) Francesco: (?-1296)
Florentin. Ecclésiastique. Franciscain. Il est envoyé en Corse comme supérieur de la custodie en Corse. Il fonde le couvent de La Girulata (couvent de La Selva). Après sa mort en 1296, son corps est transféré au couvent d'Alzipratu, près de Calinzana. Bienheureux dans l'ordre franciscain.

MALFATTI Antoine-Marie Sauveur: (1900-1943)
Né à Livia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, à Livia, lors des combats de la libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MALFATTI Oreste: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre florentin. Décorateur. Il exerce à Bastia entre 1867 et 1871. Il exécute l'ensemble du décor de la voûte de l'église Saint-Jean-Baptiste, à Bastia, en 1870.

MALLARONI Laurence:
Première adjointe au maire de Sotta. Elue conseillère départementale (divers droite) du nouveau canton du Grand Sud en 2015.

MALLARONI Michèle:
Artiste peintre de Bunifaziu.

MALLEOLUS M.: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 232 avant notre ère, il aborde les côtes corses avec des navires chargés de butin ramené de Sicile. Ses navires sont attaqués et dépouillés par les habitants de la région.

MALLORY Michel: Voir CUGURNO Jean-Paul.

MALO-RENAULT Emile Auguste-Marie Joseph: (1870-1938)
Né à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Graveur en couleur. On connait de lui une oeuvre, Cap Corse, Canari, qui figure dans l'Agenda de la Compagnie PLM, pour l'année 1930.

MALOSSE Henri Louis: (né en 1954)
Né à Montpellier (Hérault). Originaire d'Alzi. Maîtrise de l'allemand, de l'anglais, du polonais et du russe. Diplômé de l'IEP de Paris (1976). Titulaire d'un DEA Europe Orientale et Centrale (1979). Diplômé des universités de Munich et Varsovie. Il enseigne en France, en Pologne et en Russie. En 1993, il crée le DESS Politiques Publiques en EuropeStrasbourg). Président du groupe des employeurs au Conseil Economique et Social Européen (CESE) de 2013 à 2015. Directeur, conseiller pour les affaires européennes auprès de la présidence de l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie (ACFCI). Vice-président de l'association européenne des PME du Parti Populaire Européen (SME Union). Chevalier de la Légion d'Honneur.

MALVEZIN Emile: (vingtième siècle)
Né à La Besserette (Cantal). Artiste peintre. Il séjourne en Corse, sur la côte orientale, dans les années 1930. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1938 des aquarelles et sépias intitulées Piana (Corse) les Calanches, Bonifacio (Corse) la trinité, Sartène (Corse) une rue et Ajaccio (Corse) rue des Glacis.

MAMBERTI Dominique: (né en 1952)
Né à Marrakech (Maroc). Originaire d'Aiacciu. Ecclésiastique. Diplômé d'Etudes Politiques et de Droit Public. Ordonné prêtre à Aiacciu en 1981. Archevêque titulaire de Sagone en 2002. Il entre au service diplomatique du Saint-Siège en 1986. Nonce apostolique en Algérie, au Chili, à New-York (aux Nations Unies), au Liban... Il est envoyé comme nonce apostolique en Erythrée, en Somalie et au Soudan. Il prend la direction du Ministère des Affaire Etrangères du Vatican en 2006. En 2014, le pape François le nomme préfet du Tribunal Suprême de la Siganture Apostolique. Créé cardinal en 2015.

MAMBERTI Gabrielle (dite EMGE):
Née à Bastia. Artiste peintre (art contemporain). Premier prix du jury des Rencontres d'Art Contemporain de Calvi (artiste amateur), en 2009. En 2010, elle expose une oeuvre au Carrousel du Louvre, à Paris. Voir le site de Gabrielle MAMBERTI

MAMBERTI Hélène:
De Soriu. Responsable en communication. Ecrivain (poèmes, nouvelles, romans, chroniques, scenarii...). Co-fondatrice, en 2005, l'association Detti è Scritti, dont elle assure la présidence. Auteur de Journal d'une Insulaire (2008).

MAMBRINI Louis Léon Jean-Baptiste: (1884-?)
Né à Bastia. Militaire. Officier d'Artillerie. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale et du Maroc (1920-1921). Plusieurs fois cité. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Nationale Commémorative Française avec agraffe Maroc. Médaille Coloniale avec agraffe Maroc. Croix de Guerre 14-18. Croix de Guerre TOE avec étoile de bronze. Médaille Interalliée. Médaille Commémorative de la Grande Guerre. Chevalier de l'Ordre du Ouissam Alaouite.

MAMBRINI René: (né en 1947)
Né à Marseille. Originaire de Ziglia. Artiste peintre (marines). Auteur de nombreux dessins et illustrations pour diverses publications, notamment les ouvrages de Charles Finidori (Le Tasmania, Corsica Marittima, La Compagnie Valéry Frères et Fils, etc.).

MAMBRINI Roccu (U Rusignolu di Ziglia): (né en 1926)
Originaire de Ziglia. Poète-chanteur improvisateur. Spécialiste des Chjami è Rispondi. Auteur de A ma vita (2009), Cantu cum'è l'acelli (2012).

MAMMI CORSO (ou MAMMI RAIS ou MAMMI PACHA): (seizième siècle)
Originaire de Pinu. De son vrai nom, Filippu di Arbidalli ou Filippu di Pinu, devenu corsaire turc. Lieutenant de Dragut. En 1541, il infeste les côtes du Capicorsu, où quelques ports lui donnent l'hospitalité. Il compte de nombreux Capicorsini dans ses équipages. En 1560, il ravage Centuri, Ugliastru et Mursiglia. Ses Turcs pillent et détruisent la tour de Petriliu, à Mursiglia, et celle d'Ortinola à Centuri. Ils enlèvent Filippu di Lota, neuf ans. Plus tard, il effectue une nouvelle attaque sur les plages de Mariana, près de La Punta d'Arcu. Il tente d'envahir Borgu, Castellà di Casinca, U Viscuvatu, A Venzulà... Les Corses de la Casinca se défendent sous les ordres du Génois Ettore Ravaschiero, mais ils ne peuvent repousser ses Turcs et perdent tout de même six des leurs. En 1561, il attaque trois galères de Cosme 1er de Médicis. Les Florentins se réfugient à Sulinzara et lui abandonnent leurs navires. En 1583, les Turcs, sous son commandement, débarquent dans le Valincu, avec treize ou quatorze vaisseaux, et assiègent la tour Arbiddali; 180 Corses sont tués ou capturés. Les Turcs font ensuite une descente à Porti Vechju, Zonza, Carbini, et Livia, enlevant une quarantaine d'habitants et du bétail.

MANACCIA: Voir BARTOLI Jean.

MANARA: Voir MAGNARA.

MANCA Jacques Gilbert: (né en 1932)
Originaire de Ghisunaccia. Militaire (adjudant infirmier major). Engagé volontaire à Marseille, en 1950, dans le Service de Santé des Troupes Coloniales. Parachutiste, il saute sur Dien Biên Phu avec le 8éme Bataillon de Choc. Blessé il est fait prisonnier par le Viet Minh, en 1954. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre TOE avec 3 palmes.

MANCEAUX Antoine-Louis: (1862-1939)
Né à Calvi. Artiste peintre. Elève de l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1884. Professeur de dessin à Beauvais de 1892 à 1925. Peintre de la vie rurale, de la vie sociale des travailleurs et des malheureux. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1923 une peinture intitulée Le Vendredi Saint à Calvi (étude pour les "processions en Corse"), et à celui de 1925, Le Vendredi Saint à Calvi, vision antique. En 1928, à Marseille, il participe à l'exposition organisée par la revue U Laricciu. Le Musée Fesch d'Aiacciu conserve plusieurs de ses oeuvres, parmi lesquelles La mort de Sisara (1889). Chevalier de la Légion d'Honneur.

MANCEL Eliane: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1950 une peinture intitulée La tour génoise, Nonza (Cap Corse).

MANCINI ?: (dix-huitième siècle)
De Tavera. En Mai 1793, il reçoit chez lui Nabuliu Buonaparte, en fuite depuis Aiacciu.

MANCINI Ange Joseph Paul: (né en 1944)
Né à Beausoleil (Alpes-Maritimes). Commissaire de police en 1973. Directeur du Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) d'Aiacciu de 1983 à 1985. En 1985, il est le premier chef du service Recherche Assistance Intervention Dissuasion (RAID), section d'élite de la Police Nationale. Nommé Contrôleur Général en 1993. Chef du Service de Coopération Internationale de Police (SCTIP) en 1995. Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1999 à 2002. Préfet de la Guyane en 2002. Préfet du département des Landes en 2006. Préfet de la Martinique en 2007. En 2011 il est nommé Coordonnateur National du Renseignement, poste qu'il occupe jusqu'en 2013, date de sa mise à la retraite. Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier dans l'Ordre National du Mérite.

MANCINI Claude: (né en 1937)
Né à Paris. Artiste peintre (imaginatif, abstrait). Depuis 1960 il réalise de nombreuses expositions en France et à l'étranger. Il expose en Corse, à Aiacciu, en 2004.

MANCINI D. M.: (dix-neuvième siècle)
Ecrivain. Auteur de Géographie physique, politique, historique et économique de la Corse, en 1883.

MANCINI Don Jean Gabriel: (1890-?)
Né à Tavera. Avocat. Ancien combattant des Première et Seconde Guerres Mondiales. Membre du Conseil Supérieur des Français de l'Etranger. Conseiller honoraire du Conseil Extérieur de la France. Président de la Fédération des Vétérans Français de la Grande Guerre à New-York. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec étoile de bronze. Croix de Guerre 39-45.

MANCINI Francescu Maria: (1865-1919)
Originaire de Costa d'Ochjatana. Fils de Roccu Luziu. Magistrat. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia en 1910.

MANCINI Ghjuseppu Maria: (1871-1908)
Originaire de Sartè. Maire de Sarté.

MANCINI Jules Joachim Mariano Damien: (1875-1912)
Né à Bogota (Colombie). Originaire de Sartè. Diplomate. Attaché d'ambassade à Téhéran (Iran), en 1901. Secrétaire d'amabassade à Sofia (Bulgarie), en 1903, Vienne (Autriche), en 1904, La Havane (Cuba), en 1907... Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie. Chevalier de Mérite Agricole.

MANCINI Mariu Francescu: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Tavera. Capitaine de gendarmerie à Corti. En 1853, ses hommes abattent le bandit Anton Felice Dominici.

MANCINI Paul: (né en 1972)
Originaire d'Aiacciu. Musicien (saxophoniste de jazz). Compositeur. Interprète. Elève au Conservatoire National de Jazz de Nice de 1995 à 2002. Coproducteur et Interprète de la formation Jazz Electro Tempo de sol. Sortie de son premier album en solo Tempo de sol (jazz électronique), en 2003. Co-fondateur du Centre Musical Ajaccien, en 2004. Fondateur du Paul Mancini Quartet, en 2007.

MANCINI Paul Antoine: (18163-1854)
Né à Occhjatana. Marchand. En 1852, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour meurtre par arme à feu. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

MANCINI Pierre-Marie: (né en 1953)
Agriculteur propriétaire exploitant. Maire de Costa depuis 2001. Conseiller général (apparenté socialiste) du canton de Belgudè de 2004 à 2015. Président de l'Association des Maires de Haute-Corse depuis 2014. Conseiller départemental (divers gauche) du nouveau canton de L'Isula depuis 2015 (Président de la Commission des Finances).

MANCINI Roccu Luziu: (1834-1920)
Originaire de Costa d'Ochjatana. Maire de Costa.

MANCINI-NERI Marie-Paule:
Née à Aiacciu. Huissier de Justice. Conseillère territoriale (divers droite) de 1992 à 1998 (Présidente de l'Agence du Tourisme de la Corse). Présidente des Amis du Musée Fesch. Présidente des Amis de la Cathédrale d'Ajaccio. Présidente du Carrefour de l'Europe en Corse.

MANCINU (U): Voir BASTERGA (di) Ghjacumu.

MANCOZO Giacomo: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone de 1478 à 1479.

MANDOLINI Joseph-Marie: (?-1870)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de San Niculaiu di Moriani.

MANENTI Carlu Mattei: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pianellu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MANENTI Charles:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981.

MANENTI Pierre: (1827-1860)
Né à Aiacciu. Garde-champêtre. En 1860, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1860.

MANETTA: Voir BARTOLI Ghjaseppu.

MANETTA Antonio: (quinzième siècle)
Génois. En 1457, il est nommé gouverneur de l'Ile par l'Ufficio di San Giorgio, en remplacement de Urbano de Negri. Il renvoie Antonio Calvo qu'il juge trop violent, et le remplace par Antonio Narisse. Il est remplacé, en 1458, par Giovanni Lercaro.

MANETTA Francesco: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est nommé commissaire gouverneur, et vice-duc, de l'Ile par le Duc de Milan Francesco Sforza. Il débarque à San Fiurenzu avec d'importantes troupes. Il est acclamé à une Cunsulta tenue à Biguglia, et les seigneurs corses, y compris les anciens alliés de Tomassino da Campofregoso, lui font allégeance. Il prend sans peine Biguglia, Bastia et Corti. Bunifaziu et Calvi se rangent également sous son autorité. Il met son administration en place et s'installe à Bastia. Il fait quadrupler les tailles, ce qui lui vaut les plaintes des Corses au Duc de Milan. En 1465, il est remplacé par Maurizio Scotti.

MANEUTI Augustin: (1838-1865)
Né à Pianellu. Laboureur. En 1864, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1865.

MANFREDI Erminiu Ghjucondu: (dix-huitième siècle)
De Corti. Médecin. En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MANFREDI Ghjucondu Martinu Almidoru: (1811-1889)
Né à Rapaghju. Fils d'Erminiu. Médecin. Chirurgien en chef de l'hôpital civil de Bastia. En 1848, il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche. En 1877, il accompagne Edmond About lors de sa visite en Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de Saint Maurice. Chevalier de Saint Lazare. Chevalier de Léopold de Belgique. Officier de l' Académie.

MANFREDI Marie-Hélène: (née en 1947)
Née à I Prunelli di Fiumorbu. Spécialiste de jazz. Manager de nombreux musiciens. Assistante de programmation sur de nombreux festivals. Créatrice de l'agence Atout Jazz, en 1993. Chevalier des Arts et des Lettres.

MANFREDI Santos: (1932-2012)
Né en Argentine. Originaire de Sant'Andria di Boziu. Petit-fils de Santos. Gérant de sociétés. Maire honoraire de Cordoba (Argentine).

MANFREDI Toussaint (Santos): (1867-1954)
Né à Sant'Andria di Boziu. Homme d'affaires. Oncle du peintre Dominique Frassati. Il quitte la Corse en 1881 pour l'Amérique, le Chili, puis l'Argentine (en 1890), où il fait fortune à Rosario de Santa Fé, puis à Cordoba. Il participe à l'essor de nombreuses institutions à vocation caritative. Une ville en Argentine porte son nom (Manfredi) depuis 1914. Bienfaiteur de Corti dont il est fait Citoyen d'Honneur (1925). Le stade et l'hôpital de la ville portent aujourd'hui le nom de Santos Manfredi. Par ailleurs, l'actuelle Avenue du Général de Gaulle portait autrefois le nom d'Avenue Santos Manfredi. Il décède à Rosario de Santa Fé en 1954. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MANFREDUS: (?-1345)
De Calcinaghju d'Ornanu. Evêque d'Aiacciu de 1342 à 1345.

MANFRIONE: Voir PIETRI Petru Maria.

MANFRUELLI Toussaint Charles Baptiste dit Batti: (né en 1944)
Né à Poitiers (Vienne). Originaire de Cervioni. Professeur d'Anglais. Dessinateur satirique (dessins de presse, dessins d'humour, caricatures, bandes dessinées, illustrations, affiches, publicité, sculpture). Auteur, depuis 1975, de dessins d'actualité et d'humour dans la presse insulaire (KYRN Magazine), d'illustrations, d'affiches, et de bandes dessinées... Il participe à l'aventure du groupe de chants polyphoniques Canta u Populu Corsu. Il collabore au Journal de la Corse et au magazine Corsica. Membre de l'ADECEC. Membre de l'association I Culori d'Umani. Membre de l'association Cartooning for Peace.
Voir le site de BATTI.

MANGIN Charles Auguste: (1853-1935)
Artiste peintre (paysages, scènes, fleurs). Il séjourne en Corse dans le courant des années 1920. On lui doit des oeuvres intitulées Marine de Tolari, Cap Corse (datée de 1926), Paysage corse...

MANGION-POMPA Dany:
Originaire de Figari. Romancière. Artiste peintre.

MANICACCI Horace: (1895-1965)
Né à Calinzana. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Résistant lors de la Deuxième Guerre Mondiale (pseudo: Maurin). Responsable du Réseau Brutus pour le Sud-Est dès 1941. Membre des Milices Socialistes de 1941 à 1944. Nommé directeur du journal Le Provençal en 1945. Membre de la SFIO des Bouches-du-Rhône. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille de la Résistance. Croix de Guerre 39-45 avec palme.

MANICIPIO (de) Nicoroso: (quinzième siècle)
Lieutenant de Leonello Lomellino. En 1407, il défend Bastia contre Vincentellu d'Istria. Il livre la ville à ce dernier, pour 200 (ou 700 ?) écus.

MANILLIER Georges: (1906-1981)
Né à Château-Thierry (Aisne). Artiste peintre (humaniste et militant). Architecte. Il visite la Corse. On lui doit, entre autres, une peinture intitulée Village corse, et une aquarelle Femme corse...

MANLIUS TORQUATUS Titus: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 235 (ou 227) avant notre ère, il est envoyé par Rome, avec 5000 fantassins et 400 cavaliers, pour soumettre définitivement la Corse.

MANNARINI Jean: (1933-2002)
Né à Coëtquidan (Morbihan). Membre de la société François Mattei (vins et apéritifs) depuis 1963, il est successivement inspecteur des ventes, chef des ventes et directeur commercial. En 1974, il devient directeur général. Militant du Front Régionaliste Corse (en 1966), puis de l'ARC (en 1967). Il est un des 8 participants qui, en 1973, à U Castellà di Casinca, avec d'autres des membres du FRC et de l'ARC, élaborent A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse et qui est un manifeste nationaliste. En 1975, il fait partie (il est chargé des questions commerciales) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou.

MANNEI Felice Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Bucugnà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MANNEI Ghjuvan Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
De Bucugnà. Sergent de l'armée. En 1834, à Afa, il tue l'assassin présumé de son frère et prend le maquis. Il est arrêté en 1838. En 1840, il est condamné à 20 ans de travaux forcés.

MANNI Gregorius: (quatorzième siècle)
Génois. En 1390, il est procureur général de l'abbaye de La Gorgona en Corse.

MANNONI Eugène: (1921-1994)
Né à Bastia. Journaliste. Grand reporter. Rédacteur. Ecrivain. Auteur de Moi, général De Gaulle, en 1965, Au vent des rêves, en 1982, L'Insulaire, en 1991, qui obtient le Prix du Livre Corse et le Prix du Mémorial, de la ville d'Aiacciu. Il décède à Neuilly en 1994.

MANNONI François: (1797-1820)
Né à Centuri. Berger. En 1818, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour violence. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1820.

MANNONI Michel: (né en 1948)
Originaire de Petrusellu. Installé à Sartè. Ecrivain. Auteur de Un chemin perdu, en 2009.

MANNU Antoine:
Né à Aiacciu. Musicien (harmonica).

MANOURY André: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse dans les années 1960. Il y peint des paysages d'Ulmetu, Portu Poddu, Pruprià, Piana, Suaredda, et des natures mortes.

MANTEI Geneviève: (née en 1952)
Née à Casablanca (Maroc). Auteure d'un Guide de Corse, paru en 1985.

MANTEI Ignace:
Originaire de Corti. Militaire. Chef de bataillon. En 1943, il commande le 1er Bataillon de Choc, qui participe à la libération de la Corse. Une rue de Corti porte son nom. Officier de la Légion d'honneur.

MANUELLO (di) Ghilardu: (quinzième siècle)
De Sant'Antoninu. En 1458, il offre la fresque des Quatre docteurs de l'Eglise à la chapelle d'Aregnu.

MANUMOZZU (U): Voir TADDA (ou LITALA) (di) Francescu.

MANUNTA Yves:
Militant de l'ANC. En 1996, il échappe miraculeusement à une tentative d'assassinat en face de la préfecture d'Aiacciu (il essuie une centaine de coups de feu tirés à l'arme automatique par trois hommes qui le suivent en voiture). Il est légèrement blessé.

MANZI Isa: (née en 1966)
De Bastia. Agent culturel au Conseil Général de Haute-Corse. Artiste peintre. Auteur de Interlude, un recueil de poèmes, textes et peintures (2012).

MANZI Tite: (dix-neuvième siècle)
Homme de lettres et avocat à Pise. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MAOUDJ Danièle:
Corse par sa mère et Kabyle par son père. Enseignante à l'Université de Corse. Ecrivain. Essayiste. Poète. Co-fondatrice du Festival du Film des Cultures Méditerranéennes de Bastia. Organisatrice de rencontres littéraires à l'Université de Corse. Auteur de Rives en chamade (2008), Le Soleil est au bord du ravin (2011), Echardes (2012), L'eau des ténèbres (2016).. Depuis 2015 elle collabore au mensuel In Corsica.

MAQUIN Serge:
D'Ambiegna. Artiste peintre (aquarelles).

MARABOTTO Ambrogio: (?-1460)
Génois. Lieutenant de Cinarca. En 1460, en voulant rejoindre le commissaire Antonio Spinola, il est tué par Vincentellu di Leca.

MARANDET Christiane: (vingtième siècle)
Fille du peintre Maurice Marandet. Conservatrice du Musée de Bastia dans les années 1950.

MARANDET Maurice: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Illustrateur. Auteur d'ouvrages historiques. Il séjourne en Corse au début des années 1950. Il expose à Bastia en 1953 (Bastia, Ombres et Lumières).

MARANELLI Didier: (né en 1965)
Militant nationaliste. Il est l'un des membres (guetteur présumé) du commando qui a assassiné le préfet de la Corse Claude Erignac en 1998. Il est condamné à 25 ans de réclusion criminelle en 2003.

MARANGANI Pierre: (1957-1980)
D'Aiacciu. En 1980, complètement étranger aux événements, il est tué par les CRS, à Aiacciu, lors de la nuit d'émeutes durant l'Affaire Bastelica-Fesch. Il s'était sans agressivité plié aux injonctions des policiers qui lui tirent dessus lorsqu'il redémarre.

MARANINCHI Dominique: (né en 1949)
Né à Marseille. Originaire de Calinzana. Professeur en médecine. Chirurgien. Cancérologue. Directeur de l'Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, en 1990. Président de l'Institut National du Cancer en 2006. Officier de la Légion d'Honneur.

MARANINCHI Nicou: (né en 1959)
Né à Calinzana. Comédien. Cofondateur de la troupe théâtrale A Tribbiera, en 1977. Fondateur du Teatru Mascone en 1981. Créateur de la société de production Nuvellaghju en 1993. Il arrête sa carrière de comédien en .

MARAT Jean Paul: (1743-1793)
Député à la Convention. En Avril 1793, sur sa proposition, un décret prononce la Translation à la barre de la Convention, de Pasquale Paoli ainsi que pour Carlu Andria Pozzo di Borgo.

MARATTA Charles: (1625-1713)
D'Ancône. Peintre. Il laisse des œuvres importantes en Corse.

MARAZZO Gianfrancesco: (seizième siècle)
Génois. En 1553, il est envoyé en Corse par la République de Gênes, avec le commissaire Cristoforo Pallavicini. Il arrive à Calvi avec deux galères et deux compagnies de soldats, dont une qu'il commande.

MARBEUF (de) Louis Charles René: (1712-1786)
Né à Rennes. Comte. Duc de Lorraine. Maréchal de camp. En Décembre 1764, il commande sept bataillons français qui débarquent à San Fiurenzu. Dès son arrivée, il écrit à Pasquale Paoli, qui assiège la ville, pour l'informer qu'il doit, selon ses ordres, prendre possession de San Fiurenzu. De Calvi, il s'embarque pour Bastia. En Janvier 1765, de Corti, Pasquale Paoli lui adresse un Manifeste (Memoria presentata dal Generale Paoli al Ministero di Francia) dans lequel, entre autre, il fait part de sa surprise de devoir lever le siège de San Fiurenzu. Mais, eu égard au respect qu'il a pour le Roi de France, il abandonne le siège et laisse la place aux Français. Retardé par le mauvais temps, il est bloqué à Bastia, où il s'installe au couvent des Missionnaires, ancien Guvernamentu. Les Génois lui cèdent la ville et la Citadella, et s'installent à San Roccu, en attendant les ordres d'embarquement pour Gênes. En Mars, il rencontre Pasquale Paoli. En Avril, il part de Bastia pour rejoindre San Fiurenzu. En cours de route il rencontre Pasquale Paoli qui se retire à Furiani. Il écrit au Duc de Choiseul pour lui raconter cette rencontre, et les impressions qu'il en a retiré: Les officiers français regardent les Corses comme un amas de paysans qui devraient trembler et s'humilier lorsqu'ils ont l'honneur de leur parler… En Juillet, il écrit au Duc de Choiseul une lettre élogieuse pour Matteu de Buttafuoco. En Novembre, à Bastia, il reçoit le voyageur écossais James Boswell. En Janvier 1766, il écrit au Duc de Choiseul concernant son action en Corse. En Avril, à la demande du Duc de Choiseul, il propose à Pasquale Paoli d'étudier un plan de paix avec la République de Gênes. En Août 1767, il ne veut pas laisser Aiacciu aux Naziunali, et il y envoie Jadart en qualité de commissaire chargé d'administrer la ville au nom du Roi de France, jusqu'à la fin du délai de quatre ans (Traité de Compiègne de 1764). En Juin 1768, il écrit à Pasquale Paoli, qui est à Corti, afin qu'il libère les routes entre Bastia et San Fiurenzu. Il lui demande en outre de laisser libres les places de Fornali, L'Isula, Algaiola, Barbaghju et Patrimoniu. Sans attendre sa réponse, il déclenche les hostilités. En Août, il attaque Patrimoniu. Les Naziunali, 150 hommes, ne peuvent tenir. Il est à Barbaghju avec de Grandmaison. Il prend Nonza. Tout le Capicorsu est soumis. En Septembre, il lance une offensive générale. Avec de Grandmaison et le comte de Coigny, le Régiment du Languedoc et la Légion Royale, il investit Poghju d'Oletta, Ulmetu di Tuda, Oletta et Biguglia. Furiani est cerné. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français, où il est blessé à l'épaule. Il est nommé Lieutenant Général des troupes françaises en Corse. En Février 1769, il reprend Barbaghju et Teghjime aux Naziunali. En Avril, il est au sud de Biguglia, prêt à prendre la route vers le Ponte à Golu. En Mai, il se porte sur les hauteurs de Bevincu, en avant de Biguglia, avec les Régiments du Soissonnais, de La Marche, de Buckley, de Roscommon, 100 chevaux, 100 fantassins de la Légion de Soubise, 20 volontaires corses et deux pièces d'artillerie. Après la victoire des troupes françaises à Ponte Novu, il marche sur Vignale et le couvent de Lucciana, où les habitants et les religieux ont pris les armes contre les Français. Il brûle village et couvent. Au Ponte à Golu, à Lagu Benedettu, avec sept bataillons et la Légion de Lorraine, il passe à son tour le Golu, malgré la résistance de 500 à 600 Naziunali qui tiennent le pont. Il se dirige ensuite vers le Monte Sant'Anghjulu , au-dessus de Loretu, et s'installe à Penta di Casinca. Il fait occuper Sant'Antoniu della Casabianca par le Régiment de Lamarck, et Merusaglia par le Régiment du Languedoc. En Avril 1770, le Duc de Choiseul lui demande de rédiger un Mémoire sur l'état physique et moral de la Corse. En Mai, il remplace le comte de Vaux comme gouverneur de la Corse. En Juin, il confirme l'Edit Royal vouant à la peine de mort tout porteur ou détenteur d'arme à feu et ordonnant sa pendaison immédiate au premier arbre venu et sans autre forme de procès. En Août, il décrète de faire brûler tous les maquis de l'Ile, afin d'ôter la faciliter de retraite à une race aussi exécrable, à savoir les Corses. En Septembre, il préside la Première Assemblée des Etats de Corse. Il décrète, par un édit, que les mères, femmes et filles de ceux qui ont suivi le parti de Pasquale Paoli doivent quitter la Corse et rejoindre ces derniers en exil sous un mois, sinon, elles seront mises en prison et chassées de l'Ile. En Septembre 1771, il ordonne de brûler les maquis où se cachent des bandits. En Juillet, à Aiacciu, il est le parrain désigné au baptême de Nabuliu Buonaparte, mais n'ayant pu se libérer, il est remplacé par Lurenzu Giubega. Il intervient pour faire élire Carlu Buonaparte député de la Noblesse de la province d'Aiacciu, au détriment de son concurrent Fozzani. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. Puis, il part à Paris afin de recevoir des instructions lui permettant de calmer quelque peu les esprits sur l'Ile. Il est remplacé, à Bastia, pendant ce voyage, par le comte de Narbonne. En Novembre, il est de retour en Corse. Les Génois, restés en Corse, réclament la restitution des biens confisqués par Pasquale Paoli, il leur donne satisfaction: les frères Doria rentrent en possession de leurs fiefs du Capicorsu et de leur seigneurie de San Columbanu, et les Spinola retrouvent leur maison de Bastia. En Septembre 1773, il accorde aux Grecs d'Aiacciu l'autorisation de construire 120 maisons sur le site de Carghjese, près de Paomia, et comprenant les territoires de Paomia, Revinda, Salogna et L'Ombriccia di Peru. En Novembre 1773, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside à la Troisième Assemblée des Etats de Corse. En Mars 1774, apparition en Corse, de la première loge de Franc-maçonnerie, la Parfaite Union, d'obédience du Grand Orient, à laquelle il appartient avec treize autres Maîtres Maçons. En Mai, il fait arrêter Cesaru d'Orezza. Il est ensuite appelé à la Cour de Versailles par la mort de Louis XV. En Décembre, il fait rappeler à Paris l'Intendant Barthélemy Colla de Pradines, qu'il juge trop favorable au comte de Narbonne. En Avril 1775, il est de retour de Versailles. Il ramène avec lui le nouvel intendant Claude François Bertrand de Boucheporn. En Mai, il préside, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, la Quatrième Assemblée des Etats de Corse. Les délibérations de cette assemblée reflètent sa profonde rivalité avec le comte de Narbonne. On y trouve aussi une espèce de révolte générale contre lui (on reproche son excès d'autorité). La majorité des députés est gagnée à la cause du comte de Narbonne. En Juin, un cahier de doléances, présenté par l'assemblée, regroupe une vingtaine de demandes faites au Roi. Mécontent de la teneur de ce cahier, il cherche à en punir les auteurs, Cesare Matteu de Petriconi et Jean Joseph Marie de Guernes. En Septembre, il tombe gravement malade après une visite effectuée à Carghjese. En Décembre, il est guéri et reprend ses fonctions. En Janvier 1776, il intervient spécialement pour négocier 'alliance entre Carlu Buonaparte, député de la Noblesse, et Geronimu Pozzo di Borgo, député du Tiers Etat, quoique gentilhomme. En Mars 1776, il est toujours fortement affaibli par sa maladie. En Août, à Versailles, les trois députés corses Jean Joseph Marie de Guernes, Bonaventura Benedetti et Cesare Matteu de Petriconi dénoncent à Louis XVI sa politique néfaste (en 29 griefs) et son comportement. Il doit de n'être pas rappelé à Paris qu'au soutien de son parent l'abbé de Marbeuf et au témoignage de deux Nobili Dodeci. En Avril 1777, il n'arrête pas de solliciter de Louis XVI la dotation en fief perpétuel de la région de Carghjese Paomia, avec le titre de Marquis. En Mai, il est de retour en Corse, après avoir été à Versailles avec les trois députés délégués corses. Malgré ses adversaires, qui voulaient le faire remplacer par le comte de Narbonne, il est plus fort que jamais. Mais la maladie est là. A Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside à l'ouverture de la Cinquième Assemblée des Etats de Corse. Malade, il se montre peu. L'assemblée vote un monument commémoratif (une plaque de marbre) en son honneur. Sur cette plaque (construite à Gênes car aucun ouvrier corse ne veut la tailler), il est gravé: A Louis-Charles-René, Comte de Marbeuf, Commandeur de l'Ordre de Saint Louis, Lieutenant Général des troupes françaises, Gouverneur de la Corse, Président des Etats, très considéré par la prudence, la justice, l'intelligence, à cause de ses libéralités envers l'île entière et pour que le souvenir de ses habitants fût plus attesté, tous les ordres de l'île, se félicitant du retour de cet homme éminent qui a si bien mérité de leur pays, ont fait graver sur le marbre, les sentiments d'amour depuis longtemps gravés dans leur cœur. Sa dictature se trouve violemment critiquée dans le pamphlet La Corsica a'suoi Figli, dont l'auteur présumé serait Ghjacumu Petru Abbatucci. En Juin 1778, Louis XVI lui concède par lettres patentes, en fief perpétuel, comme terres vaines et vagues, les territoires de Paomia, Revinda, Salogna et La Piana, soit environ 17000 hectares. En Juin et Juillet, il effectue une tournée dans l'Ile. En Août, il transmet au Directeur Général des Finances, Jacques Necker, un projet de recouvrement de l'impôt de la Subvention territoriale en une Subvention en nature de fruits (Suvvenzione in natura di frutti) et non plus en argent. En Septembre, il est le parrain de Luiggi Buonaparte. Il fera entrer son frère Nabuliu à l'Ecole Militaire de Brienne, sa sœur Elisa au couvent de Saint Cyr, et son oncle par alliance Joseph Fesch au séminaire d'Aix. Il fera également nommer Francescu Maria Aureliu de Varese, cousin de Litizia Buonaparte, sous-diacre à Autun. Enfin, il donnera à Carlu Buonaparte la somme de 6000 livres pour développer une exploitation de pépinière de mûriers en Corse. De nouvelles terres, d'une superficie égale à peu près au premier lot, sont rattachées à celles qu'il détient déjà (les territoires de Paomia, Revinda, Salogna et La Piana), le tout étant érigé en marquisat. En Mai 1779, il fait arrêter Ghjacumu Petru Abbatucci lorsque ce dernier arrive à Bastia pour participer à la Sixième Assemblée des Etats de Corse, en tant que député de la Noblesse. Il l'accuse d'avoir subordonné un faux témoin lors de l'instruction d'une affaire de meurtre dans le Talavu, à Vuttera. Malgré le témoignage en sa faveur de Bianca de Rossi, Ghjacumu Petru Abbatucci est arrêté sur ordre du Conseil Supérieur de la Corse, et enfermé à Bastia. A Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside à l'ouverture de la Sixième Assemblée des Etats de Corse. En 1780, il fait construire, à Carghjese, un superbe château, avec un grand jardin planté d'arbres fruitiers. En Janvier 1781, il écrit aux membres de l'Assemblée Provinciale d'Aiacciu, au sujet des élections des députés, pour les inciter à voter les candidats favorables aux Français. En Juin, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside la Septième Assemblée des Etats de Corse. Il transmet les réponses apportées par le Roi aux 23 requêtes faites par la Sixième Assemblée des Etats de Corse. Son château, à Carghjese, est terminé en Août 1782. En Mars 1784, il est de retour en Corse, qu'il avait quitté pour se marier. Il fait venir de Suisse quelques maîtres verriers pour tenter, sans succès, de promouvoir en Corse une industrie du verre. Il déplore le malheur d'une province qui se trouve presque entièrement réduite à périr, faute de subsistance. En Mai 1785, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside la Huitième Assemblée des Etats de Corse. En Septembre 1786, à Carghjese, il décède, atteint d'une fièvre tierce. A Bastia, on lui fait de somptueuses funérailles, et son corps est inhumé en l'église San Ghjuvan Battista. Son château, à Carghjese, sera rasé en 1789.

MARC: (huitième siècle)
Evêque d'Aleria en 743.

MARCAGGI Geronimu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Bucugnà en 1843.

MARCAGGI Jean-Baptiste: (1866-1933)
De Bucugnà. Erudit et ethnographe. Bibliothécaire de la ville d'Aiacciu. Journaliste (il collabore à L'Echo d'Ajaccio, Le Courrier de la Corse, Ajaccio-Journal, Le Journal de la Corse, Le Réveil de la Corse, L'Union, La République de la Corse). Collaborateur à A Tramuntana, Fresca e Sana, de Santu Casanova, et à A Muvra. Militant de la droite révolutionnaire, il collabore au journal antisémite La Libre Parole. Historien. Romancier. En 1891, il dirige l'hebdomadaire littéraire et humoristique L'Echo. En 1898, à Aiacciu, au théâtre Saint Gabriel, est joué son drame Nabulione. Auteur de La Genèse de Napoléon, en 1895 (paru en 1902), Les chants de la Mort et de la Vendetta (recueil sur l'ethnographie corse), en 1896, et Fleuve de sang, Histoire d'une vendetta corse, en 1898, Le Souvenir de Napoléon à Ajaccio, en 1921, d'une tragédie Milia, tragédie corse en trois actes et d'un roman Mer belle aux îles sanguinaires, en 1925, de Sabella, de Bandits corses d'hier et d'aujourd'hui, en 1932. En 1926, réédition de son ouvrage consacré aux chants de la Vindetta et de la mort, sous le titre Lamenti, Voceri, et chansons populaires de Corse. Rédacteur à Corsica de 1906 à 1912. En 1910, il est nommé secrétaire général de la mairie d'Aiacciu. Il décède à Aiacciu en 1933.

MARCAGGI Ottaviu Grimaldu: (vers 1769-1851)
Né à Bucugnà. Gendarme. Maréchal des logis à l'île d'Elbe lorsque Napoléon y part en exil, en 1814. Il participe aux Cent-Jours (il est incorporé dans la Gendarmerie de la Ville de Paris). Dans son testament, Napoléon lui lègue 10000 Francs.

MARCAGGI Sylvestre Antoine: (1888-1923)
Né à Aiacciu. Lieutenant de vaisseau de l'Aéronavale. Il est un des copilotes du dirigeable Dixmude. Il décède lors du naufrage du Dixmude en 1923, au large de la Sicile. Un boulevard d'Aiacciu porte son nom. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARCANGELI Fabienne:
Originaire de Bastia. Chanteuse. Elle collabore aux groupes Anghjula Dea et Isulatine, avant de fonder son quartet de jazz.

MARCANGELI Jean-Dominique: (né en 1953)
Né à Aiacciu. Brocanteur. Antiquaire. Fondateur de la Galerie Arkane, à Aiacciu. Artiste, il compose des objets et des statues à partir de coquillages venus du monde entier.

MARCANGELI Jean-Pierre: (1815-1855)
Né à Azzana. Laboureur. En 1839, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre volontaire avec préméditation et vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1855.

MARCANGELI Laurent: (né en 1980)
Né à Aiacciu. Avocat au barreau d'Aiacciu depuis 2008. Membre du Comité Départemental de l'UMP de la Corse-du-Sud depuis 2003 et du Conseil National de l'UMP depuis 2008. Conseiller municipal d'Aiacciu depuis 2008. Conseiller général (UMP) du canton d'Aiacciu I de 2011 à 2015. Elu député de Corse-du-Sud en 2012. Elu maire d'Aiacciu en 2014.

MARCANGELI Marc André: (1939-2005)
Né à Aiacciu. Médecin. Suppléant du député Jean Bozzi de 1978 à 1981. Conseiller territorial (bonapartiste) de 1992 à 1998. Maire bonapartiste d'Aiacciu de 1994 à 2001. Député de la Corse du Sud de 1994 à 1995 (il supplée Jose Rossi, nommé ministre). Conseiller général du canton d'Aiacciu (III) de 1985 à 1994, puis du canton d'Aiacciu I de 1998 à 2004. Président du Conseil Général de la Corse-du-Sud de 1998 à 2000. Chevalier de la Légion d'Honneur. En 2004, il se retire à Dax (Landes), où il décède en 2005.

MARCANGELI Nicolas Alexandre: (1874-1956)
Né à Azzana. Avoué. Juge d'instruction à Aiacciu de 1920 à 1928. Maire d'Azzana de 1912 à 1940. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARCANTEI Jean-Vitus: (né en 1916)
Né à Bastia. Originaire de Poghju Mezana. Magistrat.

MARCANTONI François: (1787-1837)
Né à Alzi. Cultivateur. En 1835, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

MARCANTONI François: (1920-2010)
Né à Alzi. Homme du milieu. Ancien du gang des tractions. Résistant. Gaulliste. En 1942, il est arrêté et torturé par la Gestapo. Il est fiché au grand banditisme en 1969. Mise en cause dans l'affaire Markovic (le garde du corps d'Alain Delon assassiné) en 1968. En 1994, il est condamné pour sa participation dans une affaire d'escroquerie sur le marché de l'art. Auteur de La conjuration (1976), Un homme d'honneur, de la Résistance au milieu (2001), Monsieur François, le milieu et moi de A à Z (2006). Strass et voyous (2009)... Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45. Médaille de la Résistance.

MARCANTONI Pierre Louis:
Né à Alzi. Maire d'Alzi de 1922 à 1945.

MARCANTONJ Anghjulu Matteu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARCANTONJ Charles Joseph: (1824-1853)
Né à Pastureccia di Rustinu. Cultivateur. En 1852, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire par arme à feu. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1853.

MARCANTONJ Petru Luiggi: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Alzi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARCAY (de) Charles Edgar Omer: (dix-neuvième siècle)
Préfet de Corse en 1880.

MARCEL-BERONNEAU Germaine: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages). Au Salon des Artistes Français de 1929, elle adresse une peinture intitulée Sur le golfe d'Ajaccio, à celui de 1938, En Corse. Au Salon des Artistes Indépendants de 1930, elle expose Sur le golfe d'Ajaccio, et à celui de 1932, Figuiers de barbarie sur le Golfe d'Ajaccio.

MARCELLESI Charles: (né en 1958)
Originaire de Porti Vechju. Né en Tunisie. Chanteur. Musicien. Compositeur. Membre fondateur du groupe polyphonique I Surghjenti en 1978. En 1994, il quitte la Corse et s'installe au Cap Vert. Il commence ensuite une carrière solo.

MARCELLESI Jean-Pierre: (né en 1961)
Originaire de Porti Vechju. Frère de Charles. Chanteur. Musicien. Compositeur. Membre du groupe polyphonique I Surghjenti en 1983.

MARCELLESI Lisandru:
De Santa Lucia di Taddà. Professeur de mathématiques et de pysique. Il enseigne en France continentale, au Maroc et en Tunisie, pendant quelques trente ans. Ecrivain en labgue corse. Poète. Historien. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (A Muntanera, 1992), et à divers journaux et revues (Kyrn, Le Provençal Corse, Corse-Matin...). Prix de langue corse à Sartè, en 1985, avec U Fiadone (comédie). Auteur de I Disgraziati (Les Infortunés) (1994), L'Infanfata (L'Exaltée), qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 2000, Zia Maria Catalina (2010)... Prix du concours Corso-Gallurais, en 2010, avec A Palestina (pièce de théâtre).

MARCELLINUS: (?-462)
Gouverneur romain de Sicile. En 460, il est envoyé par l'Empereur d'Orient Léon 1er le Grand, pour repousser une invasion vandale de la Corse par Geiseric. Il y parvient.

MARCHAL Charles-Jacob (Marchal de Calvi): (1815-1873)
Né à Calvi. Chirurgien. Major du concours d'entée de l'hôptal militaire du Val-de-Grâce. Docteur en médecine en 1837. En 1844, il obtient la chaire d'Anatomie et de Physiologie de l'hôptal militaire du Val-de-Grâce. Homme politique engagé (situé trés à gauche), il démissionne de l'Armée en 1950. Professeur agrégé d'Hygiène à la Faculté de Paris en 1852. Il publie de nombreux ouvrages sur ses travaux chirurgicaux et collabore à des revues médicales. Il fonde, avec Antoine Mattei et Henri Conneau, la Société de Secours des Médecins Corses. En 1855, il publie une étude sur les eaux thermales de Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris en 1873 (il est inhumé au cimetière du Père Lachaise où un buste de bronze avec l'inscription Marchal de Calvi couvre sa tombe). Un buste est inauguré à Calvi, sur la place portant son nom, en 1881.

MARCHAND Philippe: (né en 1939)
Membre du Parti Socialiste. Ministre de l'Intérieur du 29 janvier 1991 au 2 avril 1992 (il succède à Pierre Joxe). Il est nommé Monsieur Corse, en 1991.

MARCHE Christian:
Artiste peintre. Il s'installe en Corse, à Bastilicaccia, au milieu des années 1990. Il expose à de nombreuses reprises à la Galerie Bassoul, à Aiacciu, entre 1986 et 2006.

MARCHELLI: (dix-huitième siècle)
Major génois. En Avril 1735, avec un détachement de soldats génois ivres, il saccage Biguglia, occupée par les Naziunali. Il sera jugé et condamné par Gênes.

MARCHESCHI Jean-Paul: (né en 1951)
Né à Bastia. Artiste peintre. Sculpteur. Plasticien. Il peint à la flamme et à la cendre, la suie, la cire et le noir de fumée. Il expose à plusieurs reprises en Corse (Aiacciu, Corti, Patrimoniu...). Membre de l'association I Culori d'Umani. Auteur de Camille morte, Lieu clair, La Déposition des corps, Goya-Voir l'obscur (2012).

MARCHESI Forcius Ghjuseppe: (1823-1886)
Né à Belgudè. Peintre. Photographe. Il introduit le premier daguerréotype en Corse en 1841. Il réside pendant 25 ans en Italie et rentre en Corse, à Belgudè, en 1863. Il réalise des portraits, et des décors muraux dans différentes églises de Balagna.

MARCHESI Jacques-Marie: (?-1870)
Originaire de Belgudè. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Belgudè.

MARCHESI Joseph: (1943-2008)
Originaire de Belgudè. Militaire. Lieutenant-colonel des Dragons Parachutistes. Titulaire d'une licence de psychologie. Il est appelé à intervenir successivement au Zaïre, à Gaza, en Haïti, au Cambodge, au Kossovo... Officier de l'Ordre National du Mérite.

MARCHESI Natale Ilarione: (1656-1738)
Né à Belgudè. Ecclésiastique. Servite sous le nom de Frà Ghjuseppu Maria. Après ses études en Italie, il rentre en Corse en 1693. En 1701, il entre dans l'ordre austère des Ermites de Monte Senario, en Toscane, sous le nom de Frà Ilarione Maria. Il laisse divers récits à caractère historique et religieux. Il décède à Monte senario en 1738.

MARCHESI Petru Paulu: (?-1826)
Né à Belgudè. Ecclésiastique. Prêtre du diocèse de Mariana. Il refuse de prêter serment à la Constitution civile du Clergé. Professeur au pseudo-séminaire de Vicaire général de Belgudè. Vicaire général de l'évêque Louis Sébastiani.

MARCHETTI Alexis (Alessiu): (1886-1951)
Originaire de San Niculaiu. Corsiste. Journaliste à Paris dès 1908. Membre du Partitu Corsu d'Azzione, devenu ensuite Partitu Corsu Autonomista (PCA), de Petru Rocca en 1922. Il collabore au journal A Muvra. Militant pour l'enseignement de la langue corse. En 1926, il organise une importante manifestation du Souvenir Paolien, à Padulella (San Niculaiu). En 1927, il collabore au journal italien Il Messagero, dans lequel il publie de libres propos dans la rubrique Notizie delle piève di Corsica. Il quitte le PCA en 1929, et reprend sa place de chef de rédaction au quotidien Le Journal. Il collabore également aux journaux Le Jour, L'Epoque, Paris-Soir, et après la libération, au quotidien Ce Soir, dirigé par Louis Aragon. Il rentre définitivement en Corse, à San Niculaiu, en 1949.

MARCHETTI Antoine dit Piscone: (1818-1856)
Né à Aiacciu. Laboureur. En 1853, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire par arme à feu et tentative d'homicide avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1856.

MARCHETTI Antoine:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981. En 1992, il est arrêté par la police italienne et interrogé à l'aéroport de Rome alors, qu'avec d'autres militants de l'ANC, il rentre d'un Congrès des nationalistes, tenu à Malte.

MARCHETTI Antoine:
De Porti Vechju. Artiste peintre (abstrait). Photographe.

MARCHETTI Antoine-Marie: (1927-2014)
Originaire de Zalana. Médecin en chef des Armées (Marine). Ancien attaché des Hopitaux de Paris. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de la Valeur Militaire.

MARCHETTI Bernard: (1932-2009)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Fils d'Alexis. Journaliste de presse écrite en 1960 (Le Provençal), puis, à partir de 1969, de radio (Radio Corse) et de télévision (Antenne 2, FR3) Correspondant, à Bastia, de plusieurs journaux parisiens. Il milite pour la promotion de la langue corse et la réouverture de l'Université de Corse.

MARCHETTI Bernard: (né en 1963)
Né à Bastia. Musicien instrumentialiste (Piano). Compositeur de musique électronique.

MARCHETTI Charles: (né en 1942)
Né à Nice. Originaire de Zalana. Footballeur professionnel (gardien de but). Il débute en 1960 à l'AS Cannes, et effectue sa carrière professionnelle de 1963 à 1971, essentiellement à l'OGC Nice, et à l'AC Ajaccio (1967-1968). Sélectionné en équipe de France Espoirs. Capitaine de l'équipe de France Militaire. Champion de France de Division 2, avec l'OGC Nice, en 1965 et 1970. Vainqueur du Trophée des Champions, avec l'OGC Nice, en 1970.

MARCHETTI François:
Originaire de Tagliu Isulaccia. Professeur des universités, écrivain et traducteur. Il vit à Copenhague. Auteur de la traduction de nombreux ouvrages sur l'écrivain Louis Ferdinand Céline. En 2008, il publie, avec David Alliot, un ouvrage sur l'exil danois de Céline, Céline au Danemark.

MARCHETTI Françoise:
Originaire de Bastia et A Petra di Verde. Artiste peintre.

MARCHETTI Jean-Antoine:
Conseiller d'arrondissement (droite) de Paris (XVème)en 2001.

MARCHETTI Jean-Baptiste: (1908-1967)
Originaire de Porti Vechju. Mobilisé lors de la Seconde Guerre Mondiale, il en revient grièvement blessé. Instituteur. Une école de Porti Vechju, au hameau de A Trinità, porte son nom.

MARCHETTI Louis Philippe: (1922-1988)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Fils d'Alexis. Auteur de Ancu di grazia, paru en 1984, une étude sur la langue corse.

MARCHETTI Maria Felice: (dix-neuvième siècle)
De Aqua Nera, dans le Campuloru. Aubergiste. Auteur de U Lamentu di u Trenu vers 1890 où il stigmatise les méfaits de la concurrence déloyale que fait le train aux gens de la route.

MARCHETTI Ours Félix: (?-1850)
Né à Zalana. Laboureur. En 1848, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, homicide volontaire et tentative d'homicide. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1850.

