Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(1075 personnages)


GABERINO Antonio: (dix-septième siècle)
Praticien génois. Grâce à ses libéralités, les Jésuites fondent un collège à Bastia.

GABRIELE: (quatorzième siècle)
Abbé du monastère de San Venerio del Tino. Il est en visite en Corse en 1381.

GABRIELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1869.

GABRIELLI Antoine: (1821-1897)
Né à Corti. Militaire. Officier d'Infanterie. Lieutenant en 1851. Capitaine en 1854. Major en 1862. Chef de bataillon en 1864. Lieutenant-colonel en 1869. Colonel hors cadre en 1871. Campagnes d'Afrique (1843-1854), d'Orient (1854-1855) et d'Italie (Solférino, 1859). Armée du Rhin (1870). Commandeur de la Légion d'Honneur. Ordre Ottoman de Medjidié. Médaille de la Reine d'Angleterre. Médaille de la Valeur Militaire de Sardaigne. Médaille d'Italie. Ordre de Saint-Stanislas de Russie. Chevalier de Léopold d'Autriche.

GABRIELLI Antoine:
De Calvi. En 1934, avec Roch Ambrosini, ils réussissent la traversée Calvi-Nice à la rame, en 6 jours.

GABRIELLI Antoine François dit Picazzinu: (1809-1859)
Né à Petra Serena. Laboureur. En 1849, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède accidentellement au bagne de Toulon (Var), en 1859.

GABRIELLI Antoine Jacques: (1889-1966)
Né à Ciamanaccia. Officier d'Infanterie. Intendant militaire. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre (2 étoiles de bronze, une étoilr de vermeil et 2 palmes).

GABRIELLI Aurélien: (né en 1990)
Originaire de Cervioni. Fils de Jean-Luc. Comédien.

GABRIELLI Ghjacintu: (1673-?)
Curé de Ciamanaccia. En 1760, il est l'instigateur d'un drame passionnel entre les Leonetti et les Gabrielli, qui fera sept morts.

GABRIELLI Ghjuvanni Andria: (1769-?)
Natif de Tralonca. En 1814, il est lieutenant au 35ème Régiment Léger, où il commande la 2ème Compagnie du Bataillon des Chasseurs Corses, sur l'île d'Elbe, où se trouve Napoléon 1er.

GABRIELLI Jean-Luc: (décédé en 1997)
Originaire de Cervioni. Journaliste. Il travaille à la statio RMC Paris au service politque. Il collabore également à la radio Radio Corsica Internaziunale (RCI), au quotidien Le Provençal Corse, et au mensuel Kyrn. Il décède accidentellement en 1997.

GABRIELLI Joseph:
Chanoine. En 1932, il publie une étude sur les Dons surnaturels, les Prophéties et les Miracles du Prêtre Don Ghjuvanni Marcu Luigi, un contemporain de Pasquale Paoli.

GABRIELLI Joseph: (1894-1915)
Né à Petra Serena. Agriculteur. Soldat au 140ème Régiment d'Infanterie (140RI) durant la Première Guerre Mondiale. Commotionné lors d'une attaque, il est victime d'obusite. Il est accusé d'abandon de poste en présence de l'ennemi et est condamné à mort et fusillé, à Hébuterne (Pas-de-Calais), en 1915. Il fait partie des 6 soldats corses fusillés durant la Grande Guerre. Il est réhabilité en 1933. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Petra Serena.

GABRIELLI Joseph: (1929-2013)
Né à A Petra di Verde. Militaire (capitaine) Président d'honneur de l'Association Nationale des Anciens Prisonniers Internés d'Indochine (ANAPII) (section Languedoc). Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire pour faits de guerre. Croix de Guerre TOE. Croix de la Valeur Militaire. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

GABRIELLI Josepha: (née en 1981)
Originaire de Petra Serena. Responsable de la communicationde l'Orchestre Philarmonique de Monte Carlo depuis 2005.

GABRIELLI Léon Don-Jean: (1877-1950)
Né à Blida (Algérie). Originaire de Corti. Militaire (chef de bataillon). Commandeur de la Légion d'Honneur.

GABRIELLI Louis: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Tralonca. Frère de Thaddée. Avocat. Conseiller général de Moïta. Maire de Zuani. En 1881, il fonde à Bastia l'hebdomadaire Le Courrier Corse. Membre de la Ligue Révisionniste en 1883.

GABRIELLI Luc Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Petra Serena, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GABRIELLI Petru Simone: (1804-?)
Originaire de Tralonca. Etudiant en chirurgie installé à Rome. Bonapartiste notoire. En 1831, à Rome, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne. Il est arrêté, jugé et condamné à mort par le tribunal pontifical. Sa peine sera réduite à 8 années de rétention. Libéré et expulsé, il rentre en Corse. En 1834, il est membre de la Société Médico-Scientifique de l'Ile de Corse qui vient de se créer. En 1836, la variole atteint 665 personnes de l'arrondissement de Bastia. 79 d'entre elles sont défigurées et 199 en sont mortes. Sur 6761 naissances en Corse, 4521 enfants sont vaccinés contre la maladie. Il est l'un des principaux vaccinateurs contre la maladie à Tralonca.

GABRIELLI Thaddée, Jean, Auguste: (1856-1940)
Né à Tralonca. Frère de Louis. Avocat à Corti. Parlementaire. Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886. Conseiller général (républicain radical) du canton de Sermanu de 1886 à 1919. Procureur de la République (en 1892) à Sartè, puis Aiacciu. Avocat à la Cour d'Appel de Bastia en 1901. Président du Cercle des Sports d'Aiacciu en 1901. Député (aréniste) de Sartè de 1902 à 1909. En 1905, il dépose à l'Assemblée Nationale un projet de résolution concernant l'achèvement du chemin de fer de la côte orientale de la Corse. En 1906, il édite un journal Le Petit Sartenais. Sénateur de la Corse de 1909 à 1920. Juge au tribunal de la Seine de 1920 à 1926. Auteur de La Corse, ses luttes pour l'indépendance, son adhésion à la France, ses représentants, paru en 1937. Il décède à Compiègne (Oise) en 1940.

GABRIELLI Véronique:
De Liguizzetta. Artiste plasticienne. Sculptrice (notamment sur métal). Peintre.

GAETA (di) Giacopo: (quinzième siècle)
Evêque de Potenza. En 1445, le pape Eugène IV le nomme commissaire papal en Corse, à la place de Monaldo Paradisi. Mais il se met aussitôt à dos les Caporali, fidèles à Gênes, qui, se regroupant sous l'autorité de Rinucciu di Leca, s'emparent de Corti. Il envoie Ghjuvanni della Grossa, et son fils Vincente, à Rome pour demander au pape de venir à son secours. Il est assiégé à Biguglia, par Rinucciu di Leca, avec Vincentellu et Francescu d'Istria. Le décès de Rinucciu di Leca, lors du siège, provoque la fin de la rébellion des Caporali contre lui. En 1446, il reçoit le renfort d'une armée papale commandée par le général Mariano da Norcia. Avec ce dernier, il va alors mettre toute l'Ile sous la suzeraineté du pape, sauf Raffe di Leca, qui refuse de reconnaître l'autorité du Saint-Siège, et les villes de Bunifaziu et de Calvi, toujours fidèles à Gênes. En 1447, à la mort du pape Eugène IV, Mariano da Norcia continue seul la conquête de la Corse, s'empare de Biguglia et l'y tient prisonnier. Mariano da Norcia battu par Raffe di Leca, il est libéré et le nouveau pape, Nicolas V, le nomme commissaire papal en Corse.

GAFFAIOLI Dumenicu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Moïta, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GAFFAIOLI Marcu Santu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GAFFAJOLI Simon François: (1872-1957)
Né à Moita. Militaire. Colonel (CR). Lieutenant en 1904. Capitaine en 1911. Chef de bataillon en 1915. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18. Officier du Mérite Agricole. Officier d'Académie.

GAFFAROTTO Agostino: (quinzième siècle)
Génois. En 1494, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giacomo Vegetti, décédé. Il est remplacé par Geronimo da Talliano, en 1495.

GAFFORI(O) Anton Francescu: (dix-septième siècle)
Originaire de Corti. Capitano. Médecin. Nobile Dodeci en 1692, pour les pièves de Boziu, Venacu et Castellu.

GAFFORI Anton Francescu: (?-1753)
Né à Corti. Frère de Ghjuvan Petru. En Octobre 1753, à Corti, il est accusé d'être le complice de l'assassinat de son frère. Il est assassiné à son tour par la famille (les de Matra) de la veuve de son frère.

GAFFORI Antoniu: (1674-?)
Originaire de Corti. Médecin à Gênes puis à Corti.

GAFFORI(Y) Don Antoniu: (dix-huitième siècle)
Né à Corti. Chanoine. En 1717, il est reçu Docteur en Droit à Rome. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

GAFFORI Faustina: (1722-1776)
Originaire d'Aleria. Epouse de Ghjuvan Petru. Sœur de Aleriu Francescu et Mariu Emmanuelle de Matra. En Avril 1745, à Corti, des Corses de Vivariu, Venacu et Corti, soudoyés par le commissaire général génois Stefano de Mari, encerclent sa maison, dans laquelle elle se trouve avec ses enfants. Elle résiste avec tant d'énergie (elle menace de mettre le feu à un baril de poudre) qu'elle parvient à prévenir son mari qui est dans le Rustinu, et qui arrive à temps pour mettre en fuite ses agresseurs.

GAFFORI(O) Filippu Antoniu: (1605-1679)
Originaire de Corti. Vicaire à Centuri.

GAFFORI Filippu Antoniu: (1676-?)
Originaire de Corti. Notable de Corti. En 1730, le gouverneur Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde contre la taxe des Due Seini. Podestat de Corti en 1740.

GAFFORI(Y) (de) Francescu, dit Checcu ou Gafforiu: (1744-1796)
Né à Corti. Fils de Ghjuvan Petru. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. Avocat général au Conseil Supérieur de la Corse. Capitaine des milices de Pasquale Paoli en 1744. En Septembre 1745, le gouverneur génois Pier Maria Giustiniani le fait enlever par Giuliano Birio, commandant de la place de Corti, afin d'avoir un moyen de pression sur son père. Il sera libéré en Novembre. En Mars 1746, il est exposé par les Génois sur les remparts de Corti, afin d'obliger, en vain, son père à lever le siège de la ville. En 1758, il s'engage dans le Régiment Royal Corse. En 1759, il quitte le Régiment Royal Corse pour s'engager dans le Régiment des Volontaires Corses. En 1760, le Régiment des Volontaires Corses est dissous. Il rentre en Corse. D'abord peu enclin à suivre Pasquale Paoli, en Mai 1764, il finit par adhérer à sa politique. En Août 1767, avec ses Naziunali, il est à Aiacciu. Aidé des habitants, il assiège la citadelle. Il est membre du Supremu Cunsigliu di A Nazione. En Septembre 1768, devant l'offensive générale des Français, Pasquale Paoli abandonne le Nebbiu et lui demande de rester à Lentu, pour garder le passage de Tenda. A la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est nommé lieutenant général. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, il participe à la bataille de Ponte Novu. Après la défaite, il se réfugie à Corti, avec Pasquale Paoli, son frère Clémente et Ghjuvanni Lurenzu de Petriconi. Il reste à Corti pour défendre la ville. Les Français arrivent à Corti, avec une délégation de notables cortenais, il se présente pour les accueillir. La ville se rend, sans résistance. En 1769, Il est nommé capitaine de Dragons dans la Légion Corse, à Tarascon. En Avril 1772, il rentre en Corse. En 1773, il est major dans la Légion Corse du marquis d'Arcambal. En 1774, il participe à la répression du Niolu. En Mars 1774, apparition en Corse, de la première loge de Franc-maçonnerie, la Parfaite Union, d'obédience du Grand Orient. Cette loge fondera deux Ateliers en Corse, dont, en 1778, la Sincère Amitié, à Corti, à laquelle il appartient. En 1777, il est nommé colonel et prend le commandement du Régiment Provincial de l'île de Corse. Général de brigade en 1784. Maréchal de camp en 1788. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Corti, aux Assemblées de la Noblesse. En Juin, lors de l'Assemblée Générale des Trois Ordres (ou Etats Généraux de la Corse), il est élu député suppléant (de Matteu de Buttafuoco) de la Noblesse de Corse, pour aller siéger aux Etats Généraux de Versailles. En Septembre, il est à Versailles, Matteu de Buttafuoco (son beau-fils), lui demande de rentrer dans l'Ile pour y seconder le Vicomte Armand Charles de Barrin, et organiser la contre-révolution. Il rentre en qualité de commandant militaire en second. Il remplace le général de Sionville, et arrive à Aiacciu à la tête d'un régiment et de cinq compagnies. Il s'oppose violemment au parti révolutionnaire. En Janvier 1790, accusé d'être royaliste et de protéger les anciennes idées aristocratiques, il est surnommé U Nimicu di a Nazione. En Juillet, à Corti, il commande les soldats suisses cantonnés dans la citadelle, lors d'un affrontement avec des patriotes réformateurs, qui fait des morts et des blessés. Le Comité Supérieur de Bastia, suite à ces évènements, décide d'envoyer cinq de ses membres dans la ville, avec 500 Gardes Nationaux, afin d'y rétablir l'ordre. Il lui inflige un blâme, car il est accusé d'être à l'origine des troubles. Ayant refusé, de plus, de prêter le serment civique, il est arrêté et assigné à résidence dans sa demeure de U Casinu, en attendant de comparaître devant un tribunal de la Nation. Sur l'intervention de Pasquale Paoli, il est expulsé de Corse, et autorisé à s'embarquer pour Toulon. De là, il part pour Paris. En Octobre 1791, il se réfugie en Toscane. En 1795, il rentre définitivement en Corse, et se retire à Corti, où il meurt en Février 1796.

GAFFORI Francescu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Notable de Corti. Notaire. Commissaire de la Ghjunta di Caccia en 1788. Juge auprès du Tribunal de première instance de Calvi en 1814.

GAFFORI(J,Y) (de) François Louis dit Paglietta: (dix-neuvième siècle)
De Corti. Fils de Francescu. Avocat. Colonel de la Garde Nationale du Département du Golu. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1804, il est désigné pour assister au couronnement de l'Empereur Napoléon 1er. Avocat à la Cour d'Appel de Corti en 1814. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Procureur impérial au tribunal de 1ère instance de Vicu. En 1837, il fait élire Pasquale Paoli (mort en 1807 !) député. L'élection est annulée. Conseiller général de la Corse (doyen du Conseil Général en 1860). Officier de la Légion d'Honneur.

GAFFORI(Y) (de) François Xavier André: (1810-1877)
Né à Corti. Ecclésiastique. Chanoine titulaire en 1841. Vicaire général de l'évêque de Corse Petru Paulu de Cuttoli en 1870. En Février 1872, il est nommé évêque de Corse, à Aiacciu. Il succède à Petru Paulu de Cuttoli. En 1873, il fait publier un Nouveau Petit Catéchisme. Il obtient du gouvernement la construction du palais épiscopal à Aiacciu. En 1875, il fait ouvrir un petit séminaire à Corti. A sa mort, en 1877, Paulu Matteu della Foata lui succède.

GAFFORI Ghjacumu: (1675-?)
Originaire de Corti. En 1728, il participe, comme Popularu, à l'élection de Nobili Dodeci du Diquà.

GAFFORI Ghjacumu Filippu: (dix-huitième siècle)
En Septembre 1762, il chasse Aleriu Francescu de Matra de la Tavagna. En Avril 1769, il est avec les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu.

GAFFORI Ghjuvan Paulu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Corti. Vicaire capitulaire d'Aleria en 1738.

GAFFORI(Y) Ghjuvan Petru: (1704-1753)
Né à Corti. Docteur en médecine. Chirurgien des hôpitaux de Gênes. En Mai 1731, à la Cunsulta di Boziu, il est envoyé à Livourne, pour trouver les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre, auprès de Corses exilés en Italie. En Avril 1734, à Campulori, il est de retour en Corse, avec Luigi Giafferi. A la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné pour siéger à une Cour (un Tribunal) Suprême. En Octobre, il est envoyé comme député de la Nazione auprès des deux commissaires généraux génois Ugo Fieschi et Pier Maria Giustiniani. En Mars 1736, à Matra, il travaille au couronnement de Théodore de Neuhoff. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par le Roi Théodore 1er, Secrétaire à la Guerre et au Cabinet, et Comte. En Mai, le Roi Théodore 1er le nomme Président de l'Hôtel de la Monnaie, (Presidente della Zecca). En Juin, il accueille seul, à Corti, le Roi Théodore 1er. En Mars 1738, à la Cunsulta di Olmi e'Cappella, il est désigné (pour le Diquà) comme l'un des trois représentants pour rencontrer le général Louis de Boissieux à Bastia. En Juillet, à la Cunsulta di Corti, il se fait remarquer par son éloquence. En Novembre, une copie du Règlement (Traité d'Accommodement: Regolamento per sedar le turbolenze frà Genova e Corsica) lui est remise, car il était absent lors de la publication officielle. Le délai d'approbation est de quinze jours. En Janvier 1739, il est arrêté, expulsé de Bastia, et conduit devant le général Louis de Boissieux, moribond, qui lui ordonne de quitter la Corse dans les vingt-quatre heures. Il s'embarque pour Livourne et se retire à Florence. En Août 1740, le marquis de Maillebois l'autorise à rentrer en Corse, malgré les objections du gouverneur génois Domenico Maria Spinola. Il s'installe à Corti. En Août 1741, à Calvi, en accord avec Clémente Paoli, il dépêche l'abbé Carlu Rostini pour Naples, Rome et l'Europe, afin d'essayer d'intéresser les puissances étrangères au sort des Corses. En Septembre, il fomente des bruits de révolte qui se font entendre dans le Diquà. En Janvier 1743, il est contacté pour préparer le retour du Roi Théodore 1er. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève de Talcini. En Septembre 1745, à la Cunsulta di Oletta, malgré les pressions du gouverneur Pier Maria Giustiniani sur les pièves de Casinca et du long du littoral, les habitants du Nebbiu et leur chef Ambroghju Rivarola, lui accordent leur confiance. Il tient une Cunsulta à Caccia, où, devant la recrudescence des meurtres et des Vindette, il nomme deux Protecteurs (ou Pacificateurs ou Médiateurs) les Pacificatori, (ou Paceri, Parieri ou Prutettori). Il est lui-même nommé Prutettore. A Corti, suite à un malentendu, une fusillade éclate entre les soldats de la garnison génoise et une importante troupe, dont il est le commandant. Le malentendu est vite dissipé. Le gouverneur Pier Maria Giustiniani fait enlever, par Giuliano Birio, le commandant de la place de Corti, son fils, Francescu, âgé de treize mois, afin d'avoir un moyen de pression sur lui. En Octobre, le nouveau gouverneur Stefano de Mari lui propose de lui restituer son fils et de le nommer lieutenant, ainsi que l'autre Prutettore, Aleriu Francescu de Matra. Il refuse. En Novembre, à la Cunsulta di Spiluncatu convoquée par Dumenicu Rivarola, celui-ci, affirmant qu'il dispose de l'appui sans réserve du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III et de ses alliés, propose d'encercler Bastia et de s'en emparer. En désaccord avec cette initiative, avec les deux autres Prutettori, il l'informe qu'il ne le suivra pas. Le commissaire général Stefano de Mari lui fait restituer son fils. En échange, il promet sa neutralité. Après la chute de Bastia, avec les deux autres Prutettori, il arrive de Corti, à Bastia, escortés de 800 hommes de la montagne. Abandonnant son titre de Paceri, il ne veut pas laisser au seul Dumenicu Rivarola la maîtrise de la situation. Il est reçu triomphalement par les Bastiais. Pour la première fois, le drapeau corse à tête de Maure est arboré au sommet de la Citadella. En Décembre, les distensions s'aggravent entre lui et Aleriu Francescu de Matra, et Dumenicu Rivarola, notamment au sujet du sac de Bastia qu'ils ont autorisés au mépris des accords signés par Dumenicu Rivarola. De plus, étant maître de Terra Nova, il veut garder Bastia au nom des Naziunali, alors que Dumenicu Rivarola, installé, lui, à Terra Vechja, veut conserver la ville pour le Roi de Sardaigne. Finalement, Dumenicu Rivarola quitte Bastia pour San Fiurenzu, poussé au départ par Aleriu Francescu de Matra et lui. A la Cunsulta di San Fiurenzu, il est décidé qu'il garde Bastia, tandis qu'Aleriu Francescu de Matra ira à Aiacciu et Dumenicu Rivarola à Calvi. En Janvier 1746, à Bastia, où il est retranché dans Terra Nova, les habitants, en majorité Génois, supportent mal son autorité, ils lui reprochent d'être responsable du sac de la ville. Avec leur Magistrato, ils exigent son départ. Les événements tournent mal entre partisans des deux bords, et après une fusillade, on dénombre treize morts dans son camp. Une médiation de l'archidiacre de Bastia Angelo Odardo Stefanini et du docteur Antoniu Morelli, ancien podestat, rétablit la paix entre les deux parties. Il doit quitter la ville. En Mars, il est à la tête des Naziunali, qui, de leur camp de San Pancraziu, harcèlent Bastia, ravagent les campagnes alentour, et repoussent les Bastiesi qui tentent de sortir de la ville. En Juin, il tente de s'emparer de la Citadella de Corti, tenue par les Génois. Il n'hésite pas à faire tirer sur le fort alors que les Génois exposent son fils unique Francescu sur les murailles. Les Génois de Corti se rendent, à des conditions satisfaisantes pour tous. Il lance une proclamation condamnant les Bastiesi au blocus et à la dévastation de leurs biens, pour avoir déshonoré le nom de notre nation. En Juillet, il occupe la Citadella di Corti. A la Cunsulta di Corti, il est nommé membre du Magistratu Supreme de douze membres, qui résidera à Corti. A la Cunsulta di Casinca, 22 pièves (dont Caccia, Casacconi, Rustinu, Casinca, Costere) se déclarent tout à fait hostiles à sa personne. Il est question de l'interpeller pour lui demander des comptes sur ses agissements, et éventuellement de le livrer à la justice. En Août, il convoque la Cunsulta di San Antoniu della Casabianca. En Septembre, le siège de Bastia est levé. Il se retire chez lui, à Corti. En Mars 1747, avec les autres membres du Magistratu Supreme, il s'oppose à l'initiative de Dumenicu Rivarola qui soutient les habitants du Nebbiu et du Capicorsu qui menacent de faire sécession en élisant leur propre Magistratu Supreme. En Décembre, il essaie de dissoudre la Cunsulta di Orezza, organisée par le gouverneur Stefano de Mari, et dont le but est d'accentuer la division entre les chefs corses, au profit des Génois. Il y envoie des troupes mais l'assemblée se termine avant leur arrivée. En Mai 1748, avec ses Naziunali et le Chevalier de Cumiana et ses Austro-Sardes, il marche sur Bastia. En Octobre, à la Cunsulta di A Venzulà, avec les Naziunali, il décide, avec l'accord de l'unanimité des présents, de poursuivre la guerre contre les Génois. Il prend contact avec le marquis de Cursay. En Décembre, à la Cunsulta di Biguglia, il rencontre, avec Ghjuvan Tomasu Giuliani et d'autres Principali, le marquis de Cursay. Ce dernier fait part des bonnes intentions du Roi Louis XV à l'égard du peuple corse. Il n'est plus question de soumission à Gênes, mais d'obéissance au Roi de France. Les Corses semblent séduits par cette nouvelle situation. Une lettre est envoyée au Roi de France dans laquelle les Corses le prient de recevoir leur soumission sans réserve, et lui promettent de se conformer à toutes les instructions de son représentant. Il est signataire de cette lettre avec 17 des plus éminents chefs corses du moment. Il ordonne à tous les podestats et Padri di U Cumunu, de mettre à sa disposition le tiers de leur effectifs armés, ainsi que la liste des Cuntumaci (soustraits à l'action de la justice) auxquels, désormais, il sera fait la chasse. En Mai 1751, à une Cunsulta tenue dans le Campulori, il est désigné parmi les quatre députés qui accompagneront le maréchal de Cursay à Toulon, pour rencontrer le Lieutenant Général du Roi de France à Gênes, le marquis François Claude de Chauvelin. Il écrit à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises en Corse. En Juin, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. A la Cunsulta di Orezza, il est nommé Presidente du gouvernement (le Magistratu Supreme). En Décembre, avec les Capi di A Nazione et le maréchal de Cursay, il écrit au Roi de France à propos du comportement du commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi, qu'il juge louche et hypocrite. En Février 1752, il écrit aux Capipopuli de l'Ornanu pour leur faire part de son indignation concernant leur participation dans l'occupation du village de Quenza. En Mai, le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi ayant décidé de faire une tournée d'inspection dans le Campulori, il fait mettre en prison tous ceux qui lui font bon accueil. En Août, à la Cunsulta di Bastia, les Prucuratori des pièves sont profondément déçus de voir leur pays replacé sous la souveraineté de Gênes avec, pour toutes garanties, les Concessioni. Ils refusent d'accepter le règlement, malgré ses efforts, mais devant l'accueil reçu, il n'insiste pas, de peur de perdre son crédit. A la Cunsulta di Ghisoni, à laquelle il assiste avec tous les chefs du Diquà et du Dilà, le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay est critiqué pour son laxisme envers le Génois. En Janvier 1753, Ghjuvan Tomasu Giuliani, général et président du Conseil Provincial de Balagna, se sépare de lui et s'oppose à Simone Buonaventura Fabiani, le responsable local, composant ainsi avec les Génois. Il décide alors de soutenir ce dernier, occasionnant, pendant quelque temps, ainsi une véritable guerre civile en Balagna. Il fait enlever le fils de Ghjuvan Tomasu Giuliani, et le garde comme otage. Il occupe les places libérées par les Français, sauf Bastia, Aiacciu, Calvi, Aleria et Bunifaziu. En Février, à la Cunsulta d' Orezza, les Naziunali l'élisent gouverneur et général. Il met en place un embryon de gouvernement avec Conseil des Finances, Conseil de la Guerre et Cour de Justice. En Juin, il préside la Cunsulta di Alisgiani. Avec les 24 membres du Cunsigliu della Nazione, il s'installe à Corti. En Juillet, Ghjuvan Tomasu Giuliani, général et président du Conseil Provincial de Balagna, qui entretient des relations avec le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, est évincé du pouvoir et destitué. Il donne son accord à Simone Buonaventura Fabiani pour nommer Simone Ghjuvanni Giudicelli sa place. Le 2 Octobre, à Corti, à l'instigation du commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, il est assassiné, par cinq coups de fusil. Les auteurs du crime sont deux cousins germains Ghjuvan Battista (dit Piscainu) et Francescu Romei, et plusieurs autres membres de la famille Romei, de Corti, avec la complicité suspectée de son frère, Anton Francescu Gaffori. Les assassins, réfugiés à Gênes, reçoivent une prime de 200 lires et une pension annuelle de 60 lires. Ils s'établissent à Sarzana. Une récompense de 10000 lires est proposée par les Génois au commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, qui la refuse. Cet assassinat resserrera les liens des Naziunali. La cérémonie religieuse en son honneur a lieu à Corti. La grande messe est dite par le chanoine Erasmu Orticoni, entouré de nombreux prêtres. L'éloge funèbre est prononcé par Don Marcu Maria Ambrosi, fils du glorieux Ghjuvan Ghjacumu Ambrosi, dit Castinetu.

GAFFORY Jean-Antoine: (1925-2015)
Originaire de Guagnu. Fonctionnaire. Directeur général de la Caisse Primaire de la Sécurité Sociale de Corse-du-Sud en 1985. Maire de Guagnu de 1965 à 2008. Conseiller général du canton de A Soccia de 1968 à 1973. Vice-président de l'Assemblée de Corse de 1986 à 1992. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1984. Médaille de Doyen des maires de France en mandats électifs en 2007.

GAFFORY Jules: (?-1990)
Maraîcher. Membre de la Chambre Régionale d'Agriculture de Corse. Militant du RPR. Soupçonné d'être membre du groupe antinationaliste U Castigu, il est abattu à Portichju, en 1990, par un mouvement clandestin inconnu.

GAFFORY Sforziu: (1576-1627)
Originaire de Corti. Nobile Dodeci de Corti.

GAGGERI Sylvestre Jean: (1868-1954)
Né à Bastia. Commandant en retraite. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1929 une peinture intitulée Bastia. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Coloniale avec agrafes Sahara et Madagascar. Croix de Guerre 14-18 avec palme. Officier d'Académie.

GAGLIARDI ?: (dix-huitième siècle)
Capitaine génois. En Novembre 1733, sur ordre du gouverneur Pallavicini, il commande 150 soldats partis de Bastia pour le Rustinu afin de saisir les notables du lieu, Paulu Francescu Giovannoni, Ghjacintu Paoli, et Ghjuvan Ghjacumu Ambrosi, soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte. Avant d'atteindre son but, il est désarmé par les Naziunali, près de U Salgetu. Il sera traduit en justice.

GAÏ Dom Jean-Baptiste: (1898-1990)
Né à Sari di Porti Vechju. Ecclésiastique. Combattant de la guerre de 1914-1918, il est plusieurs fois blessé. Moine bénédictin de l'abbaye bénédictine de Hautecombe en 1925. Ordonné prêtre en 1929. Il écrit de nombreux articles de revues sous le pseudonyme de Gaïus. Auteur au moins de 6 ouvrages, dont La tragique Histoire des Corses en 1946 (réédité en 1967), Corse, Ile de Beauté, en 1961, Saint-Alexandre Sauli, en 1969, Le Saint-Siège et la Corse, en 1986...

GAILDRAU Jules: (1816-1898)
Né à Paris. Artiste peintre. Collaborateur de L'Illustration de 1848 à 1857. Il est un des illustrateurs de la Relation de leurs Majestés Impériales dans le Sud de la France, en Corse et en Algérie, en 1860.

GAILLARD-DESCHAMPS Alexandre: (1903-1984)
Né à Saint-Saturnin (Mayenne). Artiste peintre (paysages, marines). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1946 deux peintures intitulées Monte Bragadio (Corse), et Col de Bavella (Corse).

GALAZZO Solange: (née en 1957)
Née à Tunis. Artiste peintre. Elle séjourne régulièrement en Corse. Elle expose à Aiacciu en 1992 et 1994.

GALEATUS Iulianus: (?-1630)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite d'Aiacciu. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

GALEAZZI Anghjulu: (1709-1788)
Originaire de Penta di Casinca. Ecclésiastique. Prêtre. Docteur in utroque jure. Avocat à Rome. En 1753, à la Cunsulta di Alisgiani, il est élu député pour rencontrer à Bastia le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi. Avec trois autres députés, il rencontre celui-ci à Bastia. Ils lui remettent un mémoire de 21 articles.

GALEAZZI Ghjuvan Francescu: (1757-1829)
Né à Penta di Casinca. Il étudie le droit et la médecine à Rome de 1773 à 1779. Député pour la communauté de A Munaccia d'Orezza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il est également désigné, avec trois autres membres, pour présenter au Roi de Grande Bretagne une Adresse d'allégeance. En Février 1795, il assiste à la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, où il est nommé Conseiller d'Etat. Membre éminent du gouvernement Anglo-Corse. Mais, en Octobre 1795, en désaccord avec le départ de Pasquale Paoli à Londres, il donne sa démission. En Mai 1797, il est déclaré proscrit. Son exil prend fin sous le Consulat. Maire de Penta di Casinca de 1803 à 1810 et de 1821 à 1832. Auteur de Memorie della mia vita. En 1822, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GALEAZZI Hyacinthe:
Maire de A Penta di Casinca de 1849 à 1860.

GALEAZZI Marcanghjelu:
Maire de A Penta di Casinca de 1840 à 1842.

GALEAZZINI Antoniu: (1720-1796)
De Bastia. Fils de Salvadore. Militaire au service de Gênes. En Février 1746, il est à la tête des Bastiesi qui résistent à l'attaque de la ville menée par Francescu Aleriu de Matra, Dumenicu Rivarola et les Naziunali favorables au Roi de Sardaigne. Après avoir passé une partie de sa retraite à Bastia (de 1773 à 1794), il décède à Gênes en 1796.

GALEAZZINI Francescu Savieru: (dix-huitième siècle)
De Pieve. Militaire. Capitaine aide-major au Régiment Royal Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis en 1756.

GALEAZZINI Ghjuvanni Battista: (1627-?)
Né à Bastia. Fils de Petru. Il succède à son père dans le négoce.

GALEAZZINI Ghjuvanni Battista: (1705-1757)
De Bastia. Fils de Salvadore. Colonel dans l'armée génoise.

GALEAZZINI Ghjuvanni Battista dit Tittu: (1759-1833)
Originaire Bastia. Fils d'Antoniu. Il est né à Porto Venere où son père, au service de Gênes, est en garnison. Baron d'Empire. Avocat. En Septembre 1770, à Bastia, il participe à la Première Assemblée des Etats de Corse, en tant que député du Niolu, où il est remarqué, lors des débats, parmi les contestataires au comte de Marbeuf. En Janvier 1789, il commence à écrire son journal. En Mai, il représente la corporation des bouchers à l'assemblée qui doit désigner les représentants de la ville de Bastia eu vue de l'élection des députés du Tiers-Etat aux Etats Généraux. En Novembre, il est nommé capitaine de la nouvelle Garde Nationale. Il est parmi les signataires d'une lettre que le Comité Patriotique de Bastia envoie aux quatre députés corses qui siègent à l'Assemblée Nationale Constituante, pour faire le récit des troubles de Novembre, demander des assurances par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes, et appliquer en Corse le droit commun. Avec les deux autres capitaines de la Garde Nationale il est à Paris pour remettre cette lettre au député corse Antoniu Cristufaru Saliceti. En Mai 1790, il conduit une délégation corse qui se rend à Lyon pour participer au serment des gardes nationales du Sud-est de la France. L'accueil des Lyonnais est enthousiaste. Le 14 Juillet, il est à Paris, à la Fête de la Fédération à la tête de la délégation corse. En Septembre, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà, à la Première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il y arrive, porteur de l'étendard donné au département par la ville de Paris. Il y attaque violemment Bartulumeu Arena en lui demandant des comptes sur ses activités d'adjudicataire de la subvention. En Mai 1791, le Directoire du Département le nomme Dénonciateur Public. En Juin, à Bastia, le jour de la Sant'Erasmu, dans l'église San Ghjuvan Battista, le sermon du curé défenseur Vidau, déclenche une émeute contre-révolutionnaire. Il intervient pour sauver les membres du Directoire de la colère de la foule. A la suite de l'insurrection bastiaise, il est emprisonné à Corti, avec son frère Petru. Il est libéré peu après, et en Novembre, il est élu maire de Bastia et réélu en 1793.. En Mars 1793, il accuse Pasquale Paoli de trahison. En Mai, il reçoit chez lui Nabuliu Buonaparte qui est en fuite. En Avril 1794, les Français ayant abandonné Bastia attaquée par les Anglais, il reste seul, avec Antoniu Gentili, nommé à l'occasion général de division, pour défendre la ville, bombardée depuis dix jours. En Mai, il refuse de parlementer avec l'amiral anglais Samuel Hood. Les bombardements de la ville continuant de plus belle, il signe, la reddition de Bastia. Il combat contre Pasquale Paoli. En Juin 1796, il est adjudant général, puis Commissaire de la République dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. Commissaire du Directoire exécutif prés de l'administration centrale du Département du Golu en 1797. Elu au Conseil des Cinq-cents en 1798, mais il est invalidé. En Mai 1800, à Aiacciu, il est nommé préfet du Département du Liamone. Il s'oppose au commissaire administrateur général André François Miot de Melito. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Commissaire général du gouvernement de l'île d'Elbe de 1803 à 1810. Elevé Baron d'Empire en 1811. Il participe au débarquement de Golfe Juan avec Nabuliu Buonaparte. Après Waterloo, il se retire définitivement à Bastia. En 1814, il fait partie de la députation de la ville qui est reçue par le Roi de France Louis XVIII. Préfet du Maine et Loire en 1815. En 1816, lors d'une séance de la Société Centrale d'Instruction Civique, il prononce un long discours au sujet de Pasquale Paoli et de la stature d'Homme d'Etat qui était la sienne. Il mêle habilement ses vertus avec celles de Louis XVIII. En 1818, il est membre résident et vice-secrétaire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse, puis il en devient le président en 1823. A nouveau maire de Bastia en 1830. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Bastia en 1833.

GALEAZZINI Ghjuvanni Ghjuseppu: (1707-1787)
De Bastia. Fils de Salvadore. Ecclésiastique. Pievanu de Tavagna en 1758.

GALEAZZINI Jean-Baptiste: (1834-1910)
Né à Bastia. Arrière-petit-fils d'Antoniu. Collaborateur du chanoine Letteron et de son Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse.

GALEAZZINI Petru: (1598-?)
Né à Bastia. Il s'établit à Terra Vechja comme négociant et est à l'origine de la famille Galeazzini de Bastia.

GALEAZZINI Petru: (1668-1726)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvan-Battista. Il consolide la fortune de sa famille. Il fait construire le Palais Galeazzini au lieu-dit La Punta, prés du vieux port de Bastia. Il commence également à bâtir à Petra Rossa, sur les hauteurs de Bastia.

GALEAZZINI Petru: (1717-1754)
De Bastia. Fils de Salvadore. Il fait ses études à Gênes. Capitaine au service de la France.

GALEAZZINI Petru: (1763-ap1849)
De Bastia. Fils d'Antoniu. Capitaine de la Garde Nationale de Bastia en 1789. En 1791, à la suite de l'insurrection bastiaise, il est emprisonné à Corti, avec son frère Ghjuvanni Battista.. Ils sont libérés 4 mois plus tard. Adjudant général en 1796. Il est ensuite colonel au service du Roi de Naples.

GALEAZZINI Salvadore: (1687-1766)
Né à Bastia. Fils de Petru. Il fait entrer la famille Galeazzini dans le patriciat bastiais. Il commence à jouer un rôle politique dans la cité bastiaise. En 1722, il obtient le privilège de pouvoir porter l'épée. Pro-génois, en 1746, il est un des protagonistes des évènements de Bastia.

GALEAZZINI Sauveur: (1786-1861)
Né à Bastia. Fils de Ghjuvanni Battista (Tittu). Baron. Conseiller à la Cour Royale de la Corse. Conseiller doyen de la Cour d'Appel de Bastia. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GALEOTTI ?: (quinzième siècle)
Secrétaire de Tomassino da Campofregoso. En 1486, il est chargé par ce dernier, à la fois de rassurer l'Ufficio di San Giorgio, et d'inciter Ghjuvan Paulu di Leca à poursuivre ses activités contre celui-ci. Il arrive à Bastia avec deux commissaires génois, Domenico Spinola et Giovanni Gualeggia, et une centaine de soldats. Il est arrêté, et le double jeu de Tomassino da Campofregoso est démasqué.

GALERE (Caius Galerius Valerius Maximanus): (?-311)
Empereur romain de 305 à 311. Le 30 Avril 311, il promulgue l'Edit de Tolérance de Nicomédie. Ce texte, en faveur des Chrétiens, provoquera l'arrêt de la répression de ces derniers en Corse.

GALETTI Jean-André: (?-1870)
Originaire de Belgudè. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Belgudè.

GALETTI Michele: (seizième siècle)
Génois. Chancelier de Bunifaziu en 1584.

GALIBERT Charlie: (né en 1955)
Docteur en philosophie. Docteur en anthropologie. Il étudie et analyse la société corse. Auteur de La Corse, une île et le monde (2003) et Guide non touristique d'un village corse (2004).

GALLAUD Jean: (vingtième siècle)
Né à Vienne (Isère). Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1935 une peinture intitulée La citadelle de Calvi (Corse).

GALLERI Patrick:
Originaire d'Aiacciu. Artiste peintre. Voir le site de Patrick GALLERI

GALLET Dominique: (1957-2013)
Originaire de A Riventosa. Chanteur. Musicien (violon). Militant nationaliste. Il est un des membres fondateurs du groupe polyphonique Canta u Populu Corsu en 1973. Elu (Unità Naziunalista) à l'Assemblée de Corse, dont il est le benjamin, de 1984 à 1986. Dirigeant (responsable de la commission culturelle) du Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA) en 1985.

GALLETTI Charles: (1912-1992)
Originaire de Lucciana. Résistant (responsable du Front National pour la région de Bastia). Maire de Lucciana de 1945 à 1987. Conseiller général du canton de Borgu de 1982 à 1988.

GALLETTI Ghjuvanni Anghjulu: (1804-1866)
Né à Lucciana. Ecclésiastique. Abbé. Artiste peintre. Historien. Auteur, entre 1836 et 1841, de Histoire illustrée de la Corse, parue en 1863, un volume de plus de 600 pages contenant environ 300 de ses dessins.

GALLETTI José: (né en 1945)
Originaire de Lucciana. Fils de Charles. Maire (droite) de Lucciana depuis 1995. Elu conseiller territorial de 2004 à 2010.

GALLETTI Anne-Marie (épouse SOLET): (née en 1973)
Originaire de Lucciana. Fille de José. Chef de service à l'Office du Développement Agricole et Rural de la Corse (ODARC). Elue conseillère territoriale (divers gauche) en 2015, elle démissionne en 2016.

GALLETTI-SANTARELLI François: (né en 1956)
Conseiller municipal de Calvi. Conseiller territorial (divers droite) de 2002 à 2004.

GALLI Claire:
Née à Aiacciu. Artiste plasticienne (aquarelles, huiles, encres de Chine..). Poète. Ecrivain. Auteur de Sirius, prix de l'Institut Académique de Paris, en 1987, Parfum de Lune, en 1996, Au jour qui recommence, en 2008 (Prix Blaise Cendras de Marseille en 2009), Un été de solitude (2012)...

GALLINI Jean-François: (1860-1923)
Né à Aiacciu. Avocat au barreau d'Aiacciu. Avocat-défenseur au tribunal de première instance de Sousse, en Tunisie, en 1894. Conseiller général (radical socialiste) de Vicu de 1909 à 1923. Membre du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS) fondé par Adolphe Landry en 1919. Sénateur de la Corse de 1919 à 1923. Officier de la Légion d'Honneur. Grand officier du Nichan-Iftikhar. Commandeur de la Couronne d'Italie. Il décède à Tunis en 1923.

GALLINI Jean-Luc: (1902-1936)
Né à Vicu. Journaliste. Très jeune il émigre en Tunisie. Il fait ses débuts journalistiques dans La Dépêche Tunisienne. Il entre ensuite au Grand Conseil et devient président de la Fédération des Groupements Corses de Tunis. Fondateur du journal La Corse Nord-Africaine, hebdomadaire en langue française et en langue corse, en 1925. Il décède à Tunis en 1936.

GALLIO Laurent: (1892-1965)
Né à Toulon (Var). Artiste peintre. Il séjourne en Corse au début des années 1920. Auteur, en 1921 d'une peinture intitulée Au pays du pêcheur corse.

GALLO Giovanbattista: (dix-huitième siècle)
Génois. Lieutenant. Il réside à Ruglianu. En 1729, il est collecteur d'impôts à Bustanicu lors de la révolte des Due Seini.

GALLO Stéphane: (1968-1995)
Militant de A Cuncolta Naziunalista. Garde du corps de François Santoni. En 1995, à Aiacciu, il est tué lors d'une tentative d'assassinat sur François Santoni.

GALLOCHJU: Voir ANTOMARCHI Ghjuseppe.

GALLONI François: (1772-1806)
Né à Fuzzà. Cultivateur. En 1801, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1806.

GALLONI d'ISTRIA: Voir aussi ISTRIA.

GALLONI d'ISTRIA Adolphe-Dominique: (1808-1853)
Né à Ulmetu. Diplomate. Ami du comte Oraziu Sébastiani. Il exerce différentes fonctions de consulat à Hambourg (1830), Gênes (1831), puis Nice, Palma et Civita-Vecchia (de 1832 à 1837). Consul titulaire à La Canée (1837), Port-Maurice (1839), Venise (1839). En 1843, il est accusé de détournement de dépôt, et est condamné à 3 mois de prison. Gérant au consulat de Moscou en 1849. Consul à Porto en 1852.

GALLONI d'ISTRIA Antoniu: (1719-?)
Né à Ulmetu. Fils de Bernardinu d'Istria. En Juillet 1738, à la Cunsulta di Corti, il est désigné comme un des quatre otages pour le Dilà qui garantiront l'accord (de soumission à Gênes) avec les Français. Il devra résider à Toulon, libre et assuré de ne pas être livré à Gênes. En Août, il arrive à Toulon. D'où, en Septembre, avec les autres otages, il écrit au général Louis de Boissieux. En Janvier 1739, il est transféré à Marseille et enfermé au Château d'If. . En Novembre 1768, il s'active à former un Parti Français dans le Dilà. En Juin, dès l'exil de Pasquale Paoli, il fait partie des nombreux Capipopuli qui viennent se rallier à la France et au Parti Français solidement implanté en Corse. En 1775, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

GALLONI d'ISTRIA Antoniu: (1767-1836)
Né à Ulmetu. Fils de Ghjuseppu Mighele. Chef de bataillon à l'Etat-major de la 23ème Division en Corse, en 1815. Il tente une expédition pour s'emparer de Joachim Murat, mais il en est empêché par les habitants de la région de U Viscuvatu. Chef de bataillon à l'Etat-major au 10ème Régiment d'Infanterie Légère, puis commandant au Bataillon des Voltigeurs Corses, en 1823. En 1816, il tente une expédition contre Bernardinu Poli, avec 200 hommes arrivés de Porti Vechju, mais c'est un échec. Il se retire alors à Zonza, puis, avec sa troupe, il rentre à Bastia. En 1822, il est nommé commandant d'un bataillon de Voltigeurs Corses, affecté essentiellement à la poursuite et la capture des bandits. Il est composé d'un état-major et de quatre compagnies. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis.

GALLONI d'ISTRIA Charles-André: (dix-neuvième siècle)
Originaire d'Ulmetu. Homme politique bonapartiste jérômiste. Candidat aux élections législatives de 1885.

GALLONI d'ISTRIA Jérôme Dominique: (1813-1890)
Né à Ulmetu. Fils d'Antoniu. Secrétaire général de la préfecture de Corse à Aiacciu. En 1863, il demande de reconnaissance d'intérêt public de la source thermale des bains de Barraci. En 1870, il est nommé sous-préfet de Bastia. Député (Bonapartiste) de la Corse à l'Assemblée Nationale, dite de Bordeaux de 1871 à 1876. Conseiller général d'Ulmetu de 1874 à 1883. Sénateur (bonapartiste) de la Corse de 1876 à 1885. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de MAC-MAHON un voeu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées. Président du Comité Conservateur Impérialiste en 1877. Il décède à Ulmetu en 1890. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GALLONI d'ISTRIA Ghjuseppu Mighele: (1748-1793)
Né à Ulmetu. Fils de Francescu d'Istria. Qualifié d'Illustrissimo Signore. Capitaine des Grenadiers au Régiment Provincial Corse. En 1775, il est reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse. Il est assassiné à Ulmetu en 1793.

GALLONI d'ISTRIA Marcu Aurelu: (1728-?)
Né à Ulmetu. Fils de Bernardinu d'Istria. En 1775, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse.

GALLONI d'ISTRIA Marianu: (1750-1825)
Né à Ulmetu. Petit-fils de Ghjacumu Sebastianu d'Istria. En 1775, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse. Capitaine au 4ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse, au service de Naples en 1803.

GALLONI d'ISTRIA Paulu Francescu: (1766-1820)
Originaire d'Ulmetu. Il suit les Ecoles Militaires Royales. Emigré en 1791. Chasseur noble à l'armée de Condé en 1794. Capitaine au 4ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse en 1803. Capitaine à la Légion Corse au service de Naples en 1806. Major à l'état-major général en 1810. Adjudant-général en 1813. Il est fait prisonnier à Tarente, libéré en 1816. Lieutenant-colonel d'état-major au service de la France en 1817. Chevalier de l'Ordre des Deux-Siciles en 1818.

GALLONI d'ISTRIA Simone Francescu, dit Gallone: (1713-1783)
Originaire d'Ulmetu. Capitaine d'honneur. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti. Il y est désigné commissaire pour les pièves de Ulmetu et l'Istria. En Septembre, il reçoit la commission de commissaire général de la piève d'Istria, du général de Cursay. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1775.

GALLUCCI Vincent: (né en 1956)
Originaire de Livia. Pharmacien. Maire de Livia de 2001 à 2011.

GALOTTI Antonio: (1787-?)
Officier italien compromis en Italie dans la révolte du Cilento, il se réfugie à Bastia, en 1828. La population le prend sous sa protection afin qu'il ne soit pas extradé en Italie, où il est condamné à mort. Le gouvernement français recule... En 1829, il est embarqué secrètement sur un navire en direction de Naples, où il est livré aux autorités italiennes. L'indignation est grande à Bastia. Il est libéré en 1832.

GALVANI Fredericu: (?-1780)
De Santa Lucia di Mercuriu. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Il décède, en odeur de sainteté, en 1780, au couvent de Fucecchio, en Toscane.

GALVANI Ghjuvanni Benedettu: (dix-septième siècle)
De Santa Lucia di Mercuriu. En 1642, il édite un ouvrage de jurisprudence.

GALVANI Mathieu: (1789-?)
Intendant militaire de Joachim Murat. Conspirateur bonapartiste avec le futur Napoléon III à Boulogne, en 1840.

GALVANI Ottobrinu: (dix-septième siècle)
En 1605, il bénéficie d'une attestation du gouverneur génois, Giovanni Domenico della Torre, certifiant sa noblesse. Il est l'ancêtre de la famille Galvani, de Santa Lucia di Mercuriu.

GAMBARELLI Francis:
Président du Comité Central Bonapartiste. Conseiller général (divers droite) du canton d'Aiacciu III, de 1994 à 1998. Membre fondateur du Prix du Mémorial, en 1977, et membre du jury. Président de l'Association du Mémorial de 2001 à 2013.

GAMBARELLI Georges: (1926-2013)
Originaire d'Aiacciu. Chef de cabinet des maires d'Aiacciu Antoine Serafini (1959-1964), Pascal Rossini (1964-1975) et Charles Ornano (1975-1994). Chroniqueur sportif à Nice-Matin.

GAMBIEZ Fernand: (1903-1989)
Général. Il participe aux combats de la libération de la Corse en 1943 avec le bataillon de choc dont il est le commandant. Auteur de La Libération de la Corse, paru en 1973. Grand-croix de la Légion d'Honneur.

GAMBINI ?: (dix-huitième siècle)
De Corti. En Avril 1796, républicain convaincu, il soulève les habitants du Boziu, et regroupe 700 hommes à Bistugliu, près de Corti, coupant ainsi aux Anglos-Corses toutes communications entre Aiacciu et Bastia.

GAMBINI Antoine:
Conseiller territorial (droite) de 1982 à 1998.

GAMBINI Antoine Philippe Jean David: (1890-?)
Né à Alger (Algérie). Originaire de Corti. Militaire. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GAMBINI Dominique:
Maire de Ghisunaccia de 1962 à 1995. Conseiller général (divers droite puis RPR) du canton de Ghisoni de 1976 à 1994. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Officier de la Légion d'Honneur.


GAMBINI Dominique (Dumè): (né en 1951)
Originaire de Corti. Professionnel de l'audiovisuel. Enseignant. Réalisateur de films animaliers. Militant des Droits de l'Homme. Ecologiste. Musicien. Auteur. Compositeur. Réalisateur. Auteur de BD. Photographe... Membre fondateur du groupe de chants polyphoniques des enfants de Corti E Cardelline (auteur de la chanson Libertà en 1980). Membre fondateur, en 1981, de la structure de réflexion, d'information et de création audiovisuelle baptisée Sinemassoci. Auteur de Stampa corsa: 1817-1960 :Corse: deux siècles d'actualité (en 4 volumes). Co-auteur de la série télévisée I Storti, en 1995.

GAMBINI Ghjuvan Andria, dit U Rossu: (dix-neuvième siècle)
De Corti. Bandit. En 1821, avec son frère et un troisième bandit, ils tuent 3 gendarmes dans une embuscade et échappent aux poursuites. En 1822, ils attaquent la brigade de gendarmerie de Pedicroce, et s'emparent des effets des gendarmes. Dans la Restonica, ils assassinent un homme, nommé Arrighi, qu'ils soupçonnent de collaborer avec les gendarmes. Cinq fois condamné à mort pour meurtre par contumace.

GAMBINI Pasquale: (dix-neuvième siècle)
De Corti. Frère de Ghjuvan Andria. En 1821, avec son frère et un troisième bandit, ils tuent 3 gendarmes dans une embuscade et échappent aux poursuites. En 1822, ils attaquent la brigade de gendarmerie de Pedicroce, et s'emparent des effets des gendarmes. Dans la Restonica, ils assassinent un homme, nommé Arrighi, qu'ils soupçonnent de collaborer avec les gendarmes. Sept fois condamné à mort pour meurtre par contumace.

GAMBINI Philippe: (né en 1970)
Originaire de Ghisunaccia. Docteur en droit. Avocat fiscaliste. Membre du cabinet Marcus Partners.

GAMBINI Pierre:
Originaire de Corti. Auteur compositeur interprète (guitare, mandoline, harmonica, chant). Il débute dans le groupe Isula, avant de rejoindre I Cantelli pour un son plus rock. En 2007, il quitte I Cantelli pour enregistrer un album solo. Après avoir réalisé quelques premières parties du groupe I Muvrini, il prépare notamment des musiques de documentaires pour France 3 Corse et des musiques de film. Il collabore à la revue Fabula, créée en 2012.
Voir le site de Pierre GAMBINI.

GAMISANS Jacques: (1944-2015)
Né à Cornebarrieu (Haute-Garonne). Botaniste. Président du Comité Scientifique Flore Corse (Conservatoire botanique de Genève) depuis 1986. Président fondateur du Conseil Scientifique du Conservatoire Botanique National de Corse (2002-2014) Auteur de très nombreux articles et ouvrages consacrés à la flore de Corse: Catalogue des plates vasculaires de la corse (1985), La flore endémique de la Corse (1996), La végétation de la Corse (1999), Flora Corsica (2007).

GAMBOTTI Christian:
Originaire de I Prunelli di Fiumorbu. Agrégé de Lettres. Journaliste politique. Spécialiste du langage et de la communication politique. Auteur de Qui sera candidat à l'élection présidentielle de 2007 ? (2006), Sarkozy, la métamorphose (2007), Brèves de Pouvoir (2008), Nouvelles Brèves de Pouvoir (2009), Plaidoyer pour Sarkozy, un président qui nous fait gagner du temps (2010), Chroniques d'une France assoupie (2012)...

GAMBOTTI Isabelle: (née en 1963)
De Ghisunaccia. Artiste photographe.

GAMBOTTI-ALESSANDRINI Françoise: (1922-2012)
Originaire de I Prunelli di Fiumorbu. Grande figure de la Résistance dans le Fiumorbu lors de la Deuxième Guerre Mondiale.

GAMBURINI ?: (dix-septième siècle)
Ecrivain italien. Il traduit en latin L'Histoire des Guerres de Flandres, de Pompeu Giustiniani, sous le nom de Bellum Belgium, traduction qui est éditée à Anvers en 1609.

GAMISANS Jacques:
Catalan. Travailleur indépendant du secteur Services pour l'environnement. Botaniste. Il fait sa carrière universitaire à Toulouse. Président du comité scientifique du projet Flore Corse en collaboration avec l'Université de Genève. Auteur d'un Catalogue des plantes vasculaires de la Corse: Précédé de données statistiques et d'un exposé synthétique sur l'origine de cette flore et de son organisation en ensembles de végétation, paru en 1985, de La végétation de la Corse, paru en 1991, La flore endémique de la Corse, paru en 1996... Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.

GANCE Abel: (1889-1981)
Cinéaste français. En 1925, il tourne une partie du film Napoléon, à Aiacciu.

GANDINO Cristoforo: (quinzième siècle)
Architecte lombard. En 1490, il commence la construction de la forteresse de Calvi. En 1491, malade, il rentre à Gênes. En 1492, il est de retour en Corse, pour diriger la reconstruction de la nouvelle cité d'Aiacciu. Il est bientôt en conflit avec l'Ufficio di San Giorgio, au sujet des travaux. Il est remplacé par Pietro (ou Paolo) da Mortara à la direction des travaux.

GANDOLFI Antoine François: (1925-2001)
Né à Bastia. Chef d'entreprise. Conseiller général (droite) du canton de Bastia IV de 1982 à 1994. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Conseiller territorial de 1982 à 1988. Elu conseiller municipal de Bastia en 1983.

GANDOLFI Freddy: (né en 1940)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (arrière latéral gauche). Il effectue toute sa carrière à Bastia (de 1965 à 1974). Champion de France de Deuxième Division en 1968.

GANDOLFI Ghjuvanni Agostinu: (?-1653)
Originaire de Bastia. Neveu du cardinal Belmosto. Ecclésiastique. En 1619, il est évêque de Fondi, en Italie. En 1635, il est évêque de Sainte-Agathe-des-Goths (royaume de Naples).

GANDOLFI Joseph:
Militant nationaliste (Inseme per Bastia). Elu conseiller départemental (majorité municipale) du nouveau canton de Bastia III en 2015.

GANDOLFI-SCHEIT Lucille:
Originaire de Biguglia. Présidente de l'Association Franciscorsa, à Bastia. Auteur de Biguglia, mémoire d'une capitale (1994). Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

GANDOLFI-SCHEIT Sauveur: (né en 1947)
Né à Bastia. Médecin. Fils d'Antoine. Homme politique (droite). Maire (gaulliste, puis RPF en 2001, puis UMP en 2008) de Biguglia depuis 1976. Conseiller territorial (RPR) de 1986 à 2007. Membre du Comité Central du Rassemblement pour la République (RPR) de 1987 à 1989. Membre du Rassemblement pour la France (RPF) de 1997 à 2002. Membre du Conseil National du RPR en 2002. Secrétaire départemental de la fédération Union Pour la République (UMP) de Haute-Corse de 2003 à 2004. Membre exécutif de l'Assemblée de Corse (Jeunesse et Sports) de 2004 à 2007. Elu député (UMP) de Haute-Corse (Bastia) en 2007. Il obtient une Marianne d'Or, en 2011.

GANDON Jean-François: (né en 1965)
Né à Cherchell (Algérie). Originaire de Bastergà et du Capicorsu. Artiste peintre autodidacte. Illustrateur. Affichiste. Il illustre 3 albums de Ghjacumu Fusina et Carlu Castellani, Promenade à travers l'Histoire de la Corse (1984), La Corse et la mer (1986) et Cosu è l'astronave (1987). Il rélise le logo de l'Universtité de Corse, en 1992. En 2002, il illustre un article évoquant Salvatore Viale pour le magazine Kalliste, la Corse plein sud. Il expose à Paris, Biguglia, Penta di Casinca, Aiacciu...

GARBARINI Pascal: (né en 1964)
Originaire d'Aiacciu. Avocat au barreau de Paris. Il assure la défense d'Yvan Colonna durant ses trois procès.

GARCAIN Joseph: (dix-neuvième siècle)
Adjoint au maire d'Aiacciu en 1832.

GARCIA Aurélien:
Fonctionnaire. Commissaire au développement économique de la Corse. En 1991, il est enlevé par un commando d'agriculteurs nationalistes emmenés par Marcel Lorenzoni. Il est retenu durant 45 minutes. Il est ensuite déposé, ligoté, sur le tapis à bagages de l'aéroport de Campu di l'Oru.

GARCIA Mario: (né en 1927)
Né à New-York. Artiste peintre (non figuratif, tachiste). Il séjourne en Corse en 1957 (il a un atelier à L'Isula).

GARELLI Christophe: (1971-1998)
Militant nationaliste. Membre de Ghjuventu Paolina et de A Cuncolta Naziunalista (ANC). Il est assassiné, à Lucciana, en 1998.

GARELLI Ghjuvanni Vincente: (dix-huitième siècle)
originaire de Valle d'Alisgiani. Notaire. Proche de Luiggi Giafferi, il combat les Génois à Campuloru et à Poghju. Lors du couronnement du Roi Théodore, en 1736, il compose un sonnet en son honneur. Secrétaire de chancellerie. Capitaine, chargé des munitions de guerre. Responsable de la piève d'Alisgiani. Chevalier de l'Ordre de la Délivrance.

GARENZANO (di) Giovanni: (quinzième siècle)
Milanais. En 1477, il est nommé trésorier général de la Corse. En 1479, Bonne de Savoie, qui se dit toujours souveraine de la Corse, lui donne ses instructions sur la gestion financière de l'Ile.

GARGADENNEC Jean-Yves:
Originaire de San Gavinu di Carbini. Photographe. Auteur de Carabanchel. Les ombres du Franquisme (2014). Voir le site de Jean-Yves GARGADENNEC.

GARGUY Marc: (?-1987)
Dirigeant du mouvement Corse Française Républicaine (CFR). Il est abattu en 1987.

GARIBALDI Joseph: (1863-1941)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages, marines). Il peint Anes corses au bord d'un étang, Corse, vue de L'Ile Rousse...

GARNERAY Louis Ambroise: (1783-1857)
Né à Paris. Artiste peintre. Graveur. Auteur de plusieurs eaux-fortes représentant des vues de la Corse: Aiacciu, Bastia, Calvi... (Voyage pittoresque et maritime sur les côtes de France, 1832)

GARNIER Maurice: (?-1945)
Né à Royan (Charente-Maritime). Artiste peintre. Sculpteur. Il adresse au Salon d'Automne de 1927 trois peintures intitulées Maisons à Bastia, Rue de Bastia et Quai à Bastia, au Salon des Tuileries de 1929, Lumio, Corse, et à celui de 1933, Bergerie (Corse) et Piana.

GAROTTE Antoine: Voir TOGA Tony.

GARRIO Anselmo: (douzième siècle)
Consul génois. En 1168, avec deux autres consuls génois (Corso Serra et Idone Contardo), ils affrontent et battent les Pisans en un combat naval entre l'île de Pianosa et la Corse.

GARSI FRANCOIS:
Procureur général près la Cour d'appel de Bastia (jusqu'en en 1984). Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1986 à 1987.

GARSI Jean-Baptiste: (1921-2011)
Originaire de Sorbu Occagnanu. Contrôleur financier. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Chevalier des Palmes Académiques. Officier des Arts et Lettres.

GARY Romain (Roman Kacew): (1914-1980)
Né à Vinius (Lituanie). Diplomate. Romancier. En 1963, à Saruddà Carcupinu, il épouse en secret l'actrice américaine Jean Seaberg.

GASPARD: Voir IGNACIO Gaspard.

GASPARI Andria, dit U Fiurentinu: (1542-1590)
De Mursiglia. Frère de Francescu et de Filippu. Commissaire général du Royaume d'Espagne, du Portugal et des Indes. En 1578, il est ambassadeur du Roi d'Espagne Philippe II, en Barbarie. Il est l'un des ancêtres de la famille Gaspari, de Mursiglia. Il meurt Madrid, en 1590. Il est inhumé au couvent de Mursiglia.

GASPARI Filippu: (seizième siècle)
De Mursiglia. Frère d'Andria et de Francescu. En 1592, il fait construire la tour de Gaspari, à Mursiglia. Il est l'un des ancêtres de la famille Gaspari, de Mursiglia.

GASPARI Francescu: (seizième siècle)
De Mursiglia. Frère d'Andria et de Filippu. Installé à Alger, dépêché par le vice-roi de Valence, en 1569. En 1580, il est commissaire de l'Espagne aux Indes. Commissaire général de l'Ordre du Saint-Sépulcre. Il est également un des ancêtres de la famille Gaspari, de Mursiglia.

GASPARI Santu (Santos): (1802-1867)
Né à Siscu. Médecin. Il s'installe au Venezuela en 1828. Haut-dignitaire de la Franc-maçonnerie vénézuélienne. Elu député de l'état de Guyana en 1846. Gouverneur de l'état de Guyana de 1855 à 1858. Il rentre en Corse en 1858, à U Chjosu, hameau de Siscu, où il fait construire un Palazzu. Il effectue également d'importants donc caritatifs à la commune de Siscu et à l'hôpital de Bastia.

GASPARI BELLEVAL (de) Luce Gasparu: (1750-1846)
Originaire de Mursiglia. Né à Grasse. Comte de Belleval. Militaire. Il sert la France et la Pologne. Elève du génie en 1770. Capitaine des Dragons en 1775. Major dans l'armée polonaise en 1776. Revenu en France, il sert comme lieutenant-colonel. En 1789, il retourne en Pologne, où il devint général et chambellan du Roi. En 1797, il est secrétaire d'état du Grand Turc aux affaires étrangères, pour la Moldavie et la Valachie. Ministre des Affaires Etrangères de Pologne en 1799. Il décède à Paris en 1846.

GASPARIN (de) Adrien: (1783-1862)
Originaire de Mursiglia. Comte. Agronome. Ministre de l'Intérieur de Louis Philippe. En 1838, il effectue une visite en Corse, où il se découvre des origines insulaires. Il reprend la Tour Gaspari à Mursiglia.

GASPARIN (de) Agénor Etienne: (1810-1871)
Né à Orange (Vaucluse). Originaire de Mursiglia. Comte. Fils d'Adrien. Théologien. Ecrivain. Député (majorité gouvernementale) de la Corse (Bastia), de 1842 à 1846. Il décède à Genève (Suisse) en 1871.

GASPERI Joseph Antoine: (?-1836)
Né à Castineta. Forgeron. En 1835, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1836.

GASPERINI Lionel:
Originaire d'Aiacciu. Photographe de mode.
Voir le site de Lionel GASPERINI.

GASQUET ?:
En 1909, suite au rapport de Georges Clémenceau, il est membre de la commission parlementaire constituée au sujet de la Corse.

GASTALDI Giacome: (1500-1565)
Géographe à Venise. En 1560, il exécute une carte de la Corse, la Carta dell'Isola di Corsica, gravée par Fabio Licinio, dont une copie, anonyme, sera tirée la même année.

GASTALDI Girolamo: (dix-huitième siècle)
Chanoine génois. En 1760, à Campulori, édition de son Discorso Theologico-Canonico-Politico, œuvre très favorable à la République de Gênes.

GATTACECA Patrizia: (née en 1957)
Née à Bastia. Originaire de A Penta-Acquatella. Chanteuse. Musicienne. Compositrice. Poétesse en langue corse. Enseignante de langue et culture corse. Membre des groupes musicaux E Due Patrizie, Les Nouvelle polyphonies, Soledonna. En 1998, elle obtient le Prix de Corse en langue corse, attribué par la CTC avec Arcubalenu (1996). Auteur de A Paglia è u focu (2000), Tempi di Rena (2010), Soul Island (Isula d'anima) (2012)... Collaboratrice de la revue Rigiru (Miraculu, 1977).

GATTAJOLI ?: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation.

GATTI-VALLIENNE Françoise: (née en 1955)
Née à Paris. Installée à Aiacciu. Auteur dramatique. Metteur en scène. Elle collabore avec Jacky de Peretti dans de nombreuses mise en scène.

GAUDIANI ?: (dix-neuvième siècle)
Rédacteur en chef du journal bonapartiste, bihebdomadaire, L'Avenir en 1886.

GAUDIANI Antoine Martin: (1867-1940)
Né à Aiacciu. Avocat (en 1892), puis bâtonnier au barreau de Tunis. Il effectue une carrière politique dans le protectorat de Tunisie, dont il devient le vice-président du Grand Conseil en 1927. Directeur de La Dépêche Tunisienne, le plus important quotidien de Tunis. Il décède en 1940 à Tunis, où il aura droit à des funérailles nationales. Officier de la Légion d'Honneur.

GAUDIN Albert: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général de San Martinu di Lota en 1895.

GAUDIN Auguste: (1848-1912)
Directeur du journal La Corse de 1871 à 1877. Il joue un rôle de premier plan dans la vie politique bastiaise. Conseiller municipal de Bastia en 1878 et premier adjoint en 1882. Maire de Bastia de 1888 à 1912. Elu conseiller général de Bastia en 1895 et 1903. En 1910, il attire l'attention des élus sur la précarité du sort des employés de la Compagnie des Chemins de Fer Départementaux en Corse.

GAUDIN Jacques Maurice: (1740-1810)
Natif de Vendée. Ecclésiastique. Homme de réflexion. Vicaire général de l'évêque du Nebbiu Dumenicu Santini. En 1787, il publie Voyage en Corse, et vues politiques sur l'amélioration de cette Isle, suivi de quelques pièces relatives à cette Isle et plusieurs anecdotes sur le caractère et les vertus de ses habitants.

GAUDIN Jean: (1809-1890)
Né à Bastia. Médecin. Adjoint au maire de Bastia. Elu conseiller général bonapartiste de la Corse en 1871. Conseiller général républicain de San Martinu di Lota, il est élu président du conseil général de la Corse en 1880. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GAUDRY François-Régis: (né en 1975)
Originaire de Bastia. Né à Lyon. Journaliste gastronomique. Il collabore à L'Express depuis 2006. Auteur d'articles sur la nouvelle vague de la cuisine corse. Auteur de Mémoires du Restaurant, Histoire illustrée d'une invention française, en 2006.

GAUFFRIAUX Emile: (1877-1957)
Artiste peintre (paysages, marines). Il séjourne en Corse. Auteur d'une peinture intitulée L'Insecca (Corse).

GAULEJAC (de) Bernard:
Archiviste paléographe (1925). Archiviste départemental de la Corse de 1946 à 1949.

GAULET Henry Léopold: (1883-1966)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1914 une peinture intitulée Calvi, à celui de 1920, Femmes du Niolo se rendant au marché et Paysanne corse sur sa mule, à celui de 1923, Paysage corse, à celui de 1925, Le Tavignano, et à celui de 1934, Chapelle aux environs de Calvi (1913). Au Salon des Artistes Français de 1919, il expose Le Grand pin. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1923, il envoie La cascade, vallée du Tavignano. Au Salon d'Automne de 1922, il expose Le Golo à Ponte Leccia, et Ponte Leccia, et à celui de 1923, La Paglia Orba.

GAULLE (de) Charles: (1890-1970)
Homme d'Etat français. Général. Chef de la France Libre. En 1943, il effectue une visite triomphale en Corse, qui vient de se libérer. Fondateur du Rassemblement du Peuple Français (RPF) en 1947. En 1948, en tant que chef du RPF, il effectue une nouvelle visite dans l'Ile. Fondateur de la Vème république en 1958. Président de la République de 1959 à 1969.

GAUTHIER Alain:
Professeur agrégé de sciences de la vie et de la terre. Docteur en géologie. Professeur à Aiacciu. Auteur et co-auteur de nombreux ouvrages scientifiques et pédagogiques, en particulier sur la géologie de la Corse (Esquisse géologique de la Corse, 1976, Les roches, l'eau et les hommes: géologie appliquée en Corse, 1991, La Corse, deux montagnes dans la mer: géologie régionale, 1998, Dérive de la plaque corso-sarde et ouverture océanique en Méditerranée, 1988, Sel et salines en Corse, 2000, La Corse: une île-montagne au cœur de la Méditerranée, 2002, Des roches, des paysages et des hommes: géologie de la Corse, 2006...), Mines et mineurs de Corse, 2012...). Président du Conseil scientifique du Parc Naturel Régional de la Corse. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari. Co-auteur, avec le photographe Michel Luccioni, de Plages Corse vues du ciel (2008), Sites remarquables du ciel corse (2009)...

GAUTIER René-Georges: (1887-?)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il réalise les illustrations (aquarelles) de l'ouvrage Connais-tu la Corse ? de Pierre Rocca (1960). Il expose 60 aquarelles de Corse, à Paris, en 1960, parmi lesquelles Monument Napoléon, Guitaristes à Calvi (au Son des guitares), Cargèse, le Pope, Près d'Oletta, le chevrier, Trois générations...

GAUTIER Youri: (né en 1974)
Né en Bretagne. Musicien (violoncelle). Compositeur. Installé en Corse, il en explore la musique traditionnelle.
Voir le site de Youri GAUTIER.

GAUTIER-ANTONI Marie-Hélène: (1867 ou 1870-?)
Née à Paris. Epouse de Louis-Ferdinand Antoni. Artiste peintre (aquarelles, eaux-fortes). Graveur. Elle séjourne en Corse à la fin des années 1920. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1929, elle présente Bonifacio, la ville basse et Corte, la vieille ville et la citadelle, et à celui de 1931, Une rue de Calvi.

GAUTIER d'URBIN(O) Jean Baptiste: (1748-1839)
Né en Normandie. Marquis. Conseiller correcteur en la Chambre des Comptes de Paris. En Juillet 1783, il est nommé Premier Président du Conseil Supérieur de la Corse. En 1788, il est Trésorier général des Etats de Corse. En Août, il participe à l'Assemblée des Notables du Royaume, à Versailles où il est le seul «représentant» de la Corse. En 1789, par arrêt du Conseil d'Etat, il reçoit inféodation perpétuelle du territoire de l'étang d'Urbinu, dans la juridiction d'Aleria, avec érection dudit fief en marquisat sous le nom d'Urbin, et la presqu'île de Parata, près d'Aiacciu. En 1790, le Conseil Supérieur de la Corse enregistre l'inféodation perpétuelle. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GAVINI Antoine-Jacques, Sébastien: (1856-1927)
Originaire de Campile. Fils de Sampieru. Avocat au barreau de Bastia en 1879. Conseiller général (bonapartiste) de Campile de 1886 à 1892, puis de 1898 à 1926. Conseiller général de Bastia Terra Vechja de 1892 à 1898. Député bonapartiste révisionniste de Bastia de 1889 à 1898. Député républicain radical de Corti de 1903 à 1910. En 1905, il interroge le ministre du Commerce et de l'Industrie sur les dispositions qu'il compte prendre pour assurer le maintien des relations maritimes entre le Continent et la Corse. Président du Conseil Général de Corse de 1908 à 1919 et en 1922. Sénateur de la Corse de 1912 à 1920. Député au scrutin de liste départementale de 1919 à 1924. Battu en 1924, il se retire de la vie politique. Il décède à Bastia en 1927.

GAVINI Antoniu Ghjacumu: (1710-1771)
Originaire de Campile. Créé chevalier de l'Ordre de la Délivrance par le Roi Théodore en 1736. Délégué de la piève de Casacconi au Conseil Suprême de la Corse, à la Cunsulta d'Orezza, en 1747. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse (une nouvelle fois) à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile.

GAVINI Antoniu Ghjacumu: (1787-1854)
De Bastia. Fils de Dionisiu. Juge de paix à Campile en 1815. Sous-préfet de Rocroi, dans les Ardennes, en 1839, puis de Thiers, dans le Puy-de-Dôme, de 1840 à 1849. Auteur d'une Analyse statistique et considération d'économie sur la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GAVINI Denis: (1819-1916)
Né à Campile. Fils de Ghjacumu Antoniu. Avocat à Bastia en 1841. Conseiller municipal de Bastia de 1841 à 1848. En 1847, il est membre des Pinnuti, une forme nouvelle des Carbonari italiens qui se réunissent la nuit, d'où leur nom, topu pinuttu (chauve souris). En 1848, il est candidat à la députation pour l'Assemblée Nationale. Député de la Corse de 1849 à 1851. Conseiller général de la Corse de 1849 à 1851. Maître des Requêtes au Conseil d'Etat en 1852. Préfet du Lot en 1852, où il fait la connaissance de Léon Gambetta. Préfet de l'Hérault en 1856. Préfet des Alpes Maritimes en 1861. En 1862, il suggère au Conseil général de la Corse d'instaurer un service postal avec l'Ile. Commandeur de la Légion d'Honneur en 1864. Principal dirigeant du Parti Bonapartiste insulaire de 1871 à 1886. Conseiller général de Bastia (Terra Vechja) de 1871 à 1881. En 1871, il est élu député (Bonapartiste) de la Corse à l'Assemblée Nationale, dite de Bordeaux. En 1873, il est un des membres de la Commission créée pour organiser le retour des cendres de Pasquale Paoli en Corse. En 1874, il est vice-président du Conseil Général de la Corse. Député (bonapartiste) de Corti de 1876 à 1881. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de MAC-MAHON un voeu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées. Député (impérialiste de droite) de Bastia de 1881 à 1885. Conseiller général de Campile de 1881 à 1886. Député (bonapartiste) de la Corse en 1885, mais l'élection est invalidée. Il est battu aux nouvelles élections en 1886 et se retire de la vie politique. Il décède à Paris en 1916.

GAVINI Denis, Vincent, Jules, Jacques, Antoine: (1868-1944)
Né à Bastia. Originaire de Campile. Fils de Sampieru. Militaire. Lieutenant en 1871. Capitaine en 1898, dans l'artillerie, à Bourges. Commandant de batterie en 1906. Major au 39ème RAC en 1912, il participe à la Première Guerre Mondiale. Il est nommé lieutenant-colonel en 1916. Il combat avec succès en 1917, à Avoncourt, dans la Meuse. En 1918, il est colonel, et reçoit sa quatrième citation pour un exploit dans la Marne. Il termine général de brigade de l'armée de terre. Il décède à Montpellier, en 1944. Commandeur de la Légion d'Honneur

GAVINI Dionisiu: (1738-1803)
Originaire de Campile. En 1755, il fait partie des délégués la piève de Casacconi pour la Cunsulta di A Casbianca. Président de la Ghjunta di Guerra de la piève de Casacconi, en 1763. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. Podestat de Campile en 1777. Député pour la communauté de Campile, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Président du Tribunal de A Porta en 1795. Emigré en 1796, il est à la tête des insurgés de Bistugliu. En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta l'élisent membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine. En Février 1798, il est poursuivi et doit s'enfuir sur l'île d'Elbe. Il est fusillé par les Français, en 1803, à Porto Ferrajo.

GAVINI Ghjacumu Antoniu (GAVINI de CAMPILE): (1790-1859)
Originaire de Campile. Fils de Dionisiu. Avocat. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Juge d'instruction à Bastia en 1829. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia de 1830 à 1853. Président de la chambre impériale de Montpellier en 1853. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GAVINI Ghjucante: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Campile. Avocat. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GAVINI Giabicorsu: (?-1632)
Originaire de Pastureccia di Rustinu. Notaire à Pastureccia di Rustinu. Il est assassiné en 1632.

GAVINI Jacques Antoine Sébastien: (1889-1964)
Né à Bastia. Originaire de Campile. Fils de Sébastien. Ingénieur de l'Ecole Centrale. Elu conseiller général du canton de Campile de 1926 à 1961. Directeur commercial de la Compagnie Continentale des Compteurs (CCC). Prisonnier de guerre de 1940 à 1945. Elu député de la Corse à la Première Assemblée Constituante de 1945. Réélu en 1946. Député de la Corse de 1946 à 1958. Maire de Campile de 1953 à 1964. Sous-secrétaire d'Etat à la Marine de 1952 à 1954. Député de la circonscription de Bastia de 1958 à 1962. Il décède à Paris en 1964. Commandeur de la Légion d'Honneur à titre militaire. Croix de Guerre. Croix de l'Académie de Marine.

GAVINI Paulu Santu: (1734-?)
Originaire de Campile. Fils d'Anton Ghjacumu. Capitano. En 1769, il dirige les milices de la piève de Casacconi à la bataille de Pontenovu.

GAVINI Petru: (dix-septième siècle)
Originaire de Pastureccia di Rustinu. Fils de Vitale. Podestat de Pastureccia di Rustinu en 1629.

GAVINI Sampieru (Jean-Augustin): (1823-1875)
Né à Bastia. Originaire de Campile. Fils de Ghjacumu Antoniu. Avocat à Bastia. Bâtonnier en 1860. En 1847, il est membre des Pinnuti, une forme nouvelle des Carbonari italiens qui se réunissent la nuit, d'où leur nom, topu pinuttu (chauve souris). Elu conseiller général de Campile en 1852. Elevé au grade de maître à la Loge du Grand Orient de France, La Parfaite Harmonie Française, de Bastia, en 1855. Député (bonapartiste) de la Corse de 1863 à 1870. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1865. Elu conseiller général bonapartiste de Campile de 1871 à 1875. Il décède à Bastia en 1875.

GAVINI Sébastien Denis Augustin Antoine Sampieru: (1858-1938)
Né à Bastia. Originaire de Campile. Fils de Sampieru. Avocat à Bastia. Magistrat. Conseiller municipal de Bastia de 1888 à 1892. Conseiller général de Merusaglia de 1889 à 1894. Conseiller municipal de L'Isula de 1892 à 1897. Maire de L'Isula de 1897 à 1904. Député de Calvi de 1893 à 1898. Réélu conseiller général de Merusaglia en 1895. Conseiller général de Valle d'Alisgiani de 1905 à 1907. Procureur de la République à Bastia en 1905. Président de la chambre de la cour d'appel de Bastia en 1917. Il décède à Bastia, en 1938. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GAVINI Vitale: (seizième siècle)
Originaire de Pastureccia di Rustinu. Podestat de Pastureccia di Rustinu.

GAY ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Il adresse à l'Exposition Universelle de Paris de 1878 un dessin intitulé La tour des Lavezzi,

GAZINUS Franciscus: (?-1677)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

GEISERIC ou GENSERIC: (?-477)
Premier Roi Vandale d'Afrique, de 428 à 477. En 430 il écume avec sa flotte de 120 navires, les côtes du sud de l'Italie, de l'Espagne de Sardaigne et de Corse. En 442, il débarque en Corse. Entre 455 et 458, il aborde à Aleria et pille, massacre et désole toute la région. En 457 ou 458, les Romains réagissent aux invasions de ses armées, en envoyant Ricimier, généralissime des troupes occidentales, lequel rétablit l'autorité de Rome en détruisant sa flotte dans les parages du détroit de Bunifaziu. En 460, il occupe à nouveau la Corse, et nouvelle réaction de Rome par Marcellinus, gouverneur de Sicile, envoyé par l'Empereur d'Orient Léon 1er le Grand. En 462, il envahit une fois de plus les côtes corses, sardes et siciliennes. Il se rend maître d'une Corse exsangue, ruinée par les exactions de ses fonctionnaires. En 467, l'Ile devient avec la Sardaigne, la Septième Province de son royaume. En 476, à la fin de l'Empire Romain d'Occident, la Corse lui est définitivement abandonnée par Zénon, l'Empereur d'Orient.

GELABERT Lazslo: (né en 1996)
Originaire de Corti. Ecrivain. Auteur de Sur le fil (2011), Dix petits portraits de notre société (2013)...

GELASE II (Jean de Gaète): (1058-1119)
Pape de 1118 à 1119. En 1119, il confirme les privilèges et l'autorité de Pise en Corse, ainsi que toutes les donations faites à l'abbaye de San Mamiliano (sur l'île de Montecristo), à savoir l'église de San Pellegrinu et les monastères de San Stefanu di Venacu et de Santa Maria de Canoveria.

GELIMER: (?-534)
Dernier Roi Vandale d'Afrique, de 530 à 534. En 530, il attribue la Corse aux Wisigoths contre une redevance annuelle.

GELLIUS Lucius Niger: (deuxième siècle)
Marin corse issu d'une famille ayant obtenu la nationalité romaine. Il sert pendant 18 ans dans la Flotte de Misène, et meurt à l'âge de 40 ans. Il est enterré à Mariana.

GELON (ou HIERON) de SYRACUSE: (540-478 avant notre ère)
Tyran de Gela (de 491 à 485) et de Syracuse (de 485 à 478). Au cours de la guerre qu'il livre contre les Carthaginois, les Syracusains font leur première incursion en Corse en 490 avant notre ère.

GENERAL YUSUF (ou YOSSOUF)(Le): Voir VALENTINI Ghjuseppu.

GENERALI Luigi: (dix-neuvième siècle)
Italien. De Modène. Membre du Mouvement Libéral et National. En 1831, il se réfugie en Corse.

GENIE Fernand Jacques : (1857-?)
Né à Bastia. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (engagé volontaire). Officier interprète. Attaché au Gouvernement Général de l'Algérie. Chef de cabinet de préfet. Conseiller de préfecture. Sous-préfet. Secrétaire général, chef de cabinet du président du Conseil. Maître de requêtes au Conseil d'Etat. Trésorier payeur général du Loiret. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GENIS Marc:
Artiste peintre. Auteur d'une peinture intitulée La plages de Pero, Cargèse (Corse),

GENNADE: (sixième siècle)
De Carthage. Patrice d'Afrique en 596. En 597, le pape Grégoire 1er lui demande d'assurer la sécurité de la Corse, menacée par les invasions d'infidèles ( des Lombards?). Il envoie sur l'Ile son tribun Athanase.

GENNES (de) Robert: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1939 deux peintures intitulées Paysage (Corse),

GENTIL Claude-Louis: (1743-1816)
Né en Lorraine. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Il décède à Bastia en 1816.

GENTILE (de) ?: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1675.

GENTILE (de) Alfonsu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1553, il est avec les Génois, contre les Français. En 1557, il doit fuir Furiani, attaqué par les troupes de Giordano Orsini.

GENTILE (de) Altobellu: (?-1556)
Avogari. Seigneur de Brandu. Frère de Raffaellu. En 1553, officier au service de la France, il fait partie de la flotte de Paulin de La Garde qui débarque en Corse, pour s'attaquer aux Génois. Il s'empare de Bastia. En 1553, il négocie avec le gouverneur génois de Bunifaziu, assiégé par les Turcs, alliés des Français, et obtient sa capitulation. Il prend possession de la ville au nom du Roi de France. Il se dispute avec Bernardinu d'Ornanu, et tous deux sont remplacés par des troupes italiennes. Sa tête est mise à prix, à Gênes, pour cinq cents écus. En 1554, à la suite d'un incident qui oppose Sampieru Corsu au maréchal de Termes, il est emprisonné, avec le Corse, et est embarqué pour la Provence. Libéré, en 1555, il est aux côtés de Sampieru Corsu qui tente un coup de main sur la garnison de Calvi. En 1556, il est grièvement blessé dans une embuscade tendue, près de La Canonica, par le Génois Bonifazio Giustiniani. Rétabli, il combat Tulliu de Gentile, pro Génois. Avec son frère Raffaellu et leurs hommes, ils tiennent la tour de Porettu, près de Bastia. Il est tué (et décapité) en défendant la tour de Brandu.

GENTILE (de) Ambroghju: (1740-?)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Virghjiliu. Lieutenant au Régiment Royal de Champagne, au service du roi des Deux-Siciles. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Seigneur d'Erbalunga. Nobile Dodeci du Diquà en 1781. Il est fait Comte en France en 1781.

GENTILE (de) Andrea: (quinzième siècle)
Avogari, seigneur de Canari. En 1419, il est battu par les troupes de Vincentellu d'Istria, près de Merusaglia. Il est fait prisonnier et enfermé dans le château d'Orezza. Il s'en évade en 1421, avec l'aide de Ghjudicellu d'Ornanu.