MARCHETTI Pascal: (né en 1925)
Originaire de San Niculaiu. Fils d'Alexis. Linguiste. Agrégé d'italien. Professeur à l'Université de Paris III, à Bologne et à Naples. Membre du Front Régionaliste Corse (FRC). Co-auteur de Main basse sur une île et, avec Dumenicantone Geronimi, de Intricciate è cambiarine, en 1971. Auteur de Une visite apostolique en Corse au XVIIIème siècle (1760-1770), paru en 1972, de Le corse sans peine (U corsu senza strasiu), une méthode d'apprentissage (Assimil) du corse pour débutants, en 1974, Santu di Corsica, parus en 1977, de A Corsica oghje, situazione culturale è scelte pulitiche, paru en 1978, de Une mémoire pour la Corse, paru en 1980, de La Corsophonie, un idiome à la mer, en 1990, qui obtient le Prix du Livre Corse, de San Nicolao, notes et documents (2011)... Auteur également du dictionnaire corse-italien-français L'Usu Corsu, édité en 2001 et 2008. Co-auteur, en 2012, avec Jean-Claude Casanova, Paul Colombani et Marie-Jean Vinciguerra, d'un manifeste intitulé Sauvegarder l'héritage de la Corse.

MARCHETTI Paul-Louis: (vingtième siècle)
Originaire de Tagliu Isulaccia. Artiste peintre (aquarelliste). Homme de lettres. Journaliste. Auteur d'un portrait de Matteu Rocca, pour l'Almanaccu di a Muvra de 1935. Au Salon d'Automne de 1941, il adresse huit peintures sur la Corse. Militant irrédentiste, il est jugé par contumace (il est alors réfugié en Italie) à Bastia, en 1946, et est condamné à mort pour irrédentisme. Une mesure de grâce lui permet de rentrer en France, où, il s'installe à Bourges.

MARCHETTI Pierre-Paul: (1825-1850)
Né à Lumiu. Laboureur. En 1848, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour complicité de meurtre et tentative d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1850.

MARCHETTI Sylvestre: (1894-1916)
Né à Tagliu Isulaccia. Caporal au 8ème Régiment d'Infanterie Coloniale (8RIC) durant la Première Guerre Mondiale. Il est accusé de mutinerie, révolte et abandon de poste devant l'ennemi, lors de la bataille de la Somme, en Août 1916, et fusillé pour l'exemple, le 22 Octobre, par l'Armée Française, à Sarcus (Oise). Il fait partie des 6 soldats corses fusillés durant la Grande Guerre. Ses cendres sont rapatriées à Tagliu Isulaccia en 2010. Il n'a toujours pas été réhabilité. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Tagliu Isulaccia.

MARCHETTI Xavier:
De San Niculaiu di Moriani. Directeur des services de presse de l'Elysée, en 1973, sous la présidence de Georges Pompidou.

MARCHI Antoine Pierre André: (1747-1812)
Né à Canale di Verde. Militaire. Chef de bataillon de grenadiers en 1793. De 1792 à 1796 il fait campagne aux Armées des Alpes et d'Italie. Chef de brigade en 1796. Comandant de la place de Milan en 1798. Commandant de la succursale des Invalides à Avignon en 1801. Il décède à Avignon en 1812.

MARCHI Auguste (Guglielmu di Spiluncatu): (1879-1970)
Né à Spiluncatu. Ecclésiastique. Capucin. Ordonné prêtre en 1922. Commissaire provincial de Corse. Il réside au couvent de Tuani.

MARCHI (de) Don Ghjuvan Luca: (dix-huitième siècle)
De Spiluncatu. Ecclésiastique. En 1749, il est le procurateur chargé de présenter la requête des écclésiastiques originaires de Spiluncatu et résidants à Rome, qui demandent au Pape Benoit XIV que l'église San Michele soit élevée au rang de collégiale.

MARCHI Dumenicu: (1700-1776)
Né à Ruglianu. Fils de Simone Petru. Podestat de Ruglianu.

MARCHI Felice Matteu: Voir SANTINI Don Felice.

MARCHI Félicien (ou Dominique ?): (?-1943)
Résistant. Condamné à mort par le Tribunal Militaire du VIIe Corps d'Armée Italien. Il est fusillé, avec Antoine Croce, à Bastia, en Juillet 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

MARCHI Gabriel: (1809-?)
Né à Aiacciu. Fils de Marc. Journaliste et imprimeur. Rédacteur en chef du Journal de la Corse de 1834 à 1868. En 1853, il écrit un article intitulé De la Colonisation de la Corse. En 1855, il écrit l'Histoire de la Guerre du Fiumorbo, qu'il publie à Aiacciu. Conseiller général de Zicavu. Président du conseil municipal et du conseil d'arrondissement d'Aiacciu de 1862 à 1868. Vénérable de la loge maçonnique ajaccienne La Réunion en 1867. En 1869, il reprend le poste de rédacteur en chef du Journal de la Corse. En 1870, écrit dans son journal un article favorable à la la IIIème République. En 1889, il dirige l'organe républicain révisionniste corse Le Ralliement.

MARCHI Giacomo: (1758-?)
Originaire de Toscane. Il s'installe comme imprimeur en Corse, à Corti, en 1791. Archiviste du département du Golu en 1798. Imprimeur de la préfecture d'Aiacciu sous l'Empire et sous les deux Restaurations.

MARCHI Jean-François: (né en 1954)
Docteur en droit. Avocat international. Maître de conférence. Auteur de romans et d'études. Poète. essayiste. Expert en art contemporain. Chroniqueur au Journal de la Corse. Président de L'Association Française pour les Nations Unies. Auteur d'une pièce de théâtre L'Homme et son double (1992) et de nombreux ouvrages: Dernières vacances en Corse, paru en 1997, La paillote de Julie, paru en 1999, L'affaire Bambula d'Alta Barba, paru en 2000, Accord de l'état et droit des Nations Unies (2003), Chroniques de la Corse d'avant la cata (2001-2006), paru en 2007, Dali intime (2012), La République d'Henri Caillavet (2014), Le silence corse de Paul Valéry (2014)...

MARCHI Marc: (1778-1834)
Né à Lucques. Fils de Giacomo. Imprimeur à l'imprimerie nationale à Aiacciu de 1812. Après un séjour à Marseille, en 1817, il est nommé directeur de l'Imprimerie Royale, à Aiacciu (dont il devient propriétaire), qui imprime le premier Journal de la Corse, qui est le Journal Officiel du Département, auquel les curés, les maires, les juges de paix et les percepteurs sont invités à s'abonner. Le journal paraît six fois par mois (tous les cinq jours), en français avec une traduction italienne en regard, et l'abonnement est de 12 francs par an. Vénérable de la loge maçonnique ajaccienne La Réunion en 1821, 1822 et 1826. Il décède à Aiacciu, en 1834.

MARCHI Marc-Aurèle: (1780-1837)
Né à Ambiegna. Ecclésiastique. Professeur de latin et grec au collège militaire de Milan. Savant. Lexicographe. En 1819, il collabore au Dizionario etimologico de l'abbé Bonavilla. En 1828, il publie un Dizionario technico-etimologico-filologico. Auteur d'une traduction des Odi di Pindaro, en 1834. Il lègue, en 1834, un fond de 1250 volumes à la bibliothèque d'Aiacciu. Il décède à Milan en 1837.

MARCHI Pierre: (né en 1923)
Né à I Pirelli d'Alisgiani. Artiste peintre (cubiste). Il expose au Salon d'Automne de 1948.

MARCHI Robert: (1919-1946)
Né à Chalon-sur-Saône. Originaire de Sarté (Sarraghja). Pilote de chasse. En 1943, il évolue au sein de la célèbre escadrille Normandie-Niemen où ses 13 victoires homologuées lui donnent l'un des très beaux palmarès de ce groupe d'élite. Il décède accidentellement sur le terrain d'aviation de Toussus-le-Noble en 1946.

MARCHI Simone Petru: (1663-1727)
Né à Ruglianu. En 1727, il est le premier notable victime d'une épidémie dans le Capicorsu.

MARCHI Valérie: (née en 1969)
Née à Aiacciu. Commissaire d'exposition. Titulaire d'une maitrise d'Histoire de l'Art. Journaliste d'art. Elle collabore à la revue L'Oeil, à Paris, de 1997 à 2003. Fondatrice de l'association Artea 20, à Aiacciu, en 2004. Directrice de plusieurs expositions: Ces heures de séduction (Aiacciu), Histoires de points de vue (Aiacciu), La Corse et le tourisme (Corti), Brasilia et Sao Paulo, en 2009...

MARCHI VAN CAUWELAERT Vannina:
Maître de conférences en histoire médiévale à l'Université de Corse. Auteur de Rinuccio della Rocca; (vers 1450-1511); vie et mort d'un seigneur corse à l'époque de la construction de l'État moderne (2005), La Corse génoise. Saint Georges, vainqueur des "tyrans" (2011)...

MARCHIANI: (seizième siècle)
D'Antisanti. En 1582, il fait croire à l'existence d'un fabuleux trésor. Tout le monde est berné, y compris le gouverneur génois; la supercherie étant découverte, il est envoyé aux galères.

MARCHIANI Cyrille-Hyppolite: (1873-1915)
Né à Aiacciu. Capitaine de gendarmerie en 1914. Il est détaché pour la durée de la guerre, comme capitaine au 109ème Régiment d'Infanterie. Il est tué lors des combats de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais, en 1915. Reconnu Mort pour la France. La Promotion 2008 de l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale de Melun porte son nom.

MARCHIANI Jean-Baptiste: (1884-?)
Né à Olmeta di Tuda. Militaire (Adjudant-chef). Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Mutilé de guerre à 100%. Secrétaire de la Société de Secours Mutuels l'Office Départemental des Mutilés, Combattants, Victimes de la Guerre et Pupilles de la Nation du Rhône. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18. Médaille Militaire. Chevalier de l'Ordre du Mérite Social.

MARCHIANI Jean-Charles: (né en 1943)
Né à Bastia. Originaire de Mazzola. Haut fonctionnaire. Officier du SDECE. Membre du cabinet du ministère de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995. Préfet chargé de mission en 1993. Spécialiste des problèmes extérieurs, il s'occupe de plusieurs affaires concernant des otages français (Liban, Lybie, Serbie...) Préfet hors cadre en 1995. Préfet du Département du Var de 1995 à 1997. Député européen de 1999 à 2004. Condamné lors de plusieurs affaires politico-financières ayant eu lieu entre les années 1990 et 2000, il est incarcéré à la prison de la Santé entre le 26 mai 2008 et le 16 février 2009. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier des Palmes Académiques. Commandeur de l'Ordre National du Lion (Sénégal). Commandeur de l'Ordre National du Mérite de Côte-d'Ivoire. Commandeur de l'Ordre National du Mérite du Burkina-Faso.

MARCHINI Anghjulu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Meria, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARCHINI Antoine-Noble:
Directeur du Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP) de Haute-Corse. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

MARCHINI Jean-Baptiste:
Auteur de Pasquale Paoli, correspondance 1755-1769 : La Corse, Etat, Nation, Histoire, paru en 1985, où il analyse sur 174 mois, notamment le nombre (1816), les points de départ et les destinations des lettres écrites par U Babbu di A Patria.

MARCHINI Pierre Paul:
Artiste peintre autodidacte (abstrait-lyrique) installé à Aiacciu. Il expose à Paris, New York, au Québec...
Voir le site de Pierre Paul MARCHINI.

MARCHIONI Carlu Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pedicorti di Caghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARCHIONI Charles: (1950-2006)
De Viscuvatu. Seul pilote de la Sécurité Civile issu du civil en 1986. Il combat les incendies aux commandes des Trackers, puis des Canadairs. Malade, il décède à Bastia en 2006.

MARCHIONI François-Xavier: (né en 1951)
Né à U Viscuvatu. Cadre à la CPAM de Haute-Corse. Maire (divers gauche) de U Viscuvatu depuis 1989. Conseiller territorial de 1999 à 2010.

MARCHIONI Simone Petru: (dix-huitième siècle)
Prêtre et peintre corse installé à Belgudè. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse vers 1735.

MARCHIONI Toussaint: (1890-1977)
Né à Sant'Andria di Cotone. Professeur. Botaniste. Directeur du journal La Corse Socialiste, en 1937.

MARCIALIS Jean-Jean: (1937-2013)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel (milieu de terrain). Il effectue sa carrière à Montpellier (SOM) de 1959 à 1964 et Aicacciu, (ACA) de 1965 à 1969 et de 1971 à 1972, (Gazélec) de 1969 à 1971. Champion de France de Division 2 en 1961 avec Montpellier et en 1967 avec l'A.C. Ajaccio. Il fait partie de la Squadra Corsa en 1967 (victoire à Marseille sur l'Equipe de France 2 buts à 0).

MARCIALIS Louis: (né en 1961)
Né à Marseille. Fils de Jean-Jean. Footballeur professionnel (attaquant ou milieu de terrain). Il effectue sa carrière au Gazélec Ajaccio (1977-1978 et 1987-1988), au SC Bastia (1978-1985) et à l'AS Nancy-Lorraine (1985-1987). Vainqueur de la Coupe de France en 1981 avec le SC Bastia.

MARCICANO Lucien: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

MARCILESE François: (1777-1854)
Né à Bunifaziu. Conseiller à la Cour Royale de la Corse. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARCILESE Joseph: (?-1870)
Né à Bunifaziu. Sergent-major au 61ème Régiment de Ligne. Il est tué à Sedan (Ardennes), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts XIXe siècle de la commune de Bunifaziu.

MARCO (MARCUS): (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 1411.

MARCO (de) Giacomo: (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1482 à 1492.

MARCONE Ercole: (dix-septième siècle)
En 1623, il s'illustre parmi les treize compagnies corses, qui, sous les ordres de Francescu d'Ornanu, sont au service de Venise.

MARCOTORCHINO Jean-Dominique: (?-1974)
Professeur agrégé. Médecin colonel. Maire de Calvi de 1971 à 1974. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARCOTORCHINO Philippe Martin François Alexandre: (1901-1926)
Né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Originaire de Calvi. Fils de Toussaint. Militaire. Lieutenant au 20ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Il est tué au combat en Syrie en 1926. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Calvi.

MARCOTORCHINO Toussaint: (1870-1929)
Né à Calvi. Militaire. Colonel d'Infanterie. Officier durant la Première Guerre Mondiale plusieurs fois cité. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palmes. Croix de Guerre Italienne. Croix Distinguished Service Order (Angleterre).

MARCUCCI Anghjulu Santu dit U Grilettu: (1789-1864)
Né à San Martin di Lota. Poète.

MARCUCCI Vittore: (dix-neuvième siècle)
Né à Spiluncatu. Maître encyclopédique en de nombreuses choses. Menuisier, ébéniste. Il édite un ouvrage pour démontrer que c'est le soleil qui tourne autour de la terre et non l'inverse !

MARCUS: (treizième siècle)
Abbé de La Gorgona. En 1289, il donne à bail pour cinq ans au prêtre de Santa Lucia di li Monti, (Capicorsu) toutes les églises, maisons et terres que l'abbaye possède en Corse.

MARE (da) ou MARI (de): (dixième siècle)
Famille génoise (issue des Obertenghi) du Capicorsu. En 1348, puis 1378, 1450 et 1490, elle érige des statuts (cinquante-quatre chapitres) qui fixent l'entretien et l'abri des escales, luttent contre la fraude et la contrebande, garantissent la qualité et le prix du vin. Alliée, en 1421, à Vincentellu d'Istria. En 1454, rebellée contre l'Ufficio di San Giorgio, avec d'autres seigneurs du Capicorsu, elle est soumise par une armée de 500 hommes, commandée par les capitaines génois Fiorentino et de Guarco.

MARE (da) Angélénius: (1140-1178)
Génois. Consul de Gênes en Corse. Père d'Ansaldo. Il est assassiné en 1178.

MARE (da) Ansaldo: (1175-1204)
Génois, fils de Angélénius. En 1199, il est le grand amiral de la flotte de Frédéric II, Roi de Sicile et Empereur Germanique; il obtient de ce dernier qu'il détache à son profit l'île de Capraja dont il devient le seigneur. De là, il débarque dans le Capicorsu. En quelques années il se taille une situation prépondérante dans la région, aidant ainsi les Génois à s'implanter au détriment des Pisans. En 1200, il est confirmé par Frédéric II dans ses possessions du Capicorsu et obtient en même temps le titre de Comte de Corse. Il meurt à Gênes, en 1204. Il est inhumé dans l'église du Couvent San Domenico. En 1854, le couvent désaffecté est démoli pour créer une nouvelle voie dans la vieille ville. Le monument funéraire et les cendres de l'Amiral sont alors transférés en l'Abbaye Santa Maria della Sanita sur les hauteurs de la ville.

MARE (da) Antonio Giovanni: (quatorzième siècle)
Seigneur génois de San Columbanu en 1348. Fils de Bartolomeo.

MARE (da) Babiano: (1320-1370)
Seigneur génois du Capicorsu. Fils de Galeotto (ou Giachetto). Seigneur de San Columbanu de 1348 à 1370. A la mort de son père, il abandonne quelques terres (le hameau de Cannelle avec le château, à Centuri, et Mursiglia) à son demi-frère naturel Crescione, et le village de Luri à son neveu (un fils de Bartolomeo). En 1366, il fait partie de la conspiration contre le gouverneur génois Tridano della Torre. Il meurt de la peste en 1370.

MARE (da) Barbara: (seizième siècle)
Fille unique de Giacomo Santo da Mare II. Epouse du Génois Pietro Giovanni de Negroni, tué par les Turcs devant Calvi, en 1555. Elle est alors courtisée par la France, qui veut la marier à l'officier français, le maréchal de camp Jean de Cros. Sa famille, d'origine génoise, refuse. En 1556, elle épouse le Génois Nicolo Doria, neveu de l'amiral Andrea Doria. En 1584, elle fait payer à ses vassaux la construction de la tour de La Giraglia, en créant de nouveaux impôts: 2000 lires supplémentaires pendant trois ans.

MARE (da) Barisone: (1220-1300)
Seigneur génois du Capicorsu, fils d'Ansaldo, père de Bonifacio. Gouverneur du Nebbiu en 1269.

MARE (da) Bartolomea: (quinzième siècle)
Epouse de Simone. En 1467, veuve, elle est l'objet d'une querelle entre Petrettu di Leca et un seigneur milanais, qui veut s'approprier ses terres de San Columbanu.

MARE (da) Bartolomeo: (quatorzième siècle)
Seigneur génois de Luri. Fils de Galeotto> (ou Giachetto).

MARE (da) Bonifacio: (1260-1312)
Seigneur génois de San Columbanu. Fils de Barisone.

MARE (da) Carlo: (quinzième siècle)
Seigneur génois du Capicorsu. Fils de Simone 1er. En 1433, avec ce dernier et les seigneurs de Cinarca, il combat Vincentellu d'Istria. En 1438, à la mort de son père, les terres de celui-ci étant disputées entre lui et ses frères, le gouverneur génois Janus da Campofregoso tranche dans cette affaire de famille, et le force à l'exil définitif, s'emparant pour la même occasion, de toute la seigneurie.

MARE (da) Colombano: (1350-1388)
Seigneur génois de San Columbanu. Fils de Babiano. En 1370, il succède à son père, décédé de la peste. Il est alors assiégé dans son château de San Columbanu par Paganellu di U Viscuvatu. Il meurt en 1388, ses fils Urbino et Simone se partagent les terres de Ruglianu avec son neveu Giovanni, qui reçoit également le château des Motti, et il laisse aux héritiers de Crescione les terres de Centuri.

MARE (da) Colombano: (quinzième siècle)
Seigneur génois du Capicorsu. Fils de Simone 1er. En 1431, avec son frère Pietro, et aidé par Ghjuvanni d'Istria, le frère de Vincentellu, il chasse son père Simone de son château de San Columbanu, et l'oblige à se retirer à Luri. Après négociations, le père et les fils se réconcilient. En 1438, à la mort de son père, les terres de ce dernier étant disputées entre lui et ses frères, le gouverneur génois Janus da Campofregoso le force à l'exil définitif, et s'empare de toute la seigneurie.

MARE (da) Crescione (le bâtard): (quatorzième siècle)
Seigneur génois de Centuri. Fils bâtard de Galeotto> (ou Giachetto). En 1348, ce dernier lui abandonne quelques terres (le hameau de Cannelle avec le château, à Centuri, et Mursiglia).

MARE (da) Enrico ou Alamono: (1220-1284)
Fils de Guglielmino. Amiral génois, ancien amiral de Charles d'Anjou, passé au service de la République de Gênes en 1283. En 1284, à La Meloria, au large de Livourne, sa flotte, anéantit celle de Pise.

MARE (da) Galeotto (ou Giachetto): (1290-1348)
Seigneur génois du Capicorsu. Fils de Bonifacio. En 1312, les Génois soutiennent les seigneurs du Capicorsu: il hérite de la seigneurie de San Columbanu, possédée avant lui par son père Bonifacio, son grand-père Barisone, et son arrière-grand-père Ansaldo. Il meurt en 1348.

MARE (da) Ghjacumu Santu (Giacomo Santo) 1er: (1449-1520)
Seigneur de San Columbanu et de Capraia. Fils de Simone II. En 1483, à la mort de ce dernier, il devient à son tour seigneur de San Columbanu après avoir prêté serment au gouverneur génois Matteo de Fieschi. En 1491, il reçoit en otages cinq hommes des équipages de deux galères de corsaires catalans qui se sont échouées sur les côtes corses, et qui ont été faits prisonniers par Rinucciu della Rocca. En 1497, au grand dam des Génois, il donne asile aux pirates Bartolomeo Doria et Andria di Calvi, qui chassent les galères génoises transitant dans le canal de Corse. En 1499, le gouverneur de la Corse, Rolando de Fornari, édite un acte à son désavantage, dans lequel il témoigne qu'il écrase ses sujets de tailles. En 1502, sa fille Maria, épouse le fils de Rinucciu della Rocca. En 1505, le Pievanu de l'île de Capraia conduit une révolte contre lui, car il écrase ses vassaux d'impôts. En 1506, à nouveau, le Pievanu de l'île de Capraia se plaint à Gênes des mauvais traitements qu'il impose à ses sujets; il demande, et obtient, que l'île de Capraia soit sous tutelle de l'Ufficio di San Giorgio. En 1507, il fait emprisonner le Pievanu de Capraia dans sa forteresse de San Columbanu. L'Ufficio di San Giorgio s'installe à Capraia et y place un podestat. Il est emprisonné à Lerice. Ses terres du Capicorsu sont occupées par les Génois. En 1508, il est libéré et retrouve ses terres du Capicorsu. En 1520, à Ruglianu, il fait construire un couvent pour les Frères Mineurs Franciscains. Il meurt en 1520. Son fief est partagé en trois portions égales: un tiers à sa fille aînée Giorgetta, un autre à ses deux fils naturels, et le dernier, à son fils aîné légitime Simone III.

MARE (da) Ghjacumu Santu II (Giacomo Santo): (1506-1554)
Coseigneur pour les deux tiers de San Columbanu en 1530. Fils de Simone III. Il lui succède en 1520. En 1537, il s'oppose, au sujet de propriétés sur les terres de Ruglianu et San Columbanu, à l'Ufficio di San Giorgio. En 1553, il se rallie à la cause française, contre les Génois. Il est chargé de prendre Calvi. Il négocie avec le gouverneur génois de Bunifaziu, assiégé par les Turcs, alliés des Français, et obtient sa capitulation. Il prend possession de la ville au nom du Roi de France HENRI II, qui le fait Marquis de Mari. A Gênes, sa tête est mise à prix pour trois cents écus. En 1554, les Génois, vainqueurs, prennent le Capicorsu, dont son château de San Columbanu. A Belgudè, il attaque le Véronais Alessandro Spolverino et ses mille soldats. Il est battu et se retire à Caccia Alla Petrera, près de Moltifaù. A Petralba, il est tué, dans un combat, au service de la France, par un coup d'arquebuse.

MARE (da) Giorgetta: (née en 1492)
Fille de Ghjacumu Santu 1er. A la mort de ce dernier, elle hérite d'un tiers du fief de celui-ci. En 1523, elle épouse le marquis génois Francesco de Negroni.

MARE (da) Giovanni: (quatorzième siècle)
Seigneur génois du Capicorsu. Neveu de Colombano. Seigneur de Ruglianu et de Motti en 1388. En 1454, il refuse de se rallier à l'ordre instauré par les Génois de l'Ufficio di San Giorgio.

MARE (da) Guglielmino dit Ansaldino: (?-1204)
Génois, fils d'Ansaldo. En 1246, il obtient du Génois Agostino Peverelli, moyennant quatre mille livres génoises, qu'il lui cède la totalité de ses droits sur la seigneurie de San Columbanu (Ruglianu) dont les Avogari avaient dépossédé sa famille en 1166. La même année, aidé de troupes génoises et allemandes, il obtient de Sozzo Peverelli, le fils de Guglielmo, et de son fils Giacomo, qu'ils lui vendent leurs propres droits sur leurs châteaux de MottiLuri), d'OvegliaCagnanu) et de Minerbiu. En 1249, il obtient d'Aldobrandu del Campu di Luri, encore un Peverelli, la cession de ses droits sur la partie du Capicorsu située entre CanistrelluPetra Curbara), et Santa Maria della CapellaRuglianu et Luri). Puis, à Barrettali, il bat les Avogari et leur reprend la plupart de leurs terres, s'emparant ainsi de toute la partie nord du Capicorsu, les obligeant à se contenter désormais de leur seule possession du sud (Brandu et Nonza). En 1250, à la mort de Frédéric II, qui affaiblit la situation de son allié pisan, il en profite pour parachever son œuvre de pacification du Capicorsu. En 1252, il traite avec Oberto de Gentile, de Brandu, (un Avogari), et obtient de celui-ci, moyennant deux mille lires, la cession de ses droits sur Santa Maria della Capella, ce qui lui permet d'installer sa capitale au château de San Columbanu, à Ruglianu, où il fait graver ses armoiries, identiques à celles des Ademar, installés en France. Ce château, sur un rocher escarpé, commande la route qui relie le port de Macinaghju au port de Centuri. Il meurt en 1254, à Ruglianu.

MARE (da) Ido: (douzième siècle)
Premier seigneur génois (vicomte) du Capicorsu.

MARE (da) Manuello: (treizième siècle)
Seigneur génois du Capicorsu. Fils d'Ansaldo. Ambassadeur à Gênes en 1268.

MARE (da) Nicola: (seizième siècle)
Epouse de Ghjacumu Santu II. En 1556, jusque-là assignée à résidence à Gênes, elle reprend possession de ses terres du Capicorsu.

MARE (da) Pasquale: (treizième siècle)
Notable génois. En 1276, il est podestat de Bunifaziu.

MARE (da) Pietro: (?-1446)
Seigneur génois de San Columbanu de 1439 à 1446. Fils de Simone 1er. En 1431, avec son frère Colombano, et aidé par Ghjuvanni d'Istria, le frère de Vincentellu, il chasse son père Simone de son château de San Columbanu, et l'oblige à se retirer à Luri. Après négociations, le père et les fils se réconcilient. En 1438, à la mort de son père, les terres de ce dernier étant disputées entre lui et ses frères, le gouverneur génois Janus da Campofregoso force ses deux frères à l'exil définitif, et s'empare de toute la seigneurie. En 1443, seul survivant sur l'Ile de Simone, il récupère ses terres de San Columbanu. Il meurt en 1446, son fils Simone lui succède.

MARE (da) Simone 1er: (1376-1439)
Seigneur génois de San Columbanu de 1388 à 1439. Fils de Colombano. Seigneur de Ruglianu en 1388. En 1409, avec son frère Urbino, il dégage le gouverneur génois Andrea Lomellino du siège de Biguglia tenu par Vincentellu d'Istria. En 1426, à la mort d'Urbino, il lui succède. Il prend à son service le chroniqueur Ghjuvanni della Grossa. En 1430, il prend la tête d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria. Il est nommé, par ses alliés, gouverneur de la Corse. Il assiège son ennemi à Biguglia. Au bout de quelques semaines, le siège de Biguglia est levé, et il se retire dans ses terres à San Columbanu. La révolte est terminée provisoirement. En 1431, il met fin à l'apanage de Centuri consenti par son grand-père Babiano à son oncle naturel Crescione, indisposant par-là deux de ses trois fils, Colombano et Pietro. Ceux-ci, aidés de Ghjuvanni d'Istria, le chassent de son château de San Columbanu, et l'obligent à se retirer à Luri. Après un accord avec eux, il se réconcilie avec ses deux fils. En 1433, dans une Cunsulta réunie à Mariana, les Caporali et seigneurs le désignent à nouveau comme le chef de la révolte contre Vincentellu d'Istria. Ses troupes reprennent Biguglia et toutes les terres occupées par celui-ci, qui se retranche en Cinarca. Les seigneurs de Cinarca, avec son troisième fils Carlo, combattent Vincentellu d'Istria; celui-ci, battu, s'enfuit en Sardaigne. Il prend alors Bastia. En 1434, les Génois le nomment gouverneur et Comte de Corse. Il obtient du frère de Vincentellu d'Istria, Ghjuvanni, la ville de Bastia, contre 2000 livres génoises. En 1435 des conflits éclatent entre lui, car jugé trop attaché à Gênes, et des seigneurs corses. Il s'allie alors avec Paulu della Rocca et traite avec Rinucciu di Leca qui se retire dans ses terres de Cinarca. En 1436, attaqué par Paulu della Rocca, il se retranche dans son fort de Nonza, et demande de l'aide à Gênes. Cette dernière envoie alors en Corse deux frères, Giovanni et Nicolo da Montaldo pour tenter la reconquête de l'Ile. Ces derniers battent les troupes corses de Paulu della Rocca. En 1437, devenu gênant pour les Génois, il est emprisonné dans le château de Motti, à Luri. Il est libéré, en 1438, par le nouveau gouverneur, Janus da Campofregoso. Il meurt, en 1439, dans son château de San Columbanu où il s'est retiré après sa libération. Ses terres sont disputées par ses trois héritiers: Carlo, Colombano et Pietro; elles sont récupérées par Janus da Campofregoso, qui contraint Carlo et Colombano à l'exil définitif, et s'empare également de Canari.

MARE (da) Simone II: (1425-1483)
Seigneur génois de San Columbanu de 1446 à 1483. Fils de Pietro. En 1446, à la mort de son père, il lui succède dans son fief et devient seigneur de San Columbanu. En 1453, le commissaire de l'Ufficio di San Giorgio, Pietro Battista Doria l'attaque, pour le forcer à se reconnaître vassal de Gênes. Il refuse également de se soumettre à Salvago de Salvago, le gouverneur de la Corse pour le compte de l'Ufficio di San Giorgio. En 1454, il finit par accepter sa reconnaissance comme vassal de Gênes, à condition d'être maintenu dans ses droits féodaux. En 1459 et 1460, il anoblit Simone Cipriani, descendant des Cipriani, de Florence. En 1462, il participe à Cunsulta qui réunit tous les opposants à l'Ufficio di San Giorgio, en l'église de La Canonica, à La Marana. En 1464, il s'allie au Duc de Milan, Francesco Sforza, le nouveau maître de la Corse. En 1466, il est reçu à sa cour. Il meurt en 1483. Son fils Giacomo Santo lui succède.

MARE (da) Simone III: (1480-1530)
Coseigneur de San Columbanu pour les deux tiers de la seigneurie de 1520 à 1530. Fils de Ghjacumu Santu 1er. A la mort de ce dernier, il hérite des deux tiers du fief de celui-ci.

MARE (da) Urbino: (1375-1426)
Seigneur génois de San Columbanu de 1388 à 1426. Fils de Colombano. Seigneur de Ruglianu en 1388. En 1409, avec son frère Simone, il dégage le gouverneur Andrea Lomellino du siège de Biguglia tenu par Vincentellu d'Istria. En 1419, il est battu par les troupes de ce dernier, près de Merusaglia. Il est fait prisonnier et enfermé dans le château d'Orezza. Il s'en évade en 1421, avec l'aide de Ghjudicellu d'Ornanu. Il meurt en 1426, son frère Simone lui succède.

MAREA Bartolomeo: (seizième siècle)
En 1578, il est podestat de Bastia.

MARENGO Antoniu: (1692-1746)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvan Francescu. Notable bastiais. Avocat. Consul du Grand-duc de Toscane à Bastia. En 1729, il est nommé Podestat Subrogato de Bastia par les Génois. Plusieurs fois Anzianu de la ville. Officier de l'Abondance en 1736. En 1745, il est à la tête du nouveau conseil municipal de la ville enlevée aux Génois par Dumenicu Rivarola, pour le compte du Roi de Sardaigne. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

MARENGO Antoniu: (1795-1830)
Originaire de Bastia. Fils de Ghjuvan Francescu. Capitaine de la Garde Nationale à Bastia. Lieutenant au 10ème Régiment de Cavalerie Légère en 1821.

MARENGO Cristoforo: (1545-?)
Originaire de Ligurie. le premier de la famille à s'installer en Corse, à Bastia. Architecte. Il réalise les plans de l'église Sainte Marie. Ingénieur. Il construit le pont sur le Golu qui donne accès à la plaine orientale.

MARENGO Filippu Maria: (1722-?)
Originaire de Bastia. Fils d'Antoniu. Lieutenant au Régiment Royal Corse en 1749. Colonel en 1770.

MARENGO Ghjuvan Battista: (1621-?)
Né à Bastia. Notaire. Podestat de Bastia en 1712.

MARENGO Ghjuvan Battista: (1688-1767)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvan Francescu. Ecclésiastique. Chanoine de Santa Maria à Bastia.

MARENGO Ghjuvan Battista: (1738-1763)
Originaire de Bastia. Fils d'Antoniu. Officier au Régiment Royal Corse. En 1758, il est en congé de semestre en Corse. Pasquale Paoli lui propose, en vain, de mettre son épée au service de la Patrie. En Juillet 1763, il meurt, à la bataille de Furiani.

MARENGO Ghjuvan Francescu: (1661-1731)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvan Battista. Qualifié de Nobile. Podestat de Bastia en 1720-1721.

MARENGO Ghjuvan Francescu: (1732-1807)
Né à Bastia. Fils d'Antoniu. Officier au Régiment Royal Corse. Capitaine dans la Cavalerie Légère Corse en 1760. En 1768, il est lieutenant-colonel, à Toulon, où le Régiment Royal Corse est appelé à se rendre en Corse, pour renforcer les troupes françaises. Ses officiers corses, puis son propriétaire, le comte de Luc, demandent au Roi de France de renoncer à cette décision, ce que ce dernier accepte. De retour en Corse, en 1786, il côtoie Pasquale Paoli, épouse la Révolution, puis, en 1791 participe à l'émeute contre-révolutionnaire corse, ce qui lui vaut l'exil à l'île d'Elbe. Il décède à Bastia en 1807.

MARET Hugues-Bernard: (1763-1839)
Secrétaire d'Etat. Ministre des Affaires Etrangères. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803.

MARFISI Dominique: (1902-1973)
Né à Oletta. Poète. Parolier. Compositeur. Auteur de nombreuses comédies. Créateur des chansons O Signori chi nutizia, U batellu chi passa, Sulinzara...

MARGRA Suzanne: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1932 une peinture intitulée L'église de Corte (Corse), et à celui de 1954, La Corse: Montemaggiore.

MARI Ansalmo: (dix-septième siècle)
Architecte génois. En 1644, il poursuit les études en vue de la construction du futur port de Bastia, à Portu Cardu.

MARI (de) Brandimarte, dit Brandone: (1694-?)
Originaire de Tagliu Isulaccia. Nobile Dodeci. En Décembre 1730, il est parmi les chefs des 900 insurgés corses qui marchent sur Bastia. Gentilhomme et chevalier de cour du Roi Théodore en 1736, qui le fait comte. En Mars 1743, à la Cunsulta di Boziu, il est nommé Generale di A Nazione.

MARI (de) Camillo: (?-1741)
Théatin de Savone. Evêque d'Aleria de 1720 à 1741. Il succède à Carlo Maria Guiseppe Fornari. En Février 1730, lors de l'insurrection, les évêques de Corse essaient de calmer les insurgés: sur son ordre, le chanoine Erasmu Orticoni, docte ecclésiastique et pénitencier du diocèse d'Aleria, part en tournée. Lors de la marche des insurgés corses sur Bastia, il intervient alors en tant que médiateur. Il obtient un armistice, mais les pillages continuent. Durant l'insurrection, il reste enfermé dans son palais épiscopal, sous bonne garde, par craintes de menaces. En Août, avec l'évêque de Mariana Agostino Saluzzo, il parlemente et propose aux Génois un armistice de quatre mois, avec cinq conventions: La libre circulation pendant l'armistice des Corses armés sur toute l'Ile (sauf Bastia); la vente libre du sel; le libre trafic sur toutes les côtes et dans tous les ports des navires et des biens des Corses; la libération de tous les prisonniers et l'engagement de Gênes à ne pas renforcer ses défenses sur l'Ile. En Décembre, il va de piève en piève pour inviter les populations à lui confier leur cause qu'il promet d'aller plaider aux Génois. En Mai 1732, il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Avril 1734, les Naziunali marchent sur Cervioni, et l'obligent à s'enfuir à Bunifaziu. En Juillet 1735, sur ordre du gouverneur Pinelli, les Génois tentent de le réinstaller dans son palais épiscopal de Cervioni. La mission échoue, et il est rappelé à Gênes. Il meurt en 1741.

MARI Dominique: (né en 1977)
Originaire de Moltifaù. Journaliste (radio et télévision). Il débute à la radio sur les ondes de Radio Corti Vivu, puis RCFM, et passe ensuite à la télévision, sur FR3 Corse, FR3 National, et enfin, en 2014, sur BFMTV.

MARI (de) Don Petru, dit Brandone: (1879-1969)
Né à Tagliu Isulacciu. Magistrat. Poète. Magistrat, conseiller à la cour d'appel de Bastia. Il collabore, sous son pseudonyme de Brandone, aux journaux Le Petit Bastiais et Corse Nouvelle, et aux revues L'Annu Corsu, U Muntese, A Muvra... Membre de l'association d'inspiration fortement marquée à droite La Pensée Corse, en 1934. Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni.

MARI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Négociant à Bastia. Avocat. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MARI Félix:
Artiste peintre (paysages). Depuis 1992, il expose en Corse, à Bastergà, Aiacciu, Porti Vechju...

MARI (de) Francesco Camillo: (?-1671)
Génois. Clerc régulier de Samasque. Evêque du Nebbiu de 1664 à 1671. Auteur d'un rapport sur son diocèse en 1667.

MARI François: (1784-1833)
Né à A Porta. meunier. En 1824, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour vols. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1833.

MARI (de) Gérard:
Membre du FLNC, il est arrêté en 1978. En 1980, il est condamné à 5 ans de réclusion criminelle par la Cour de Sureté de l'Etat.

MARI (de) Giovanni Battista: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1738 à 1740. Il remplace Paolo Battista Rivarola. En Février 1738, il rencontre le comte de Boissieux, commandant le corps expéditionnaire français en Corse. Puis, il écrit à Pignon, Chargé de Mission en Corse par le gouvernement français, que le motif de la rébellion en Corse n'est rien d'autre que le libertinage chez quelques-uns, lesquels appelés chefs, parce qu'ils ont plus de parents que les autres, inspirent la crainte même aux habitants des lieux fidèles à la république… En Décembre, il décrète que toutes les armes détenues par les Corses devront être déposées au plus tard le 20 Décembre pour le Diquà, à Bastia ou Calvi, et le 27 pour le Dilà, à Aiacciu ou Bunifaziu. En 1740, il saisit plus de 10000 fusils, avec une grande quantité de munitions. En Janvier, il fixe les conditions de sortie de la révolte. Il fait construire une route entre Corti et Aiacciu. A la fin des travaux, il en exige le règlement: près de 5500 lires, réclamés à ceux qui venaient de la construire. Il est remplacé, en Juillet, par Domenico Maria Spinola.

MARI (de) Giovanni Carlo: (?-1704)
Génois. De l'Ordre des Théatins. Evêque de Mariana Accia de 1686 à 1704. Il succède à Agostino Fieschi. Il tient 11 synodes. Il publie un édit contre la Vindetta.

MARI (de) Innocenzu: (1717-ap1786)
Originaire de Tagliu Isulacciu. Fils de Brandimarte. En Janvier 1762, il est un des six membres de la Ghjunta Militare. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

MARI Jean-Louis: (vingtième siècle)
Artiste peintre (dessins). Architecte. Fils de Anne Mari-Roustant. Il adresse Salon d'Hiver de 1963 un dessin intitulé Vieille rue à Bonifacio, et au au Salon des Artistes Français de 1966, une oeuvre du même titre. Auteur également des dessins intitulés Violoneux à Orezza, Centuri, Erbalunga, Intérieur corse...

MARI (de) Paulu Santu: (1721-ap1786)
Originaire de Tagliu Isulacciu. Fils de Brandimarte. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

MARI Petru:
Journaliste. Ecrivain. Il collabore à Radio Corsa Frequenza Mora (il anime la chronique journalière Masai). Il anime également l'émission Mediterradio coproduite avec des radios partenaires de Méditerranée. En 2001, il créé l'émission El Kantara, passerelle radiophonique entre la Corse et le Maroc, qui s'ouvre, en 2006, à l'Algérie, à l'Egypte et à la Tunisie. Grâce à des reportages et des débats autour de thèmes communs, elle se bat chaque semaine contre l'intolérance. Auteur de Diodoru di Sicilia E stonde d'un osservatore, en 1995. Il publie, en 2010, un ouvrage en langue corse, Masai, un recueil de ses chroniques radiophoniques, accompagné de deux CD. Prix Grossu Minutu 2010.

MARI (de) Stefano: (dix-huitième siècle)
Génois. En Octobre 1745, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Pier Maria Giustiniani. Il propose à Ghjuvan Petru Gaffori de lui restituer son fils, et de le nommer lieutenant, ainsi que l'autre Procuratore Aleriu Francescu de Matra. En Novembre, il fait restituer son fils à Ghjuvan Petru Gaffori. En échange, ce dernier promet sa neutralité. Il refuse de remettre la ville de Bastia à Dumenicu Rivarola qui l'assiège avec des troupes du Roi de Sardaigne. Devant les bombardements, il décide alors de capituler à condition qu'on lui laisse quitter la ville, ce qui est accepté. Il s'embarque pour Aiacciu, puis rejoint Calvi. En Décembre, à Aiacciu, il regroupe une quinzaine de compagnies de 60 hommes. Il en donne le commandement à Luca d'Ornano et à Petru Cuneo, qu'il nomme lieutenants-colonels. En Janvier 1746, des vaisseaux arborant le pavillon anglais entrent dans le golfe d'Aiacciu, jusqu'à la tour de Capitellu. Devant le danger, il rappelle Luca d'Ornano, avec ses hommes. A Calvi, il fait arrêter Paulu Maria Mariotti, l'évêque de Sagone, qu'il accuse d'intelligence avec les chefs Naziunali. Il le fait embarquer pour Gênes où il est emprisonné. En Septembre 1747, il dégage les Génois assiégés dans la Citadella de Bastia par Dumenicu Rivarola. Ce dernier abandonne le siège et rentre à San Fiurenzu. Il le poursuit jusque dans la ville, et assiège la place. Un premier assaut est repoussé. Les Naziunali reçoivent du secours, et il lève le siège. En Décembre il organise une Cunsulta à Orezza, dont le but est d'accentuer la division entre les chefs corses, au profit des Génois. En 1751, il est remplacé par Giovanni Giacomo Grimaldi.

MARI-ROUSTAN Anne: (1920-2011)
Née à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes). Artiste peintre. Sociétaire des Artistes Français. Elle effectue de très nombreux séjours en Corse et peint toutes les régions de l'Ile. Elle expose en Corse depuis 1952 (Bastia et Aiacciu), jusqu'en 2000. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1966 deux peintures intitulées Oletta, après le feu, et Sur la route d'Asco. Médaille d'Or du Mérite National. Médaille d'Or des Arts, Sciences et Lettres. Officier de l'Ordre des Palmes Académiques.

MARIAGGI Marcu Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Auccià, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARIANI Albert Antoine Loseoh Louis: (1872-1963)
Originaire de Corti. Fils de Hyacinthe Joseph Louis. Baron Mariani. Docteur en médecine.

MARIANI Ange-François: (1838-1914)
Né à Peru Casevechje. Pharmacien. Il est l'inventeur, en 1863, d'un breuvage à base de coca et de vin de Bordeaux, le Vin Mariani. Il met également sur le marché l'Elixir Mariani, le Thé Mariani, la Pâte tonique et pectorale à la coca, le Fortifiant de la voix, l'Antimucose Mariani, le Grog Mariani... La production du Vin Mariani s'achève en 1930. Ami de jeunesse de Charles Timoléon Pasqualini, il fait publier, à Paris, en 1901, le recueil de ses œuvres, sous le titre Choses du Siècle et Choses du Cœur.

MARIANI Anghjulu Francescu: (dix-septième siècle)
Patron de marine de Ruglianu. En 1624, sa famille figure sur le registre des familles nobles de Corse (Registri delle Famiglie Nobili di Corsica), à Gênes. En 1650, sa gondole est attaquée par les Turcs, alors qu'il se rend de Macinaghju à Bastia.

MARIANI Antoine: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre né à Corti. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse vers 1853.

MARIANI Antoine: (?-2007)
De Pruprià. Enseigne de vaisseau. Médecin. Il soigne les lépreux en Afrique. Spécialiste en pédiatrie et en médecine sportive, il s'intéresse à la plongée profonde. Moniteur fédéral de plongée sous-marine. Installé à Porticciu, puis à Aiacciu, il met au point un projet de cœur artificiel auxiliaire.

MARIANI Antoine Dominique: (1776-1845)
Né à Corti. Originaire de E Muracciole di Vivariu. Baron Mariani. Adjoint au commissaire des guerres en 1801. Secrétaire du ministre français dans l'ancienne Ligurie. Ambassadeur de France à Gênes en 1802 à 1806. Ambassadeur de France à Naples en 1806 à 1808. Secrétaire du cabinet du Roi Jérôme en Westphalie en 1809. Chevalier de l'Ordre Royal de la Couronne de Westphalie et crée baron d'Empire en 1813. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1815. Chef de division de l'Administration Centrale du Département du Golu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Sous-préfet de Corti en 1830, de Sartè en 1933, de Montmorillon en 1836, et à nouveau de Corti en 1837. Au début du XIXèmesiècle, il introduit la culture du ver à soie en Corse. Il décède à Corti en 1845.

MARIANI (SAVELLI) Antoine Dominique Aimé: (1825-1874)
Originaire de Corti. Comte Mariani-Savelli. Officier. Sous-préfet.

MARIANI Anton Dumenicu: (avant 1710-1770)
De Corti. Docteur en théologie. Padre di Cumunu de Corti. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux. Auteur d'un célèbre voceru composé lors de la mort du général Gaffori, en 1753.

MARIANI Bonaventura:
Poète en langue corse. Auteur de Puesie Muntagnoli, paru en 1974. Auteur de I paisoli d'Orezza, dans lequel il dit: Se tu guerdi a manu manca, vedi Croce d'Ampugnani, ci hè Casalta e Casabianca, u Silvarecciu accant'a Pianu. In cima di l'altra branca: Olmi, Scata e San Damianu...

MARIANI Dominique: (dix-neuvième siècle)
Conseiller à la cour d'appel de Nîmes. Conseiller général républicain de Santa Maria Sichè en 1900.

MARIANI Dominique:
Artiste peintre. Il expose à Bastia depuis 1985.

MARIANI Charles François: (1811-1839)
Né à Suveria. Laboureur. En 1836, à Bastia, il est condamné à 18 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1839.

MARIANI François-Antoine: (né en 1926)
Originaire de Spiluncatu et Suveria. Né à Lyon. Fonctionnaire de l'Administration des Finances et de l'Université. Trésorier principal honoraire des Finances. Secrétaire général honoraire de l'Université Lyon 1 Claude-Bernard. Historien. Généalogiste. Auteur de Les Malaspina de Speloncato de A à Z, L'Enigme de Saint-Victor, Autopsie de la correspondance de la générale Gallieni, née Marthe Savelli, Speloncato de A à Z (2009)...

MARIANI Francescu Antoniu, dit U Rossu: (1715-1799)
De Curbara. Ecclésiastique. Franciscain. Mineur Observantin. Docteur de Salamanque. Professeur à l'Université d'Alcala. Membre de l'Académie des Conciles. Custode, puis Provincial de Naples. Après ses études et diverses fonctions à Rome, il rentre en Corse, à Curbara, en 1764. En Novembre, il est nommé professeur des Institutions Civiles, Canoniques et Ethiques à l'Università di Corti et Recteur de l'Università. En Janvier 1765, à Corti, à la séance solennelle, en l'église San Marcellu, il fait un discours très éloquent en latin. Il est le théologien du visiteur apostolique Tomaso Struzzieri, en 1766. En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il est le seul opposant à la guerre contre la France. Après la défaite de Ponte Novu, il se retire à Pérouse. En 1774, il est rappelé par l'évêque de Sagone Matteu Francescu Guasco, pour être nommé à la direction du Collège Royal de Calvi. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit, avec Carlu Andria Pozzo di Borgo, la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il décède à Calvi en 1799.

MARIANI François Jean: (1858-?)
Né à Corti. Militaire. Colonel d'Infanterie. Il s'illustre, lors de la Première Guerre Mondiale, sur les fronts de Verdun, de la Somme et de l'Aisne. Plusieurs fois cité. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

MARIANI François-Marie dit Francis: (1949-2009)
Originaire de Sant Andria di U Cotone et Carghjaca. Il est présenté comme l'un des barons du gang de la Brise de mer. Il est emprisonné à la suite d'une attaque d'un fourgon en 1983 et s'évade avec Charles Pieri de la prison de Bastia en 1984. Il est soupçonné d'être à l'origine, entre autres, d'un casse en Suisse, au cours duquel l'équivalent de 20 millions d'euros avaient été dérobés en mars 1990 au siège de l'Union des Banques Suisses à Genève. En 2001, il s'évade de la prison de Borgu grâce à un faux document administratif. Condamné à 4 ans de prison en 2002, pour port d'arme. En fuite depuis 2008, date à laquelle il s'échappe alors qu'il est jugé par la Cour d'Assises des Bouches-du-Rhône pour avoir participé à l'assassinat d'un jeune sympathisant nationaliste d'Armata Corsa, Nicolas Montigny, en 2001. Par défaut, la cour d'assises le condamne à 7 ans d'emprisonnement. Il décède de mort brutale, à Casevechje (accident ou assassinat ?), en 2009.

MARIANI Ghjuseppu Maria: (1743-1830)
Originaire de Corti. Frère de Ghjuvan Stefanu. Qualifié de Magnifico et de Nobile en 1776. Padre di Cumunu de Corti de 1784 à 1787. Receveur général de Finances à Corti. Receveur particulier des Contributions en 1800.

MARIANI Ghjuvan Stefanu: (1739-1831)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Prêtre. Curé de Poghju di Venacu, de Vivariu et de Calacuccia. Electeur du canton de Rogna, pour le district de Corti, désigné pour participer à l'Assemblée d'Orezza, en 1790.

MARIANI Ghjuvan Tomasu: (1785-1851)
Né à Corti. Officier au service de la France. Il suit le prince Murat, Roi de Naples, en 1807. Lieutenant-colonel chef de bataillon au 2ème Régiment de Ligne Napolitain. Capitaine aide de camp du Duc de Padoue. Officier de la Légion d'Honneur.

MARIANI Ghjuvanni: (1659-?)
Né à Ruglianu. Ecclésiastique. Prêtre. Docteur en Théologie. Curé de Pinu.

MARIANI Ghjuvanni Carlu: (dix-septième siècle)
De Ruglianu. En 1624, sa famille figure sur le registre des familles nobles de Corse (Registri delle Famiglie Nobili di Corsica), à Gênes.

MARIANI Girolamu: (dix-huitième siècle)
De Corti. Lieutenant corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque alors à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il est fait prisonnier lors des combats qui suivent cette opération.

MARIANI Grégoire: (?-1870)
Originaire de Belgudè. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Belgudè.

MARIANI Hyacinthe: (1778-1854)
Originaire de Corti. Receveur des Finances à Corti. Maire de Corti de 1828 à 1830.

MARIANI Josanne: (née en 1935)
Née à Aregnu. Actrice dans les années 1950-1960 (séries télévisées américaines). Modèle du peintre franco-polonais Moïse Kisling (1891-1953). Compagne de l'acteur américain Marlon Brando (1924-2004) de 1953 à 1955.

MARIANI Hyacinthe Joseph Louis: (1827-1894)
Né à Corti. Fils d'Antoniu Dumenicu. Baron Mariani. Il sert l'Empire, engagé dans un régiment de Chasseurs d'Afrique en 1846. Il combat dans les Aurès et participe à l'expédition de Zaatcha en 1849. Sous-lieutenant en 1851. Lieutenant en 1854. Capitaine de Hussards en 1857. Il fait la campagne d'Italie en 1859. Chef d'escadron au 9ème Cuirassiers en 1869. En 1870, il participe à la Charge de Reichshoffen et est nommé lieutenant-colonel sur le champ de bataille. Colonel au 26ème Régiment de Dragons en 1874. Général de brigade en 1881. Officier de la Légion d'Honneur. Médaillé militaire. Chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare.

MARIANI Jacques Antoine: (1896-?)
Né à Constantine (Algérie). Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Sous--lieutenant au 8ème Régiment de Marche de Zouaves Tirailleurs. Aveugle de guerre. Fondateur des Plus Grands Invalides de Guerre, de l'Union des Aveugles de Guerre, de la Fédération des Blessés Multiples, du Comité d'Entente. Elu Conseiller municipal d'Alger en 1947. Grand officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec 5 citations. Croix de Combattant. Médaille Militaire. Médaille du Mérite Agricole. Médaille de la Mutualité. Commandeur de l'Ordre du Nichan Iftikhar. Officier de l'Ordre du Ouissam Alaouite.

MARIANI (SAVELLI) Jean: (1862-1900)
Originaire de Corti. Fils d'Antoniu Dumenicu Amatu. Comte Mariani-Savelli. Officier de Cavalerie. Il meurt dans un accident en 1900.

MARIANI Jean: (1908-1990)
Originaire de Frassetu. Assistant d'Albert Einstein à Princeton en 1947 et 1948.

MARIANI Joseph: (1798-1822)
Né à Campu (?). Porcher. En 1817, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vols. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1822.

MARIANI Joseph Louis Thomas Maurice Jérôme: (1815-1890)
Né à Corti. Baron. Fils d'Antoniu Dumenicu. Elève de Saint-Cyr. Officier d'état-major du gouverneur des îles Marquises. Chef d'escadron. Aide de camp de l'amiral Bruat à Tahiti. Il prend part au coup d'Etat de 1851. Aide de camp du Roi Jérôme. Premier chambellan de Napoléon III. Député de la Corse dans le deuxième circonscription (Bastia-Corti) de 1857 à 1863. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Il décède à Paris en 1890. Officier de la Légion d'Honneur.

MARIANI Jules:
Né à Aiacciu. Musicien (trompette).

MARIANI Louis Hugues Ferdinand-Marie: (1818-1886)
Né à Corti. Fils d'Antoniu Dumenicu. Baron Mariani. Juge d'instruction à Corti puis à Sartè (en 1850). Sous-préfet de l'arrondissement de Corti en 1859. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARIANI Mario: (dix-septième siècle)
Patron de marine de Ruglianu. En 1684, ses navires sont pris ou incendiés par les galères du Roi de France Louis XIV.

MARIANI Mathieu Alexandre: (1854-1941)
Né à Linguizzetta. Maître imprimeur. Fondateur, en 1892, du journal La Démocratie Algérienne, puis directeur commercial du même journal devenu La Dépêche de l'Est à Bône (Algérie). Rédacteur correspondant de l'Agence Havas en 1903. Vétéran de la Maison du Livre et des Journaux d'Afrique du Nord. Membre de la Société de Secours Mutuels "La Corse" depuis 1885. Grand prix aux expositions coloniales de Marseille en 1922 et 1931. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie (1905).

MARIANI Mighele: (1769-1836)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Prêtre. Jurisconsulte en 1801. Juge au Tribunal de Corti. Vicaire général de l'île d'Elbe en 1814. Curé d'Aiacciu en 1834. Vicaire général du diocèse d'Aiacciu en 1835.

MARIANI Noël: (1757-1782)
Né à Aleria. Cultivateur. En 1779, à Bastia, il est condamné à 3 ans de Galères, pour vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1782.

MARIANI Noël: (1898-1975)
Né à Santa Maria Sichè. Militaire (Marine Nationale). Lieutenant de vaisseau en 1923. Capitaine de corvette en 1935, commandant le torpilleur Forbin. Capitaine de frégate en 1939. Capitaine de vaisseau en 1943. Contre-amiral en 1945. Vice-amiral en 1951. Chef d'Etat-major particulier du Secrétaire d'Etat de la Marine. Directeur de l'Ecole de guerre navale de 1952 à 1956. Membre du Conseil Supérieur de la Marine en 1955. Vice-amiral d'escadre en 1956. Grand Officier de la Légion d'Honneur.

MARIANI Ours-Noël: (1884-1952)
Né à Venacu. Licencié en droit. Préfet des Landes en 1932.

MARIANI Paul: (1935-1990)
Maire (socialiste) de Suveria. Il est assassiné, à Suveria, en 1990.

MARIANI Paul: (né en 1956)
Né à Aiacciu. Originaire de Lopigna. Artiste peintre (impressioniste). Première exposition en 1998 à Porti Vechju. Voir le site de Paul MARIANI

MARIANI Paul Don Côme: (né en 1928)
Originaire de Sermanu. Militant culturel (chanteur de polyphonie (basse), peintre, dessinateur, art Galtique..). A l'origine du groupe polyphonique A Manella.

MARIANI Paulu: (1608-1680)
Né à Ruglianu. Capitaine des villages de Ruglianu et d'Ersa, en 1667. Notaire de la seigneurie de San Columbanu.

MARIANI Paulu: (1741-?)
Né à Curbara. Ecclésiastique. Servite de Marie en 1756. Il fait ses études en Italie. Bachelier en théologie en 1769. Docteur en théologie en 1772. Après avoir enseigné à Faenza, Perugia, Cremona (en 1778) et Sienne (en 1781), il rentre en Corse, à Bastia, en 1783. Provincial de Corse jusqu'en 1790. Confesseur des moniales servites de Portaria, en Ombrie, en 1801. En 1808, il réside au couvent de Viterbo (Latium).

MARIANI Pierre: (né en 1952)
Né à L'Isula. Facteur. Surnommé Le Facteur des Stars. Grâce à son métier et sa connaissance des personnalités du spectacle en vacances à L'Isula, il fait connaître la Corse en participant à des émissions de télévision sur les chaines nationales. Président du Comité des Fêtes de L'Isula depuis 1978. Médaille d'Argent du Tourisme en 2007.

MARIANI Pierre: (né en 1956)
Enarque. Inspecteur des Finances (1982-1986). Responsable du secteur des Transports (1986-1988). Affecté au Bureau de Synthèse et de Politique Financière de 1988 à 1992. Directeur de cabinet du Ministre du Budget (Nicolas Sarkozy) de 1993 à 1995. Porte-parole du gouvernement chargé de la communication en 1994. Directeur général et membre du directoire de BNP Paribas en 1996. Président de la Banexi en 1997. Président directeur général de la banque de Dexia en 2008.

MARIANI Poerre-François: (1796-1822)
Né à Luri. Laboureur. En 1820, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Galères, pour vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1822.

MARIANI Stefanu: (1625-?)
Patron de marine de Ruglianu. En 1648, l'évêque de Mariana le reconnait comme notable de Ruglianu.

MARIANI-ROZE Brigitte: (née en 1949)
Chef de projet de quartiers sensibles. Elue conseillère de Paris (non inscrite) en 1995. Réélue en 2001.

MARIANU (di) Antone: (seizième siècle)
Notable corse, de Belgudè. En 1553, il est aux côtés des Français contre les Génois. A Gênes, sa tête est mise à prix pour trois cents écus. En 1554, à la suite d'un incident qui oppose Sampieru Corsu au maréchal de Termes, il est emprisonné, avec le Corse, et est embarqué pour la Provence.

MARIE THERESE d'AUTRICHE: (1717-1780)
Fille de l'Empereur Germanique Charles VI. Reine des Romains. En Avril 1748, elle envoie les secours en hommes et matériels, tant désirés par les Naziunali.

MARIELLI Antoine:
Poète en langue corse. Chanteur. Musicien. Fondateur du groupe Diana di l'Alba en 1978, qu'il relance, après des années de sommeil, en 1994. Directeur de l'atelier de chant Scola di u Populu. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (U focu stirpatoghju, 1992). Auteur de E Fole di ziu Antonu (2015).

MARIETTI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Bastergà en 1835.

MARIETTI Jean Joseph Sébastien: (1900-1977)
Né à Bastia. Auteur dramatique. Editeur de musique. Sociétaire de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Sociétaire de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique. Secrétaire général et administrateur de la Chambre Syndicale des Editeurs de Musique. Directeur général de la Société d'Editions Musicales Max Eschig. Conseiller municipal de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARIINI Pascal: (né en 1960)
Originaire de Centuri. Footballeur professionnel (attaquant). Il évolue à Bastia (1980-1983), Besançon (1983-1985), Brest (1985-1987), Niort (1987-1988), Bastia (1988-1989), Martigues (1989-1990), Ajaccio (1990-1991)...

MARIKO (Florence SANCHEZ née COMBESCURE): (née en 1958)
Née en Avignon (Vaucluse). Artiste sculpteur. Installée à Aiacciu depuis 2002. Créatrice de l'école d'art Artu di a Terra.

MARIN-MURACCIOLE Madeleine-Rose:
Ecrivain. Historienne. Auteur de Les coutumes matrimoniales de la Corse ancienne, paru en 1961. Auteur de L'honneur des femmes en Corse du XIIIe siècle à nos jours, paru en 1964.

MARINI (de) Ambroggio: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1403, il succède comme gouverneur de la Corse à Bartolomeo Grimaldi. Il est remplacé en 1404 par Andrea Lomellino.

MARINI Andrea: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

MARINI (de) Cataneo: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Nommé commissaire en Corse, dans le Dilà, en 1487, il y rejoint Giovanni Gualeggia.

MARINI (de) Cataneo: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1584. Il succède à Stefano da Passano. Il tient sa Vedutà, dans la citadelle de Bastia. Il y est décidé, entre autres, que désormais il sera interdit à un Corse d'exercer un emploi de judicature dans le lieu où il est né, dans le lieu d'origine de sa femme et partout où il a des parents jusqu'au quatrième degré. Il est remplacé, en 1586, par Pierbattista Cataneo.

MARINI Dom Philipe: (1854-1931)
Né à Tuminu. Ecclésiastique. Bénédictin. Historien de la Corse. Prêtre à Aiacciu en 1877. Professeur au petit séminaire d'Aiacciu de 1881 à 1885. En 1897, il entre chez les Bénédictins à l'abbaye de Hautecombe (Savoie). Il passe des mois entiers à l'Archivio di Stato de Gênes, dans la salle Corsica, pour recopier de nombreux documents dont il tirera d'importants articles documentaires et historiques sur la Corse, qu'il publie, entre 1911 et 1915, dans le Bulletin de la Société ses Sciences historiques et naturelles de la Corse, notamment, sur Sampieru Corsu, Gaffori, et, en 1913, sur La Consulte de Caccia et l'élection de Pascal Paoli. Auteur de Gênes et la Corse, en 1911.

MARINI (de) Francesco: (dix-septième siècle)
Génois. En 1615, lors de la révolte des paysans des pièves de Cavru, Ornanu et Taravu, où plusieurs familles des seigneurs di Bozzi sont massacrées et leurs biens pillés, Gênes réagit, et il est envoyé pour commander deux mille soldats qui envahissent tout l'Ornanu... Les meneurs de la révolte sont pris, jugés, pendus ou envoyés aux galères. En 1616, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Stefano Rivarola. En 1617, Francisco Spinola lui succède.

MARINI François Mathieu: (1876-1963)
Né à Calinzana. Fils d'Ignace. Agriculteur. Maire de Calinzana de 1908 à 1963. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARINI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Calinzana, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARINI Ghjuvan Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Tuminu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARINI Giulio: (vingtième siècle)
Artiste peintre italien. Décorateur. Il travaille en Corse à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980. Il réalise des travaux dans les églises de Porti Vechju, Rennu, Bastilicaccia, Cavru, Cuttuli, Eccica-Suaredda, Peri....

MARINI Ignace: (1840-?)
Né à Calinzana. Maire de Calinzana.

MARINI Jean Dominique: (1884-1956)
Né à Bastia. Architecte à Bastia. Peintre. Lauréat de la bourse du Legs Sisco en 1903. En tant qu'architecte, on lui doit les locaux de la Compagnie Générale Transatlantique, à Bastia, les tribunes du stade de Furiani, le couvent franciscain de Capanelle et son église attenante, à Bastia, les monuments aux Morts de Bunifaziu et de Santu Petru di Venacu. Membre de la Société des Lettres et Arts de Bastia. Membre de la Société des Artistes Décorateurs. Il expose à Bastia et à Rome (1923-1924).

MARINI Jean Etienne Toussaint: (1869-1962)
Né à Calinzana. Fils d'Ignace. Maire de Calinzana.

MARINI (de) Marco: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Nommé gouverneur de la Corse en 1460. Il succède à Giovanni da Levante. Avec le commissaire Benedetto di Fieschi, l'évêque d'Aiacciu Deodato, Carlu di Casta et Ghjudicellu di Caghju, ils parcourent l'Ile, qui parait enfin pacifiée. Il est remplacé, en 1461, par Giovanni Vitale.

MARINI Marinu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calinzana en 1835.

MARINI (de) Marzio: (dix-septième siècle)
Génois. Evêque de Sagone de 1658 à 1676. En 1659, il écrit des Editti.

MARINI Paul Louis: (dix-neuvième siècle)
Médecin. En 1848, il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche.

MARINI Philippe:
Maire de Calinzana de 1977 à 1983.

MARINI Philippe: (né en 1950)
Originaire de Calinzana. Inspecteur des finances. Maire de Compiègne (Oise) depuis 1987. Sénateur (droite) de l'Oise depuis 1992 (président de la Commission des Finances depuis 2011).

MARINI (de) Tomaso: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1498, il est nommé lieutenant et vicaire de la province de Balagna.

MARINI Xavier: (1801-1883)
Né à Calinzana. Avocat. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats près le Tribunal d'instance de Calvi.

MARIOSO: Voir REIFENSTUHL.

MARIOT Jean-Luc: (vingtième siècle)
Né à Nîmes (Gard). Artiste peintre (pastels, ésotérisme). Installé en Corse depuis 1987, il expose régulièrement à Aiacciu.

MARIOTTI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lucciana, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARIOTTI Anton Francescu: (treizième siècle)
Capitaine au service de Florence en 1299. Il est l'ancêtre de la famille Mariotti de Balagna.

MARIOTTI Antoniu: (dix-septième siècle)
De Felicetu. Prêtre et savant. En 1688, édition, à Lucques, d'un de ses ouvrages de théologie.

MARIOTTI Armand: (1884-1905)
Né à Bastia. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco en 1904, il décède à Rome en 1905.

MARIOTTI César: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général Bonapartiste de la Corse en 1871.

MARIOTTI Crucianu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Castellu di Rustinu en 1862.

MARIOTTI Dominique: (1902-1943)
Originaire de Campile. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Allemands, dans les combats de Barchetta-Campile, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Campile, sur celui de la commune de Bastia, et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MARIOTTI Francescu, Antoniu: (1758-1827)
Né à A Venzulà. Militaire. En 1778, il est lieutenant au Régiment Provincial Corse. En 1790, émigré royaliste, il passe au service de Gênes. Capitaine en 1793. Chef de bataillon en 1797. Chef de brigade en 1799. En 1800, il rentre au service de la France, en qualité de chef de brigade, adjudant général. Adjudant commandant, chef d'Etat-Major de l'Ile d'Elbe en 1804. Chevalier, puis officier de la Légion d'Honneur en 1804. Consul de France en Toscane en 1814. Colonel d'état-major en 1815. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

MARIOTTI Ghjuvanni Carlu: (1765-?)
Né à A Venzulà. Frère de Francescu. Il émigre en Toscane au début de la révolution. En 1791, il entre, comme volontaire, au service de l'armée des Princes de Livourne. Il devient lieutenant au Régiment Corse de Gênes. En 1799, il y est capitaine adjudant major, aide de camp du général Spinola. Chef de bataillon, commandant la Garde du gouvernement de Gênes en 1805. Juge à la Cour spéciale de département des Apennins, puis à Gênes, en 1808. Commandant du 4ème Bataillon de Chasseurs Corses stationné en Toscane en 1809. Il passe au service du Royaume de Naples en 1810. Incorporé au Régiment Royal Corse en 1811, il en est major en 1813. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1819. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1821.

MARIOTTI Jean-Ambroise dit Le Baron Mariotti: (1844-1919)
Né à Ville di Parasu. Journaliste. Président de l'Union Corse.

MARIOTTI Jean-Baptiste: (1901-1975)
Né à Farino (Nouvelle-Calédonie). Originaire de Campile. Homme de Lettres. Ecrivain. Ancien combattant, prisonnier de guerre et résistant de la Seconde Guerre Mondiale. Membre de la Société des Gens de Lettres. Membre de l'Association Nationale des Ecrivains de la Mer et de l'Outre-Mer. Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs. Membre actif du Syndicat des Ecrivains. Conseiller artistique de la Nouvelle-Calédonie. Auteur de Tout est peut-être inutile, Takata d'Aïmos, Les Contes de Poindi, Les nouveaux comtes de Poindi, La Conquête du séjour paisible, Remords, A bord de l'Incertaine, Le dernier voyage du Thétis, Catch Roi des ours, Nostalgie (recueil de poèmes), Le livre du centenaire de la Nouvelle-Calédonie... Auteur de pièces de théâtre radiophonique: L'Epopée Accidentelle, La Vallée du Silence, Toghi, De quel amour blessé... Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille commémorative de la Guerre 39-45 avec barette Libération. Médaille d'Or de l'Exposition de 1937 (à titre social).

MARIOTTI Marie-Thérèse: (née en 1963)
Gérante d'entreprise. Elue maire (divers droite) de Tagliu Isulaccia en 2014. Elue conseillère territoriale (divers droite) en 2015.

MARIOTTI Paulu Maria: (1700-1751)
Né à Vulpaiola. Abbé confesseur de moines à Rome. Evêque de Sagone de 1741 à 1751. Il remplace Pier Maria Giustiniani. En Janvier 1742, personne ne se manifestant, ni pour faire acte de candidature, ni pour désigner les Prucuratori et les électeurs des Nobili Dodeci et des Nobili Sei, le gouverneur Domenico Maria Spinola lui demande de persuader ses compatriotes de participer à ces élections. En Février, il réussit à les convaincre, tout en les mécontentant et il se compromet irrévocablement. En Mars, le gouverneur l'accuse de ne pas remplir son rôle de médiateur. En Janvier 1746, à Calvi, il est accusé par le commissaire général Stefano de Mari, d'intelligence avec les chefs Naziunali, il est arrêté, et est embarqué pour Gênes, où il est jeté dans une tour. Il y restera jusqu'à sa mort en 1751.

MARIOTTI Tomasu: (1809-?)
De Lucciana. Avocat à la Cour Royale de Bastia. Juge instructeur au tribunal de Sartè en 1837. Chancelier du consulat français à Pernambouc, au Brésil, en 1838. Chancelier du consulat français à Venise, au Brésil, en 1841. Vice-consul à Oneille, aux Etats Unis, en 1852. Chancelier à l'ambassade de France à Rome en 1853. Consul de France à Florence en 1856. Malade, il cesse sa carrière diplomatique en 1858, et se retire en Corse.

MARIOTTU (di) Perinettu: (quinzième siècle)
En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

MARIUS Caius: (157-86 avant notre ère)
Général, consul et homme politique romain. En 105 avant notre ère, il fonde Mariana (sur l'emplacement de l'ancienne Nicée ou Nikaia), sur la rive gauche de l'embouchure du Golu, près de l'étang de Biguglia. En 100 avant notre ère, il installe les vétérans de ses campagnes à Mariana.

MARIUS Marcus Nepos: (deuxième siècle)
Soldat corse issu d'une famille ayant obtenu la nationalité romaine. Il sert dans la flotte prétorienne de Ravenne, et meurt à l'âge de 26 ans. Il est enterré dans l'Isola Sacra d'Ostie.

MARKO Karoly: (1822-1891)
Né à Budapest (Hongrie). Artiste peintre hongrois (paysages). Il séjourne en Corse au milieu des années 1860. Auteur des peintures intitulées Port en Corse (1877), Près de Porto, en Corse (1877), Forêt de Corse (1880), Paysage de Corse (1883)...

MARLIANI Giovanni Augustino: (?-1674)
Evêque de Mariana-Accia de 1645 à 1656. En 1646, il commence sa visite pastorale dans son évêché; elle durera six mois. En 1655, il fait élever, à Orezza, des bâtiments à usage d'hôpital, à l'endroit même où l'on découvrira la source des eaux ferrugineuses. Nommé évêque de Reggio en Emilie, en 1656.

MARLIER Louis Florentin:
Préfet de Corse de 1924 à 1929.

MARMOCCHI Francesco Costantino: (dix-neuvième siècle)
Italien. Géographe. Ministre de l'instruction publique. Réfugié politique exilé en Corse en 1849. En 1852, il publie, à Bastia, un Abrégé de Géographie de l'Ile de Corse.

MAROSELLI Don Jean André: (1893-1970)
Né à Rutali. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Membre du Parti radical Socialiste. Maire et conseiller général de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) de 1929 à 1970. Sénateur de la Haute-Saône de 1935 à 1939 et de 1952 à 1956. Membre de la première et de la seconde Assemblée Nationale constituante (Haute-Saône) en 1945 et 1946. Député de Haute-Saône de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958. Ministre de 1947 à 1958 (Air, Anciens Combattants, Guerre, Santé...). Il décède à Luxeuil-les-Bains en 1970. Grand-officier de la Légion d'Honneur à titre militaire.

MAROSELLI François: (1854-?)
Né à Rutali. Agriculteur. Maire de Rutali durant 17 ans. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MAROSELLI François: (1923-2007)
Né à Rutali. Entrepreneur du BTP. Maire de Rutali de 1975 à 2007.

MAROSELLI Giovanni: (seizième siècle)
Génois. En 1516, il demande et obtient une concession à Petrapola, près de Prunelli di Fiumorbu, afin d'y installer une colonie.

MAROSELLI-MATTEOLI Catalina:
Originaire de Tavera. Avocate. Juriste. Ethnologue. Ecrivain. Romancière. Chercheuse en anthropologie auprès de l'Institut Européen des Etudes Universitaires de Barcelone. Auteur de La reconquête de la dignité (1990), L'identité corse: une réalité dans l'Europe, La femme sans nom (en espagnol), La Sefarade (2008), Celle qui arriva voilée (2012)... Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

MARRET Simon-Didier: (dix-neuvième siècle)
Intendant militaire à Bastia. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MARRIDA: Voir HERITIER-MARRIDA Marcel.

MARS: Voir BONVOISIN Maurice.

MARSHALL Thomas William: (1875-1914)
Né à Donisthorpe (Angleterre). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse de 1903 à 1913. Il adresse au Salon d'Automne de 1909 quatre peintures intitulées Vallée de Centuri (Cap Corse), Couvent de San Martino di Lota (Corse), Pietranera (Corse), Temps gris à la montagne (Corse), à celui de 1910, Orangers d'Ajaccio et La baie d'Ajaccio, et deux aquarelles Gitanes au marché d'Ajaccio et Retour du marché, à celui de 1912, Amandier en fleur, Minelli (Corse), Le couvent de San Martino di Lota (Corse), Les amandiers fleuris, (Corse) et San Martino di Lota (Corse), à celui de 1913, Bastia (Corse), Le Pique, montagne (Corse), Le couvent de Saint-Antoine à travers les fourrés (Corse), Cyprès, couvent de Bastia (Corse) et Le Pique sous la neige (Corse). Au Salon des Artistes Indépendants de 1908, il expose Orangers (Corse), Pietranera (Corse) et Polaquaccio (Corse), à celui de 1909, deux études intitulées Etude au Cap Corse, à celui de 1910, six autres intitulées Etudes d'amandiers fleuris (Ajaccio), à celui de 1911, deux peintures intitulées Citronniers d'Ajaccio, et La baie d'Ajaccio, à celui de 1913, Cyprès, couvent de Bastia (Corse), Bastia à travers les arbres (Corse) et La route de Saint-Florent (Corse), et, enfin, à celui de 1914, trois Paysage corse. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1911, il envoie Citronniers et Matinée de brume. Il expose également ses oeuvres sur la Corse à Londres entre 1908 et 1913. En 1988, une exposition lui est consacrée à Bastia, au Musée d'Ethnographie Corse.

MARSILJ(Y) Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Matra, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MARSILY Jean-Charles: (né en 1971)
Né à Bastia. Originaire de Ped'Orezza. Animateur Radio. Créateur de l'émission Dite a Vostra sur R.C.F.M. Producteur et réalisateur d'émissions en langue corse pour le compte de France 3 Via Stella Membre du Conseil Supérieur de la Langue Corse.

MARSILY Jean-Pierre: (né en 1943)
Né à Bastia. Originaire de Ped'Orezza. Entré à la Préfecture de Police de Paris en 1965 en qualité d'officier de police à la direction de la Police Judiciaire (PJ). Chef de groupe à la Brigade Criminelle (Quai des Orfèvres). Nommé commissaire de Police en 1985. Commissaire principal en 1995 . Commissaire divisionnaire en 1998. Adjoint au chef de l'Antenne de Police Judiciaire de Bastia en 1980. Chef de l'Antenne de Police Judiciaire de Bastia en 1991. Chef de la section criminelle au S.R.P.J. d'Orléans en 1993. Chef de la Brigade de Répression du Banditisme (BRB) au S.R.P.J.de Marseille en 1995. Chef de l'Antenne de P.J de Nice en 1997. Il fait valoir ses droites à la retraite en 2000.

MARSILY Luc-Antoine: (né en 1952)
Maire de Ped'Orezza de 1983 à 2010. Conseiller général (divers gauche) du canton d'Orezza Alisgiani de 2001 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse.

MARSILY Pascal: (1799-1871)
Né à Matra. Docteur en médecine. Maire de Matra. Conseiller général de la Corse en 1857 Chevalier de la Légion d'Honneur.

MARSOLETTO Antoniu: (seizième siècle)
En 1590, il émet une requête concernant l'application d'une sentence dans laquelle il est condamné à épouser la sœur de sa victime alors qu'il est déjà marié.

MARTEL Jules: (dix-neuvième siècle)
Rédacteur en chef de l'hebdomadaire La Corse Nouvelle en 1887.

MARTELLI Antoine Martin: (1897-1943)
Né à Ghisoni. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Arrêté par les Allemands et fusillé à Ghisoni, au lieu dit Pinzallone, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Ghisoni et sur celui de la ville de Bastia.

MARTELLI Baccio: (seizième siècle)
Mercenaire florentin. En 1558, avec ses galères, il aide Bertrand de Masses à reprendre aux Génois les tours de Grisgione, d'Erbalunga, de Cassaiola, de Santa Severa et d'Ampublia.

MARTELLI Benoîte: (née en 1958)
Elue conseillère territoriale (socialiste) de 2010 à 2015.

MARTELLI Filippu: (dix-neuvième siècle)
Né à Ghisoni. Frère de Ghjuseppe. Il s'engage dans la Légion Etrangère Belge, avec son frère, en 1826.

MARTELLI Ghjuseppe: (1805-1847)
Né à Ghisoni. Il s'engage dans la Légion Etrangère Belge en 1826. En 1832, il rejoint les volontaires italiens destinés au Portugal, comme sous-lieutenant. Il passe ensuite au service de l'Espagne, où il devient colonel. Il collabore avec les Carbonari italiens de Giuseppe Mazzini. Il est tué au combat, au Portugal, en 1847.

MARTELLI Henri: (1895-1980)
Né à Bastia. Compositeur de musique. Auteur de nombreuses œuvres musicales. Ses études au lycée de Bastia terminées, il quitte la Corse en 1912, et entre au Conservatoire de Paris. Président de la section française de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine de 1953 à 1973. Prix Florent Schmidt

MARTELLI Jean: (1828-1847)
Né à U Munticellu. Cordonnier. En 1846, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour agression. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1847.

MARTELLI Jean-Pierre Paul Félicien: (1882-1974)
Né à Curbara. Avocat. Maire de Curbara en 1908. Conseiller de la préfecture de Corse en 1912. Sous-préfet de Bastia en 1920. Préfet du Cantal en 1933. Il décède à Rennes en 1974.

MARTELLI Joseph: (né en 1956)
Né à Bastia. Chirurgien dentiste. Maire adjoint de Bastia depuis 2008. Conseiller général (radical de gauche) du canton de Bastia VI de 2008 à 2015.

MARTELLI Marc François: (1889-1978)
Originaire de Ghisoni. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Ingénieur des Ponts et Chaussées. Ingénieur général honoraire de la ville de Paris. Maire de Ghisoni de 1953 à 1959. Auteur d'un ouvrage Monographie des communes de Corse: Ghisoni, qui parle aussi bien d'histoire, d'architecture, de géographie, que de faits marquants pour le village de Ghisoni (1960). Officier de la Légion d'Honneur.

MARTELLI Michel:
Né à Aiacciu. Artiste peintre autodidacte. Deuxième prix du concours L'Atelier (peintres corses amateurs), en 1994. Gagnant du concours pour la conception de l'affiche du 40ème Tour De Corse Automobile (Championnat du Monde des Rallyes), en 1996.

MARTELLI Paul Toussaint: (1920-1943)
Né à Ghisoni. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Arrêté par les Allemands et fusillé à Ghisoni, au lieu dit Pinzallone, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Ghisoni et sur celui de la ville de Bastia.

MARTELLI Pierre: (1918-2014)
Né à Bastia. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale (sergent dans les tirailleurs algériens). Président départemental de l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre. Président régional des Grands Invalides et Amputés de Guerre. Président de la Section Fédérale André Maginot de Haute-Corse. Président départemental du Comité de la Fondatation Maréchal de Lattre. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39-45. Croix du Combattant Volontaire 1939-45. Médaille des Evadés. Grand-croix de l'Ordre du Mérite Social. Délégué général honoraire du Souvenir Français. Président de la Chambre Syndicale des Agents Immobiliers de Haute-Corse (FNAIM).

MARTELLI Roger: (né en 1950)
Originaire de Ghisoni. Historien du communisme. Ancien membre du comité exécutif national du Parti Communiste français. Co-directeur de la rédaction du mensuel Regards. Co-président de la fondation Copernic.

MARTI Michel: (né en 1979)
Originaire de Castirla et A Piana. Promoteur de spectacles. Fondateur de la société Key-Prod, en 2005.

MARTI-CAISSON Delfina (Delphine MARTI): (1884-1972)
Née à Aiacciu. Poétesse de langue française et de langue corse. Elle collabore aux revues U Lariciu, L'Annu Corsu, U Muntese, Monte Cintu... Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni. Membre de l'association Parlemu Corsu. Auteur de Choix de poèmes, Mon pays natal, en 1927 (Prix du Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts), Le Domaine du Silence, en 1935 (couronné par l'Académie Française), Sources de Nostalgie, en 1948 (prix Albert Willemetz de la Société des Gens de Lettres), Les Bêtes ensorcelées, en 1957 (Prix Amélie Murat). Elle préface le recueil de contes et nouvelles Corse, fleur de France (1939), de Renée Humbert-Gley, illustré par le peintre Yves Magnant. Elle décède à Paris en 1972.

MARTIGNONUS Franciscus: (?-1613)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

MARTIN: (sixième siècle)
En 591, il est nommé évêque d'Aleria par le pape Grégoire 1er.

MARTIN Henry: (1888-1984)
Général. Un des grands artisans de la Libération de la Corse en 1943.

MARTIN Pierre: (1852-1820)
Amiral français. En Mars 1794, il commande une flotte de 15 vaisseaux et 5000 hommes de troupes. Il doit tenter un débarquement en Corse, dont les Anglais protègent le siège avec une armée navale. Parvenue en vue des côtes de l'Ile, la flotte est repérée. Contrairement au but de sa mission, il se prépare à combattre l'escadre anglaise, bien supérieure à la sienne. Il cède sans doute à la nécessité, car plusieurs de ses bâtiments ont reçu des avaries considérables, et trois d'entre eux ne l'ont pas encore rallié. Le combat dure deux jours sans engagement général. Après une honorable résistance, il regagne Toulon. En Avril 1794, il commande une flottille de huit vaisseaux français qui s'apprête à appareiller de Port la Montagne (Toulon) pour se porter au secours des Républicains de Corse. Mais il reçoit l'ordre de ne pas affronter la flotte anglaise beaucoup plus nombreuse et mieux armée. En Mai, ayant appris la chute de Bastia, il fait demi-tour et vient s'abriter à Golfe Juan, où sa flotte restera bloquée par les Anglais.

MARTIN 1er le Jeune: (?-1409)
Fils de Martin II le Vieux. Roi de Sicile. En 1397, il est en Corse où il reçoit personnellement les seigneurs de Cinarca, les frères Vincentellu et Ghjuvanni d'Istria, et ceux de La Rocca, à qui il offre des fiefs en Sardaigne. Il laisse un haut fonctionnaire, Roger de Moncada, auprès de Arrigu della Rocca, à qui il apporte son soutien. En 1404, il arme une flotte de quatre galères pour aider Vincentellu d'Istria à débarquer en Corse. En 1405, il rencontre ce dernier sur l'Ile. En 1408, il arme à nouveau une flotte pour aider son allié à débarquer en Corse. Il meurt en 1409.

MARTIN II le Vieux, dit L'Humain: (1356-1411)
Roi d'Aragon. En 1404, Vincentellu d'Istria est à son service. Il l'aidera à plusieurs reprises dans ses guerres contre les Génois. En 1409, à la mort de son fils, Martin 1er, il devient Roi de Sicile. Il meurt en 1411.

MARTIN V (Oddone Colonna): (1368-1431)
Pape de 1417 à 1431. En 1421, il édicte une bulle, In Coena Domini, dans laquelle il désigne nommément la Corse et la Sardaigne. En 1425, il nomme Jacobo de Ordinis, l'évêque de Sagone, légat, et lui donne pleins pouvoirs pour organiser en Corse, un synode réformateur, sous la protection de Vincentellu d'Istria. Devant le désintérêt total des religieux pisans, il transfère les biens des Chartreux pisans en Corse, à la chartreuse de Calci, près de Pise.

MARTIN-GISTUCCI Marie-Gracieuse:
Auteur de Le miroir fantasque (u spechju estrosu), en 1988, Ombres et Lumières, qui obtient le Prix de Corse, attribué par la CTC, en 1997...

MARTINAGGI Jules: (?-2009)
Originaire de Tavera. Administrateur des Colonies. Membre fondateur du Prix du Mémorial, en 1977, et membre du jury.

MARTINELLI Erico: (1840-?)
Artiste peintre italien né à Livourne. Peintre de voiture. Il exerce à Bastia sous le Second Empire.

MARTINELLI Olivier: né en 1969)
Né à Argentan (Orne). Originaire de Sotta et E Valli d'Alisgiani. Homme politique (extrême droite). Membre du conseil d'administration du Club de l'Horloge. Membre du bureau politique du Front National en 1999. Secrétaire territorial du FN-Fiamma Corsa.

MARTINELLI Paul: (né en 1920)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel (milieu). Il évolue notamment à l'Olympique de Marseille de 1942 à 1947.

MARTINELLI Serge: (mort en 1994)
Originaire de Nesce. Jeune pompier bénévole. Il est écrasé par le largage d'un Trackair, alors qu'il luttait contre un incendie à U Fulgetu, en 1994.

MARTINENGHI Ghjuvan Nadale: (dix-neuvième siècle)
Maire d'Aiacciu en 1814. Il interdit tout usage des poids et mesures en vigueur sous l'administration génoise. En 1815, par un arrêté municipal, il décide que l'ancienne église des Jésuites, fermée sous la Révolution, soit rendue au culte. IL installe sa nouvelle équipe municipale royaliste. Après la prise d'Aiacciu par les partisans de Napoléon Bonaparte, il accepte l'offre de Ghjuvanni Santu Tavera, le commissaire extraordinaire de l'ex Empereur, d'évacuer la ville pour 7375 francs (cinq francs par homme armé). En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

MARTINETTI ?: (dix-neuvième siècle)
Juge de Paix du Fiumorbu. En 1807, Carlu Laurelli, d'Isulacciu di Fiumorbu, demande au général Joseph Morand, et obtient, sa révocation, et récupère le poste pour lui. Ce qui va créer une situation de conflit.

MARTINETTI Adrien: (né en 1985)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Plasticien.

MARTINETTI Alexandre: (1786-1822)
Né à Santa Lucia di Taddà. Cultivateur. En 1813, à Aiacciu, il est condamné à 20 ans de Galères, pour complicité de meurtre. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1822.

MARTINETTI Antoine Martin: (1878-1943)
Né à Zonza. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Tué à San Gavinu di Carbini, au lieu-dit Fiumu d'Osu, lord des combats de libération de la Corse, en 1943. Reconnu Mort pour la France.

MARTINETTI Charles Amédée Théodore: (1889-1955)
Né à I Prunelli di Fiumorbu. Docteur en médecine. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (médecin militaire), plusieurs fois cité. Conseiller général de la Corse de 1922 à 1926 (I Prunelli du Fiumorbu) et de 1925 à 1954 (Ghisoni). Officier de la Légion d'Honneur.

MARTINETTI Don Ghjuliu: (dix-neuvième siècle)
Du Fiumorbu. Fils du Juge de Paix Martinetti. En Mai 1808, lors du conflit entre son père et Carlu Laurelli, des affrontements ont lieu entre les gendarmes et les paysans du Fiumorbu. Il est arrêté. Tomasu Sabini, chef de bataillon du Département du Golu, le fait immédiatement libérer. En 1816, il est un des partisans de Bernardinu Poli, réfugié dans le Fiumorbu.

MARTINETTI Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
De Tassu. Colonel. Pro-Génois. En Janvier 1734, à Zicavu (hameau de Ghjuvicacci) il assassine Ghjuvan Francescu Lusinchi, sur l'ordre du commandant génois d'Aiacciu Carlo Grillo Cataneo, à la demande du commissaire général Paolo Geronimo Pallavicini. En Mai 1744, le gouverneur Pier Maria Giustiniani fait appel à lui pour gagner la population corse à la cause génoise. En Septembre 1746, dans le Fiumorbu, à son injonction, les habitants de Nuceta, Ruspigliani, Antisanti, Vezzani, U Petrosu, Ghisoni, Vivariu… refusent de payer leurs impôts aux collecteurs Naziunali. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli. En Septembre 1761, il est, à Aleria, un des partisans d'Antonucciu de Matra.

MARTINETTI Jacques: (1942-2011)
Originaire de Venacu et E Casavechje. Entrepreneur en travaux forestiers. Précurseur des rallyes moto sur les routes de Corse (Camel Corsica 1000). Président de la Ligue Corse de Moto. Président de la commission des rallyes de la Fédération française de Moto. Membre de la Fédération Internationale de Moto. Directeur du Paris-Dakar de 1998 à 2008.

MARTINETTI Jean dit Jo: (1903-1980)
Originaire de Bucugnà. Producteur de cinéma. Beau-frère de Marcel Pagnol. Co-fondateur de la société du film La Belle Meunière en 1947. Fondateur d'Eminente Films en 1949. En 1950, il produit un court-métrage en Corse, L'Ile de Lumière. Il décède à Paris en 1980.

MARTINETTI Jean-Baptiste: (1905-1985)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Il peint des paysages d'Aiacciu et des environs. Il expose au Salon des Artistes Français de 1939.

MARTINETTI Jean-Charles: (1957-2008)
Originaire de I Prunelli di Fiumorbu. Pilote automobile. Exploitant agricole. Co-fondateur de la radio locale Costa Serena FM en 1988. Maire (divers droite) de I Prunelli di Fiumorbu de 2001 à 2008. Conseiller territorial de 2004 à 2008 (président de la Commission des Finances).

MARTINETTI Jean-Pierre: (né en 1946)
Originaire de Calinzana. Diplômé en droit et sciences politiques. Docteur en économie du tourisme. Administrateur territorial. Directeur du tourisme en Corse. Fondateur de l'association Histoire Militaire de la Corse, en 1979. Fondateur du musée A Bandera, à Aiacciu, en 1988.

MARTINETTI Joseph: (1920-2007)
De I Prunelli di Fiumorbu. Médecin. Chef de clinique à l'Hôpital Necker Enfants Malades. Médecin-chef du Centre hospitalier de Gonesse.

MARTINETTI Joseph:
Maitre de conférence en histoire-géographie. Auteur de Insularité et marginalité en méditerranée occidentale, l'exemple corse, paru en 1989. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

MARTINETTI Marien: (1888-1971)
Né à Ruglianu. Erudit. Historien. Instituteur à Luri, en 1911. Directeur d'école à Bastia, en 1926. Membre de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse. Il y écrit dans le Bulletin de nombreux articles et chroniques historiques. Auteur d'une Histoire des Corses dans l'expansion française, en 1953, et d'une monographie sur Le Cap Corse, en 1960.

MARTINETTI Mighele: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1630.

MARTINETTI Paul: (1945-2013)
Originaire d'Aiacciu. Musicien (rock).

MARTINETTI Philippe: (né en 1979)
Né à Aiacciu. Journaliste. Il collabore à plusieurs journaux (CB News, France-Soir, le Point, La Corse votre Hebdo, Corse-Matin...) Président de la société de production audiovisuelle MP Prod Press. Intervenant à l'Université de Corse au sein du département Information et Communication. Auteur de documentaires, il réalise en 2010 Paroles de Jeunes, un film qui relate la vie de trentenaires installés en Corse, au Maroc et aux Etats-Unis. Auteur, en 2011, du documentaire Journalistes en Corse. Depuis septembre 2011, il présente sur France 3 Corse Via Stella l'émission culturelle Sera Inseme. Depuis 2015, il produit et anime une émission quotidienne consacréee à l'actualité culturelle 6 et demi. Il est également chroniqueur pour le magazine Paroles de Corse. Producteur, en 2013, d'un film sur le comédien français Daniel Beretta. Auteur de J'aime autant vous le dire, "Chroniques culturelles", en 2014, Dialogue(s) sur la République, le néolibéralisme, la parole morale (2015)...

MARTINEZ Carole: (née ne 1966)
Comédienne. Enseignante. Ecrivain. Auteur de Du domaine des murmures (2011), Prix des Lecteurs de Corse 2012.

MARTINEZ Jean-Louis: (1944-2006)
Concessionnaire automobile. Il est abattu à Sulinzara en 2006.

MARTINEZ Maurice:
Né à Aiacciu. Artiste peintre installé à Appietu. Il découvre la peinture en 2005. Après trois années dédiées au figuratif et aux paysages de la Corse, il s'oriente vers l'abstrait.

MARTINI (de) Antonio: (?-1687)
Génois. Evêque de Sagone de 1678 à 1687.

MARTINI Charles Richard: (1916-1944)
Né à Marseille. Originaire d'Auddè. Etudiant en médecine. Résistant. Chef de groupe aux Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P.). Capitaine des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué lors des combats de la libération de Paris, quai Henri IV, en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Auddè, celui de la commune de A Munacia d'Auddè, et sur celui de la ville de Bastia.

MARTINI Eugène: (vingtième siècle)
Originaire de Bastergà. Expert d'art à Paris. Artiste peintre (paysages). Il peint des vues de Bastergà et ses environs.

MARTINI Francescu Maria: (dix-septième siècle)
Imprimeur à Bastia. En 1694, il exécute une réimpression des Statuti Civili e Criminali, en 108 pages.

MARTINI Ghjacintu: (dix-septième siècle)
Notaire à Aiacciu en 1676.

MARTINI Giovanni: (quatorzième siècle)
Prédicateur franciscain, fondateur des Giovannali. Ces derniers apparaissent en Corse en 1348. C'est une secte politico-religieuse qui prend naissance, et dont la devise est un système de totale communauté, et qui a le plus grand mépris à l'égard de l'Eglise officielle et de sa hiérarchie.

MARTINI Jacques Antoine: (vingtième siècle)
Dirigeant du Partitu di u Populu Corsu per l'Autonomia (PPCA) en 1974.

MARTINI Marien: (1888-1971)
Né à Ruglianu. Instituteur. Chercheur. Historien du Capicorsu. Auteur de Les Corses dans l'expansion coloniale française, paru en 1953.

MARTINI Michel: (1900-1944)
Né à A Munacia d'Auddè. Il est tué lors du bombardement de Paris, en Août 1944, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Auddè.

MARTINI Oraziu: (dix-septième siècle)
Patron de brigantin à Ruglianu, en 1628.

MARTINI Pascal: (1881-?)
Né à Frassetu. Entré au service des Postes Télégraphes à Huè (Annam) en 1900. Inspecteur radiomaritime en 1923. Inspecteur Directeur du Laos 1929. Chargé de mission aux radios de Hong-Kong, Shanghaï et Pékin. Exilé par le gouvernement de Vichy à Samneua (Laos). Incarcéré par les Japonais puis le Vietminh jusqu'en 1945. Il reprend ses fonctions aux Postes et Télégraphes en 1946, jusqu'à sa retraite en 1948. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 avec étoile d'argent. Médaille Coloniale. Commandeur de l'Ordre du Laos. Officier de l'Ordre du Cambodge. Médaille de l'Ordre Royal du Monisaraphon. Médaille de l'Ordre de Khim Khanh.

MARTINI Paul Augustin Lucien Sébastien: (1882-1965)
Né à Bastia. Chansonnier. Receveur de l'Octroi de Paris. Ancien combattant et grand mutilé de la Première guerre Mondiale (Lieutenant d'Infanterie). Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec étoile de bronze et deus palmes. Croix du Combattant.

MARTINO (MARTINUS): (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana en 1371.

MARUFFO Cristoforo: (quatorzième siècle)
Dignitaire génois. En 1378, il fait partie des membres de la Maona, société financière et privée, à laquelle Gênes confie la gestion de ses intérêts en Corse. En 1380, après l'échec de la Maona, il essaie de résister, sans succès, avec quelques troupes génoises, puis il rentre à Gênes.

MARUFFO Matteo: (quatorzième siècle)
Marin génois. En 1381, il détruit une flotte vénitienne qui croise devant Bastia.

MARUFFO Paolo Luiggi: (quinzième siècle)
Gouverneur de la Corse en 1454. Il remplace Battistino Doria décédé. Il s'installe à Biguglia. En 1455, il envoie 200 soldats, sous les ordres de Vincentellu d'Istria II, contre les partisans corses des Aragonais. Il est remplacé, par Urbano de Negri.

MARUFFO Giovanni: (seizième siècle)
Génois. En 1559, après le retour de la Corse à Gênes, il est gouverneur de la place de Calvi. En 1579, il est nommé gouverneur de la Corse. Il succède à Tomaso Carbone. Il tient sa Vedutà sur la place publique de Bastia. Il est remplacé, en 1580, par Pierbattista Cataneo.

MARY Henry:
Originaire de Sartè. Frère de l'archéologue Laurence Jehasse. Directeur de la Maison de la Culture d'Aiacciu en 1968. Co-créateur, avec sa soeur, du Festival de Théâtre et de Musique d'Aleria, en 1965. Créateur du Festival des Milelli, à Aiacciu, en 1972. Auteur de drames historiques (Pascal Paoli et Napoléon, en 1972, I Jovannali, en 1981...).

MARZIN Jean Gilbert: (vingtième siècle)
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1989 à 1990.

MARZOCCHI Jean François: (1914-2003)
Né à Bastia. Docteur en pharmacie. Président de l'URSSAF de la Corse. Président de la CAF de Haute-Corse. Président de l'Union Patronale Interprofessionnelle de Haute-Corse en 1980. Président régional de la Croix Rouge Française. Adjoint au maire de Bastia. Maire (divers droite) de Santa Maria di Lota de 1973 à 1977. Suppléant du député de Bastia Pierre-Paul Giacomi de 1978 à 1981. Auteur de L'hôpital de Bastia, Coup d'oeil sur le problème sanitaire corse du XVème siècle, Aspects de la médecine communautaire en Corse au XVIème siècle, Le passé pharmaceutique en Corse, La corporation des barbiers-chirurgiens de Bastia et ses statuts de 1714... Officier de la Légion d'Honneur.

MARZOCCHI Jean Patrice: (né en 1950)
Né à Bastia. Fils de Jean François. Libraire éditeur à Bastia. Président du Syndicat des Libraires de Corse. Juge au Tribunal de Commerce de Bastia. Athlète (coureur de demi-fond), il est le dernier porteur en Corse de la Flamme Olympique, en 1968. Auteur de La Corse: Album d'un collectionneur, avec Louis Lorenzi, en 1981. Fondateur du Prix du Livre Corse en 1984. En 2010, il réalise un film sur les traces de Saint Exupery en Corse. Médaille de la Jeunesse et des Sports (1973).

MARZOLACCIO Ghjuvanni Battista: (né vers 1599)
De Bunifaziu. Neveu de Matteu Aldrovandi. Historien de Bunifaziu. En 1619, il est chargé par le Sénat de Gênes de réformer les anciennes coutumes de Bunifaziu, dans le sens d'une certaine unification par rapport aux Statuti Civili e Criminali di Corsica. En 1625, ses travaux étant terminés, ses nouveaux Statuti Civile e Criminali de la communauté de Bunifaziu, compilés et revus, sont publiés à Gênes, par ordre du Sénat, en même temps que sa relation des événements de la ville, Compendosia descritione delle cose di Bonifazio, publiée à Bologne.

MARZU di NIOLU: Voir ACQUAVIVA Sebbiu.

MASCAGNI ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre décorateur italien. Il travaille en Corse au milieu du XIXème siècleAiacciu et Bastia).

MASCARDI Giovanni: (?-1646)
Originaire de Sarzane. Evêque du Nebbiu de 1621 à 1646.

MASCARDI Guiseppe: (?-1588)
Originaire de Sarzane. Jurisconsulte. Visiteur apostolique pour administrer le diocèse, puis évêque d'Aiacciu de 1582 à 1588. Il supervise la construction de la nouvelle cathédrale d'Aiacciu. Pour mener à bien cette tâche, il est nommé administrateur du diocèse, par le pape Grégoire XIII.