GENTILE (de) Andria: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur de Brandu. Allié de Sampieru Corsu. En 1567, il est avec lui lorsque celui-ci est assassiné à Cavru.

GENTILE (de) Anghjulu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1564, fidèle à Gênes, avec les troupes de Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse.

GENTILE (de) Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Avogari. Seigneur de Nonza. En 1704, il fait donation à Lurenzu Calvelli, de Patrimoniu, de ses biens et vassaux de Nonza et Olcani.

GENTILE (de) Anton Maria: (dix-huitième siècle)
De Brandu. En Mai 1785, il est député de la Noblesse à la Huitième Assemblée des Etats de Corse.

GENTILE (de) Astolfu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1564, fidèle à Gênes, avec les troupes de Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse. Il défend le village de U Viscuvatu, qu'il doit abandonner aux Corses de Sampieru Corsu. Il est battu à Ponte à A'Leccia, et il doit s'enfuir.

GENTILE (de) Bartolomeo: (quatorzième siècle)
Avogari, seigneur du Capicorsu. En 1366, il fait partie de la conspiration contre le gouverneur génois Tridano della Torre.

GENTILE (de) Carbone: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1553, il est avec les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse pour en chasser les Génois. Il quitte ensuite les Français pour rejoindre le camp génois.

GENTILE (de) Carlu: (quinzième siècle)
Avogari, seigneur de Nonza. En 1477, il est allié au Génois Tomassino da Campofregoso lors du retour de ce dernier sur l'Ile. Il est alors pris et emprisonné par les Milanais. Ses terres lui sont confisquées et confiées à Vinciguerra di Erbalunga. En 1479, Tomassino da Campofregoso, revenu au pouvoir, lui rend ses terres de Nonza, après en avoir chassé Vinciguerra di Erbalunga.

GENTILE (de) Carlu Francescu: (1635-ap1684)
Originaire de Brandu. Né à Aiacciu. Fils de Ludovicu. Ecclésiastique. Prêtre. Rettore de Calcatoghju.

GENTILE (de) Cosmu: (1723-?)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Virghjiliu. En 1740, il est sous-lieutenant, au service de Naples, au Régiment Corsica. Major au Régiment Royal de Champagne, au service du roi des Deux-Siciles. Brigadier de marine du roi de Naples. Confirmé comte en 1765 par le roi de Naples. En 1768, il est envoyé à Vienne par les Nationaux. En 1769, il participe à la bataille de Ponte Novu, où son action fait l'objet de vives critiques. Il accompagne Pasquale Paoli à Londres. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Seigneur d'Erbalunga. Il part ensuite chercher fortune au Surinam, où il trouve la mort.

GENTILE Dezio: (1754-1806)
Né à Biguglia. Cultivateur. En 1804, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Galères, pour vol et tentative de vol avec violence. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1806.

GENTILE (de) Ercole: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1553, il est avec les Génois, contre les Français. En 1557, il occupe la tour de Nonza. Il en est chassé par Giordano Orsini.

GENTILE (de) Francesco: (quatorzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. Beau-père du doge Janus da Campofregoso. En 1378, avec les seigneurs génois du Capicorsu, il adapte les statuts des da Mare qui fixent l'entretien et l'abri des escales, luttent contre la fraude et la contrebande, garantissent la qualité et le prix du vin.

GENTILE (de) Francescu: (seizième siècle)
Avogari. Originaire de Brandu. Fils de Paolo. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. Il est déchu de ses droits (rétablis en 1569 et 1571) sur la seigneurie de Brandu par le Sénat de Gênes. En 1569, il suit Alfonsu d'Ornanu dans son exil en France.

GENTILE (de) Francescu Maria: (1668-1746)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. En Février 1731, il rencontre les généraux Luiggi Giafferi et Andria Ceccaldi. En Mai, Andria Ceccaldi lui écrit pour dénoncer la trêve, démontrant ainsi l'échec d'une impossible négociation avec les Génois. En Août, après la victoire des Génois et des Germaniques à Furiani, il conseille au Baron de Wachtendonck de renoncer à entrer dans la Castagniccia, et le décide à entamer des négociations avec les Naziunali. En Mai 1732, il est arrêté et emprisonné à Gênes. Il est libéré en 1744. En Novembre 1745, il est Maggiore (sergent-major) de la ville de Bastia, enlevée aux Génois par Dumenicu Rivarola, pour le compte du Roi de Sardaigne. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

GENTILE (de) Fredericu: (dix-huitième siècle)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Ambroghju. Dernier des Comtes de Gentile d'Erbalunga.

GENTILE (de) Gerolamo: (quinzième siècle)
Génois. En 1491, il épouse Gesalmina de Gentile, la fille de Vincentellu de Gentile, veuve de Rinucciu di Leca. Il devient ainsi seigneur de Canari. En 1498, il est aux côtés des troupes génoises de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca, de retour d'exil. La direction des opérations lui est confiée.

GENTILE (de) Gesalmina: (quinzième siècle)
Originaire de Canari. Fille de Vincentellu de Gentile. Epouse de Rinucciu di Leca. A la mort de son père, en 1491, elle hérite de la seigneurie de Canari. Veuve, elle se remarie avec un Génois, Gerolamo de Gentile, qui devient ainsi seigneur de Canari.

GENTILE (de) Ghjacumu Alfonsu: (1560-1629)
Originaire de Brandu. Fils de Francescu. Qualifié d'Illustrissimo. Capitano.

GENTILE (de) Ghjorghju: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1564, fidèle à Gênes, avec les troupes de Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse.

GENTILE (de) Ghjuliu et Rinucciu: (dix-septième siècle)
Seigneurs de Brandu. En 1618, ils demandent au gouverneur de faire murer portes et fenêtres de quelques maisons d'Erbalunga dont les corsaires turcs pourraient tirer avantage, lors de leurs incessantes incursions.

GENTILE (de) Ghjuvan Battista: (1715-?)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Francescu Maria. Capitaine au Régiment Royal Corse au service de la France. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Dernier seigneur feudataire de Brandu (ses droits cessent en 1780).

GENTILE (de) Ghjuvan Girolamu: (1707-?)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Francescu Maria. Capitaine au service des Génois. En Mai 1732, avec son père et son frère, il est arrêté, et emprisonné à Gênes. Il est libéré en 1744. Colonel au service du Roi d'Espagne. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771.

GENTILE (de) Ghjuvan Natale: (1763-ap1837)
Originaire de Brandu. Né à Aiacciu. Qualifié de Magnifico. Cadet gentilhomme aux Bataillons Auxiliaires des Colonies en 1786. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1787. Il est envoyé à Fort-Royal, en Martinique. Il émigre de 1792 à 1794, et sert en Espagne et en en Martinique sous l'occupation anglaise. Capitaine des milices de la Martinique en 1803, commissaire commandant en 1806. Chef de bataillon en second au Bataillon de Basse-Pointe en 1817. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Il est le fondateur de la famille de Gentile de la Martinique.

GENTILE (de) Ghjuvanni Battista: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1626, 1632, 1637, 1649 et 1656.

GENTILE (de) Giacobu: (quinzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. Frère de Petru Andria. En 1467, il est envoyé par le gouverneur milanais Maurizio Scotti, pour aider Aldobrandu, le Pievanu de U Castellà di Casinca, qui s'oppose à Petru della Casabianca. En 1469, les querelles entre Corses reprennent de plus belle: avec son frère Petru Andria, ils s'opposent à leur cousin Vinciguerra, d'Erbalunga. En 1477, il est allié à Tomassino da Campofregoso, lors du retour de ce dernier sur l'Ile. Il est emprisonné par les Milanais. Ses terres lui sont confisquées et confiées à Carlu di Casta. En 1479, Tomassino da Campofregoso revenu au pouvoir, lui rend ses terres de Brandu. En 1487, dans la guerre des Cinarchesi, il reste fidèle, comme tous les Caporali alliés des Génois, à l'Ufficio di San Giorgio, contre Ghjuvan Paulu di Leca et ses partisans. Il est le porte-parole de l'Ufficio di San Giorgio lors de la reddition de Ghjuvan Paulu di Leca.

GENTILE (de) Giacomo: (?-1376)
Avogari, seigneur de Brandu. En 1374 il est de la rébellion contre Arrigu della Rocca, aidé en secret par Gênes. En 1376, il meurt dans la bataille de Bistugliu, en affrontant les hommes de Arrigu della Rocca.

GENTILE Giovan Andrea: (dix-septième siècle)
Génois. En 1630, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Domenico Centurione. Il est remplacé, en 1631, par Giovanni Michele Zoaglia.

GENTILE Giovan Battista: (1658-1694)
Bénédictin de Monte Cassino. Docteur en philosophie et en théologie. Grand prédicateur. Evêque d'Aiacciu que quelques mois en 1694, car il décède à Pitretu.

GENTILE (de) Giovanni: (quatorzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. En 1378, avec les seigneurs génois du Capicorsu, il adapte les statuts des da Mare qui fixent l'entretien et l'abri des escales, luttent contre la fraude et la contrebande, garantissent la qualité et le prix du vin.

GENTILE (de) Guelfucciu: (quinzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. En 1454, il se rebelle contre l'Ufficio di San Giorgio, ainsi que d'autres seigneurs du Capicorsu. Il sont soumis par l'armée de 500 hommes, au service de l'Ufficio, commandée par les capitaines génois Fiorentino et de Guarco.

GENTILE (de) Lanfranco: (douzième siècle)
Avogari. En 1122, il fait de son titre un nom patronymique: il fonde les Avogari de Gentile.

GENTILE (de) Lanfrancu: (quinzième siècle)
Avogari. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V.

GENTILE (de) Leone: (dix-septième siècle)
En 1621, il doit homologuer un traité de paix entre une Dame, veuve Sposata, et lui-même.

GENTILE (de) Lisandru: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1553, au service des Génois, contre les Français, il commande la garnison de Bastia, avec une compagnie de soldats corses. Bastia est prise par les Français et des Corses, et il est fait prisonnier et renvoyé à Gênes. Il en revient avec la flotte d'Andrea Doria.

GENTILE (de) Lucchino: (quatorzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. En 1366, le gouverneur Tridano della Torre s'empare de son château de Nonza, qu'il ne récupère qu'en 1378. En 1378, avec les seigneurs génois du Capicorsu, il adapte les statuts des da Mare qui fixent l'entretien et l'abri des escales, luttent contre la fraude et la contrebande, garantissent la qualité et le prix du vin.

GENTILE (de) Ludovico: (dix-septième siècle)
Génois. En 1648, il est lieutenant gouverneur de Gênes à Ruglianu.

GENTILE (de) Ludovicu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur du Capicorsu. En 1553, il reste fidèle aux Génois, contre les Français débarqués en Corse.

GENTILE (de) Ludovicu: (?-1649)
Originaire de Brandu. Fils de Ghjacumu Alfonsu. Qualifié d'Magnifico. Anzianu d'Aiacciu en 1640 et 1641. Il décède à Aiacciu en 1649.

GENTILE (de) Manfredu: (quinzième siècle)
Avogari. De Nonza. En 1420, il trahit les Génois, et livre Bastia à Vincentellu d'Istria.

GENTILE (de) Marcu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur du Capicorsu. En 1550, il fait construire la tour de l'Ampoglia, avec la participation de la communauté de Petra Curbara. Il est gouverneur de Calvi jusqu'en 1559.

GENTILE Marcu: (dix-septième siècle)
Prédicateur jésuite. Membre de l'Accademia dei Vagabondi.

GENTILE Maria: (dix-huitième siècle)
Née à Oletta. En Septembre 1769, son fiancé, Don Petru Leccia, accusé d'être un des membres de la Conspiration d'Oletta, est condamné à mort et roué vif par les Français. L'histoire retient son comportement, à savoir que, malgré l'interdiction des Français, elle récupère son corps, afin de l'ensevelir dignement. Elle est l'héroïne d'une pièce écrite par Petru Vattelapesca en 1906 (Voir Pierre Mathieu LUCCIANA).

GENTILE (de) Matteo: (quinzième siècle)
Avogari. Seigneur de Brandu. En 1416, avec d'autres seigneurs du Capicorsu, il est attaqué par les troupes du gouverneur Abramo da Campofregoso. En 1417, avec les évêques Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et leurs partisans, il demande à Gênes le retour en Corse de l'ancien gouverneur Raffaello da Montaldo, pour remplacer Pietro Squarciafico. En 1418, avec Vincentellu d'Istria, rentré en Corse, il prend part à une coalition contre le gouvernement de Abramo da Campofregoso. En 1421, sa fille épouse Vincentellu d'Istria.

GENTILE (de) Melchiore (Marchione): (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. Fils de Parigi Son père fait construire une tour à Canari qui porte son nom.

GENTILE (de) Mighele Anghjulu: (dix-septième siècle)
Capitaine. En 1682, il sert dans l'armée de Gênes.

GENTILE (de) Muziu: (dix-septième siècle)
Originaire de Brandu. Nommé gouverneur de Crest en Dauphiné par le Roi Henri IV, en 1594. Capitaine à Pont-Saint-Esprit en 1628, au service du Roi Louis XIII.

GENTILE (de) Napoleone: (?-1491)
Avogari. Seigneur de Canari. Fils bâtard de Vincentellu. En 1491, il est décapité par les Génois, pour l'assassinat de son frère Vincenzu, fils légitime de Vincentellu. A sa mort, il ne reste plus d'héritier mâle de Vincentellu de Gentile, seigneur de Canari.

GENTILE (de) Oberto: (treizième siècle)
Avogari. Seigneur de Ruglianu. Fils de Baldavino. En 1246, il, partage son fief entre ses trois fils: Brandu, Siscu et A Petra Curbara pour le premier, Nonza, Olcani et Olmeta pour le second, Canari et Ugliastru pour le troisième. En 1252, il traite avec Ansaldo da Mare, et, moyennant deux mille lires, lui cède ses droits sur Santa Maria della Capella.

GENTILE (de) Oraziu: (?-1595)
Avogari. Seigneur de Canari. Son épouse, Vittoria Santelli Cenci décède en 1590, et est mise en tombe dans l'église du couvent de San Francescu de Canari (construction d'une pierre tombale). Il meurt en 1595. Sa dalle funéraire est également à Canari, dans l'église San Francescu.

GENTILE (de) Paolo: (décédé avant 1537)
Avogari. Seigneur de Castellu di Brandu.

GENTILE (de) Paolo: (1580-1653)
Génois. Coseigneur, pour les deux tiers, de San Columbanu. En 1641, il hérite des deux tiers de la seigneurie de San Columbanu, mais Gênes profite alors de ce qu'il est endetté (il doit 70000 lires à Simone Doria) pour l'obliger à vendre ses terres à la République pour 106000 lires.

GENTILE (de) Parigi: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. Fils de Vinciguerra di Erbalunga. En 1496, il épouse Roccheggiana, la fille de Vinciguerra di Casta. Ce mariage n'est pas autorisé par le gouverneur génois Raffaelle Odone, et il est emprisonné à Bastia. En 1536, il vend au Génois Pierbattista Santelli, sa seigneurie de Canari, dont la tour Melchiore de Gentile, du nom de son fils.

GENTILE (de) Petru: (seizième siècle)
Avogari. Originaire de Brandu. Fils de Paolo. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. Il est déchu de ses droits (rétablis en 1569 et 1571) sur la seigneurie de Brandu par le Sénat de Gênes. En 1569, il suit Alfonsu d'Ornanu dans son exil en France.

GENTILE (de) Petru Andria: (quinzième siècle)
Avogari. Seigneur de Brandu. Frère de Giacobu. En 1469, les querelles entre Corses reprennent de plus belle: avec son frère Giacobu, il s'oppose à leur cousin Vinciguerra, de Brandu. En 1487, Ghjuvan Paulu di Leca l'envoie à Florence pour tenter d'obtenir du secours de la part de Laurent 1er de Médicis, sans succès.

GENTILE (de) Raffaellu: (?-ap1561)
Avogari. Seigneur de Brandu. Frère d'Altobellu. En 1553, il est avec les Français, débarqués en Corse, contre les Génois. Il s'empare de Bastia. A Gênes, sa tête est mise à prix pour 500 écus. En 1556, il entre en guerre contre Tulliu de Gentile, pro-Génois. Giordano Orsini lui confie la défense de Bastia. Avec son frère Altobellu et leurs hommes, ils tiennent la tour de Porettu, près de Bastia. En 1558, à Lucciana, il résiste aux assauts du Génois Giorgio Doria. En 1561, malgré le Traité de Cateau Cambrésis, il est aux côtés de Sampieru Corsu, qui désire libérer la Corse des Génois. Il est capturé par le Génois, et meurt en prison, à Bastia.

GENTILE (de) Santu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. En 1564, fidèle à Gênes, avec les troupes de Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu dans sa reconquête de la Corse.

GENTILE Simon Jean: (dix-neuvième siècle)
Conseiller de préfecture à Aiacciu. Membre du Conseil Général de la Corse. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GENTILE (de) Simone: (seizième siècle)
Avogari. Originaire de Brandu. Fils de Paolo. En 1564, avec de nombreux Corses, il répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. Il est déchu de ses droits (rétablis en 1569 et 1571) sur la seigneurie de Brandu par le Sénat de Gênes. En 1569, il suit Alfonsu d'Ornanu dans son exil en France.

GENTILE (de) Simone: (1652-1702)
Originaire de Brandu. Né à Aiacciu. Fils de Ludovicu. Qualifié de Magnifico. Anzianu d'Aiacciu en 1686.

GENTILE Tomaso Odorico: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1559, après le retour de la Corse sous l'autorité de Gênes, il est commandant de la place de Bunifaziu.

GENTILE (de) Tomassino: (quatorzième siècle)
Avogari, seigneur de Brandu. En 1378, avec les seigneurs génois du Capicorsu, il adapte les statuts des da Mare qui fixent l'entretien et l'abri des escales, luttent contre la fraude et la contrebande, garantissent la qualité et le prix du vin.

GENTILE (de) Tulliu: (seizième siècle)
Avogari. Seigneur d'Erbalunga. Pro-Génois. En 1556, il est en guerre contre les frères Altobellu et Raffaellu de Gentile, pro-Français. Il fait appel au gouverneur génois Cristoforo de Negri, et à ses alliés corses pour se défendre contre les Corses qui combattent aux côtés des Français.

GENTILE Vincente: (dix-neuvième siècle)
En 1804, il est délégué, pour le Département du Golu, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris.

GENTILE Vincent: (1760-1825)
Né à Nonza. Officier. Il sert en France puis à Naples. Général de brigade en 1800. Général de division en 1808. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GENTILE (de) Vincentellu: (?-1491)
Avogari. Seigneur de Canari. A sa mort, en 1491, ses deux fils étant décédés, c'est sa fille Gesalmina, veuve de Rinucciu di Leca, qui hérite de la seigneurie de Canari. Elle se remarie avec un Génois, Gerolamo de Gentile, qui devient ainsi seigneur de Canari.

GENTILE (de) Vincentellu: (dix-septième siècle)
Major. En 1682, il sert dans l'armée de Gênes.

GENTILE Vincentellu: (dix-huitième siècle)
Presidente de Celavu, Cinarca et Cavru, en Novembre 1763, il assiste à la Cunsulta di Sartè.

GENTILE (de) Vincenzu: (?-1491)
Avogari. Seigneur de Centuri. Fils de Vincentellu. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. En 1491, il est assassiné par son demi-frère Napoleone.

GENTILE (de) Vinciguerra: (quinzième siècle)
Avogari. Seigneur de Erbalunga. En 1439, il participe à l'opposition au gouverneur génois Janus da Campofregoso. En 1440, ce dernier ayant reçu des renforts, lui et ses alliés ne peuvent résister et ils se rendent. Il négocie la paix et paie tribut au gouverneur, pour pouvoir rester sur ses terres: 200 écus. En 1453, il se rallie à Salvago de Salvago, le gouverneur de la Corse pour le compte de l'Ufficio di San Giorgio. En 1454, il se rebelle contre l'Ufficio di San Giorgio, ainsi que d'autres seigneurs du Capicorsu. Il sont soumis par l'armée de 500 hommes, au service de l'Ufficio di San Giorgio, commandée par les capitaines génois Fiorentino et de Guarco. En 1456, il reçoit ses lettres de noblesse du Roi d'Aragon Alphonse V, ce dernier voulant s'allier tous les Caporali, pour les opposer aux Génois. En 1469, les querelles entre Corses reprennent de plus belle: il s'oppose à ses cousins Giacobu et Petru Andria.

GENTILE (de) Virghjiliu: (1689-?)
Seigneur de Brandu, Siscu et Petra Curbara. Fils de Francescu Maria. Capitaine de la Compagnie Gentile, au service des Génois. Vice-commissaire général du Capicorsu. En Mai 1732, avec son père et son frère, il est arrêté, et emprisonné à Gênes. Il s'évade en 1734, et passe au service des Grands Ducs de Toscane. En 1749, il est fait Comte par le Roi de Naples. Il meurt à Naples.

GENTILI ?: (dix-neuvième siècle)
Membre du Conseil Général à Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

GENTILI Anghjulu Stefanu dit Prete Gnigninu: (1885-1961)
Né à Calacuccia. Ecclésiastique. Prêtre à Calacuccia, Pedigrisgiu, Ersa puis Lozzi. Ecrivain et poète de langue corse. Conteur de Stalbatoghje (historiettes, anecdotes). Membre de Cercle Culturel Cyrnéen de Carulu Giovoni. Il publie quelques unes de ses compositions (vers et proses) folkloriques dans l'Annu Corsu, U Muntese et Monte Cintu. Auteur de pièces (stalbatoghji niolins) réunies dans le recueil Pascura et publiées à Aiacciu en 1958.

GENTILI Antoniu: (1743-1798)
Né à San Fiurenzu. Descendant des seigneurs de Nonza. Officier général. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai 1769, il participe à la bataille de Ponte Novu. En Juin 1769, après la défaite, il arrive à Porti Vechju, d'où il s'embarque, avec Clémente Paoli et 340 Naziunali, sur Le Rachel. Il débarque à Livourne, peu après Pasquale Paoli. Il est à Londres, auprès de Pasquale Paoli, de 1769 à 1789. En Janvier 1790, il est de retour en Corse. En Septembre, à Orezza, il assiste à la Première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il y est désigné comme Député Extraordinaire auprès de l'Assemblée Nationale Constituante afin de lui apporter le procès verbal de l'Assemblée. En Octobre, il est élu au Directoire du Département de la Corse. En Novembre, il est à Paris. Il est reçu en qualité de délégué de l'Assemblée Provinciale Electorale d'Orezza. Organisateur de la Garde Nationale du Nebbiu en 1792. En Juin 1793, il est nommé lieutenant de la Garde Nationale du Nebbiu. En Février 1794, il commande la tour de La Mortella, qui est prise par les Anglais. Il est nommé général de brigade. En Avril, les Français abandonnent Bastia attaquée par les Anglais, sous prétexte d'aller chercher des secours. Il est nommé à l'occasion général de division, et reste seul avec le maire Ghjuvan Battista Galeazzini, pour défendre la ville, bombardée depuis dix jours. En Mai, il refuse de parlementer avec l'amiral anglais Samuel Hood. Les bombardements de la ville continuent de plus belle. La famine, la maladie et les pertes humaines (203 tués et 540 blessés) ont raison de la résistance bastiaise, et il préside alors un conseil de civils et de militaires, qui décide d'entamer les négociations avec les Anglo-Corses en vue d'une capitulation. En Juin 1795, il est à Nice où il fait la chasse aux Barbets, c'est à dire aux contre-révolutionnaires. En Juin 1796, il est général de division dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte. En Juillet, ce dernier l'envoie à Livourne pour préparer le débarquement en Corse. En Octobre, il est commandant du corps expéditionnaire en Corse, et il décide qu'il est temps d'attaquer les Anglais. Nabuliu Buonaparte lui écrit pour faire exclure de l'amnistie les députés Carlu Andria Pozzo di Borgo, Pasquale Bertolacci, Mariu Peraldi, Tartaroli, Dimitriu Stephanopoli de Comnène, Filippu Filippi et Ballestrini, et les commandants des troupes qui ont portés les armes contre la République. A Livourne, retenu par des vents contraires, il s'embarque pour l'Ile avec les derniers volontaires corses. Seule, San Fiurenzu est encore occupée par les Anglais. Son arrivée précipite leur départ. En Novembre, il est lieutenant général, il nomme le chef de bataillon Francescu Bonelli commandant de la place d'Aiacciu, le commandant Rocca Serra, à la place et district de Sartè, Ambrosi à San Fiurenzu, Colle à Corti, Savary à Calvi, et le capitaine Subrini à Bunifaziu. En Janvier 1797, des troubles éclatent à Calinzana où le bruit court que les Français vont abandonner la Corse, et que les Anglais reviennent avec Pasquale Paoli. Il fait part au président du comité d'Algaiola de sa ferme intention de réprimer le mouvement séditieux de Balagna. Il quitte la Corse. En Avril, avec son état-major, il rejoint Napoléon Bonaparte en Italie. En Août, il est envoyé en mission en Adriatique. En Janvier 1798, il est rappelé en Corse pour combattre les insurgés de A Crucetta. Il décède des suites du paludisme en 1798.

GENTILI Baptiste: (né en 1957)
Né à Aiacciu. Footballeur professionnel. Entraineur. Sa carrière de joueur est la suivante: AC Ajaccio (1974-1975), OGC Nice (1975-1983), AS Cannes (1983-1985), FC Mulhouse (1985-1986) et Gazélec Ajaccio (1986-1992). Il entraine ensuite les clubs suivants: AC Ajaccio (1992-2001), FC Martigues (2002), AS Beauvais (2002-2003), Gazélec Ajaccio (2004-2005), et FC Nantes (adjoint en 2007-2008 puis entraineur de 2010) à 2011. Entraîneur-adjoint dans le club chinois de Shanghai Shenhua en 2012.

GENTILI Dominique (Mimi Banana): (1930-2010)
Né à Aiacciu. Footballeur emblématique de l'Athlétic-Club-Ajaccien (ACA) de 1945 à 1967.

GENTILI (de) Emmanuelle: (née en 1969)
Originaire de Bastia. Docteur en informatique. Enseignante. Chercheur à l'Université de Corti. Membre du Conseil National du Parti Socialiste en 2003. Secrétaire régionale du Parti Socialiste en 2009. Adjointe au maire de Bastia (Emile Zuccarelli) de 2008 à 2014. Elue conseillère territoriale de 2010 à 2015 (membre du Conseil Exécutif). Présidente de l'Office d'Equipement Hydrolique de la Corse (OEHC) de 2010 à 2015. Première adjointe au maire de Bastia (Gilles Simeoni) en 2014.

GENTILI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
De Nonza. Commandant du 5ème Bataillon d'Infanterie Légère Corse, au service de Naples. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GENTILI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Calacuccia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GENTILI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
De Nonza. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà).

GENTILI (de) Giovan Battista: (seizième siècle)
Génois. En 1573, il est le vicaire du gouverneur Giovan Antonio Pallavicini. Le Sénat de Gênes ayant accepté la révision des Statuts de la Corse demandée par les notables corses, il est désigné, avec le gouverneur, pour la mener à bien.

GENTILI (de) Sébastien:
Maire de Calcatoghju de 1977 à 1983.

GENTILI da BRANDO Ferdinandu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Ambiegna, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GENTILINI Marc Marie Joseph: (né en 1929)
Né à Compiègne (Oise). Professeur de médecine. Spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. Membre de l'Académie Nationale de Médecine. Mermbre du Conseil Economique et Social. Président de la Croix-Rouge Française de 1997 à 2004. Il préface l'ouvrage Le SIDA en Corse édité en 1997. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GEOFFRE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Mai 1769, il est avec la troupe française à Ponte Novu.

GEORGES III (de BRUNSWICK): (1738-1820)
Roi de Grande Bretagne et d'Irlande de 1760 à 1820. En Décembre 1763, il interdit à tout Britannique d'avoir des relations avec la Corse. En Juillet 1769, il invite Pasquale Paoli en Angleterre. En Mars 1793, il informe Pasquale Paoli qu'il est prêt à placer la Corse sous sa protection. En Septembre, Pasquale Paoli s'adresse à lui: J'implore au nom de mes compatriotes l'appui de vos armes. En Octobre 1794 il reçoit les députés corses envoyés par la Cunsulta Generale di Corti. Il attribue à Pasquale Paoli une rente viagère de 2000 livres sterling, lequel envisage son retrait des affaires et son rappel à Londres. Il proclame Sir Gilbert Elliot Vice-roi de Corse. En Août 1796, il donne l'ordre d'évacuer la Corse. Il offre aux Corses pro-Anglais un asile au Canada, aux Bahamas ou dans d'autres de ses possessions américaines. Il perd la raison en 1811.

GERALD: (quatorzième siècle)
Général des Franciscains. En 1340, des Cathares chassés du Midi de la France se réfugient en Corse. Il envoie sur l'Ile ses moines qui réussissent à exterminer les hérétiques.

GERANDO (de) ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller d'Etat. Secrétaire général de l'enseignement mutuel à Paris. En 1818, il est membre correspondant (puis membre honoraire en 1820) de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GERARD Paul Jules: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse dans les années 1930 et après 1950. Il expose fréquemment à Aiacciu. Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1931, il adresse un panneau décoratif intitulé Paysage corse, et à celui de 1950, un pastel, Le golfe de Porto.

GERARDO: (onzième siècle)
Archevêque de Pise. En 1085, il succède à Landolphe et devient légat apostolique en Corse.

GERARDO: (douzième siècle)
Ambassadeur de Frédéric 1er Barberousse, l'empereur romain germanique. En 1175, il fait escale en Corse pour relancer la mission de Conrado de 1159.

GERMAIN Julia: (1961-2012)
Originaire de Corti. Enseignante. Militante associative. Chevalier de l'Ordre des Palmes Académiques.

GERMANES (de) ?: (dix-huitième siècle)
Prêtre. Père de la Doctrine Chrétienne. Chanoine de Saint Quentin. Vicaire général de Rennes. Historiographe quasi officiel de la Corse. En 1771, il publie les Tomes 1 et 2 de son Histoire des Révolutions de Corse depuis ses premiers habitants jusqu'à nos jours. En Janvier 1776, il en publie le Tome 3. Inspecteur général des collèges insulaires en 1776. En Octobre 1777, il inspecte les quatre collèges de l'Ile. Le rapport qu'il en fait est très défavorable. Il défend le choix de Bastia comme siège d'une nouvelle université, originale, qui serait dotée de 4 facultés. Il est pressenti pour être le directeur de la future Université de Bastia.

GERMANI Paul (Fieruinfiaratu): (1933-2009)
Né à Sorbu Occagnanu. Technicien à l'arsenal maritime de Toulon. Militant syndical CGT. Militant du Parti Communiste Français. Animateur de l'émission Kallistea, la Voix de la corse, en langue corse, de la radio associative varoise Radio-Active.

GERMANI(S) (de) Michele: (?-1457)
originaire de Porto Maurizio, en Ligurie. Laureatus in Utroque. Chanoine. Evêque de Mariana de 1436 à 1457. En 1440, le gouverneur Janus da Campofregoso, rentré à Gênes pour chercher du renfort, lui confie l'Ile, en lui donnant la fonction de lieutenant. En 1441, il assure à nouveau l'intérim du gouverneur rappelé à Gênes. De Naples, Janus da Campofregoso lui ordonne de lever les impôts et de recruter des troupes dans toute la Terra di U Cumunu. En 1442, il est attaqué par Paulu della Rocca; battu, il se retire à U Viscuvatu, et ses hommes, à Biguglia. En 1443, avec de nombreux notables de la Terra di U Cumunu, il se rallie à Ghjudice d'Istria, pro-Aragonais, qui a pris la place de Corti. Mais les querelles continuent, et devant cette situation, avec cinq Caporali, il décide de confier la Corse à l'Eglise. Le pape Eugène IV accepte de reprendre la Corse sous sa souveraineté. Avec les autres Caporali il reçoit, à A Venzulà, l'envoyé pontifical Monaldo Paradisi. En 1449, il aide dans sa tâche le nouveau gouverneur génois Galeazzo da Campofregoso. En 1450, il conteste, avec d'autres Caporali, l'autorité de Galeazzo da Campofregoso. En 1453, le commissaire de l'Ufficio di San Giorgio, Pietro Battista Doria lui délègue ses pouvoirs. En 1457, il est assassiné à A Venzulà, par Mainu di Brandu, dit Brandulacciu.

GERMAY (de) Olivier: (né en 1960)
Né à Tours (Indre-et-Loire). Nommé évêque de Corse en 2012. Il succède à Jean-Luc Brunin.

GEROLAMI M: (dix-neuvième siècle)
Maire de Mérusaglia. En 1867, il est alerté par les frères Ambroghju et Emiliu Casabianca concernant le vieux cimetière de Saint-Pancrace, à Londres, où repose Pasquale Paoli, menacé d'être détruit par suite de la construction d'une voie de chemin de fer. Avec son Conseil Municipal, et avec l'appui de Titu Franceschini-Pietri-Savelli, arrière-petit-neveu de Pasquale Paoli et secrétaire particulier de Napoléon III, il écrit à l'Empereur afin de le prier d'inviter le Préfet de la Corse à autoriser le retour des Cendres de Pasquale Paoli.

GERONIMI ?: (dix-neuvième siècle)
D'Arburi. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

GERONIMI Antoniu: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

GERONIMI Christelle: (née en 1980)
Originaire de Petralba. Artiste photographe.

GERONIMI Don-Ignaziu: (1734-1774)
De Bonamanacce. Berger. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à encercler ces derniers et à en prendre une grande partie. Il est condamné à la potence et pendu à Corscia.

GERONIMI Dumenicantone: (né en 1932)
Originaire de Marignana. Ecrivain et poète en langue corse. Auteur dramatique. Editorialiste. Traducteur. Il collabore à la revue U Muntese de 1964 à 1971. Fondateur et directeur de la publication Rigiru en 1973. Auteur de Intricciate è Cambiarine, avec Pascal Marchetti, en 1971, Litteratura corsa d'oghje, en 1975, Intantu (traduction adaptation de En attendant Godot, de Samuel Beckett), A circà moglia, (traduction adaptation de La demande en mariage, de Tchekhov), joué en 1986, U Ruminzulaghju, en 1990...

GERONIMI François Antoine: (1924-2014)
Originaire de Sant'Andria di u Cotone. Docteur en chirurgie dentaire. Ancien combattant de la Seconde Guerre Mondiale (chasseur). Président honoraire de l'Amicale des Anciens du 1er Bataillon de Choc. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Officier de l'Ordre National du Mérite. Médaille de la Résistance. Croix de Guerre 1939-1945 (4 citations).

GERONIMI François-Marie: (1911-2004)
Né à Merusaglia. Médecin. Maire de Calacuccia de 1953 à 1995. Député (radical) suppléant de la circonscription Corti-Sartè (1962-1978). Député européen (Groupe des Démocrates Européens de Progrès) de 1979 à 1984 (c'est le premier Corse qui siège à Strasbourg). Elu (et vice-président) de l'Assemblée de Corse de 1984 à 1992.

GERONIMI (Lariu): (1919-2011)
Originaire de Calacuccia. Ancien combattant. Niulincu di nome e di fiatti.

GERONIMI Jean: (?-1961)
Originaire d'Evisa. Ecclésiastique. Protonotaire apostolique. Vicaire général d'Aiacciu.

GERONIMI Jean-Valère: (né en 1946)
Militant nationaliste. Médecin. Conseiller municipal de Cervioni. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1998 à 2004.

GERONIMI-GABELLI Marie-Ange:
Originaire de Corti. Comédienne. Membre du groupe théâtral U Teatrinu depuis 1992. Actrice de théâtre et de cinéma. Membre du groupe Zia Divota. Elle joue dans la série télévisée A famiglia Pastacciu. Elle tourne dans Le Silence (2004), L'Enquête Corse (2004), Mafiosa, le clan (2006), Sempre vivu ! (2007)... Membre de l'association Tutti inscena.

GERONIMO: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia de 1494 à 1500. Il succède à Bartolomeo Panmoglio.

GERONIMO (di) Francesco: (1642-1716)
Né à Grottaglie, près de Naples. Ecclésiastique. Jésuite. Ordonné prêtre en 1666. Docteur en théologie en 1668. Prédicateur de la Compagnie de Jésus en 1670. Il crée, en 1676, l'hymne Dio vi salvi Regina, en adaptant en italien Salve Regina, l'œuvre écrite par Adhémar de Monteil, en 1097. Ce chant devient, au XVIIIème siècle, l'hymne national de la Nation Corse. Il est béatifié en 1806 et canonisé en 1839.

GERONIMU di CORSICA: Voir JEROME de CORSE.

GERY Louis Charles Germaine: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1861 à 1870.

GESTA Francesco: (1758-?)
Né à Capraia. Imprimeur à Bastia. En 1795, il assure l'impression de tous les Actes du gouvernement anglo-corse.

GESTE Octave: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1934, des aquarelles intitulées Etudes de la Corse. Auteur de Vue de la maison Bonaparte d'Ajaccio (1932).

GHERARDESCA (della) Ugulinu: (treizième siècle)
Petit-fils d'Adelasia d'Arborea. En 1289, il arrive en Corse pour combattre Ghjudice di Cinarca.

GHERARDI Bancroft: (1832-1903)
Né à Jackson, Louisiane (Etats-Unis). Originaire de A Parata d'Orezza. Officier de marine américain. Il s'illustre durant la Guerre de Sécession. Il termine sa carrière comme Commodore. Il décède à Stratford (Connecticut) en 1903.

GHERARDI Don Lurenzu: (dix-huitième siècle)
Né à Parrata d'Orezza. Ecclésiastique. il quitte la Corse pour Naples avant 1739. Il entre au monastère des Théatins et devient chapelain de l'église Santa Maria degli Angeli à Naples. Ami de Luiggi Giafferi et de Ghjacintu Paoli qu'il rencontre lors de leur exil à Naples. En 1745, il participe aux discussions entre les exilés corses et le consul d'Angleterre à Livourne, dans le but d'amener les Anglais dans l'Ile. Il devient ensuite un ami intime de Pasquale Paoli.

GHERARDI Ernest: (1887-1910)
Né à Moïta. Fils de Gherardo. Artiste peintre. Décorateur. Il exerce en Corse jusqu'en 1890.

GHERARDI Eugène François Xavier: (né en 1969)
Né à Bastia. Il poursuit ses études à l'Université de Corse où il décroche un doctorat en 2000. Professeur de langue et culture corses dans le second degré de 1993 à 2003. Maître de conférences à l'Université de Corse Pasquale-Paoli. Responsable pédagogique du Département des Sciences de l'Education, il assure des enseignements dans la filière des études corses. Administrateur de l'ADECEC. Membre du comité de rédaction des revues A Pian d'Avretu et Bonanova. Auteur de nombreux travaux sur le terrain de l'histoire culturelle et de l'éducation, il collabore activement au Dictionnaire Historique de la Corse (paru en 2006). Auteur de Les Lucciardi, une famille corse de poètes et d'instituteurs, en 2011, Le Grand Dérangement (2013), avec Didier Rey (Prix de la Collectivité Territoriale de Corse 2014), La Corse d'Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire, nouvelles et autres écrits (1826-1831), en 2014...

GHERARDI Gherardo: (1827-?)
Né à Milan. Artiste peintre italien. Décorateur. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1857 et 1863. Il réalise de nombreux décors peints dans les églises de la Castagniccia.

GHERARDI Joseph: (1877-1963)
Né à Luretu di Casinca. Elève de l'Ecole Polytechnique. Officier du Génie. Intendant-général à Bastia, en 1940, il est intronisé maire de la ville par le régime de Vichy, à la place de Hyacinthe de Montera, destitué. En 1943, il est arrêté par la Résistance, déchu de son mandat, et interné.

GHERARDI Paul:
Docteur en médecine. Auteur de Histoire des médecins de Corse, paru en 1986. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

GHERARDI Pietro: (dix-huitième siècle)
Peintre italien. En 1769, il peint le portrait de Pasquale Paoli.

GHIGLIERMINI Jean François: (1865-1929)
Né à Bastia. Membre du Comité d'Escompte et de Censure à la succursale de la Banque de France de Bastia de 1904 à 1929. Juge suppléant au Tribunal de Commerce de Bastia de 1900 à 1904. Juge titulaire de 1904 à 1909. Président du Tribunal de Commerce de Bastia de 1913 à 1924. Vice-président de la Chambre de Commerce de Bastia de 1924 à 1929. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie.

GHILINI Jean André (André): (1873-1957)
Né à Bastia. Avocat général à la Cour d'Appel de Bastia. Membre fondateur, à Bastia, en 1904, du Comité d'Action Républicain, affilié au Parti radical-socialiste. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GHIONGA Pierre: (né en 1957)
Né à Corti. Médecin généraliste. Homme politique. Alpiniste, en 1983, il participe à l'ascension de l'Aconcagua (6995 mètres), faces Nord et Sud, en Argentine, avec une expédition régionale corse, emmenée par Jean-Paul Quilici. Conseiller municipal de Corti de 2001 à 2010. Conseiller général (divers gauche) du canton de Corti de 2001 à 2015). Elu conseiller territorial de 2010 à 2015 (membre du Conseil Exécutif et président de l'Office de l'Environnement de la Corse (OEC)). Elu conseiller départemental du nouveau canton de Corti en 2015.

GHIRALDI ?: (dix'neuvième siècle)
Artiste peintre. Il étudie à Rome à partir de 1822 grâce à une bourse du Conseil Général de la Corse. En 1828, il réalise un Portriat en pied du Roi, pour la ville de Bastia, et en 1852, une copie du tableau Portrait équestre du Prince Louis-Napoléon, d'Horace Vernet. Il peint également des tableaux pour plusieurs églises (A Stazzona)...

GHISONI Petru: (1996-2016)
Originaire de U Silvarecciu et de Santu Petru di tenda. Militant nationaliste. Ecrivain. Poète. Auteur de Quattru petre per un muru (1994).

GHJORGHJU: (dix-huitième siècle)
De Lucciana. Ecclésiastique. Réformé Récollet. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

GHJUCANTE: (seizième siècle)
Mandataire d'Ercole d'Istria. En 1566, à Gênes, il signe en son nom un acte public de dévouement et de loyalisme aux magistrats de la République de Gênes, en contrepartie du pardon total et de la restitution de tous ses biens.

GHJUVAN CARLU: Voir CATONI Honoré.

GHJUVAN di BALAGNA: Voir PIETRI Antoniu Ghjuvanni.

GHJUVAN PALELLU (ou PALEDDU): Voir CODACCIONI Jean Paul.

GHJUVANANGHJELU: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Réformé Récollet. Supérieur du couvent d'Orezza. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

GHJUVANNI: (quatorzième siècle)
Prélat corse, en 1311, il est évêque intérimaire du Nebbiu.

GHJUVANNI: (?-1561)
Ecclésiastique. Pievanu de Carbini, mineur du tiers ordre, ami et curateur des biens de Sampieru Corsu. Pro-Français. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné à mort et exécuté.

GHJUVANNI di a GROTTA: Voir VINCIGUERRA Simon'Ghjuvanni.

GIABICANI Don Charles:
Surnuméraire aux douanes de Bastia. Animateur, avec Jules Angerly, de la loge maçonnique La Libre Pensée fondée en 1903, à Bastia. Fondateur, en 1904, avec Paul Penciolelli, de l'hebdomadaire anticléricaliste et antimilitariste L'Idée, organe du Mouvement des Jeunesses Laïques de Bastia.

GIABICONI Baptiste: (né en 1989)
Né à Marignanne (Bouches-du-Rhône). Originaire de Bastia et de Calvi. Mannequin. Chanteur.
Voir le site de Baptiste GIABICONI.

GIABICONI Victorien: (1810-1856)
Né à A Venzulà. Cultivateur. En 1847, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1856.

GIACCHINI Jean: (1769-1800)
Né à Cervioni. Chasseur au 3ème Bataillon de la 11ème Brigade d'Infanterie Légère. En 1797, par le Conseil de Guerre de Milan (Italie), il est condamné à 6 ans de Galères, pour vol à main armée en troupe, et désertion. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1800.

GIACINTI Marc-Marie: (1772-1806)
Né à Patrimoniu. Laboureur. En 1797, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meutres. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1806.

GIACOBBI Antoine Félix: (1891-1957)
Originaire de Venacu. Haut fonctionnaire. Chef de secrétariat du ministre de l'Instruction Publique en 1920. Préfet de Haute-Loire en 1933. Préfet de l'Allier en 1934. Secrétaire général du gouvernement général de l'Algérie en 1936. Préfet de la Charente-Inférieure en 1937. Chargé de fonctions du gouverneur des colonies en Côte d'Ivoire, en 1939. Il cesse ses fonctions en 1940. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Cervioni, en 1957.

GIACOBBI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lugu di Venacu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIACOBBI Filippu: (dix-huitième siècle)
Prêtre résidant à Cervioni. Il dénonce la Révolution qui lui apparait comme un danger pour l'Eglise. Pour cela, il rédige et autorise la publication de lettres adressées au clergé et aux insulaires, dans lesquelles il explique son opinion.

GIACOBBI Formose: (dix-neuvième siècle)
Né à Lugu di Venacu. Fils de Joseph-Marie. Avoué à la cour d'appel de Bastia. Maire de Venacu de 1879 à 1919. Conseiller général (radical socialiste) du canton de Vezzani de 1904 à 1907. Il est un des piliers de l'ascension politique et sociale de la famille Giacobbi.

GIACOBBI François: (1897-?)
Né à Venacu. Fils de Marius. Magistrat. Il exerce en Indochine de 1922 à 1929. Avocat de 1929 à 1946. Avocat général près de la Cour d'Appael d'Afrique Equatoriale Française en 1946, puis procureur général en 1948. Conseiller à la Cour de Cassation en 1957.

GIACOBBI François: (1919-1997)
Né à Venacu. Fils de Paul. Journaliste. Avocat. Homme politique (radical de gauche). Rédacteur à l'Agence Télégraphique Universelle de 1946 à 1948. Reporter au service politique intérieure à Paris-Match, et rédacteur à l'Action Automobile de 1948 à 1951. Conseiller général du canton de Vezzani de 1951 à 1957. Maire de Venacu de 1951 à 1982. Conseiller général de Venacu de 1958 à 1997. Député de la Corse de 1956 à 1958. Sous-secrétaire d'Etat en 1957. Ministre (auprès du président du Conseil) en 1958. Président du Conseil Général de la Corse de 1959 à 1975, et de la Haute-Corse de 1975 à 1992. Secrétaire général du Parti Radical de 1960 à 1969. Sénateur de la Corse de 1962 à 1980, et de la Haute Corse de 1980 à 1997. Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France de 1971 à 1989. Président du Parc Naturel Régional de la Corse de 1972 à 1995. Président de la Fédération des Parcs Naturels Nationaux d'Europe de 1984 à 1987. Président du Conseil Régional de la Corse de 1974 à 1979 Elu à l'Assemblée de Corse en 1984. Juge titulaire de la Haute Cour de Justice en 1995. Croix de Guerre 1939-1945 pour faits de résistance. Prix de l'Académie Française pour le livre illustré La Corse, en 1962. Il décède à Bobigny en 1997.

GIACOBBI Ghjuseppu Maria: (1764-1826)
Né à Lugu di Venacu. Il fait ses études à l'Université de Pise. Partisan de la France contre les Anglais, il s'exile en Toscane lors du Royaume anglo-corse, en 1794. En 1797, il est un des 20 juges élu au tribunal du Département. Président du tribunal criminel de Sartè en 1801. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1811, il est un des 8 magistrats de la Cour Spéciale Extraordinaire d'Aiacciu. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Il est grièvement blessé lors d'une agression, et décède, à Lugu di Venacu, en 1826.

GIACOBBI Jean: (1886-1966)
Né à Blida, Constantine (Algérie). Originaire de Venacu. Militaire. Chef de bataillon d'Infanterie (CR). Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GIACOBBI Jean-Baptiste: (1890-1925)
Né à Venacu. Militaire. Capitaine d'Infanterie. Mort pour la france, tué au combat au Maroc en 1925. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIACOBBI Jean Thomas dit Masciolu: (1791-1846)
Né à Venacu. Laboureur. En 1840, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire et vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846.

GIACOBBI Joseph-Marie dit JACOBI: (1804-1870)
Né à Lugu di Venacu. Historien. Avocat au barreau de Bastia. Auteur de Déclaration solennelle des libéraux, en 1827. Auteur de Poésies et Deux Nouvelles en italien et en français, en 1828. Auteur de l'une des premières histoires modernes de la Corse, en 2 volumes, parue, à Paris, en 1835: Histoire générale de la Corse depuis les premiers temps jusqu'à nos jours (1830), sous le nom de Jacobi, et d'un Manuel Patriotique du Jeune Corse, en 1837. Opposant à Louis-Philippe, il est membre, à Livourne, des Sectes Corses. En 1838, acquis aux thèses libérales, il est directeur du journal d'opposition L'Echo de la Corse, dans lequel, dans un éditorial signé de son nom (Jacobi), il imagine une rencontre entre Pasquale Paoli et Napoléon 1er sous le titre Rencontre des Morts. Ce texte soulève une vive polémique, particulièrement en raison de ce passage: Paoli: " Je n'ai jamais pu me faire à l'idée que la Corse soit à la France… J'ai l'espoir qu'un autre plus puissant ou plus heureux que moi fondera quelque jour l'indépendance de mon pays ". Napoléon 1er: " Je vais peut-être vous décevoir, général, mais il m'est impossible de ne pas vous dire que l'indépendance m'a toujours paru ce qui pourrait arriver de plus malheureux à la Corse ". Républicain, il est opposé au bonapartisme. Conseiller à la Cour Royale de la Corse en 1852. Juge impérial à Basse Terre, aux Antilles, de 1854 à 1855, puis juge d'instruction en 1857. Président provisoire à Marie Galante de 1856 à 1857, puis président titulaire de 1859 à 1862. Président provisoire à Pointe à Pitre en 1862. Conseiller à la cour de Saint Denis de la Réunion en 1863.

GIACOBBI Marius Jules Joseph François: (1845-1919)
Né à Lugu di Venacu. Fils de Joseph-Marie. Frère de Formose. Il séjourne à Paris de 1862 à 1870. Avocat au barreau de Bastia en 1870. Conseiller général (républicain) du canton de Serraghju (futur canton de Venacu) en 1870. Secrétaire général du Comité Républicain de Corti en 1877. Chancelier du Consulat de France à Panama, de 1982 à 1986. Conseiller général (républicain aréniste) du canton de Venacu de 1886 à 1900. Conseiller général (radical socialiste) du canton de Venacu de 1901 à 1913. Président du Conseil général de la Corse en 1898. Député (républicain modéré, puis républicain radical socialiste) de Corti de 1898 à 1903. Sénateur (gauche démocratique) de la Corse de 1903 à 1912. Député de Corti de 1914 à 1919. Il décède à Venacu, en 1919.

GIACOBBI Napoléon: (?-1870)
Né à Lugu di Venacu. Fils de Joseph-Marie. Il est tué au cours de la guerre contre la Prusse, en 1870.

GIACOBBI Paul: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

GIACOBBI Paul: (né en 1957)
Né à Courbevoie. Fils de François. Diplômé de l'IEP Paris, puis de l'ENA. Responsable du Mouvement des Radicaux de Gauche (MRG). Maire de Venacu de 1983 à 2001. Conseiller général du canton de Venacu de 1997 à 2010. Conseiller territorial de 1986 à 1998. Conseiller exécutif de l'Assemblée de Corse de 1992 à 1998 (Président de l'Office de l'Environnement de la Corse de 1992). Président du Conseil général de la Haute-Corse de 1998 à 2010. Elu député (MRG) de Corti-Calvi depuis 2002. Réélu conseiller territorial en 2010, il devient président du Conseil Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse jusqu'en 2015. Il est réélu (dans l'opposition) en 2015.

GIACOBBI Paul Joseph-Marie: (1896-1951)
Né à Venacu. Fils de Marius. Avocat à la cour d'appel de Bastia (1923). Maire de Venacu de 1922 1951. Conseiller général du canton de Vezzani de 1925 à 1951. Président de la Fédération Départementale Radicale Socialiste, créée en 1937. Sénateur de la Corse de 1938 à 1945. En 1940, il refuse, avec 80 autres parlementaires, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, ca qui lui vaut d'être destitué de sa fonction de maire en 1941. Gaulliste, il participe à la Résistance en Corse et est arrêté par les Italiens. Il s'évade en 1943. Elu au Conseil de Préfecture (devenu le CDL) en 1943. Ministre de la Production et du Ravitaillement en 1944 (du gouvernement d'Alger). Président de la Commission Administrative Départementale Intérimaire (qui remplace le Conseil Général de la Corse) en 1944. En 1944, il est élu à la présidence de la Commission Administrative Départementale (qui remplace le Conseil Général dissous en 1940). Ministre des Colonies en 1945. Président du Conseil Général de la Corse de 1945 à 1947 et de 1948 à 1951. Elu député de la Corse (radical socialiste) à la Première Assemblée Constituante de 1945. Réélu à celle de 1946. Député de la Corse de 1946 à 1951. Ministre d'état en 1950, chargé de la Fonction Publique. Ministre sans portefeuille chargé de la réforme électorale de 1950 à 1951. Auteur de La Corse (paru en 1961). Il décède à Paris, en 1951. Officier de la Légion d'honneur. Croix de Guerre. Médaille de la Résistance avec rosette.

GIACOBBI Socrate: (dix-neuvième siècle)
Né à Lugu di Venacu. Fils de Joseph-Marie. Il fait une carrière dans la fonction publique sur le continent. Sous-préfet.

GIACOBO (JACOBUS): (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone en 1331.

GIACOMETTI Eric: (né en 1963)
Originaire du Cortenais. Licencié en génétique et biologie moléculaire. Journaliste. Ecrivain. Romancier.

GIACOMETTI François Antoine: (1832-1851)
Né à Pigna. Sans profession. En 1851, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire. Il disparait (en se jetant à la mer lors d'une la traversée Bastia-Marseille), en 1851.

GIACOMETTI Jean: Voir DOMETTI Jean.

GIACOMETTI Josépha: (née en 1983)
Originaire d'Aiacciu. Enseignante à l'Université de Corse. Doctorante en anthropologie sociale et culturelle. Militante nationaliste (Corsica Libera). Elue conseillère territoriale (nationaliste) depuis 2010 (benjamine de l'Assemblée en 2010). Elue conseillère municipale d'Aiacciu en 2014. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargée de l'Education, la Culture et le Patrimoine.

GIACOMETTI Michel: (1929-1990)
Né à Aiacciu. Musicien. Licencié en Lettres et Ethnographie. Fondateur de la mission Méditerranée 56. En 1959, il se fixe au Portugal. Il fonde les archives sonores portugaises. En 1975, il crée et dirige un Plan travail et Culture qui alimente le fonds d'un Musée d'Art Populaire.

GIACOMETTI Rolande:
De Bisinchi. Enseignante (à la retraite). Ecrivain. Auteur de Les Moissons du souvenir (2004), Le calendrier aztèque (2005), Destins croisés en Argentine (2006), Justine et le pêcheur d'anchois (2007), Jéromine dans l'ombre de Bonaparte (2008), Le monde de Graziana (2010), La dixième muse de Pasquale Paoli (2012)...

GIACOMI Pierre Paul: (1917-1983)
Né à U Prunu. Médecin. Il prend part aux combats de la Libération. Maire (républicain indépendant) de U Prunu de 1953 à 1983. Conseiller général (gaviniste) du canton de A Porta d'Ampugnani de 1955 à 1983. Député de (UDR) Bastia de 1968 à 1973 et de 1978 à 1981 (RPR). Elu conseiller de l'Assemblée de Corse en 1982. Croix de Guerre avec palme. Officier de réserve du service de santé. Il décède à Paris, en 1983.

GIACOMINI Don-Jules: (?-1870)
Originaire de San Gavinu di Fiumorbu. Soldat au 16ème Régiment de Ligne. Il décède des suites de ses blessures au Puy (Haute-Loire), en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts, de la commune de San Gavinu di Fiumorbu.

GIACOMINI Jean-Baptiste: (?-1943)
De Pitretu è Bicchisgià. Résistant. Membre du Front National. Responsable du maquis de Foci-Livesi. Il est tué par les Chemises Noires italiens, lors d'une attaque contre le maquis, en Août 1943. Reconnu Mort pour la France.

GIACOMINI Jean-Baptiste: (1889-1972)
De Pitretu è Bicchisgià. Poète. Résistant. Arrêté et déporté par les Italiens en 1943. Il collabore au périodique A Spannata. Ses poèmes parlent souvent de son village (I Tempi antici di Pitretu).

GIACOMINI de'PORRATA Ghjacumu: (1710-1765)
Né à Stanti, un hameau de Morsiglia. Il fait fortune dans le commerce, au service de l'Espagne, à Lima, au Pérou. De retour en Europe, il s'installe à Livourne. Farouche partisan de Pasquale Paoli. Chevalier de l'Eperon d'Or. Il décède en 1765, à Morsiglia.

GIACOMO-MARCELLESI Mathée: (née en 1940)
Née à Porti Vechju. Originaire de Sotta. Professeur. Maître de conférence. Chercheur. Agrégée d'italien. Spécialiste en langue romane et en littérature italienne et roumaine. Professeur émérite de linguistique italienne et romane à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Auteur d'ouvrages et essais sur la Corse, de Contra salvatica, Corse du sud, paru en 1989, Chronique médiévale corse d'après Giovanni della Grossa, avec Antoine Casanova, paru en 1998, U Barbutu di Chera (2012), Petru Vellutini, pastori (2015)...

GIACOMONI ?: (dix-huitième siècle)
De Santa Lucia di Taddà. Capitaine au service de Gênes. En Août 1735, il conseille le Génois Constantino Pinelli, dont les troupes débarquent dans le Campulori.

GIACOMONI Antoine: (1944-1995)
Militant nationaliste du MPA. En 1995, il est assassiné, avec son fils, à Aiacciu par un commando du FLNC Canal Historique..

GIACOMONI Antoine: (né en 1955)
Né à U Borgu. Photographe. Portraitiste. Il découvre la photographie en 1975 à Paris lors de ses études d'Arts Plastiques à la Sorbonne. Après de nombreux reportages sur la musique rock, il s'intéresse davantage au portrait et met en place un processus de prise de vue à travers un miroir cerné d'ampoules, rappelant le miroir de star. Auteur de La Corse à travers le miroir. Depuis 1990, il élabore un long travail à partir de ce procédé, où il retrouve ses racines corses en proposant à des gens de son entourage et à des personnalités corses de se mettre en scène devant ce miroir. Membre de l'association I Culori d'Umani.

GIACOMONI Antoine Ange (Pret'Anton): (1884-1963)
Né à Santa Lucia di Taddà. Ecclésiastique. Mobilisé en 1915 comme infirmier, il combat sur le front de la Meuse et de la Marne puis rejoint l'Armée d'Orient en 1917 comme infirmirt-aumônier. Démobilisé en 1919, il devient curé à Ulmetu et sera connu sous le nom de chanoine Petr'Anto. Résistant, il sert dans le Front National Corse en 1943. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14-18 avec étoile de bronze.

GIACOMONI Antoine Jean: (1881-1973)
Né à Santa Lucia di Taddà. Journaliste au Petit Bastiais et à La Jeune Corse. Avocat. Juge d'instruction à Nice. Il est révoqué en 1940 et s'engage dans la Résistance. Conseiller municipal, puis adjoint au maire de Nice, et conseiller général du canton de Lantosque, dans les Alpes-Maritimes, après la guerre. Sénateur (gauche démocratique) des Alpes-Maritimes de 1948 à 1955. Il décède à Nice (Alpes-Maritimes), en 1973. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIACOMONI Anton Paduvanu: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Député pour la communauté de Mela, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIACOMONI Don Ghjacumu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Santa Lucia di Taddà en 1855.

GIACOMONI François:
Originaire de Santa Lucia di Taddà. Conseiller général (divers droite) du canton de A Sarra di Scupamena de 1994 à 2001. Maire de Santa Lucia di Taddà. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIACOMONI François-Marie: (1956-2014)
Né à Melun (Seine-et-Marne). Diplômé de l'Institut de Criminologie de Paris et de l'École Nationale de la Magistrature. Auditeur de justice en Corse. Juge d'instruction à Nancy. Président de la Cour d'assises d'Amiens. Président du Tribunal Correctionnel de Melun de 2002 à 2014. Membre de l'Union Syndicale des Magistrats.

GIACOMONI Frédéric: (1974-1995)
Militant nationaliste du MPA. Fils d'Antoine. En 1995, il est assassiné, avec son père, à Aiacciu par un commando du FLNC Canal Historique.

GIACOMONI Ghjacumu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Lucia di Taddà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIACOMONI Ghjuvan Felice: (dix-neuvième siècle)
Maire de Santa Lucia di Taddà en 1835.

GIACOMONI Ghjuvanellu dit Sgaitu: (?-1833)
De Bucugnà. Bandit. En 1833, à Lucciana, il tombe sous les balles des Voltigeurs Corses.

GIACOMONI Giacomo: (neuvième siècle)
En 808, il s'installe en Corse. Il est le fondateur de la famille de Giacomoni, de Santa Lucia di Taddà.

GIACOMONI Paul: (1962-2006)
Fils d'Antoine. Militant nationaliste du MPA. Fils d'Antoine. Il s'exile en Amérique du Sud en 1996. Il est assassiné, à Aiacciu, en 2006.

GIACOMONI (de) Silvestru: (quinzième siècle)
De Mursiglia. En 1467, il est bénéficiaire d'un acte de reconnaissance de noblesse du Duc de Milan.

GIACOMONI (de) Xavier: (né en 1964)
Originaire de Santa Lucia di Taddà. Journaliste. Rédacteur et commentateur sur la chaine TV d'information continue LCI.

GIACOMONI ORTOLI (d') Gaspard: Voir ORTOLI (d') GIACOMONI Gaspard.

GIAFFAR AGA: (seizième siècle)
Turc. En 1562, il est l'ambassadeur du Dey d'Alger, venu en cour à Paris. A son retour pour Alger, il embarque, comme passager, Sampieru Corsu, qui va rendre visite au Dey.

GIAFFERI Agostinu: (1716-1798)
Né à Talasani. Fils de Luiggi. En Juillet 1769, après la défaite des Naziunali devant les Français, il quitte la Corse avec son père. En Février 1741, à Naples, il est lieutenant au Régiment Corsica. En 1790, général au service des Bourbons de Naples, il prend sa retraite et se retire en Corse. En Février 1795, il est élu vice-président de la Première Session du Parlement Anglo-Corse, qui se tient à Bastia, en l'église de La Cuncezzione. En Octobre 1797, il est à la tête de l'insurrection de A Crucetta, dans le département du Golu. En Décembre, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres de A Crucetta le nomment à la tête du comité d'action, le Comité de Saint Antoine. En Février 1798, il est arrêté chez lui à A Porta, est emprisonné à Bastia. Condamné à mort, il est fusillé, place San Niculaiu, après avoir refusé qu'on lui bande les yeux.

GIAFFERI (de) Anne:
Originaire de A Porta. Editrice, réalisatrice et productrice d'émissions radiophoniques et de films documentaires. Réalisatrice de Chez moi au loin (2006), d'une série de documentaires sur les pratiques magico-religieuses et magico-thérapeutiques en Corse, en Italie et au Maroc, Mauvais œil, Mauvaises herbes et Mauvais rêves, en 2011, de Théodore 1er Roi des Corses, en 2013, Récit d'une tragédie ordinnaire (2014)...

GIAFFERI Carlu Francescu: (dix-huitième siècle)
De Talasani. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui affrontent les Français à Ponte Novu.

GIAFFERI Francescu: (1610-1667)
De Talasani. Nobile Dodeci. Surintendant de Tavagna et de Casinca.

GIAFFERI Ghjacumu Antoniu: (dix-septième siècle)
De Talasani. Frère de Luiggi. En 1694, il est colonel dans l'armée vénitienne.

GIAFFERI Ghjuvan Orsu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Crucichja, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIAFFERI Ghjuvanni Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ped'Orezza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIAFFERI Ghjuvanni Paulu: (dix-septième siècle)
De Talasani. Frère de Luiggi. En 1694, il est colonel dans l'armée vénitienne.

GIAFFERI Jean: (?-1943)
D'Auddè. Résistant. Il est tué par les Allemands, lors du combat de Pianottuli, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'>Auddè.

GIAFFERI Luiggi: (1668-1745)
Né à Talasani. Fils de Francescu. Beau-frère d'Andria Ceccaldi. Général de la Nation Corse et Primat du Royaume de Corse. En 1694, il est capitaine dans l'armée vénitienne où servent déjà comme colonels ses deux frères Ghjacumu Antoniu et Ghjuvanni Paulu. En 1700, il est élu Nobile Dodeci. En 1706, il est choisi comme Oratore di Corsica. En 1730, le gouverneur génois Felice Pinelli lui demande son aide pour calmer la fronde anti taxe des Due Seini. Dans une ultime tentative de conciliation avec les Génois, il est pris à partie par les insurgés. Avec son beau-frère, (ils avaient aidé tous deux Felice Pinelli dans sa tentative d'apaisement), il se rend compte de l'ampleur de l'insurrection, et devant la faiblesse et les hésitations des Génois, il prend le parti des insurgés. Par l'intermédiaire du chanoine Erasmu Orticoni, il reçoit le soutien diplomatique des Espagnols. En Décembre, lors de la Cunsulta di Sant Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné, avec Andria Ceccaldi et l'abbé Raffaelli, pour conduire un rassemblement armé, suivi d'une marche sur Bastia. Les trois hommes entament également des négociations avec le commissaire Camillo Doria. A la Cunsulta di San Pancraziu di Biguglia (ou de Furiani), devant 4000 hommes, il est proclamé Général de la Nation Corse. Il invite l'évêque de Mariana, Agostino Saluzzo, à se rendre au couvent des Capucins de San Ghjuseppu pour entamer des négociations avec les Génois. Un armistice de quatre mois est signé. Il s'emploie ensuite à mettre un terme aux innombrables querelles entre Corses. En Mars 1731, à l'instigation du chanoine Orticoni, il convoque la Cunsulta d'Orezza, où il demande à vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), de donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux. En Août, il est exclu de l'amnistie accordée par les Génois à tous les Corses qui déposeront les armes, et à tous les villages qui se soumettront. De San Fiurenzu, avec Andria Ceccaldi, il écrit au Grand Duc de Toscane, pour lui demander l'incorporation de la Corse au Grand Duché, et au Roi d'Espagne, pour lui demander l'incorporation de la Corse au Royaume d'Espagne. Après la défaite de Furiani, il commande un corps de troupe de Naziunali qui fait retraite à travers la Casinca. En Septembre, il prend contact avec le Baron de Wachtendonck, pour négocier une trêve, durant laquelle les Corses expliqueraient à l'Empereur Charles VI la légitimité de leur guerre contre les Génois. En Octobre, il conclut un accord, avec une trêve de trois mois, avec le Baron de Wachtendonck. En Janvier 1732, il participe à la Cunsulta di Alzipratu. En Février, avec 1500 hommes, il reprend Ulmetu, tenu par les troupes austro-génoises. En Mars, avec 3000 à 4000 Naziunali, il met le siège devant Sartè. En Avril, il est dans le Nebbiu. En Mai, il se rend au Prince de Culmback, qui le fait conduire à Corti. Il y participe à une conférence, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Juin, il est remis au commissaire général Paolo Battista Rivarola, arrêté et enfermé à Bastia. Puis il est transféré a Gênes où il est enfermé dans la tour. Il est ensuite transféré et consigné à résidence à Savone. Sa condamnation à mort paraît inévitable. Mais les interventions extérieures en sa faveur (l'Empereur d'Allemagne, le Prince Eugène de Savoie, le pape, les ambassades de France, d'Espagne, de Toscane), rendent difficile son élimination physique. En Mai 1733, il est libéré. Il accepte d'abord le commandement de Savone et 3500 livres de pension, puis les abandonne, et devient colonel au service de Dom Carlos, le Duc de Parme. En Juillet, il rejoint Livourne. En Août, de Livourne, en compagnie du Pievanu Ghjuvanni Aitelli, il fait un court voyage clandestin en Corse. Il est avec d'autres Naziunali, tous sont armés. En Avril 1734, à Campulori, il fait un nouveau retour en Corse, en provenance de Livourne, avec Ghjuvanni Aitelli, il est accompagné de deux officiers corses au service de l'Espagne, le colonel Bartolomeu Seta, de Bastergà, et son adjoint le capitaine Demicheli, et de nombreux partisans, dont Ghjuvan Petru Gaffori. A la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est désigné Chef Suprême et Commandant du Royaume, avec Ghjacintu Paoli. En Mai, à la Cunsulta di Corti, 600 délégués le reconnaissent comme Capu é Generale, et l'associent à Ghjacintu Paoli dans un Magistratu Supremu di U Regnu di Corsica. En Décembre 1734, il se rend à Poghju Mezana, où le rejoignent Sebastianu Costa, Lancelottu Casanova, Dumenicu Rivarola et Antoniu Giappiconi, avec un chargement d'armes qui vient d'arriver de Livourne. En Janvier 1735, avec Sebastianu Costa, il rencontre Ghjacintu Paoli à Poghju Mezana. A la Cunsulta d'Orezza, il est élu, avec Ghjacintu Paoli et Andria Ceccaldi, Primatu di U Regnu. Il prend la décision de raser la tour et le village de A Padulella, afin d'empêcher les Génois d'y établir une garnison. En Mars, à la Cunsulta di A Casabianca, il est confirmé dans toutes ses fonctions et prérogatives. En Août, aidé des habitants de E Valle d'Alisgiani, il rejette à la mer les troupes génoises qui débarquent dans le Campulori et tentent de se fortifier entre Cervioni et U Cotone. En Septembre, à la Cunsulta di Alisgiani, il essaie de réconcilier les chefs corses entre eux. En Décembre, afin d'apaiser leurs divisions, il est en Tavagna. En Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses, et l'ingénieur Dufour, expert artificier, il marche sur le fort de San Pellegrinu. Les Naziunali attaquent. C'est un échec total. Les Corses rompent les rangs et abandonnent le siège du fort. Chacun, consterné, rentre chez soi. Il se prépare à l'exil. D'autres parlent de paix... En Mars, après les avoir réunis en assemblée secrète à Matra, il est avec tous les chefs corses à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par le Roi Théodore 1er, Général, Premier Ministre et Marquis. En Juin, il est à Montemaio, avec le Roi Théodore 1er. En Novembre, celui-ci, qui a décidé de quitter la Corse, le nomme membre d'un Conseil de Régence, qui assumera, avec Ghjacintu Paoli, Luca d'Ornano, aidés d'Erasmu Orticoni et de Filippu Maria Cuttoli, l'administration de l'Ile. En Décembre, avec les membres du Conseil de Régence, il manifeste son soutien au Roi Théodore 1er, et députe Luiggi Ciavaldini auprès de commissaire général génois Paolo Battista Rivarola, pour entrer en négociations. En Janvier 1737, à la Cunsulta di Corti, avec les deux autres Régents et les Naziunali, il jure fidélité au Roi Théodore 1er. En Décembre, à la Cunsulta di Corti, il confirme sa fidélité au Roi. En Février 1738, à la Cunsulta tenue au couvent de la Casinca, il est chargé, avec Erasmu Orticoni d'écrire un Mémoire au général Louis de Boissieux pour lui faire part de l'intention des Corses de devenir des sujets du Roi de France. En Mars, à la Cunsulta di Olmi e'Cappella, il informe les chefs des pièves que trois représentants ont été désignés pour rencontrer le général Louis de Boissieux à Bastia. En Décembre, il tient conseil avec Ghjacintu Paoli et les autres chefs, ils décident de poursuivre leur action, car tout est préférable au joug génois. Un Manifeste est publié, condamnant sévèrement ceux qui ont déposé les armes, et punissant des peines les plus rigoureuses ceux qui abandonneraient leur fusil (Mieux vaut mourir à la guerre que de voir les maux de notre peuple). Les généraux y font l'apologie de leur action, de violentes critiques sur la conduite de la France à l'égard des Corses, et sur l'édit de pacification imposé par elle. Cette profession de foi est destinée à l'Europe entière et au Roi de France. En Janvier 1739, à la Cunsulta di Santa Maria d'Ornanu, il entérine, à la demande de tous les participants, que toutes les pièves du Dilà (La Rocca, Istria, Ornanu, Talavu, Cinarca, Cavru, Vicu et Celavu) confirment l'autorité du Roi Théodore 1er. Après avoir condamné la France, il préconise l'union de toutes les provinces de Corse, la défense armée, la conquête d'Aiacciu et de Bastia, la justification aux yeux du monde du combat des Naziunali. En Mars, il condamne au bannissement Simone Buonaventura Fabiani, car celui-ci a accepté, sans son autorisation, un poste de capitaine à Naples. En Avril, en Casinca, il proclame qu'il est interdit de rencontrer la famille Vittoli, G.P. Emmanuelli, Ghjacintu Petrignani, ainsi que leurs partisans, tous au service de Gênes et traîtres à la Patrie. En Mai, à la Cunsulta di Corti, il décide de poursuivre la lutte contre les Français, tant que ces derniers soutiendront les Génois. En Juillet 1739, après la défaite des Naziunali, il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli. En Juin 1743, de retour d'exil, il rentre en Corse. En 1743, avec les exilés et Corses de l'extérieur, il critique les Concessioni de Pier Maria Giustiniani, et appelle les Corses à les refuser. Il décède, à Naples, en 1745.

GIAFFERI Luiggi: (dix-huitième siècle)
De Talasani. En Janvier 1762, il est un des six membres de la Ghjunta Militare.

GIAFFERI (de) Paul-Louis: (1886-1943)
Originaire de Talasani. Descendant du général Luiggi Giafferi. Directeur artistique de maison de haute-couture aux Etats-Unis. Président du folklore corse et vice-président de la Fédération des Groupes Folkloriques des Provinces Françaises. Auteur de Histoire du costume féminin français du XIème au XIVème siècle, paru en 1922 et d'un ouvrage sur les Costumes régionnaux. Il est tué, en 1943, lors d'un bombardement, à Sèvres (Hauts-de-Seine).

GIAFFERI Paul: (1879-1966)
Né à Chartres (Eure-et-Loir). Originaire de Cervioni. Homme de Lettres. Auteur dramatique. Ecrivain. Sociétaire de la Société des Gens de Lettres. Sociétaire de la Société des Auteurs. Il collabore aux journaux Gil Blas, L'Excelsior, L'Illustration, Miroir, Candide.... Auteur de M. Platon, Lydie et Léontine, Petite Babouche, La lutte pour la vie de château, La Bienfaitrice, La Dame en blanc, L'Etouffeuse, La Grande Vedette, Les uns chez les autres, Trois Types, Les Mamans, Dialogue des Vivantes... Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIAFFERI Paulu: (dix-huitième siècle)
De Talasani. Frère de Luiggi. En Juillet 1731, d'Ancône, il tente de faire parvenir des armes aux Naziunali. En Octobre 1740, il quitte la Corse pour Venise.

GIALLO: Voir MORELLI Jacques.

GIAMARCHI A.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de U Viscuvatu en 1840.

GIAMARCHI André: (1931-2012)
Né à Philippeville (Algérie). Originaire de Sorbu Occagnanu. Footballeur (avant-centre). Il effectue toute sa carrière en amateur, au FC Annecy (de 1953 à 1963), remportant le Championnat de France Amateurs en 1960. De 1955 à 1962, il est sélectionné à 30 reprises en équipe de France amateur. En 1955, il participe à la tournée en Afrique Occidentale Française (AOF). Il y marque 11 des 17 buts de l'équipe de France. A Barcelone, il fait partie de l'équipe de France lors des Jeux Méditerranéens. En 1957, il prend part à la tournée dans les Antilles Françaises (Martinique et Guadeloupe). Il participe aux Jeux olympiques de 1960, à Rome, où il est titulaire contre l'Inde, ainsi que contre le Pérou.

GIAMARCHI Don-Joseph:
Apiculteur. Fondateur du Syndicat des Apiculteurs de la Corse, en 1959, dont il est le président jusqu'en 1984.

GIAMARCHI Don-Marc:
Maire de A Penta di Casinca de 1935 à 1943.

GIAMARCHI Francescu Maria: (1805-?)
Né à Viscuvatu. Ecclésiastique. Historien. Il est ordonné prêtre en 1828. Il officie entre autre à Chjatra (1870), Poghju d'Ampugnani (1873), Ocagnanu (1875)... Fondateur, en 1849, avec le chanoine Marcanghjelu Nicolai, de La Guida del popolo, giornale scientifico, letterario et religioso, une revue écrite en langue italienne. En 1858, il publie une Vita Politica di Pasquale Paoli.

GIAMARCHI Joseph: (1758-1831)
Né à Viscuvatu. Militaire. Chef de bataillon d'Infanterie de Ligne. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GIAMBELLI Jean:
Instituteur. Militant étudiant (CSC). Militant nationaliste (CCN, MCA). Secrétaire national de A Cuncolta Naziunalista1989 à 1991. Conseiller municipal de Bastia depuis 2008.

GIAMMARI Francescu Saveriu: (1908-1973)
Né à L'Ortale d'Alisgiani. Graveur. Affichiste. Irrédentiste, il s'installe en Italie en 1925. Il obtient une bourse octroyée par le parti fasciste de Benito Mussolini et suit les cours à l'Ecole Royale des Beaux Arts à Rome. Illustrateur de la revue irrédentiste Corsica Antica e Moderna de 1932 à 1942. Auteur d'eaux-fortes. Il réalise des gravures pour l'Atlante linguistico etnografico italiano della Corsica, de Gino Bottiglioni (1934), et pour La Conquête française de la Corse, de Francesco Guerri (1937). Il décède à Rome en 1973, et est inhumé à L'Ortale.

GIAMMATTEI Charles Antoine François: (1889-1934)
Né à Bastia. Matelot timonier à bord de la canonnière La Capricieuse. En 1917, avec son navire, il participe au sauvetage des passagers du transport de troupes Sontay, torpillé par un sous-marin allemand en Mer ionienne. Il est cité parmi ceux qui firent preuve du plus grand courage, comme le rapporte le lieutenant de vaisseau Godfroy, commandant de La Capricieuse: Ces opérations de sauvetage, rendues très pénibles et délicates par l'état de la mer, qui a malheureusement contribué à faire des victimes, ont été entreprises et conduites par tous les hommes de la Capricieuse avec un ardent dévouement. Parmi ceux qui ont donné le plus bel exemple de ce dévouement complet (que j'ai rencontré toujours chez nos hommes dans les circonstances graves), je dois vous citer les quartiers-maîtres de manœuvre Le Tallec et Requigny, les gabiers Bedex et Poiraud, le canonnier Dupin, le fusilier Léger et le timonier Giammattei, qui ont armé, dans des circonstances périlleuses, une embarcation du bord pour aller recueillir de nombreux naufragés isolés qui se trouvaient à bout de forces et ont réussi à les ramener à bord en plusieurs voyages. Il décède, à Oran (Algérie), en 1934.

GIAMPETRI Ghjuvan Petru: (dix-huitième siècle)
En Mars 1774, il est chargé d'organiser, dans le Niolu, une insurrection générale.

GIAMPETRI Pasqualinu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Gavignanu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIAMPETRI Térence: (dix-neuvième siècle)
Juge de paix du Rustinu. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GIAMPETRI Thierry: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

GIANCIONI François-Marie dit Meria: (1829-1851)
Né à Zalana. Laboureur. En 1847, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour complicité d'assassinat. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

GIANELLI Antoine: (1896-1983)
Né à Marseille. Originaire de L'Isula et Aiacciu. Artiste peintre (paysages). Il séjourne régulièrement en Corse depuis 1928. Il expose à Aiacciu, en 1975. On lui doit Le port de Saint-Florent, Cap Corse (1963), Village de Pino, Cap Corse (1972), Le port d'Erbalunga, Cap Corse (1975), Chapelle de Sisco, Corse 1973), L'église à Cargèse (1979)...

GIANELLI Francis, dit Francis LINEL: (né en 1928)
Né à Marseille. Originaire de Nonza et du Giussiani. Acteur. Chanteur de variété. Danseur. Meneur de revues.

GIANETTI Ghjuvan Natale: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Verdese, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIANI Paul: (1922-1942)
Originaire de Bastia. Né à Paris. Lycéen, organisateur de la résistance au Lycée Buffon, à Paris. Pendant l'occupation, il adhère aux Jeunesses Communistes Clandestines, où il distribue des tracts et participe à des manifestations. Il est arrêté une première fois en 1940. Le 28 avril 1942, il est arrêté à son domicile, comme otage, lors d'une grande vague d'arrestations (397 personnes) organisée par les autorités d'occupation dans le département de la Seine, et visant majoritairement des militants du Parti Communiste clandestin. Il est déporté et meurt à Auschwitz, en Pologne, le 9 octobre 1942. Il est reconnu comme Déporté résistant et déclaré Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

GIANMARCHI Decius: (dix-neuvième siècle)
Avocat. En 1848, il est membre du Cercle Littéraire de Lecture, fondé par des démocrates de gauche.

GIANNARELLI Roberto:
Musicien italien. Violoniste. Violoncelliste. Fondateur d'une école de musique à Bastia, au début du vingtième siècle, par où passeront tous les grands musiciens et chanteurs classiques corses..

GIANNELLI Dominique: (1933-2013)
Né à Bastia. Ebéniste. Musicien (guitare, trombone). Président de la Lyre Bastiaise de 1991 à 2001. Co-animateur (de 1993 à 2012) de l'émission Les Fous d'Opéra sur RCFM.

GIANNELLI Isabelle:
Musicienne (violoniste). Membre du Quatuor et Trio Elixir, fondé en 1999.

GIANNESINI Ghjasippina:
Originaire de Grussettu Prugna. Anthropologue de l'Université de Corse. Elle travaille en particulier sur le domaine des croyances et de la mythologie corses. Auteur de Tempi fà: fêtes religieuses, rites et croyances populaires de Corse, avec Pierre-Jean Luccioni (2011), Mythes et symboles de Corse (2012).

GIANNESINI Jean Jacques: (né en 1956)
Né à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Originaire de Grussettu Prugna. Adjoint (divers droite) au maire du 19ème Arrondissement de Paris de 1988 à 1995. Conseiller de Paris depuis 2008. Secrétaire national du Conseil National des Missions Locales pour l'Emploi des Jeunes de 2003 à 2010. Chargé de mission au cabinet du Ministre des Sports de 2010 à 2011. Chargé de mission à la Délégation Interministérielle à l'Orientation Professionnelle de 2012 à 2013. Secrétaire général de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle depuis 2013. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports.

GIANNESINI Pierre Jean:
Originaire de Grussettu Prugna. Géologue. Chercheur au CNRS. Auteur de Le pacte des étoiles (2013).

GIANNETINI Francescu: (dix-huitième siècle)
De Corti. Ecclésiastique. Duttore (docteur en droit). Juriste. En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est nommé pour diriger une commission chargée d'étudier les statuts civils de la Corse. En Décembre 1763, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place dans un délai d'un an, une Università à Corti. Enseignant en procédure civile à l'Università di Corti en 1765. En 1777, il est désigné, par les Etats de la Corse, comme un des rédacteurs du projet de Code Civil Corse.

GIANNINELLI Alexandre: (né en 1951)
Né à Casablanca (Maroc). Artiste peintre. Décorateur. Il vit et travaille en Corse depuis 1981. Il réalise les décors peints pour le théâtre A Tribbiera (1982), des masques et peintures de costumes pour Teatru Testa Mora (1983). En 1984, il expose à Bastia (MJC puis théâtre). En 1986, il restaure (toiles, plafond, maître-autel) la chapelle San Roccu, à Olcani. Il expose à Aiacciu, en 1987, et restaure les chapelles latérales de l'église Saint-Joseph, à Bastia (pour laquelle il réalise deux grandes toiles en 1988). En 1994, il exécute la mosaïque du collège de Calvi...

GIANNINELLI Anghjulu Lovisu: (1647-1683)
Peintre corse, originaire de Canale di Verde.

GIANNINI François: (1915-2007)
Né à Bastia. Lieutenant-colonel. Commandant honoraire de l'Etat-major des Armées, 4e Bureau. Première classe honoraire de la Légion Etrangère. Officier de la Légion d'Honneur (DPLV). Croix de Guerre 1939-1945 (2 citations). Croix de Guerre TOE (une palme, 2 citations). Médaille Coloniale (Sahara, Tunisie, Indochine). Officier du Nichan-Iftikhar.

GIANNINI Silviu: (1815-1860)
Né à Bastia. Il quitte très jeune la Corse pour Livourne. Il devient un membre influent de la société des Corses de Livourne. Directeur de la revue littéraire La Viola del Pensiero, de 1839 à 1842. En 1843, il édite Scritti editi e postumi, de Bini. Directeur d'une succursale livournaise des Editions Pomba en 1845. En 1847, il est le directeur du journal Corriere Livornese. Il s'établit à Florence en 1852, et devient archiviste à la faculté de droit. Il décède à Pise, en 1860.

GIANNOLI Xavier: (né en 1972)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Réalisateur, producteur et scénariste de cinéma. Réalisateur des films Le Condamné (1993), Terre sainte (1994), J'aime beaucoup ce que vous faites (1995), Dialogue au sommet (1996), L'Interview (Palme d'Or du court-métrage au Festival de Cannes 1998), Les Corps impatients (2003), Une aventure (2005), Quand j'étais chanteur (2006), A l'origine (2008)...

GIANNONE Pietro Celestino: (1791-1872)
Italien. Carbonaro, il doit quitter l'Italie en 1822. En 1833, il est en Corse, et réside à Bastia, chez Joseph-Marie Multedo. Il y côtoie Salvatore Viale. Il quitte l'Ile en 1834 et continue à militer pour l'instauration d'un régime républicain en Italie. Dans son poème All'Italia, il remercie la Corse pour son hospitalité: Grazie, Cirno ospitale !

GIANNONI Carlu Francescu: (1699-1792)
Né à Cassanu. Ecclésiastique. Servite de Marie en 1715, à Belgudè, jusqu'en 1727, où il quitte la Corse. Précepteur des enfants du marquis de Massa, Agostinu Malaspina, en Toscane, en 1732. En 1736, de retour sur l'Ile, il est prieur de divers couvents. Il quitte définitivement la Corse en 1753, pour résider au couvent de Massa, où il décède en 1792.

GIANNONI Chantal: (née en 1959)
Née à Etupes (Doubs). Ecrivain. Auteure de Ensorcelée, en 2014.