MASCARDI Nicolo: (?-1599)
Originaire de Sarzane. Evêque de Brugnato, en Italie. En 1584, il est nommé évêque de Mariana en remplacement de Giovanni Battista Centurione. En 1586, il effectue une visite apostolique de la Corse. Il commence par le diocèse d'Aiacciu. Puis, en 1589, dans les diocèses d'Aleria et de Sagone, il y dénonce la misère morale qui règne. En 1590, il est dans le diocèse du Nebbiu. Il meurt en 1599. Il est inhumé dans la cathédrale Sainte-Marie de Bastia.

MASCHETTI Carlu Ghjaseppu dit Corsu: (1848-1921)
Né à U Castellà di Casinca. Poète de langue italienne et de langue corse. Il collabore aux journaux A Tramuntana, A Corsica...

MASCHETTI Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Castellà di Casinca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MASCRE Oscar Louis: (1865-1943)
Né à Péronne (Somme). Artiste peintre (paysages). Il séjourne souvent en Corse. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1926 une peinture intitulée La route des eucalyptus (Corse), à celui de 1928, Matin d'été au plateau d'Evisa (Corse), à celui de 1929, Matin d'été sur le golfe d'Ajaccio, à celui de 1937, Le matin dans les calanches (Piana, Corse), et à celui de 1942, En Corse dans les calanches.

MASEL ?: (dix-neuvième siècle)
Précepteur des enfants du général Joseph Morand. En 1809, il est à l'origine de la Conspiration d'Aiacciu. Il est témoin à charge lors du procès. Sur intervention de Napoléon 1er, et après enquête, tous les condamnés du procès sont libérés, et lui, est arrêté et expédié sur le continent, ainsi que tous les autres témoins à charge.

MASINI Antoine Basile: (1876-1964)
Né à Olmeta di Capicorsu. Viticulteur. Conseiller municipal de la commune d'Olmeta di Capicorsu de 1906 à 1925. Maire d'Olmeta di Capicorsu de 1925 à 1959. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix du Combattant. Commandeur du Mérite Agricole en 1952.

MASO ?: (seizième siècle)
Capitaine italien. En 1554, il est le commandant de la garnison de Castellare di Casinca, pour le compte des Français.

MASSA Dumenicu dit Kyrn: (vingtième siècle)
Journaliste. Dessinateur. Il collabore aux journaux A Muvra, Almanaccu di A Muvra, U Libronu di A Muvra, U Muntese... entre 1920 et 1939. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922.

MASSA Jules: (1956-1996)
Militant de A Cuncolta Naziunalista. En 1996, il est assassiné à Aiacciu.

MASSA Pietro ou Perino: (?-1579)
De Vintimiglia. En 1578, il est à la tête de deux cents familles (quatre cents soixante personnes), en provenance de Vintimiglia, qui débarquent à Porti Vechju, pour repeupler la ville abandonnée sur les ordres des Génois, en 1565. Il meurt de la peste, à Porti Vechju, en 1579.

MASSA (de): (dixième siècle)
Marquisat issu de Oberto Opizzo. Les descendants de cette dynastie des Marquis de Toscane sont des Obertenghi. En 1171, ils sont en guerre avec les Malaspina, (des Obertenghi aussi) appuyés par les Pisans. Pour défendre leurs biens corses, ils demandent aux Génois de les aider. Un traité est signé entre les deux parties. En 1249, ils possèdent encore, au Nord, les pièves de Ghjussani (Olmi e'Cappella), Ostriconi (Belgudè) et Caccia (Castifaù); en allant vers le Sud Est, tout le pays compris entre les châteaux du Rustinu et de Santa Lucia di Mercuriu leur appartient et à l'Ouest, les pièves de Verde et de Petra Pola.

MASSARI Emmanuelle: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai, à Capraia, il capitule avec les assiégés de San Giorgio, devant les Naziunali de Aghjilliu Murati.

MASSARI Louis: (1905-1954)
Originaire de Nesce. Colon en Indochine (plantation d'hévéas). Fondé de pouvoir des Etablissements Ogliastro et Hui Bin Hoa. Il quitte l'Indochine au moment de l'occupation japonaise.

MASSE-MUZI Nicole:
Née à Casablanca (Maroc). Originaire de Castagniccia. Psychologue médicale. Ecrivain. Auteur de deux monographies en images: Sfax (2002) et Le Sud Tunisien (2003), de Casablanca rêvait (2007), L'Homme de coeur (2010).

MASSEI Antoniu: (1652-ap1719)
De Siscu. Fils de Ghjuvan Dumenicu. Anzianu di Bastia en 1679 et 1691.

MASSEI Antoniu, Felice: (1726-?)
Né à Bastia. Fils de Ghjuseppu Maria. Lieutenant-colonel au Régiment Royal Corse. En Mai 1767, lors d'une tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il est fait prisonnier lors des combats qui suivent cette opération. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà). Il est également désigné, avec deux autres députés, pour présenter au Roi Louis XV, une médaille commémorative de la Réunion de la Corse à la France. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772. En Mai 1772, à Bastia, il est député de la Noblesse de la ville à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

MASSEI Bernardinu: (1693-?)
Originaire de Siscu. Ecclésiastique. Prêtre. En 1731, il est le curé de la cathédrale San Ghjuvanni de Bastia.

MASSEI Ghjuseppu: (1598-?)
Originaire de Siscu. Fils de Marcanghjulu Santu. Podestat de Bastia en 1648.

MASSEI Ghjuseppu Maria: (1695-?)
De Bastia. Fils d'Antoniu Massei. Anzianu di Bastia en 1725.

MASSEI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse avant 1789. Juge au Tribunal du district de Bastia. Juge d'instruction au Tribunal de 1ère Instance de Bastia en 1812. Conseiller à la Cour Royale de Bastia en 1816.

MASSEI Ghjuvanni Dumenicu: (1625-?)
De Siscu. Capitaine de Cavalerie de Terra Vechja. Podestat de Bastia en 1688, 1702, 1704, 1708, 1713 et 1716.

MASSEI Ignaziu, Savieru, Ghjuseppu-Maria: (1732-?)
De Bastia. Fils de Ghjuseppu Maria. Capitaine d'Infanterie au Régiment Royal Corse. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

MASSEI Jacobu: (1749-1820)
De San Fiurenzu. Fils de Ghjuseppu Maria. En 1765, il entre au Régiment Royal Corse. En 1766, il est sous-lieutenant en garnison en Alsace. Lieutenant en 1770. Capitaine en garnison à Marseille en 1775. Commandant au Régiment Royal Corse, en garnison à Strasbourg en 1782, puis à Aire en 1787. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1791. Lieutenant en second au 4ème Bataillon de Chasseurs Corses en 1792, puis lieutenant en premier. En 1793, il fait les campagnes de l'Armée des Alpes jusqu'en 1794. Général de brigade, il quitte l'armée pour raisons de santé en 1794. Il est admis à la retraite en 1796.

MASSEI Jacques-Toussaint: (?-1870)
Originaire de Siscu. Lieutenant. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Siscu et sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

MASSEI José:
Acteur. Metteur en scène de théâtre. Fondateur, et directeur, de l'école de théâtre Théâtre Expressions en 1993, à Bastia.

MASSEI Laurent: (né en 1987)
Né à Aiacciu. Comédien.

MASSEI Marcu Anghjulu Santu: (1534-?)
Originaire de Siscu. Lieutenant de Siscu. En 1588, il reçoit pour lui et ses descendants, une exemption de toutes charges envers la communauté, et ce, en vertu des services rendus par la famille Massei. En 1602, il est nommé capitaine de la ville de Bastia.

MASSEI Nathalie:
Artiste peintre. Conceptrice de la bande dessinée Astrocorse, en 2011. Membre de l'association I Culori d'Umani.

MASSEI Petru: (?-1883)
Originaire de Siscu. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia.

MASSEI Romualdu: (1695-1763)
Originaire de Siscu. Fils d'Antoniu. Il fait ses études à Bologne. Chanoine de l'église Santa Maria de Bastia. Evêque du Nebbiu de 1741 à 1763. Il est nommé grâce à l'intervention du maréchal marquis de Maillebois. Il devient aveugle à la fin de son épiscopat. Poète, il écrit neuf drames bibliques et des poèmes sacrés en Italien, réunis dans Componimenti Sacri, Scritturali et Poetici, en deux volumes. En Janvier 1756, à la Cunsulta di A Venzulà, à laquelle les évêques refusent de se rendre et l'interdisent à leur clergé, on lui ordonne de quitter Bastia, où il réside, et de réintégrer son diocèse pour y assumer ses fonctions. Faute de quoi, chacun serait dispensé de lui rendre l'obéissance légitime. Il fait appel à Rome, qui lui donne raison. Il décède à Bastia en Février 1763. En 1764, à Rome, publication de ses Componimenti Sacri, Scritturali et Poetici.

MASSERIA Filippu: (1739-1814)
D'Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Maria. En Juin 1769, à Porti Vechju, il s'embarque, avec Pasquale Paoli, en fuite, sur Le Vermouth. Les Français, à bord de deux chebecs ancrés à quelques encablures, ne s'opposent pas à leur départ vers Livourne. Il sert dans l'armée anglaise lors de la guerre contre la France. Lors de la guerre d'Indépendance d'Amérique (1776-1783), il est choisi par Pasquale Paoli pour organiser officiellement le recrutement de soldats corses pour venir en aide à la Grande Bretagne. Il rentre en Corse en 1790. En Janvier 1791, à Aiacciu, il devient le président du Club Patriotique des Jacobins qui vient d'être fondé, La Société des Amis de la Constitution. Cette association compte plus de 400 membres, militaires et civils, et est affiliée aux Jacobins de Paris. Il demeure toutefois attaché à l'Angleterre. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, il est n'est pas élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention), à la demande Pasquale Paoli, avec lequel il est en froid. En 1793, il est à Livourne, où il prend contact avec les Anglais. Durant l'éphémère royaume Anglo-Corse, en 1794, il se trouve à Londres. Lorsque Pasquale Paoli rejoint Londres, en 1795, il redevient un de ses intimes. Il est encore chargé de deux missions secrètes par les Anglais, en 1799 et 1801. Il a laissé ses Mémoires, publiées en 1823. En 1804, ses descendants figurent sur le testament de Pasquale Paoli déposé aux archives du diocèse de Canterburry.

MASSERIA Ghjuseppu Maria (1715-1763)
Avocat à Aiacciu. Cousin de Santu Folacci. En Octobre 1763, avec quelques Naziunali, il tente de prendre la citadelle de la ville. Les soldats génois restent maîtres des lieux, et grièvement blessé, il meurt sous la torture, ainsi que son fils Ghjuvanni Bartolomeu.

MASSERIA Ghjuvanni Bartolomeu: (?-1763)
D'Aiacciu. Fil de Ghjuseppu Maria. Avocat. En Octobre 1763, avec son père et quelques Naziunali, il tente de prendre la citadelle de la ville. Les Génois restent maîtres des lieux, et il est meurt après avoir été supplicié.

MASSES (de) Bertrand: (seizième siècle)
Militaire français. En 1556, il commande une compagnie de Gascons à Cardu, Belgudè et Furiani. Il est à Belgudè, pour occuper et fortifier l'église de San Martinu di Lota. Il décide de s'emparer de l'église de Sant'Antoniu di Belgudè, véritable forteresse menaçant Belgudè et tout le nord-ouest de Bastia, et tenue par les Génois. En 1557, il commande quatre compagnies françaises à San Fiurenzu et autour de Bastia. En 1558, gouverneur de San Fiurenzu, il reprend, avec les galères du Florentin Baccio Martelli, les tours de Grisgione, d'Erbalunga, de Cassaiola, qu'il fait raser, et de Santa Severa et d'Ampublia qu'il occupe. Puis, il aide le duc François de Guise à prendre aux Génois, le fort d'Ischia Nova, dans l'étang de Biguglia, tenu par les Génois. Il est ensuite commandant de la place de San Fiurenzu. Il rentre en France en 1559, après le retour officiel des Génois sur l'Ile.

MASSESI Ghjuseppu Maria: (1716-1791)
Natif de Ersa. En Novembre 1745, il est secrétaire du podestat de Bastia. Il relate les bombardements de la ville par les Anglais dans son journal. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes. Il est libéré en Novembre. En Mai 1760, il est Gran'Cancillieru di A Nazione à la Cunsulta di Corti. En Septembre 1762, à Corti, il publie un manifeste, Appel du Suprême Conseil d'Etat justifiant la Guerre, condamnant Gênes et l'action de Aleriu Francescu de Matra, et conseillant à la République d'abandonner cette guerre. En Octobre 1765, à Corti, il reçoit le voyageur écossais James Boswell. En Janvier 1766, au nom du Supreme Cunsigliu di U Statu, et avec Pasquale Paoli, il édite un Manifeste sur la Légitimité de la Guerre contre les Génois, qui est un appel au peuple corse pour soutenir l'effort de guerre et renforcer l'union et la concorde. En Août, au nom du Supreme Cunsigliu, il édite un nouveau Manifeste répondant à la lettre que le duc de Choiseul a adressée aux Corses le 29 Mai. En Octobre 1768, suite à la trahison de son fils, il démissionne de ses fonctions. En 1769, il est nommé par le Roi de France, Fonctionnaire des Domaines, membre du Conseil Supérieur de la Corse, chargé d'inventorier toutes les archives du gouvernement corse. Il décède à Bastia en 1791.

MASSESI Matteu: (?-1769)
Natif de Ersa. Fils de Ghjuseppu Maria. En Octobre 1768, il est membre de la garde et du secrétariat de Pasquale Paoli. A la demande du chevalier de Lenchères, il ourdit un complot contre le chef corse. Il est démasqué sur dénonciation du chevalier colonel de Ludre. Arrêté, il est condamné à mort. Son père démissionne de ses fonctions. En Février 1769, à Corti, il est exécuté en subissant le supplice du garrot.

MASSIANI ?: (dix-septième siècle)
Notable bastiais. Il est podestat de Bastia en 1660.

MASSIANI Anton Leonardu: (1816-1888)
Né à Nuvella. Fils de Don Felice. Médecin (il étudie la médecine à Pise). Auteur de poésies corses et italiennes, de chants religieux et de poèmes satiriques. Auteur de Viaghju in Ascu, ossia la Cuccagna di Bazzicone, une poésie comique composée de 114 terzine en langue corse, publié en 1886 dans un journal bastiais Il Pescator di Chiaravalle. Cette oeuvre est publiée également dans la revue U Fucone, en 1926, et dans la revue A Muvra, en 1936.

MASSIANI Antoniu Lurenzu: (1755-1816)
De Nuvella. Fils de Don Ghjuseppu. Maire de Nuvella.

MASSIANI Christian: (né en 1966)
D'Aiacciu. Dessinateur de bandes dessinées.

MASSIANI Don Felice: (1785-1848)
De Nuvella. Maire de Nuvella. Décoré de la Fleur de Lys en 1815.

MASSIANI Don Felice: (1840-1897)
De Nuvella. Médecin à Perthes (Seine et Marne).

MASSIANI Don Ghjuseppu: (1718-1775)
De Nuvella. Podestat de Nuvella.

MASSIANI Don Ghjuseppu: (1818-1868)
De Nuvella. Fils de Don Felice. Médecin major des Armées Françaises.

MASSIANI Fabienne dite Carla CORTINCHI: (née en 1942)
Née à Paris. Originaire de Corti. Comédienne (elle joue dans Les Tricheurs, en 1958). Médium. Ecrivain. Auteur de La Nébuleuse (2003), Lamenti pour Antonia (2010)...

MASSIANI Francine: (née en 1976)
Née à Milan. Originaire de L'Isula. Chanteuse de variété. Comédienne. Elle joue dans Colomba, d'Orlando Furioso (avec le groupe A Filetta), en 2007, et une pièce avec U Teatrinu, en 2008. Son premier album, Donna Fata, sort en 2010.

MASSIANI François-Antoine: (?-1870)
Originaire de Lama. Sous-officier. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Lama.

MASSIANI Ghjuvan Luiggi: (1750-1804)
De Nuvella. Fils de Don Ghjuseppu. Podestat major de la piève de l'Ostriconi.

MASSIANI Ghjuvan Maria: (1827-1897)
De Nuvella. Fils de Don Felice. Garde à pied dans la Garde de Paris. Maire de Nuvella.

MASSIANI Ghjuvan Stefanu: (dix-huitième siècle)
De Purettu di Lama. En 1728, il est reçu docteur en droit à Rome.

MASSIANI Ghjuvan Tomasu (1666-1726)
De Nuvella. Capitaine. Il est à l'origine de la famille Massiani, de Nuvella.

MASSIANI Marcu Antoniu: (seizième siècle)
Originaire de Bastia. Capitano. Podestat de Bastia en 1577. Au service de Gênes, il est blessé et estropié au bras, en 1581.

MASSIANI Ponsius: (?-1870)
Originaire de Lama. Capitaine. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Lama.

MASSIANI Renée:
Elue maire de Cagnanu en 1983.

MASSIANI Santu: (né en 1947)
Instituteur à Valle di u Ghjussani. Auteur de La Corse et ses merveilles, paru en 1985. Co-auteur de Corsu Bellu, en 1996, de Per l'andatidi a nostra lingua, en 1997... Secrétaire de l'association A Musa Ghjunsaninca.

MASSIANI Simone Ghjuvanni: (1550-1632)
Originaire de Bastia. Fils de Marcu Antoniu. Capitano. En 1586, il est cité comme avocat inscrit au barreau de Bastia. En 1599, il est podestat de Bastia. Fermier des dîmes du Capicorsu. Capitaine de compagnie à cheval. En 1602, il est désigné comme étant le mandataire des seigneurs d'Istria, lors d'un litige survenu entre ces derniers et leurs vassaux.

MASSIAS-GALVANI Marie-Florence: (née en 1937)
Originaire de A Petra di Verde. Institutrice. Romancière. Auteur de L'enfant corse de Brienne, en 2007.

MASSIGNON Geneviève: (1921-1966)
Ethnologue et dialectologue. Elle séjourne dans le Niolu en 1951. Elle revient en Corse en 1955, où elle aborde la Castagniccia, Corti, Bastia, le Nebbiu et le Capicorsu. Auteur de Contes Corses, paru en 1963.

MASSIMI Antoniu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ortu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MASSIMI François-Antoine-Xavier: (1890-1970)
Originaire d'Ortu. Général de brigade. Il sert notamment en Indochine.

MASSIMI Pierre: (1935-2013)
Né à Calinzana. Acteur (théâtre, cinéma, télévision). Nombreux seconds rôles au cinéma. Habitué des séries de télévision dans les années 60 et 70 (Sébastien parmi les hommes (1968)...). Surtout célèbre dans le rôle de Henry de Monfreid dans Les secrets de la mer rouge (1968-1975). En 1983, il tourne dans le film de Pierre Cangioni, Santu Nicoli, avec Robin Renucci, qui relate une Vindetta entre Lama et Petralba.

MASSIMI Pierre-Jean: (1946-1983)
Originaire d'Ascu. Sous-préfet. Directeur de cabinet du préfet de Corse Jean-Etienne Riolacci en 1977. Nommé secrétaire général du Département de Haute-Corse en 1982. En 1983, à Miomu, il est assassiné par un commando du FLNC qui l'accuse d'être à l'origine de la disparition de Guy Orsoni.

MASSOL Hubert: (?-1980)
Fonctionnaire de police de la CRS28 de Montauban. En 1980, il est tué lors de la nuit sanglante qui a suivi, à Aiacciu, l'Affaire Bastelica-Fesch.

MASSON Frédéric: (1847-1923)
En 1895, il publie Napoléon inconnu, papiers inédits (1786-1793), dans lequel il regroupe tous les écrits de jeunesse de Napoléon Bonaparte. Membre de l'Académie Française en 1903. Son œuvre est presque réservée exclusivement à Napoléon 1er. En 1907 dans Le Gaulois, il écrit que la Corse coûte cher au Pays. La même année, il publie Napoléon dans sa jeunesse.

MASSONI ?: (dix-huitième siècle)
En Mars 1793, ennemi de Pasquale Paoli, il accuse ce dernier de trahison.

MASSONI Anghjulu Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lentu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En 1816, il est membre d'une délégation de Royalistes corses qui se rend à Paris pour rendre hommage au Roi Louis XVIII.

MASSONI Anghjulu Santu: (?-1767)
Capitaine corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque alors à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il décède lors des combats qui suivent cette opération.

MASSONI Barthèlemy: (1871-?)
Né à Calvi. Docteur en médecine. Médecin colonial. Médecin aide-major. Médecin de l'Assistance Indigène en Indochine. Médecin à Calvi depuis 1919. Maire de Calvi. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MASSONI Ghjuseppu Maria: (1707-1765)
Né à Calinzana. Ecclésiastique. Prêtre. Auditeur général du diocèse de Sagone en 1738. Evêque de Sagone de 1751 à 1765. Il remplace Paulu Maria Mariotti, décédé en prison, à Gênes. En 1763, Pasquale Paoli l'assigne à résidence au couvent de Spiluncatu, l'obligeant à quitter Calinzana en raison de ses intrigues pro-génoises. Il décède à Spiluncatu en 1765.

MASSONI Ghjuvan Geronimu: (dix-neuvième siècle)
En 1804, délégué, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. En 1816, avec le marquis de Rivière, et comme colonel du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec.

MASSONI Joseph-Marie: (1901-2004)
Né à Calinzana. Diplomate. Ministre plénipotentiaire. Officier de la Légion d'Honneur.

MASSONI Olivier: (né en 1974)
Musicien (pianiste). Il débute sa carrière avec le groupe I Muvrini, de 1990 à 1997. Auteur, compositeur et interprète du groupe Giramondu depuis 1998. Coproducteur et interprète de la formation Jazz Electro Tempo del Sol. Co-fondateur du Centre Musical Ajaccien, en 2004.

MASSONI Paul-Emile: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. Elu conseiller général bonapartiste de la Corse en 1871. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de MAC-MAHON un voeu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées.

MASSONI Philippe David Jean: (1936-2015)
Originaire d'Evisa. Né à Marseille et élevé aux colonies, il rentre en Corse en 1946. Commissaire de police en 1962. Chargé de mission au cabinet du Premier ministre Jacques Chirac en 1976. Chargé de mission au cabinet du Premier ministre Raymond Barre de 1976 à 1980. Directeur des services techniques de la Préfecture de police de Paris de 1980 à 1986. Directeur adjoint du cabinet de Robert Pandraud, ministre délégué chargé de la sécurité en 1986. Directeur central des Renseignements Généraux (DCRG) en 1986. L'arrestation des dirigeants du groupe terroriste Action directe, en 1987, est l'une ses plus belles réussites. Préfet de l'Aube (1988), de l'Oise (1992), de la réfion Auvergne (1992). Directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua en 1993. Préfet de police de Paris de 1993 à 2001. Franc-maçon, membre de la loge Le Parthénon de la Grande Loge de France, il accède au 33e degré, le plus haut de son obédience, en 1997. Conseiller d'Etat en service extraordinaire en 2001. Chargé de mission pour les questions de sécurité intérieure dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, auprès du président de la République Jacques Chirac, en 2001. Représentant personnel du coprince français Jacques Chirac à Andorre en 2002. Auteur de Histoires secrètes de la République (2012). Commandeur de la Légion d'Honneur.

MASSONI Philippe: (né en 1984)
Originaire d'Bastia. Réalisateur de cinéma.

MASSONI Xavier: (1905-1945)
Né à U Mucale. Résistant. Arrêté par les Allemands, il est déporté, et décède en captivité à Rotenburg (Prusse), en 1945. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de U Mucale.

MASSOT Pierre: (dix-huitième siècle)
Officier français. Major de la place de Bastia dans les années 1780.

MASTOR André: (né en 1949)
Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence. Cadre dans un établissement public. Ecrivain. Romancier. Auteur de Histoire du lycée Fesch, en collaboration avec Dominique Orsoni, en 1992, Un été tourmenté, en 1993, Des réseaux et des hommes, en 1994, Rebelles, en 2006, La nuit de Sainte-Hélène, en 2008, Le tueur de l'organisation, en 2009, Ira irae, en 2010...

MATERNATI Aurèle: (1845-1870)
Né à Furciolu. Laboureur. En 1868, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour agression. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1870.

MATHEA: Voir SANTONI-MOTTET Mathéa.

MATHIEU Anny: (1897-1994)
Née à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Artiste peintre (eaux-fortes). Elle séjourne en Corse à la fin des années 1920. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1932 des eaux-fortes intitulées A travers la Corse,

MATHILDE de Toscane (Mathilde de Canossa): (1046-1115)
Fille du marquis Boniface. Comtesse de Toscane de 1055 à 1115. En 1077, elle fait don de ses Etats, dont la Corse, au pape Grégoire VII. En 1091, elle demande au pape Urbain II de soumettre l'investiture des cinq évêques de Corse à l'archevêque de Pise.

MATISSE Henri: (1869-1954)
Né à Cateau-Cambrésis (Nord). Artiste peintre (fauviste). En 1898, il fait un séjour de six mois en Corse, à Aiacciu, durant lequel il peint 55 tableaux (des petits formats pour la plupart).

MATRA (de):
Famille de Matra, fortement implantée dans la plaine d'Aleria. Une des cinq familles corses anoblies par les Génois au dix-huitième siècle. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, elle en profite et acquiert des terres dans le Fiumorbu. En 1730, les de Matra règnent et ont des partisans dans les pièves de Serra (Moïta, Matra), Rogna (Pedicorti), Castellu (Vezzani, Ghisoni), Venacu, Fiumorbu et Verde. Par les parentés et les alliances (avec les Limperani, les Massei, Dumenicu Rivarola, les Sansonetti, les Gaffori), la famille étend ses ramifications jusqu'à Bastia, Corti, le Nebbiu, la Casinca, le Capicorsu et le Boziu. En 1776, la branche de Matra est reconnue noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, établissant la filiation ininterrompue depuis Ottobrinu di Matra.

MATRA (de) Aleriu (Valeriu) Francescu: (1640-av1720)
Né à Matra. Fils d'Anghjulu Luiggi.

MATRA (de) Aleriu Francescu (Giugniore): (1720-après 1784)
Né à Matra. Fils de Ghjuliu Francescu. Gendre de Dumenicu Rivarola. Beau-frère de Ghjuvan Petru Gaffori. Colonel au service du Roi de Sardaigne. Maréchal de camp au service de Gênes. En Juillet 1738, à la Cunsulta di Corti, il est désigné comme un des quatre otages pour le Diquà qui garantiront l'accord (de soumission à Gênes) avec les Français. Il devra résider à Toulon, libre et assuré de ne pas être livré à Gênes. En Août, il quitte Bastia pour Toulon. En Septembre, de Toulon, avec les autres otages corses, il écrit au général Louis de Boissieux. En Janvier 1739, il est transféré à Marseille et enfermé au Château d'If. En Avril, il écrit aux chefs des Naziunali pour les exhorter à se soumettre à l'autorité des Français. En Mai, il obtient l'autorisation de circuler librement dans la prison. Il est ensuite libéré. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève de Serra. En Septembre 1745, à la Cunsulta di Caccia, il est nommé Prutettore. En Octobre, le gouverneur Stefano de Mari lui propose de le nommer lieutenant, ainsi que l'autre Prutettore Ghjuvan Petru Gaffori. En Novembre, à la Cunsulta di Spiluncatu convoquée par Dumenicu Rivarola, celui-ci, affirmant disposer de l'appui sans réserve du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III et de ses alliés, propose d'encercler Bastia et de s'en emparer. En désaccord avec cette initiative, avec les deux autres Prutettori, il l'informe qu'il ne le suivra pas. Après la chute de la ville, il quitte Corti, avec les deux autres Prutettori, et arrive à Bastia, escortés de 800 hommes de la montagne. Abandonnant son titre de Paceri, il ne veut pas laisser au seul Dumenicu Rivarola la maîtrise de la situation. Il est reçu triomphalement par les Bastiais. Pour la première fois, le drapeau corse à tête de Maure est arboré au sommet de la Citadella. En Décembre, les distensions s'aggravent entre lui et Ghjuvan Petru Gaffori, d'une part, et Dumenicu Rivarola, de l'autre, notamment au sujet du sac de Bastia qu'ils ont autorisé au mépris des accords signés par Dumenicu Rivarola. Finalement, avec Ghjuvan Petru Gaffori, ils le poussent au départ, et il quitte Bastia pour San Fiurenzu. A la Cunsulta di San Fiurenzu, il est décidé que Ghjuvan Petru Gaffori garde Bastia, tandis que lui ira à Aiacciu et Dumenicu Rivarola à Calvi. Il est à Vivariu, avec 6000 hommes, et va franchir la Bocca à Vizzavona, pour rejoindre Aiacciu. Luca d'Ornano se trouve à Bucugnà, et lui demande de se retirer. Il refuse, le combat a lieu, et il est repoussé. En Janvier 1746, il tente de passer le col de Verde, et pénétrer dans le Taravu Altu. Mais, comme à Bucugnà, il est repoussé par les Corses restés fidèles aux Génois, et il doit, en définitive, abandonner l'attaque d'Aiacciu. En Février, il est, avec Dumenicu Rivarola et leurs hommes, devant Bastia, avec l'intention de prendre la ville, dont les habitants leur refusent l'entrée. Les Bastiesi résistent. En Mars, il est à la tête des Naziunali, qui, de leur camp de San Pancraziu, harcèlent Bastia, ravagent les campagnes alentour, et repoussent les Bastiesi qui tentent de sortir de la ville. En Juin, il lance une proclamation condamnant les Bastiesi au blocus et à la dévastation de leurs biens, pour avoir déshonoré le nom de notre Nation. En Juillet, à la Cunsulta di Corti, il est nommé membre du Magistratu Supreme de douze membres, qui résidera à Corti. A la Cunsulta di Casinca, 22 pièves (Caccia, Casacconi, Rustinu, Casinca, Costere…) se déclarent tout à fait hostiles à sa personne. Il est question de l'interpeller pour lui demander des comptes sur ses agissements, et éventuellement de le livrer à la justice. En Août, il convoque la Cunsulta di San Antoniu della Casabianca. En Septembre, le siège de Bastia est levé. Il va de piève en piève. En Mars 1747, avec les autres membres du Magistratu Supreme, il s'oppose à l'initiative de Dumenicu Rivarola qui écrit aux habitants du Nebbiu et du Capicorsu qui menacent de faire sécession en élisant leur propre Magistratu Supreme. En Mai 1748, avec ses Naziunali et le chevalier de Cumiana, ses Austro-Sardes, et de l'artillerie, il marche sur Bastia. En Septembre, il approuve les termes de l'armistice signé entre les Français, Espagnols et Génois d'un côté, et Austro-Sardes et Corses de l'autre, publiés à Bastia, à San Fiurenzu et dans toute la Corse. En Octobre, à la Cunsulta di A Venzulà, Ghjuvan Petru Gaffori avec les Naziunali, décident, à l'unanimité, de poursuivre la guerre contre les Génois. Lui, est absent de cette assemblée. En Novembre, un nouveau régiment corse, au service du Roi de Sardaigne étant créé, le chevalier de Cumiana lui en offre le grade de lieutenant-colonel. Il accepte, malgré les protestations des Naziunali qui lui reprochent d'abandonner la cause de la Nation, et également d'avoir négocié secrètement avec Gênes, y compris pour ses affaires personnelles. Sa parenté avec Ghjuvan Petru Gaffori lui évite d'être arrêté. Il quitte San Fiurenzu, avec le chevalier de Cumiana et ses Austro-Sardes. Au Cunsigliu della Nazione di Orezza, il est désormais considéré comme un rebelle, et est condamné à payer comptant 3000 lires, s'il ne veut pas voir ses biens dévastés à Aleria. En Décembre 1751, avec les Capi di A Nazione et le maréchal de Cursay, il écrit au Roi de France à propos du comportement du commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi, qu'il juge louche et hypocrite. En Octobre 1752, il est envoyé à Gênes auprès du marquis François Claude de Chauvelin pour rendre compte de la position des Naziunali. En Octobre 1753, il fait assassiner Anton Francescu Gaffori, le frère de Ghjuvan Petru, qu'il accuse d'avoir participé à l'assassinat de ce dernier. En Mars 1762, il est en Sardaigne, à Cagliari, armé et payé par les Génois, prêt à réapparaître en Corse. En Juillet, il arrive à Aiacciu, via Nice et Turin, où il a proposé au Roi de Sardaigne sa démission du grade de lieutenant-colonel de ses armées. Il vient d'accepter de rentrer au service des Génois. En Août, il débarque à Bastia. Il annonce être venu en Corse pour libérer l'Ile de la tyrannie des Naziunali. De Bastia, il écrit un Manifeste à tous les chefs corses, pour les inciter à abandonner le parti de Pasquale Paoli. Aucun ne lui répond. Il débarque sur la plage de La Padulella, s'empare du fort, et occupe la plupart des villages de la Tavagna, sa piève natale. En Septembre, il est chassé de la Tavagna et de Castellu par les Naziunali. Il passe, avec les siens, dans le Capicorsu, à Siscu. Les Naziunali de Nonza et du Nebbiu le forcent alors à rembarquer pour Bastia. En Mars 1763, il reçoit un renfort de 500 hommes de troupe, mis sous ses ordres. Ces soldats sont aussitôt embarqués pour Aleria. Il y dispose ainsi de près d'un millier d'hommes. En Avril, avec ses hommes, il occupe les villages de Zalana, Tallone et d'Ampriani, dans les pièves d'Opinu et de Serra, ainsi que le couvent de Zuani, situé à trois kilomètres du village. Pasquale Paoli envoie le colonel Ghjuvan Battista Buttafuoco et ses Naziunali dans la plaine d'Aleria afin de couper toute communication entre le fort d'Aleria et lui. En Mai, en désaccord avec le commandant génois, il rentre à Bastia., laissant Aleria bien pourvue en défense, avec l'ordre de tenir. En Juin, il quitte Bastia avec les Génois et leurs alliés Matristi, un millier d'hommes en tout, se porte dans la plaine de San Pancraziu, et assiège une nouvelle fois Furiani. C'est un nouvel échec, il quitte la Corse et meurt à Gênes après 1784.

MATRA (de) Anghjulu Luiggi: (?-1645)
Caporale de Moïta. Fils de Ottobrinu. Alfiere. En 1636, il renouvelle au Sénat de Gênes la requête de son père, faite en 1601, afin d'être maintenu dans les privilèges d'exemption de taille accordés à ses ancêtres. Nobile Dodeci en 1640. En 1641, il bénéficie d'un bail emphytéotique concernant des terres à Aleria.

MATRA (de) Anghjulu Luiggi: (?-1724)
Né à Matra. Fils d'Aleriu (Valeriu) Francescu. Candidat à l'élection des Nobili Dodeci, en 1718. Oratore du Diquà. En 1711, devant la recrudescence des homicides, I Nobili Dodeci le chargent de solliciter des Génois l'interdiction des armes à feu, et de l'assortir de la peine de mort.

MATRA (de) Anghjulu Luiggi: (1753-?)
Originaire de Matra. Fils de Mariu Emmanuelle (Giugniore). Lieutenant au Régiment Provincial Corse et au Régiment Royal Corse. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1776.

MATRA (de) Antoine Louis: (1838-1870)
Originaire de Matra. Fils de Ghjuliu Francescu. Officier. Il est tué en héros à Pithiviers.

MATRA (de) Antonucciu: (1736-1789)
Originaire de Matra. Fils de Francescu Saveriu. En Février 1757, il est avec son cousin Mariu Emmanuelle, qui est de retour en Corse. En Mai, les pièves de Castellu, du Fiumorbu, de Rogna et de Serra, sous sa direction tentent de se soulever contre les Naziunali. Battu, il doit demander asile aux Génois de Bastia. En Mai 1761, il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) et ennemis de Pasquale Paoli. En Septembre, il attaque les Naziunali à Aleria. En Novembre, il reprend son fort d'Aleria. En Mars 1762, avec ses partisans, il menace Zuani di Serra. Clémente Paoli l'oblige à battre en retraite. Il menace alors Vivariu et Corti. En Avril, il est à Pedicorti, maître des pièves de Rogna, Serra, Castellu et Boziu. En Octobre, parti de Bastia, il se dirige vers le poste de La Coscia que son commandant paoliste Saveriu Saliceti a promis de lui livrer. En Mars 1767, Gênes l'envoie au secours de la garnison de Capraia, avec une escadre de 20 navires, chargés de 500 soldats. Son escadre ne peut débarquer à cause du mauvais temps, des côtes abruptes et des canons corses. En Mai, il fait une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia. Il débarque alors à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Ces derniers sont rejetés à la mer par les Naziunali, laissant plus de trente morts sur le terrain. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1779. Nobile Dodeci du Diquà en 1781.

MATRA (de) Faustina: Voir GAFFORI Faustina.

MATRA (de) Francescu: (quinzième siècle)
Caporale de Moïta. Dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les Génois et les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. En 1490, après la défaite des Cinarchesi, lui et ses amis, sont bannis à Piombino.

MATRA (de) Francescu Savieru: (1754-?)
Originaire de Matra. Fils de Mariu Emmanuelle (Giugniore). Lieutenant au Régiment Provincial Corse et au Régiment Royal Corse. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1776.

MATRA (de) Ghjuliu Francescu: (dix-huitième siècle)
Né à Matra. Fils de Mariu Emmanuelle . Capitano. Nobile.

MATRA (de) Ghjuliu Francescu: (1750-1810)
Né à Matra. Fils de Mariu Emmanuelle (Giugniore). Capitaine au Régiment Royal Corse. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1776.

MATRA (de) Ghjuliu Francescu: (vers 1804-1841)
Sa mère (la veuve Matra) fait partie de l'entourage de Litizia Bonaparte, à Porto Ferrajo, sur l'île d'Elbe en 1814. Il décède à Pianellu, en 1841. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 20000 Francs.

MATRA (de) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale de Moïta. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio di San Giorgio. Battu, il est exilé en Sardaigne, avec Ghjuvan Paulu di Leca, et toute sa famille et ses proches.

MATRA (de) Lanfrancu: (mort vers 1490)
Caporale de Moïta. En 1484, il cède le fort et la tour d'Aleria à l'Ufficio di San Giorgio. En 1486, il s'allie à Ghjuvan Paulu di Leca, contre l'Ufficio di San Giorgio. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il est aux côtés de Ghjuvan Paulu di Leca, contre les seigneurs corses partisans de l'Ufficio. Il est tué lors de la première bataille entre les Corses et les Génois et leurs partisans, à Zuani.

MATRA (de) Mariu Emmanuelle: (?-1724)
Né à Matra. Fils d'Aleriu (Valeriu) Francescu. Capitano.

MATRA (de) Mariu Emmanuelle (Giugniore): (1726-1757)
Né à Matra. Fils de Ghjuliu Francescu. Général de la Nation Corse. Il préside le Magistratu Supreme, en 1752. En Octobre 1753, il fait assassiner Anton Francescu Gaffori, le frère de Ghjuvan Petru, qu'il accuse d'avoir participé à l'assassinat de ce dernier. En 1754, membre du Magistratu Supreme, il est à couteaux tirés avec Ignaziu Venturini. En Avril, à la Cunsulta di Caccia, assemblée des représentants du Diquà, il s'oppose à la candidature de Pasquale Paoli à la fonction de Capu Generale, car celui-ci est soutenu par Ignaziu Venturini. L'élection est remise à plus tard. Les pièves de Serra, Verde, Alisgiani, Rogna, Castellu, du Fiumorbu, de Casinca, Corti, du Nebbiu, sont favorables à sa candidature. Ses partisans convoquent une Cunsulta dans le Boziu, mais Ignaziu Venturini les en empêche en faisant occuper le couvent. En Juillet 1755, à la Cunsulta di A Casabianca, adversaire malheureux de Pasquale Paoli, il conteste l'élection de celui-ci. En Août, à la Cunsulta di Alisgiani, où le nombre de ses partisans, en plus des Génois, est croissant, il se fait élire Capu Generale. Pasquale Paoli ne reconnaît pas cette élection. Dans l'Alisgiani, il tend une embuscade à Pasquale Paoli et sa troupe de 200 hommes. Il y a plusieurs morts, blessés et prisonniers de part et d'autre. Il capture Simone Buonaventura Fabiani et Marcu Antoniu Vittini, ainsi qu'une trentaine de Naziunali du Rustinu. Il lance une nouvelle attaque dans le village de E Valli d'Alisgiani. A l'appel de Pasquale Paoli, le président du Magistratu Supreme Ignaziu Venturini réunit 400 hommes, le poursuit et le force à se replier sur le Tavignanu. Il se replie dans son fort d'Aleria. Il tente une nouvelle attaque, mais encerclé, il se retire une nouvelle fois dans son fort d'Aleria. Il a perdu dix hommes et de nombreux blessés et prisonniers. Les partisans de Pasquale Paoli brûlent sa maison et détruisent tous ses biens. Il s'adresse à Clémente Paoli et lui fait sa soumission. Une trêve est conclue. Il est libre d'aller se retirer ailleurs. En Octobre, il rejoint Bastia, où il est reçu à bras ouverts par les Génois. Du Capicorsu, il s'embarque pour Livourne, via Gênes. En Février 1757, il est de retour en Corse. Il débarque à Erbalunga. Après avoir été reçu à Bastia par le gouverneur, il se rend, par la mer, à Aleria, et après avoir réuni des fonds et un millier d'hommes, il se prépare à une nouvelle guerre contre Pasquale Paoli. En Mars, à Aleria, affrontement entre ses partisans et ceux de Pasquale Paoli. Ses hommes ont le dessus. A Alandu, nouvel affrontement entre les deux camps. Il assiège avec 2000 hommes Pasquale Paoli et Ignaziu Venturini dans le couvent des Franciscains du Boziu. Clémente Paoli arrive pour secourir son frère. D'Aleria, Tomasu Cervoni, dont la famille est ennemie des de Matra, et Ghjuvan Felice Valentini, avec 400 hommes, arrivent également au secours des assiégés, et sortent Pasquale Paoli de ce mauvais pas. Il est battu, blessé puis achevé par Ghjuvan Felice Valentini. Pasquale Paoli le fait enterrer dignement.

MATRA (de) Mariu Emmanuelle: (1773-1806)
Né à Matra. Fils de Ghjuliu Francescu. Il étudie aux Ecoles Royales Militaires. Capitaine à l'état-major de Napoléon Bonaparte.

MATRA (de) Marius: (1825-1869)
De Gavignanu. Juge de paix.

MATRA (de) Ottobrinu: (?-ap1631)
Caporale de Moïta. Alfiere. En 1601, il présente au Sénat de Gênes une requête afin d'être maintenu dans les privilèges d'exemption de taille accordés à ses ancêtres. Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

MATRA (de) Pasquinu: (seizième siècle)
Caporale de Moïta. En 1567, Il commande une des trois compagnies corses qui se rendent dans le Dilà pour tenter de reconquérir l'Istria et La Rocca. Les Corses se heurtent à aux Génois de Raffaello Giustiniani, à Maca'Croci, où ils sont battus; les survivants se retirent en Cinarca.

MATRA (de) Risterucciu: (seizième siècle)
Caporale de Moïta. En 1520, il est l'un des deux ambassadeurs corses, l'autre étant le chroniqueur Petrantoniu Monteggiani, qui sont envoyés à Gênes, pour demander justice contre les nombreuses malversations que commettent les fonctionnaires de l'Ufficio di San Giorgio en Corse.

MATRA (de) Sambuchellu: (quinzième siècle)
Caporale de Moïta. En 1414, allié de Ghjuvanni d'Omessa, il se brouille avec ce dernier, sans doute pour des raisons de prestige. En 1417, partisan de Pietro Squarciafico il affronte, avec celui-ci, les évêques Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs alliés, qui demandent à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo. En 1430, lors de la création de la ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, il reste fidèle à ce dernier.

MATRA (de) Saveriu: (1690-1745)
Né à Matra. Fils de Mariu Emmanuelle. Nobile Dodeci en 1733. En Mars 1736, après s'être réunis en assemblée secrète à Matra, il est avec tous les chefs corses à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff. Il est victime d'une tentative d'assassinat fomentée par Gênes en Juillet 1736. En Septembre 1738, de Porti Vechju, le Roi Théodore 1er lui écrit pour lui demander de le rejoindre.

MATRA (de) Silvagnolu: (quinzième siècle)
Caporale de Moïta. En 1439, avec tous les Capipopuli fidèles au gouverneur Janus da Campofregoso, il est gratifié d'une confortable pension. En 1442, après la victoire de Paulu della Rocca sur Michele de Germani, il se rallie à la cause du Cinarchese. En 1443, voyant que les querelles entre seigneurs n'en finissent pas, avec cinq Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte cette proposition. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi. En 1448, avec ses amis, il s'arme contre les soldats génois. Ces derniers sont battus dans la région de Rogna. Avec ses alliés, il fait appel aux Aragonais. En 1450, il conteste l'autorité du nouveau gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois.

MATRICALI Germaine: (vingtième siècle)
Née à Bastia. Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1934 une peinture intitulée Un coin du vieux port de Bastia (Corse), à celui de 1935, Paysage corse, à celui de 1937, Un coin morne en Corse, et à celui de 1938, Vue de Corte.

MATSUI Morio: (né en 1942)
Né à Toyohashi (Japon). Artiste peintre (avant-gardiste). Il est installé en Corse depuis 1998. Il expose à Aiacciu, Calvi, Lecci...

MATTARANA ?: (dix-huitième siècle)
De Bunifaziu. En 1765, il décide de livrer Bunifaziu aux Naziunali. L'attaque doit avoir lieu par terre et par mer. Mais les Génois ayant été prévenus, et les soutiens intérieurs prévus ne se manifestant pas, l'expédition se solde par un échec. En Mars 1790, il est élu maire de Bunifaziu.

MATTEACCIOLI Jacques-Antoine (Jacky): (1941-2011)
Né à Sartè. Haut fonctionnaire dans l'administration des Finances. Homme politique (divers droite). Conservateur des hypothèques. Officier de l'Ordre National du Mérite.

MATTEI Alexandre: (1885-?)
Né à L'Isula. Haut-fonctionnaire (issu de l'ENA). Directeur de l'Administration Générale en 1931. Conseiller d'Etat en 1934. Directeur de cabinet au Ministère des Anciens Combattants. Conseiller général du canton de L'Isula. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre du Mérite Social (1938). Médaille d'Honneur des Assurances Sociales (Or). Chevalier du Mérite Agricole.

MATTEI Alfred Georges Paul: (1875-1943)
Né à Bastia. Polytechnicien. Ingénieur général du Génie Maritime. Commandeur de la Légion d'Honneur.

MATTEI André: (1913-1945)
Né à A Croce. Soldat au 3ème Groupe de Choc. Résistant, membres des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), il participe aux combats pour la libération de la Corse en 1943. Engagé volontaire, il est tué au combat à Cernay, dans le Haut-Rhin, en 1945. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

MATTEI Antoine: (1817-1881)
De Cagnanu. Médecin gynécologue. Directeur de l'école d'accouchement de Bastia. Fondateur, à Paris, de la physiologie endocrinienne. Auteur de Pruverbi, detti e Massime Corse (1867), de Notice historique sur les armes de la Corse (1867). Fondateur et directeur des Annales de la Corse ( de 1877 à 1879). Il fonde, avec Charles Marchal et Henri Conneau, la Société de Secours des Médecins Corses. En 1865, il est membre de la commission spéciale créée pour étudier la participation de la Corse à l'Exposition Universelle qui doit se tenir à Paris. Il effectue des recherches archéologiques sur le site d'Aleria en 1867. Il décède à Paris en 1881. Il lègue sa riche bibliothèque et ses collections sur la Corse à la Bibliothèque de Bastia.

MATTEI Antoine: (1832-?)
Militaire. Commandant de la Coloniale. Il sollicite un congé, et part au Niger en 1882 pour représenter la Compagnie Française de l'Afrique Equatoriale. Il y effectue plusieurs séjours en 1883 et 1884. Agent consulaire. En 1890, il publie Bas-Niger, Bénoué et Dahomey, qui est un témoignage intéressant sur l'installation des factoreries françaises dans le Sud de l'actuel Nigéria et leurs relations avec la Royal Niger.

MATTEI Antoine: (1841-1919)
Né à Canari. Négociant. Juge de paix. Maire de L'Isula de 1904 à 1908. Officier de l'Ordre du Mérite Agricole.

MATTEI Antoine: (1917-1981)
Né à Scolca. Militaire, il est fait prisonnier durant la Seconde Guerre Mondiale, de 1940 à 1945. Il entre à la Légion Etrangère en 1946. De 1946 à 1952, lieutenant, puis capitaine, il sert au 3ème Régiment Etranger d'Infanterie (3REI). Commandant en 1954, il sert au 1REI, de 1955 à 1957, puis au 4REI, de 1957 à 1959, et à nouveau au 1REI, de 1960 à 1961. Nommé lieutenant-colonel, il sert alors au 3REI, de 1961 à 1964. Il est le héros principal du livre de Paul Bonnecarrère, Par le sang versé: La Légion étrangère en Indochine (1946/1954), paru en 1968. Auteur de Tu Survivras Longtemps. Les Baroudeurs de la Légion en Indochine, en 1975. Il décède, en 1981, à Scolca.

MATTEI Anton Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Bastia. En Février 1746, il est à la tête des Bastiesi qui résistent à l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne.

MATTEI Anton Ghjuseppu: (?-1853)
Originaire de Bastia. Président à la Cour de Bastia.

MATTEI Anton Ghjuvanni dit Johannes CALVIUS: (1500-1547)
Né à Calvi. Ecclésiastique. Franciscain. Provincial des Frères Mineurs de l'Observance corse en 1528. Commissaire général de l'Ordre près de la cour pontificale en 1530. Il s'établit à Rome en 1533. Définiteur Général de l'Ordre des Frères Mineurs en 1535. En 1539, il fonde le Mont-de-piété de Rome. Nonce apostolique auprès du Roi de France, de celui du Portugal et du Duc de Calabre, de 1539 à 1541. En 1541, il est nommé Ministre Général des Franciscains. Légat pontifical au Concile de Trente en 1545. Auteur d'un ouvrage, De Justificazione, qui concerne la Guerre de Corse, (entre Corses et Génois). En 1547, il meurt de la peste, à Trente, où il est le Légat du pape PAUL III lors du Concile.

MATTEI Charles: (1889-1973)
Né à Bastia. Originaire du Capicorsu (Barrettali). Médecin. Docteur en médecine en 1914. Médecin des hôpitaux en 1920. Il est chargé des cours d'anatomie pathologique jusqu'en 1926. Titulaire de la chaire de thérapeutique en 1928. Titulaire de la chaire de clinique médicale de 1935 à 1961. Auteur d'un Traité de Clinique Médicale en 1942. En 1945, il est chargé d'expérimenter la pénicilline. A Marseille, il combat efficacement la tuberculose en expérimentant la streptomycine. Membre de l'Académie Nationale de Médecine en 1962. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand. Officier des Palmes Académiques.

MATTEI Charles Louis: (1916-1944)
Né à Toulon (Var). Résistant. Sous-officier aux Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué à Hyères (Var), au cours du débarquement de Provence, en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

MATTEI Corinne: (née en 1971)
Née à Bastia. Originaire de A Vulpaiola. Comédienne. Directrice artistique de la compagnie théâtrale L'Ombre et la Lumière. Professeur de théâtre pour adulte. Intervenante pour l'ANPE. Professeur de théâtre à l'Université de Corti. Membre, avec Corinne Orsoni, du duo comique féminin Rachel et Betty.