GIANONI Dumenicu: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

GIANSILI ?: (dix-neuvième siècle)
Membre de la société secrète La Marianna créée en 1831.

GIANSILJ Ange François: (1870-1955)
Né à Lozzi. Militaire. Colonel d'Infanterie (ER). Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

GIANSILY Don Ghjuseppu dit Pampasgiolu di l'Acquale: (1901-1977)
Né à L'Acquale (Lozzi). Berger. Poète improvisateur spécialiste des Chjami e Rispondi.

GIANSILY Pierre-Claude: (né en 1948)
Historien. Conservateur des Antiquités et Objets d'Art du département de la Corse-du-Sud, depuis 2004. Commissaire de plusieurs expositions. Auteur d'un Dictionnaire des peintres corses et de la Corse 1800-1950, paru en 1993, de Histoire de la peinture corse au XIXe et XXe siècles (Prix du Livre Corse (catégorie essai) 2011)... Auteur d'une quarantaine d'articles pour catalogues d'expositions, encyclopédies, dictionnaires, revues scientifiques et magazines, sur la peinture en Corse au XIXe et XXe siècles, mais aussi sur la sculpture et l'architecture. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006, dont une nouvelle édition, mise à jour, parait en 2010.

GIANSILY Rosa dite A Chjochjula:
Né à Nucariu. Fille de Divota Paoli. Poétesse improvisatrice.

GIANVITI Victor dit Vittoriu Gianviti d'Altimonti: (1871-1942)
Né à A Petra di Verde. Notaire. Ecrivain et poète en langue corse. Il collabore, en français et en corse aux journaux A Tramuntana, La Corse, Bastia Journal, Le Petit Bastiais, A Muvra, L'Annu Corsu...

GIAPPICONI Antoniu Francescu: (1710-?)
Né à A Venzulasca di Moriani. Capitaine des troupes espagnoles. En Novembre 1731, de Livourne, il convoie un chargement d'armes pour la Corse. En Décembre 1734, avec Sebastianu Costa, Lancelottu Casanova et Dumenicu Rivarola, avec un chargement d'armes, il débarque aux Prunete, à Campulori. Il se rend à Poghju Mezana, où le rejoignent Luiggi Giafferi et ses amis. En 1735, il prend la décision de raser la tour et le village de A Padulella, afin d'empêcher les Génois d'y établir une garnison. Il est capitaine général et administre des Quatre pièves de marine: Tavagna, Casinca, Moriani et Campulori. En Avril, il est dans le Dilà avec Sebastianu Costa, pour rencontrer Luca d'Ornano. En Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses, et l'ingénieur Dufour, expert artificier, il marche sur le fort de San Pellegrinu. En Mars, après s'être réunis en assemblée secrète à Matra, il est avec tous les chefs corses à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff. A Matra, il travaille au couronnement de celui-ci. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé par Théodore 1er, Comte et Capitaine de la Garde Royale. Le Roi le nomme également Secrétaire d'Etat à la Guerre. En Juillet 1739, il s'embarque pour l'exil avec Ghjacintu Paoli et Luiggi Giafferi.

GIAPPICONI Ghjacintu: (vers 1663-1744)
Né à A Venzulasca di Moriani. Colonel au service de Venise. Banni par Gênes pour avoir recruté des soldats pour la République de Venise au cours de la guerre contre la Turcs de 1684-1699 (Première Guerre de Morée), il rejoint lui-même Venise comme capitaine, en 1693. Il participe à la conquête du Péloponnèse avec le capitaine Luigi Giafferi et son frère l'alfiere Ghjuvanni Paulu Giafferi. En 1694, il est lieutenant-colonel d'une compagnie de Fanti Oltramontani. En 1699, il est sur la ligne de Corinthe à la tête de cinq compagnies. Lors de la guerre contre les Turcs de 1714-1718 (Deuxième Guerre de Morée), le Sénat de Venise le nomme colonel et lui ordonne de recruter un, puis quatre régiments corses. Il est assisté par Ghjuvanni Paulu Giafferi, nommé lieutenant-colonel à la suite du succès du recrutement du premier régiment. En 1731, il est à Livourne avec Ghjuvanni Paulu Giafferi sous prétexte de recruter un régiment pour Venise. Les deux hommes envoient des armes aux insurgés malgré les protestations de Gênes auprès du Grand-Duc de Toscane. En 1733, il est gouverneur militaire de Crema, sur la frontière vénitienne du Milanais, il soutient la démarche de l'avocat Sebastianu Costa, du capitaine Antoniu Francescu Giappiconi et de l'abbé Colombani, le neveu de Luigi Giafferi, venus collecter de l'argent et des armes pour la lutte contre Gênes. Il meurt à Crema en 1744 où il est remplacé au poste de gouverneur militaire par son autre cousin, le colonel Marcu Antoniu Giappiconi.

GIAPPICONI Marcu Antoniu: (1699-1773)
Né à A Venzulasca di Moriani. Frère de Antoniu Francescu. Colonel au service de Venise. Il entre au service de Venise comme alfiere (enseigne) dans le régiment de son cousin germain Ghjacintu Giappiconi, au cours de la guerre contre les Turcs de 1714-1718 (Deuxième guerre de Morée). En 1717, il reçoit son baptême lors de l'attaque de Bar (Montenegro). Il est nommé à la fin de l'année. En 1718, le Sénat de Venise lui garantit la possession d'une compagnie pour sa vie durant. Fin 1728 il recrute son frère Antoniu Francescu Giappiconi comme alfiere dans sa compagnie. Promu colonel en 1734, il transmet la propriété de sa compagnie à son frère Antoniu Francescu, alors capitaine au service de l'Espagne à Livourne. En 1744, il est nommé gouverneur militaire de Crema (Lombardie) en remplacement du colonel Ghjacintu Giappiconi, décédé. En 1744, Théodore de Neuhoff recommande qu'on lui confie la constitution du régiment sarde destiné à soutenir l'intervention des coalisés anglo-autrichiens-sardes en Corse avec le grade de général-major, plutôt qu'à Domenicu Rivarola, lequel sera finalement choisi. En 1749, son mandat de gouverneur de Crema ayant pris fin, et son soutien de Venise aux troupes autrichiennes dans la reconquête de Gênes ayant été un peu voyant, il est promu gouverneur militaire de 1ere classe, à Knin, en Dalmatie, aux confins de l'Empire Turc. En 1754, il est en bonne place sur la liste des nominations au grade de général de brigade. Inquiet des divisions entre nationaux il demande une permission pour se rendre en Corse. Il partage son temps entre Livourne et la Corse pour tenter de trouver, avec le chanoine Orticoni, l'abbé Giafferi et le piévan Viterbi, une solution de compromis entre Pasquale Paoli et Mariu Emnanuele Matra. En 1756, le Sénat de Venise lui fait savoir que du fait de son absence au service de plus de deux ans, il n'est pas possible de le nommer général. Il donne alors sa démission et s'installe à Bastia pour ne pas avoir à prendre parti dans la guerre civile entre Pasquale Paoli et Mariu Emnanuele Matra. En 1764, inquiet de la menace d'intervention française il décide de rallier le gouvernement national. Le 1er août 1764, il est chaleureusement accueilli par Pasquale Paoli à Corte. Il décède au Fanu de Moriani en 1773 dans des circonstances inconnues à la suite de la dernière tentative d'insurrection nationale contre la monarchie française.

GIAPPICONI Nicolu: (?-1697)
Né à A Venzulasca di Moriani. Frère de Ghjacintu. Capitaine au service de Venise. Il est tué devant Nauplie, dans le Péloponnèse, en 1697.

GIARA Louis: (1771-1824)
Né à Bastia. Marin. En 1822, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour vol avec effraction. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1824.

GIAVARINI Francescu: (1781-?)
Né à Ciamanaccia. Artiste peintre installé à Bastia. Décorateur. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1827: Il réalise les décors de l'église d'Oletta (1817), et ceux de la cathédrales de Cervioni (1827). Il peint également deux grandes toiles pour l'église de Curbara (1819).

GIBOULOT Patrick: (?-1986)
Gendarme. En 1986, avec le propriétaire du lotissement Les Mandile, à Carghjese, ils sont tués en tentant de désamorcer les charges explosives placées dans les bungalows.

GIDDENS Harris Philip: (1898-1972)
Né à Guthbert (Californie, USA). Artiste peintre américain. Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il adresse au Salon des Artistes Français de 1933, une peinture intitulée The port of Calvi (Corse).

GIDE André: (1869-1951)
Né à Paris. Ecrivain. Il séjourne en Corse lors de l'été 1923.

GIGLI ?: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique insulaire. En Août 1766, de Livourne, avec le Révérend Andrew Burnaby, chapelain de la colonie anglaise de Livourne, et Frederik August Harvey, futur évêque de Cloyne, ils s'embarquent pour Macinaghju. Une fois en Corse, ils rencontrent Clémente Paoli au couvent du Rustinu. Puis, ils sont à Corti, où ils rencontrent Pasquale Paoli. Ensuite, ils rentrent à Centuri pour rembarquer, en passant par Caccia, Belgudè, L'Isula et Nonza.

GIGLI Gilbert:
Né à I Prunelli di Fiumorbu. Artiste peintre (figuratif puis non-figuratif) installé à Bastia. Il expose à de nombreuses reprises en Corse (Ghisunaccia, Furiani, U Borgu, Bunifaziu, E Ville di Petrubugna...) dans les années 1980-1990. Il expose également à Paris.

GIL José: (né en 1939)
Né au Mozambique. Exilé politique en France pendant le salazarisme. Professeur de philosophie à l'Université Nouvelle de Lisbonne. Directeur de programmes au Collège International de Philosophie, à Paris. Auteur de La Corse entre liberté et terreur en 1984, qui obtient le Prix du Livre Corse.

GILARDINI ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre italien. Il travaille avec Visconti. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse entre 1842 et 1847: décor en trompe-l'oeil et décor peint de l'église Saint-Jean-Baptiste, à Bastia, décor de la voute de l'église Santa Maria Assunta, à Brandu.

GILI Gérard: (né en 1952)
Né à Marseille. Originaire des Dui Sevi (Sevi in Fora). Footballeur professionnel (gardien de but). Il évolue succéssivement à l'Olympique de Marseille (1971-1973 puis 1981-1983), au SC Bastia (1973-1976 puis 1980-1981), au FC Rouen (1976-1978 puis 1979-1980), et à l'Olympique d'Alès (1978-1979). Il entame ensuite une carrière d'entaineur, notamment à l'Olympique de Marseille, avec lequel il remporte le Championnat de France en 1989 et en 1990 et la Coupe de France en 1989, et en Afrique.

GILLES Jean-Jacques:
Comédien. Fondateur, avec Guy Cimino et Jo Fondacci, de la troupe U Teatrinu, en 1989.

GILLIO Albert: (1892-1964)
Né à Bastia. Fils de Jean-Baptiste. Artiste peintre (paysages). Décorateur. Affichiste. Peintre ornemaniste. Croix de Guerre 1914-1918. Lauréat du Legs Sisco en 1922. Il s'illustre par sa très abondante production (nombreuses aquarelles du vieux Bastia) dans les années 1930. En 1930, il participe à la rénovation des Galeries Lafayette, à Nice. Il fonde à Bastia une école de peinture, dessin et arts décoratifs, en 1934. Il travaille dans les églises de Ruglianu (1934), de E Casavechje (1947), Saint Jean-Baptiste et Sainte-Marie, de Bastia... Affichiste pour les Etablissements Mattei. Secrétaire général du syndidicat des artisans du bâtiment de Corse en 1938.

GILLIO Catherine (Ketty): (1896-1991)
Née à Bastia. Fille de Jean-Baptiste. Artiste peintre. Sculpteur. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1933 une terre cuite intitulée Tête de faune adolescent.

GILLIO François (Eusebiu): (1856-?)
Né à Bastia. Fils de Guiseppe. Artiste peintre. Décorateur. Il exerce à Bastia jusqu'en 1892.

GILLIO Guiseppe (Joseph): (1814-1891)
Né à Suze (Italie). Artiste peintre italien. Décorateur. Il s'installe à Bastia au début des années 1840. Il décore, avec ses fils, la majeure partie des bâtiments de la ville.

GILLIO Jean-Baptiste Noël: (1851-1932)
Né à Bastia. Fils de Guiseppe. Artiste peintre. Décorateur. Il réalise un ex-voto pour le sanctuaire de Lavasina. En 1917, il exécute le décor de la grande voute de l'église Saint-Joseph, à Bastia. Auteur de nombreux trompe-l'oeil à sujets religieux dans diverses églises. A l'exposition de Bastia, en 1900, il présente une quinzaine d'oeuvres (natures mortes, paysages, portraits).

GILLIO Roch: (1854-1896)
Né à Bastia. Fils de Guiseppe. Artiste peintre. Décorateur. Il exerce à Bastia jusqu'en 1895.

GILLY Gabriel Jean Marie Charles: (vingtième siècle)
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse en 1975.

GILOD Pierre: (1928-2002)
Sculpteur installé à A Petra Curbara depuis 1979.

GILORMINI André: (1935-2012)
Né à Patrimoniu. Professeur d'anglais. Musicien (guitare). Animateur des Nuits de la guitare de Patrimoniu.

GILORMINI Jean-Bernard: (né en 1949)
Né à Patrimoniu. Musicien. Fondateur des Nuits de la guitare de Patrimoniu en 1990.

GILVIVARIO: Voir CASANOVA Michèle.

GINESTRA Ghjuseppu: (1712-1780)
Olmeta di Tuda. Fils de Petru Simone. Militaire, il fait carrière à Naples, au Royal-Farnèse.

GINESTRA Petru Simone (Orazio di Buttafuoco): (1670-1759)
Né à Oletta. Issu d'une puissante lignée originaire d'Oletta. Historien du soulèvement contre Gênes. Avocat en 1700. Après le siège de Bastia, en 1730, il doit quitter la Corse. Il rentre d'exil en 1731. Il aurait écrit alors, sous le pseudonyme de Caporale Oraziu Buttafuoco, les Ragguagli degli Ultimi Tumulti Suguiti nell'Isola di Corsica sino al presente compilati dal Caporale Orazio Buttafuoco, traitant de la Révolution Corse. Chancelier de l'évêque de Sagone, auditeur général du Royaume de Naples. En Juillet 1731, il est à Bastia avec Andria Ceccaldi. Ils établissent leurs quartiers à Portu Cardu. En Août, il est exclu de l'amnistie accordée par les Génois à tous les Corses qui déposeront les armes. En 1733, il est à Livourne. En 1743, avec les exilés et les Corses de l'extérieur, il critique les Concessioni de Pier Maria Giustiniani, et appelle les Corses à les refuser. Il rentre en Corse en 1747. Membre de l'Accademia dei Vagabondi. Auteur d'une histoire de la Corse et de poèmes. Il décède à Olmeta di Tuda, en 1759.

GINESTRA Salvadore: (1703-1785)
Oletta. Fils de Petru Simone. Il termine ses études à la Sapienza de Rome. Naturaliste et botaniste. Il enseigne à l'université de Pise. En Juillet 1755, à la Cunsulta di A Casabianca, il représente la piève de la Nebbiu. Il est favorable à l'élection de Pasquale Paoli comme Capu Generale, et devient un partisan de celui-ci. En Janvier 1757, Pasquale Paoli l'envoie auprès du marquis de Castries, pour se faire confirmer les intentions des Français qui lui affirment qu'ils ne s'ingéreront pas dans les affaires intérieures de l'Ile. Il quitte la Corse après Ponte Novu. Il fait carrière à Naples, au Royal-Farnèse. Etabli à Florence il publie, en 1774, sous le pseudonyme de Gresalvi, Storia Naturale dell'Isola di Corsica, en 84 pages.

GINESTRA Simone: (1689-?)
Oletta. Fils de Petru Simone. Militaire au service du Roi de France Louis XV, puis du Roi d'Espagne, où il devient lieutenant-colonel.

GINI Dominique: (1863-1940)
Né à Evisa. Artiste peintre (amateur) installé à Aiacciu. Il travaille à la Galerie Bassoul. Il peint des scènes d'Aiacciu et de ses environs.

GIOBERTI Vincenzo: (1805-1852)
Né à Turin. Ecclésiastique. Irrédentiste. Auteurs de nombreux ouvrages philosophiques et politiques. En 1843, dans Primato morale e civile degl'Italiani, il rappelle aux Corses la communauté de race, de langue, de patrie et de mœurs... qu'ils ont avec les Italiens.

GIOCANTE Vahina: (née en 1981)
Née à Orléans (Loiret). Originaire de Veru. Danseuse. Comédienne. Elle tourne dans de nombreux films depuis 1997.

GIOCANTI ?: (dix-huitième siècle)
D'Orezza. Docteur en théologie. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta d'Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux. En Décembre 1742, il est reçu, avec les autres médiateurs, par le gouverneur génois Domenico Maria Spinola, afin de lui remettre de nouvelles propositions de la part des Naziunali de l'Orezza.

GIOCANTI ?:
Médecin. Elu conseiller général de Muru en 1919.

GIOCANTI Frédéric: (dix-neuvième siècle)
Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

GIOCANTI Giabiconi: (dix-huitième siècle)
Padre di U Cumunu de Spiluncatu en 1749.

GIOCANTI Paul Dominique: (1819-1860)
Né à U Lugu di Nazza. Menuisier. En 1859, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1860.

GIORDAN Joseph: (1864-1941)
Né à Nice (Alpes-Maritimes). Directeur de la Mutuelle de France et des Colonies, à Lyon. Président du conseil d'administration du journal Le Radical, à Paris. En 1911, il est élu député de Sartè, en remplacement du docteur Joseph Balesi décédé. Son élection est contestée après de nombreux incidents, et il est invalidé. Député de Sartè de 1912 à 1919. Membre du PRDS d'Adolphe Landry en 1919. Sénateur de la Corse de 1924 à 1930 et de 1931 à 1939. Il décède à Lyon, en 1941.

GIORDANI ?: (dix-neuvième siècle)
Capitaine en retraite. Conseiller général bonapartiste de la Corse. En 1874, il exprime le voeu que les bustes de Sampieru Corsu et de Pasquale Paoli soient placés dans la grande salle du conseil général.

GIORDANI Antoine Marie: (dix-neuvième siècle)
Président du tribunal civil de Sartè. Sociétaire-élève de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GIORDANI Denis: (dix-neuvième siècle)
En 1815, il est un émissaire de Napoléon Bonaparte et circule entre la Corse et l'île d'Elbe, afin de préparer le retour au pouvoir de l'Empereur.

GIORDANI Eugeniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Ghjuvanni di Moriani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIORDANI François: (né en 1941)
Originaire d'Aiacciu. Chanteur (baryton). Animateur. Musicien. Dès 1960, il fait ses débuts au prestigieux Son des Guitares, dirigé par Antoine Bonelli. En 1970, il crée U Borgu, son premier cabaret, à Aiacciu. Il joue également au Pavillon Bleu, à Aiacciu, et au cabaret Chez Paulette, à Paris. Il chante avec Maryse Nicolaï, Antoine Ciosi, Francis Leandri, les frères Vincenti... Grand Prix de la Chanson Corse en 1982.

GIORDANI Gaston: (1949-2009)
Originaire d'Aiacciu. Frère de François. Musicien (guitariste). Chanteur. Animateur. Membre du trio L'Ile Bleue. Il joue au Son des Guitares et au Pavillon Bleu, à Aiacciu, au cabaret Chez Paulette, à Paris. Accompagnateur des frères Vincenti.

GIORDANI Jean-Pierre: (né en 1946)
Né à Zalana. Footballeur professionnel (ailier droit, milieu offensif). Il effectue sa carrière professionnelle de 1968 à 1978, au Gazelec d'Ajaccio (1968-1970), au SC Bastia (1970-1975) et à l'Olympique Avignonnais (1975-1978). Finaliste de la Coupe de France (avec le SC Bastia) en 1972. Vainqueur du Trophée des Champions (avec le SC Bastia) en 1973.

GIORDANI Joseph: (1815-1892 ?)
Né à Bastia. Fils de Luigi. Artiste peintre. Décorateur. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse jusqu'en 1892. Il peint de grandes toiles et des décors monumentaux dans les églises de Talasani (Le martyre de Sainte-Lucie, en 1841, et un trompe-l'oeil, en 1840), U Poghju Mezana (La décollation de Saint-Jean-Baptiste, en 1845), Stoppia Nova, à U Quarcitellu (Saint-Roch, en 1892), U Petricaghju (restauration des peintures réalisées en 1732 par Domenico Baïno, en 1837). Au musée de Bastia, on trouve une Madone à l'enfant Jésus (1844).

GIORDANI Luigi: (?-1833)
Peintre décorateur et architecte romain. Il s'installe à Bastia en 1808. Il achève le décor peint de la voûte du choeur de l'église Saint-Jean Baptiste ébauché par Fausto Rossi.

GIORDANI Mathieu: (né en 1948)
Né à Eccica Suaredda. Chanteur de variétés.

GIORDANI Robert: (1907-1981)
Originaire d'Ucciani. Peintre décorateur. En 1933, il participe à la décoration du paquebot Normandie. En 1940, il devient décorateur au cinéma et, en 1969, à la télévision. Il collabore à 2 films tournés en Corse: La Vendetta, en 1962, à Venzulasca, et Mais toi tu es Pierre, en 1971, à Sartè.

GIORDANI Zavieru: (dix-neuvième siècle)
En 1814, il est à la tête de la population d'Aiacciu, qui laisse exploser sa fureur, mécontente du développement de la ville, des impôts trop lourds, des exactions du général Joseph Morand, des exigences du général César Berthier, de la polarisation du trafic maritime avec le continent sur Aiacciu, de l'emprisonnement arbitraire du curé Sebastianu Pino...

GIORGETTI Edouard: (1866-1937)
Né à Olcani. Il fait ses études à Bastia, puis à la faculté de médecine de Paris. Installé à Porto Rico, il fait fortune dans les plantations de cannes à sucre. Président de la Chambre des Producteurs de Sucre. Président de la Chambre des Propriétaires Fonciers. Président du Comité de l'Expansion Philanthropique. Il est à l'origine de la fondation du Partisto Unionista des Caraïbes.

GIORGETTI Jean-Baptiste:
Originaire de Venacu. Mort pour la libération de la France durant la Seconde Guerre Mondiale. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

GIORGETTI Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Olcani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIORGI Antoine: (né en 1944)
Né à Tassu. Docteur en physique. Directeur régional de France Télécom en 1995. Homme politique (droite). Maire de Serra di Ferru depuis 1989. Conseiller territorial de 1992 à 2010 (conseiller exécutif, président de l'Office du Tourisme de Corse), et en 2015 (en remplacement de Jean-Louis Milani). Chevalier de la Légion d'Honneur en 2006.

GIORGI Felice: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. Député pour la communauté de Campuvechju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIORGI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ghjunchetu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIORGI Jacques Antoine: (1869-1918)
Originaire de Tuminu. Capitaine au long cours. Commandant du vapeur Balkan de la Compagnie Fraissinet. Il tué à son poste lors du torpillage de son navire, parti de Marseille avec 500 passagers, par un sous-marin allemand au large de Calvi, le 16 Août 1918. Il y a 417 victimes (officiers, permissionnaires, civils...) et 102 rescapés. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Tuminu.

GIORGI Nicolu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu. Député pour la communauté de Moltifaù, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIORGI Noël: (1900-1944)
Né à Zonza. Engagé dans l'armée en 1920, il sert au 14ème Escadron d'ouvriers d'aviation. Caporal puis sergent, il passe en 1927 dans l'Infanterie Coloniale et sert successivement au Levant, au Sénégal, en Mauritanie et en Afrique Equatoriale Française. Alors qu'il est affecté au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST), refusant la défaite, il prend part au ralliement du Tchad à la France Libre, à Fort-Lamy en 1940. Il est affecté au Bataillon de Marche n°3 (BM 3) avec lequel il participe activement à la campagne d'Erythrée. En 1941, il se conduit brillamment aux combats de Kub-Kub. Nommé adjudant-chef, il reçoit la Croix de la Libération des mains du général de Gaulle à Qastina en Palestine, en 1941. Il prend part à la campagne de Syrie puis à celles de Libye et d'Egypte. Il est ensuite affecté successivement en Algérie et au Maroc. Devenu lieutenant, c'est à Fez au Maroc qu'il décède accidentellement, en 1944. Reconnu Mort pour la France. Il est inhumé au cimetière de Carabona à Zonza. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39/45 avec palme. Croix de Guerre des TOE. Médaille de la Résistance.

GIORGI Paul-Toussaint: (1900-1987)
Né à Serra di Fiumorbu. Militaire. Résistant (FFL). Entre 1920 et 1940 il sert en Chine, en Indochine, au Sénégal, au Gabon, en Tunisie et au Maroc. Il entre ensuite dans la Résistance où il devient un des chefs du maquis en Corse. Responsable de la Formation Militaire du contingent sur le Fiumorbu en 1947. Maire de Serra di Fiumorbu. Médaille militaire.

GIORGI Pierre-Dominique: (1900-1943)
Né à Ghisunaccia. Résistant. Il est fusillé par les Allemands en 1943, à Niellucciu, sur la commune de Ghisunaccia, lors des combats pour la libération de la Corse. Son nom figure sur une Plaque Commémorative apposée à Ghisunaccia et sur le Monument aux Morts de la commune.

GIOVACCHINI Anghjulu Luiggi: (1803-1865)
Né à Canale di Verde. Médecin. Il fait ses études à Pise. De retour en Corse, il installe son cabinet à Cervioni. Partisan du retour de la Corse au sein de l'Italie. Il collabore au journal L'Idéal. En 1848, il se rend à Paris, auprès de Louis Eugène Cavaignac, candidat à la présidence de la République contre Louis-Napoléon Bonaparte, pour obtenir de lui la promesse de l'échange Corse-Savoie en cas de succès. Ce dernier lui donne quelques assurances. Il publie La Corse, et le principe des Nationalités. Lettre au Président de la République. En 1851, il publie Le Prince Louis-Napoléon démasqué. Il doit alors quitter la France, poursuivi par la police impériale. En 1860, à Londres, il publie Les Conversations de Napoléon à Sainte-Hélène en l'année 1820, d'après les Mémoires inédites de l'abbé Vignali. Il prend part à la Guerre de Sécession aux Etats Unis, en tan que médecin-général. Il est assassiné à Port-au-Prince, à Haïti en 1865, alors qu'il s'apprêtait à exercer les fonctions de gouverneur.

GIOVACCHINI Petru: (1910-1955)
Né à Canale di Verde. Docteur en médecine et chirurgie. Poète de langue corse. Irrédentiste. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Il collabore aux journaux corsistes A Muvra, Baretta Misgia et Ghjuventu. Auteur de Musa Canalinca, en 1929, Rime Notturne, en 1930, Aurore, poesie corse, en 1926. En 1930, il obtient une bourse octroyée par le parti fasciste de Benito Mussolini et s'inscrit à la faculté de médecine de Pise. En 1933, à Pavie, il crée les Gruppi di a Cultura Corsa. Il collabore à la revue L'Alamanacco Popolare di Corsica, éditée à Livourne. En 1934, il rencontre le Duce Benito Mussolini à Milan. Il participe, comme commandant dans les troupes fascistes italiennes, aux guerres d'Espagne et d'Abyssinie. De ses combats, il écrit I Legiunari, en 1935. Auteur de Corsica Nostra, Tipografia Guerra e Bella, en 1939. Il fonde la publication Corsica Nostra en 1941. Auteur d'une Storia di Corsica, en 1942. Collaborateur aux journaux Popolo d'Italia, Il Messagero, Il Telegrafo et Il Giornale d'Italia. En 1941, il est nommé Consigliere Nazionale (député) par Benito Mussolini. Jugé par contumace à Bastia, en 1946, il est condamné à mort pour irrédentisme. Il sera ensuite gracié. Il s'installe à Tivoli. Il écrit Archiatri pontifici corsi, en 1951. Il décède à Canterano, prés de Rome, en 1955.

GIOVAN BATTISTA: (seizième siècle)
De Lucques. En 1568, il est évêque d'Aiacciu.

GIOVANELLI Ange:
Vice-président du Comité Central Bonapartiste (CCB) en 1908.

GIOVANELLI Arcange: (1921-1943)
Né à Piana. Résistant. Membre des Francs Tireurs et Partisans (FTP) (surnommé Pietri). Il est fusillé par les Allemands, au Mont Valérien, en Octobre 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Piana et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

GIOVANETTI Charles Mathieu dit La Guerre: (1756-1821)
Né à A Valle d'Orezza. Tailleur. En 1818, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meurtre. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1821.

GIOVANETTI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
De Merusaglia. Ecclésiastique. Un des correspondants en Corse de Pasquale Paoli, en exil à Londres. Echange de courrier en 1802, notamment. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GIOVANETTI Julien: (1914-1966)
Originaire de Merusaglia (hameau de Rocca Suprana). Chanteur lyrique. Baryton basse. Il entre à l'Opéra Comique en 1940. Spécialiste de Mozart, il interprète de nombreux opéras à travers le monde.

GIOVANETTI Leonardu: (?-1819)
De Mérusaglia. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Il décède, en odeur de sainteté, en 1819, au couvent de Fucecchio, en Toscane.

GIOVANNAÏ Alphonse: (?-1839)
En 1838, il tue le trésorier payeur général de la Corse, Félix Pozzo di Borgo. Il est abattu à son tour en 1839, à Bastergà.

GIOVANNANGELI Jean-Baptiste: (1914-1995)
Né à Santa Lucia di Taddà (hameau de Tassu). Grand résistant de la Seconde Guerre Mondiale. Membre du mouvement Combat, à Marseille. Arrêté en 1943, déporté vers le camp de Sarrebruck en 1944, il parvient à s'évader et à rejoindre la résistance à Marseille. Membre de l'état-major du groupe Organisation de Résistance de l'Armée (ORA). Il participe aux combats pour la libération du Midi de la France. Une stèle porte son nom au hameau de Tassu, à Santa Lucia di Taddà.

GIOVANNANGELI Gilles:
Originaire de Lecci. Professeur agrégé d'histoire. Maire de Lecci de 2001 à 2014. Co-auteur de Sartène et le Valinco (1999). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

GIOVANNANGELI Marie-France: (née en 1963)
Née à Bastia. Cadre commercial. Militante nationaliste (MPA). Militante syndicale (STC). Elue secrétaire du Sindicati di i Travagladori Corsi (STC) de 1991 à 1995. Elle démissionne du MPA pour désaccord politique, en 1992. Directrice des ressources humaines du groupe Casino-CODIM de Corse.

GIOVANNANGELI Roland Antoine François: (1917-1965)
Né à Tunis (Tunisie) Originaire de Sartè. Militaire (Armée de l'Air). Pilote de chasse dans le groupe La Fayette durant la Seconde Guerre mondiale. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GIOVANNI: (douzième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 1179.

GIOVANNI ?: (dix-neuvième siècle)
Bandit. Au maquis depuis 1883. Il a à son actif 6 assassinats et 3 tentatives de meurtres. En 1899, il est arrêté par les gendarmes de Porti Vechju.

GIOVANNI dalle BANDE NERE: Voir MEDICIS (de) Jean.

GIOVANNI di CALVI (Frà): Voir MATTEI Anton Ghjuvanni.

GIOVANNI André:
Originaire de Vintisari. Philosophe. Journaliste. Créateur et animateur de revues culturelles et scientifiques. Ecrivain. Poète. Directeur des rédactions des publications Guérir et Tout Savoir. En 1976, il crée le mensuel Santé Magazine, dont il assure toujours la direction. Il poursuit parallèlement une œuvre d'écrivain et de poète. Auteur de L'offrande à la Corse, Sur les chemins de l'Ame corse (2000), Le Cérémonial sur les falaises, Ulysse ou le Bonheur retrouvé, Diogène ou l'Homme introuvable, Les Chants Tyrrhéniens Des yeux d'Enfant au pays des Hommes, L'Homme qui croyait être rien La messe vénitienne (2007), Chroniques de colère face aux idéologies mensongères (2014), L'Abécédaire du bonheur de vivre (2015)... Président de l'Académie de l'Art de Vivre. Président de France-Méditerranée. Président de l'Académie des Provinces Françaises (depuis 1998). Membre du comité directeur du Demi-Siècle. Chevalier de la l'Ordre National du Mérite.
Voir le site d'André GIOVANNI.

GIOVANNI Carlu Pasquale: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia. Commandant au Royal Corse. Chevalier de Saint Louis.

GIOVANNI Ghjuseppu: (?-1794)
Né à Bastia. Fils de Carlu Pasquale. Lieutenant au Royal Corse. Capitaine dans l'Armée de Sambre et Meuse. Il est tué lors de la bataille de Condé, en 1794.

GIOVANNI (di) Giovannone: (quinzième siècle)
Commandant génois. En 1447, il est à la tête d'une armée de 800 hommes, qui affronte et bat Marianu di Caghju à A Venzulà. En 1448, il est battu par les Caporali, dans la région de Rogna.

GIOVANNI Jean Paul: (né en 1920)
Né à Grossa. Résistant. Adjudant-chef. Responsable du Front Patriotique de la Jeunesse de l'arrondissement de Sarté en 1943. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIOVANNI José (DAMIANI Joseph): (1923-2004)
Originaire de Ruglianu. Ecrivain. Romancier. Scénariste de cinéma. De 1940 à 1947, il fréquente le milieu corse, ce qui lui vaut d'être condamné à mort en 1948. Il est gracié la veille de son exécution. Il reste en prison jusqu'en 1956. Il écrit son premier roman Le Trou, en 1956. Il commence sa carrière cinématographique en 1959. En 1966, il réalise son premier film en Corse, La loi du survivant. Il décède à Lausanne, en 2004.

GIOVANNI-LIMPERANI (de) ?: (dix-neuvième siècle)
Né à Bastia. Frère de Leonardu. Lieutenant-général de brigade dans l'armée de Naples en 1810. Il succède à son frère comme commandant de la Place de Naples. Aide de camp de Joachim Murad en 1812. Il participe à la campagne de Russie.

GIOVANNI-LIMPERANI (de) Leonardu: (1762-1806)
Né à Bastia. Fils de Carlu Pasquale. Sous-lieutenant au Royal Corse en 1781. Capitaine des Chasseurs Royaux en 1788, il participe dans l'Armée des Alpes à la conquête de la Savoie en 1791. En 1796, il est affecté à l'état-major à Bastia. En 1797, il passe dans l'Armée d'Italie. Adjudant-général en 1800. En 1805, il est chargé de l'organisation et du commandement des 5 Bataillons de Chasseurs Corses levés par le général Morand. En 1806, il participe à l'invasion du Royaume de Naples. Général de brigade en 1806. Commandant de la Place de Naples. Il décède à Gênes, en 1806.

GIOVANNINELLI Ange: (dix-neuvième siècle)
Elu conseiller général Bonapartiste de la Corse en 1871.

GIOVANNINELLI Ange Laurent: (1837-1903)
Né à Pastureccia di Rustinu. Militaire. En 1870, il est dans l'infanterie et participe aux campagnes d'Italie et du Mexique. En 1880, il est nommé colonel. En 1884, il est envoyé au Tonkin. Général de brigade en 1885. En 1898, il est membre du Conseil de la Guerre et Inspecteur des Armées. Il meurt à Sedan, en 1903. Grand Croix de la Légion d'Honneur.

GIOVANNINI Fabienne: (née en 1962)
Née à Bastia. Rédactrice en chef du journal nationaliste Arritti depuis 1989. Conseillère municipale de Bastia de 2008 à 2014. Elue conseillère territoriale (Nationaliste) depuis 2010. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargée de l'Agence de l'Urbanisme et Office Foncier de la Corse.

GIOVANNINI Pierre André: (né en 1970)
Originaire de Bastia. Diplômé de l'Ecole Nationale des Ponte et Chaussées. Directeur de la SNCM en Corse.

GIOVANNONI ?: (dix-huitième siècle)
En Décembre 1797, au couvent de Sant'Antoniu di A Casabianca, les membres insurgés de la rébellion dite de A Crucetta le désignent comme membre du comité d'action, le Comité de Saint Antoine.

GIOVANNONI Céline: (née en 1974)
Professeur et directrice des études de la filière Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives, à l'Université de Corti. Chorégraphe de la compagnie de danse universelle Dans'In Corti, créée en 2005.

GIOVANNONI Don Petru: (dix-huitième siècle)
De U Salgetu (Salicetu). Fils de Paulu Francescu. Avec son père et son frère Ghjuvan Battista, il combat pour le Roi Théodore en 1736. En Février 1741, il est lieutenant au Régiment Corsica, à Naples.

GIOVANNONI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
De U Salgetu (Salicetu). Fils de Paulu Francescu. Avec son père et son frère Don Petru, il combat pour le Roi Théodore en 1736. En Février 1741, il est lieutenant au Régiment Corsica, à Naples.

GIOVANNONI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Valle di Rustinu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIOVANNONI Jean: (1784-1851)
Né à A Porta. Militaire en retraite. En 1850, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

GIOVANNONI Jean Louis: (né en 1950)
Né à Paris. Originaire de Monte. Ecrivain. Poète. Assistant social dans un hôpital psychiatrique parisien. Il effectue également des lectures de poésie dans les prisons. Co-fondateur, en 1977, de la revue Les Cahiers du double qu'il codirige jusqu'en 1981. Membre du comité de rédaction de Nouveau Recueil de 2005 à 2007. Prix Georges-Perros en 2010. Pésident de la Maison des Ecrivains et de la Littérature de 2011 à 2012.

GIOVANNONI Léopold: (1924-2003)
Originaire de A Valle d'Orezza. Maire de A Valle d'Orezza de 1977 à 2003.

GIOVANNONI Orsu Paulu: (?-1984)
De Campile. Poète. Peintre. Chanteur. Prix Pierre Bonardi en 1975.

GIOVANNONI Paulu Francescu dit Général Salgetu ou Salicetu: (?-1736)
De U Salgetu . Oncle par alliance de Ghjacintu Paoli. En Décembre 1730, il est brigadier dans une armée de 2000 Corses qui campe à San Pancraziu di Biguglia, au bord du Bevincu. En Septembre 1733, il complote avec des émigrés corses. En Novembre, sur ordre du gouverneur génois Pallavicini, deux groupes de Génois partent pour le Rustinu afin de capturer les notables du lieu, dont il fait partie, et qui sont, soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte. En Janvier 1734, à la Cunsulta d' Orezza, tenue dans le couvent, il est placé à la tête de la Nation. Son rôle est de protéger les régions insurgées. Il participe à la pacification du Nebbiu. Nommé colonel par le Roi Théodore en 1736.

GIOVANSILY Joëlle: (1950-1984)
Originaire de Spiluncatu et Lavatoghju. Artiste peintre.

GIOVELLINA Petru: (dix-huitième siècle)
Maire de Bastia de 1800 à 1808.

GIOVONI Arthur Désiré: (1909-1996)
Né à Moca'Croci. Après ses études secondaires au lycée Fesch à Aiacciu, il obtient une licence ès Lettres et Philosophie à la faculté d'Aix-en-Provence en 1933. Professeur de Lettres à Bastia puis à Aiacciu. Membre du Parti Communiste Français en 1934, il participe à la création en 1939 de l'Union départementale des Syndicats. Mobilisé en 1939 il participe à la Campagne de France. Démobilisé en 1940, il est professeur à Bastia avant d'être muté à Rodez en raison de son passé politique. En 1942, il réussit à constituer un petit groupe du Front National à Azilonu Ampazaza, où il est en congé. Il reste alors en Corse pour éviter une arrestation et y entre dans la clandestinité. Il contribue à créer et à maintenir le Front national de Corse fondé par Henri Maillot. Le mouvement parvient à grouper rapidement ceux des patriotes qui sont décidés à combattre les armes à la main. Il s'occupe activement de la propagande et grâce à lui et aux autres membres du Comité Départemental du Front National de Corse, l'esprit de la libération gagne la population. Il assure en outre des réceptions d'armes par parachutes et collabore avec le commandant de gendarmerie Paulin Colonna d'Istria après l'arrivée clandestine de ce dernier en Corse en 1943. En 1943, il est envoyé à Alger par la direction du Front National pour recevoir les consignes du Comité français de Libération Nationale (CFLN) sur la conduite à tenir à l'égard de l'administration de Vichy au moment des combats libérateurs. Ce voyage le tient éloigné de la Corse au moment où, dégagés de l'emprise italienne, les patriotes engagent le combat contre les Allemands. Il rejoint l'île avec le nouveau préfet de la Corse, Charles Luizet. A Aiacciu, il fait partie du Conseil de Préfecture (avec Paul Colonna d'Istria, Henri Maillot, Maurice Choury et François Vittori). Membre de la Commission Administrative Départementale Intérimaire (qui remplace le Conseil Général de la Corse) en 1944. Délégué à l'Assemblée Consultative d'Alger, il termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel FFI. Maire d'Aiacciu de 1945 à 1947. Elu député de la Corse à la Première Assemblée Constituante de 1945. Réélu à celle de 1946. Elu député (communiste) d'Aiacciu en 1946 et jusqu'en 1956, année où il reprend sa carrière d'enseignant, à Paris. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45. Il décède en 1996 à Paris.

GIOVONI Charles dit César Carulu Giovoni di Bozi: (1879-1963)
Né à Zonza. Pharmacien à Marseille. Ecrivain et poète. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (pharmacien capitaine). Collaborateur de grands quotidiens régionaux et à U Lariciu, une revue trimestrielle bilinguiste qu'il crée en 1927. En 1938, à Aiacciu, il crée le Cercle Culturel Cyrnéen. Il réalise une traduction en vers corses des Bucoliques de Virgile réunis en volume en 1960). Auteur également de U me paisolu, (poésies), en 1927, I Profumi di l'Isula, en 1930, A Merria è Fiffina, Ziu Carl'Andria di Carrughju in Paradisu, Favule corse (1962), U Ré Tiadoru e a bella zitella... Il collabore au journal U Muntese. Membre fondateur de l'association Lingua Corsa en 1956. Président de l'association Musa Corsa créée en 1958. Rédacteur en chef de la revue Monte Cintu, créée en 1959. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Aiacciu, en 1963.

GIRAL Alix:
Artiste peintre. Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1976 une peinture intitulée Bergerie en Corse.

GIRALDI François: (1941-2015)
Originaire de Bastia. Enseignant (Lettres). Technicien des Ponts et Chaussées. Conseiller municipal puis adjoint au maire de Cervioni. Président du SIVOM de Cervioni-E Valle di Campulori. Membre de l'ADECEC.

GIRARD Daniel (DANIEL-GIRARD, ou Max DELIAN): (1890-?)
Né à Paris. Artiste peintre. Illustrateur. Il expose, en 1966, à Aiacciu, une série de dessins et lavis intitulée Ajaccio et la Corse.

GIRARDI Francis: (vingtième siècle)
Artiste peintre installé à Bastia. Il adresse au Grand Prix de la Peinture Corse organisé pat l'Union Nationale des Etudiants Corses (UNEC), à Aiacciu puis Bastia, en 1963, des peintures intitulées Bastia, Pot de fleurs, Porto Vecchio et Coucher de soleil.

GIRAUD Jean-Yves: (?-1975)
Gendarme. Membre des forces de l'ordre, il est tué lors de l'assaut de la ferme d'Aleria, en 1975.