MATTEI Cristianu: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

MATTEI Dominique: (1807-1860)
Né à A Petra Curbara. Marin. En 1852, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour tentative d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1860.

MATTEI Dominique: (née en 1954)
Née à Francardu. Militante féministe et culturelle. Docteur en philosophie. Directrice du centre culturel Una Volta de Bastia de 1978 à 2015.

MATTEI Dominique: (né en 1981)
Originaire de Carghjese. Musicien (guitare). Compositeur.

MATTEI Dominique François: (1782-1802)
Né à E Casavechje. Vigneron. En 1801, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1802.

MATTEI Dumenicu: (1783-?)
Né à Centuri. Comte romain et français. Subdélégué de l'Intendant de la province du Capicorsu. Il s'établit à Porto-Rico en 1803. Il vit à Yauco en 1827.

MATTEI Dumenicu Antone: (dix-huitième siècle)
Né à Merusaglia. Partisan de Pasquale Paoli. Corsaire paoliste. Il quitte la Corse après la défaite de Ponte Novu en 1769. Député pour la communauté de L'Isula, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Maire de L'Isula de 1792 à 1801.

MATTEI Eric: (né en 1962)
Originaire de A Croce d'Ampugnani. Chanteur. Auteur. Compositeur. Interprète. Sa carrière débute en 1989. Membre des groupes L'Arcusgi et Les Nouvelles Polyphonies, avant d'entamer une carrière en solo. En 2000, il obtient un des premiers rôles comme chanteur et comédien dans La Périchole, à l'Opéra-Comique. Ensuite une tournée l'entraîne à travers toute la France sur les plus grandes scènes régionales. Parallèlement à cette carrière lyrique, il mène une carrière en solo comme auteur-compositeur-interprète. Depuis 1990, il sort plusieurs albums et se produit en tournée en Corse et sur le Continent.

MATTEI Francescu (Fanfan): (1938-2010)
Né à Munticellu. Frère de Hyacinthe. Berger poète (chasseur de rimes, berger qui trime). Parolier. Chansonnier. Spécialiste du Chjama è Rispondi. Pionnier du syndicalisme agricole en Corse (avec le CDJA). Co-fondateur de la Jeune Chambre Economique de Balagna. Membre de l'Accademia di I Vagabondi. Auteur de Febre maligne, en 1971, de U mio Spassu, en 1974...

MATTEI François: (?-1986)
Chirurgien. Chef du service de chirurgie de l'hôpital d'Aiacciu.

MATTEI François-Marie: (1866-1967)
Né à Ersa. Industriel. Cousin et gendre de Louis-Napoléon (il épouse sa fille en 1895). Employé dans la Maison Mattei de puis 1881, il en rejoint la direction en 1895, puis il en devient le premier gérant en 1908, jusqu'en 1960. Propriétaire du Cap Corse Journal. Conseiller du Commerce Extérieur. Officier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Georges:
Enseignant et chercheur scientifique. Fondateur de l'Association de Défense du Rizzanese (ADRE). Auteur de Le barrage de la honte: Aménagement en Corse sur le Rizzanese, en 2008. Prix de Héros de l'eau, attribué par l'association WWF, en 2009.

MATTEI Ghjuseppu-Lisandru (Joseph-Alexandre): (1881-1956)
Né à Ville di Petrabugnu. Poète. Ecrivain. Collaborateur à l'Annu Corsu. Auteur du poème La Méditerranée, d'une adaptation en langue corse d'un conte norvégien (Les Oiseaux Blancs) Risavetta in Paradisu. Prix Jean Aicard de l'Académie du Var en 1924. Lauréat des Jeux Floraux de l'Annu Corsu en 1934.

MATTEI Ghjuvan Petru:
Poète en langue corse. Il collabore à la revue littéraire Rigiru (Afriche, 1984).

MATTEI Ghjuvan Francescu: (1734-1774)
De Corscia. Podestat de Corscia. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à encercler ces derniers et à en prendre une grande partie. Il est condamné à mort et pendu à Corscia.

MATTEI Hyacinthe: (né en 1940)
Né à Ascu. Frère de Francescu. Cadre Bancaire. Maire (socialiste) de Munticellu depuis 1977. Conseiller général du canton de L'Isula de 1992 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Président de la Communauté des Communes du bassin de vie de L'Isula depuis 2003. Député suppléant de Haute-Corse (de Paul Giacobbi) depuis 2007.

MATTEI Ignace: (1892-1977)
Né à Venacu. Militaire. Chef de bataillon (CR). Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (lieutenant). Maire par délégation de Vienne (Isère) en 1943 et 1944. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Jean: (né en 1949)
Né à Casablanca (Maroc). Originaire de Coghja et Cuttuli. Musicien (harmonica). Chanteur. Membre du groupe folklorique A Sirinata Aiacina, de 1964 à 1967. Il est à l'origine de la création du groupe I Muvrini, en 1977. Professeur de chant corse, il enregistre avec des enfants insulaires 3 albums: Campemucci, Aio et Canta cantemu. Créateur du groupe musical Alte Voce, en 2001. Co-auteur (avec le photographe Fernando Ferreira) de l'ouvrage L'Odyssée Corse, paru en 2010. Auteur de La Corse... et ma guitare (2015).

MATTEI Jean-Baptiste: (1898-1980)
Né à Corti. Médecin. Il s'installe en Algérie en 1927. Maire (socialiste) de Colbert (Ain-Oulmene) de 1928 à 1937. Médecin colonial en Nouvelle-Calédonie en 1938. Il adhère à la France Libre en 1940. Il est nommé président général de l'archipel de Wallis et Futuna de 1942 à 1945. Directeur départemental de la Santé à Alger de 1947 à 1965. Il décède à Bastia en 1980.

MATTEI Jean François: (né en 1943)
Né à Lyon (Rhône). Originaire d'Ascu. Médecin. Homme politique. Professeur de pédiatrie et de génétique médicale. Directeur d'un département de génétique au CHU de Marseille. Membre du Comité Consultatif National d'Ethique jusqu'en 1997. Président de la Croix-Rouge Française de 2004 à 2013. Député (droite) des Bouches-du-Rhône de 1989 à 2002. Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées de 2002 à 2004. Membre titulaire de l'Académie Nationale de Médecine depuis 2000. Conseiller d'État en service extraordinaire depuis 2005. Auteur de nombreux ouvrages, dont Piccolo, le sage d'Asco, en 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Jean-Pasquin: (1942-2011)
Originaire d'Ochjatana. Maire d'Ochjatana de 1992 à 2011.

MATTEI Jean-Paul:
Originaire du Serra di Fiumorbu (hameau de Ania). Artiste peintre (fresquiste). Spécialisé dans le trompe-l'oeil depuis 1992. Après dix années passées au Brésil, il s'installe à Bastia en 1998, puis à I Prunelli di Fiumorbu en 2013. Il y peint plusieurs fresques (Saint-Joseph, Cours Pierangeli), et des trompe-l'oeil sur des façades d'immeubles.

MATTEI Jean-Philippe: (dix-neuvième siècle)
Commissaire du gouvernement près le tribunal criminel de Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MATTEI Jean-Pierre: (né en 1939)
Né au Maroc. Originaire de Rennu. Ecrivain. Historien. Programmateur. Réalisateur. Président fondateur de l'association La Corse et le Cinéma en 1983. Adjoint à la Culture de Porti Vechju de 1983 à 1995. Initiateur du festival Cinéma Affiche de Porti Vechju, créé en 1987. Auteur de La Corse et le Cinéma, première époque, le muet (1897-1929), paru en 1996 (le deuxième tome (1929-1980), en 2008)... Directeur de la Cinémathèque Régionale de Corse (Casa di Lume). Président du Centre Animation Culture et Loisirs (CACEL) de Porti Vechju. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Joseph: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

MATTEI L.:
Poète en langue corse. Auteur de U mo spassu, paru en 1974.

MATTEI Louis: (1894-?)
Né à L'Isula. Haut-fonctionnaire. Administrateur des colonies puis gouverneur à Madagascar. Officier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Louis-Napoléon: (1849-1907)
Né à Ersa (au hameau de Barbaghju). Industriel. Fondateur de la Maison Mattei (tabacs, cigares, sirops, liqueurs, spiritueux, vin du Capicorsu...), à Bastia, en 1872. Il en est le président jusqu'en 1907. Il crée l'apéritif Mattei-Cap Corse en 1895. Conseiller général républicain de Ruglianu de 1894 à 1902. Il est l'un des principaux donateurs pour la fondation du journal aréniste L'Union Républicaine. Membre du Comité Central Républicain Bastiais en 1897. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI Lucia: (née en 1988)
Originaire de Bastia. Architecte d'intérieur. Designer. Graphiste.

MATTEI Marie (Louis Pauline Guillermine Herckenroth): (1818-1902)
Originaire de Balagna. Elle établit, à partir de 1849, une correspondance amoureuse avec Théophile Gauthier, et devient la grande inspiratrice du poète. Elle décède à Nice, en 1902.

MATTEI Marie-Hélène:
Avocate. Militante nationaliste. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista en 1993. En 1996, elle est est interpellée dans le cadre d'une plainte pour tentative d'extorsion de fonds sur le domaine de Sperone. Elle est libérée sous caution en 1997. En 2000, elle est condamnée à 4 ans de prison pour l'affaire du racket de Sperone. Son procès est renvoyé en cours d'appel. Auteur de Le Prix du Silence, paru en 2000. Elle est relaxée de ces accusations de tentative d'extorsion de fonds contre un promoteur immobilier en 2009. Elle est, en revanche, condamnée à trois ans de prison avec sursis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, en l'occurrence le FLNC Canal historique d'alors.

MATTEI Martin: (1798-1818)
Né à Sari d'Orcinu. Cultivateur. En 1818, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour vol avec effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1818.

MATTEI Massimu: (1736-1806)
Originaire de Bastia. Officier. Capitaine commandant au Bataillon de Chasseurs Corses en 1788. Capitaine de gendarmerie en 1792.

MATTEI Mathieu: (1773-1820)
Né à A Vulpaiola. Cultivateur. En 1817, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1820.

MATTEI Mathilde (Maté):
Artiste peintre. Prix du Conseil Régional de Marseille en 1996. Installée à Ponte Leccia.

MATTEI Matteu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Frère de Anton Ghjuseppu. En Février 1746, il est à la tête des Bastiesi qui résistent à l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne.

MATTEI Matteu: (1751-1774)
De Corscia. Berger. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à encercler ces derniers et à en prendre une grande partie. Il est condamné à la prison.

MATTEI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calacuccia en 1835.

MATTEI Mighele: (1839-1923)
Originaire de Centuri. Créé comte romain par le pape Léon XIII.

MATTEI Mulaccio: (quatorzième siècle)
Prince romain. De passage en Corse en 1327, il est le fondateur de la famille Mattei, de Centuri.

MATTEI Paul-Joseph: (1814-1866)
Originaire de Centuri. Né à Porto-Rico. Fils de Dumenicu. Ecrivain. Poète. Il étudie à Livourne, à Pise puis à Florence. Docteur en Droit. Auteur d'une opérette, Le Général Villarey. Conseiller de préfecture du canton de Ruglianu en 1848.

MATTEI Paul-Marie: (?-1943)
Résistant. Membre du Front National de la Résistance (FNR). Il est arrêté, avec le médecin colonel Joseph Crudeli, torturé par les Italiens et est exécuté en prison, à Bastia, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MATTEI Paulu Luiggi (1737-?)
Patron de marine de Centuri. En 1766, navigant sous pavillon français, il est envoyé en exploration sur l'île de Capraia. Prenant prétexte du mauvais temps il relâche dans l'île, puis rentre en Corse, avec des renseignements précis sur l'état des défenses. En Janvier 1767, à Corti, lors de la réunion du Supreme Cunsigliu di U Statu, il suggère de combattre Gênes sur le terrain maritime, et de lui ravir une possession, l'île de Capraia, que les Corses ont toujours considérée comme faisant partie de leur patrimoine. En Février, il est responsable de la partie navigation du débarquement de Capraia. En Mai, avec son détachement, il prend possession de la place. Juge royal de la province du Capicorsu. En Mai 1785, il est député du Tiers Etat à la Huitième Assemblée des Etats de Corse. Il y est élu député du Tiers Etat, pour aller à la Cour de France. En Janvier 1787, il est fait Comte de France. En Février 1788, il est à Versailles. En Août, on lui interdit l'accès à l'Assemblée des Notables du Royaume, à Versailles. En Août 1789, il est élu Padri di U Cumunu de Bastia. Député de la Corse à l'Assemblée Nationale en 1789. Avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit à de la Tour du Pin, le ministre de la guerre de Louis XVI, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. En 1790, il est membre de la Commission d'Organisation et de Contrôle, chargée d'organiser les prochaines élections municipales, cantonales et départementales. En 1791, après les émeutes, il est porté en triomphe à travers les rues de Bastia.

MATTEI Petru Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Nuvale, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MATTEI Petru Francescu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Bastia. Il fait ses études à Rome, où il devient avocat et enseignant. Esprit indépendant et contestataire. En 1766, il occupe la chaire de Gius Civile. Théologien. Il est nommé censeur de l'Accademia Teologica Universitaria. En 1789, il se brouille avec les autorités religieuses romaines et il rentre en Corse, où il adhère aux idées de la Révolution.

MATTEI Philippe-Antoine: (?-1943)
Originaire de U Viscuvatu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il saute sur une mine au cours d'une mission, lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

MATTEI Pierre: (1920-1944)
Né à A Croce. Résistant puis soldat au 2ème Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance. Combattant de la résistance corse, membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), il participe aux combats pour la libération de la Corse, en 1943. Puis engagé volontaire, il combat lors de la campagne d'Italie et du débarquement de Provence, en 1944. Il est tué (par éclats d'obus) à Crosey-le-Petit (Doubs), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

MATTEI Pierre Paul: (1792-1865)
Né à Bastia. Nommé maire de Furiani en 1830. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI R.: (vingtième siècle)
Ecclésiastique. Auteur de Christophe Colomb est Corse, paru en 1976.

MATTEI René: (vingtième siècle)
Il est un des membres fondateurs du RPF en Corse, dans le secteur de Bastia, en 1947.

MATTEI Venance: (1901-1925)
Né à Monte. Militaire. Caporal au 13ème Régimment de Tirailleurs Algériens. Il est décédé des suites de ses blessures,, à Rabat (Maroc) en 1925. Reconnu Mort pour la France. Médaille Militaire à titre posthume. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Monte.

MATTEI-FAZI Joselyne Marie Roch: (née en 1949)
Originaire de Rennu. Contrôleur du travail. Chef de service à la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Continue. Maire de Rennu depuis 1983. Présidente de l'Association des Maires de la Corse-du-Sud depuis 2001. Conseillère territoriale (divers droite) de 1998 à 2010 (membre de la Commission Permanente, présidente de la Commission du Développement Economique, membre de la Commission de la Coopération Interrégionale et Euro-méditerranéenne). Membre fondatrice du Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle, en 2013. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MATTEI-TORRE Jean-François dit Matteu CIRNENSI: (1864-?)
Né à A Vulpaiola. Notaire. Ecrivain en langue corse. Auteur de Pasquale Paoli, Padre di a Patria, en 1924, de U Corbu, Una falata in lu Maelstrom, traduits de Edgard Poe, en 1925, de I Lamenti o e Notti di Young, en 1928, d'un Vocabulariu di a Custera en 1929.

MATTEO (MATTEUS): (treizième siècle)
Evêque de Mariana, en 1274.

MATTEO (di) Ghjuvanni: (quinzième siècle)
De Lucciana. En 1468, il présente, avec d'autres représentants corses, les statuts (vingt-trois articles), libellés lors de l'assemblée du 22 Février 1468, au Duc de Milan. Ce dernier les approuve.

MATTEOLI Caroline: (née en 1961)
Fille de Jean. Artiste peintre.

MATTEOLI Jean: (1922-2008)
Né à Montchanin (Saône-et-Loire). Originaire de Venacu. Homme politique. Ancien déporté-résistant. Président des Charbonnages de France de 1973 à 1979. Ministre du Travail et de la Participation de 1979 à 1981. En 1983, il est conseiller de Paris, adjoint au maire de 1983 à 1987. Conseiller régional de l'Ile de France. Président de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.) de 1987 à 1993. Président du Conseil Economique et Social de 1987 à 1999. Président de la Fondation de la Résistance en 1993. Membre du Conseil de l'Ordre National de la Légion d'Honneur en 1996. Président de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France (1997-2000). Membre du Conseil de l'Ordre National de la Légion d'Honneur en 1996. Grand-croix de la Légion d'Honneur en 1998. Titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance. Président d'honneur du Conseil Économique et Social en 1999.

MATTHAEUS: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia en 1401.

MAUDET (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. Comte. Commandant de la place de Calvi. En 1785, la France effectue une tentative de colonisation de Galeria, dont le domaine lui est concédé. Ce sera un échec.

MAUDOUX Jérémy: (né en 1981)
Créateur du premier magazine de mots fléchés en langue corse, U Zazu (2011), du U quaternu di vacanze (2012)....

MAUPASSANT (de) Guy: (1850-1893)
Ecrivain. En 1880, à bord de son yacht, il est en voyage en Corse pour rejoindre sa mère. Il fait escale à Aiacciu. Il y écrit La Patrie de Colomba, Une visite au couvent de Curbara, Les bandits corses et Une page d'histoire inédite, des articles qui paraissent dans Le Petit Gaulois. En 1882, il écrit Un Bandit corse, nouvelle qui paraît dans Le Gil Blas. En 1883, il écrit Une vendetta, nouvelle qui paraît dans Le Petit Gaulois. Il est l'auteur d'Une Vie, roman dans lequel l'héroïne effectue son voyage de noces en Corse. En 1884, il écrit Le Bonheur, nouvelle consacrée à la Corse, qui paraît dans Le Petit Gaulois.

MAUPEOU (de) René Nicolas: (1714-1792)
Chancelier de France. En Mai 1771, le secrétaire d'état à la guerre, la marquis de Monteynard, lui présente l'Edit de Mai, qui est un projet administratif pour la Corse.

MAUPERTUIS Marie-Antoinette: (née en 1967)
Originaire de Bastia. Professeur d'Economie à l'Université de Corti (directrice de l'Unité Mixte de Recherche en Sciences Humaines Economiques et Sociales). Elue conseillère territoriale (Nationaliste) en 2015. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargée de l'Agence du Tourisme de la Corse.

MAUPERTUIS Roger:
Photographe au Parc Naturel Régional de la Corse. Président de la Fédération des Chasseurs de Haute-Corse. Membre de l'Office de l'Environnement de la Corse. Il illustre par ses photographies les ouvrages Storia di una passione, io et la beccaccia (2002), de Georges Siffredi, Sguardi Fattii (2010)...

MAUREL Ernest Eugène Zacharie: (1864-1929)
Né à Bastia. Génral de brigade. Gouverneur militaire de la Corse. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec palme. Officier d'Académie (1909). Officier de l'Ordre du Cambodge.

MAUREL Lucien: (?-1943)
Avocat au barreau de Bastia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué par les Allemands, lors des combats pour la libération de Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia, sur l'Affiche des Avocats Morts au Champ d'Honneur, situé dans la gendarmerie de Fulelli, à A Penta di Casinca, et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MAUREL Sophie: (née en 1974)
Née à Aiacciu. Artiste peintre. Créatrice de bijoux. Chanteuse. Musicienne. Créatrice de l'entreprise MS DESIGN (2010). Membre fondatrice (avec Pierre-Louis Desini) du duo (jazz) Via Lounge (2011).

MAUREL-SANTINI Tatiana: (née en 1989)
Née à Aiacciu. Chanteuse. Comédienne. Interprète de plusieurs comédies musicales.

MAURICE: (539-602)
Empereur Byzantin d'Orient de 582 à 602. Voir Grégoire 1er.

MAURIZI Lucie: (née en 1984)
De Vintisari. Artiste plasticienne (composition d'ornements d'extérieur et d'intérieur).

MAURIZI Pancrace Marie Charlotte (née Lastrajoli): (née en 1946)
Originaire de Chjatra. Mairesse de Chjatra depuis 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MAURRAS Charles: (1868-1952)
Ecrivain et homme politique. En 1897, il fait escale à Carghjese. Il en parle dans son roman Anthinéa. Elu à l'Académie Française en 1938, il en est exclu en 1945, après avoir été condamné à la détention perpétuelle pour collaboration.

MAUSE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Chevalier. En Mai 1739, il commande le Régiment du Forez qui débarque à Bastia pour renforcer le corps expéditionnaire du marquis de Maillebois.

MAUZAISSE Jean-Baptiste: (1784-1839)
Important peintre de portraits historiques. Il peint le portrait de Pasquale Paoli qui figure dans Les Contemporains Etrangers en 1830.

MAXIME (Magnus Clemens Maximus): (?-388)
Empereur usurpateur romain de 383 à 388. En 364 ou 368, il est gouverneur de la Corse.

MAXIMINUS Guchen: (?-1655)
Ecclésiastique et géographe à Rome. En 1643, il dessine une carte de la Corse.

MAXIMO Yves: (né en 1959)
D'origine corso catalane. Artiste peintre (non figuratif). Il expose régulièrement en Corse depuis la fin des années 1980.

MAYMARD Raoul:
Originaire de Ghisoni. Chirurgien. Homme politique (droite). Fondateur de la Clinique Maymard, à Bastia en 1941. Candidat malheureux aux élections législatives de 1958 et 1962, à Bastia. Maire de Ghisoni de 1965 à 1977.

MAYOL Pierre-Alain:
Journaliste. Ecrivain. Il réside une grande partie de l'année en Corse. Auteur de Le Cahier Noir (1979), et d'une trilogie: Valle di Paraso (2005), Trois jours dans l'été (2006) et Le Tableau bleu (2009)...

MAYOR Joachim:
Artiste peintre (impressionniste). Photographe. Installé à Ghisunaccia. Il expose régulièrement en Corse. Prix Fondation Michel-Ange 1992.

MAZELIN Flavia: (née en 1963)
Ecrivain. Poétesse. Auteurs de proses diverses en langue corse et d'un roman en français. Ses poèmes sont regroupés dans un recueil, I Detti di Flavia, paru en 1981.

MAZENC-LENZIANI Guillemette:
Artiste peintre (expressionniste, impressionniste, paysagiste). Installée à Erbalunga. Diplômée de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges et Arts Sciences et Lettres. Ancien professeur de dessin au lycée de Bastia. Sociétaire des Artistes Français. Membre de la Fédération des Peintres et Sculpteurs de France. Elle participe à de nombreux salons et expose personnellement à Paris, en Corse (Aiacciu, Bastia...), ainsi que dans toute la France et à l'étranger (USA, Espagne, Allemagne, etc.). Six fois Médaille d'Or, et primée au Salon des Artistes Français au Grand Palais à Paris en 1992.

MAZERES Henri:
Colonel de gendarmerie. Chef de la Légion de Gendarmerie en Corse en 1998. Il est mis en cause dans l'Affaire des paillotes en 1999. Il est condamné à deux ans et demi d'emprisonnement dont six mois ferme. Auteur de L'honneur bafoué d'un officier, paru en 2000.

MAZLAM Adrien: (vingtième siècle)
Né à Jassu (Roumanie). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1914 une peinture intitulée Route de Monticello.

MAZZADRI Dominique: (1925-2008)
Originaire de Venacu. Diplômé de l'Ecole d'Agriculture et de Sylviculture de Bencat (Indochine) (1941-1944). Engagé dans la Garde Volontaire de la Libération au débarquement des Forces Alliées en Indochine. Assistant des sociétés de plantations d'Hévéas des Terres Rouges en 1945. Directeur de la société civile du domaine de Ngai-Giao, en 1946. De 1949 à 1965, en tant que responsable de la section ornithologique, il intègre l'Organisation Internationale contre le criquet migrateur africain. Directeur de la société Corse Travaux et président directeur général de la société LMR, de 1965 à 1983. Elu municipal de Venacu de 1983 à 2001 (premier adjoint à partir de 1993). Administrateur de la Fédération Départementale des Chasseurs de la Corse de 1965 à 1975. Président de la Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Corse en 1977. Président de la Région Cynéthique Midi-Méditerranée de 1986 à 1990. Membre du conseil d'administration de l'Office National de la Chasse. Président d'honneur de la Société d'Ornithologie et de Protection de la Nature de Roumanie, en 1990. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier du Mérite Agricole. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix de la campagne d'Indochine. Croix du Combattant.

MAZZARINO ?: (dix-huitième siècle)
Officier génois. En Février 1767, lors de l'attaque de Capraia par les Naziunali, il est le commandant de la forteresse de San Giorgio, où se sont réfugiés 70 soldats génois.

MAZZINI Giuseppe: (1805-1872)
Né à Gênes. Révolutionnaire italien. Membre du Mouvement Libéral et National. Carbonaro, il est formé au mouvement révolutionnaire, à Gênes, par le Corse Francescu Passanu, en 1827. Condamné à mort. Expulsé d'Italie. Fondateur du mouvement La Giovine Italia. En 1831, il se réfugie quelques mois en Corse. Avec d'autres exilés, il crée l'association secrète La Marianna. De nombreux Corses rejoignent son mouvement des Carbonari.

MAZZOLA Carlu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Mazzola, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MAZZONI Thérèse:
Née à Bunifaziu. Enseignante à la retraite (2004). Ecrivain. Auteure de Benoîte Danesi, une vie bastiaise (2000), Lorsque Bastia faisait l'école buissonnière, histoire de nos écoles et des maîtres d'autrefois (2004), Soleil d'Automne (2012)...

MEDICIS (de) Catherine: (1519-1589)
Epouse d'Henri II, Roi de France. Protectrice de Sampieru Corsu. En 1555, elle fait libérer ce dernier, emprisonné sur les ordres de Paul de La Barthe, maréchal de Termes, le chef des forces françaises royales en Corse. En 1561, par contre, dans un premier temps, elle refuse de l'aider dans sa reconquête de la Corse retournée aux Génois. Puis elle lui accorde trois mille écus. En 1562, Elle lui verse deux mille livres pour aller rencontrer le Grand Turc à Alger. En 1563, elle le protège une nouvelle fois, alors qu'il vient s'assassiner son épouse Vanina, à Marseille. Elle lui apporte une aide financière afin de poursuivre sa lutte contre les Génois: une vingtaine de milliers de livres, une galère royale et deux cents arquebuses sont mises à sa disposition. En 1564, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit pour l'en informer, et lui demander son appui. En 1565, le Royaume de France, sur son intervention, verse à Sampieru Corsu une subvention mensuelle de cinq mille écus, et cela, pour toute la durée de la guerre que livre le Corse contre la République de Gênes. En 1567, elle propose une médiation concernant la Corse aux autorités génoises qui la refusent. En 1579, au sujet des mercenaires Corses engagés dans les armées du Roi de France, elle écrit que les Corses sont bien disciplinés et ne font aucun désordre.

MEDICIS (de) Cosme 1er: (1519-1574)
Duc de Florence et de Toscane, fils de Jean de Médicis. En 1561, Sampieru Corsu lui demande de l'aider dans sa reconquête de la Corse, retournée aux Génois. Sa réponse est évasive et très prudente. Il ne veut se mettre à dos ni Gênes, ni l'Espagne. En 1564, de A porta d'Ampugnani, Sampieru Corsu, après avoir débarqué en Corse pour commencer sa révolte contre les Génois, lui écrit, ainsi qu'à son fils, pour lui demander son appui, et l'informer que les Corses préféreraient être gouvernés par son Illustrissime Excellence plutôt que par tout autre prince de la Chrétienté. En 1567, le Roi d'Espagne Philippe II lui conseille fortement de ne pas intervenir entre les Corses, qui lui demandent de l'aide, et les Génois, qui sont les alliés des Espagnols. Après la mort de Sampieru Corsu, il donne une réponse négative à la demande d'aide des Corses. En 1568, par l'intermédiaire du Corse Anton Francescu Cirni, il donne au pape Pie V l'idée de relancer sa médiation auprès d'Alfonsu d'Ornanu.

MEDICIS (de) Hippolyte: (?-1535)
Cardinal florentin. En 1533, Sampieru Corsu s'engage à son service.

MEDICIS (de) Jean, dit Giovanni dalle Bande Nere: (?-1526)
Condottiere florentin. En 1514, Sampieru Corsu s'engage dans son armée (les Bandes Noires). Il meurt en 1526, devant Borgoforte, près de Mantoue.

MEDICIS (de) Laurent 1er, dit Le Magnifique: (1449-1492)
Chef de Florence de 1469 à 1492. En 1487, Ghjuvan Paulu di Leca, lors de la guerre des Cinarchesi, tente d'obtenir du secours de sa part. Il refuse.

MEDINA Jean: (?-1943)
Originaire de Rapale. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il saute sur une mine au cours d'une mission, lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Son nom figure sur la Plaque Commémorative de la commune de Rapale et sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

MEDORI Henri:
Originaire de Santa Maria di Lota (hameau de Ficarella). Poète. Ecrivain. Editeur. Auteur de Le Bleu de la rivière, Rumeurs d'encre, L'arbre noir, Je suis la vague, Je Suis Quatre Saisons, Je Suis Un Rayon De Soleil, Je Suis L'enfant, Le Corps Humain, Le Corse À L'école Primaire, Lire Et Écrire, etc... Auteur également de livres pour enfants et d'une série de lexiques illustrés (Imagiers français-... en 255 mots).

MEDORI Ivia:
Comédienne (théâtre, cinéma, télévision). Elle joue dans Libarata, en 2006.

MEDORI Vincenzu Pasquale:
Poète de langue corse. Auteur de Pruvemucilla, en 1974.

MEISTERSHEIM Anne:
Docteur d'Etat en Sciences Humaines de l'Université de Paris 7 (Jussieu). Chercheur à l'université Corti. Elle y fonde l'Institut du Développement des Iles Méditerranéennes (IDIM) et participe à de nombreuses recherches internationales sur le monde des îles et, plus particulièrement, sur la Corse. Auteur de Territoire Et Insularité: Le Cas de La Corse (1991), L'aigle Borgne (2000), Figures de l'Ile (2001), Corse-Colonies, catalogue de l'exposition-événement Corse-Colonies proposée par le Musée de la Corse à Corti (2002), La Corse, Peut-Être Ou Sisyphe Heureux (2004), Le Géomètre De Paline... Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

MELA Georges:
Originaire de Porti Vechju. Maire (divers droite) de Porti Vechju depuis 2005. Elu conseiller départemental (divers droite) du nouveau canton du Grand Sud en 2015.

MELA Marinu: (dix-huitième siècle)
Pievanu de Bunifaziu. En Août 1773, il est élu, à l'Assemblée Provinciale de Sartè Bunifaziu, député du Clergé, appelé à siéger à l'Assemblée des Etats de Corse.

MELA (di) Paulinu: (seizième siècle)
Prêtre corse. Protégé de Rinucciu della Rocca. En 1491, ce dernier le propose pour occuper le poste d'évêque de Sagone, ce qui lui est refusé par la seigneurie de Gênes. En 1492, pour l'attribution du poste évêque d'Aiacciu, l'Ufficio di San Giorgio présente Alfonsu d'Ornanu contre lui, alors qu'il est toujours soutenu par Rinucciu della Rocca. En 1497, il est à Gênes, avec la délégation qui accompagne Serena della Rocca, l'épouse de Rinucciu. En 1502, il est mêlé à une intrigue qui met en opposition Rinucciu della Rocca et l'Ufficio di San Giorgio.

MELGRANI Ignace: (dix-neuvième siècle)
Notabilité politique républicaine aréniste en 1895.

MELGRANI Pierre Henri François: (1915-1944)
Né à Froissy (Oise). Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Agent de renseignement de l'Armée (BCRA/DGER). Il est arrêté le 23 septembre 1943 à Angers, et est envoyé en déportation. Déporté individuellement de la zone occupée en 1944 vers la prison de Karlsruhe (Allemagne), puis transféré à Schwabisch-hall, à Bayreuth, détenu classé Nacht Und Nebel (Nuit et Brouillard, ou NN, qui est le nom de code des directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d'occupation dans les territoires occupés), après jugement du Volkstribunal allemand, envoyé dans le kommando de travail forcé Offenburg de la Baubrigade 9 (chantier itinérant). Décédé à Offenburg, en Allemagne, en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia.

MELIADUCCE ?: (dix-huitième siècle)
Abbé de Tavagna. En Décembre 1730, il participe, en tant que représentant de la Tavagna, à la Cunsulta di di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani. Il est parmi les chefs des insurgés, 900 hommes, qui marchent sur Bastia.

MELICUCCI Pierrette dite Regina: (née en 1931)
Née à Frassetu. Chanteuse de variété. Elle forme, avec son époux Philippe Olivieri, le couple symbolique de la chanson corse des années 50 et 60 (formé en 1952), Régina et Bruno (Grand prix du disque 1957). Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille de la Ville de Paris. Médaille de la Ville d'Aiacciu. Officier de l'Ordre National du Mérite. Officier de l'Ordre National des Arts et Lettres.

MELLERIO Charles: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (dessins, aquarelles). Familier du peintre Léon-Charles Canniccioni. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1926 des dessins et aquarelles intitulés L'église de la citadelle, Calvi, Une vieille tour à Bastia, La chapelle des Grecs et Vieille rue de Bastia, et à celui de 1927, Une ruelle tour à Ajaccio.

MELLING Antoine Ignace: (1763-1831)
Né à Karlsruhe (Allemagne). Artiste peintre. Graveur. Architecte. Il séjourne en Corse dans les années 1820. On lui doit le tableau intitulé Ruines à Aleria en Corse, au Musée du Louvre.

MELLINI Ghjacumu: (1766-?)
Né à Portoferraio, dans l'île d'Elbe. Arrivé en Corse en 1788. Canonnier de la garde nationale en 1791, il devient lieutenant au 16ème Bataillon d'Infanterie Légère en Mai 1793. En Mai 1794, il participe au siège de Bastia par les Anglais, et en fait une description détaillée (texte et croquis). Nommé capitaine du génie en Décembre 1794, il continue la carrière jusqu'au grade de lieutenant-colonel.

MELONI Antoine: (1914-1944)
Né à Lecci. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Tué au combat à Marseille en 1944. Reconnu Mort pour la France.

MELONI Martin: (1915-1944)
Né à Sartè. Résistant. Membres des Francs Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F.). Tué au combat à Gleyzolles (Basses-Alpes) en 1944. Reconnu Mort pour la France.

MEMMI Dominique: (née en 1966)
Née à Corti. Originaire de Tralonca. Etudes de Lettres à Nice et Aix-en-Provence. Romancière. Auteur de contes pour enfants. Elle anime des ateliers d'écriture pour enfants pendant deux ans au sein de l'association Art Etc à Aiacciu. Auteur de Deux (2001), Contes du potager (2009), Les détectives du potager (2011), Retour à Mouaden (2012), ... Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

MEMMI Lucie:
Enseignante. Co-auteur, avec Lucia Santucci, de Mon premier dictionnaire français-corse en image, paru en 2001.

MEMORALIS Publius: (premier siècle)
Procurateur romain de la Corse en 71.

MENARD A.: (dix-huitième siècle)
Antiquaire qui fait partie du corps expéditionnaire français en 1768. En 1852, publication, à Poitiers, de ses Souvenirs Historiques de la Conquête de la Corse en 1768, en 21 pages.

MENARD Emile René (René MENARD): (1862-1930)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, portraits). Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1902 une peinture intitulée L'Automne (paysage corse), à celui de 1904, Côte de Corse, et à celui de 1905, Coucher de soleil (côte de Corse). Un de ses pastels, Environ d'Evisa, est reproduit dans un numéro de L'Illustration de 1911.

MENAS Sextius: (?-35 avant notre ère)
Officier romain. Lieutenant de Sextus Pompée, en 40 avant notre ère, au sein de la Flotte de Misène. Il installe en Corse une véritable base d'opérations pompéiennes, avec une flotte de galères rapides. En 37, il se rallie à Octave et lui livre l'Ile, la flotte et toutes les troupes.

MENASSE Henri:
Médecin. Fondateur de la Clinique Menassé, à Aiacciu, en 1952.

MENCONI Jean:
Originaire de Porti Vechju. Fils de Paul. Auteur. Compositeur. Interprète. Musicien (guitare, batterie).

MENCONI Joseph: (né en 1965)
Né à Bastia. Membre proche de la Brise de Mer. Plusieurs fois arrêté et condamné. Soupçonné du meurtre d'un légionnaire à Calvi en 1997. Il réussit à s'évader de la prison de Borgu en 1998 et en 2003.

MENCONI Paul: (?-2014)
D'origine italienne, installé à Porti Vechju. Chanteur. Musicien. Fondateur du cabaret L'Alba (le Roi Théodore, la Taverne du Roi), à Porti Vechju, dans les années 1970.

MENEDOROS: (premier siècle avant notre ère)
Officier romain. Lieutenant de Sextus Pompée, en 40 avant notre ère, au sein de la Flotte de Misène. Il installe en Corse une véritable base d'opérations pompéiennes, avec une flotte de galères rapides. En 37, il se rallie à Octave et lui livre l'Ile, la flotte et toutes les troupes.

MENERIUS Alexander: (?-1740)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

MENICU d'OSANI: Voir CECCALDI Dumenicu.

MENO (del) Bettino: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Francesco Manetta. Avec ce dernier, Il est installé à Bastia.

MENOZZI Petru Santu: (né en 1987)
Enseignant (histoire). Musicien. Membre de l'association Canti & Musica. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

MENZIES ?: (dix-huitième siècle)
Anglais. Féru de science militaire. En Janvier 1769, il visite le camp de San Niculaiu tenu par les Naziunali.

MERCATOR Gerhard: (1512-1594)
Géographe et mathématicien flamand, cosmographe du Duc de Clèves. En 1589, il dessine une carte de la Corse. D'autres de ses cartes de la Corse sont éditées en 1607, 1628, 1630 et 1636.

MERCINIER-PANTALACCI Emmanuel: (né en 1977)
Avocat au barreau de Paris. En 2010, il fait annuler une des dispositions de la loi dite Perben 2 concernant les prélèvements d'ADN.

MERCURI Toussaint: (1870-1901)
Né à Letia. Il émigre très jeune en Algérie, à Lucet, où son père est à la tête d'une exploitation agricole de 60 hectares. En 1897, il participe à une expédition d'exploration au Centrafrique. Il remonte l'Oubangui en 1898. Après un retour à Lucet, il repart pour le Centrafrique, où il décède, en 1901.

MERCURY Francis: (né en 1930)
Né à Sfax (Tunisie). Originaire de Letia (San Martinu). Journaliste. Grand reporter. Homme de lettres. Chef du Département des Documentaires et Magazines du programme de la Société nationale de télévision TF1, en 1975. Secrétaire général du Conseil National de la Communication Audiovisuelle en 1983. Il est chargé d'un cours d'analyse de la communication à Paris XIII de 1975 à 1979. Professeur à L'E.F.A.P. (Ecole de Formation des Attachés de Presse) de 1976 à 1980. Membre de la Commission de la République Française pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) de 1986 à 1989. Chargé de cours, conférences et séminaires sur la communication à l'Ecole Nationale d'Administration et à l'Ecole de Guerre. Il quitte TF1 au moment de la privatisation et dirige, depuis 1990, la société de production et de distribution de télévision Prodiovisuel International. Auteur de Law (1969), Pougachev (1970), Le gouvernement de Défense Nationale (1971), Histoire de l'Algérie de 1830 à 1962 (7 volumes) en 1987, Renan (1991)... Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix du Combattant. Officier des Palmes Académiques. Chevalier des Arts et des Lettres.

MERCURY François-Noël:
Auteur de Vignes, vins et vignerons de Corse, qui obtient le Prix de Corse, attribué par la CTC en 1992.

MERCURY Zsazsa: (Née en 1971
Née à Aiacciu. Artiste d'art visuel. Directrice artistique du collectif de plasticiens Les Allumeurs.
Voir le site de Zsazsa MERCURY.

MERE Charles: (1883-1770)
Né à Marseille. Auteur dramatique. Scénariste. Dialoguiste. Auteur de 41 pièces de théâtre, dont 6 du Grand Guignol, ainsi que librettiste de 3 drames lyriques. Président de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) de 1929 à 1944. Auteur de la pièce Les 3 Masques, en 1908, dont l'action, une vendetta, se situe en Corse, en dont des versions filmées ont été tournées en 1921 (cinéma muet) et en 1929 (premier film français parlant).

MERELLO Michele: (dix-septième siècle)
Auteur génois. En 1607, il publie chez l'éditeur Pavoni, à Gênes, son livre Della Guerra fatta da'Francesi, e de'tumulti sucitati poi da Sampiero della Bastelica, qui retrace la guerre entre les alliés Français et Corses, contre les Génois, sous Henri II, puis la rébellion de Sampieru Corsu jusqu'à la mort de celui-ci, en 1567. Il reprend également le travail écrit par son oncle, le chancelier Antonio Roccatagliata, concernant la guerre de Corse, Bellum Cyrnicumu.

MERELLO Vincentio: (seizième siècle)
Génois. Capitaine de Calvi. En 1551, il assure l'intérim du gouverneur Francesco Passagio, qui est remplacé avant la fin de son mandat.

MERENGHINIS (de) Parmesano: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Maurizio Scotti. Il est installé à San Fiurenzu.

MERIA Guy:
Inspecteur principal des affaires sanitaires et sociales à la DDASS en Corse. Ecrivain. Auteur de Les tours du littoral de la Corse (1990), Découverte des tours littorales du Cap-Corse, L'aventure industrielle de l'amiante en Corse...

MERIA Jean: (vingtième siècle)
Agent des PTT. Militant communiste. Résistant. Dirigeant du syndicat CGT des PTT de la Corse en 1935. Membre de la direction du Parti Communiste de Corse en 1945.

MERIJON Olivier: (né en 1951)
Né à Versailles (Yvelines). Artiste peintre. Prix de la Jeune Peinture Noël Quasquara en 1980. Il expose à L'Isula en 1981 des paysages de Balagna.

MERIMEE Prosper: (1803-1870)
Ecrivain. En 1839, il est inspecteur des Monuments Historiques, et est en voyage officiel en Corse. Il débarque à Bastia, du vapeur Liamone. Puis il se rend à Aiacciu, et il séjourne à Suddacaro, dans le château de Fredericu d'Istria. Sa mission terminée, il quitte l'Ile. De son séjour, il écrit, en 1840, Notes de mon voyage en Corse, dans lesquelles il dit: A Aleria, la fièvre atteint immanquablement quiconque s'avise d'y passer la nuit. La même année, il commence à publier son roman Colomba sous formes d'articles dans La Revue des Deux Mondes. En 1850, à Paris, l'éditeur Charpentier publie le roman pour la première fois sous forme de livre.

MERLIN Roger: (vingtième siècle))
Né à Vincennes (Val-de-Marne). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1939 une peinture intitulée Rue Fesch, Ajaccio.

MERMET Valérie: (née en 1963)
Originaire de Matra. Enseignante. Conseillère municipale d'Aleria (adjointe déléguée aux affaires sociales et scolaires). Conseillère territoriale (droite, Rassemblement pour la Corse) de 2012 à 2015. Elle occupe le siège laissé vacant par la condamnation (à 3 ans d'inégibilité) de Christine Guerrini.

MERVILLE (de) François Wallet: (dix-huitième siècle)
Prévôt général des armées et maréchaussée de la Corse. En Juin 1774, il est le responsable du tribunal ambulant de la maréchaussée et de l'instruction judiciaires à l'encontre des insurgés du Niolu. En Octobre 1779, à Bastia, publication de son Recueil de jugements rendus par de Merville, Prévôt général de l'Isle de Corse.

MERY Louis: (1877-1967)
Né à Beauvais (Oise). Artiste peintre. Lithographiste. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1936 une lithographie intitulée A la fontaine, Piana (Corse), et à celui de 1949, une peinture et une lithographie toutes deux intitulées Le Golo à Ponte-Leccia (Corse).

MERY Christian: Voir FILIPPINI Christian.

MESSIER Georges Louis Auguste: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1920. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1927 une peinture intitulée Vieux port de Bastia (Corse).

MESSIRE: Voir ISTRIA (d') Antone Marcu.

MESSMER Pierre: (1916-2007)
Homme politique français. Premier ministre de 1972 à 1974. En 1974, un avion de type Caravelle est plastiqué sur le tarmac de l'aéroport d'Aiacciu, sur lequel doit se poser son avion.

METASTASIO: Voir TRAPASSI Pietro.

METCHERSKY Pierre: (vingtième siècle)
Prince. Russe blanc réfugié à Aiacciu en 1921. Artiste peintre. Décorateur. Il s'installe définitivement en Corse où il effectue de nombreux travaux de décoration à Aiacciu, Ulmetu, Pruprià... Il vit ensuite à Sartè.

METELLIUS Cecilius: (deuxième siècle avant notre ère)
Prêteur romain. En 111 avant notre ère, il met fin à l'ultime révolte des Corses et à la conquête de l'Ile.

MEULENAERE Pierre: (vingtième siècle)
Né à Anvers (Belgique). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1933 une peinture intitulée Route de Luri (Cap corse).

MEUNIER Henri Georges Jean Isidore: (1873-1922)
Né à Paris. Artiste peintre. Affichiste. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1919 une peinture intitulée Dans les calanches, Corse, et à celui de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1921, une eau-forte du même titre.

MEUNIER Jacques: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1949 une peinture intitulée Le golfe de Porto en Corse.

MEUNIER Philippe: (1844-1913)
Né à Calvi. Ecclésiastique. Prêtre. Archevêque d'Avignon. Evêque d'Evreux en 1898.

MEURON Aglaé Joséphine: (1836-1925)
Née à Calinzana. Fille de Pierre Louis Adolphe. Artiste peintre. Portraitiste. Auteur du portrait en grandeur nature de Rose Sanvito Alata, de Vicu, d'une peinture intitulée Le boulevard du Roi-Jérôme vers 1880 à Ajaccio, d'un Portrait de Marie-Françoise Marti (1888), d'un ex-voto Actions de grâces (1877)...

MEURON Augustin: (1768-1838)
Né à Aiacciu. Fils d'Etienne Samuel. En Mars 1790, il est officier municipal d'Aiacciu. Officier de marine. Il est fait prisonnier lors de la bataille de Trafalgar, en 1805. Il est libéré en 1814 et rentre à Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

MEURON Etienne Samuel: (1735-1802)
Suisse. Il s'installe à Aiacciu vers 1760. Architecte du Roi. Il dessine les plans de la caserne Saint-François.

MEURON Pierre Louis Adolphe: (1803-1887)
Originaire d'Aiacciu. Né à Calinzana. Fils d'Augustin. Contrôleur des Contributions à Aiacciu.

MEURS Harmen: (1891-1964)
Né à Wageningen (Pays-Bas). Artiste peintre hollandais (paysages, natures mortes, scènes, nus). Expressionniste. Il séjourne en Corse. On lui doit les peintures Jeune fille corse, Place de l'église Sainte-Croix, Corte, Les calanches, une estampe Berger corse, une aquarelle Trois ânes (Corse)...

MEZARD (de) François: (dix-huitième siècle)
Chevalier. En 1816, il remplace Ghjuseppu Maria de Castelli au poste de Président de la Cour Impériale d'Appel de Bastia. Premier président de la Cour Royale de Corse. Membre résident (en 1818) et président (en 1822) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MEZZADRI Ange: (né en 1955)
Priginaire de Corti. Médecin du travail. Vice-président de l'Association Française des Techniciens et Ingénieurs de Sécurité et des Médecins du Travail (AFTIM). Ecrivain. Editeur. Directeur de la collection Polémiques, aux Editions Autres Temps.

MEZZADRI Michel: (né en 1953)
Maire (radical de gauche) de Venacu depuis 2008. Conseiller général du canton de Venacu de 2010 à 2015.

MICAELLI Charles André: (1783-1830)
Né à Isulacciu di Fiumorbu. Laboureur. En 1810, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour complicité de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1830.

MICAELLI Félix dit Feliciolu: (1887-1932)
Né à Isulacciu di Fiumorbu. Bandit. Il prend le maquis en 1907 suite à une vengeance familiale. En 1908, il tue son cousin, le bandit Leonettu Bartoli, avec lequel il tient le maquis. Il s'enfuit en Argentine puis s'engage dans la Légion Etrangère sous le nom de Giudicello Giudicelli. Découvert il rentre en Corse où il regagne le maquis. Il est volontaire pour s'engager dans l'armée française en 1914, mais sa demande est refusée. En 1917, il est l'auteur d'un nouveau meurtre. Il décède au maquis en 1932 (ou en Argentine en 1937).

MICAELLI Ghjuseppu:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

MICAELLI Jacky:
Née à Bastia. Chanteuse. Prix du Concours de Chant de Radio-France en 1986. En 1988, elle représente la Corse au Printemps de Bourges. Membre du groupe Donnisulana. En 1992, avec le groupe, elle entreprend une tournée aux Etats-Unis, au Japon et en Europe. Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros, en 1996, avec son album Corsica Sacra. En 2000, elle chante la cantate Corsica, avec Jean-Paul Poletti. Elle publie les CD Amoresca, en 2001, Fiamma, en 2004, Ti Ricordi, en 2005...

MICAELLI Jean-Toussaint: (1891-1944)
Né à Luretu di Casinca. Commandant dans la Résistance. Déporté Nacht und Nebel (N.N.), ce qui signifie Nuit et Brouillard, déportés condamnés à disparaître. Il est décapité à la hache, par les SS Allemands, en 1944, à Matahausen-Harteim (Allemagne). Reconnu Mort en déportation.

MICHAEL: (quatorzième siècle)
Evêque d'Accia en 1386.

MICHAELLI Filippu Antoniu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est élu par les participants Presidente de la juridiction de Corti.

MICHAUT Angel-Alexis: (1879-?)
Né à Paris. Artiste peintre (miniaturiste). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1927 une peinture intitulée La Faldetta (Coutume corse).

MICHEAU-VERNEZ Robert: (1907-1989)
Né à Brest (Finistère). Artiste peintre. Illustrateur. Créateur de statuettes pour les faïenceries. Il séjourne en Corse où il est professeur de dessin à Bastia. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1942 une peinture intitulée Citadelle de Bastia.

MICHEL Ersilio:
Historien. Ecrivain. En 1928, édition, à Livourne, à Archivio storico di Corsica, de son Pasquale Paoli ufficiale nell'esercito Napoletano. Auteur de I manoscritti dell'Archivio nazionale di Parigi relativi alla storia di Corsica, en 1937. En 1938, parution, à Bologne, de Esuli Italiani in Corsica (1814-1861), qui traite des exilés italiens en Corse et du Carbonarisme.

MICHEL Géo: (1895-?)
Né à Paris. Artiste peintre (aquafortiste). Il adresse au Salon des Artistes Français de 1922 une peinture intitulée En Corse, oeuvre reproduite au catalogue illustré du salon.

MICHELANGELI Antoine: (1928-2008)
Originaire de Santa Lucia di Porti Vechju. Président de l'Amicale des Corses et Amis de la Corse du Canada. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

MICHELANGELI Jean: (1895-1937)
Originaire de Porti Vechju. Combattant de la Première Guerre Mondiale, il en revient gazé. Instituteur. Poète. Une école de Porti Vechju, au hameau de A Trinità, porte son nom.