GIROLAMI François Robert:
Originaire de Siscu. Chef d'orchestre et musicien. Directeur du Conservatoire Marcel Dadi de Créteil. Titulaire de plusieurs prix du Conservatoire Supérieur de Paris. Il dirige l'Orchestre Philharmonique National de Sibiu (Roumanie) depuis 1981. Il participe à la reconstruction du Théâtre de Bastia en tant que conseiller technique (il inaugure sa réouverture avec La Traviata, en 1981). Directeur du Festival d'Eté de Bastia de 1977 à 1988. Professeur de philosophie à l’Université Européenne Lucian-Blaga. En 1990, il est Directeur Musical Associé de l'Orchestre Philharmonique National de Sibiu, et, ensemble, ils font des tournées fréquentes et enregistrent de nombreux disques CD et films DVD. Directeur musical de la Compagnie Lyrique Corse.

GIROLAMI Richard: (né en 1946)
Originaire de U Castellu di Rustinu. Musicien. Auteur. Compositeur. Interprète. Fondateur du groupe polyphonique Cor'di Rustinu.

GIROLAMI Toussaint: (1895-1967)
Né à Evisa. Militaire. Officier de liaison auprès du commandement des troupes italiennes en Corse, en 1943. Commandant de l'artillerie légère du 2ème Corps de la 1ère Armée en 1944. Commandant de la subdivision militaire de Toulon en 1949. Commandant de l'artillerie du corps expéditionnaire en Indochine (1949-1952). Général de division en 1951. Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Il décède à Toulon en 1967.

GIROLAMI-CORTONA Francescu Antoniu: (1839-1919)
Né à Evisa. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1862. Curé d'Evisa en 1902. Auteur de Artilia da Gozzi, novella storica, en 1886, de Virginia da Ajaccio, en 1888, de Géographie Générale de la Corse, en 1893, et de Histoire de la Corse, en 1906. Président de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (SSHNC) à la mort de l'abbé Letteron, en 1917.

GIROLAMI-CORTONA Jean-François: (1808-1880)
Né à Casaglio (Capraghja). Frère de Philippe-Marie. Maréchal des logis de la Gendarmerie. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIROLAMI-CORTONA Philippe-Marie: (1804-1897)
Originaire de Ghjucatoghju. Frère de Jean-François. Capitaine d'Infanterie. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GISCARD d'ESTAING Valéry: (né en 1926)
Président de la République Française de 1974 à 1981. Il est en visite en Corse en 1978. A cette occasion, une première vague d'arrestation au sein du FLNC est effectuée sur l'Ile. En 2011, il obtient le Prix du Mémorial avec La victoire de la Grande Armée.

GISLAIN (de) Amédée: (1895-?)
Né à Bastia. Fils de Joseph. Artiste peintre (post-impressionniste).

GISLAIN (de) Joseph Valentin Amédée: (1876-1968)
Né à Bastia. Artiste peintre. Caricaturiste. Graveur. Sculpteur. Illustrateur. Il illustre les numéros de La Vie Bastiaise vers 1895. Lauréat du Legs Sisco en 1896. Il participe à l'Exposition Artistique Bastiaise, en 1900 et à l'Exposition Internationale de Bastia, en 1905. En 1908, il figure parmi les artistes qui représentent la Corse à Londres. En 1937, il réalise la médaille en bronze, éditée par la Monnaie de Paris, représentant Sampiero Corso. Auteur des peintures intitulées Femme de la Ciocciara (1898) et Portrait d'Antonia Pierangeli (1904), au musée de Bastia.

GISORS (de) Henri-Alphonse: (1796-1866)
Architecte parisien. Il est le concepteur des plans de l'Hôtel de la Préfecture, à Aiacciu, en 1826, ainsi que de ceux de la maison commune, de l'hôtel de ville et des tribunaux.

GISTUCCI Jules: (?-2006)
De Bastergà. Chercheur au CNRS sur les langues non-écrites. Il rédige les carnets de 2 œuvres jouées et chantées, Sampieru Corsu et Pasquale Paoli. Fondateur des associations Sanperina, à Cavru, Sampieru Corsu, à Bastergà, l'Arringhu, Bastelic'Arti... Auteur de A Moresca di Corsica, paru en 2000.

GIU (di) Simone: (seizième siècle)
Notable. En 1584, le gouverneur général Stefano da Passano lui accorde une patente de notaire.

GIUBEGA Dumenicu: (dix-huitième siècle)
De Calvi. Fils de Francescu Savieru. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, il fait partie d'une délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. Consul de Calvi.

GIUBEGA Francescu Savieru: (1682-?)
De Calvi. Fils de Pasquale. Chancelier à Vicu en 1733. Syndicateur de Calvi en 1738.

GIUBEGA Francescu Savieru: (1766-1837)
De Calvi. Fils de Ghjuseppu Damianu. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse, à Bastia. En 1789, il est nommé capitaine d'une compagnie de la Garde Nationale. En 1793, il est commandant d'une compagnie franche de volontaires corses pour la défense de Calvi. Adjoint à l'adjudant général Bartulumeu Arena en 1795. Inspecteur des Vivres en 1796. Agent spécial des Contributions et Finances à la suite de l'armée française à Rome en 1798. Sous-préfet de Calvi de 1800 à 1814. En 1814, il est nommé Préfet de la Corse, en remplacement de Ghjacintu Arrighi de Casanova. Il est remplacé presque aussitôt par le baron de Montureux, un ancien colonel royaliste, nommé par le Roi de France Louis XVIII. Il retrouve son poste en 1815, durant les Cent Jours. Il informe le commissaire extraordinaire Ghjuvanni Tomasu Arrighi de Casanova de ses craintes sur le retour des Anglais en Corse. Il donne la liste des noms de ceux qu'il considère comme des conspirateurs. Membre du Collège Electoral du Département de la Corse en 1818.

GIUBEGA Ghjuseppu Damianu: (1722-?)
De Calvi. Fils de Francescu Savieru. Syndicateur de Calvi. Assesseur au siège de la Juridiction Royale de Calvi. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse, il est député de la Noblesse de Balagna. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774. En Mai 1779, à Bastia, lors de la Sixième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député de la Noblesse pour aller à la Cour de France. En Juin 1781, lors de la Septième Assemblée des Etats de Corse il donne lecture des réponses du Roi aux 23 requêtes faites par les délégués à la Sixième Assemblée des Etats de Corse (l'Università di Corti, école à Sartè, professeurs à Bunifaziu, confiscations des biens des exilés…). La plupart des demandes sont insatisfaites. Après la Révolution, il se range parmi les opposants à Pasquale Paoli. En Mars 1793, il accuse celui-ci de trahison.

GIUBEGA Ghjuvanni Andria: (1627-?)
De Calvi. Fils de Giorgio. Qualifié de Nobile. En 1659, il tient le tribunal siégeant à Calvi.

GIUBEGA Ghjuvanni Andria: (1718-?)
De Calvi. Fils de Francescu Savieru. Ecclésiastique. Archiprêtre de Pinu, puis de Cassanu. Il fait partie du Chapitre de Santa Anna à Vicu en 1770. Député du Clergé pour Calvi à l'Assemblée des Etats de 1773.

GIUBEGA Giorgio: (1578-1666)
Génois. Fils de Pasqualino. Qualifié de Nobile.

GIUBEGA Lurenzu: (1733-1794)
Né à Calvi. Fils de Francescu Savieru. Avocat. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, il fait partie d'une délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. En Septembre 1770, à Bastia, il participe, en tant que député de la Noblesse de la Balagna, à la Première Assemblée des Etats de Corse. Il y est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà). Il est également désigné, avec deux autres députés, Député de la Nation Corse, à la Cour de Versailles, pour présenter au Roi Louis XV, une médaille commémorative de la Réunion de la Corse à la France. En Octobre, il est nommé procureur du Roi à Aiacciu. En Juillet 1771, à Aiacciu, dans la cathédrale, il est le parrain par intérim de Nabuliu Buonaparte, son parrain désigné, le comte de Marbeuf, n'ayant pu se libérer. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est détenteur de la charge de Greffier en Chef à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. En Mai 1777, il est le greffier de la Cinquième Assemblée des Etats de Corse. En Août, devant les difficultés qu'il y a à percevoir l'impôt en numéraire, il propose au comte de Marbeuf et à l'Intendant de Boucheporn de transmettre au Directeur Général des Finances, Jacques Necker, un projet de recouvrement de l'impôt de la Subvention territoriale en une Subvention en nature de fruits (Suvvenzione in natura di frutti) et non plus en argent. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Calvi, aux Assemblées de la Noblesse, en vue de la convocation des Etats Généraux. En Octobre, avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit à de la Tour du Pin, le ministre de la guerre de Louis XVI, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. Après la Révolution, il se range parmi les opposants à Pasquale Paoli. En 1793, c'est dans sa maison, à Calvi, que se réfugient les Bonaparte qui fuient la Corse pour le continent.

GIUBEGA Pasquale: (1657-?)
De Calvi. Fils de Ghjuvanni Andria. Qualifié de Magnifico. Podestat et juge dans la juridiction de Calvi en 1690 et 1691.

GIUBEGA Pasquale (Don Paschalis): (1714-?)
De Calvi. Fils de Francescu Savieru. Ecclésiastique. Archidiacre à Gênes. Archidiacre de Sagone en 1750. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1774.

GIUBEGA Pasquale Ghjacintu: (1789-1878)
Né à Calvi. Fils de Francescu Savieru. Secrétaire général de la préfecture de la Corse. Sous-préfet de Sartè en 1830. Sous-préfet de Corti en 1833. Sous-préfet de Sisteron en 1847. Sous préfet de Bastia en 1848. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUBEGA Pasqualino:(?-1567)
Génois, installé à Calvi. Fils de Giorgio. Capitaine au service de Gênes. Il est le fondateur de la famille Giubega de Calvi.

GIUBEGA Vincenzu: (1761-1800)
Né à Calvi. Fils de Ghjuseppu Damianu. Ecclésiastique. Prêtre, juriste et diplomate. Avocat. Docteur en droit civil et canonique. Poète d'expression italienne En 1784, il est secrétaire de la Légation française de Gênes. Membre de l'Accademia Lingustica degl'Industiosi en 1788. Vicaire général de l'évêque de Sagone en 1789. Il quitte la Corse pendant l'occupation anglaise. A son retour il est nommé juge au Tribunal de Cassation du Département. En 1800, il est nommé juge au Tribunal d'Appel d'Aiacciu. Poète anacréontique en langue italienne, membre de l'Accademia Lingustica degl'Industriosi, il est l'auteur de Poesie Postume et de diverses autres œuvres poétiques (Ad Amore…). Il décède à Calvi, en 1800.

GIUDACCILI Paulu: (dix-neuvième siècle)
Notaire à Appietu. En 1809, dans le cadre de la Conspiration d'Aiacciu, le général Joseph Morand le fait arrêter avec 23 à 29 personnes. Il est condamné et interné au Château d'If. En 1812, il est libéré.

GIUDICELLI ?: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Montemaio. Ecclésiastique. Abbé. Délégué apostolique à Haïti. Il s'illustre par son action vigoureuse en faveur de la décolonisation et la de lutte contre l'esclavage, vers 1810.

GIUDICELLI Albert:
Elu maire de Chisà en 1983.

GIUDICELLI Alexandre: (?-1914)
D'Olmi e'Cappella. Capitaine. Tué au combat à Montdidier.

GIUDICELLI André: (1782-1866)
Né à Vintisari. Prêtre. Professeur à l'école Paoli de Corti.

GIUDICELLI Ange: (1906-1982)
Né à Pinu. Prêtre. Vicaire général du diocèse d'Aiacciu. Président de l'Institut Corse d'Etudes et de Recherches (d'Aiacciu) en 1972. Il dirige l'équipe qui effectue une traduction de la messe en langue corse. Il collabore à la revue Rigiru.

GIUDICELLI Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Maire de L'Olmu en 1835.

GIUDICELLI Augustin (Augustin de Barrettali): (1766-1805)
Né à Barrettali. Ecclésiastique. Ordonné prêtre en 1789. Lazariste. Professeur de philosophie et de latin. Plusieurs fois arrêté sous la Révolution, il quitte la Corse pour l'Italie. Auteur de traités de philosophie et d'algèbre en italien. Malade, il décède à Barrettali, en 1805. Le chanoine Letteron retrouve son Manualetto, qu'il publie dans le Sillon de la Corse.

GIUDICELLI Camille:
Né à Rabat (Maroc). Artiste peintre.

GIUDICELLI Camille Georgette: (née en 1926)
Née à Aiacciu. Avocate pénaliste à Marseille. Résistante. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUDICELLI Christian: (né en 1942)
Né à Nîmes (Gard). Originaire de Zonza. Ecrivain. Critique littéraire. Auteur, entre autres, de Station balnéaire, Prix Renaudot 1986.

GIUDICELLI Filippu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Monte en 1835.

GIUDICELLI Francescu Antoniu dit Tiodu: (?-1891)
Originaire d'Olmi e'Cappella. Conseiller général de la Corse (Olmi e'Cappella) en 1848.

GIUDICELLI François Antoine Louis: (1875-?)
Né à L'Isula. Conseiller général de la Corse. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

GIUDICELLI Francescu Maria: (?-1871)
D'Olmi e'Cappella. Juge d'instruction à Perpignan.

GIUDICELLI Georges Eugène: (1871-1940)
Né à Auch (Gers). Militaire. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GIUDICELLI Ghjacumu Antoniu (?-1643)
Curé Doyen de Musuleu.

GIUDICELLI Ghjuliu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Zonza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIUDICELLI Ghjuvan Francescu: (1677-1756)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Servite de Marie. Bachelier en théologie en 1702. Docteur en théologie en 1710. Il professe en Italie, à Siennes, à Naples, puis à Bologne. Directeur des études au couvent de Mantoue, en 1713. De retour en Corse en 1717, il est nommé Provincial des Servite de Marie. En 1730, il prend parti pour les Naziunali. Vicaire général en 1736. En 1747, il est nommé directeur des études au couvent de Gênes, où il décède en 1756.

GIUDICELLI Hyacinthe: (1863-?)
Né à Monte. Militaire. Capitaine d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire.

GIUDICELLI Jean-Claude:
Militant nationaliste. Dirigeant (responsable des relations extérieures) du Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA) en 1985.

GIUDICELLI Jean Félicien Emile: (1883-1950)
Né à Olmi e'Cappella. Magistrat. Juge de paix. Juge d'instruction. Procureur de la République à Aiacciu de 1929 à 1933. Président du Tribunal Civil de Bastia de 1933 à 1945. Président de chambre à la Cour d'Appel de Bastia en 1945. Conseiller général de la Corse. Officier de la Légion d'Honneur. Croix du Combattant 14-18. Médaille de la Victoire 14-18. Médaille Commémorative de la Grande Guerre.

GIUDICELLI Jean-Louis:
Originaire de Vintisari. Photograhe. Il expose régulièrement en Corse, à Paris ou en province, ou encore en Italie, en Espagne ou en Allemagne. Prix Louis Lumière 2011. Médaille d'or dans la section photographie au Salon des Artistes Français de 2012. Médaille d'Honneur en 2014.
Voir le site de Jean-Louis GIUDICELLI.

GIUDICELLI Jean-Pierre: (1793-1825)
Né à Pianellu (?). Laboureur. En 1816, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, vol avec violences. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1825.

GIUDICELLI Jean-Pierre: (né en 1968)
Né à Bastia. Comédien. Membre de la troupe du Teatrinu. Acteur de théâtre et de cinéma. Il joue dans Concerto pour 15 Acteurs et un musicien et Le Secret de L'espérance d'après des textes de Georges Bernanos, Pionniers à Ingolstadt, de Marieluise Fleiser, L'invitation, d'après des textes de Jacques Prévert, Le Naufrage du Titanic, de Hans-Magnus Enzensberger, Lisbon Revisited, d'après Fernando Pessoa, La Vagabonde de Colette, Dom Juan de Molière, L'Opera da Tre Soldi de Bertold Brecht, Dionomacchia, un texte de Salvatore Viale, Pruva si po pruva de Guy Cimino, La Noce Chez les Petits Bourgeois" de Bertold Brecht, Mimosa, spectacle pour enfant, avec la compagnie U Teatrinu, Troilus & Cressida, une adaptation de Ghjacumu Thiers... A Famiglia Pastasciù avec la compagnie U Teatrinu, pour la télévision...

GIUDICELLI Joseph-Marie: (1928-2010)
Originaire d'Algaiola. Ancien combattant de la Guerre d'Indochine. Croix de Guerre. Maire d'Algaiola de 1953 à 1965.

GIUDICELLI Marc:
Originaire du Niolu. Licencié en espagnol. Poète. Auteur de À l'encre des songes (2010), Les anges de brume (2011), La Corse poétique (2013)... Membre de la Société des Poètes Français. Membre de la Société des Artistes et Poètes de France.

GIUDICELLI Matteu Maria: (dix-huitième siècle)
De Zonza. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti. Il y est désigné commissaire pour l'ensemble des pièves de Zonza, Porti Vechju et Sulinzara. En Mai 1751, il participe à une Cunsulta qui se tient dans le Campulori, et il y est désigné comme faisant partie des quatre députés qui accompagneront le maréchal de Cursay sur le continent, à Toulon, pour y rencontrer, au nom des Corses, le Lieutenant Général du Roi de France à Gênes, le marquis François Claude de Chauvelin.

GIUDICELLI Nabuliu: (dix-huitième siècle)
De Zonza. En 1736, il se rallie au Roi Théodore 1er.

GIUDICELLI Niculaiu: (dix-neuvième siècle)
D'Olmi e'Cappella. Frère de Petru. En 1797, il est obligé de fuir en Italie afin d'éviter les persécutions républicaines. Reçu docteur à la faculté de Pise en 1801. Amnistié en 1803, il rentre en Corse et s'installe à Olmi e'Cappella.

GIUDICELLI Petru: (seizième siècle)
En 1565, il est podestat d'Olmi e'Cappella.

GIUDICELLI Petru: (dix-huitième siècle)
D'Olmi e'Cappella. Frère de Niculaiu. Juge de paix du canton de Tenda. En 1794, il est député de la piève de Giussani au Parlement Anglo-Corse. En 1797, il est obligé de fuir en Italie afin d'éviter les persécutions républicaines. Amnistié en 1803, il rentre en Corse et s'inscrit au barreau des avocats du Tribunal de Calvi. Juge au Tribunal de Calvi.

GIUDICELLI Pierre: (?-1986)
Résistant. Membre du Parti Communiste. Premier adjoint au maire de Bastia (Hyacinthe de Montera) en 1945. Membre de la direction du Parti Communiste de Corse en 1945. Conseiller général du canton de Bastia I de 1973 à 1979 et de 1980 à 1985. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Elu à la première Assemblée de Corse de 1982 à 1984.

GIUDICELLI Pierre: (né en 1954)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (Attaquant). Il joue à Bastia (1973-1976), Alès (1977 -1979), Gazélec Ajaccio (1979-1980), Montpellier (1980-1981), Thonon (1981-1982... Meilleur buteur du Championnat de France D2, groupe A, en 1978, avec 19 buts.

GIUDICELLI Robert: (1911-1944)
Né à Vintisari (hameau de Chisà). Instituteur à Marseille. Membre du Parti Communiste. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Colonel des Francs Tireurs et Partisans (FTP). Il est un des dirigeants de la jeunesse communiste à Marseille. Il est arrêté en 1941, à Toulouse, et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il parvient à s'évader en 1943. Il devient le secrétaire régional du Parti Communiste à Lyon sous le pseudonyme de Colonel Germain. En 1944, il est dénoncé, arrêté et abattu par les Allemands. Son corps sera transféré à Marseille, où 20000 personnes lui rendent hommage. En 1947, il est enterré dans son village natal de Chisà. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

GIUDICELLI Roger Antoine: (né en 1942)
Originaire de Santa Riparata di Balagna (Ucciglioni) et de Pinu. Chirurgien thoracique (spécialiste pulmonaire et oesephagien). Président de la Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardio-vasculaire. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUDICELLI Sansone Napoleone: Voir NAPOLEONI Sansone.

GIUDICELLI Simone Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
En Juillet 1753, Ghjuvan Tomasu Giuliani, général et président du conseil provincial de Balagna, qui entretient des relations avec le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, est évincé du pouvoir et destitué. Avec l'accord de Ghjuvan Petru Gaffori, il est nommé à sa place par Simone Buonaventura Fabiani. En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est élu membre du Supreme Cunsigliu.

GIUDICELLI Stéphane dit Chisà: (né en 1939)
Né à Philippeville (Algérie). Originaire de Chisà. Artiste peintre. Grand Prix international de peinture de la Côte d'Azur. Il compte parmi les artistes corses connus et reconnus en dehors de l'Ile (Brésil, Espagne, Italie...). Directeur du Centre Culturel Laurent Casanova, de Sartè, jusqu'en 1988. Il collabore illustrations, avec le groupe A Filetta, à l'ouvrage A Passione di Calvi, paru en 1998, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1999. Réalisateur de la fresque de l'église Saint-Paul de Sulinzara. Créateur de l'affiche Mare in Festa.

GIUDICI Francis: (né en 1956)
Agriculteur. Maire de Ghisunaccia depuis 2008. Conseiller général (divers gauche) du canton de Ghisoni de 2004 à 2015. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse. Elu conseiller départemental (divers gauche) du nouveau canton de Ghisunaccia depuis 2015 Premier vice-président du Conseil Départemental de Haute-Corse.

GIUDICI Ghjuvan Tomasu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Pulverosu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIUDICI Nicolas: (1949-2001)
Né à U Pulverosu. Journaliste. Ecrivain. Auteur de Le Crépuscule des Corses, en 1997, qui obtient le Prix du Livre Corse. Il est assassiné à Pedigrisgiu en 2001.

GIUGANTI Paul:
Originaire de Zuani. Résistant. Maire de Zuani depuis 1984. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

GIULI Antoine François dit Ceccecu: (1821-1859)
Né à Zalana. Laboureur. En 1853, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour complicité d'homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1859.

GIULIANI ?: (quinzième siècle)
Pêcheur corse de Bastia. En 1428, il découvre, en mer, le Cristu Neru, qui sera installé dans l'église de Santa Croce.

GIULIANI ?: (1541-1631)
Natif de Ugliastru. Professeur de médecine à Rome et directeur de l'hospice de Saint Jean de Lacan.

GIULIANI ?: (dix-huitième siècle)
Nobile d'Algaiola, (un des I Quattru di Algaiola). En Avril 1758 à Curbara, il rencontre Pasquale Paoli qui lui demande l'autorisation d'utiliser le port d'Algaiola. Craignant les représailles génoises, il refuse cette possibilité.

GIULIANI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Occi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIULIANI Ghjuvan Tomasu: (1689-1756)
Originaire de Muru. Duttore en jurisprudence. En Août 1731, il est exclu de l'amnistie accordée par les Génois à tous les Corses qui déposent les armes, et à tous les villages qui se soumettent. En Juillet 1738, à la Cunsulta di Corti, il est désigné comme un des quatre otages pour le Diquà qui garantiront l'accord (de soumission à Gênes) avec les Français. Il devra résider à Toulon, libre et assuré de ne pas être livré à Gênes. En Août, il quitte Bastia pour Toulon. En Septembre, de Toulon, avec les autres otages corses, il écrit au général Louis de Boissieux. En Janvier 1739, il est transféré à Marseille et enfermé au Château d'If. En Avril, avec les autres otages, il écrit aux chefs des Naziunali pour les exhorter à se soumettre à l'autorité des Français. En Mai, il obtient l'autorisation de circuler librement dans la prison. En Octobre 1742, il proteste contre l'arrivée de nouveaux renforts génois en Corse. Il demande de l'aide aux montagnards. En Janvier 1743, il est contacté pour préparer le retour du Roi Théodore 1er. En Mars, à la Cunsulta di Bozzi, il est nommé Generale di A Nazione. En Juillet 1746, à la Cunsulta di Corti, membre de la Reggenza, il tente de réconcilier tous les chefs corses. En Septembre, le siège de Bastia étant levé, il se retire chez lui, en Balagna. En Avril 1747, à la Cunsulta d'Orezza, il est décidé qu'il se déplace à Turin chercher du secours auprès du Roi de Sardaigne, mais il ne peut s'y rendre. En Septembre, il est à San Fiurenzu, pour secourir les Naziunali assiégés par les Génois. En Octobre, à Muratu, il est à nouveau décidé qu'il se rende à Turin chercher du secours. Il embarque donc à San Fiurenzu sur Le Postillon, un navire anglais. Il aborde près de Savone, et fait route vers Turin. En Novembre, il atteint la ville, et obtient l'envoi de troupes austro-sardes en Corse. En Décembre, il est de retour en Corse avec Antoniu Rivarola, le fils aîné de Dumenicu. Ils ramènent quelques munitions, sans aucune mesure avec les besoins des Naziunali. En Février 1748, à la Cunsulta di Muratu, il rend compte de sa mission à Turin et des résultats obtenus. Il est nommé parmi les six membres du Magistratu Civile. En Mai, avec les Naziunali, et le Chevalier de Cumiana et ses Austro-Sardes et de l'artillerie, il marche sur Bastia. En Septembre, il approuve les termes de l'armistice signé entre Français, Espagnols et Génois d'un côté, et Austro-Sardes et Corses de l'autre, qui sont publiés à Bastia, à San Fiurenzu et dans toute la Corse. En Novembre, au Cunsigliu della Nazione d'Orezza, tenu sous sa présidence, après avoir confirmé de ne jamais accepter le moindre arrangement avec Gênes, il est décidé que Aleriu Francescu de Matra est désormais un rebelle, et est condamné à payer comptant 3000 lires, s'il ne veut pas voir ses biens dévastés à Aleria. En Décembre, à la Cunsulta di Biguglia, il rencontre, avec Ghjuvan Petru Gaffori et d'autres Principali, le marquis de Cursay. Ce dernier leur fait part des bonnes intentions du Roi Louis XV à l'égard du peuple corse. Il n'est plus question de soumission à Gênes, mais d'obéissance au Roi de France. Les Corses semblent séduits par cette nouvelle situation. Une lettre est envoyée au Roi de France dans laquelle les Corses le prient de recevoir leur soumission sans réserve, et lui promettent de se conformer à toutes les instructions de son représentant. Il signe cette lettre avec 17 des plus éminents chefs corses du moment. En Mai 1751, il écrit à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises en Corse. En Juin, il s'adresse une nouvelle fois à Paris pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile. En Janvier 1753, il est général et président du conseil provincial de Balagna. Il se sépare de Ghjuvan Petru Gaffori et s'oppose à Simone Buonaventura Fabiani, le responsable local. Il envisage de composer avec les Génois. Ghjuvan Petru Gaffori fait alors enlever son fils. L'abbé Gregoriu Salvini intervient pour faire libérer ce dernier. En Juillet, il lui est reproché d'entretenir des relations avec le commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi, et il est évincé du pouvoir, et destitué. Il décède en 1756.

GIULIANI Isabelle:
Conteuse (atelier de conte Amalgame).

GIULIANI Jean Dominique-Marie Emmanuel: (né en 1956)
Originaire de A Petra Curbara. Licencié en droit. Diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Ancien auditeur à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale. Directeur de cabinet du Président du Sénat de 1992 à 1998. Maître des requêtes au Conseil d'État en 1995. Directeur à la direction générale du groupe Taylor Nelson Sofres de 1998 à 2001. Conseiller spécial à la Commission Européenne de 2008 à 2010. Depuis 2000, il préside la Fondation Robert Schuman, laboratoire d'idées qui oeuvre pour la promotion de l'Europe et les recherches européennes. Auteur de nombreux ouvrages sur l'Europe. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur du Mérite Fédéral d'Allemagne. Commandeur de l'Ordre de Gediminas de Lituanie. Commandeur du Service National de Roumanie.
Voir le site de Jean Dominique GIULIANI.

GIULIANI Jean-Pierre: (1874-1937)
Natif de Santu Petru di Venacu. Officier. Il sort de l'Ecole Militaire en 1894 comme sous-lieutenant. Capitaine en 1910. Il termine la guerre de 1914-1918 comme chef de bataillon. Colonel en 1929. Chef d'état-major de la place de Lyon en 1931. Général en 1933. Il décède à Lyon en 1937. Officier de la Légion d'Honneur.

GIULIANI Joseph dit Germain Trézel: (1877-?)
Né à Sermanu. Médecin. Poète. Il décède à Villefranche-sur-Saône.

GIULIARDI Eugeniu: (dix-neuvième siècle)
Né à Calvi. Fils d'un pharmacien de L'Isula. Après le collège de Bastia en 1826 et 1827, il poursuit ses études à Rome. Pharmacien. En 1831, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne des Carbonari. Il est arrêté, jugé et condamné à 20 ans de galères. Sa peine sera commuée en exil.

GIULIARDI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Né à Calvi. Frère d'Eugeniu. Après le collège de Bastia, il poursuit ses études à Rome. En 1831, encore étudiant, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne des Carbonari. Il est arrêté, jugé et condamné à l'exil.

GIULIELMUS: (treizième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 1226.

GIULIOLO ?: (?-1796)
Capitaine des troupes anglo-corses. En Mars 1796, à Bucugnà, il est tué lors de combats contre les Républicains des frères Bonelli.

GIULY Frédéric: (né en 1976)
Originaire de Zalana. Footballeur professionnel (Lyon, Monaco, Barcelone, Rome, Paris-Saint-Germain, Lorient). Champion de France en 2000, avec Monaco. Champion d'Espagne en 2005 et 2006, avec Barcelone. Vainqueur de la Champion's League et de la Super Coupe d'Espagne avec Barcelone en 2006. 17 sélections en Equipe de France entre 2000 et 2005 (Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003).

GIUMETTI Janine: (née en 1944)
Enseignante. Artiste peintre. Auteur de recettes de cuisines corses. Secrétaire générale du Salon Interministériel de Peinture et Sculpture. Auteur de Les Recettes de Mémé Jeanne, en 2009.

GIUNTINI Letizia: (née en 1982)
Originaire de Lumiu. Auteure-compositrice-interprète (guitare et chant).
Voir le site de Letizia GIUNTINI.

GIUSEPPI ?: (dix-huitième siècle)
En Juin 1751, il est signataire d'une lettre adressée par tous les chefs corses à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile.

GIUSEPPI Félix: (1821-1894)
Né à Luri. Avocat. Epous de la baronne de Wolf de Moorsel. Notabilité politique républicaine aréniste. Elu conseiller général de la Corse en 1848. Maire de Luri de 1852 à 1868. Réélu en 1870. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUSEPPI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
De Petralba. En Décembre 1763, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place, dans un délai d'un an, une Università à Corti.

GIUSEPPI Jean-Baptiste: (né en 1945)
Conseiller général (radical de gauche) du canton de Figari de 1992 à 2015.

GIUSEPPI Simon: (né en 1941)
Né en Grande-Bretagne. Originaire de Meria. Industriel. Auteur de L'internement à Corbara en Corse de civils Austro-Allemands: 1914-1920, en 2014 (Prix du Livre Corse 2015).

GIUSSANI (di) Stefanu: (seizième siècle)
En 1584, Nobile Dodeci du Diquà, il paraphe 16 requêtes concernant les unités de poids et mesures, les tours du littoral, le pont de Lagu Benedettu, la vente du sel, la lutte contre les crimes de sang, etc.

GIUSTI Antoine Joseph dit André Dorci: (1906-1943)
Originaire d'Ochjatana. Né à Lyon. Comédien. Artiste de théâtre et de cinéma sous le pseudonyme d'André Dorci. Il tourne plusieurs films parmi lesquels La Citadelle du Silence, A l'Ombre du 2ème Bureau et La Ligne Maginot. Résistant au sein du Front National de la Résistance (FNR), proche de Jean Nicoli. Chef du service de renseignement du Comité Départemental illégal du Front National de la Résistance (FNR). Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué par les Italiens, avec Jules Mondoloni, en 1943, à Aiacciu. Reconnu Mort pour la France. Médaille Militaire. Croix de Guerre avec palme. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Santa Maria Sichè et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

GIUSTI André: (1927-2006)
Né à Olmeta di Tuda. Résistant en Corse. Il rallie les SAS britanniques en 1943 avec lesquels, en 1944, il participe au débarquement de Normandie. Ancien combattant d'Indochine et d'Algérie. Il quitte l'Armée en 1958. Croix de Guerre 39-45. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUSTINIANI Agostino (GIUSTINIANI della BANCA Pantaleone): (1470-1536)
Né à Rapallo, en Ligurie (Italie). Ecclésiastique. En 1488, il entre chez les Dominicains du couvent Saint Apollinaire, près de Pavie. En 1512, il est admis à l'université de Bologne comme bachelier de cours. Auteur d'une bible polyglotte, Psaumes de David, en 5 langues. En 1514, il est nommé évêque du Nebbiu, où il remplace Battista Saluzzo, décédé. Il visite son diocèse, et retourne à Gênes. En 1515, il participe au cinquième Concile de Latran, en tant qu'évêque du Nebbiu. En 1518, il est reçu par le Roi de France François 1er, qui en fait son conseiller et aumônier, et le nomme titulaire de la chaire de langues orientales au Collège de France à Paris. En 1522, il retourne dans son diocèse du Nebbiu. Dans son Dialogo nominato Corsica, écrit entre 1526 et 1530, dans lequel il fait une description très détaillée de la Corse, il estime la population de l'Ile à 30000 feux, soit à 125000 habitants (le Dilà dei Monti comporte 8000 feux, soit 35000 habitants environ, et le Diquà dei Monti, 22000 feux, soit 90000 habitants). Il écrit également que la vallée de Siscu est un centre important du travail des métaux (forgerons, armuriers, orfèvres, etc.). Il décrit la Corse ainsi: 6 évêchés, 66 pièves (45 dans le Diquà, 21 dans le Dilà), très inégalement réparties par diocèse (ou évêché): 19 dans celui d'Aleria, 16 dans celui de Mariana, 12 dans celui d'Aiacciu, 12 dans celui de Sagone, 5 dans dans celui du Nebbiu, et 2 dans celui d'Accia. En 1531, il quitte la Corse pour Gênes. Il revient en Corse en 1532, puis rentre définitivement à Gênes. Il meurt en 1536, lors d'un naufrage entre l'île de Capraia et le Capicorsu, en se rendant une ultime fois sur l'Ile.

GIUSTINIANI Agostino: Voir GIUSTINIANI Joseph Antoine Augustin.

GIUSTINIANI Andria: (1572-1617)
Né à Aiacciu. Evêque d'Imola en 1614.

GIUSTINIANI Antonio: (seizième siècle)
Génois. En 1563, il est le secrétaire du Lieutenant du Dilà, Geronimo Giustiniani.

GIUSTINIANI Baldassare: (dix-septième siècle)
Génois. En 1631, commissaire syndicateur, il est indigné que les notables corses ne se déplacent que suivis de cortèges armés, signe de leurs puissances et de leurs divisions. Il en fait rapport à Gênes. En 1633, il est gouverneur de la Corse à la suite de Giovanni Michele Zoaglia. Il est remplacé en 1635 par Constantino Doria.

GIUSTINIANI Bartolomeo: (seizième siècle)
Génois. En 1501, il est gouverneur de la Corse à la suite de Cristoforo Centurione. Il est remplacé en 1502 par Domenico Lercari.

GIUSTINIANI Bonifazio: (seizième siècle)
Génois. Frère de Leonardo. En 1556, il fait régner l'ordre en Casinca contre Altobellu de Gentile. Il le blesse grièvement dans une embuscade tendue près de La Canonica.

GIUSTINIANI Carlo Fabrizio: (?-1683)
Génois. Evêque de Mariana Accia de 1656 à 1683. Il succède à Giovanni Augustino Marliani. Auteur des Constituzioni, véritable charte de morale religieuse de l'Eglise Corse. En 1651, à Bastia, il est à l'origine de la fondation de l'Accademia dei Vagabondi. En 1657, il tient son premier synode dans son nouveau diocèse. En 1664, il publie Constituzioni e Decreti Sinodadi fatti e publiati nel primo Sinodo diocesano, un compte rendu de son premier synode. En 1677, à Lavasina, il inaugure le sanctuaire de Nostra Signora di Lavasina. Il décède en 1683. Son mausolée est construit à Lavasina.

GIUSTINIANI Cosimo Damiano: (seizième siècle)
Génois. En 1530, il est gouverneur de la Corse à la suite de Sebastiano Doria. Il est remplacé en 1531 par Piergiovanni de Salvago.

GIUSTINIANI Dezio: (?-1642)
Génois. Evêque d'Aleria de 1612 à 1642, en remplacement de Giovanni Francesco Morta.

GIUSTINIANI Domenico: (dix-huitième siècle)
Génois. Commissaire du Dilà. En Février 1753, à la Cunsulta di Sari d'Orcinu, le Celavu, la Cinarca, Vicu, Cavru et Bastergà se soumettent à son autorité.

GIUSTINIANI Fabiano: (1578-1627)
Né à Lenna, dans le diocèse de Gênes. Evêque d'Aiacciu de 1616 à 1627. Il est l'auteur d'ouvrages latins en théologie. En 1620, il effectue une visite apostolique de l'Ile. En 1621, il écrit Tobias Explanationibus Historicis. En 1622, il restaure et agrandit le palais épiscopal à ses frais. Il décède à Aiacciu, en 1627, il est inhumé dans la cathédrale.

GIUSTINIANI Fanny: (née en 1957)
Née à Santa Lucia di Taddà. Médecin. Artiste peintre. Médecin, elle exerce à l'hôpital de Castellucciu en 1988, elle s'oriente vers la médecine traditionnelle chinoise, l'acuponcture, puis la psychologie comportementale et cognitive. Elle obtient une thèse de Doctorat en Médecine (avec La réception colorée à travers l'oeil de Van Gogh) à Marseille, en 1990. Artiste peintre, elle expose depuis 1982 (Aiacciu, Paris, Marseille, Calvi, Grèce...). Ecrivain (auteur de L'Ile-mère, en 2000).

GIUSTINIANI Francesco: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1507. Il succède à Ambroggio de Salvago. Il est remplacé en 1508 par Emmanuelle de Grimaldi.

GIUSTINIANI Francesco Maria: (dix-septième siècle)
Génois. En 1639, il est nommé Commissaire à l'Agriculture en Corse. Il a pour mission de faire greffer oliviers et châtaigniers, de défricher le maquis et de la mettre en culture.

GIUSTINIANI Geronimo: (seizième siècle)
Génois. En 1562, il est commissaire d'Aiacciu. Il pousse à l'exil Bartolomeu di Vivariu. En 1563, il est nommé lieutenant du Dilà.

GIUSTINIANI Giulio: (1543-1616)
Né à Chio. Evêque d'Aiacciu de 1589 à 1616. En 1593, il consacre l'église San Francescu du couvent de Santa Lucia di Taddà. En 1615, à Aiacciu, il consacre l'oratoire de San Filippu Neri é du Buon Jesù. Il est surnommé Père des pauvres et des opprimés. En 1616, jugé trop proche des Corses, il est embarqué de force par les Génois. Il meurt à Livourne, d'un cancer du rein, en 1616. Sa dépouille est inhumée, en grande pompe, dans la cathédrale d'Aiacciu, en 1621.

GIUSTINIANI Jacques-Antoine: (1867-1937)
Né à Sarrula Carcupinu. Directeur d'école. Ecrivain et poète. Auteur de poèmes (Les Ephémères, en 1891), de Contes et légendes corses, en 1934.

GIUSTINIANI Jean dit Jean TAVERA: (1913-1992)
Né à Buenos Aires. Issu d'une famille de Tavera. Il quitte l'Argentine en 1954. Chanteur de variété (J'avais vingt ans). Il interprète de nombreuses chansons corses. En 1957, il est entre au Son des Guitares à Paris. Il s'installe à Aiacciu en 1965 et décède à Tavera en 1992.

GIUSTINIANI Joseph Antoine Augustin (Agostino): (1873-1923)
Né à Ziddara. Ecclésiastique. Il entre dans l'Ordre des Frères Mineurs en 1890. Professeur de philosophie à Sartè, Rome et Fribourg. Définiteur de l'Ordre des Frères mineurs. Provincial de Corse en 1912. En 1922, il est nommé évêque d'Enos. Il devient l'évêque auxiliaire, en résidence à Bastia, de l'évêque de Corse Augustin Simeone. Il décède à Lubertacce, en 1923, il est inhumé au couvent de Lavasina.

GIUSTINIANI Joseph-Marie: (1841-1913)
Né à Ziddara. Beau-frère d'Emmanuel Arène. Docteur en médecine. Directeur de la santé en Corse en 1883. Conseiller général du canton de Pitretu Bicchisgià de 1892 à 1896. Il est un des membres fondateurs, en 1903, à Aiacciu, de la la loge maçonnique L'Emancipation Ajaccienne, du Grand Orient de France. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GIUSTINIANI Leonardo dit Grechetto: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est sous les ordres de Giovanni Andrea Doria. Il commande une des deux compagnies destinées à Calvi. Il est le sergent major, avec 800 hommes, de Calvi, assiégée par les troupes royales françaises de Giordano Orsini. Il remplace le commissaire Nicolo Pallavicini, rappelé à Gênes. En 1556, à son tour, il est rappelé à Gênes, et remplacé par Cristoforo de Negri.

GIUSTINIANI Marco Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1599, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Carlo Pallavicini. Il est remplacé, en 1601, par Nicolo Fieschi.

GIUSTINIANI Marco Antonio: (dix-septième siècle)
Génois. En 1602, il est gouverneur de la Corse, remplacé, en 1603, par Avelino Lercaro.

GIUSTINIANI Nicolo: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

GIUSTINIANI Pier Maria dit L'Anticurzio: (1693-1765)
Né à Chio. Ecclésiastique. Bénédictin. Evêque de Sagone de 1726 à 1741. En 1727, il interdit le droit aux prêtres de porter une lance. La même année, il adresse à ses Pievani une sorte de mandement annonçant sa prochaine tournée épiscopale. Pour préparer cette visite, il leur communique un questionnaire concernant les mœurs de ses paroissiens. En 1730, il adresse un nouveau questionnaire à ses Pievani. En Août 1734, alarmée par une intervention possible de l'Espagne en Corse, Gênes rappelle le gouverneur Pallavicini, et lui demande de le remplacer, en tant que commissaire général, tout en restant évêque de Sagone. Il se proclame comme un conciliateur. Il invite tous les notables corses à se présenter devant lui pour exprimer leurs doléances, et pour accorder un pardon général à ceux qui feront leur soumission. En Octobre, il reçoit Ghjuvan Petru Gaffori envoyé auprès de lui comme député de la Nazione. Son action, toute de négociations, de concessions et d'arrangements, commence à faire son effet: des querelles surgissent parmi les chefs corses, la résistance s'affaiblit, l'insurrection perd son élan. En Juin 1735, arrivé en fin de mandat, il est remplacé par Felice Pinelli>. En Juin 1736, il doit quitter la Corse pour raison de santé et de finances. En 1737, on lui attribue la paternité de l'Anticurzio, opuscule publié à Gênes, pour répondre à la deuxième édition du Disinganno intorno alla guerra di Corsica scoperto da Curzio Tulliano Corso ad un suo Amico dimorante nell'Isola, de Ghjuliu Matteu Natali. En Décembre 1741, fin de son sacerdoce en Corse. Il devient évêque de Vintimiglia. En Février 1743, il remplace Domenico Maria Spinola, décédé, comme gouverneur de la Corse. Il arrive à Bastia en Juin. Francescu Matteu Limperani, député par la Reggenza, lui demande une réponse aux demandes faites par les Naziunali. Il fait part des propositions, les Concessioni, en huit articles, de Gênes (Articoli mandati della Republica di Genova, per concludere la Pace col Regno di Corsica). En réponse, les Naziunali envoient dix députés pour le rencontrer à Bastia. La discussion porte sur toute une série d'articles et de règlements, faisant la matière d'un gros volume, et qui liquiderait, d'un coup, le contentieux entre la Corse et Gênes. Il fait tout ce qu'il peut pour s'attacher les Nobili Dodeci, les podestats, et même les membres de la Reggenza. En Mai 1744, Il tente de gagner les populations avec l'aide des Pro-Génois Ghjacumu Martinetti, Carlu Cotoni, Don Filippu Grimaldi, Carlu Filippu Panzani, et le concours spirituel du Père Léonard de Port Maurice. Les habitants de l'Alta Rocca ayant demandé, pour des raisons de commodités, que la lieutenance de Sartè soit divisée avec Carbini, Taddà ou Scupamena, il accepte à la condition que les communautés prennent les frais d'aménagement à leur charge. En Septembre 1745, à la Cunsulta d'Oletta, malgré ses pressions sur les pièves de Casinca et du long du littoral, les habitants du Nebbiu accordent leur confiance à Ghjuvan Petru Gaffori. Il fait enlever par Giuliano Birio, commandant de la place de Corti, le fils de celui-ci, Francescu, âgé de treize mois, afin d'avoir un moyen de pression sur le père. En Octobre, il est remplacé par Stefano de Mari. En 1760, à Vintimiglia, il entreprend de réfuter la Giustificazione della Rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da'Corsi di mai piu sottomettersi an dominio di Genova, de l'abbé Gregoriu Salvini, dans des Riflessioni intorno ad un libro intitulato Giustificazione della Rivoluzione di Corsica… En Mai 1764, à Corti, publication de ses Riflessioni di un Genovese et Osservazioni di un Corso.

GIUSTINIANI Pietro: (dix-septième siècle)
Génois. Administrateur désigné, par Gênes, pour gérer la colonie grecque installée en 1676 à Paomia, dans la juridiction de Vicu.

GIUSTINIANI Pompeu dit Bras de Fer: (1569-1617)
Né à Aiacciu. Général dans l'armée vénitienne, et auteur de L'Histoire des Guerres de Flandres. En 1609, édition à Anvers, de son ouvrage, traduit en latin par Gamburini, sous le nom de Bellum Belgium. Gouverneur général de Crète en 1614. Surintendant général de toutes les milices vénitiennes en 1615. Maestro di campo generale en 1616. Il décède en 1617.

GIUSTINIANI Raffaello: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Podestat d'Aiacciu. En 1497, il signale au gouverneur Raffaelle Odone l'imminence d'un débarquement de Ghjuvan Paulu di Leca.

GIUSTINIANI Raffaello: (seizième siècle)
Officier génois. Commandant de chevau-légers. En 1564, il défend Campora contre Sampieru Corsu. A Campu di l'Oru, il tue au combat Bartolomeu di Vivariu. Puis il s'affronte à Sampieru Corsu, à Aiacciu, où celui ci est battu. D'Aiacciu, avec ses cavaliers, il marche sur Porti Vechju, pour rejoindre les troupes de Giovanni Andrea Doria. En 1565, il est à San Fiurenzu. En 1566, à Bastergà, il fomente un complot contre Sampieru Corsu. Ce complot est déjoué par le Corse. Le Cinarchese Ercole d'Istria, allié des Génois et ennemi de Sampieru Corsu, le prévient alors qu'une délégation, envoyée par le Corse, vient de quitter Sagone. Il l'attaque avec une galère génoise, et tous ses membres sont, soit noyés, soit tués, soit emprisonnés, soit parviennent à regagner la côte. En 1567, il est commandant de la garnison d'Aiacciu. Après la mort de Sampieru Corsu, avec Ercole d'Istria et d'autres Caporali, il marche sur Rennu pour s'en emparer. De Vicu, Alfonsu d'Ornanu et ses hommes tentent de l'empêcher d'atteindre Rennu; le combat a lieu près de l'église de Sant'Antoniu, faisant sept tués chez les Corses, et 26 chez les Génois; il est parmi les blessés. A Maca'Croci, il affronte trois compagnies corses qui se rendent dans le Dilà pour tenter de reconquérir l'Istria et La Rocca. Les Corses sont battus; les survivants se retirent en Cinarca. Il obtient le grade de colonel. Il commande trois navires génois, avec 350 fantassins, qui font voile vers San Fiurenzu et Aiacciu. Puis, il est dans le golfe de Sagone, où la garnison corse du fort se rend rapidement. En 1573, il lève un régiment de mercenaires corses pour le compte de Gênes: il réunit dans la plaine de San Fiurenzu huit compagnies, soit 830 hommes, toutes sous le commandement d'officiers corses. En 1608, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Agostino Pallavicini. Il est remplacé, en 1609, par Giovanni Pietro Serra.

GIUSTINIANI Rizio: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1729, Gênes ayant promulgué un édit dont le but est la mise en valeur de la Corse, tout un programme de location de terres et d'inféodation est offert aux ressortissants génois: il en profite et acquiert des terres à Porti Vechju.

GIUSTINIANI Silvestro: (seizième siècle)
Génois. En 1501, il est envoyé en Corse en tant que commissaire de l'Ufficio di San Giorgio, pour combattre Ghjuvan Paulu di Leca.

GIUSTINIANI Simone Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Arbiddali, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GIUSTINIANI Tomaso: (1663-1713)
Patricien génois. Evêque du Nebbiu de 1703 à 1713. Il meurt à Canari, en 1713.

GLADIEU Jean-Dominique:
Militant nationaliste. Chef présumé du FLNC à Paris, il est condamné à 8 ans de prison, en 1984. Elu à l'Assemblée de Corse en 1986 (A Cuncolta Naziunalista), il démissionne, avec son groupe, en 1989, et fonde, avec Pierre Poggioli, l'Accolta Naziunale Corsa (ANC). Historien. Chargé d'études historiques pour le Musée de Saint-Quentin-en-Yvelines. Auteur de Le Bicentenaire et ces îles que l'on dit françaises (1989).

GLATIGNY Albert: (1839-1873)
Né à Lillebonne (Seine-Maritime). Poète satirique. Ecrivain. Comédien itinérant. Auteur de Les Vignes folles (1860), Les flèches d'or (1864), Le jour de l'An d'un vagabond (1869)... Il est en Corse avec une troupe de théâtre en 1869, pour participer à une représentation théâtrale, lorsqu'il est arrêté par les gendarmes, à Bucugnà, qui le prennent pour un bandit notoire. Cette aventure lui inspirera de très belles pages en prose (Le jour de l'An d'un vagabond): Ici, il n'y a qu'une chose à faire : s'arrêter et pleurer. Son oeuvre obtient le Prix de Littérature de l'Académie française en 1917.

GLAVANY Jean: (né en 1949)
Né à Sceaux (Hauts-de-Seine). Député (socialiste) des Hautes-Pyrénées. En 1998, il est le président d'une commission d'enquête parlementaire sur la situation en Corse, dont les conclusions sont accablantes sur la situation de l'Ile en matière de démocratie et d'utilisation de l'argent public.

GLICYA (ou CLINEAS) Marcus Claudius: (?-236 Avant JC))
En 236 avant notre ère, délégué du consul Caius Licinius Varius, il pactise avec les Corses, contre l'avis de ce dernier. Il est livré aux Corses par Rome, et mis à mort par les Romains.

GLOUTCHENKO Nicolas: (1902-1977)
Né à Dniepropetrovsk (Ukraine). Artiste peintre ukrainien (paysages, genres, nus, portraits). Il séjourne en Corse. Au Salon d'Automne de 1934, il présente une peinture intitulée Paysage de Corse.

GNETO Priscillia: (née en 1991)
Née à Abidjan (Côte d'Ivoire). Installée en Corse depuis 1999 (Porti Vechju puis Aiacciu). Sportive de haut-niveau (judokate évoluant en moins de 52 kgs). Formée au judo à Aiacciu, elle entre au Levallois Sporting Club en 2008. Médaille de bronze aux Championnats de France Juniors 2009. Médaille de bronze aux Championnats du Monde Juniors 2010. Médaille d'or aux Championnats de France 2011. Médaille de bronze aux Jeux Olympiques 2012, à Londres.

GNIGNINU (Prete): Voir GENTILI Anghjulu Stefanu.

GOASDOUE Michèle dite ERKA: (née en 1955)
Née à Rodez (Aveyron). Artiste peintre installée à Biguglia. Elle expose à Paris (1984), Bastia (1987, 2005, 2006), San Fiurenzu (1988), Biguglia (1992), Corti (1994)... De 2000 à 2007, elle figure au Salon des Artistes Français, à Paris.
Voir le site de ERKA.

GOBIN Jean-Marie: (né en 1933)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, marines). Il séjourne en Corse, à Tarcu, près de Santa Lucia di Porti Vechju, de 1976 à 1994. Il expose à Paris (1955, 1986, 1992), Lannion (1985), Bastia (1979, 1981, 1982, 1984, 1986)...

GODINAT Jean-Pierre:
Musicien. Auteur. Chanteur. Compositeur. Fondateur du groupe de chants polyphoniques Cinqui So, à Aiacciu, en 1990.

GODONI (ou GODANI, ou GODANTE ou CODANI) Guiseppe: (?-1606)
Ecclésiastique. Prêtre de Gênes. Evêque de Sagone de 1585 à 1606.

GOETHE (von) Johann Wolfgang: (1749-1832)
Ecrivain, homme politique et savant allemand. Il reçoit la visite de Pasquale Paoli, à Francfort, en Août 1769.

GOHIER Raymond: (1900-1955)
Né à Deauville (Calvados). Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse. Auteur d'une peinture intitulée Le golfe de Porto et la tour de porto, présentée en 1952.

GOMBAULT (de) ?: (dix-huitième siècle)
Vicomte. Officier français. Major de la place de Calvi en 1788.

GOMBAULT (de) Christophe Pierre Victor: (1791-1875)
Né à Calvi. Vicomte. Chef d'escadron de Gendarmerie. Officier de la Légion d'Honneur.

GOMEZ Manuello: (seizième siècle)
Prêtre jésuite. En 1552, il est en Corse, envoyé par Ignace de Loyola, avec Silvestro Landini, en tant que Visiteurs Apostoliques. Ils s'installent à Bastia.

GONDEBAUD ou GONDOBALD: (?-516)
Roi des Burgondes de 484 à 516. Successeur d'Huneric, il rappelle tous les évêques exilés en Corse par son prédécesseur, et les rétablit dans l'exercice de leur religion.

GONTARDI: Voir CONTARDI.

GORANI Guiseppe: (1740-1819)
Philosophe et aventurier milanais bien connu par ses courses à travers l'Europe. En Février 1764, il se rend à Gênes avec l'intention de relever à son profit le trône de Corse. Après avoir écrit sous un faux nom à Pasquale Paoli, qui le prend pour un fou ou pour un agent génois, il fait un voyage en Corse, où il aurait été reçu, à Corti, par ce dernier, qui ne se laisse pas persuader de céder sa place! En 1793, à Paris, chez Buisson, parution de ses Mémoires secrets et critiques des cours, des gouvernements et des mœurs des principaux états de l'Italie, de Milan, dans lesquelles l'auteur fait l'éloge de la révolution paolienne.

GORDON Gabriel:
Musicien. Compositeur. Directeur artistique du groupe musical folklorique A Sirinata Aiaccina.

GORDON (née BIANCHINI) Josiane:
Originaire de Sarté. Epouse de Gabriel. Musicienne (accordéon, piano, guitare). Compositrice (Nuit de Calvi, Guitares d'Ajaccio, Prière d'un bandit, Regardez mon pays, Soleil d'Austerlitz, avec lequel elle obtient le Premier Prix du concours de composition du bicentenaire de Napoléon, en 1969...). Professeur de musique. Fondatrice du groupe Fior di Macchja Aiaccina, en 2008.

GORGONI Gorgonio: (dix-huitième siècle)
Peintre italien originaire de Livourne qui travaille à Bastia en 1791.

GOROVENKO Jean-Marie: (1967-1996)
Homme de main supposé d'A Cuncolta Naziunalista. Il est abattu, près de Sartè, en 1996.

GOTTIFREDO: (treizième siècle)
En 1224, il est nommé légat du pape Honorius III en Corse.

GOUDARD François:
Préfet du département de la Haute Corse de 1993 à 1995.

GOURY de CHAMPGRAND Jean-François: (dix-huitième siècle)
Militaire français. De 1739 à 1741, il est commissaire des guerres en Corse, à Aiacciu. En 1749, à Nancy, publication de son (?) Histoire de l'Isle de Corse, contenant en abrégé, les principaux évènements de l'Ile.

GOZZI Toussaint: (1919-1946)
Né à Appietu. Engagé volontaire en novembre 1938, il est caporal et est affecté au RICM puis au 24ème Régiment d'infanterie coloniale (24e RIC), alors en formation à Tripoli, en 1939. En 1940, basé en Syrie avec son unité, il répond à l'appel du général de Gaulle et se porte volontaire pour rallier la France libre. Il passe en Palestine avec les 130 hommes de sa compagnie. Il est affecté au 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) en qualité de tireur à fusil mitrailleur. Il prend part, en 1941, à la prise de Bardia et de Tobrouk puis de Benghazi, avant de poursuite l'offensive en Libye aux côtés des Britanniques. Avec les Forces françaises Libres (FFL) il participe aux opérations de Syrie avant d'être nommé caporal. Il est ensuite basé à Beyrouth jusqu'à son affectation à la 2ème Compagnie du Bataillon de marche n° 1 (BM 1) de la Colonne Leclerc, en 1942. Il participe à la conquête du Fezzan, à la campagne de Tripolitaine et à la libération de la Tunisie, en 1943. Il est ensuite affecté au Groupe Nomade du Tibesti, toujours au sein de la Colonne Leclerc. Après une période d'entraînement au Maroc, il rejoint Glasgow avec le Régiment de Marche du Tchad (RMT), en vue de débarquer sur les côtes françaises. Il participe au débarquement le 4 août 1944. Il fait la campagne de Normandie, où il est nommé adjudant, avant de prendre part aux combats pour la libération de Paris. Sous les ordres du général Leclerc, il fait ensuite les campagne des Vosges et d'Alsace. Volontaire pour servir en Indochine, il débarque à Saïgon en 1945. En 1946, pris dans une embuscade, il est mortellement touché à Bien Hoa. Il repose aujourd'hui au cimetière d'Appietu. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 39/45. Médaille Coloniale avec agrafes Fezzan-Tripolitaine. Médaille Commémorative du Levant.

GRACCHI Vitalis: (quatorzième siècle)
Pisan. Evêque d'Aiacciu de 1322 à 1328.

GRACCHUS Tiberius: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 238 avant notre ère, il organise une nouvelle expédition romaine sur l'Ile.

GRACQ Julien (Louis POIRIER, dit): (1910-)
Né à Saint-Florent-le-Vieil ( ). Ecrivain. Il évoque ses souvenirs insulaires dans ses Carnets de grand chemin (1992).

GRAFTON (de) ?: (dix-huitième siècle)
Homme politique anglais. Duc. Premier ministre. En Octobre 1769, à Londres, il obtient à Pasquale Paoli une pension de 1200 livres par an.

GRAGNON Jean Joseph Arthur: (troisième siècle avant notre ère)
Préfet de la Corse de 1881 à 1882.

GRANARA Agostinu: (seizième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Mercenaire corse au service du Roi de France François 1er en 1535.

GRANARA Bartulumeu: (dix-septième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Qualifié de Nobile. Anzianu d'Aiacciu en 1640.

GRANATA Louis: (1901-1964)
Né en Italie. Artiste peintre (orientaliste). Il séjourne en Corse en 1957. Il présente à Alger, en 1958, les peintures qu'il a réalisées à cette occasion (Calanques de Piana, Golfe de Porto, La Gravona, Torrent de Vizzavona, Campomoro, Lavasina, Vieux Port de Bastia, Propriano, Erbalunga, Colomba..).

GRANDI Giacomo: (?-1772)
Peintre italien originaire de Milan. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse à partir de 1742. Il vit de nombreuses années à Munticellu, puis à U Quarcitellu. On trouve ses tableaux dans les églises corses (Spiluncatu, Ortiporiu, U Quarcitellu, Orezza, Carchetu...).

GRANDMAISON (de) Claude: Voir MILLIN de GRANDMAISON Claude.

GRANDSIRE Pierre-Eugène: (1825-1905)
Né à Orléans (Loiret). Artiste peintre (paysages). Il collabore à l'ouvrage consacré au voyage de Napoléon III en Corse en 1860. Auteur d'une peinture intitulée Vue de la maison natale de Pascal Paoli à Morosaglia publiée en 1868 dans le tome 36 du Magasin Pittoresque.

GRANDVAL (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français au Régiment du Berry. En Décembre 1771, à A Venzulà, le jour de la Santa Lucia, il participe à un festin pantagruélique (pas moins de 45 plats), donné par l'abbé Paoli.

GRANDVAL Emmanuel Louis: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1877.

GRANDVAL Joseph: (1798-1872)
Né à Aiacciu. Fils d'un officier de santé installé à Aiacciu. Séminariste à Reims, puis à Amiens. Pharmacien à Toulon, puis à Marseille. Devenu patron d'une importante raffinerie de sucre à Marseille, il se signale par ses prodigalités en faveur de la ville d'Aiacciu (en direction des pauvres, des conscrits...), où il finance la construction de l'hôpital Eugénie et d'aménagements urbains. Membre de la Chambre de Commerce de Marseille, conseiller général des Bouches-du-Rhône. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède, aveugle, à Cannes, en 1872. Son nom se perpétue à Aiacciu, avec le Cours Grandval, qui conduit de la Place du diamant au Casone.

GRANDVALET François Adolphe: (1826-1904)
Né à Bastia. Colonel d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille de la Valeur Militaire de Sardaigne. Chevalier de l'Ordre Militaire de Savoie. Médaille de Sa Majesté la Reine d'Angleterre. Médaille d'Italie.

GRANT Alistair: (1925-1997)
Artiste peintre (paysages) et graveur britannique. Auteur d'un dessin intitulé Calvi, réalisé vers 1950.

GRAS Ghjuseppu:
Poète-chanteur spécialiste des Chjami e Rispondi.

GRASMICK Augustin Nicolas (Nicolas GRASS-MICK): (1873-1963)
Né à Paris. Artiste peintre. Caricaturiste. Il séjourne en Corse en 1913, où il rencontre Utrillo. En 1942, il expose à Marseille, des paysages de Corse. Auteur également d'une peinture intitulée Vue de Corse (1936).

GRASSI Lisandru: (1836-1916)
Cervioni. Il effectue des études archéologiques dans toute la Corse, notamment à Aleria et Carbini, de 1862 à 1880. En 1866, au cours d'une conférence au Palais de Justice de Bastia, il déclare que la Corse donne aux ossements refroidis de Pasquale Paoli un asile sur lequel brille et resplendisse le soleil de sa terre natale... Conseiller général (républicain) de Cervioni en 1880. Sous-préfet de Corti en 1883, puis de Lombez, en 1888. Secrétaire général de la préfecture de Savoie, en 1891. Sous-préfet de Grasse, en 1892. Secrétaire général de la préfecture des Alpes -Maritimes, en 1895. Maire de Cervioni. Auteur de Aleria, étude historique et archéologique et d'une Etude du caractère de Pascal Paoli.

GRATIANI Anton Padovanu: (dix-septième siècle)
Notable corse. Oratore di Corsica en 1586. En 1601, il est podestat de Bastia.

GRATIANUS: (?-1308)
Moine. Pievanu et recteur de Santa Maria della Capella et de San Niculaiu di Tuminu.

GRAVIER Charles: (1719-1787)
Comte de Vergennes. Homme d'état français. Ministre des Affaires Etrangères de Louis XVI. En Août 1779, il signifie à Gênes que la cession de la Corse à la France consignée dans le Traité de Versailles de 1768 est définitive.

GRAVIER Georges-Henri: (vingtième siècle)
Né à Bastia. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1930 une peinture intitulée Marine de Miomo (Cap Corse), à celui de 1936, Golfe d'Ajaccio (marine), et à celui de 1938, Vieille rue à Bastia et Erbalunga (Cap Corse).

GRAVONE (de) Gabriel: Voir FAGGIANELLI Antoine.

GRAZI Anna: (née en 1963)
Née à Corti. Journaliste. Artiste peintre. Prix Toile d'Or au Salon d'Automne 2013.
Voir le site d'Anna GRAZI.

GRAZI Jean Antoine: (1941-2016)
Né à Marseille. Originaire de Pianellu et San Martinu di Lota (Petranera). Fonctionnaire de l'Education Nationale. Proviseur de Lycée Saint-Exupéry à Marseille. Président de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches du Rhône depuis 1999. Vice-président de l'association généalogique Recherches Historiques sur les Familles Corses. Président d'honneur de l'association Scola Corsa de Marseille. Chevalier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre des Palmes Académiques.

GRAZIANI Antoine: (né en 1926)
Né à U Munticellu. Juge d'instruction. Président de la Chambre de la Cour d'Appel de Versailles. Généalogiste. Fondateur de l'Association d'Etudes Historiques et Généalogiques de Monticello (AEHGM).

GRAZIANI Antoine: (né en 1951)
Ecrivain. Poète. Il publie différents recueils de poèmes composés de suites ininterrompues. Il écrit dans les revues Clivages, Poésie, Java, L'Étrangère... Auteur également de nombreuses préfaces et articles critiques sur des plasticiens. Auteur de Rubrica (1990), Saint-Jean-Baptiste (1992), Les Voisins de Zéro (2000), Jean-Paul Pancrazi (2002), Coïncidences (2005), Gilles Altieri (2008)...

GRAZIANI Antoine Giudice: (1820-1906)
Né à Montegrossu (au hameau de Cassanu). Haut Fonctionnaire et homme politique. Il se rallie au Bonapartisme en 1851. Directeur de la comptabilité et des archives au ministère de la Justice en 1869. Officier de la Légion d'Honneur en 1878. Député (républicain opportuniste) de Calvi de 1881 à 1885. Il passe dans les rangs des républicains intransigeants en 1885, mais il est battu aux élections législatives de 1885, et se retire de la vie politique. Il décède, à Paris, en 1906.

GRAZIANI Antoine-Marie: (né en 1957)
Né à Paris. Originaire du Capicorsu. Professeur des universités (histoire) à l'IUFM de la Corse. Historien. Poète. Vidéaste. Auteur de nombreux ouvrages et articles. Auteur de Les tours Génoises, Les feux de la Saint-Laurent (avec José Stromboni), en 1992, qui obtient le Prix du Livre Corse, La Corse, images et cartographie, une traduction du livre de Anne-Marie Salone et Fausto Amalberti, en 1992, La Corse Génoise, en 1995, Dans le sillage de Sampiero Corso, avec Michel Vergé-Franceschi (2000), Le Roi Théodore, en 2005, Andrea Doria, prince de la Renaissance, en 2008, Histoire de Gênes, en 2009, Pascal Paoli, correspondance (tome 1), La Prise Du Pouvoir (1749-1756), en 2005, Pascal Paoli, correspondance (tome 2) La Construction De L'etat (1756-1758), en 2005, Pascal Paoli, correspondance (tome 3) le visiteur apostolique (1759-1760), en 2007, Pascal Paoli, correspondance (tome 4) L'avenir de la Corse est sur l'eau (1760-1762), en 2010, La violence dans les campagnes corses du XVème au XVIIIème siècle, en 2011, Pascal Paoli, correspondance (tome 5) Le temps des espérances (1762-1763), en 2012, La citadelle d'Ajaccio, en 2014, Pascal Paoli, correspondance (tome 6) L'égalité ne doit pas être un vain mot (1763-1764), en 2015... Co-auteur d'une Histoire de la Corse (2013).

GRAZIANI Antoinette:
Originaire de Livia. Ophtalmologiste. Chef de clinique, assistante des hôpitaux au CHU d'Angers de 1960 à 1963. Elle rentre en Corse, à Aiacciu, en 1963. Responsable de consultation ophtalmologique au Centre Hospitalier de Castellucciu. Professeur à l'Ecole d'Infirmières d'Aiacciu. Vice-présidente de la Confédération des Syndicats Médicaux de la Corse-du-Sud. Présidente de la Société d'Ophtalmologie de Corse de 1989 à 1994. Présidente de l'Ordre des Médecins de Corse-du-Sud de 1993 à 1995. Depuis 2004, elle exerce diverses fonctions bénévoles à l'hôpital Eugénie d'Aiacciu et au Secours Catholique. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRAZIANI Antone Luiggi (Don Luiggi): (1766-?)
De Sant'Andria di U Cotone. Ecclésiastique. Helléniste. Ordonné prêtre en 1788. Curé du canton de Campuloru. Archiprêtre de la cathédrale de Cervioni de 1815 à 1824. En 1818, il est membre correspondant, à Cervioni, de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. En 1824, il est chapelain à l'église Saint-Louis des Français à Rome.

GRAZIANI Augustin Joseph: (1833-1870)
Né à Canari. Originaire de Munticellu. Saint Cyrien. Lieutenant-colonel du 32ème Régiment de Ligne (anciennement en garnison en Corse). Promu colonel en 1870, il est mortellement blessé, à la tête de sa brigade, dans la région de Dijon, à Nuits-Saint-Georges (Côte d'Or), lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative, du lycée Ghjucante de Casabianca, à Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRAZIANI Barthélemy: (1835-1893)
Né à San Martinu di Lota. Artiste peintre portraitiste. Décorateur. Photographe. Il réalise, en 1890, la peinture du décor du choeur et de l'abside de l'église Saint-Joseph, à Bastia. On lui doit un grand nombre de clichés de Bastia et de se région.

GRAZIANI Catherine:
Comédienne. Metteur en scène. Responsable artistique des projet de la Compagnie Théâtre Alibi. Directrice de l'atelier Théâtre-Mouvement-Musique de Bastia.

GRAZIANI Don Ghjuvanni Agostinu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Sant'Andria d'Orcinu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GRAZIANI Don Luigi: (dix-neuvième siècle)
Chapelain de l'église nationale des Français de Rome en 1831.

GRAZIANI Dumenicu dit CAPOCCHIA: (dix-huitième siècle)
Né à Spiluncatu. Capitaine. Homme de confiance de Pasquale Paoli. Il lui confie le commandement, stratégique pour les nationaux, de la garde de L’Isula et de son port. Il est cité, par les journaux toscans qui relatent les événements de mai 1768, parmi les chefs militaires qui s’exileront avec leur famille après la défaite.

GRAZIANI Filippu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Martinu di Lota, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GRAZIANI Francescu: (dix-huitième siècle)
De Cassanu. En Août 1751, il est élu député à la Cunsulta di Oletta. Avec les trois autres députés, il se présente devant le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi pour lui rendre compte des actes de la Cunsulta, et lui apporter l'hommage de la Nazione.

GRAZIANI Frédéric: (1961-2013)
Originaire de A Petra Curbara. Réalisateur. Scénariste. Adaptateur et/ou dialoguiste. Acteur. Producteur (société Films du Roseau). Auteur de musique. Acteur dans La place d'un autre (1993), cteur et réalisateur dans Certains l'aiment court (1998), acteur dans La Maîtresse en maillot de bain, (2002), réalisateur de Les Acharnés (2003), acteur, réalisateur et scénariste dans Le Cadeau d'Elena (2004), acteur dans la série télévisée Mafiosa (2006), acteur dans Un Prophète (2008)...

GRAZIANI Gaston: (1894-1994)
Originaire de Sant'Andria d'Orcinu. Vice-amiral. Commandant de la marine de Dakar. Il rejoint la France Libre en 1940.

GRAZIANI Ghjuseppe Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Bastia de 1818 à 1820. Il exige le nettoyage quotidien des rues et leur éclairage, par les commerçants riverains.

GRAZIANI Ghjustu: (dix-neuvième siècle)
Maire de U Munticellu en 1835.

GRAZIANI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Serviteur de Pasquale Paoli. En 1804, il figure sur le testament de celui-ci déposé aux archives du diocèse de Canterburry.

GRAZIANI Henri: (1930-2014)
Originaire de A Petra Curbara. Metteur en scène de cinéma. Réalisateur. Acteur. Dialoguiste. Scénariste et dialoguiste des films Le bonheur est pour demain (1960), Le Fils (1962), La Baraka (1982)... Scénariste et réalisateur des films Anatole, court métrage (1961), Auteur des films Poil de carotte (1972), Le Temps d'apprendre à vivre, court métrage (1962), Poil de carotte (1973), Bona Sera court métrage tourné à Petra Curbara (1989), Nous deux (1992)... Acteur dans U Catenacciu, Le Saint de Madame Victor, Le Cadeau d'Elena...

GRAZIANI Jean César: (1859-1932)
Né à Bastia. Originaire de Munticellu. Fils de Augustin Joseph. Il entre à l'école Saint Cyr en 1878 et il en sort avec le numéro 7. Après un brillant début de carrière comprenant notamment son admission à l'École de Guerre, il est promu colonel en 1909 puis général de brigade en 1912, en même temps que directeur de l'Infanterie. Dans cette période il est un temps chef de cabinet du Ministre de la Guerre. Après la déclaration de guerre il est maintenu comme chef d'État Major Général, puis en tant que commandant du 27ème Bataillon de Chasseurs, il participe à la bataille du Chemin des Dames, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'Armée. Il passe ensuite à la tête du 17ème Corps d'Armée devant Verdun, avant d'être nommé au commandement du 12ème Corps d'Armée et des autres forces françaises en Italie en 1918. Il reçoit le commandement de la 12ème Armée italienne et prend part aux combats sur la rivière la Piave en 1918. En 1918 et 1919, il est nommé au commandement de l'Armée du Danube et, en tant que délégué de la France, il contribue au règlement du conflit dans la région des Balkans. Il est ensuite nommé au commandement du 18ème Corps d'Armée de Bordeaux, puis membre du Conseil Supérieur de la Guerre (1921-1922) et Inspecteur Général de l'Infanterie. Il est fait Grand-croix de la Légion d'Honneur en 1924. Croix de Guerre 1914-1918 avec palme. Médaille Interalliée de la Victoire. Médaille Commémorative de la Grande Guerre. Médaille Coloniale avec agrafe Algérie. Chevalier Commandeur de l'Ordre du Bain (Royaume-Uni). Grand Cordon de l'Ordre de la Couronne (Italie). Grand Cordon de l'Ordre Royal de Saint-Maurice et Saint-Lazare (Italie). Croix de Guerre (Italie). Chevalier de l'Ordre Militaire de Savoie (Italie). Distinguished Service Medal (États-Unis). Grand Officier du Nicham Iftikhar (Tunisie).

GRAZIANI Joseph: (dix-neuvième siècle)
Président du tribunal civil d'Aiacciu. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GRAZIANI Joseph:
Maire de San Martinu di Lota de 1977 à 1983.

GRAZIANI Luiggi: (dix-neuvième siècle)
Chapelain de l'église Saint-Louis des Français (qui a remplacé Saint Chrysogone), à Rome, en 1861.

GRAZIANI Mathieu:
Agrégé d'Université. Enseignant-chercheur à l'Université de Corse. Co-auteur, avec Frédéric Antonpietri et Paul Miniconi, de Lovecraft in Puesia (2015).

GRAZIANI Natale: (dix-huitième siècle)
Né à L'Olmu. Général de brigade dans l'armée de Naples en 1810.

GRAZIANI Paul François: (1882-1931)
Né à Marseille. Archiviste paléographe (1909). Archiviste départemental de la Corse de 1916 à 1931. En 1909, il publie Maillebois et l'insurrection corse, 1739,1742. Il collabore au journal A Muvra. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Fondateur et directeur de la revue Cyrnos en 1925. Il décède, à Aiacciu, en 1931.

GRAZIANI Paul Simon: (1925-2012)
Né à Barbezieux (Charente). Originaire de Sant'Andria d'Orcinu. Administrateur civil. Conseiller municipal d'Aiacciu. Consul général de France. Président du Conseiller Général des Hauts-de-Seine. Député (RPR) des Hauts-de-Seine de 1973 à 1978. Sénateur (RPR) des Hauts-de-Seine de 1986 à 1995. Maire de Boulogne-Billancourt de 1991 à 1995. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GRAZIANI Paulu Felice: (dix-huitième siècle)
En Avril 1797, il est l'un des cinq membres élus de l'administration centrale du Département du Golu.

GRAZIANI Petru Francescu: (?-1822)
Docteur en médecine. Médecin à Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GRAZIANI Petru Francescu: (?-1917)
De Campile. Artisan coutelier. Créateur du couteau U Campilese, alias A Vindetta, l'un des modèles les plus caractéristiques de Corse.

GRAZIANI Pierre Alexandre Marcel (Piero Graziani): (né en 1932)
Né à Marseille. Originaire de Vivariu. Artiste peintre (nuagiste, membre du groupe surréaliste). Ecrivain. Il expose en Corse et dans le monde entier à partir de 1954. Il réalise Allégorie pour la naissance de Napoléon et 3 tableaux de scène pour L'Aiglon, pour Aiacciu, entre 1964 et 1966. En 1978, il crée la Fondation Graziani à Aiacciu. Chevalier de la Légion d'Honneur.


GRAZIANI Séraphin-Sansimon: (1884-1942)
Né à Aiacciu. Ingénieur des Arts et Métiers. Combattant de la Grande Guerre, il est blessé dans la Somme. Député (SFIO) de la Seine de 1932 à 1936. Il décède à Vernon (Eure), en 1942.

GRAZIANI Tony: (né en 1939)
Né à Candy (Dahomey). Enseignant en Corse de 1959 à 1964. Journaliste au Provençal-Corse (puis à La Corse) en 1965 (chef d'agence à Bastia en 1967). Militant socialiste en 1969. Correspondant de l'Agence France Presse (AFP) de 1975 à 1976, et du quotidien Le Monde de 1978 à 1981.

GRAZIANI Toussaint: (1893-1970)
Né à Alata. Capitaine au 173ème Régiment d'Infanterie. Commandant de la citadelle d'Aiacciu de 1928 à 1933. Officier de la Légion d'Honneur.

GRAZIANI Vincente: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1611.

GRAZIANI Vincenziu: (1902-?)
Né à Cuzzà. Ecclésiastique. Etudiant en théologie à Rome. Prêtre. En 1831, à Rome, il participe à le tentative manquée de la révolution italienne. Il est arrêté et chassé de Rome et du Vatican.

GRAZIANU: (quatorzième siècle)
Recteur de San Martinu. En 1331, il reçoit, du procureur du monastère bénédictin de La Gorgona, tout le domaine de Cardetu que le monastère avait reçu en donation en 1257.

GRAZIETTI Fabriziu: (dix-huitième siècle)
De Vezzani. En Avril 1736, il est nommé Comte par le Roi Théodore 1er.

GRAZIETTI Ghjuvan Fredericu: (1817-?)
De Vezzani. Fils de Petru Luiggi. Médecin. Conseiller général de la Corse. Maire de Vezzani de 1862 à 1870.

GRAZIETTI Petru Luiggi: (1783-1850)
De Vezzani. Chirurgien-major au service de Naples puis des armées françaises. Inspecteur des eaux thermales de Petrapola. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRAZIETTI Savieru: (dix-huitième siècle)
De Vezzani. En Septembre 1770, à Bastia, il est député de la Noblesse de Corti à la Première Assemblée des Etats de Corse.

GREANI Antoine Pierre: (1955-2011)
Originaire de Santa Lucia di Taddà. Maire (divers droite) de Santa Lucia di Taddà de 1995 à 2011. Premier vice-président (de 1995 à 2001) puis président (de 2001 à 2011) de la Communauté de Communes de l'Alta Rocca. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

GREANI Paul-François: (né en 1963)
Né à Sartè. Artiste peintre (hyperréaliste) insatallé à Bunifaziu. Il expose, depuis 1985, à Aiacciu, Sartè, Bunifaziu...

GRECHETTO: Voir GIUSTINIANI Leonardo.

GRECO Juliette: (née en 1927)
Corse par son père (Louis-Gérard Greco, de L'Isula). Chanteuse. Actrice de cinéma et de théâtre. Commandeur de la Légion d'Honneur. Voir le site de Juliette GRECO

GREFFIER de La GRAVE ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande les Régiments du Médoc et du Rouergue stationnés en Balagna.

GREGALE: Voir FILIPPI Paulu.

GREGOIRE 1er le Grand (Saint): (540-604)
Romain. Pape de 590 à 604. Dès 590, il se préoccupe de la détresse religieuse et sociale de la Corse. Son premier souci est de relancer l'évangélisation de l'Ile et de réorganiser son Eglise. En Juin 591, il s'adresse au Défenseur Symmaque, pour lui demander d'appliquer l'interdiction de la compagnie des femmes aux prêtres de Corse. Il lui commande également la construction d'un monastère fortifié, au bord de la mer et d'installer des moines dans un autre déjà construit. En Août, il écrit à Léon, évêque en Corse, pour le charger de visiter le diocèse de Sagone, vacant depuis plusieurs années, et il nomme Martin à ce siège épiscopal. Il envoie en Corse un abbé, Orose, afin qu'il trouve un lieu pour construire un monastère. En Juin 595, il écrit à l'Impératrice d'Orient Constantina Augusta, épouse de l'empereur byzantin Maurice, pour se plaindre de l'extrême détresse de ses fidèles en Corse. Il lui demande également de punir les exactions judiciaires et les abus fiscaux de ses gouverneurs. En Janvier 596 (ou 598), il charge Pierre, évêque d'Aleria, de la construction d'une basilique en l'honneur de Saint Pierre et d'un baptistère consacré au martyr Saint Laurent. En Septembre, il lui demande, de lutter contre l'idolâtrie toujours pratiquée dans certaines régions de l'Ile. En Octobre, il charge le Patrice d'Afrique Gennade, d'assurer la sécurité de l'Ile, menacée par les invasions d'infidèles. En Juin 601, il reproche dans une lettre à Gregorius Bonifacio, le représentant de l'autorité byzantine en Corse, de négliger ses évêchés, et le presse de pourvoir aux sièges vacants d'Aleria et de Sagone (ou Aiacciu).

GREGOIRE II (Saint): (669-731)
Pape de 715 à 731. En 725, il ne peut s'opposer à l'invasion de l'Ile par les Lombards de Liutprand.

GREGOIRE V (Brun von Kämten): (973-999)
Pape de 996 à 999. En 996, l'évêque d'Aleria, à la demande des autres évêques de l'Ile, obtient de lui, la suppression de la dîme imposée aux Corses par Rome.

GREGOIRE VII (Saint) (Hildebrand): (1020-1085)
Pape de 1073 à 1085. Il rétablit en Corse l'influence de l'église de Rome. En 1077, il écrit aux évêques et aux nobles de Corse pour leur recommander son légat Landolphe, évêque de Pise, auquel il donne des instructions sur l'administration de l'Ile en son nom. En 1078, il donne mission à Landolphe de gouverner l'Ile.

GREGOIRE VIII (Alberto di Morra): (?-1187)
Pape en 1187. Il confirme la décision de 1181, d'Alexandre III, en faveur des moines de San Venerio.

GREGOIRE IX (Ugolino, Comte de Segni): (1145-1241)
Pape de 1227 à 1241. En 1231, il déclare que l'abbaye la plus favorisée de Corse, est complètement dépravée et souillée de tous les vices des moines. Il confirme les décisions de Honorius III concernant les moines de San Venerio.

GREGOIRE XI (Pierre Roger de Beaufort): (1329-1378)
Pape de 1370 à 1378. En 1372, il nomme Raimondo, évêque de Mariana, et Gabriele da Montalcino, à Aiacciu, avec le titre d'Inquisiteurs. En 1373, devant le désordre insulaire, il dissout les Bénédictins de La Gorgona et transfère tous leurs biens corses à l'Ordre des Chartreux. Il autorise les Franciscains à construire en Corse, quatre couvents dans le voisinage des hérétiques. En 1377, déplorant une recrudescence du mouvement hérétique, il charge le général des Franciscains de nommer un nouvel inquisiteur en Corse.

GREGOIRE XIII (Ugo Boncompagni): (1502-1585)
Pape de 1572 à 1585. En 1572, il autorise l'évêque de Sagone, Gerolamo Leone, à s'installer provisoirement à l'église Nostra Signora di Vicu, la cathédrale de Sagone, et la ville elle-même, étant devenues inhabitables. En 1582, il nomme l'évêque Guiseppe Mascardi, administrateur du diocèse d'Aiacciu, lors du début de la construction de la nouvelle cathédrale de la ville.

GREGOIRE XIV (Nicolo Sfondrati): (1535-1591)
Pape de 1590 à 1591. En 1591, il rappelle en Italie l'évêque d'Aleria, Alexandre Sauli, et le nomme évêque de Pavie.

GREGORI Louis: (dix-neuvième siècle)
Docteur en pharmacie. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GREGORI Sylvain:
Originaire de Scolca. Docteur en Sciences Historiques et Humanités (sa thèse Forti saremu se saremu uniti: Entre continuité et rupture, Résistance(s) et société corse, de juillet1940 à septembre1943 obtient le prix Philippe Viannay-Défense de la France et le prix Accademia Corsa Jean Ambrosi en 2009). Docteur en Sciences Contemporaines à l'Université d'Aix-en-Provence. Président fondateur de l'association Sintinelle, en 1998. Assistant du Conservateur du Patrimoine du Musée de Bastia. Auteur de La Corse d'antan: Corsica di tandu (2008). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Il collabore à la revue Stantari.

GREGORJ(Y) Ghjuvan Carlu: (1797-1852)
Né à Bastia. Fils de Ghjuseppu. Magistrat. Historien. Après des études à Rome et à Paris, il est nommé président du tribunal de première instance à Aiacciu, Consigliere Auditore à Bastia (1825), juge à Sarlat-en-Dordogne en 1828, puis à Aiacciu en 1829, et à Château Thierry en 1831. Conseiller à la Cour Royale d'appel de Riom en 1835, et de Lyon, en 1837, il entretient une correspondance avec Prosper Mérimée qu'il encourage à écrire Colomba en le documentant en grande partie avec sa bibliothèque personnelle. Il écrit une tragédie, Sampiero Corso, en 1832. Il publie la réédition de l'histoire de la Corse de Filippini, en 1827, et de celle de Petru Cirneu, en 1834. Il réédite les Statuti Civili e Criminali di Corsica, en 1843. En 1847, il publie, A Lyon, André Doria et Jean Louis dei Feschi. Président de l'Académie des Lettres, Sciences et Arts de Lyon, en 1837. Il meurt, en 1852, à Petrapola.

GREGORJ Jacques: (1799-1871)
Né à Bastia. Banquier. Président de la Chambre de Commerce de Bastia de 1853 à 1859. Président du Tribunal de Commerce de Bastia en 1865. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GREGORJ(Y) Jacques: (?-1999)
Originaire d'Aiacciu. Ecrivain. Son œuvre témoigne, à la fois par son style, son importance, et son impact sur la pensée de la Corse et des Corses. Historien. Romancier. Poète surréaliste. Moraliste auteur de pruverbii (a maiò parte di i dii un credenu micca a l'esistenza di l'omi: la plupart des dieux ne croient pas à l'existence des hommes). Conteur intarissable, érudit et drôle, pédagogue et brillant. Penseur hardi et tolérant. Auteur de Nouvelle Histoire de la Corse, paru en 1967. Il participe à la réalisation de l'Histoire de la Corse en bandes dessinées, avec Tony Casalonga, en 1976. En 1978, il fonde L'Accademia d'i Vagabondi, une maison d'édition, à Bastia. Il y publie I me pruverbi. Auteur de Chroniques Irrespectueuses sur l'Histoire des Corses, paru en 1982. Cette maison d'édition a aujourd'hui disparu.