MICHELANGELI Pierre: (1949-1993)
Né à Bastia. Homme de théâtre (fondateur de A Cumpagnia di l'Olmu) en Corse dans les années 1980. Artiste peintre. Il expose à Aiacciu (1981), Bastia (1988), Antibes (1989)... Un exposition rétrospective lui est consacrée en 1995 à Aiacciu.

MICHELET Jules: (1798-1874)
Historien. Dans le Tome XVII de son Histoire de France, paru en 1880, il évoque brièvement cette petite Corse, Rocher sanglant...

MICHELETTI Auguste Charles Sylvestre: (1890-1965)
Né à Bastia. Militaire. Ancien combattant et grand mutilé de la Première Guerre Mondiale. Capitaine de l'Armée de l'Air. Pilote de chasse de l'Escadrille des Cicognes sur le front roumain (1916-1918). Plusieurs fois cité pour avions allemands abattus. En 1926, il est le premier à faire traverser sans escale la Méditerranée par l'hydravion trimoteur Météore. Fondateur, en 1927, du premier Salon International de l'Aviation, à Marseille, dont il est le commissaire général. En 1930, il est à la base de l'accord américain pour l'exploitation des lignes aériennes transatlantiques par les Açores et les Bermudes. Résistant, durant la Deuxième Guerre Mondiale, il est emprisonné, en 1944, par les Allemands à Périgueux puis à Limoges. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18. Commandeur de l'Ordre de Saint-Stanislas. Chevalier de Saint-Vladimir, avec glaives. Chevalier de l'Etoile de Roumanie. Croix de Guerre roumaine.

MICHELETTI Gabriel: (né en 1942)
Né à Nice. Médecin chercheur. Artiste peintre autodidacte. Il expose en Corse, à Aiacciu et Bastia en 1983.

MICHELETTI Gaston: (1892-1959)
Né à Tavacu. Ténor. Admis au conservatoire de musique de Paris en 1920. Il fait ses débuts à Reims avant de se produire à l'Opéra Comique en 1925. Le principal de sa carrière se déroulé à l'Opéra Comique. Il se retire en Corse en 1945, pour y enseigner le chant.

MICHELETTI Sylvestre Michel: (1888-1915)
Né à Bastia. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco en 1910.

MICHELI: Voir TOMASINI Charles Hyacinthe Baptiste Xavier Paul.

MICHELI Antoniu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Cosmu é Damianu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MICHELI Christian:
Originaire de Ghisoni. Musicien (piano). Compositeur. Membre des groupes Noi et I Muvrini. Compositeur des opéras Sampieru et Pasquale Paoli.

MICHELI Etienne (Léo): (né en 1923)
Né à Bastia. Militant communiste. Résistant pendant la deuxième guerre mondiale (lieutenant). Secrétaire du Parti Communiste de Corse dans la clandestinité. Membre du Front National de la Résistance en 1942. Il part pour Alger en 1943 et participe à la Campagne de France. Secrétaire fédéral du Parti Communiste de Corse en 1944. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MICHELI Laurent:
Militant communiste. Dirigeant du syndicat des dockers de la Corse en 1935.

MICHELI Mathieu: (1882-1931)
Originaire de Centuri. Pharmacien major des troupes coloniales. Photographe. Ses photos sont éditées dans Café de la marine, de Jérôme Camilly (2005) et Le promeneur de Pondichéry, du même auteur, en 2013.

MICHELI Mighele: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Nuceta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MICHELI Pasquale: (né en 1999)
Originaire de Ghisoni. Fils de Christian. Musicien (piano). Premier prix du concours international allemand Jugend-Musiziert 2013.

MICHELIN Jean-Pierre Marcel: (1918-1943)
Militaire. Aspirant au 1er Bataillon de Chasseurs Alpins. Il est tué, à Conca, lors des combats pour la Libération de la Corse, en 1943. C'est le premier officier français mort pour la libération du sol national. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur une des Stèles commémoratives de la Libération de la commune de Conca.

MICHELOT Henri: (dix-huitième siècle)
Hydrographe à Marseille. En 1713, il dessine une carte de la Corse, et des plans de Calvi, Aiacciu, Bunifaziu et Porti Vechju. En 1719, il dessine, avec Laurent Bremond, une carte de la Corse.

MICHIELI ?: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin.

MICHON Joseph: (1836-1904)
Médecin à Aleria. En 1901, il étudie les effets du paludisme sur la population de la région. En 1902, il utilise un traitement aux sels de quinine chez les malades atteints de paludisme. Les résultats observés sont excellents.

MICORA Pietro Giovanni: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1613.

MIGEON Guy:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1982 à 1983.

MIGNARD E.: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Il s'installe en Corse, à Carghjese, au début des années 1930. Il puise ses sujets dans Carghjese et ses environs.

MIGNUCCI Barthélémy: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti de 1882 à 1888. Conseiller général aréniste de Corti de 1886 à 1892 et de 1901 à 1907.

MIGOZZI Marcel: (né en 1936)
Né à Toulon. Originaire de Calinzana. Enseignant. Poète.

MILANI Jean-Louis: (né en 1953)
Né à Bastia. Cadre administratif. Conseiller général (divers droite) du canton de Bastia I de 2004 à 2014. Adjoint au maire de Bastia en 2014. Conseiller territorial de 2014 (il succède à Jean-Jacques Panunzi élu sénateur) à 2015. Conseiller départemental (divers droite) du nouveau canton de Bastia II en 2015

MILANINI Pierre-Jean: (1912-1993)
Né à Porti Vechju. Instituteur. Résistant. Poète. En 1939, ses convictions lui valent d'être fiché comme propagandiste révolutionnaire. Il entre au Front National de la Résistance Corse en 1942 et organise aussitôt la Résistance dans les villages de A Sarra di Scupamena, Surbuddà et Quenza. Il est arrêté par l'OVRA en 1943, condamné à Bastia à 24 ans de réclusion par le Tribunal Militaire Italien et déporté en Italie, emprisonné à Sulmona dans les Abruzzes, d'où il parvient à s'évader. Il rejoint les résistants italiens et les forces alliées. Il regagne Aiacciu via Alger en juillet 1944. Conseiller municipal de Porti Vechju, puis de Quenza. Auteur de Rime Lamaghjunose, en 1961 et de Contra-Fuco (Canti di Pace), en 1982. Il décède à Marseille, en 1993.

MILANO Dominique:
De Bunifaziu. Ingénieur des Ponts et Chaussées. Maire de Bunifaziu de 1965 à 1971.

MILANTA Pierre:
Membre fondateur, à Bastia, en 1904, du Comité d'Action Républicain, affilié au Parti radical-socialiste.

MILCENDEAU Charles: (1872-1919)
Né à Soullans (Vendée). Artiste peintre. Il séjourne en Corse, à Bastergà, en 1910. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1910 une peinture intitulée Zi'Anna Maria, l'aïeule corse, et à celui de 1911, cinq oeuvres réalisées à Bastergà, Montagnard, Fileuse corse, Martin, patron de cabaret, et deux peintures intitulées Scènes d'intérieur, dont l'une figure la chambre où est né Sampieru Corsu.

MILELLI Louis: (1888-1983)
Originaire de Vezzani. Engagé volontaire en 1909, plusieurs fois cité et décoré pour faits d'armes pendant la Grande Guerre, il termine sa carrière comme capitaine. Durant l'occupation allemande, en 1943, à Lyon, il sauve la vie à toute une famille juive, ce qui lui vaut d'être reconnu Juste parmi les Nations à titre posthume, en 2007. Il décède à Vezzani, en 1983.

MILELLIS Lorenzo: (dix-septième siècle)
De Levante, en Italie. Médecin municipal de Bunifaziu, au dix-septième siècle.

MILICH Adolphe Abram: (1884-1964)
Né en Pologne. Artiste peintre polonais (paysages, natures mortes, portraits, compositions). Il séjourne en Corse en 1935. Il y peint de nombreuses oeuvres dont Le village de Corte en Corse.

MILLELIRI Elisabeth:
Journaliste. Ecrivain. Elle collabore au mensuel Corsica. Auteur de Caveau de famille, qui obtient, en 1994, le prix Calibre 38, de Comme un chien dans la vigne (1996)...

MILLELIRI Jean-Paul:
Originaire de Sotta (hameau de Vacca). Médecin. Gastro-entérologue. Artiste peintre.

MILLELIRI Paul: (1902-1972)
Né à Sotta (hameau de Vacca). Après avoir exercé la profession d'instituteur, il entre dans l'administration et devient adjoint des Services Civils de la France d'Outre-Mer. En fonction à Lomé au Togo en 1939, il est mobilisé à la déclaration guerre. Refusant l'armistice, en 1941, il tente de gagner le territoire britannique, mais il est arrêté. Jugé et acquitté, mais révoqué de son poste, il est rejugé et condamné à mort puis sauvé en dernier recours par son avocat. Sorti de prison en 1942, il rentre en Corse où il ne tarde pas à entrer dans la Résistance, au Front National Corse (alias Orgono), dont il devient délégué général pour la région de Sotta. En 1943 il est élu maire de Sotta. Il est fait prisonnier par les Allemands, mais parvient à s'évader et reprend son poste au combat. A la fin de la guerre il reprend ses fonctions en Outremer qu'il quittera avec le grade d'administrateur en chef au troisième échelon pour se retirer dans son village natal. Il décède, en 1972, à Borivoli, hameau de Sotta. Chevalier de la Légion d'honneur. Compagnon de la Libération. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Chevalier de l'Etoile Noire du Bénin.

MILLELIRI Paul:
Originaire de Sotta (hameau de Vacca). Médecin. Ecrivain. Auteur de romans et d'essais (Les Oubliées de l'Empire (2004), Pauline B. La vénus impériale (2004), Le grain de café (2005), Epopée napoléonienne et insignes de tradition (2006), Pace é Salute (2006), Malmaison (2007), Carton rouge (2008), Cabrera (2009), Petites histoires du Consulat et de l'Empire (2013)...).

MILLELIRI Vincent: (né en 1963)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Plasticien. Il expose à de nombreuses occasions à Aiacciu (1993, 1995, 1996, 1998, 2003, 2004...).

MILLERAND Alexandre: (1859-1943)
Président de la République de 1920 à 1924. En 1922, de retour d'Algérie, il fait une escale en Corse. Il arrive par Aiacciu et repart par Bastia. A Aiacciu, dans son discours, il prononce: n'est-il pas évident que, du point de vue économique, il n'est ni rationnel ni logique d'appliquer imperturbablement le même règlement administratif à un département insulaire qu'à la Creuse ou à la Corrèze? Qu'y aurait-il de choquant de de conférer à la Corse, dont personne à coup sûr ne songe à faire une colonie, une autonomie administrative aussi complète que possible ?

MILLET Gilles:
Journaliste. En 1983, journaliste à Libération, il participe à la réalisation du film Jacques Mesrine : Profession ennemi public. Collaborateur à l'hebdomadaire L'Evénement du Jeudi sur les dossiers corses. Il est mis en examen, en 1998 pour recel de violation du droit du secret professionnel, du secret de l'instruction et recel, sur un dossier concernant le nationaliste Marcel Lorenzoni, placé en détention après l'assassinat à Aiacciu du préfet Claude Erignac. Il entre au mensuel Corsica en 2003.

MILLET de MUREAU Louis-Antoine: (1751-1825)
Baron. Officier du génie. En 1786, il dresse le mémoire concernant la place de Bunifaziu. Général de brigade en 1796. Général de division en 1799. Ministre de la Guerre en 1799. En 1814, il débarque en Corse en tant que commissaire extraordinaire du Roi de France Louis XVIII, avec un colonel et 1500 hommes. Il vient reprendre possession de l'Ile, occupée par les Anglais, au nom du Roi de France, conformément à la Convention d'Armistice du 23 Avril 1814.

MILLIE Hyppolite: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calvi de 1875 à 1878.

MILLIN de GRANDMAISON Claude: (1740-1771)
Officier français. Maréchal de camp. Inspecteur général des subsistances militaires en Corse en 1768. En Juin 1768, il commande quatre bataillons français, (deux du Royal Roussillon et deux de l'Eptingen Suisse), soit 2000 à 3000 hommes en tout, débarqués à San Fiurenzu. Le comte de Marbeuf lui commande de prendre la route de Patrimoniu, vers le sommet de Teghjime. Toute la journée, du côté de Patrimoniu, il y a des fusillades entre les Naziunali et ses troupes. En Juillet, les Français et les Naziunali sont face à face. Leurs gardes avancées se touchent presque. Une trêve s'installe pour quelques jours. Il envoie un lieutenant et 30 hommes pour s'emparer de la gorge de Santa Maria, tenue par les Naziunali. En moins de trois heures, les Français prennent la redoute et font 80 prisonniers. Les Naziunali, malgré des renforts, leur abandonnent Barbaghju. La communication est libre entre Bastia et San Fiurenzu. En Août, il attaque Patrimoniu. Les Naziunali, 150 hommes, ne peuvent tenir. Il est à Barbaghju avec le comte de Marbeuf. Il commande une colonne, qui, pourvue d'artillerie et partie de Patrimoniu, marche sur Nonza. En Septembre, le comte de Marbeuf lance une offensive générale. Avec ce dernier et le comte de Coigny, le Régiment du Languedoc et la Légion Royale, il investit Poghju d'Oletta, Ulmetu di Tuda, Oletta et Biguglia. Furiani est cerné. Il investit la Casinca. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français, qu'il perd. Il reçoit trop tard du renfort débarqué à San Fiurenzu (le Régiment de la Marine et le Régiment de Lamarck). En Août 1769, il commande 300 Volontaires Corses stationnés à Ghisoni. Il trouve la mort près du Ponte Vechju, en 1771.

MILLO Antonio: (seizième siècle)
Hydrographe à Venise. En 1587, il dessine une carte de la Corse.

MILLOT Eugène Charles: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse à la fin des années 1920. Il adresse au Salon des Tuileries de 1928 deux peintures intitulées Chemin de Sainte-Claire, Bastia et Chemin muletier, près de Bastia, et à celui de 1929, Le vieux port de Bastia, La place du marché, Bastia et Evisa (Corse).

MINAUX André: (1883-1966)
Né à Paris. Artiste peintre. Lithographe. Il séjourne en Corse. Auteur d'une lithographie intitulée La Corse, en 1969.

MINIC Milan: (1889-1961)
Né à Prijepolje (Montenegro). Architecte serbe. Artiste peintre, élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Belgrade. En 1916, à cause de la guerre, il est évacué sur Aiacciu avec sa famille. Auteur de plusieurs tableaux de paysages corses (Ajaccio, l'eucalyptus du Solario, Ajaccio, les toits, Environ d'Ajaccio, le Monte Gozzi, Golfe de Porto, la tour...), il présente une exposition, à Aiacciu, en 1917. Il quitte la Corse à la fin de 1918, et rentre à Belgrade, où il entame une carrière d'architecte, tout en continuant la peinture. Ses oeuvres sont conservées au Musée de Belgrade, au musée de sa ville natale, chez des particuliers, ou dans la ville de Sabac, en Serbie.

MINICALE: Voir ANDREOTTI Dumenicu.

MINICONI Félix:
D'Afa. Médecin. Conseiller général (radical-socialiste) de Bucugnà en 1945. Conseiller général (radical-socialiste) d'Aiacciu. Vice-président du Conseil Général de la Corse en 1952.

MINICONI Lisandru: (né en 2001)
Né à Aiacciu. En 2013, il est un des principaux acteurs du film Les disparus (il y tient le rôle du jeune Matteo), diffusé en 2014 sur les antennes de France 3.

MINICONI Paul: (né en 1974)
Né à Aiacciu. Originaire de I Peri. Chanteur (pop en langue corse). Auteur-compositeur-interprète. Membre de la Scola di Cantu di Natale Luciani dès 1989. Il se dirige vers la polyphonie en intégrant le groupe estudantin A Palatina. Il rejoint ensuite le groupe Isula, puis le groupe Voce è terra. Co-fondateur du groupe I Cantelli en 1995, il évolue ensuite vers la musique électronique, puis se lance en solo en 2007. Créateur du site iMusic-School (cours de musique par enternet), avec Paul Cesari, en 2007. Auteur d'un recueil de poésies, Omi, Daretu, Dumani (2011). Co-auteur, avec Mathieu Graziani et Frédéric Antonpietri, de Lovecraft in Puesia (2015).

MINICONI Roger:
Docteur en océanographie. Docteur ès-lettres. Expert en pêche méditerranéenne auprès de la Commission Européenne depuis 2002. Il est à l'origine de la création des réserves naturelles des îles Cerbicales et Lavezzi et de la réserve naturelle maritime et terrestre de Scandola. Auteur de nombreux ouvrages sur les espèces marines, on lui doit notamment Les poissons et la pêche en Corse, Le guide des poissons des côtes de Corse, Les fruits de mer des côtes de Corse et du nord de la Méditerranée (2004), et aussi des travaux linguistiques dont le Nouvel Atlas linguistique et ethnographique de la Corse édité par le CNRS en 1999. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari. Auteur de Les noms de lieux en Corse, Toponymie de l'environnement littoral de l'Ile, en 2009.

MINOLY: Voir BOYARD Emilie.

MINOUCHE: Voir COSTA Lucile.

MINTON John: (1917-1957)
Né à Cambridge (Angleterre). Artiste peintre britannique. Illustrateur de livres. Graphiste. Décorateur de théâtre. Il séjourne en Corse à la fin des années 1940. Il est l'auteur des dessins d'un ouvrage intitulé Time Was Away: A Notebook in Corsica, une typographie conçue par Keith Vaughan parue en 1948. Auteur également d'une lithographie intitulée Napoléon Bonaparte et Pascal Paoli.

MINUIT Théophile:
Né à Bastia. Auteur-compositeur-arrangeur-interprète. Son univers est onirique, tourmenté et joyeux. Son principe musical s'appuie sur des orchestrations symphoniques faisant jouer à des musiciens classiques des partitions inventives teintées de pop-rock progressive et expressioniste.

MINUTO GROSSO: Voir GUERRI Francesco.

MIOT de MELITO André François: (1762-1841)
Homme politique et écrivain français. Fonctionnaire au Ministère des affaires étrangères. Ministre de la France auprès du Grand Duc de Toscane. En Novembre 1796, Nabuliu Buonaparte l'envoie en Corse avec son frère, Ghjuseppu Buonaparte, et Antoniu Cristufaru Saliceti, pour y restaurer l'ordre républicain. Il est nommé Commissaire Général Extraordinaire en Corse. Il succède à ce poste à Antoniu Cristufaru Saliceti. En Décembre 1796, il prend officiellement son poste. Il débarque à Erbalunga. Il est assisté sur le plan militaire par Ghjuvan Battista Franceschi. En Janvier 1797, il met en place le tribunal civil, composé de 5 membres, et organise le Département du Golu avec une administration centrale composée également de 5 membres. En Mars, sa mission terminée, il quitte Bastia pour rejoindre Turin. En Décembre 1800, Napoléon Bonaparte le renvoie en Corse en tant que Administrateur Général, avec pour instruction de proclamer la mise hors la constitution de la Corse: Vous commencerez par instituer votre tribunal extraordinaire et vous ferez exécuter tous ceux qui seraient détenus dans les prisons d'Aiacciu comme voleurs, assassins ou provocateur à la rébellion. Administrateur général des deux Départements de la Corse, avec les pleins pouvoirs, le 7 Janvier 1801. En Mars, il débarque à Calvi et prend la direction d'Aiacciu. A Aiacciu, il s'installe dans la maison de famille des Buonaparte. Il a avec lui 12000 volumes que le Ministre de l'Intérieur Lucien Bonaparte lui a confiés, et qui constituent le fonds de la bibliothèque de la ville. En Avril, il publie un décret suspendant les deux tribunaux criminels de Corse pour les remplacer par un seul Tribunal Criminel Extraordinaire, composé d'un président, de huit juges (cinq civils, deux officiers militaires et un commissaire du gouvernement), d'un substitut et d'un chancelier, et qui siègera à Corti. En Mai, il accepte le plan d'extension et d'urbanisation de la ville d'Aiacciu. En Juin, il donne à la Corse de nouvelles lois financières, fiscales et douanières, les Arrêtés Miot. En Août, en compagnie du préfet du Golu Antoniu Ghjuvanni Pietri (voir 1800), entame sa tournée officielle à travers la Haute Corse. Afin d'augmenter les revenus de la ville de Bastia, il impose un droit d'octroi local sur le vin, l'huile, les bois de chauffage ainsi que sur tous bovins et ovins qui passent les portes de la ville. Le général Muller, commandant la 23ème Région Militaire, se déclare ouvertement contre lui. Napoléon Bonaparte rappelle celui-ci et le remplace par le général Joseph Morand. En Mai 1802, il décide que la guillotine, érigée en permanence sur la place publique d'Aiacciu, soit démontée et remisée. En Juillet, il s'installe à Bucugnà pour l'été. Le 14 Juillet, il inaugure la Place Bonaparte (future Place du Diamant). En Août, il se plaint, en vain, auprès du Ministre de l'Intérieur des obstacles que lui opposent les deux préfets de Corse, Antoniu Ghjuvanni Pietri (Golu) et Ghjuvanni Battista Galeazzini (Liamone). En Septembre, en conflit ouvert avec les deux préfets et le général Joseph Morand, il voit sa fonction brusquement interrompue. Pour la dernière fois, il rappelle aux préfets Antoniu Ghjuvanni Pietri et Ghjuvanni Battista Galeazzini ainsi qu'au général Joseph Morand, que sa présence en Corse, où ses attributions embrassent particulièrement les différentes parties d'administration, porte nécessairement au second rang les fonctions de préfet. En Octobre, il s'embarque à Aiacciu et quitte la Corse. Il écrira: A tout prendre, la situation du pays est meilleure. Mais le peu de bien que j'ai pu faire demande, pour se consolider, pour pénétrer dans les masses et modifier sensiblement les mœurs, du temps et de la persévérance dans l'emploi des mêmes moyens. A cet égard donc, je dois l'avouer, je laisse la Corse telle que je l'ai trouvée dans mes deux missions. La civilisation n'y a fait aucun progrès sensible. Le même esprit de vengeance et de haine privées existe. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. Ministre de l'Intérieur du Royaume de Naples (de Joseph Bonaparte) en 1806. Fait Comte de Melito en 1814. En 1818, il est membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Ambassadeur, conseiller d'Etat, membre de l'Institut, il écrit ses Mémoires, qui sont publiées à Paris, chez Michel Lévy, en 1858. Il décède à Paris en 1841.

MIRABEAU (de) Honoré Gabriel (RIQUETTI): (1749-1791)
Comte. Descendant direct des Lenche et des Porrata de Mursiglia, établis à Marseille. Homme politique français. En Avril 1769, il sert en Corse, dans la Légion de Lorraine, en tant que sous-lieutenant volontaire. En Novembre 1789, à l'Assemblée Nationale Constituante, il intervient pour demander une totale amnistie en faveur de tous les Corses: Ceux des Corses qui, après avoir combattu pour la liberté, se sont expatriés à la suite de la conquête de leur île, et qui, cependant, ne sont coupables d'aucuns délits légaux, auront, dès ce moment, la faculté de rentrer dans leur pays pour y exercer tous les droits des citoyens français, et que le Roi sera supplié de donner sans délai, tous les ordres pour cet objet. En Novembre 1790, lors du débat sur la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante, auquel il participe avec le député Antoniu Cristufaru Saliceti, il accuse Carlu Antone Peretti della Rocca, avec preuves et lettres à l'appui, de vouloir faire rejeter par les ecclésiastiques corses la constitution civile du clergé votée en Juillet par l'Assemblée Nationale Constituante. Il le dénonce publiquement comme ennemi de la liberté et partisan de l'aristocratie.

MIRET Orso: (né en 1964)
Originaire d'Ascu. Acteur. Réalisateur. Scénariste. Dialoguiste. Réalisateur des films Dans la forêt lointaine (1995), Une souris verte (1996), De l'histoire ancienne (2001), prix Jean-Vigo, Le Silence (2004), Mon ami Pierrot (2012)...

MIRMAND Christophe: (né en 1961)
Né à Constantine (Algérie). Nommé préfet de la Région Corse et du département de Corse-du-Sud de 2013 à 2016. Il succède à Patrick Strzoda.

MIRONENKO Jérôme dit Jérôme VALINCO:
Originaire de Vighjaneddu. Chanteur de variétés. Il chante en langue corse et en langue française. Grand prix de la Voix d'Or Corse en 1984. Auteur du film (DVD) Corsica mon amour, en 2010.

MISTO Antonio: (seizième siècle)
Artiste italien. Auteur, en 1560, d'un crucifix en ivoire, qui figure dans l'église San Francescu, à Calvi.

MISTRE Alain-Antoine: (né en 1974)
Né à Aiacciu. Officier de marine marchande. Capitaine au long cours. Commandant de navires de croisières.

MITTERRAND François: (1916-1996)
Homme d'Etat français. Socialiste. En 1974, candidat à la présidence de la République, il est en visite à Aiacciu. Il se proclame farouche partisan du droit à la différence et de l'identité culturelle de la Corse. En 1983, en tant que président de la République, il est en visite en Corse.

MOCCHI Emile:
Maire (RPR) de Pruprià de 1971 à 2001. Elu conseiller territorial de 1982 à 1998. En 1990, à Aiacciu, il est blessé lors de l'attentat qui a couté la vie à Lucien Tirroloni. En 1998, il est interpellé et mis en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'extension du port de plaisance (il est condamné à 4 mois de prison avec sursis). Il anime une association d'aide aux enfants et adolescents en difficulté, Deux mains pour l'Enfance.

MODAT René:
Eleveur à Quarcitellu. Membre de la FDSEA. En 1991, il succède à Lucien Tirroloni (assassiné) à la présidence de la Chambre d'Agriculture de Corse-du-Sud. Président de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de Corse.

MODENA Jean-Baptiste:
Franc-maçon. Membre de la loge maçonnique Le Soleil Levant d'Alger. Un des membres fondateurs, en 1901, à Bastia, de la loge maçonnique L'Etoile de Cyrnos, du Grand Orient de France.

MODESTI Dominique Nonce: (vingtième siècle))
Né à Alger. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse, dans le Capicorsu, à la fin des années 1920. Au Salon des Tuileries de 1928, il expose deux peintures intitulées Quai de Saint-Florent et Paysage de Corse, à celui de 1930, trois peintures intitulées Paysage de Corse, à celui de 1931, Marine de Centuri et Paysage corse, et à celui de 1932, Marine de Centuri, Corse, Au Cap Corse, Rue corse et Village corse. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 une peinture intitulée Rue à Corte. En 1933, à Paris, il expose des paysages de Centuri.

MODESTO François-Joseph: (né en 1978)
Né à Bastia. Footballeur professionnel. Il évolue au SC Bastia (1997-1999), à Cagliari Calcio, en Sardaigne, (1999-2004), à l'AS Monaco (2004-2010) et à l'Olympiakos Le Pirée depuis 2010. Finaliste de la Coupe de France en 2010 avec l'AS Monaco. Champion de Grèce en 2011 avec l'Olympiakos Le Pirée. De retour au à Bastia en 2013.

MODIGLIANI ?: (dix-huitième siècle)
Patron de marine juif. En 1763, il commence à fréquenter l'escale maritime de L'Isula.

MODZELEWSKA Myscza: (vingtième siècle)
Née à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1933 une peinture intitulée Paysage (Corse).

MOGEHID: (onzième siècle)
Roi sarrasin. En 1012, il est défait par Guglielmo Malaspina et ses galères pisanes et génoises.

MOHAMED V (Mohamed Ben Youssef): (1909-1961)
Sultan du Maroc en 1927. Déposé par les Français en 1952. En 1953, il est est placé en exil en Corse par le gouvernement français. Avec sa famille et son harem, il est assigné à résidence à Zonza, puis à L'Isula. En 1954, il est transféré à Madagascar. Il retrouve son trône en 1955. En 1959, il revient en Corse. Il ramène avec lui Ignace Cacciaguerra, un adjudant qui était prisonnier des rebelles du Sud marocain depuis 2 ans, et qu'il a fait libérer.

MOIGNARD Edith Paule: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1950 une peinture intitulée Une place à Bastia (Corse).

MOJETTO (ANTONMATTEI ?) Angelo dit Antomatteu: (1701-1765)
Né à Luri. En 1749, à Bastia, il est condamné aux Galères à vie, pour vol et recellement. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1765.

MOLARD C. P.: (dix-neuvième siècle)
Membre du Conservatoire des Arts et Métiers à Paris. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MOLARD Francis: (1845-1897)
Ecclésiastique. C'est le premier archiviste à sortir de l'école de Chartres (1867). Archiviste départemental de la Corse de 1869 à 1870.

MOLINARI Antoine: (1829-?)
Né à Bastia. Navigateur. Militant du mouvement ouvrier. Membre de la Première Internationale. En 1871, il participe au mouvement révolutionnaire dont est issue la Commune de Marseille.

MOLINARI Bart. J.: (1764-1810)
Né à Bastia. Marin. En 1804, à Draguignan (Var), il est condamné à 12 ans de Galères, pour vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1810.

MOLINARI Ghjuvan-Andria: (dix-septième siècle)
Peintre corse installé à Bastia. Elève de Marco Antonio de Santis. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse de 1652 à 1655.

MOLINARI Jean-Toussaint: (?-1870)
Originaire de Muratu. Sous-lieutenant. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

MOLINELLI M.: (vingtième siècle)
Conseiller général (divers droite) du canton de Nonza de 1967 à 1973.

MOLINELLI Santa:
Née à Nice. Installée à San Fiurenzu. Docteur en Littérature Médiévale. Femme de Lettres. Poète. Critique littéraire à la revue Jeune Afrique. Auteure de Notes d un Candélabre Eteint pour une Ombre et Demie (1981), Les sentiments excellents; pour une physionomie en poétique (2015)...

MOLINELLI-CANCELLIERI Lucia: (décédée en 2006)
Fille de l'avocat Charles Cancellieri. Médecin. Femme de culture et de conviction. Elle se fait remarquer dans la lutte contre la société Montedison qui rejette des boues rouges au large du Capicorsu en 1972. Ecrivain. Auteur de de Spada, Dernier Bandit corse, paru en 1994, de Boues rouges, la Corse dit non, paru en 1995, de Charles Cancellieri, l'Insoumis (1895-1957), paru en 1998, de Contes Corses di Mammone, paru en 1999...

MOLL Oskar: (1885-1947)
Né à Brieg (Allemagne). Artiste peintre allemand. Il séjourne en Corse en 1912. Auteur d'une peinture intitulée Paysage de la baie d'Ajaccio (1912).

MOLLARD Amédée:
Général de division. Commandant supérieur de la Défense de la Corse et commandant en chef des troupes en Corse de 1938 à 1940. En 1943, il participe à la libération de la Corse.

MOLTEDO Joseph-Antoine: (dix-neuvième siècle)
Directeur des postes à Rome. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

MOLTEDO Mathieu dit Rambottu: (1785-1846)
Né à Vicu. Porteur de contrainte. En 1843, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846.

MONATH Peter Conrath: (1695-1748)
Editeur et libraire à Nuremberg. En 1736, il édite une carte de la Corse.

MONBILIA: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1559, après le retour de la Corse à la République de Gênes, il est nommé commandant de la place d'Aiacciu. Il dispose, pour défendre la ville, de deux cents soldats.

MONCADA (de) Roger: (quatorzième siècle)
Haut fonctionnaire du Roi de Sicile, Martin 1er le Jeune. En 1397, ce dernier le met à la disposition d'Arrigu della Rocca, à qui il apporte le soutien.

MONCALVI Jean-Luc: (1601-1669)
Né à Calvi. Evêque de Guardafiera en 1640.

MONCHEUX Claire: (vingtième siècle)
Née à Bastia. Artiste peintre (nus, bouquets) vivant aux Etats-Unis puis à Bastia à partir de 1970. Elle expose à Bastia en 1988 et 1994.

MONDAIN Jean: (vingtième siècle)
Né à La Chapelle-Rousselin (Maine-et-Loire). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse à la fin des années 1920. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 deux peintures intitulées Vieux tombeau à Ajaccio et Une impasse à Ajaccio, à celui de 1930, Le roc de l'Aigle, Ajaccio et à celui de 1931, Clair de lune (Ajaccio).

MONDHARE L.: (dix-huitième siècle)
Editeur à Paris. En 1769, il édite une carte de la Corse.

MONDIELLI Nicolas Clément: (1872-1971)
Originaire de L'Isula. Militaire. Lieutenant en 1900. A la fin de la Première Guerre Mondiale, il est promu lieutenant-colonel. Colonel en 1924, il est muté en Algérie. Général de brigade en 1929.

MONDIELLI Pascal-Eugène: (1878-1961)
Originaire de Balagna. Militaire. Trois fois blessé lors de la Première Guerre Mondiale. Lieutenant-colonel en 1927. Colonel à l'état-major de la défense de la Corse en 1940. Chef de la Légion Française des Combattants de Corse en 1940. Intronisé maire de L'Isula par le régime de Vichy en 1941. Arrêté lors de la libération de la Corse, en 1943, il est interné durant deux ans et demi en Algérie. En 1946, il est condamné à 10 ans d'indignité nationale et à la dégradation. Il décède à Nice en 1961.

MONDOLONI Antoine: (1905-?)
Né à Zonza. Résistant durant la deuxième guerre mondiale.

MONDOLONI Antoine:
Originaire de Sartè. Chef d'entreprise. Elu président de la Chambre de Commerce et d'Industrie Régionale (CCIR) de Corse en 2013.

MONDOLONI Benoît Clément: (né en 1925)
De Sarté. Résistant. Membre du Réseau Frédérick. Il est condamné (par contumace) par le Tribunal Militaire Italien de Bastia, à 24 ans de réclusion, en Juillet 1943. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONDOLONI Christian:
Militant autonomiste. Membre de l'Action Régionaliste Corse (ARC). En 1975, il fait partie (il est chargé des questions économiques) de la délégation de de l'ARC, composée de 8 membres, qui est reçue à Paris par Libert Bou. Auteur de Corse, renaissance d'une nation (2013).

MONDOLONI Christophe: (né en 1977)
Né à Aiacciu. Originaire de Sarté. Chanteur. Musicien (guitare). Comédien. Il est issu de la Scola di Cantu, de Natale Luciani. Il collabore au groupe Canta U Populu Corsu. Il chante également en solo (Distinu, en 2008, Cresce, en 2011...). Il joue dans La femme du boulanger, avec Michel Galabru (2012). Auteur de U Catinacciu di Sartè (2016).

MONDOLONI Dominique: (1948-2007)
Originaire du Fiumorbu. Professeur de Lettres. Journaliste. Il collabore à Nice-Matin, Corse-Matin, La Corse Votre Hebdo...

MONDOLONI François: (1922-2014)
Chef de service honoraire à l'Administration Centrale du Ministère des Finances. Conservateur des Hypothèques des Hauts-de-Seine. Officier de la Légion d'Honneur. Officier dans l'Ordre National du Mérite. Chevalier des Palmes Académiques.

MONDOLONI Jacques: (1920-2014)
Né à Pitretu Bicchisgià. Militant communiste. Résistant. Il est arrêté par les Allemands lors de la rafle de 1943, à Pitretu Bicchisgià, et est déporté à l'île d'Elbe, puis au camp de Wolfsberg en Autriche. Il sera le dernier survivants des 33 résistants déportés lors de cette rafle.

MONDOLONI Jacques: (né en 1941)
Ecrivain. Auteur de science-fiction. Réalisateur de courts métrages. Critique et animateur littéraire. Régisseur de spectacle, Réalisateur de Décombres, en 1966. Auteur, entre autre, de Je suis une herbe (1982), Papa 1er (1983), grand prix de la Science-Fiction Française, Corsica Blue (1996), Le dernier Corse (2001), Quand la mer monte (2002), Ce n'est pas tous les jours Revanche (2004), La voix (2004), Pas d'argot pour Mister Riche (2010)...

MONDOLONI Jean-Claude: (né en 1939)
Né à Beyrouth (Liban). Originaire de Pitretu Bicchisgià. Ancien militaire parachutiste. Ancien membre de l'OAS. Ecclésiastique. Membre de l'équipe pastorale de la région Balagna Cortinesu. Abbé de Merusaglia-Ponte a A'Leccia depuis 1981. Administrateur de l'ensemble interparoissial de Calacuccia. Ancien militant nationaliste de l'ANC. Interpellé, en 1987, lors d'une manifestation à Aiacciu, pour troubles à l'ordre public durant le discours de Charles Pasqua, il est emprisonné à Toulon durant 5 mois. Membre du Comité Sozzi.

MONDOLONI Jean-Martin: (né en 1968)
Originaire de U Viscuvatu. Né à Stains (Seine-Saint-Denis). Ingénieur. Proviseur de lycée. Président de la société d'économie mixte Société Informatique et Télématique Corse (SITEC). Conseiller territorial (divers droite) de 2004 à 2010 (président de la Commission des Finances). Elu conseiller territorial en 2015 (membre de la Commission Permanente et président de la Commission de Contrôle et d'Evaluation). Chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques.

MONDOLONI Joseph: (1896-2004)
De Porti Vechju. Le dernier des Poilus de Corse. Mobilisé en 1915, il connait Verdun et le Chemin des Dames. Considéré comme déserteur en raison d'un retour de permission tardif, dû à des problèmes de transport, il est un des derniers Poilus à ne pas être décoré de la Légion d'Honneur. A sa mort, il est le Doyen des Insulaires.

MONDOLONI Jules Paul: (1914-1943)
Né à Pitretu Bicchisgià. Militant communiste. Mobilisé, il est fait prisonnier en 1940, s'évade et réussit à rentrer en Corse. Il rejoint alors la Résistance en 1941, sous les ordres de Jean Nicoli. Membre du Front National de la Résistance (FNR). Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est exécuté par les Italiens de l'OVRA, avec André Giusti, en 1943, à Aiacciu, lors de la fusillade de la Brasserie Nouvelle (mortellement blessé, il est fait prisonnier, transporté à l'hôpital, il rend le dernier soupir 48 heures après, sans avoir livré aucun détail de l'organisation). Reconnu Mort pour la France. Décoré de la Médaille Militaire et cité à l'Ordre de l'Armée à titre posthume. Croix de Guerre 1939-1945. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MONDOLONI Jules Franck: (né en 1947)
Né à Pitretu Bicchisgià. Artiste peintre. Sculpteur. Plasticien. Décorateur de théâtre. Enseignant. Il expose à Bunifaziu, Bastia, Calvi, Sartè, Eze, Vence, Charleville, Marseille...

MONDOLONI Paul: (1803-1828)
Né à Cuzzà. Berger. En 1825, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol sur un chemin public. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1828.

MONDOLONI Paul:
Né à Pitretu Bicchisgià. Militant communiste. Maire de Pitretu Bicchisgià de 1971 à 1977.

MONDOLONI Paul:
Militant socialiste. Conseiller général de Sartè jusqu'en 1988.

MONEGLIA (de) Cambiasso Luca: Voir CAMBIASO Luca.

MONEGLIA Baptista: (seizième siècle)
Médecin génois installé à Spiluncatu. Il y soigne par contrat collectif les habitants. En 1588, la communauté de Belgudè passe un contrat avec lui pour bénéficier de ses soins, tout en continuant à résider à Spiluncatu.

MONEGLIA (de) Camillo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1619, il succède à Stefano Rivarola. En 1620, il fait récupérer de l'eau pour alimenter Bastia, jusqu'à proximité de la rivière Bevincu, à San Lurenzu, à six milles de la ville, en faisant construire un aqueduc tout le long de la route. En 1621, il est remplacé par Mario Spinola.

MONEGLIA (de) Paolo: (seizième siècle)
Génois. En 1546, il est nommé commissaire en Corse, pour régler, entre autres, les problèmes de la colonisation de Porti Vechju, et celui de l'usure. Il sanctionne les notables corses pour leur incapacité à trouver des volontaires pour le repeuplement de la région de Porti Vechju.

MONERA Joseph: (1877-1964)
Né à Pianottuli-Caldarellu. Artiste peintre (paysages). Il est un des collaborateurs artistiques de la revue La Corse touristique, dans les années 1920.

MONESTIE Jean: (né en 1963)
Artiste peintre (figurations contemporaines). Professeur d'arts plastiques en Corse depuis 1991. Il expose à Aiacciu, Bastia, Bunifaziu, Calvi, Sartè, Porti Vechju, E Ville di Parasu...

MONESTIER Pierre Laurent: (1755-1800)
Député de la Lozère de 1791 à 1795. En Juin 1791, il est désigné, avec Antoniu Andrei, comme commissaire civil, dépêché en Corse par la commission d'enquête diligentée par l'Assemblée Législative Nationale, qui a été créée, après les émeutes contre-révolutionnaires de Bastia. En Avril 1792, avec le commissaire Antoniu Andrei, ils rendent public le rapport qu'ils ont effectué sur la situation administrative de l'Ile.

MONLAÜ Xavier:
Maire de Corti de 1914 à 1922.

MONLUC (ou MONTLUC) (de) Blaise: (1502-1577)
Maréchal de France. En 1543, dans ses Commentaires, il cite le courage de Sampieru Corsu lors du siège de Cuneo. En 1553, ce dernier est sous ses ordres au siège de Ceva, dans le Piémont.

MONNIER Pierre Sébastien: (1877-?)
Né à Pedicroce. Docteur en médecine. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Nommé médecin-chef de l'Hôpital Civil de Bastia en 1928. Médecin du dispensaire anti-vénérien de Bastia. Elu conseiller général du canton de Pedicroce en 1935. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille de bronze de la Protection des Enfants.

MONTAGNARA (da) Gherardo: (quinzième siècle)
Prince de Piombino, en Toscane. Frère d'Appien IV. En 1483, ce dernier l'envoie en Corse pour prendre les affaires de l'Ile en main. Il arrive sur l'Ile avec trente soldats, commandés par Frantagui da Corsoli. Ils débarquent à E Porraghje, dans l'embouchure du Golu. Ils sont accueillis par les ennemis de Ghjuvan Paulu di Leca, avec Rinucciu di Leca à leur tête. A une Cunsulta, tenue à Lagu Benedettu, il est élu Comte de Corse. La plupart des seigneurs corses se rangent à ses côtés. L'affrontement entre ses troupes, emmenées par Rinucciu di Leca et ses alliés, et celles de Ghjuvan Paulu di Leca, resté fidèle à Gênes, a lieu à Sant'Antoninu; il tourne à l'avantage de ces dernières, la plupart de ses alliés sont en fuite ou faits prisonniers. Battu, il rentre à Piombino.

MONTAGONO Christine:
Danseuse. Professeur de twirling. Championne du Monde de twirling bâton par équipe en 1992. Dirigeante de l'association Ball'e Arte. Organisatrice du festival itinérant Le Pont de l'Humour depuis 2007. Membre du Club d'Education Canine de Veru. Membre de l'Association des Chiens Guides d'Aveugles de Corse.

MONTAGONO Pierre:
Organisateur du festival Pont de l'Humour, créé en 2008 à Aiacciu.

MONTAL Louis Alexandre: (vingtième siècle)
Né à Cahors (Lot). Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1951 une peinture intitulée Les rochers de Piana (Corse).

MONTALCINO (da) Gabriele: (quatorzième siècle)
En 1372, le pape Grégoire XI le nomme évêque d'Aiacciu, sous le nom de Simon, avec le titre d'Inquisiteur de l'Eglise Catholique en Corse.

MONTALDO (da) Antonio: (?-1443)
Génois, fils de Raffaello. En 1443, avec son frère Nicolo, ils sont nommés tous deux gouverneurs de la Corse, en remplacement de Janus da Campofregoso. Ils se mettent en campagne pour reprendre en main l'Ile. Ils affrontent Lucianu di Casta, Opiccinu Lucitano, et d'autres Caporali partisans de Simone da Mare. Ils trouveront la mort au cours des combats.

MONTALDO Giovan Maria: (seizième siècle)
Génois. En 1586, il fait une demande d'inféodation pour la vallée dite Fiuminale d'Urtuli dans la piève de Sartè.

MONTALDO (da) Giovanni: (quinzième siècle)
Génois. Fils de Raffaello. En 1436, Gênes l'envoie en Corse, avec son frère Nicolo, pour tenter la reconquête de l'Ile. Il est aidé par Simone da Mare, Ambrughju d'Omessa, l'évêque d'Aleria, et d'autres Caporali de la Terra di U Cumunu. En 1437, Simone da Mare étant devenu gênant pour les Génois, il le fait emprisonner dans le château de Motti, à Luri. Avec son frère, ils reprennent Bastia, Biguglia et Corti. Ils prennent à leur service Ghjuvanni della Grossa, qui devient vicaire de leur gouvernement, à Biguglia. En 1438, ils affrontent Lucianu di Casta, Opiccinu Lucitano, et d'autres Caporali partisans de Simone da Mare. En 1443, après la mort de ses deux frères, Antonio et Nicolo, il est envoyé en Corse par le doge de Gênes, Raffaello Adorno, en tant que nouveau gouverneur. Avec l'aide des seigneurs du Capicorsu il reprend San Columbanu et jette l'ancien gouverneur Janus da Campofregoso en prison. Mais, confronté à Ghjudice d'Istria, pro-Aragonais, qui prend la place de Corti, et qui reçoit l'appui de l'évêque de Mariana, Michele de Germani, et de nombreux notables de la Terra di U Cumunu, il doit se réfugier à Bastia. Il est nommé podestat de Calvi. En 1446, attaqué par Mariano da Norcia, il doit se réfugier à Bastia, qu'il cédera peu après à ce dernier.

MONTALDO (da) Leonardo: (?-1384)
Diplomate génois. Conseiller du doge Simon Boccanegra. En 1358, avec ses troupes, il participe, avec Sambucucciu d'Alandu, à la révolution des paysans de la Terra di U Cumunu contre les seigneurs féodaux corses. Il est chargé par Gênes de ramener à la République les communes corses ralliées au Royaume d'Aragon. Il met au point un acte de soumission volontaire, conclu entre la nouvelle Terra di U Cumunu et Gênes. Il rentre à Gênes, une fois sa mission terminée. En 1383, il est élu doge de Gênes. Il meurt de la peste en 1384.

MONTALDO (da) Nicolo: (?-1443)
Génois. Fils de Raffaello. En 1436, Gênes l'envoie en Corse, avec son frère Giovanni, pour tenter la reconquête de l'Ile. Il est aidé par Simone da Mare, Ambrughju d'Omessa, l'évêque d'Aleria, et d'autres Caporali de la Terra di U Cumunu. En 1437, Simone da Mare étant devenu gênant pour les Génois, il le fait emprisonner dans le château de Motti, à Luri. Avec son frère, ils reprennent Bastia, Biguglia et Corti. Ils prennent à leur service Ghjuvanni della Grossa, qui devient vicaire de leur gouvernement, à Biguglia. En 1438, ils affrontent Lucianu di Casta, Opiccinu Lucitano, et d'autres Caporali partisans de Simone da Mare. Il doit se retirer à Bastia. Il demande en vain, du secours à Gênes. En 1443, avec son frère Nicolo, ils sont tous deux nommés gouverneurs de la Corse, en remplacement de Janus da Campofregoso. Ils se mettent en campagne contre les Caporali partisans de Simone da Mare, pour reprendre en main l'Ile. Ils trouveront tous les deux la mort au cours de ces combats.

MONTALDO (da) Raffaello: (quinzième siècle)
Génois. Nommé gouverneur de la Corse en 1398. Il est allié à une puissante famille d'Omessa, qui compte deux évêques, celui de Mariana et celui d'Aleria. Avec l'aide de nombreux Capipopuli, il bat Arrigu della Rocca, qui se replie en Cinarca. A la mort de ce dernier, en 1400, son fils bâtard Francescu lui succède, se rallie à lui et lui cède la seigneurie de Cinarca pour mille Genovini. En échange, il le nomme Vicario (lieutenant) de la commune de Gênes. En 1403, il est rappelé à Gênes. En 1411, il est à nouveau gouverneur de la Corse. En 1414, il demande et reçoit de Gênes d'importants renforts. Avec l'appui des seigneurs du Capicorsu, et d'autres Capipopuli, il attaque Vincentellu d'Istria, près de Mariana, où ce dernier est battu. Il confère à ses alliés le titre de Caporali. En 1415, il est remplacé par Abramo da Campofregoso. En 1417, son retour est demandé, en vain, à Gênes, par les évêques Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa et leurs partisans, qui le préfèrent à Pietro Squarciafico.

MONTALTI Jacques: (1850-?)
Né à Bastia. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco en 1875. Il exerce entre 1870 et 1880 (Mort de Sainte Cécile, en 1878).

MONTANIER Francis Etienne: (1895-1974)
Né à Lyon. Artiste peintre (paysages, natures mortes, nus, compositions). Il présente à l'exposition d'art sur la Corse organisée à la Galerie L'Equipe, à Montparnasse, en 1939 une peinture intitulée Les églises de Corbara.

MONTASTRUC (de): (seizième siècle)
Militaire français. Neveu du maréchal de Termes, Paul de La Barthe, commandant en chef des forces françaises en Corse. En 1553, ce dernier le laisse en otage, à Bunifaziu, au Turc Dragut, en attendant une somme de vingt-cinq mille écus, exigée par celui ci au Roi de France, en compensation du non-pillage de la ville. En 1554, il est, avec ses Gascons et deux cents Français, à Corti, où les Corses harcèlent les troupes génoises.

MONTCARVILLE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande le Régiment de Bourgogne stationné à Calvi avec la Légion du Prince de Soubise.

MONTE Francescu: (dix-septième siècle)
De Moïta Verde. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Pievanu de Verde. Vicaire général d'Aleria. Poète.

MONTEBRUNO Francesco: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1586. Il succède à Pierbattista Cataneo. En 1588, il est remplacé par Lorenzo Negrone.

MONTECARLERIO Joannis: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique et géographe à Milan. En 1712, il édite une carte de la Corse.

MONTECATTINI Carlu: (dix-septième siècle)
Membre de l'Accademia dei Vagabondi.

MONTECATTINI Félix (Felicianu): (1836-1911)
Né à Palasca. En 1867, il est à Saint-Domingue, puis, en 1870, à Haïti, où il participe au renversement du dictateur Sylvain Salnave. Il passe ensuite au Venezuela et se lance dans la prospection minière, dans la Chacao. En 1880, il participe à la révolution vénézuélienne et devient général en chef de l'artillerie. Il décède à Bastia, en 1911.

MONTECATTINI Petru: (dix-neuvième siècle)
Né à Palasca. Commandant d'une compagnie de Volontaires Royalistes. Maire de Palasca. Décoré de la Fleur de Lys.

MONTECATTINI Xavière:
Originaire d'Urtaca. Attachée d'administration à l'Université de Corse. Maire d'Urtaca depuis 1995. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

MONTEFIORE Marcantonio: (?-1578)
Sicilien. En 1577, il est évêque du Nebbiu, il remplace Cesare Contardi. Il décède, en 1578, à San Fiurenzu, par suite de fièvres.

MONTEFOSVOLI (de) Donato: (quatorzième siècle)
Religieux pisan. En 1369, il est envoyé en Corse par Urbain V pour y faire un état des lieux du culte.

MONTEGGIANI Petrantoniu: (1455-1536)
Né à U Viscuvatu. Chroniqueur de la Corse, auteur de E Croniche, des chroniques qui retracent les événements qui se sont produits en Corse de 1464 à 1536, et qui seront publiées par Antoniu Petru Filippini en 1594. En 1520, il est l'un des deux ambassadeurs corses, l'autre étant Risterucciu di Matra, qui sont envoyés à Gênes, pour demander justice contre les nombreuses malversations commises par les fonctionnaires de l'Ufficio di San Giorgio en Corse.

MONTEIL (de) Adhémar: (?-1098)
Evêque du Puy. Légat apostolique du pape Urbain II pour la première croisade. Auteur du verset Salve Regina, appelé aussi antienne du Puy, en 1097. Ce verset, adapté en 1676 par le jésuite Francesco di Geronimo sous le nom de Dio vi salve Regina, devient, au XVIIIème siècle, l'hymne national de la Nation Corse. Il meurt de la peste à Antioche, en 1098.

MONTELUPU (de) Ghjacumu Petru: (quinzième siècle)
Notable de Calvi. En 1420, il livre la ville au Roi d'Aragon et de Sicile, Alphonse V. En 1421, après la reprise de la ville par les Calvais et les Génois, il est déclaré traître à sa patrie et chassé de la cité.

MONTEMAIO (di) Battista: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

MONTEPAGANO Ange-François: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Bunifaziu. Médecin. Officier de santé. Médecin de la douane et de l'Hospice Civil. Juge suppléant de la Justice de Paix. Membre du conseil municipal de Bunifaziu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

MONTEPAGANO Pierre Vincent: (1828-1881)
Né à Bunifaziu. Docteur en médecine. Diplômé de l'Université de Montpellier. En 1854, il prend part à la lutte contre l'épidémie de choléra qui ravage Bunifaziu. Maire de Bunifaziu de 1865 à 1875. Elu conseiller général Bonapartiste de Bunifaziu en 1871. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) César: (?-1833)
Originaire de Corti. Médecin militaire. Chirurgien aide-major. Il meurt du choléra, en Algérie, en 1833.

MONTERA (de) Félicité: (1885-1967)
Née à Bastia. Artiste peintre corse. Elle exerce à Bastia à partir 1900. Elle obtient le Legs de Sisco en 1903. En 1909, elle bénéficie d'une aide du Conseil Général de la Corse pour continuer ses études à Paris. Peintre de portrait, spécialiste de la miniature sur ivoire. Exposition de Bastia en 1911. Médaille d'or à Cannes en 1912.

MONTERA (de) Fernand Hyacinthe Joseph François Ernest Henri: (1902-1995)
Né à Bastia. Magistrat. Il exerce aux colonies de 1928 jusqu'en 1955 (Pondichéry, Ziguinchor (Sénégal), Dakar, AOF). Conseiller à la Cour de Cassation en 1955, président de chambre en 1962. Membre du Conseil Supérieur de la Magistrature. Officier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) Francescu Antoniu: (1742-1814)
Originaire de Corti. Chanoine. Docteur. Juge de paix à Corti. En Janvier 1777, il est avocat au Conseil Supérieur de la Corse.

MONTERA (de) Ghjacintu: (1749-1783)
Originaire de Corti. Frère de Francescu Antoniu. Ecclésiastique. Prêtre. Vicaire général à Rome.

MONTERA (de) Ghjacumu: (1755-1844)
Originaire de Corti. Frère de Francescu Antoniu. Colonel de gendarmerie. Il décède à Arras.

MONTERA (de) Hyacinthe Auguste Vincent-de-Paul: (1876-1966)
Né à Bastia. Avocat en 1903 (il défend de nombreux bandits corses dont Castellani, Caviglioli, Rutili, Spada, Torre...). Bâtonnier du barreau de Bastia. Conseiller municipal de Bastia en 1908, second adjoint d'Emile Sari en 1919, puis premier adjoint. En 1932, il est grièvement blessé lors de la catastrophe du palais de justice de Bastia. Maire de Bastia en 1937, il est destitué par le régime de Vichy en 1941. Il est emprisonné par les Italiens en 1942. Conseiller général du canton de Terra Vechja. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Président de la section bastiaise de la Ligue des Droits de l'Homme. Réélu maire de Bastia de 1945 (liste Front National) à 1947. Il quitte alors la vie politique et redevient avocat jusqu'en 1959. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Bastia en 1966.

MONTERA (de) Hyacinthe Jacques Vincent: (1791-1867)
Né à Corti. Officier. Chef de bataillon. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) Hyacinthe Sylvestre François: (1823-1908)
Né à Bastia. Avocat. Premier avocat général à la Cour d'Appel de Bastia. En 1878, il est président du Comité de l'Appel au Peuple de Bastia. En 1884, il est le défenseur du journaliste Emile Dosquet, dit Saint-Elme. Député (Bonapartiste) de la Corse en 1885, mais l'élection est invalidée trois mois plus tard. Il décède à Bastia, en 1908. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA Joseph Louis: (?-1902)
Né à Bastia. Fils de Hyacinthe Sylvestre François. Avocat au barreau de Bastia.

MONTERA Joseph Louis:
Né à Bastia. Fils de Hyacinthe Auguste Vincent-de-Paul. Résistant à l'occupation étrangère, il est un des animateurs de la mission Pearl Harbour envoyée en Corse par Alger en 1942. Il est déporté en Italie durant un an, en 1943.

MONTERA Joseph-Marie: (1777-1851)
Né à Corti. Docteur en droit. Avocat. Secrétaire de l'administration municipale du canton de Corti. Il collabore à la Révolution française. Secrétaire de l'état-major de la place de Corti. Secrétaire de la sous-préfecture de Corti. Juge-suppléant près le tribunal civil de Bastia en 1816. Président du tribunal civil de Bastia en 1819. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Conseiller à la cour d'appel de Bastia en 1846. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA Joseph-Marie: (1804-1881)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Aumonier militaire. Prêtre. Doyen des chanoines de Saint-Denis. Chef du culte en Algérie. Curé de la première église édifiée à Alger. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) Jules: (1854-1925)
Originaire de Corti. Fils de Léonard. Officier d'Infanterie. Prisonnier lors de la guerre de 1914.

MONTERA (de) Léonard: (1807-1855)
Né à Corti. Engagé volontaire au 10ème Régiment d'Infanterie Légère en 1824. Sous-lieutenant en 1831. Il fait la campagne d'Afrique. Il passe au service de l'Espagne avec la Légion Etrangère en 1835. Lieutenant en 1839. Capitaine en 1841. Commandant en 1845. Lieutenant-colonel au 4ème Régiment d'Infanterie Légère à Perpignan en 1848. Colonel au 74ème Régiment de Ligne en 1855. Il est tué à l'assaut de Sébastopol, en Crimée. Officier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) Louis: (1886-1916)
Né à Bastia. Avocat au barreau de Bastia. Sous-lieutenant au 1er Régiment de Marche des Tirailleurs lors de la Première Guerre Mondiale. Il est Mort pour la France, dans la Somme, en 1916. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre.

MONTERA (de) Louis Michel Aristide: (1799-1882)
Né à Corti. Président du Tribunal Civil de Corti. Maire de Corti en 1877. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MONTERA (de) M.: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Corti. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia en 1847 et en 1852. Avocat à la Cour d'Appel de Bastia en 1865 et en 1877.

MONTERA (de) Pierre: (1863-1885)
Originaire de Corti. Fils de Léonard. Lieutenant d'Infanterie. Il est tué à Panama.

MONTERA Pierre-Toussaint: (1896-1991)
Né à Bastia. Proviseur du lycée Chateaubriand à Rome. En 1941, il est chassé d'Italie par Benito Mussolini.

MONTERA Toussaint:
De Corti. Musicien (guitare). Chanteur.

MONTE REGGIO (de) Hieronimus: (quinzième siècle)
Evêque de Mariana de 1458 à 1463.

MONTESORO ?: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1703, 1714 et 1732.

MONTEYNARD (de) Louis François: (1713-1791)
Marquis. Secrétaire d'état français à la guerre. En Mai 1771, il présente au chancelier René Nicolas de Maupeou un projet administratif pour la Corse, qui est plus connu sous l'appellation d'Edit de Mai. En Juin 1771, il autorise les 120 familles grecques de Paomia qui en ont fait la demande à s'installer à Carghjese. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, se tient la Deuxième Assemblée des Etats de Corse, au cours de laquelle il est demandé que la Corse soit érigée en grand gouvernement et que lui-même en soit nommé Gouverneur Protecteur. En Août, il est nommé Gouverneur Général Protecteur de la Corse, tout en n'y résidant pas, fonction qu'il occupe encore en 1789. En Mai 1789, à Versailles, aux Etats Généraux, il fait état des émeutes qui se multiplient sur l'Ile (Casinca, Calvi…) à l'occasion des élections. En Janvier 1790, il écrit: les troubles qui s'élèvent dans cette île me confirment dans cette opinion que j'ai depuis longtemps. Les partisans de Pasquale Paoli se réveillent comme je n'ai cessé de le craindre et de le dire sans cesse…

MONTFERRINI Marie-Line: (née en 1962)
Originaire d'Aiacciu. Née à Alger. Sculptrice. Elle installe son atelier à I Peri, en 1997. Fondatrice de l'association culturelle Atelier Mapao, en 2010.

MONTHOLON (de) François Richard: (1856-1940)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse en 1891 et 1892. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1892 deux peintures intitulées Le Campo dell'Oro et Les châtaigniers de Bocognano, et à celui de 1893, Una Mandria et Dans les montagnes de la Corse. Il réalise 31 illustrations gravées en noir et blanc pour l'ouvrage de Charles Andrei A Travers la Corse, édité en 1892.

MONTI Achille:
Co-auteur, avec Marie-Lucie Cervoni et Antoine Pieretti, de Luri, chemins d'une histoire, en 1996.

MONTI Antoine Dominique: (1922-2006)
Professeur au collège de Cervioni. Historien. Fondateur de l'ADECEC (Association pour le Développement des Etudes (archéologiques, historiques, linguistiques et naturalistes) du Centre Est de la Corse) en 1970. Président de l'ADECEC de 1970 à 1997. Auteur de notes et textes (Maria Catalina, Les Cathares corses, Maria Felice, Pisa é a Corsica, La grande révolte des Corses contre Gênes 1729-1769 (1979), La Révolution française et la Corse...). Auteur de Cervioni et le Campuloru au fil des ans, de Toponymes du Campuloru (1973), de Propos décousus....

MONTI Catherine: (décédée en 1943)
Résistante. Elle est tuée par les Allemands, lors des combats pour la libération de Bastia, en Septembre 1943. Reconnue Morte pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

MONTI Charles: (né en 1946)
Né à Bastia. Originaire de Biguglia. Journaliste. Il fait sa carrière à Corse-Matin. Echotier de l'actualité de toutes les microrégions du nord de l'Ile. Rédacteur (faits divers et actualité locale). Rédacteur sportif, attaché au Sporting club de Bastia de son accession en CFA à l'épopée européenne. Responsable des sports en Corse, adjoint au chef d'agence de Bastia. Chef d'agence de Bastia. Directeur adjoint de Corse Matin peu après la fusion avec La Corse (l'édition corse de La Provence). Directeur régional de la rédaction de Corse Matin depuis 2001.

MONTI Claudiu: (1622-1699)
Né à Palasca. Fils de Petru Paulu. En 1657, il est capitaine surintendant au service de Gênes.

MONTI Don Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

MONTI Jérôme: (dix-neuvième siècle)
Auteur de L'Histoire de la Corse, à l'usage des écoles de la Corse, en 1886 et de Le Roi de la Montagne en 1889.

MONTI Mighele: (dix-huitième siècle)
De Palasca. Capitaine des Milices Corses. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

MONTI Noël: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

MONTI Petru Paulu: (1585-av1667)
De Palasca. Capitaine de l'armée française. Fondateur de la famille Monti Rossi, de Palasca.

MONTI Ruggeru: (dix-septième siècle)
De Palasca. Notaire. En 1650, il établit un acte qui règle le partage du vieux village abandonné de Cruschini. Il attribue les deux tiers de son territoire à Palasca et un tiers à Nuvella. Il en résulte un conflit entre les deux communautés qui nécessite l'intervention des Nobili Dodeci di Corsica.

MONTI Stefanu: (1741-1795)
Originaire de Lama. Ecclésiastique. Professeur. Docteur en Droit. Directeur du département jacobin à Bastia. En Mai 1794, il signe, pour les Républicains, la reddition de Bastia devant les Anglais. Il décède à Toulon en 1795.

MONTIGNY Nicolas: (1974-2001)
De Bastia. Militant nationaliste proche de Jean-Michel Rossi et François Santoni. Membre de Presenza Naziunale et d'Armata Corsa. Il est tué d'une dizaine de balles dans un cybercafé de Bastia, en 2001.

MONTI ROSSI (de) Antoine: (1891-1984)
De Palasca. Fils d'Roland. Président honoraire du Tribunal de Grande Instance de Caen. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie.

MONTI ROSSI (de) Etienne: (1791-1866)
De Palasca. Fils d'Ignaziu. Maire de Palasca.

MONTI ROSSI (de) Etienne: (1884-1963)
De Palasca. Fils d'Roland Michel. Président honoraire de la Cour d'Appel.

MONTI ROSSI (de) Ignaziu: (1779-1820)
De Palasca. Fils de Mighele. Maire de Palasca.

MONTI ROSSI (de) Louis: (dix-neuvième siècle)
De Palasca. Chevalier du Lys en 1815.

MONTI ROSSI (de) Mighele: (dix-huitième siècle)
De Palasca. Capitaine. Fils de Petru Paulu Monti. Reconnu noble en 1788.

MONTI ROSSI (de) Paul Vincent Michel Ignace: (1894-?)
Né à Palasca. Fils de Roland Michel. Médecin-capitaine en service en Indochine au 4ème Régiment d'Artillerie Coloniale à Hanoï (Tonkin). Médecin lieutenant-colonel. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1914-1918.

MONTI ROSSI (de) Roland Michel: (1856-1924)
De Palasca. Maire de Palasca en 1898.

MONTMAURIN (de) ?: (dix-huitième siècle)
Comte. Ministre français des Affaires Etrangères de Louis XVI. En Février 1790, il répond à Gênes que malgré le décret de l'Assemblée Nationale Constituante, la République de Gênes peut prétendre à récupérer la Corse, moyennant le remboursement de la somme payée par les Français en 1768 (35 millions de livres). Ceci met fin, momentanément, aux prétentions génoises.

MONTMESNIL ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande la Légion du Dauphiné stationnée à Bastia.

MONTMORENCY Anne, duc de: (1493-1567)
Maréchal et Pair de France. Connétable en 1537. En 1553, il est avec le Roi de France Henri II, en guerre avec Charles Quint, lorsqu'il prend la décision d'envahir la Corse, alors aux mains des Génois.

MONTOIS (de) Alexis Félix: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1856 à 1860.

MONTRESOR Enriot: (dix-neuvième siècle)
Général anglais. En 1794, il est officier de l'armée britannique durant le Royaume Anglo-Corse. En Avril 1814, il débarque à Bastia, à l'appel de la Ghjunta. Il prend le titre de chef civil et militaire de la Corse. Un de ses officiers fait hisser le drapeau anglais sur le clocher de la cathédrale d'Aiacciu. Il se rend lui-même à Aiacciu et se présente au général César Berthier pour lui signifier les termes d'une convention qui fait de lui le gouverneur de la Corse au nom du Roi Georges III. Deux mois plus tard, il quitte la Corse, laissant la place à la monarchie française.

MONTUREUX (de) François: Voir BOURCIER de MONTUREUX François.

MONZA Giovanni Giacomo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1682. Il succède à Giovanni Battista della Rovere. Il est remplacé, en 1685, par Agostino de Franqui.

MOORE John: (1761-1809)
Officier anglais. Lieutenant-colonel. En Janvier 1794, avec Sir Gilbert Elliot, le commissaire plénipotentiaire du gouvernement anglais, il débarque à L'Isula. Ils sont reçus à Muratu par Pasquale Paoli. En Février, ses troupes se dirigent sur Bastia. La ville est défendue par six forts et une citadelle avec vingt embrasures. Il y a 62 canons, des mortiers et une garnison de 4500 hommes. Les Anglais sont devant les Français à Bastia, mais à la suite d'un désaccord entre lui et Dundas, ils tergiversent. En Août 1795, adversaire du Vice-roi de Corse Sir Gilbert Elliot, il est prêt à s'allier avec Pasquale Paoli. En Octobre, il quitte la Corse, avec Pasquale Paoli.

MOORLEGHEM (Van) Charles: (vingtième siècle)
Né à Tourcoing (Nord). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1925 deux peintures intitulées Le cours à Vico (Corse) et Place de l'accinto à Vico (Corse).

MORA François-Xavier: (1947-2010)
Originaire de Pedicroce. Ostéopathe. Homme d'affaire. Président directeur général du groupe Lanson (champagne) de 1990 à 2005. Il fait du champagne Lanson, le champagne officiel de l'Equipe de France de football et de tous les clubs de Ligue 1. Il relance l'exploitation des eaux d'Orezza en 1997 et en devient le président directeur général. Commandeur de l'Ordre des Coteaux de 2000 à 2002. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2003.

MORACCHINI Charles François dit Jean MORA: (1866-?)
Né à I Porri. Enseignant. Journaliste. Critique d'Art. Critique littéraire. Il collabore à différents journaux et revues (Patrie Presse, La Liberté, L'Opinion...). Directeur de services de l'agence de presse L'Information. Auteur de nombreux articles de politique intérieure, de nombreuses enquêtes sur la reconstitution industrielle, les mutilés, la lutte économique, l'art, ainsi que de nombreux exposés et interviews de politique extérieure. Secrétaire général du Syndicat de la Presse Artitique en 1912. Officier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie. Expert français au Congrès de la Confédération Internationale des Travailleurs Intellectuels.

MORACCHINI Dauphin: (1846-1903)
Né à San Lurenzu (hameau de Cobiti). Directeur de cabinet de Denis Gavini, préfet des Alpes-Maritimes. Juge en Guyane en 1875. Juge à Pondichéry en 1876. Procureur à Chandernagor en 1878. Directeur de l'Intérieur en Nouvelle-Calédonie. Gouverneur de Tahiti. Directeur de la Martinique en 1889 à 1891. Gouverneur de la Martinique de 1891 à 1895. Gouverneur de la Guadeloupe de 1895 à 1903. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à San Lurenzu en 1903.

MORACCHINI Etienne:
Maire de San Lurenzu de 1945 à 1993. Conseiller général (républicain de gauche) du canton de San Lurenzu, de 1945 à 1957.

MORACCHINI François Mathieu: (1919-1945)
Né à A Venzulà. Résistant. Lieutenant des des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est un des chefs de la résistance dans le Midi. Il est arrêté en mars 1944, et déporté en Allemagne. Il décède, à Paris, des suites de maladie contractée en déportation, en 1945. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune A Venzulà, sur celui de la commune de Vintisari, et sur celui de de la ville de Bastia.

MORACCHINI Jean-Louis: (né en 1959)
Inspecteur de l'enseignement du premier degré de l'Education Nationale. Directeur de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de l'académie de Corse. Professeur de statistique appliquée aux sciences de l'éducation à l'Université de Corti. Ecrivain. Romancier. Prosateur. Poète. Il collabore à la revue Kyrn en 1978. Collaborateur de la revue Rigiru. Auteur de WWW.mazzeri.com (2004), Un cortège dans la brume, Croyances-corse.net (2005), prix de la Collectivité territoriale de Corse, Micca nomi (2006)...

MORACCHINI Joseph: (?-1992)
Militant nationaliste. En 1983, il est inculpé pour assassinat et tentative d'assassinat dans l'attaque d'un camp de la Légion à Sorbu Occagnanu revendiqué par le FLNC, en 1982. Il est assassiné à Lucciana, en 1992.

MORACCHINI Placidu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Lurenzu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORACCHINI-MAZEL Geneviève: (1926-2014)
Originaire de Talasani. Chercheur au CNRS. Archéologue. Historienne. Ecrivain. Spécialiste de l'art roman en Corse. Co-fondatrice, animatrice et vice-présidente de la Fédération des Associations et Groupements d'Etudes Corses (FAGEC). Auteur de Trésors oubliés des églises de Corse, paru en 1959. Auteur de Les monuments paléochrétiens de la Corse et Les églises romanes de Corse, en deux volumes, parus en 1967. Auteur de La Corse romane, paru en 1972. Directrice de publication des Cahiers Corsica.

MORAND Joseph: (1757-1813)
Militaire français. Général en 1793. Général de division en 1801. En 1801, il est nommé Commandant de la 23ème Région Militaire de Corse, en remplacement du général Muller. Il s'oppose au commissaire administrateur général André François Miot de Melito. En 1802, il écrit au Ministre de l'Intérieur Lucien Bonaparte pour l'informer des décisions qu'il a prises afin de lutter contre les brigands dans le département du Liamone. En 1803, sous le prétexte d'extirper les contre-révolutionnaires, royalistes, pro Anglais, insoumis ou bandits de grand chemin, un décret consulaire institue la Haute Police (Alta Polizia) en Corse. Ce décret lui confie, en onze articles, les pouvoirs, mal définis mais extrêmes, de cette Haute Police, avec 100000 francs d'appointements annuels. Il gouverne la Corse, d'une façon brutale, abusive et tyrannique, couvrant ses actions illégales du nom de la raison d'Etat. C'est l'ère de la Justice Morandine, a Ghjustizia Morandina. Il écrit à Ministre de l'Intérieur: La Corse jouit de la plus grande tranquillité. La nouvelle organisation des tribunaux a fait le meilleur effet. Il existe dans la Balagne et le Fiumorbo de nombreux partisans des Anglais. Je vais profiter de la levée des cinq bataillons de Chasseurs Corses, ordonnée par l'arrêté du Premier Consul, pour les rallier au Gouvernement, en nommant quelques-uns d'entre eux officiers. Des enrôleurs stipendiés par l'Angleterre avaient excité la désertion dans le Troisième Demi Helvétique. Quarante déserteurs ont été arrêtés au moment où ils allaient s'embarquer pour la Sardaigne, ainsi que deux embaucheurs, dont l'un a déjà été fusillé, et l'autre se trouve en jugement. Il est sévèrement critiqué par le magistrat Francescu Ottavianu Renucci. Il procède à la levée de Compagnies de Soldats Garde-côtes et de cinq Bataillons de Chasseurs Corses. Le couvre-chef de ces derniers, un béret de velours noir en pointe, orné d'un ruban de la même couleur, et d'un pompon de soie noire, leur vaudra le surnom de Pinzuti, qui sera ensuite attribué à tous les Français du continent. Il nomme lui-même tous les officiers et les sous-officiers de ses troupes, afin de garder sur celles- ci l'ascendant indispensable et le loyalisme absolu. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1805, la milice des 5 Bataillons de Chasseurs Corses (i Pinzuti), qu'il a créée, est placée sous les ordres de Felice Pasquale Bacciochi, le nouveau prince de Lucques et de Piombino. Elle est mal reçue par les habitants de Livourne et moquée par les Suisses de la Légion Helvétique. Des bagarres entre Corses et Suisses font quatre morts chez ces derniers. La troupe corse est alors envoyée en Vénétie combattre l'armée autrichienne. En 1806, après le départ des Pinzuti, il lève trois autres bataillons qu'il va distribuer dans les diverses garnisons de l'Ile. Une compagnie est composée exclusivement d'hommes du Fiumorbu, car il soupçonne ces derniers d'être enclins au parti anglais. Voulant s'en faire des alliés, il leur accorde privilèges et avantages, allant jusqu'à leur attribuer l'immense domaine de U Migliacciaru, inféodé par les Génois à des notables locaux. Le nouveau catéchisme et le poids des impôts viennent ajouter au mécontentement des Corses. Au point de lui faire dire: Je suis obligé de constater qu'il faut désormais compter parmi les ennemis de l'Empire, les propres compatriotes de l'Empereur ! En 1807, il est dans le Fiumorbu, où il y a d'énormes difficultés pour la collecte des impôts. Toujours conciliant avec les Fiumorbais, il ordonne que l'administration ferme les yeux sur l'acquittement de certaines contributions. Situation qui va créer envie, dépit et jalousie chez les autres Corses. Carlu Laurelli, d'Isulacciu di Fiumorbu, lui demande, et obtient, la révocation du Juge de Paix du Fiumorbu, Martinetti, et récupère le poste pour lui-même. En 1808, à Isulacciu di Fiumorbu, la querelle entre Carlu Laurelli et Martinetti s'envenime. Il envoie sur place l'officier de gendarmerie Emily d'Ornano, avec sa troupe. Les affrontements entre les gendarmes et les paysans ont lieu. Don Ghjuliu Martinetti, le fils de l'ex Juge de Paix est arrêté. Tomasu Sabini, chef de bataillon du Département du Golu, le fait immédiatement libérer. Il décide alors d'intervenir. Avec 400 hommes, il arrive à Vivariu où il convoque le Juge de Paix Carlu Laurelli et le commandant Tomasu Sabini. Ce dernier est mis en état d'arrestation. Il renvoie Carlu Laurelli dans le Fiumorbu sous escorte. Cette dernière en revient avec 150 habitants d'Isulacciu di Fiumorbu prisonniers. Une commission militaire, assemblée à Corti, en condamne 10 à mort, dont Carlu Laurelli lui-même. Une fois encore la Ghjustizia Morandina est passée... En 1809, à Embrun, il y a 13 nouveaux décès parmi les prisonniers du Fiumorbu depuis leur incarcération. La grâce est accordée aux survivants (35), mais il s'oppose à leur retour en Corse. 30 restent sous surveillance dans le département de la Drôme, les 5 autres dans le Vaucluse. Il est à Bastia, occupé au recensement de soldats. Il se plaint des Ajacciens qu'il ne porte pas dans son cœur. Il décide un complot contre eux. C'est la Conspiration d'Aiacciu: Un certain Masel, précepteur de ses enfants, lui dénonce plusieurs Ajacciens comme étant d'intelligence avec les Anglais. Il se rend alors à Aiacciu. Il y fait arrêter de 23 à 29 personnes, dont Francescu Levie, dit Piedifalcu, parent du maire, chez lequel se réunissaient les conjurés. Il décide de faire juger les conspirateurs d'Aiacciu par un tribunal militaire, dirigé par le chef de bataillon Dubalen, commandant la place de San Fiurenzu, malgré les protestations du préfet du Département du Liamone Ghjacintu Arrighi de Casanova, du conseiller Olivetti et des parents et amis des Buonaparte. Il y a 4 témoins à charge: Mazel, qui a révélé le complot, Casalonga, qui l'a découvert, Bonhomme, informé par ce dernier et Tolla, jardinier du président du tribunal de commerce Cuneo d'Ornano. La commission militaire spéciale, chargée de juger les conspirateurs d'Aiacciu, est constituée. L'instruction est vite bâclée et terminée. Le verdict est rendu: la conspiration est admise mais non prouvée, 4 détenus (dont Francescu Levie) sont condamnés à la prison à vie. 11 autres sont acquittés et remis en liberté, faute de preuves suffisantes, 14 sont mis à sa disposition, dont 3, sont internés au Château d'If. Un Syndicat de Réhabilitation est créé, comprenant les principaux personnages de la ville d'Aiacciu. Le maire Francescu Maria Levie, se rend en personne à Paris pour se plaindre à l'Empereur. Napoléon 1er écrit alors à Raffaelle de Casabianca, sénateur de la Corse, pour lui demander un rapport secret sur son comportement, car il le soupçonne d'administrer l'Ile avec tyrannie. Le sénateur, s'appuyant sur des documents authentiques, fait un long rapport accablant qu'il soumet à l'Empereur. Les condamnés d'Aiacciu sont remis en liberté, le jugement est annulé, Mazel est arrêté et mis en prison, et il est révoqué, mais il reste, pour l'instant, en place en Corse. Certains affirment que la Conspiration d'Aiacciu a bien existé, sans aucun doute contre lui, sinon contre Napoléon 1er lui-même. En 1810, mauvaises récoltes, c'est une année de misère pour la Corse. Napoléon 1er fait envoyer du blé et de l'orge, dont le Ministre de l'Intérieur exige le paiement immédiat. Il intervient et obtient d'acquitter les céréales avec un crédit de deux ans. Il fait un voyage éclair à Aiacciu, où les habitants le reçoivent très froidement. Il s'oppose au départ de la délégation qui doit assister au mariage de Napoléon. Il s'adresse alors aux habitants de la Corse: mes bons amis, les sentiments de ma sincère et incontestable bienveillance vous sont connus, ils sont aussi sincères que l'affection que vous m'avez inspirée: je me ferais un devoir d'en garder éternellement la mémoire... Mais il est détesté et maudit à jamais dans la mémoire des Corses qu'il a tant fait souffrir. Il reçoit, par lettres patentes, le titre de Baron d'Empire, avec une dotation de 2000 francs. En 1811, de son nouveau quartier général d'Aiacciu, il prend ses dernières décisions de commandement. Elles concernent la création d'une commission militaire chargée de juger les personnes prévenues de meurtres ou d'assassinat. Il termine son commandement sur l'Ile. Il est remplacé par le général César Berthier. Il quitte la Corse en Juillet 1811. Il est tué au combat, à Boitzenburg, près de Lunebourg, en 1813.

MORAND Paul: (1886-1976)
Ecrivain. Académicien. Il effectue plusieurs voyages en Corse qu'il relate dans Méditerranée, Mer des Surprises, en 1938.

MORANDI Max: (?-2013)
Né à Bastia. Musicien (violon).

MORANDINI Antoniu Francescu: (1773-1831)
Né à Moïta. Chevalier d'Empire. Commandant de la Compagnie de Carabiniers du Bataillon des Tirailleurs Corses. En Décembre 1805 il est blessé à Austerlitz. En Février 1807 il est blessé à Eylau. En Juin il est blessé à Heilsberg. En Mai 1809 il est blessé et fait prisonnier à Ebersberg. En Juillet, il participe à la bataille de Wagram. En Septembre 1810, il est anobli par Napoléon 1er sous la dénomination de Morandini d'Eccataye.

MORANDO Catalina: (morte en 1792)
D'Aiacciu. En Avril 1792, à Aiacciu, elle est tuée par la Garde Nationale qui intervient, lors d'une émeute, au canon et à la mitraille.

MORAT RAIS: (seizième siècle)
Chef turc. En 1564, il débarque sur la plage de l'Arinella, près de Bastia. Il remonte jusqu'à Biguglia, emporte plus de quatre-vingt prisonniers et reprend la mer. Quelques jours plus tard, il débarque cette fois ci dans l'embouchure du Golu, et se dirige vers Castellare di Casinca. A Penta di Casinca, il affronte les troupes de Sampieru Corsu. Il est battu.

MORATI: Voir aussi MURATI.

MORATI (ou MURATI) ?: (dix-neuvième siècle)
Sous-préfet de Bastia jusqu'en 1848. Conseiller général de la Corse en 1857

MORATI (ou MURATI) Anton Francescu: (dix-huitième siècle)
Né à Muratu. Père jésuite. Notable de U Borgu. Oratore du Diquà. En 1714, les Nobili Dodeci, pour enrayer les homicides en Corse, le chargent de solliciter des Génois l'interdiction des armes à feu, et de l'assortir de la peine de mort. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde contre la taxe des Due Seini.

MORATI (ou MURATI) Benedettu: (dix-septième siècle)
De Muratu. En 1675, il est officier au Régiment de Peri Corse Infanterie.

MORATI (ou MURATI) Carlu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Borgu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI (ou MURATI) Francescu: (dix-neuvième siècle)
Médecin. Maire de Muru sous le Premier Empire.

MORATI (ou MURATI) Ghjuliu Francescu: (décédé avant 1655)
Originaire de Borgu. Capitaine. En 1641, il bénéficie d'un bail emphytéotique dans le Nebbiu.

MORATI (ou MURATI) Ghjuliu Francescu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI (ou MURATI) Guidone: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

MORATI (ou MURATI) Hyacinthus: décédé en 1713)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

MORATI Jean Claude: (né en 1944)
Originaire de Casaglio. Né à Aiacciu. Enseignant. Titulaire d'un CAPES de sciences naturelles. Anthropologue. Docteur en sciences odontologiques. Poète en langue corse. Ecrivain. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (U lamentu di u Corsu à u Castagnu, 1995). Auteur de Quelques aspects de la vie rurale en Corse d'hier (1988), Topi, topi, topi.. pulenda é porri (1997), Spirginate di Roba Nostra (2006), Charcuterie maison d'hier et d'aujourd'hui (2007), Farri, Stuviglii, Matiriali è Apparita Nustrali d'una Volta (2013)...

MORATI (ou MURATI) Marianu: (décédé avant 1558)
De Borgu. Capitano. Officier corse commandant d'une compagnie au service des Génois. Il combat contre Sampieru Corsu à Viscuvatu.

MORATI (ou MURATI) Marianu: (seizième siècle)
De Borgu. Podestat de Bastia en 1563-1564, 1569-1570 et 1582-1583. Fermier de la propriété Doria en 1578. En 1579, il est adjudicataire de deux tours, à Foce di Diana, et à Merzette.

MORATI Marius Jean: (1905-1991)
Né à Casagliò. Professeur au Lycée d'Aiacciu. Géologue départemental de 1950 à 1981. Auteur, avec son fils, de Quelques aspects de la vie rurale en Corse d'hier, en 1988. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MORATI (de) Maxime: (1808-1894)
Originaire de Muratu. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia. Sous-préfet de Bastia. Conseiller général du San Fiurenzu de 1871 à 1874. Franc-maçon à la loge La Parfaite Harmonie de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MORATI (ou MURATI) Petru: (1635-1715)
Né à Muru. Ecclésiastique. Prêtre et juriste. Auteur de la Prattica Manuale (commencée en 1701), qui est un manuel de code civil, de droit et de jurisprudence qui sera utilisé en Corse par tous les hommes de loi. Auteur d'œuvres dramatiques inédites. En 1651, il poursuit ses études chez les Franciscains de Bastia. En 1654, ses études terminées, il part à Rome pour y effectuer ses études juridiques. En 1658, il prend son diplôme de Docteur en Droit civique et canonique. En 1659, il est ordonné prêtre. Il est curé de Spiluncatu, d'Ochjatana et de Muru. Vicaire général de l'évêché de Mariana. En 1692, en Balagna, on joue la représentation de ses drames. Il est également l'auteur d'une tragédie manuscrite: Il martirio de Santa Catarina di Alessandria. En 1700, il dénombre de 350 à 420 villages en Corse. Il décède en 1715.

MORATI (ou MURATI) Petru Paulu: (1700-1740)
Né à Seigneur de Borgu. Beau-frère des généraux Andria Ceccaldi et Luiggi Giafferi. Seigneur de Borgu. En 1731, il reste un fidèle partisan des Génois. Ennemi de la révolution corse. En Janvier 1735, il obtient de lever cinq compagnies corses, avec le grade de major. Il est l'instigateur du meurtre de Orsuvechju Paoletti. A partir de San Pellegrinu, il mène une guerre de représailles contre les habitations et les récoltes, aidé par les Pro-Génois du Campulori (Ghjuvan Fiore et Carlu Cotoni) et de Moriani (Don Filippu Grimaldi) auxquels il a fait distribuer des armes. Dans le Rustinu, il gagne un parent de Ghjacintu Paoli, Don Marcu Pasqualini. En Avril, il entretient une correspondance avec Anghjulu Luiggi Luccioni, qui prône le rapprochement avec Gênes. Sous sa pression les habitants de la Casinca, la Tavagna, Moriani, et Campulori (les Quatre Pièves de Marine) passent du côté des Génois. En Juillet, sur ordre du gouverneur Pinelli, il tente de réinstaller dans son palais épiscopal de Cervioni l'évêque d'Aleria, Camillo de Mari, qui en a été chassé par les Naziunali. Sa mission échoue, et ses troupes rentrent à Bastia. En Août 1739, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. Il meurt à Bastia en 1740.

MORATI (ou MURATI) Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Novembre 1789, il est nommé capitaine de la nouvelle Garde Nationale. Il est parmi les signataires d'une lettre que le Comité Patriotique de Bastia envoie aux quatre députés corses qui siègent à l'Assemblée Nationale Constituante, et qui décrit des troubles de Novembre, demande des assurances par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes, et l'application en Corse du droit commun. Avec les deux autres capitaines de la Garde Nationale il est à Paris pour remettre cette lettre au député Antoniu Cristufaru Saliceti. En Février 1790, les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, le désignent, avec trois autres personnalités, pour se rendre à Londres, chez Pasquale Paoli, afin de lui demander son retour. En Avril, il est à Paris avec Pasquale Paoli. Député pour la communauté de E Ville di Petrabugna, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI (ou MURATI) Petru Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Zevacu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI (ou MURATI) Petru Paulu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Muratu en 1840.

MORATI (ou MURATI) Raffaellu: (1743-1826)
Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772. Député pour la communauté de Muratu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI Romano (Romanus): (seizième siècle)
Vénitien. Tribun de la République de Venise. En 1550, il offre, pour l'église San Mighele, de Muratu, une peinture de l'école vénitienne, La Madeleine. Condottiere au service de Venise, ancêtre des Murati, de Muratu et de Borgu, en 1555, il est gouverneur de Peschera, en Italie.

MORATI (ou MURATI) Saveriu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Casaglio', en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORATI (ou MURATI) Teodoru: (dix-huitième siècle)
En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève du Nebbiu. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile.

MORATI (ou MURATI) Tiburziu: (1664-av1718)
Né à Muratu. Qualifié de Nobile. Nommé Guardiano par la communauté de Muratu en 1684.

MORATI (ou MURATI) Tiburziu: (1719-1802)
Né à Muratu. En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est élu membre du Supreme Cunsigliu. En 1767, il dirige la Zecca, qui est désormais installée dans la capitale, à Corti. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà). Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772. En Septembre 1790, il est élu membre du Conseil Général de la Corse. En Avril 1792, à Aiacciu, il est un des trois délégués du département chargés de procéder aux élections, plus ou moins influencées et houleuses, des officiers commandants de la Garde Nationale d'Aiacciu-Taddà. Peu sur pour Nabuliu Buonaparte, un des candidats, il est enlevé par Anghjulu Maria Bonelli.

MORATI (de) (ou MURATI) Tiburziu: (1775-1859)
Né à Muratu. Maire de Muratu. Membre du Conseil Général du Département du Golu. Conseiller à la sous-préfecture d'Aiacciu. Sous-préfet de Bastia. En 1804, délégué, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Sous-préfet d'Aiacciu en 1830.

MORATI (ou MURATI) Vincente: (seizième siècle)
Fils de Lurenzu Morati. En 1556, il est à l'origine de la famille Morati, de Muratu.

MORATI-GENTILE (de) François: (1875-1924)
Né à Muratu. Erudit. Auteur de nombreuses études inédites.

MORATI-GENTILE (de) Tiburce Jean-Baptiste François Antoine: (1834-1908)
Né à Muratu. Conseiller général de la Corse.

MORATTI (de) Antoine: (dix-neuvième siècle)
Historien. En 1893, il publie les pièces du dossier du procès de la Conspiration d'Oletta de 1769.

MORAZAN Francisco (José Francisco Morazán Quezada): (1792-1842)
Né à Tegucigalpa (Honduras). Originaire du Capicorsu. Président de la République Fédérale d'Amérique centrale ( de 1830 à 1834 et de 1835 à 1839) ainsi que chef d'état du Honduras (1827-1830), du Guatemala (1829), du Salvador (1839-1840) et du Costa Rica (1840). Il est considéré comme étant l'un des plus grands chefs militaires d'Amérique centrale et un personnage central de la vie politique centre-américaine du début du XIXe siècle en tant que leader du mouvement libéral. Après avoir été renversé, il est jugé, condamné à mort et fusillé en 1842.

MORAZZANI (ou MORAZZANO) ?: (seizième siècle)
Podestat de Vulpaiola. En 1564, lors de la guerre de Sampieru Corsu, pendant une altercation, il tue le Génois Nicolo de Negri, chef des armées génoises en Corse.

MORAZZANI Ghjuseppu Maria: (1723-1774)
Né à Mursiglia. Ecclésiastique. Servite du couvent de Ruglianu en 1738. Bachelier en théologie à Rome en 1750. Docteur en théologie en 1753. Professeur à Bologne en 1754. Responsable des études à Turin en 1759. Directeur des études à Florence en 1762. Enseignant à l'Università di Corti en 1765. En Novembre 1768, le marquis de Chauvelin l'envoie auprès de Pasquale Paoli pour négocier l'installation de ses quartiers d'hiver en Casinca. En 1770, malade, il part se soigner à Livourne. Il décède à Pise en 1774.

MORAZZANI Pompiliu: (?-1660)
Né à Munticellu. Fils de Simone. Capitaine des Gardes Corses du pape.

MORAZZANI Simone: (1607-1669)
Originaire de Mursiglia. Maître de camp (colonel) au service du grand-duc de Toscane. Commandant de la place militaire de Massa Maritima. Il fait édifier une maison-tour (le Palazzu Malaspina) à Munticellu, en 1650.

MORCO (da) Giacopo Paleazzo, dit El Fratino: (seizième siècle)
Lombard. Architecte. En 1562, avec le commissaire Giorgio Doria, il restaure la forteresse de San Fiurenzu. En 1563, il continue les travaux de renforcement de la défense de l'Ile, en fortifiant Aiacciu et les autres places maritimes.

MORDICONI Antoine-Jacques:
De Campitellu. Avocat à Bastia. En 1959, il collabore à L'Informateur Corse, hebdomadaire gaulliste, chroniqueur spécifique de la vie des communes et des villages. Président du mouvement Corse Ecologie, en 1978.

MORDINI Antonio: (dix-neuvième siècle)
Ministre italien. Réfugié politique en Corse en 1849.

MORE (Le): Voir BUONAPARTE Francesco.

MOREAU Alain:
Artiste peintre installé à I Prunelli di Fiumorbu.
Voir le site d'Alain MOREAU.

MOREL Pierre: (vingtième siècle)
Journaliste. Ecrivain. Spécialisé dans les ouvrages ethnographiques et historiques régionaux (Le Limousin, Carcassonne, Fontainebleau, Paris, Versailles, Le Mont Saint-Michel, Petite histoire du Languedoc...). Auteur d'un ouvrage intitulé La Corse, en 1938 (réédité en 1951).

MOREL Raymond: (vingtième siècle))
Né à Rennes (Ille-et-Vilaine). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1940 une peinture intitulée Calanques de Piana (Corse), à celui de 1943, Paysage corse (Piana) et Vue sur Ajaccio, et à celui de 1947, Paysage corse.

MORELLI ?: (?-1761)
De U Viscuvatu. Officier Naziunale. En Février 1761, il décède lors de l'attaque de la tour de San Pellegrinu.

MORELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Adjoint au maire de Bastia en 1832.

MORELLI Anghjulu Santu: (dix-septième siècle)
Anzianu de Bastia en 1599, 1604 et 1609. Podestat de Bastia.

MORELLI Antonio: (seizième siècle)
Italien. Juge. En 1559, il gère, pour le camp français, l'évacuation de la Corse.

MORELLI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Médecin. En 1733, 1735 et 1740, il est podestat de Bastia. En Janvier 1746, à Bastia, les événements tournent mal entre partisans des Génois et ceux de Ghjuvan Petru Gaffori, et après une fusillade, on dénombre treize morts dans le camp corse. Il entreprend une médiation qui rétablit la paix entre les deux parties.

MORELLI Antoniu Santu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1609.

MORELLI Archange:
Originaire de Bucugnà. Professeur de Lettres. Ecrivain. Auteur de plusieurs romans historiques, ses périodes de prédilection demeurant le Moyen Âge et la Renaissance. Auteur de La Moisson ardente (1997), Raison d'état (1998), Les Yeux de Sainte Lucie (2000), Les Idoles barbares (2003), Une si longue escale (2005), Le théâtre d'ombres (2008)...

MORELLI Dumenicu Maria: (1702-?)
Originaire de Bastia. Capitaine au service de la République de Gênes. Seigneur du fief de Brandu, Siscu et Petra Curbara.

MORELLI Filippu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1645.

MORELLI Francescu Maria: (dix-septième siècle)
Anzianu de Bastia en 1674 et 1678.

MORELLI François: (1833-1892)
Né à Bucugnà. Commissaire spécial des chemins de fer à Nice en 1869. Directeur des vivres et restaurants de la Compagnie de Navigation des Paquebots de la Méditerranée en 1870. Conseiller général bonapartiste de Bucugnà de 1874 à 1881 (républicain modéré en 1879). Président de la Compagnie de Navigation des Paquebots de la Méditerranée en 1879. Fondateur et président de la Compagnie Insulaire de Navigation à Vapeur Morelli en 1883. Sénateur (républicain) de la Corse de 1889 (il remplace Patrice de Corsi décédé) à 1892. En 1889, il est à Marseille pour accueillir le cercueil de Pasquale Paoli. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Marseille en 1892.

MORELLI Ghjuvanni: (1735-?)
Typographe. En Janvier 1763, à Campulori, il remplace le Stampatore camerale, Domenico Ascione. En Avril 1764, il est typographe de l'imprimerie (A Stamperia), installée à Corti, avec la presse à monnaie (A Zecca). Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771.

MORELLI Ignaziu Francescu: (1668-?)
Anzianu de Bastia en 1696 et 1710.

MORELLI Ignaziu Francescu: (1732-?)
Avocat à Bastia. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. En 1788, il est membre puis président du Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse. En Mai 1789, à l'Assemblée des Notables de Bastia, il est élu député de la Noblesse et sera parmi les quatre députés qui représenteront la Noblesse de la ville à l'Assemblée Générale des Trois Ordres.

MORELLI Jacques dit Giallo: (?-1849)
De Bucugnà. Bandit. En 1849, à Funtana Lotta, près de Tavera, il est abattu par le caporal Poli, des Voltigeurs Corses.

MORELLI Luiggi: (1653-?)
Anzianu de Bastia en 1692.

MORELLI Luiggi: (1728-?)
De Bastia. Qualifié de Nobile. Ecclésiastique. Prêtre. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771.

MORELLI Marcu: (1591-?)
Anzianu de Bastia en 1629, 1633 et 1644.

MORELLI Morello: (?-1570)
Génois. Fondateur de la famille Morelli, de Bastia.

MORELLINI Don-Joseph: (1951-2007)
Haut fonctionnaire. Directeur général du Département de la Haute-Corse. Erudit. Poète en langue corse. Il collabore à la revue littéraire Rigiru (Mare, 1977). Président du jury du Prix du Livre Corse de 1990 à 1995. Un prix littéraire porte son nom.

MORELLO Cosimo: (seizième siècle)
Génois. En 1564, il est le chancelier du commandant Andrea Centurione.

MORESCHI Jean Michel: (né en 1972)
Né à Aiacciu. Animateur radio (Nostalgie Corse).

MORESCO Lazzaru, dit Guastavinu: (dix-huitième siècle)
Sous-diacre à Aiacciu. En Octobre 1763, avec les Massiera et quelques Naziunali, il tente de prendre la citadelle. Les soldats génois restent maîtres des lieux.

MORESCO Nicolas: (1879-1970)
Capitaine du port de Phnom Penh, au Cambodge, en 1927.

MORET Georges: (?-2013)
Né à Annecy (Haute-Savoie). Installé à Cugnoculu Muntichji. Maire de Cugnoculu Muntichji de 1947 à 1983. Délégué de l'Association des Paralysés de France de Corse-du-Sud. Membre fondateur de l'Union Départementale des Associations Familiales (UDAF) de Corse. Président de l'UDAF de Corse-du-Sud de 1976 à 1993. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MORETTI Ange: (?-1945)
Né à Gatti di Vivariu. En 1910, il présente une thèse La Constitution corse de Jean Jacques Rousseau, grâce à laquelle il obtient le grade de Docteur en Droit. Administrateur des colonies. Gouverneur du Sénégal. Gouverneur général de l'Afrique Occidentale Française (AOF). Inspecteur général des colonies. Directeur de cabinet du Ministre des Colonies. Il meurt en 1945, alors qu'il est en mission d'inspection générale aux Antilles.

MORETTI Anna:
Docteur en Esthétique à l'Université de Corse. Spécialiste de la féminité et de la sensualité en littérature. Auteure, avec Michel Vergé-Franceschi, deHistoire érotique de Vesrailles (2015).

MORETTI Charles Antoine: (1902-1944)
Né à Campu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Fusillé par les Allemands, à Marseille, en 1944. Reconnu Mort pour la France.

MORETTI Defendin: (1911-1944)
Né à Muru. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Tué au combat (par éclats d'obus) à Toulon (Var), en 1944. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muru.

MORETTI Joseph: (1868-1957)
Né à Rennu. Photographe. Editeur de cartes postales. Artiste peintre. Il apprend le métier de photographe en Algérie où il s'installe en 1885. Il rentre en Corse en 1888. Il s'installe à Corti en 1892. En 1902, il s'installe à Bastia. Il participe à diverses expositions qui lui valent une flatteuse réputation. Il décède à Erbalunga où il s'est retiré, en 1957.

MORETTI Michel: (1959-2008)
D'Aiacciu. Journaliste. Un des fondateurs de la chaine de télévision FR3 Corse en 1982. Militant nationaliste. Membre du MPA en 1990. Conseiller territorial (MPA) de 1992 à 1998 (il remplace Alain Orsoni, invalidé). Dirigeant, en 1992, puis président, en 1995, de l'Athletic Club Ajaccien.

MORETTI Orianne:
D'origine corse et polonaise. Musicienne. Danseuse. Actrice. Chanteuse classique (soprano). Metteur en scène. Créatrice de A Travers Clara (2008), de Ophélie, héroïne mélodique (2009), de Les amants fous d'après Hamlet de Shakespeare (2010), de Memoriae, en 2011... Membre de la Compagnie Lyrique Corse.

MORETTI Petru Maria: (dix-neuvième siècle)
De Matra. Bandit. En 1846, il est arrêté par les Voltigeurs Corses.

MORETTI Pierre:
Artiste peintre. Il expose à Aiacciu (1991), Porti Vechju (2002)...

MORETTI Raymond: (1931-2005)
Né à Nice. Artiste peintre. Il expose à Sartè (1986), Aiacciu (1988)...

MORETTI Sonia: (née en 1976)
Originaire de Lentu. Poète en langue corse. Elle collabore à la revue littéraire Bonanova (In Avviate, 1995). Auteur de Discrittura, en 2003. Prix de la CTC du livre en langue corse 2009 avec un recueil de poésies Puesia di a curtalina.

MORETTO RAIS: (seizième siècle)
Chef de pirates turcs. En 1597, il commande quatre galères de pirates, qui jettent l'ancre dans l'anse de Ficaiola et proposent aux Bastiais de racheter un certain nombre d'esclaves corses.

MORGANTI(Y) Paul André: (1741-1793)
Né à Ugliastru. Berger. En 1787, à Bastia, il est condamné à 6 ans de Galères. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1793.

MORGANTI Pierre-Benoit: (1926-2008)
Originaire d'Ugliastru (Marina d'Albu). Maire d'Ugliastru de 1961 à 2001. Fondateur des Pompes Funèbres Corses, à Bastia, en 1973. En 1988, il obtient la distinction de Pavillon Bleu d'Europe pour la Marina d'Albu. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

MORI Alberto:
Historien italien. Auteur de La relazione della Corsica con il Continente, paru en 1973.

MORI Alexis: (né en 1942)
Né à Bastia. Artiste peintre (coloriste). Sculpteur. Installé à Nice, il expose à maintes reprises en Corse.

MORI Ghjuvan Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Casalabriva, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORICONI Pietro: (douzième siècle)
En 1103, il est nommé archevêque de Pise, et légat du pape pour la Corse. Il succède à Dagoberto, décédé en Terre Sainte. En 1114, il prépare et mène en personne, avec succès, une expédition, contre les Barbaresques, dont la Corse lui fournit de nombreuses recrues. En 1118 (ou 1119), lors d'un voyage en Corse, il, consacre la cathédrale de La Canonica (qui devient Santa Maria Assuntà di Mariana), et son évêque Ottone Colonna. Il est accompagné, d'un juge de Pise et du Consul de la capitale toscane. Les évêques d'Aleria et du Nebbiu sont également présents. En 1118, il confirme au monastère de La Gorgona toutes ses possessions en Corse, et en particulier celles des églises de Santa Riparata, de Santa Maria del Capu, de San Niculaiu di Tuminu et de Santa Lucia, avec leurs dîmes et leurs dépendances.

MORIN Marcel:
Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1987 à 1988.

MORIS Roger Louis Jean:
Préfet de Corse de 1944 à 1945.

MORLAS Anghjulu: (dix-neuvième siècle)
Archiviste du département du Golu en 1800.

MORLAS (de) Bonavita: (1617-?)
Notable bastiais. Qualifié de Magnifico Capitano. Podestat de Bastia en 1664, 1668, 1670 et 1684. Anzianu de Bastia en 1652 et 1659.

MORLAS (de) Dumenicu Francescu: (1658-?)
Notable bastiais. Qualifié de Magnifico. Anzianu de Bastia en 1689.

MORLAS (de) Ghjuvan Maria: (seizième siècle)
Podestat de Bastia en 1567 et 1575.

MORLAS (de) Girolamu (Geronimu Antoniu ?): (1734-?)
En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il est élu Cunsiglieru di A Nazione. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

MORLAS (de) Mighele: (1756-?)
Né à Oletta. Sous-lieutenant à la Légion Corse en 1772. Capitaine au 4ème Bataillon de Chasseurs en 1791.

MORLAS (de) Orlandinu: (dix-septième siècle)
Notable bastiais. Anzianu de Bastia en 1519. Podestat de Bastia en 1544.

MORLAS (de) Orlandinu: (décédé avant 1606)
Notable bastiais. Anzianu de Bastia en 1597.

MORLAS (de) Raffaellu: (1643-?)
Notable bastiais. Qualifié de Magnifico. Podestat de Bastia en 1684.

MORLAS Salvatore Elia ( Francescu Maria): (1687-1749)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Servite de Marie. Il fait ses études à Milan et à Mantoue. Professeur de philosophie à Bastia en 1720. Docteur en philosophie en 1722. Vicaire général des Servites de Corse de 1732 à 1736. Prédicateur en Lombardie, puis en Vénétie, puis à Calinzana en 1725, et à la cathédrale de Bastia en 1739 et 1744. Il soutient le pouvoir génois. Vicaire général de 1742 à 1744.

MORLAS (de) Vincent: (1788-1880)
Né à Bastia. Maire d'Oletta. Conseiller général de la Corse en 1848 et 1857. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MORO Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Peintre corse installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1706 et 1765.

MORO-GIAFFERI (de) Jean:
D'Erbalunga. Fils de Vincent. Avocat. Homme politique de gauche. Socialiste. Membre de la SFIO. En 1935, à la demande de l'Association Juridique Internationale, il défend le communiste grec Zachariades, victime de la dictature d'Athènes. Il participe également au contre-procès de la salle Wagram, à Paris, où le maréchal allemand Goering est mis en accusation pour l'incendie du Reichstag. Après la guerre de 1939-1945, il est partisan d'un rapprochement des socialistes avec les communistes corses.

MORO-GIAFFERI (de) Xavier Etienne Eugène (dit Vincent): (1878-1956)
Né à Paris. Originaire de A Crucighja. Avocat (il participe aux procès de Joseph Caillaux et de Landru). Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Député de la Corse de 1919 à 1928. Conseiller général de Bastia. Président du Conseil général de la Corse en 1920 et de 1924 à 1927. Sous-secrétaire d'Etat à l'enseignement technique de 1924 à 1926. Membre du Conseil de l'Ordre des Avocats en 1925. Militant anti-nazi et anti-fasciste. Dénoncé, en 1940, comme anti-allemand notoire. Député de la Seine à la Seconde Assemblée Constituante de 1946. Député de la Seine de 1946 à 1956. Président de la Haute Cour de Justice en 1956. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède au Mans en 1956.

MORONI Anghjulu Petru: (1762-1835)
Né à Ortiporiu. Procureur syndic du district de A Porta en 1792. Capitaine quartier-maître au 18ème Bataillon d'Infanterie Légère en 1793. Capitaine en 1794. Chef de bataillon en 1798. Commandant d'armes à Ancône, à Forli et à Remini. Major en 1807. Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer. Colonel du Régiment Royal Dalmate en 1808. Colonel du Régiment des Conscrits de la Garde Royale Italienne en 1810. Colonel au Régiment des Vélites Royaux de la Garde en 1811. Colonel au 4ème Corps de la Grande Armée en 1812. Général de brigade italien en 1813. Créé Baron d'Empire en 1813. Chef d'état-major de la 23ème Division Militaire en Corse en 1815. En 1816, avec le marquis de Rivière, et à la tête du Régiment Royal Louis, il attaque Bernardinu Poli et ses partisans, dans le Fiumorbu. L'opération se solde par un cinglant échec. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1818. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Bastia en 1835.

MORSIGLIA (di) Agostinu: (seizième siècle)
En 1555, il est le lieutenant de Pietro Giovanni de Negroni, seigneur de San Columbanu.

MORSTADT Anna: (1874-1946)
Née à Vienne (Autriche). Artiste peintre tchécoslovaque. Elle séjourne en Corse au début des années 1900. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1905 une peinture intitulée Paysan corse et son âne, à celui de 1906, Attelage de boeufs: prairie de "Pisciatello" (Corse) et Boeuf blanc (Corse),, à celui de 1907, Battage du blé en Corse et Chevrier de Cargèse, colonie grecque en Corse (acheté par l'Etat français), à celui de 1908, Coin du port de Cargèse (Corse), à celui de 1909, A la barrière, ferme du Sorbo, à celui de 1910, Dans les marécages de Porto-Vecchio (Corse) et La descente d'un troupeau, à celui de 1911, Propriétaire et vacher, Porto-Vecchio (Corse), à celui de 1927, Bergers corse, à celui de 1935, une Etude, et A l'abreuvoir (Corse), et enfin, à celui de 1938, Fin de journée à Porto Vecchio (Corse).

MORTA Giovan Francesco: (?-1612)
Evêque d'Aleria de 1611 à 1612, en remplacement de Giovanni Scalo.

MORTARA (da) Pietro (ou Paolo): (quinzième siècle)
Architecte génois. En 1492, il remplace Cristoforo Gandino à la direction des travaux de la reconstruction de la nouvelle forteresse d'Aiacciu.

MORTENSEN Richard: (1910-1993)
Né à Copenhague (Danemark). Artiste peintre danois. Il séjourne en Corse à partir de 1959. Il expose à Aiacciu. Auteur de Corsica vision.

MORTIER Corneille: (dix-huitième siècle)
Editeur et imprimeur à Amsterdam. En 1737, il édite, avec Jean Covens, une carte de la Corse, sur laquelle figure le blason de l'Ile divisé en deux parties égales, la moitié droite est réservée au Roi Théodore 1er, avec les armoiries allemandes de sa famille (une chaîne à trois maillons), et la moitié gauche au peuple corse (symbolisé par la Tête de Maure).

MORTIER Michel: (?-1992)
Journaliste. En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

MORTILLET (de) Adrien: (1853-1931)
Archéologue de la préhistoire. Fils du savant Gabriel de Mortillet. En 1883, il effectue une mission en Corse. Il en tire un Rapport sur les Monuments Mégalithiques de la Corse, publié en 1892.

MORTINI Ghjuvanni Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Belgudè, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MORTINI Ghjuseppu (Ghjuvanni Santu): (1752-?)
Né à Belgudè. Ecclésiastique. Servite de Marie en 1769. Il part étudier à Naples en 1775, puis Pérouse, et enfin Rome en 1777. Bachelier en 1778. Docteur en théologie en 1781. Secrétaire du prieur général des Servites de 1786 à 1793. Il est de retour en Corse en 1794, où il réside à Belgudè. Il retourne en Italie en 1797.

MORTINI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Avocat à Belgudè. En 1839, il est désigné pour faire partie du Conseil d'Arrondissement de Calvi.

MORTINI Jean-Pierre: (1923-2012)
Né à Belgudè. En 1944, il participe à la campagne d'Italie, puis de France, jusqu'en Allemagne. Haut fonctionnaire du Trésor Public, il est, notamment Payeur de France dans de nombreuses ambassades (Niger, République Centrafricaine, Sénégal, Sud Vietnam, Tchad, Côte d'Ivoire...) Il décède à Belgudè, où il est inhumé, en 2012.

MORTINI Marius: (quinzième siècle)
De Belgudè. En 1454, il est l'époux de Maria Rosa Malaspina, fille de Simone da Mare II, dernier seigneur ayant habité le château de San Columbanu.

MORTINI Don Petru: (seizième siècle)
De Belgudè. Lieutenant. En 1593, il demande que son corps soit enseveli dans une sépulture particulière, à l'intérieur de l'église Nostra Signora di e Grazie, à Belgudè. Il est un des fondateurs de la famille Mortini, du hameau de Mortinu, dans la commune de Belgudè.

MORTINI Vincenzu: (dix-septième siècle)
De Belgudè. Servite. En 1611, il reçoit en pleine propriété une sépulture dans l'église Nostra Signora di e Grazie, à Belgudè.

MORTINI Vincenzu: (dix-septième siècle)
De Belgudè. Prêtre. En 1661, à Belgudè, le Vicaire Général Anton Filippu Malaspina atteste qu'il est en état de dire sa première messe dans l'église Nostra Signora di e Grazie.

MORTIRA Antone Maria: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585.

MORUCCI André dit Le Médecin des Pauvres: (?-1928)
Né à Merusaglia. Médecin à Bastia. Il consacre son énergie et sa science au service des plus démunis de la ville. Comme son cousin germain Paul-François, il est également surnommé, à Bastia, le Médecin des pauvres. Il est à l'origine de la création d'un centre de radiologie et de physiothérapie destiné à lutter contre la tuberculose. Conseiller général de la Corse. Il décède à Biguglia, en 1928.

MORUCCI Paul-François Fernand dit Le Médecin des Pauvres: (1868-1935)
Né à Castineta. Médecin. Poète. Docteur en médecine en 1895 à Marseille. Député (communiste) des Bouches-du-Rhône de 1919 à 1924. Auteur de Kallisté en 1922, Poèmes réchéliens (1935). Il décède à Château-Arnoux en 1935.

MOSCA Duriliu: (dix-huitième siècle)
De Lucu di Nazza. En 1755, il est partisan de Mariu Emmanuelle de Matra.

MOSCHETTA (di) Simone: (quinzième siècle)
En 1497, il sévit en Corse, en tant que rebelle ou bandit.

MOSCONI Alain: (né en 1967)
Cuisinier. Militant syndical. Secrétaire national du STC (section marins). En 2005, lors d'un conflit, avec ses camarades grévistes, il détourne le Pascal Paoli, cargo de la SNCM, qu'il veut ramener de Marseille à Bastia. L'action se termine avec l'intervention héliportée du GIGN. Membre du Conseil Economique Social et Culturel (CESC) de la Corse en 2011. Auteur de Dans le sillage de la lutte (2013).

MOSCONI François Antoine: (né en 1943)
Originaire de Conca. Maire de Conca (de 1977 à 2002, réélu en 2008). Elu conseiller territorial (divers droite) de 1986 à 2002. Président de Compagnie Corse Méditerranée (CCM) de 1998 à 2002. Condamné pour prise illégale d'intérêt, il doit quitter tous ses mandats en 2002. Réélu conseiller territorial (divers gauche) de 2010 à 2015. Elu président de la compagnie Air Corsica (ex CCM) de 2010 à 2016. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MOSCONI Joseph: (?-1943)
De Zonza. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué par les Italiens, lors des combats de Libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

MOSCONI Paul: (1891-1943)
Né à Zonza. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.). Il est tué par les Italiens, à Zonza, lors des combats de Libération de la Corse, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Zonza.

MOSCONI Pierre-Marie:
Né à Aiacciu. Comédien. Il joue dans Le Silence (2004), Mafiosa (2006, 2008), Seconde chance (2008), Banlieue 13 Ultimatum (2009), Domino (2010), Le gendre idéal (2010)...

MOSTO (de) Pietro (Petrus): (quinzième siècle)
Evêque d'Accia de 1410 à 1418.

MOTRONI Jean-Baptiste Ferdinand: (né en 1934)
Né à Bastia. Kinésithérapeute. Conseiller général (divers gauche) du canton de Sagru di Santa Ghjulia de 1973 à 2011. Sénateur (socialiste) de la Haute Corse de 1997 à 1998 (il remplace François Giacobbi, décédé). Conseiller territorial de 1999 à 2004. Chevalier de la Légion d'Honneur (2000).

MOTTET Ambroise François Jean-Baptiste: (1792-1862)
Né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Recteur d'académie. Avocat. Notaire. Député du Vaucluse. Procureur général en Corse en 1836. Dans un rapport il préconise la décorsisation administrative de l'Ile et la concentration des pouvoirs dans les mains d'un gouverneur... Commandeur de la Légion d'Honneur.

MOTTINO Nicolaus: (?-1651)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

MOUNIER Antoine Maurice:
Préfet de Corse de 1920 à 1921.

MOUNT William: (dix-huitième siècle)
Editeur à Londres. En 1740, il édite une carte de la Corse.

MOURAD BEY: Voir SENTI Jacques.

MOUREAUX Williams: (né en 1973)
Originaire de Sarté. Animateur culturel. Artiste photographe. Portraitiste.
Voir le site de William MOUREAUX.

MOURRE Antoine Félix: (1768-1837)
Inspecteur des études à l'académie d'Aix en Provence. Il fait un séjour d'inspection en Corse en 1818. En 1819, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1820, il est chargé des fonctions rectorales en Corse. Il tente, en vain, d'instaurer un plan de francisation en Corse. Il quitte l'Ile en 1822. Il revient en Corse en 1827 en tant que chargé d'inspection générale.

MOZZICONACCI Ange: (né en 1939)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (figuratif, paysages urbains).

MOZZICONACCI Bernardin: (1818-1845)
Né à Sartè. Laboureur. En 1844, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour tentatives volontaires d'empoisonnement. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1845.

MOZZICONACCI Jean-François (CANAVELLI-COLONNA): (1953-2008)
Originaire de Letia. Ancien conservateur en chef des Musées de France. Ancien directeur régional des affaires culturelles de Corse. Historien. Auteur de Dictionnaire des prénoms corses (2007) et de Les seigneurs de Leca et leurs descendants (1342-1914) (2012).

MOZZICONACCI Jeanne:
Artiste peinre.

MOZZICONACCI José-Pierre: (né en 1978)
Originaire d'Ulmetu. Fils de Madeleine. Conseiller municipal d'Ulmetu depuis 2003. Conseiller général (divers gauche) du canton d'Ulmetu de 2010 à 2015. Conseiller départemental du nouveau canton du Sartenais Valincu depuis 2015.

MOZZICONACCI Madeleine: (née en 1944)
Conseillère territoriale (radicale de gauche) de 1998 à 2015.

MOZZICONACCI-LEANDRI Marc-Marie: (né en 1919)
Originaire de Granaccia. Militaire. Colonel. Il rejoint le Maroc en 1940, après la défaite française. Il fait partie du Corps Expéditionnaire Français dans les Abruzzes. Il participe à la Guerre d'Indochine, puis à celle d'Algérie. Grand-Officier de la Légion d'Honneur en 1997. Grand-Croix de la Légion d'Honneur en 2009.

MUCCHIELLI Alex: (né en 1943)
Originaire de Ghisoni. Fils de Roger. Docteur en philosophie. Docteur es lettres et sciences humaines (sociologie). Maitrise de psychologie. Diplômé en informatique du CNAM. Directeur d'UFR. Membre du Conseil des Universités. Auteur de nombreux ouvrages théoriques et de vulgarisation. Fondateur de la société Enov Formation en 2010.

MUCCHIELLI Anghjuluvisu: (dix-huitième siècle)
En Janvier 1749, à la Cunsulta di Corti, il est désigné commissaire pour la piève de Coasina.

MUCCHIELLI Anton Matteu: (1767-1827)
Membre du Conseil Général et du Directoire de la Corse en 1793. Député pour la communauté de Ghisoni, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MUCCHIELLI Felice Antoniu: (1805-1881)
De Ghisoni. Maire de Ghisoni de 1827 à 1830, de 1844 à 1852, et de 1872 à 1878. Conseiller de l'Arrondissement de Corti.

MUCCHIELLI Félix Antoine: (1881-1954)
De Ghisoni. Juge de paix suppléant. Greffier du canton de Ghisoni.

MUCCHIELLI Ghjacintu: (1766-1824)
De Ghisoni. Maire de Ghisoni de 1813 à 1816. Juge de paix du canton de Sorba de 1816 à 1824.

MUCCHIELLI Hercule: (1903-1990)
Né à Ghisoni. Producteur, exploitant et distributeur de films. En 1936, il crée la société Cyrnos Films qui produit L'île d'amour (avec Tino Rossi) en 1943. Directeur des films Corona. Fondateur de Valoria Films (1962-1975). Il décède à Ghisoni en 1990.

MUCCHIELLI Jacques: (1977-2011)
Originaire de Ghisoni. Philosophe. Ecrivain. Scénariste de jeux video. Spécialiste de science-fiction. Auteur de Yamaloka Terminus et de Bara Yogoï, en 2005.

MUCCHIELLI Jean-Louis: (né en 1950)
Originaire de Ghisoni. Fils de Roger. Docteur es sciences économiques, diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Agrégé de l'Enseignement Supérieur des Sciences Economiques. Depuis 1989, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Conseiller culturel de l'Ambassade de France au Japon de 2004 à 2006. Président du jury d'Agrégation de Sciences économiques et Sociales de 2008 à 2010. Recteur de l'Académie d'Amiens en 2010. Chevalier de l'Ordre National du Mérite (2010).

MUCCHIELLI Laurent: (né en 1968)
Sociologue. Chargé de recherche au CNRS. Il enseigne la sociologie de la délinquance à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Directeur, de 2004 à 2009, du Centre de Recherche Sociologique sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP). Fondateur de la Revue d'Histoire des Sciences Humaines. Membre du comité de rédaction de la revue internationale francophone Déviance et Société, de la revue Sociologie, du groupe Clarifier le Débat Public sur la Sécurité (Claris). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

MUCCHIELLI Matteu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MUCCHIELLI Orsu Francescu dit Franceschino di Ghisone: (1777-1832)
Né à Ghisoni. Ecclésiastique. Clerc profès. Orphelin en 1789, il quitte la Corse pour Rome en 1798. Devenu moine franciscain, en 1800, il prend le nom de Francesco Maria de Ghisone. Il est sujet à des crises d'épilepsie et ne peut être nommé prêtre. En 1801, il se retire au couvent de Bellegra Civitella, où il décède en 1832. L'héroïcité de ses vertus est proclamée par décret en 1848. Sa statue est érigée sur la place de Ghisoni en 1897 (après la Première Guerre Mondiale, elle sera installée au-dessus de la porte principale de l'église). L'Eglise lui donne le titre de Vénérable (premier degré vers la canonisation) en 1898. Une biographie lui est consacrée en 1953 par le père franciscain François-Marie Petrignani: Une fleur séraphique au jardin de Cyrnos. Le Vénérable Franceschino de Ghisoni: O.F.M., 1777-1832

MUCCHIELLI Pierre:
Originaire de Ghisoni. Magistrat. Président de Chambre Civile et Sociale de Bastia de 2005 à 2008. Avocat général à la Cour de Cassation depuis 2009.

MUCCHIELLI Roger: (1919-1981)
Né à Orléanville (Algérie). Originaire de Ghisoni. Officier dans la Division Leclerc en 1944, il participe au débarquement en Normandie et à la libération de Paris (il est grièvement blessé au Bourget). Psycho-sociologue. Psychopédagogue. Agrégé de philosophie en 1949. Docteur en médecine en 1959. Docteur-ès-Lettres en 1965. En 1966, il est nommé à l'Université de Nice à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines où il occupe la chaire de psychologie et pédagogie. Qualifié neuropsychiatre en 1969. Il fonde au cours de sa carrière 3 centres de psycho-pédagogie et de psycho-sociologie et 2 revues internationales. Président de l'Institut International de Synthèses psychothérapiques. Commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire avec citations.

MUENIER Jules-Alexis: (1863-1942)
Né à Lyon. Artiste peintre (genres). Graveur à l'eau-forte. Il séjourne en Corse au début des années 1900. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1903 deux peintures intitulées Berger corse à Campo dell'Oro et Solitudes (environs d'Ajaccio), et à celui de 1904, Chambre de Mme Laeticia à Ajaccio et canapé sur lequel naquit Napoléon 1er, Etang dans le maquis (au printemps), et Crépuscule en Corse. Des reproductions de ses oeuvres sont éditées dans un numéro de L'Illustration de 1910 (Berger à Campo di l'Oro, Chapelle des Peraldi (Ajaccio), Le maquis au printemps (étang de Calcina), Le maquis brûlé (le Casone à Ajaccio), Buveurs, route des Sanguinaires).

MUFRAGGI François Antoine: (1851-?)
Né à Bucugnà. Propriétaire. Maire d'Afa de 1884 à 1924. Elu conseiller d'arrondissement du canton d'Aiacciu en 1919. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole.

MUFRAGGI Jean: (1914-2009)
Né à Azzana. Militaire. Mobilisé en 1939 comme sergent-chef, il est chef de section à la 2ème Compagnie du BTO. Ayant pris connaissance de l'appel du général de Gaulle en AEF, il contribue activement, en 1940, au ralliement de l'ouest de la colonie à la France Libre: il fait partie du groupe mobile Bouar-Berberati. Dès la formation du Bataillon de Marche n°2 de l'AEF, sa connaissance du pays et ses qualités d'instructeur en font la cheville ouvrière de la 5ème Compagnie et il prend part à toutes les campagnes du Moyen Orient en 1941 et 1942. Promu aspirant en 1941, il rejoint le BM 2 et se distingue en Libye, puis à Bir-Hakeim. En 1945, il est en France sur le front de l'Atlantique. Il est affecté en 1946 au 8ème RTS qui succède au BM 2 avant de combattre ensuite en Indochine, de 1948 à 1950. Il quitte l'armée en 1955 avec le grade de capitaine. Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 1939-1945. Médaille de la Résistance. Médaille Coloniale avec agrafes Libye, Bir-Hakeim. Silver Star (USA).

MUFRAGGI Monique:
Professeur chorégraphe à Aiacciu. Voir le site de Monique MUFRAGGI

MUFRAGGI Paul:
Maire d'Afa en 1945. Dissident du Parti Radical en Corse, il fonde l'UDSR en 1945. Membre du Conseil de la République (Sénat) en 1949. Chef du secrétariat particulier de René Pleven en 1950.

MUFRAGGI Toussaint: (né en 1948)
Né à Aiacciu. Originaire de Villanova. Artiste peintre autodidacte. Coloriste contemporain. Il expose à Aiacciu, Calvi, Corti, Patrimoniu, Porti Vechju, ainsi qu'à Arles, Avignon, Carros, Marseille, Nice, Rennes, Paris, Barcelone, Rome... Il illustre les recueils de poèmes de Jacques Renucci Rencontres (2010) et L'Avant-Pays (2013).

MUGHJONE: Voir ASTOLFI ?.

MUGLIONI Mathieu: (né en 1977)
Né à Paris. Chanteur lyrique (ténor). Membre de la Compagnie Lyrique Corse.

MULLER ?: (dix-neuvième siècle)
Général. En 1801, il est commandant la 23ème Région Militaire en Corse. Il se déclare ouvertement contre André François Miot de Melito, le commissaire administrateur général. Napoléon Bonaparte le rappelle et le remplace par le général Joseph Morand.

MULTEDO (frères): (dix-neuvième siècle)
Bandits. En 1822, à Casaglio, avec Tiudoru Poli, Brusco, Carlotti et Battesti, ils attaquent la gendarmerie, et tuent un gendarme (Robert). Le maire du village (Albertini), avec l'aide de trois habitants, les met en fuite, tuant Battesti. Ils tuent un ouvrier lucquois (lucchesu) et assassinent un peu plus tard un jeune homme de 22 ans qui avait témoigné contre eux, un homicide à l'entrée de la Place d'Armes à Aiacciu, une embuscade contre des gendarmes près de Borgu...

MULTEDO Alfred Paul Marie: (1846-1908)
Né à Bastia. Fils de Joseph Marie. Comte. Conseiller général (Bonapartiste) de Vicu en 1871. Député bonapartiste de la Corse en 1885, mais l'élection est invalidée et il n'est pas réélu. Elu député à Aiacciu en 1889, son élection est à nouveau invalidée pour fraude électorale. Il est ensuite battu. Président du Comité Napoléonien en 1892. Président d'honneur du Comité des Jeunes Plébiscitaires Napoléoniens en 1893. Il abandonne la vie politique en se retirant à Madagascar. Il meurt à Southsea (Angleterre) en 1908.

MULTEDO Dumenicu Ghjuvan Luca: (1783-1808)
De Vicu. Fils de Ghjuvan Francescu. Officier au service du Royaume de Naples.

MULTEDO Dumenicu Maria: (1757-1827)
De Vicu. Fils de Ghjuseppu Maria. Avocat. Compagnon de Nabuliu Buonaparte en 1793. Commandant en second de la Garde Nationale du district de Vicu. Consul de France à Alger en 1796. Il est emprisonné par le Dey d'Alger jusqu'en 1800. Conseiller à la cour d'appel d'Aiacciu en 1803. En 1811, il est juge à la cour d'appel d'Aiacciu.

MULTEDO Ghjuseppu Antoniu: (1775-?)
De Vicu. Fils de Ghjuvan Francescu. Inspecteur, puis directeur de la poste française à Rome de 1803 à 1814. Agent général du clergé français près le Saint Siège. Agent général de la régie des douanes à Palerme en 1827.

MULTEDO Ghjuseppu Maria: (1728-1804)
Né à Vicu. Négociant.

MULTEDO Ghjuvan Andria Antoniu dit Occhju di Vetru: (1751-1829)
Né à Vicu. Ecclésiastique. Fils de Ghjuseppu Maria. Ecclésiastique. Chanoine de Vicu en 1788. En Avril 1790, il fait partie de la délégation venue spécialement du Dilà qui accompagne Pasquale Paoli de retour à Paris après son exil à Londres. En Septembre, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà, à la Première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention), au troisième tour, avec 210 voix sur 394 votants. Il siège parmi les Girondins. A la Cunsulta Straudinaria di Corti, il est déchu de son mandat de député car opposé au royaume anglo-corse. En Septembre 1795, Nabuliu Buonaparte lui écrit une longue lettre, au sujet de la campagne d'Italie et de son intention de libérer la Corse des Anglais. Elu au Conseil des Cinq cents de 1796 à 1798. Inspecteur de douanes en Corse en 1799. Malade, paralysé, il décède à Vicu en 1829.

MULTEDO Ghjuvan Francescu: (1754-1828)
De Vicu. Fils de Ghjuseppu Maria. Père de 11 enfants.

MULTEDO Jean-Luc: (1812-1894)
Né à Vicu. Frère de Joseph Marie. Avocat. Conseiller général de la Corse de 1843 à 1849. Artiste peintre. Peintre des forêts de la Corse (Vue de la forêt de Valdoniello....), et de ses paysages (Vico, Vue du fond du golfe d'Ajaccio, Vue de la Sposata de Vico, L'Arca di a Catena...).

MULTEDO Joseph-Marie: (1810-1894)
Né à Vicu. Marquis. Avocat à Bastia en 1832. Conseiller général de Vicu de 1837 à 1843. En 1840, il fait partie de la députation de notables corses désignée pour se rendre à Cherbourg où doivent arriver les cendres de Napoléon 1er, à bord de la frégate La Belle Poule. Sous-préfet d'Yssingeaux en 1842. Chef de cabinet du ministre de l'Intérieur Arrighi de Padoue, en 1850. Trésorier payeur général à Mont de Marsan en 1859. Poète en langue italienne. Auteur de Le Tombe del Louvre, canto funubre, en 1830, de Napoleone II, en 1840, d'un recueil de ses œuvres éparses Alcune Liriche en 1852, d'une ode Canto alla Corsica, en 1858, et de Tramonti, Nuove Poesie Liriche, publié à Bologne en 1887. Marquis de Castille en 1868. Marquis de Multedo, en 1877. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand. Chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare. Chevalier de l'Ordre Impérial du Medjidié de Turquie.

MULTEDO Luiggi: (1787-?)
De Vicu. Fils de Ghjuvan Francescu. Sous-lieutenant au 3ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse en 1802. Il passe au service de Naples en 1806. En 1813, il est capitaine au 35ème Régiment Léger, où il commande la 4ème Compagnie du Bataillon des Chasseurs Corses, sur l'île d'Elbe, où se trouve Napoléon 1er. Blessé à Waterloo en 1815.

MULTEDO Octave:
Journaliste. Ecrivain. Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni. Il collabore au journal U Muntese à partir de 1955.

MULTEDO Paul-Marie: (1778-1844)
Né à Vicu. Fils de Ghjuvan Francescu. Receveur des Finances à Bastia. Conseiller général de 1830 à 1834. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MULTEDO Paul Marie Alfred: (1846-1908)
Originaire de Vicu. Fils de Joseph Marie. Marquis de Multedo. Conseiller général de la Corse en 1887. Il décède en Angleterre.

MULTEDO Roccu: (1918-2013)
Né à Bastia. Ecrivain. Poète. Historien. Membre de l'Accademia Corsa, à Nice. Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni. Il collabore aux journaux L'Annu Corsu, U Muntese... Auteur de Le Mazzérisme et le Folklore Magique de la Corse, paru en 1975, d'un recueil poétique, Di Fole in Canzone, en 1975, de Le Folklore magique de la Corse, paru en 1982, de Pontinovu, paru en 1988, de U Grillettu di San Martinu, une bande dessinée, en 1988, de Maria Catalina, la belle-mère corse de Victor Hugo, en 1994, de Le Mazzerisme, un Chamanisme Corse, en 1994, de Le Nouveau folklore magique de la Corse paru en 1998... Président d'honneur et membre fondateur du Jury du Prix du livre Corse.

MUNSTER Sebastian: (1489-1552)
Géographe à Bâle. Il dessine une carte de la Corse, qui parait en 1567, dans l'édition de l'ouvrage Cosmographie.

MUNTAGNOLU (U): Voir LUCCIARDI Ghjuvan Petru.

MUNTICELLU (di) Ghjuvanni Bernardinu: (seizième siècle)
En 1584, il est l'un des Nobili Dodeci du Diquà. Il paraphe seize requêtes, parmi lesquelles, le retour aux anciennes unités de poids et mesures, la poursuite des travaux concernant les tours du littoral, la remise en état du pont de Lagu Benedettu, une meilleure réglementation sur la vente du sel, une intensification de la lutte contre les crimes de sang, etc.

MURACCIOLE Ange Marie: (1835-1904)
De E Muracciole. Entrepreneur de travaux publics. Il participe à la construction du Canal de Panama en 1879. Président du Comité républicain Central d'Aiacciu en 1889. Maire de E Muracciole de 1892 à 1904. Conseiller général (radical socialiste) du canton de Vezzani de 1892 à 1904. Sénateur de la Corse de 1892 à 1894 et de 1903 à 1904. Il fait construire le château de E Muracciole. Il décède à Aiacciu en 1904.

MURACCIOLE Anthony: (né en 1975)
Né à Bastia. Spécialiste de la pêche à la mouche. Champion du monde de montage de mouche en 2009 et 2010.

MURACCIOLE Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de E Muracciole, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MURACCIOLE Bernard: (né en 1937)
Originaire de E Muracciole. Né à Tunis. Fils de Jacques. Chanteur lyrique (baryton). Triple lauréat du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il chanta à l'Opéra de Paris et dans les principaux théâtres de la capitale, à la radio et à la télévision, et dans la plupart des théâtres de province, ainsi qu'à l'étranger. Metteur en scène, décorateur, scénographe, concepteur de costumes, il a monté plus de 60 ouvrages tant à Paris qu'en province et à l'étranger. Il écrit de nombreuses adaptations de livrets d'opérette, des airs (paroles et musiques), ainsi qu'un livret d'opéra. Franc-Maçon du Grand Orient de France, il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages (dont cinq disques de chansons maçonniques) dont Vous avez dit.. Leo Taxil ? en 2014. Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) et de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM).

MURACCIOLE Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Maire d'Ocana en 1835.

MURACCIOLE (di E) Ghjudicellu: (quinzième siècle)
Caporale de Venacu. En 1496, à Gênes, il est un des trois délégués corses qui participent à la révision des Capitulaires, qui datent de 1453.

MURACCIOLE Jacques: (1902-1961)
Originaire de E Muracciole. Poète. Ecrivain. Auteur de Chakchouka..., poèmes (1930), En Culottant ma Pipe, poèmes, (1933), Arlequinades (1936), Frères, pièce en un Acte (1939), Au Gré De L'Exil (1946), Quelques heures de Corse.

MURACCIOLE Jules: (1906-1995)
Né à Sète (Hérault). Journaliste. Reporter successivement aux quotidiens Le Petit Provençal, Marseille-Matin et Marseille-Soir. Chef des informations à Marseille-Matin à partir de 1931. Correspondant du Figaro, du Daily Mirror, du Herald Tribune, de la Stampa. Directeur de l'hebdomadaire Canebière. En 1937, il entre dans l'administration municipale comme directeur du journal syndicaliste La Voix des Municipaux. Il entre dans la Résistance en 1940, et est muté l'Etat-major du général de Gaulle à Londres. Il participe ensuite à toutes les campagnes de la Libération. Dirigeant du RPF dans la Sud-Est. De 1954 à 1958, il crée à Marseille le Centre d'Action Nationale du Sud-Est, œuvrant pour le retour du général de Gaulle au pouvoir. En 1960 il est nommé attaché de presse au cabinet du ministre de l'Information, puis de 1961 à 1962, il est au cabinet du ministre délégué auprès du Premier Ministre. De 1962 à 1981, il assure la revue de presse du matin à Matignon. Attaché de Chancellerie et secrétaire général de l'Ordre de la Libération de 1962 à 1990. Il décède à Paris, en 1995. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39-45 (4 Citations). Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Médaille Coloniale avec agrafes AFL, Libye, Bir-Hakeim, Tripolitaine, Tunisie 1943. Médaille des Blessés. Médaille des Services Volontaires dans la France Libre.

MURACCIOLE Stéphane: (né en 1947)
Journaliste (Le Matin de Paris, à RFO Nouméa, RFO Paris). Chargé des relations presse au cabinet du ministère des DOM-TOM (1992-1993). Depuis 1993, il est conseiller en communication indépendant et formateur au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ). Co-auteur, avec Jean-Paul Delors, de Corse, la poudrière, en 1978.

MURACIOLI Charles Philippe: (1770-1824)
Né à Soriu. Boucher. En 1819, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour vols. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1824.

MURACCIOLI ?:
Abbé. Auteur de Monographie de Vivario, en 1912, dans le Bulletin de la Société ses Sciences Historiques et Naturelles de la Corse.

MURACCIOLI Antoine:
Secrétaire de rédaction du Journal de la Corse en 1902. Directeur politique du journal de 1905 à 1914. Conseiller général de l'arrondissement d'Aiacciu de 1908 à 1914. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1912.

MURACCIOLI David: (né en 1977)
Originaire de Corse et de la Martinique. Musicien (guitare), chanteur, installé à Aiacciu.

MURACCIOLI Martin: (né en 1933)
Elu maire de Bucugnà en 1983. Conseiller territorial (droite) jusqu'en 2004.

MURACCIOLI Pierre:
Maire de Bucugnà de 1977 à 1983.

MURACCIOLI Pierre-Antoine dit Antoine: (né en 1944)
Originaire de Vivariu. Né à Tananarive (Madagascar). Chanteur et auteur compositeur de variétés (Les Elucubrations d'Antoine...). Ingénieur. Navigateur. Ecrivain. Auteur de Globe Flotteur (1977), Iles était une fois (1989), Oh Yeah ! (2007)...

MURAT Joachim: (1767-1815)
Maréchal de France. En Septembre 1799, il arrive à Aiacciu, avec Napoléon Bonaparte. Il est avec lui aux Milelli, avant qu'il ne regagne définitivement la France. En 1800, il épouse Caroline Bonaparte. Roi de Naples en 1808. En 1815, sous la Nouvelle Restauration, déchu, il cherche refuge en Corse. Il débarque incognito à Bastia. Ne se sentant pas en sécurité à Bastia, il rejoint U Viscuvatu, où il est l'hôte du maire (royaliste) Andria Colonna-Ceccaldi, et de son gendre, le général Dumenicu Cesaru Franceschetti. Le colonel Verriere envoie ses gendarmes pour l'arrêter, mais, empêchés par la population du village, et subjugués par la personnalité de l'ancien Roi de Naples, ces derniers échouent et rentrent bredouilles à Bastia. A la tête de quelques centaines d'hommes, il quitte U Viscuvatu pour Aiacciu. Par Sant'Andria di U Cotone, I Pirelli d'Alisgiani, Santu Petru du Venacu, Vivariu et Vizzavona, il arrive à Bucugnà. Là, le commandant Francescu Bonelli, fidèle de Napoléon Bonaparte, le reçoit au Palazzu. Il charge le commandant Bernardinu Poli de négocier les diamants qu'il lui remet pour affréter les navires indispensables à la reconquête de son trône de Naples. Avec son escorte, il arrive à Aiacciu sous les vivats de la foule. Les autorités supérieures civiles et judiciaires et les parents des Bonaparte ont quitté la ville. Le commandant de la place, Cardo, un ancien chef d'escadron de l'Armée de Naples, tient sa garnison consignée dans la citadelle. Accompagné de Dumenicu Cesaru Franceschetti, avec 250 hommes et une trentaine d'officiers, ils quittent Aiacciu sur cinq felouques, et voguent vers les côtes de Calabre. Cardo ne fait tirer ses canons qu'un fois les navires hors de portée. La flotte est commandée par un ancien corsaire maltais Barbara. Elle est composée de la Saint Erasme, commandée par Dumenicu Forcioli, la Conception, commandée par Tomasu Drago, la Miséricorde, commandée par Dumenicu Tavera, la Vierge du Carmel, commandée par Zavieru Pozzo di Borgo et une autre Conception, commandée par Ghjuvan Andria Cauro. S'y ajoute une barque bastiaise, la Voltigeante, commandée par Antoine Cecconi. La tempête disperse sa flotte au large de Naples. Seule sa felouque, avec Dumenicu Cesaru Franceschetti, et deux douzaines d'hommes, aborde en Calabre, à Pizzo. Il est, avec ses compagnons, attaqué, brutalisé, puis emprisonné. Il est jugé par une commission militaire du Roi Ferdinand IV, condamné à mort, sans être entendu, et est fusillé une demie heure après sa condamnation.

MURATI: Voir aussi MORATI.

MURATI Achille: (1788-1873)
Originaire de Muratu. Docteur en Droit en 1809 à Pavie, puis à Pise. Sous-préfet. Juge à la Cour Impériale de Bastia. Conseiller auditeur près la Cour Impériale de Corse à Bastia. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Il fait restaurer à ses frais le campanile de l'église San Mighele de Muratu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MURATI Aghjilliu: (1734-1801)
Né à Muratu. Militaire. Sa devise est Amore di a Patria et Virtù. En Décembre 1762, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Juillet 1763, il est blessé à la bataille de Furiani. En Février 1767, il est commandant d'Erbalunga. Il est chargé de préparer le débarquement de Capraia. Il commande quatorze gondoles, avec 200 soldats, deux canons et de nombreux volontaires (300 hommes en tout). Il débarque à Il Ceppo, dans le sud-est de l'île. Les habitants de Capraia reçoivent les Naziunali en libérateurs. Ces derniers occupent le couvent, la chapelle, les deux tours du Sinapito, celle du port, et les magasins. Avec ses Naziunali et leurs alliés Caprajesi, il est sous les murs de la forteresse de San Giorgio, située sur un sommet rocheux, défendue par 18 canons, réputée imprenable et tenue par 70 Génois. En Mai, les assiégés de San Giorgio se rendent. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il participe à la bataille de Ponte Novu. En Mai 1769, après la défaite, avec près de 200 Balanini, il quitte la Corse et s'exile en terre ligure. En Juin 1791, il est désigné, avec trois autres commissaires, pour se rendre à Bastia, avec Pasquale Paoli, afin d'y rétablir l'ordre, après les émeutes contre-révolutionnaires. En Février 1794, il est avec les Anglais qui occupent San Fiurenzu. Avec les Anglos-Corses, il organise l'investissement de Bastia. Membre du parlement du Royaume anglo-corse.

MURATI Ange-François: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

MURATI Ange-François: (?-1870)
Originaire de Muratu. Soldat. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Muratu.

MURATI Antoine dit Tittu: (1741-1794)
Né à U Borgu. En 1778, à Bastia, il est condamné aux Galères à vie. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1794.

MURATI Dominique dit Grienu: (1775-1827)
Né à Muratu. Laboureur. En 1822, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol avec violence. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1827.

MURATI Pierre:
Journaliste-photographe (il collabore à l'Agence Gamma, France-Soir, 24 Ore, U Ribombu et au magazine Corsica). Il publie, en 2010, un livre de photos intitulé 30 ans de graffiti politique en Corse, en collaboration avec Antoine Albertini.

MURATI Salvadore: (1763-1846)
Né à Muratu. Fils d'Aghjilliu. Ecclésiastique. Frère (Don Achille) de l'Ordre des Mineurs Observantins.

MURATO Ottaviano: (seizième siècle)
Génois. En 1595, il est podestat de Bastia.

MURATORI ?: (1672-1750)
Prêtre à Milan. Editeur et bibliothécaire à l'Ambrosienne. En 1732, il publie, dans le Volume 24 de ses In Rerum Italicarum Scriptores, le De Rebus Corsisis (Choses de la Corse), de Petru Cirneo.

MURATORI Gennaro: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre italien. Il exerce à Bastia entre 1890 et 1911. En 1898, il exécute des décors peints à l'église de Mursiglia.

MURATU (di) Guglielmu: (quinzième siècle)
Caporale. En 1444, avec d'autres Caporali, il refuse la tutelle du Saint-Siège, et rejoint le gouverneur génois Giovanni da Montaldo.

MURCIA Marie:
Née à Nice (Alpes-Maritimes). Comédienne installée en Corse depuis 1996. Membre de l'ARIA (Association des Rencontres Internationales Artistiques). Metteur en scène (théâtre, courts-métrages (Je Tue Ile en 2014)...).

MURIANI Michel: (1970-2006)
Repris de justice. Il est assassiné à Porti Vechju en 2005.

MURILLO Bartolomeo Stefano: (1617-1682)
De Siviglia. Peintre. Il laisse des œuvres importantes en Corse.

MURTA (da) Giovanni: (?-1350)
Doge de Gênes. Il succède à Simone Boccanegra. En 1345, il veut éliminer l'influence espagnole en Corse (et en Sardaigne). En 1347, à Gênes, quatre ambassadeurs corses lui présentent les décrets de la Cunsulta di Merusaglia, un contrat qui va lier en une sorte d'association la Corse et Gênes. Il envoie alors sur l'Ile, une flotte commandée par son fils Tomaso, Antonio Rosso, le chef de la puissante corporation des bouchers de Gênes, et Gottifredo Zoaglia, pour pratiquer une farouche épuration parmi les seigneurs. Il meurt en 1350.

MURTA (da) Tomaso: (quatorzième siècle)
Fils du doge Giovanni da Murta. En 1347, il est envoyé en Corse à la tête d'une flotte chargée d'y établir l'ordre génois.

MURZU (di) Vincentellu: (seizième siècle)
Procurateur au service de Gênes. En 1512, il fait obtenir aux habitants de Murzu, chassés de leur village au cours des guerres de Rinucciu della Rocca et Ghjuvan Paulu di Leca, le droit de pouvoir revenir y cultiver à nouveau leurs terres.

MUSCA Xavier: (né en 1960)
Né à Bastia. Originaire de Vicu. Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, à l'École Nationale d'Administration en 1985. Inspecteur des Finances. Il entre à la direction du Trésor en 1989. Directeur général du Trésor et de la Politique économique en 2005. Président du Comité Economique et Financier de l'Union Européenne. Administrateur de GDF. Membre du conseil de surveillance de CNP Assurances. Nommé secrétaire général-adjoint de l'Elysée en 2009, puis secrétaire général en 2011.

MUSCATELLI Francescu, dit Rustinu: (1756-?)
De Valle di Rustinu. Le 17 Juin 1774, il est condamné à Bastia, à 9 ans de prison. En Août, il est envoyé aux galères du port de Toulon. Le 30 Décembre 1775, il est condamné aux galères à vie pour évasion. Le 2 Novembre 1776, il a les deux oreilles coupées suite à une nouvelle tentative d'évasion. Il est suspendu à l'antenne et reçoit une bastonnade. Il s'évade définitivement de la prison de La Corderie, à Toulon, le 20 Juin 1782.

MUSELLI Ghjuvan Andria: (dix-huitième siècle)
Avocat à Bastia. En Mai 1789, à l'Assemblée des Notables de Bastia, il est élu député de la Noblesse et sera parmi les quatre députés qui représenteront la Noblesse de la ville à l'Assemblée Générale des Trois Ordres. En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général du Département de la Corse, dont il est le secrétaire général, à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. En Juin 1794, il est secrétaire de la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

MUSELLI Marc: (né en 1971)
Né à Bastia. Physicien. Maitre de conférence à l'Université de Corti. Membre du CNRS de Vignola, à Aiacciu. Il met au point une technique qui permet de récupérer de l'eau potable, à partir de la rosée, pour les pays en voie de développement.

MUSELLI Vincent Casimir Joseph-Marie: (1879-1956)
Né à Argentan (Orne). Originaire d'Ocana. Homme de Lettres. Poète. Il consacre son existence à la poésie lyrique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages aujourd'hui tous réunis à la Médiathèque d'Argentan. Administrateur de la Maison de la Poésie. Membre de la Société des Gens de Lettres. Membre de l'Académie Mallarmé. Membre du Comité Littéraire des "Belles Lectures". Officier de la Légion d'Honneur.

MUSSO Alexandre-Marie Antoine Dominique: (1884-1968)
Né à Bastia. Fils de Jean-Antoine. Croix de Guerre 1914-1918. Administrateur de la Banque de France en 1919. Directeur de l'hebdomadaire La Corse Libre, organe des intérêts économique de l'Ile, en 1920. Membre de la chambre de commerce de Bastia en 1926. Président du syndicat intercommunal d'électrification du nord et nord-est de la Corse. Président de la Fédération des Syndicats d'Elevage du département de la Corse. Conseiller municipal de Bastia de 1912 à 1945. Conseiller général radical-socialiste de San Niculaiu de 1925 à 1931. Elu sénateur de la Corse de 1937 à 1939, en remplacement d'Emile Sari, décédé. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille d'or de la Prévoyance Sociale.

MUSSO François: (né en 1935)
Né à Aiacciu. Conseiller municipal d'Aiacciu. Député européen (RPR) de 1984 à 1994. Président de la Caisse Régionale du Crédit Agricole de Corse en 1998.

MUSSO Jean Antoine: (1837-1925)
Né à Bunifaziu. Négociant à Bastia. Directeur et armateur d'une société spécialisée dans l'exportation des cédrats et du liège sur le bassin méditerranéen. Juge au tribunal de commerce de Bastia. Administrateur de la Banque de France. Conseiller général républicain modéré (aréniste) de Bunifaziu de 1881 à 1886. Chevalier de la Légion d'Honneur.

MUTINELLI Morgane: (née rn 1986)
Née à Bastia. Concepteur Designer Graphique. Artiste plasticienne. Diplômée de L'Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA) de Paris.

MUZARETTU: Voir ALFONSI Anton Marcu.

MUZIO-OLIVI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Né à L'Isula. Maire de L'Isula de 1805 à 1807 et de 1821 à 1824.

MUZIO-OLIVI Hippolyte Jean-Baptiste Sauveur dit U Sgio Popu: (1864-1947)
Né à L'Isula. Arrière-petit-fils de Ghjuvan Battista. Frère de Joseph. Membre de la Chambre de Commerce de Bastia. Président du Tribunal de Commerce de L'Isula. Négociant en tissus. Agent de la Compagnie Fraissinet et Cie à L'Isula. Agent consulaire du Roi d'Italie. Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de l'Instruction Publique. Officier du Mérite Agricole. Chevalier de la Couronne d'Italie. Officier du Nicham-Iftikar de Tunis.

MUZIO-OLIVI Joseph, Edouard, Ange: (1863-1902)
Né à L'Isula. Arrière-petit-fils de Ghjuvan Battista. Frère d'Hippolyte. Avocat. Maire (radical) de L'Isula de 1894 à 1896. Admis dans la magistrature, il est nommé substitut du procureur de la République à Saint-Pierre de la Martinique, où il trouve la mort lors de l'éruption du volcan de la Montagne Pelée en 1902.

MUZIOTTI Mido:
Chanteuse. Auteur. Compositeur. Interprète. Musicienne.
Voir le site de Mido MUZIOTTI.

MUZIOTTI-RAFFALLI Pierre-Marie: (1851-1921)
Né à Rapaghju. Il débarque au Venezuela en 1883, avec d'autres migrants insulaires. Il s'installe à Carupano (état de Sucre), où il cultive le cacao et le café. Il devient un notable de la région et fonde une nombreuse famille (Muziotti) dont on retrouve des descendants au Canada, aux Etats-Unis et même en Turquie. Il décède au Venezuela, en 1921.

MUZJ Filippu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Piupeta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MUZY Angelin: (1928-2012)
Originaire de Zonza. Membre fondateur de la Société Hippique de Zonza en 1967.

MUZY Franck: (1957-1994)
Militant nationaliste. Ancien membre de l'UPC, puis de A Cuncolta Naziunalista. Porte-parole du Comité Robert Sozzi en 1994. Membre de Furesta Viva. Il est assassiné à Bastia en 1994.

MUZY Lisandru: (né en 1978)
Né à Paris. Docteur en informatique. Poète. Auteur de poèmes et d'essais en langue corse (In i me ocha, publié en 2006, Premier Prix du Livre 2006 de la Collectivité Territoriale de Corse). Il collabore à la revue littéraire Bonanova (Sunniacciu, Ninetta, I nosci mirendeddi..).

MUZZI Ghjuvan Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Frassetu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

MYRBACH-RHEINFELD (de) Félicien: (1853-1940)
Né à Zaleszycky (Autriche). Baron. Artiste peintre d'histoire autrichien. Graveur. Illustrateur. Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il adresse au Salon d'Automne de 1912 trois peintures intitulées Milelli, près Ajaccio, Saint Julien, près Bonifacio et Types d'oliviers, près Bonifacio,