GREGORJ Louis: (1801-1894)
Originaire de Bastia. Banquier. Homme d'affaires. Fondateur de la Banque Gregorj. Il investit dans l'immobilier, le foncier, l'industrie naissante (usines, mines) et dans la modernisation des transports (compagnies de navigation à vapeur, chemin de fer).

GREGORJ Sébastien: (1828-1919)
Originaire de Bastia. Neveu de Louis. Banquier. Homme d'affaires. Il succède à son oncle. Président de la Chambre de Commerce de Bastia de 1878 à 1886.

GREGOROVIUS Ferdinand: (1821-1891)
Historien et poète allemand, arrivé en Corse en 1852. Dans son œuvre Corsica, Histoire des Corses (1854), il écrit: La mémoire de Paoli est sacrée chez son peuple. En entendant parler de Napoléon, le cœur des Corses s'enfle d'orgueil; mais au nom de Paoli, leur œil s'illumine, comme celui d'un fils au souvenir d'un noble père qu'il a perdu. Il est impossible qu'un homme, après sa mort, puisse inspirer à tout un peuple plus d'amour et de vénération que Pascal Paoli; et si la gloire posthume est comme une seconde existence, cet homme, le plus grand de la Corse et de l'Italie au dix-huitième siècle, est mille fois vivant, que dis-je ? il vit dans le cœur de tous les Corses, depuis le vieillard qui l'a connu jusqu'à l'enfant dans l'âme duquel on a gravé l'exemple de ses vertus. Il n'y a pas de nom plus noble que celui de Père de la Patrie. La flatterie l'a souvent prodigué et rendu ridicule; en Corse, j'ai reconnu qu'il peut encore être une vérité. Auteur de nombreux ouvrages sur la Corse de 1854 à 1887. Son Histoire des Corses, précis historiques et voyages (1854) est traduite par Petru Lucciana en 1881 et publiée dans la revue de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse en 1884.

GREGORY(J) Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia. Homme d'affaires. Marchand. Banquier. Sa zone d'activité professionnelle le conduit à travers toute l'Ile mais aussi à Livourne, Florence, Rome, Pise, Milan, Gênes, Paris, Marseille, Toulon, Beaucaire, Nîmes et Tulle. En 1814, il est un des membres de la Ghjunta de Bastia, un comité de 14 membres, qui dirige la rébellion bastiaise.

GREGORY(J) Ghjuseppu:
Né à Bastia. Banquier. Président de la Chambre de Commerce de Bastia de 1929 à 1931.

GREGORY(J) Sebastianu: (1828-1919)
Né à Bastia. Banquier. Président de la Chambre de Commerce de Bastia de 1878 à 1886. Il finance généreusement la construction de l'église Notre Dame de Lourdes à Bastia. Créé Comte romain par bref pontifical en 1897.

GREGORY(J) Tony: (?-1947)
Né à Bastia. Chorégraphe.

GRELAYE (de la) Renaud: (dix-huitième siècle)
Ecrivain français. En 1789, il raconte son voyage de Paris en Corse.

GREUTER Matteo: (dix-septième siècle)
Géographe. Publication d'une de ses cartes, représentant la Corse, en 1657.

GRIFFI Ours Toussaint: (1910-2005)
Né à Ghisunaccia. Officier de la résistance. Il débarque en Corse en 1942, avec la mission conduite par le commandant Roger de Saulle et le lieutenant socialiste Laurent Preziozi, les fondateurs du réseau Pearl Harbour. En 1943, il effectue plusieurs missions à bord du sous-marin Casabianca. Colonel. Co-auteur (avec Laurent Preziozi) de Première mission en Corse occupée (décembre 1942-Mars 1943), paru en 1988. Commandeur de la Légion d'Honneur.

GRIFFI Pierre, dit Denis: (1914-1943)
Originaire de U Poghju di Nazza. Né à Alger. Homme de gauche, il combat le fascisme dans les rangs de Brigades Internationales, en Espagne. Officier de la résistance. Il débarque en Corse en 1942, en tant qu'officier radio de la mission conduite par le commandant Roger de Saulle et le lieutenant socialiste Laurent Preziozi, les fondateurs du réseau Pearl Harbour. Il est arrêté, condamné à mort par le Tribunal Militaire du VIIe Corps d'Armée italien pour espionnage, et fusillé, à Bastia, le 18 Août 1943 par les Chemises Noires. Reconnu Mort pour la France. Un monument avec plaque et buste le représentant perpétue sa mémoire au Square Griffi, rond-point de la gare à Aiacciu. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia, sur celui de la commune de U Poghju di Nazza, et sur la Stèle Commémorative de la ville de Corti.

GRIFFONI ?: (dix-neuvième siècle)
Membre de la société secrète La Marianna créée en 1831.

GRIFFONI Antoine: (1925-1980)
Né à Vicu. Chanteur lyrique.

GRIGIONE Ceccolu: (seizième siècle)
En 1586, du fait que la maladie l'empêche de se rendre à Bastia devant le gouverneur, il donne procuration à Anton Francescu Carancione, pour faire approuver un traité de réconciliation.

GRILLO Davide: (quinzième siècle)
Génois. Podestat de Bunifaziu en 1497.

GRIMALDI ?: (dix-huitième siècle)
En Avril 1792, à Aiacciu, il est un des trois délégués du département chargés de procéder aux élections, plus ou moins influencées et houleuses, des officiers commandants de la Garde Nationale d'Aiacciu-Taddà. Nommé administrateur du Département du Liamone en 1798.

GRIMALDI ?: (dix-huitième siècle)
De Porti Vechju. Membre du Parti Aristocratique de la ville en 1799.

GRIMALDI Ageniu:
Journaliste. Irrédentiste. Il collabore au journal A Muvra. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Condamné à mort par contumace après la libération, pour irrédentisme, en 1946.

GRIMALDI Andrea: (?-1558)
Evêque du Nebbiu de 1538, jusqu'à son décès, en 1558.

GRIMALDI Antoine: (1924-2009)
Né à Nuvella. Résistant. Il participe aux combats de la Libération de la Corse en 1943. Engagé volontaire, il participe à la campagne d'Italie et au débarquement en Provence, en 1944. Il prend part, enfin, à la campagne de France (Alsace, Alpes-Maritimes entre autres) jusqu'au 8 Mai 1945. Croix de Guerre avec étoile de Bronze. Il décède à Cagnes-sur-Mer, en 2009.

GRIMALDI Bartolomeo: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1403, il succède à Antoniotto Adorno comme gouverneur de la Corse. il décide d'affaiblir les ambitions des nobles et des Capipopuli. En 1404, il est rappelé à Gênes, il est accusé de francophilie.

GRIMALDI Carlo: (seizième siècle)
Génois. Evêque de Sagone en 1562 à 1565. En 1565, il est nommé évêque de Vintimiglia.

GRIMALDI Dominique:
Originaire de Sartè. Instituteur. Il entre à la Poste, où il devient un leader syndical. Il est un des fondateurs du syndicat Force ouvrière en 1947. Membre du Parti socialiste.

GRIMALDI Don Filippu: (dix-huitième siècle)
De Moriani. Pro-Génois. En Janvier 1735, il mène une guerre de représailles contre les habitations et les récoltes des Naziunali. En Février 1736, à U Poghju Mezana, à la tête de quelques centaines de Corses au service des Génois (les Oriundi), il est encerclé par les Naziunali. Il est blessé, libéré, et rejoint Bastia. En Août 1739, il est capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso). En Mai 1744, le gouverneur Pier Maria Giustiniani l'appelle pour gagner la population corse à la cause génoise. En Mai 1761, il est un des chefs des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli. Son effigie de traître et félon, est publiquement pendue et brûlée par les Naziunali.

GRIMALDI (de) Emmanuelle: (seizième siècle)
Génois. En 1508, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Francesco Giustiniani. Il est remplacé en 1509 par Raffaello de Canevalli.

GRIMALDI Etienne:
Originaire de Corti. Magistrat. Substitut du Procureur de la République à Nice. Maire de Corti de 1967 à 1970. Président d'honneur de l'Academia Corsa de Nice.

GRIMALDI F.: (dix-neuvième siècle)
Maire de Moltifaù en 1838.

GRIMALDI Francesco: (seizième siècle)
Génois. En 1538, pour porter remède à la misère sociale, pour arrêter l'hémorragie de l'émigration, l'Ufficio di San Giorgio le nomme commissaire, avec un plan de mise en valeur de l'agriculture de l'Ile, et lui vote un crédit de quarante mille écus.

GRIMALDI Francescu: (dix-huitième siècle)
En Mai 1793, il est le doyen d'âge et préside la Cunsulta Straudinaria di Corti.

GRIMALDI Francescu: (dix-neuvième siècle)
Du Niolu. En 1803, il est nommé commandant d'un des cinq Bataillons de Chasseurs Corses, créés par le général Joseph Morand, celui de Bastia, qui compte 255 hommes. L'une des compagnies de son bataillon est composée de gens peu recommandables, à l'abri de l'immunité conférée par leur engagement.

GRIMALDI François: (dix-neuvième siècle)
Avocat. Vice-président du Conseil Général de la Corse en 1871. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871. Elu conseiller général de Lama en 1895.

GRIMALDI François:
Originaire de Luretu di Casinca. Chanteur. Auteur compositeur interprète. Musicien (guitariste).

GRIMALDI François-Xavier: (1924-2009)
Originaire d'Aiacciu. adjudant-chef. Il participe à la Campagne du Rhin, en 1944, à la Guerre d'Indochine, puis à la Guerre d'Algérie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Médaille Militaire. Croix de la Valeur Militaire. Membre de l'Association des Combattants de moins de 20 ans.

GRIMALDI Franco: (dix-huitième siècle)
Fils du doge de Gênes, et cousin du commissaire général Giovanni Giacomo Grimaldi. En Avril 1752, il est en Corse. Il vient de parapher le Règlement, qui sera soumis aux Corses.

GRIMALDI Georges: (1931-2016)
Originaire de Moltifaù. Militaire. Lieutenant honoraire. Ancien combattant d'Indochine (prisonnier du Viet-Minh en 1952) et d'Algérie. Auteur de Les soldats perdus, prisonniers en Indochine 1945-1954. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre. Croix de la Valeur Militaire.

GRIMALDI Ghjorghju: (dix-septième siècle)
De Caccia. Ecclésiastique. Il acquiert sa formation à la théologie à Rome en 1681. Auteurs de nombreux ouvrages philosophiques. Poète (Rime sacre).

GRIMALDI Ghjuvan Francescu: (1753-1818)
De Petralba. Ecclésiastique. Abbé. En Octobre 1793, dans un journal inédit (dont une partie est publiée dans le Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse), il raconte la Bataille de Biguglia: Six morts dans les rangs des Paolistes (les Anglo-Corses) et 200 chez les Républicains. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GRIMALDI Ghjuvan Vitu: (1804-1864)
Né à Corscia. Docteur en médecine. Erudit. Ecrivain de langue italienne. Professeur de philosophie au collège Fesch, à Aiacciu. Partisan de Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III). Il exerce comme Medico Assistente à l'Ospedale di Santo Spirito in Sassia, à Rome. En 1831, il participe à la tentative manquée de la révolution italienne. Il est arrêté, jugé et condamné à 20 ans de galères. Sa peine sera commuée en exil. En 1834, il est membre de la Société Médico-Scientifique de l'Ile de Corse qui vient de se créer. En 1848, il est candidat à la députation pour l'Assemblée Nationale. Auteur de Novelle Storiche Corse en 1855, La promessa sposa di Niolo, Mariuccia di Vico, Il Curato di Guagno. Auteur de la complainte nioline Bartulummea. Farouche ennemi de la Vindetta. Partisan de l'absolue interdiction du port d'armes. Conseiller général de la Corse (de Calacuccia) en 1857.

GRIMALDI Giovan Battista: (seizième siècle)
Génois. En 1559, il est nommé commissaire en Corse. Il débarque à Calvi avec quatre galères. Il est accompagné de nombreux notables génois. Il prend possession d'Aiacciu, ancien siège du gouvernement français. Il est remplacé par deux commissaires, Andrea Imperiale et Pellegro Giustiniano Rebuffo.

GRIMALDI Giovanni Battista: (dix-huitième siècle)
Génois. En 1731, il remplace Camillo Doria, en tant que commissaire politique et militaire. Il refuse, conformément aux instructions venues de Gênes, de rencontrer les Naziunali, car un ministre plénipotentiaire sera envoyé sur l'Ile avec mission de négocier avec les généraux de la Nation, sur de nouvelles bases. En Mai 1732, il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali.

GRIMALDI Giovanni Giacomo: (1705-1777)
Marquis. Militaire et général des troupes génoises au cours de la guerre contre les Autrichiens. Doge de la république de Gênes de 1756 à 1758. En 1751, il est nommé commissaire général (gouverneur) en Corse. Il succède à Stefano de Mari. En Juillet, il débarque à Bastia avec deux compagnies de 30 hommes. Il assiste à la Cunsulta di San Fiurenzu qui rassemble les Prucuratori des pièves et les députés, et où le marquis François Claude de Chauvelin, dans son discours en Italien, fait l'éloge du maréchal de Cursay, ce qui lui déplaît fortement. Il demande aux députés corses de faire savoir au Roi de France que la République de Gênes sollicite le maintien de ses troupes en Corse. En Août, il reçoit les quatre députés élus à la Cunsulta d'Oletta, qui lui rendent compte des actes de la Cunsulta, et lui apportent l'hommage de la Nazione. Il les reçoit avec courtoisie. Ses relations avec le maréchal de Cursay ne tardent pas à s'envenimer, et bientôt à se détériorer. Pour faire pendant à l'Accademia dei Vagabondi (l'Académie de Corse), relancée par les Français, il suscite la création, à Bastia, de l'Accademia dei Bellicosi, qui se réunit au Collège des Jésuites, et tresse des couronnes à la République de Gênes. En Mars 1752, il envoie des renforts à Quenza, occupé par les Génois. A la Cunsulta di Talavu, les Talavesi décident de libérer Quenza. Une lettre lui est envoyée par trois notables qui lui demandent d'ordonner à ses troupes de quitter le village, sous peine de se voir attaquer par les hommes de Scupamena, Carbini et Taddà. Sur ordre de Gênes, il présente ses excuses au maréchal de Cursay, en ce qui concerne les incidents au sujet des postes de garde du port de Cardu. En Mai, il décide de faire une tournée d'inspection dans le Campulori. Ghjuvan Petru Gaffori fait mettre en prison tous ceux qui lui font bon accueil. Il demande au maréchal de Cursay de ne plus chercher à se mêler de l'administration de la justice. Poursuivant sa visite, et pressé par les Naziunali, il débarque à Porti Vechju. Puis, il est à Quenza, où il est reçu par Ghjacumu Petru Abbatucci et Luca d'Ornano. Il est ensuite à Livia, puis à Fuzzà, où il y reçoit les Ulmisgiani, les Sartinesi et les Taddanesi venus lui rendre visite. Enfin il rentre à Aiacciu. Il répond par un édit à la Cunsulta di Péri, sans aucun effet. En Août, à la Cunsulta di Ghisoni, à laquelle assistent tous les chefs du Diquà et du Dilà, il fait l'unanimité contre lui, et le maréchal de Cursay y est critiqué pour son laxisme envers lui. En Mars 1753, à la Cunsulta di U Cuventu di l'Istria, l'Istria, le Talavu et La Rocca se rallient à son autorité. Il appelle les Corses mécontents à se rallier à la République de Gênes. En Septembre, quatre députés, désignés par les Naziunali, le rencontrent à Bastia, et lui remettent un mémoire de 21 articles. En Octobre, il fait assassiner Ghjuvan Petru Gaffori. Il refuse une récompense de 10000 lires lui est proposée par les Génois. En Décembre, après avoir manifesté son intention de démissionner, il demande et obtient les pleins pouvoirs, décidé qu'il est à soumettre la Corse par la force. Il persiste à imposer son régime dictatorial, emprisonne, pille et rançonne. En Juillet 1754, il demande son retour à Gênes. Sa demande est acceptée, et il est remplacé par le sénateur Guiseppe Maria Doria. Il quitte la Corse en Août. En Septembre 1755, il est de retour sur l'Ile, en qualité de Presidente del Magistrato della Guerra et de la Deputazione di Corsica. Il a pour objectif d'opposer les Corses entre eux en favorisant Mariu Emmanuelle de Matra. Il s'installe à San Fiurenzu, qu'il fortifie. Il continue ses provocations et multiplie ses interventions militaires dans le Nebbiu. Il tend une embuscade à Pasquale Paoli, et le bat. Sa tête est mise à prix pour 1000 sequins. En Décembre, il lance une nouvelle attaque. Ses soldats mettent le feu aux moulins d'Oletta. Les habitants du Nebbiu réagissent violemment et les Génois perdent quinze hommes, dont Baccigalupo, son premier lieutenant. En 1756, il quitte la Corse pour Gênes, où il sera élu doge. En Avril 1759, il revient en Corse pour la troisième fois, en qualité de commissaire à la guerre, Commissario Straordinario. Il a pour mission de libérer Bastia, avec la destruction de la garnison de Furiani. Il arrive aux pieds des murs de Furiani, s'empare de l'église de San Pancraziu, qu'il fait sauter, et installe son artillerie. En Mai, il fait bombarder Furiani. Les Génois donnent l'assaut, et prennent les premières maisons du village. Des renforts Naziunali arrivent, et, pris entre deux feux, les Génois battus, battent en retraite. Il se replie sur Bastia, et rentre à Gênes, où il est fort mal reçu. Il meurt à Padoue en 1777.

GRIMALDI (de) Gregorio: (quinzième siècle)
Noble génois. En 1492, il est à Aiacciu, avec le commissaire extraordinaire, Domenico Negrone, où il doit superviser les travaux de la ville; il est accompagné de Damiano Lucciardo de Franchi.

GRIMALDI Grimaldu: (dix-septième siècle)
Poète corse. En 1665, publication de ses poèmes religieux en Italien.

GRIMALDI Grimaldu: (dix-huitième siècle)
De Moriani. Capitaine corse au service de Gênes. En Mai 1767, lors d'une nouvelle tentative pour venir au secours de Capraia, il débarque alors à La Civita, avec 150 soldats corses alliés de Gênes. Il est fait prisonnier lors des combats qui suivent cette opération.

GRIMALDI Isaia (Ghjuvan Dumenicu): (1691-1755)
De E Valle di Campulori. Ecclésiastique. Franciscain. En 1728, il est Provincial de l'Ordre des Franciscains pour la Corse. Avec Teofalu di Corti, il crée un ritiru à Zuani, en 1731. Il s'installe à Rome, en 1732. Il devient le théologien des cardinaux Acquaviva et Calcagnini. Auteur de Prediche Quaresimale, que son neveu Padre Leonardu, fait imprimer en 1758. Il rentre en Corse en 1747, et meurt à Tagliu di Tavagna.

GRIMALDI Jean: (1898-1996)
Né à Bastia. Originaire de E Ville di Parasu. Chanteur. Parolier. Directeur de tournées de spectacles et de théâtre burlesque au Québec (Canada). Après la Première Guerre Mondiale, il immigre au Québec en 1926. Il participe à quelques tournées à la fin des années 1927-1931 sans grand succès. En 1931 il devient directeur de spectacles, et en 1937, il fonde sa propre troupe. Pendant plus de quarante ans, il va organiser des tournées de spectacles de variétés au Québec, au Nouveau-Brunswick et même aux États-Unis. Directeur artistique du Théâtre de Variétés de Montréal de 1967 à 1971. Il est l'auteur de plus de 200 pièces comiques (aux actes interchangeables) et de plusieurs centaines de chansons. Il décède à Montréal en 1996.

GRIMALDI Jean-Baptiste:
Maire de Corti de 1908 à 1914.

GRIMALDI Jean-Baptiste: (?-1991)
Avocat à Bastia. Il est assassiné en 1991.

GRIMALDI Jean-Vitus: (1951-2010)
Originaire de Corscia. Président-directeur général de société. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRIMALDI Laurent: (né en 1965)
Originaire de U Lucu di Nazza. Agrégé de mathématiques. Ingénieur des Télécommunications. Un des fondateurs de l'opérateur NETs (repris par Tiscali). Responsable des télécommunications à la Mairie de Paris. Chef des services pour l'Europe du Sud, de Schlumberger Card Systems. Collaborateur chez Axa Equity Partners.

GRIMALDI Leonardu: (1714-1801)
De E Valle di Campulori. Neveu d'Isaia. Ecclésiastique. Provincial, Mineur Observantin, théologien de la Nazione. Il prend part à la Consulta d'Orezza, en 1731, avec de nombreux autres théologiens. En 1758, il fait imprimer les Prediche Quaresimale de son oncle Isaia Grimaldi. En 1759, il est à Furiani, où il galvanise les Naziunali à poursuivre la lutte contre la République de Gênes. En 1760, il se voit confier la direction de l'Imprimerie Nationale, à Cervioni. En 1763, à Corti, il écrit Ragionamento sacro civile agl'invitti guerrieri Corsi, ouvrage dans lequel il exhorte les combattants à faire leur salut en mourant pour la patrie. En Novembre 1764, il est nommé professeur de Philosophie et Mathématiques à l'Università di Corti. En Avril, de Paris, Pasquale Paoli lui écrit: Nous serons libres et heureux si nous le désirons; il faut abandonner l'esprit partisan et intéressé. Après Ponte Novu, en 1769, il se retire au couvent de Campuloru, à Cervioni. En 1794, il participe à la rédaction de la constitution du Royaume anglo-corse.

GRIMALDI (de) Matteo: (quinzième siècle)
Génois. Gouverneur du Dilà. En 1492, il aide Ludovicu di Lucu et Alfonsu d'Ornanu, à combattre des exilés corses rentrés de Sardaigne.

GRIMALDI Nicolas: (1828-1878)
Né à Moltifaù. Juge d'instruction. Conseiller général de la Corse en 1869. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRIMALDI Miliu: (1816-1881)
De Chigliacci di Campulori. Juge de paix et poète de langue italienne. Auteurs des Odi del Sepulcro.

GRIMALDI Nicolas: (né en 1933)
Né à Paris. Originaire de Sartè. Fils de Dominique. Philosophe. Professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne dans laquelle il occupe successivement les chaires d'Histoire de la Philosophie Moderne et de Métaphysique.

GRIMALDI Ottavio: (dix-huitième siècle)
Génois. Commissaire du Dilà en 1735. En Juillet, il entreprend de contrer l'action diplomatique de Sebastianu Costa et Antoniu Giappiconi, en demandant à Bianca de Rossi et au docteur en théologie Mighele Anghjulu Zicavo de soutenir son action en faveur de Gênes, contre les Naziunali. En Août, à la Cunsulta di Santa Lucia di Taddà, les représentants de La Rocca (les pièves de Sartè, Scupamena, Vighjaneddu, Taddà et Carbini) décident de rester fidèles aux Génois. Ils lui demandent 100 fusils par pièves, nomment leurs officiers et forment deux compagnies, l'une à Vighjaneddu, l'autre à Auddé.

GRIMALDI Ours-Pierre: (né en 1943)
Originaire de A Porta d'Ampugnani. Maire de A Porta de 1977 à 2001. Conseiller général (droite libérale) du canton du Fiumaltu d'Ampugnani de 1979 à 2015. Conseiller territorial de 1992 à 2004 (conseiller exécutif en 1996, et président de l'Office Hydraulique d'Equipement de la Corse de 2001 à 2004) . Vice-président du Conseil Général de la Haute-Corse. Député suppléant de Paul Patriarche de 1997 à 2002. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRIMALDI Paul dit Tortu: (1798-1854)
Né à Marignana. Berger. En 1847, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour tentatives de meurtres par arme à feu. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

GRIMALDI Raffaello: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Nommé commissaire en Corse, dans le Diquà, par l'Ufficio di San Giorgio, en 1487. Il y rejoint Domenico Spinola. Il est nommé gouverneur en remplacement de Agostino Zoaglia. En 1488, il termine les fortifications de Bastia et commence la construction de la citadelle de la ville.

GRIMALDI Rigolu: (né en 1938)
Originaire de Calacuccia. Poète en langue corse et correspondant de presse, figure de la diaspora insulaire. Auteur de trois ouvrages sur les villages corses d'avant la deuxième guerre mondiale. Auteur d'une importante collection de cartes postales (2800 pièces) consituée entre 1960 et 2003, qu'il cède au Musée de la Corse en 2004. Auteur de Memoria Corsa (1998), Corsica di una volta (2002), In quelli tempi (En ce temps-là la Corse), en 2011...

GRIMALDI Santa: (morte en 1992)
En 1992, elle décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

GRIMALDI Simon: (né en 1926)
De Porti Vechju. Médecin ophtalmologiste. Historien. Auteur d'une monumentale histoire chronologique comparée, en 4 volumes, La Corse et le Monde qui couvre la période des origines à 2000.

GRIMALDI Stéphanie : (née en 1968)
Originaire de A Porta d'Ampugnani. Fille de Ours-Pierre. Elue maire de A Porta depuis 2001. Conseillère territoriale (UMP) depuis 2004 (conseillère exécutive et présidente de l'Office d'Equipement Hydraulique de la Corse jusqu'en 2010).

GRIMALDI Toussaint: (1895-?)
Né à Prunu. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale (lieutenant). Diplomate. Chancelier. Consul de France à Genève (Suisse) de 1957 à 1960. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 14-18. Médaille Militaire Belge. Chevalier des Palmes Académiques. Commandeur de l'Ordre du Nicham Iftikhar. Chevalier de la Couronne d'Italie. Officier de l'Ordre du Bénin. Croix de Guerre Italienne.

GRIMALDI d'ESDRA Agostinu: (1782-1830)
De Castifaù. Frère de Ghjuseppu Maria et de Dom Petru.

GRIMALDI d'ESDRA Antoniu: (1813-1874)
De Castifaù. Fils de Dom Petru. Avocat. Il est à l'origine de la famille Grimaldi d'Esdra de Spiluncatu par son mariage en 1846 avec Maria Rosa Arrighi.

GRIMALDI d'ESDRA Antoniu Luiggi: (1803-1861)
De Castifaù. Maire de Castifaù.

GRIMALDI d'ESDRA Antoniu Luiggi: (1869-1909)
De Castifaù. Fils de Louis. Juge de paix. Maire de Castifaù.

GRIMALDI d'ESDRA Carlu: (1712-1787)
De Castifaù. Duttore di legge. Fils de Ghjuliu Petru. En Octobre 1753, à la Cunsulta di Corti, après l'assassinat de Ghjuvan Petru Gaffori, il est nommé membre d'une Inquisition d'Etat, Secretu Cunsigliu di Statu, chargée, entre autre, de maintenir la cohésion de tous. Il fait le serment de venger Ghjuvan Petru Gaffori. En Mai 1761, membre du Guvernu Supreme, il est à Corti avec Pasquale Paoli. En Décembre 1763, à la Cunsulta Generale di Corti, il est désigné pour faire partie des neuf membres de la Ghjunta qui devra mettre en place dans un délai d'un an, une Università à Corti. En Septembre 1770, à Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est élu Nobile Dodeci (un des huit pour le Diquà). En Mai 1772, à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse, il est membre de la commission des Nobili Dodeci, jusqu'en 1774. En 1774, il est élu député de la Noblesse de la province de Bastia.

GRIMALDI d'ESDRA Carlu: (1755-1822)
De Castifaù. Neveu de Carlu et Ghjacumu Dante et de Carlu. Capitaine au 18ème Bataillon d'Infanterie Légère. Républicain convaincu.

GRIMALDI d'ESDRA Carlu: (1803-1838)
De Castifaù. Fils d'Agostinu. Docteur en médecine. Maire de Castifaù.

GRIMALDI d'ESDRA Carlu Felice: (1730-1795)
De Castifaù. Neveu de Carlu et Ghjacumu Dante et de Carlu. Officier dans l'armée paoliste. Ami personnel de Pasquale Paoli.

GRIMALDI d'ESDRA Dom Petru: (1788-1849)
De Castifaù. Frère de Ghjuseppu Maria et d'Agostinu.

GRIMALDI d'ESDRA Ghjacumu Dante: (1720-1772)
De Castifaù. Fils de Ghjuliu Petru. Capitaine à la Légion Corse. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève de Caccia. En Mai 1761, à la Cunsulta Generale di U Viscuvatu, il est parmi les officiers corses anti Naziunali, les Sediziosi. Avec eux, il perturbe l'assemblée. Il est arrêté à Palasca, et ramené chez ses amis génois à Bastia. Il fait partie de toute la fine fleur des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli. En Septembre 1768, devant l'offensive générale des Français, Pasquale Paoli abandonne le Nebbiu et lui demande de rester à Lentu, pour garder le passage de Tenda. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, avec plus de 1000 hommes venus de Petralba, il tente de déloger les Français de la Bocca à San Ghjacumu di Tenda. Il participe à la bataille de Ponte Novu. Après la défaite corse, il affronte les Français, qui marchent sur Corti, à Francardu. En Juin, dès l'exil de Pasquale Paoli, il fait partie des nombreux Capipopuli qui viennent se rallier à la France et au Parti Français solidement implanté en Corse.

GRIMALDI d'ESDRA Ghjacumu Dante: (1770-1819)
De Castifaù. Fils de Carlu Felice. Maire de Castifaù.

GRIMALDI d'ESDRA Ghjuliu Petru: (1673-1733)
De Castifaù. Nobile de Caccia.

GRIMALDI d'ESDRA Ghjuseppu Maria: (1777-1822)
De Castifaù. Frère de Dom Petru et d'Agostino. Avocat. Juge suppléant au tribunal civil de Corti en 1812.

GRIMALDI d'ESDRA Joseph-Marie: (1874-1950)
De Castifaù. Fils de Louis. Conseiller général de Castifaù dès 1895. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Maire de Castifaù de 1910 à 1946. Chevalier de la Légion d'Honneur.

GRIMALDI d'ESDRA Louis: (1833-1876)
De Castifaù. Fils d'Antoniu Luiggi.

GRIMALDI d'ESDRA Vincentellu: (1823-1883)
Originaire de Castifaù. Frère d'Antoniu. Médecin major de première classe au 22ème Régiment d'Artillerie à Versailles. Officier de la Légion d'Honneur.

GRIMALDI PODIO Pietro Filippo: (seizième siècle)
Génois. En 1532, en tant que commissaire extraordinaire, il fait construire des tours littorales.

GRIMOARD de BEAUVOIR Auguste François: Voir ROURE DE BEAUMONT (du) Auguste François.

GRISCELLI Elodie Marianne:
Née à Aiacciu. Musicienne (piano). Elève à la Sorbonne et au Conservatoire National de Région de Boulogne Billancourt où elle décroche un Diplôme de Fin d'Etudes en Piano. Diplômée d'une Licence de Musicologie, elle se spécialise dans la direction de chœur. Membre du Conservatoire National de Région de Cergy Pontoise où elle obtient de nombreux prix et diplômes. Membre du Real Conservatorio Superior de Madrid. En 2011, elle obtient le Diplôme National Supérieur du Musicien Professionnel et devient professeur de piano au Conservatoire de Poitiers.

GRISCELLI Ghjacumu Francescu: (dix-neuvième siècle)
Né à Vezzani. Engagé militaire de 1832 à 1838. Emprisonné durant 2 ans, il entre ensuite aux ordres de la police parisienne, où il devient garde du corps de Napoléon III. Il séjourne à Vezzani en 1858. En 1859, il est enrôlé comme agent secret dans le Piémont, où il reçoit une mission d'agent de liaison et de renseignement au sein de la politique piémontaise. Il est ensuite chargé d'infiltrer le gouvernement pontifical. Il reçoit la mission de faire assassiner Garibaldi, mais il est dénoncé et expulsé. Il continue ensuite une carrière d'agent secret au service de l'Autriche en 1866. Rentré à Paris en 1867, il est arrêté et assigné à résidence à Orléans. Il s'enfuit en Belgique. Auteur de Lettre d'un berger corse à S.M. l'Empereur des Français, en 1858, et de La vérité sur les hommes et les choses du Royaume d'Italie, en 1861.

GRISCELLI Pierre:
Maire de Vezzani de 1969 à 2001.

GRISCELLI Pierre: (né en 1953)
Né à Vezzani. Guide de haute-montagne. Détenteur du record du GR20 en 1988. Il est également, depuis 1993, le Corse le plus haut du monde avec l'ascenssion d'un sommet de 8200 mètres dans l'Everest.

GRISONI André: (1886-1975)
Né à Moltifaù. Il quitte la Corse en 1886, pour l'Algérie. Directeur du journal Le Poilu Corse, organe d'union démocratique et des anciens combattants, à Aiacciu, en 1924. Maire de Courbevoie. Député (radical) de la Seine de 1932 à 1936. En 1933, il fonde le Parti Républicain Radical. En 1936, il fonde le Parti Radical Français et le Rassemblement Anti-communiste. Président du Parti Radical Indépendant en 1938. En 1939, il rejoint le parti de Jacques Doriot. Collaborateur avec le RNP, il soutient le régime de Vichy. Il est décoré de l'Ordre de la Francisque, mais jugé trop pro-allemand, il est radié par le régime de Vichy. Arrêté en 1944, il est condamné, en 1945, à 15 ans de travaux forcés et à l'indignité nationale à vie. Il décède, à Courbevoie, en 1975.

GRISONI Andria: (dix-huitième siècle)
Peintre corse originaire de Calinzana. On retrouve de ses oeuvres peintes en Corse vers 1735.

GRISONI François-Marie: (1779-1805)
Né à Matra. Propriétaire. En 1804, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour homicide à la suite d'une rixe. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1805.

GRISONI Laetitia (Mama Laeticia Griotti-Griotta):
Originaire de Moltifaù et Antisanti. Artiste peintre. Conteuse (pour enfants et adultes).

GRISONI Marie-Thérèse: (1928-2015)
Originaire de Balogna. Assistante sociale. Conseillère technique de l'Inspection d'Académie de Corse. Conseillère territoriale (divers droite) de 1998 à 2004. Maire intérimaire de la ville d'Aiacciu. Membre fondatrice de l'association contre la violence Manifeste pour la vie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Officier des Palmes Académiques.


GRISONI Nonce:
Militant nationaliste. En 1980, il fait partie du commando de l'Affaire Bastelica-Fesch. Il comparait libre au procès de 1981.

GRISONI Serge: (1951-2007)
Né à Moltifaù. Enseignant. Conseiller général (divers gauche) du canton de Castifaù Merusaglia de 1992 à 2007. Maire de Moltifaù de 1998 à 2007. Vice-président du Conseil Général de Haute-Corse.

GRISTI Jean-Jacques: (né en 1961)
Né à Paris. Guitariste de jazz. Spécialiste de jazz manouche. Fondateur du Trio Gristi et du quintet Hot Club de Corse. Organisateur du Festival de Jazz de Coti Chjavari.

GRITCHENKO Alexis: (1883-1977)
Né à Krolevetz (Ukraine). Artiste peintre russe (paysages). Il adresse au Salon des Tuileries de 1929 une peinture intitulée Paysage corse, et à celui de 1930, Paysage d'Ajaccio Au Salon d'Automne de 1954, il expose Ajaccio, marine, et à celui de 1855, Orage sur Erbalunga.

GRONDONA ?: (dix-neuvième siècle)
Adjoint au maire de Bastia en 1832.

GROPALLO Francesco: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1730 à 1731. Il succède à Felice Pinelli. Il est assisté de deux commissaires syndicateurs, Camillo Doria et Salvatore Squarciafico. Il est remplacé par Carlo de Fornari. En Mai 1732, de retour en Corse, il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur Charles VI, sont énoncées en un Traité (Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali.

GROS Roger Hubert: (vingtième siècle)
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1992 à 1993.

GROSJEAN Roger: (1920-1975)
Né à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Capitaine dans l'Armée de l'Air. Archéologue. Membre du Centre National de Recherche Scientifique (C.N.R.S.) en 1954. Directeur du Centre de Préhistoire Corse. Il explore le site de Filitosa à partir de 1954. Auteur de Filitosa et son contexte archéologique dans la vallée du Taravo, paru en 1961. Auteur de La Corse avant l'Histoire, paru en 1966. Auteur de Filitosa, haut lieu de la Corse périphérique, paru en 1971.

GROSSA Carlu Sampieru: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1763, il assiste à la Cunsulta Generale di Sartè.

GROSSA (della) Ghjuvanni: (1388-1464)
Né à La Grossa, près de Sartè. Historien de la Corse, auteur des célèbres Croniche (Historia di Corsica, publiée par Antoniu Petru Filippini, en 1594). En 1406, il termine ses études de notaire à Naples. En 1407, il est secrétaire du seigneur sarde, le marquis d'Oristano, puis, il est nommé notaire du gouverneur génois Lomellino, à Biguglia. En 1416, il est nommé vicaire du gouvernement, en Cinarca, par le gouverneur Abramo da Campofregoso. En 1419, il devient le chancelier de Vincentellu d'Istria. En 1420, il est au siège de Biguglia, et bat les Génois d'Abramo da Campofregoso, à Furiani. En 1426, il participe à un synode, tenu à Corti, et organisé par l'évêque de Sagone, Jacobo de Ordinis. A Roccapina, après un incident, il se sépare de Vincentellu d'Istria, et entre au service du seigneur génois Simone da Mare. Il s'installe à San Columbanu. En 1430, il fait partie d'une ligue d'opposition à Vincentellu d'Istria, commandée par Simone da Mare. En 1434, il est secrétaire du gouvernement de Simone da Mare. En 1437, il passe au service des frères Giovanni et Nicolo da Montaldo; il devient vicaire de leur gouvernement, à Biguglia. En 1439, il devient officier commissaire du gouverneur Janus da Campofregoso. En 1442, attaqué par les troupes de Paulu della Rocca, il se réfugie à Furiani. En 1444, il est secrétaire du chargé de mission auprès du pape Eugène IV, Monaldo Paradisi. En 1445, le commissaire papal en Corse, Giacopo di Gaeta, l'envoie, avec son fils Vincente, à Rome pour demander au pape de venir à son secours. En 1446, il fait partie d'un corps expéditionnaire, envoyé par le pape Eugène IV, sous le commandement du général Mariano da Norcia, et qui se met au service de Giacopo di Gaeta. En 1447, secrétaire de Vincenzu et Vinciguerra de Gentile, il est nommé, vicaire de la Cinarca. Il est notaire chancelier de plusieurs gouverneurs: en 1448, de Ludovico da Campofregoso, en 1453, de Salvago de Salvago, en 1455, de Urbano de Negri. En 1457, âgé de soixante neuf ans, il se retire à La Grossa et se met à écrire ses chroniques. Il y meurt en 1464.

GROSSA (della) Vincente: (quinzième siècle)
Fils de Ghjuvanni. En 1445, le légat papal, Giacopo di Gaeta, l'envoie à Rome pour demander au pape de venir à son secours.

GROSSETTI Charles Antoine: (1920-1990)
Maire de Grussettu-Prugna de 1977 à 1990. Conseiller général (UDF) du canton de Santa Maria Sichè. Vice-président du Conseil général de Corse-du-Sud. Il est assassiné en 1990.

GROSSETTI Grégoire: (?-1870)
Originaire de Grussettu Prugna. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Grussettu Prugna.

GROSSETTI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

GROSSETTI Paul-François: (1861-1918)
Originaire de Grussettu Prugna. Militaire. Saint-Cyrien (1879-1881). Héros de la Marne, de l'Yser et de Verdun. Sous-lieutenant en Afrique de 1881 à 1885, puis au Tonkin jusqu'en 1886. Capitaine en 1888. Chef d'Etat-major de la IIIème Armée en 1914. Commandant de la 42ème Division. Général de division en 1915. Commandant de l'Armée Française d'Orient, à Salonique, en 1917. Grand officier de la Légion d'Honneur en 1917. Il décède à Paris, en 1918.

GROSSETTI Petru Augustu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Grussettu-Prugna en 1835.

GROSSI Anne-Marie:
Artiste peintre autodidacte (paysages, marines, bouquets) installée à Carghjese. Elle expose en permanence à Aiacciu. Elle réalise également des affiches et des posters.

GROSSI Frédéric: (né en 1957)
Conseiller général (divers droite) du canton de Bastergà de 1998 à 2004. Vice-président du Conseil Général de la Corse-du-Sud.

GROSSU MINUTU: Voir FIGONI Petru Ghjuvanni.

GROTTA (di A) Ghjuvan: Voir VINCIGUERRA Simon'Ghjuvanni.

GROUSSET-BENEDETTI Paschal: (1844-1909)
Né à Corti. Journaliste et homme politique. Républicain radical. Rédacteur en chef de La Marseillaise et de La Revanche. Acteur de l'Affaire Victor Noir en 1870. Il fait campagne contre le Second Empire et fait partie du gouvernement de la Commune de Paris en 1871. Il est arrêté et déporté en Nouvelle Calédonie en 1872. Exilé à Londres en 1874. Il rentre en France en 1880. Ecrivain (récits d'aventures géographiques et de science-fiction) sous le pseudonyme d'André Laurie (Madame de Léojac, Le capitaine Trafalgar, Le Rubis du Grand Lama, Gérard et Colette...). Certaines de ses oeuvres sont reprises par Jules Verne (Les 500 millions de la Bégum, L'Etoile du Sud, L'Epave du Cynthia...). Il rédige, de 1881 à 1905, un cycle romanesque de 14 volumes sur La vie de collège dans tous les temps et tous les pays. Particulièrement engagé dans la promotion de l'éducation physique il publie successivement L'équitation moderne (1892), La vélocipédie pour tous (1893), Les jeux de balle et de ballon (1894), et Le sport de l'aviron (1895), Candidat aux élections législatives à Corti en 1881. Il est battu par Emmanuel Arène. Député (radical socialiste) de la Seine de 1893 à 1909. Il décède à Saint-Mandé (Val-de-Marne), en 1909.

GROUVEL Robert:
Vicomte. Auteur de Les troupes corses au service de l'Angleterre, dans les Cahiers d'Histoire et de Documentation corses n°3, paru en 1950.

GRUBER-GLEICHENBERG Franz: (1886-1940)
Né à Gleichenberg (Autriche). Artiste peintre. Peintre de guerre. Il séjourne en Corse au début des années 1930. Parmi ses oeuvres: La Corse (1933), Falaises de Bonifacio, Bonifacio, le port (1933).

GUAÏTELLA Bruno dit Bruno CLAIR: (?-1972)
Né à Bastia. Chanteur de variétés. Grande vedette de la maison Pathé dans les années 1930 et 1940. Authentique chanteur de charme dont la voix pure et harmonieuse n'est pas sans rappeler celle de Tino Rossi. Il mène une carrière plus discrète que celle de celui-ci, bien qu'il chante quelquefois les mêmes chansons que lui.

GUAÏTELLA (de la) Ilariu: (?-1715)
Ecclésiastique. Il acquiert sa formation en Italie. Fondateur du couvent de Gelsi, en Apulie (Les Pouilles), où il décède, en odeur de sainteté, en 1715.

GUALANDI Daniel:
De Corti. Artiste plasticien.

GUALEGGIA Giovanni: (quinzième siècle)
Magistrat génois. Il est nommé commissaire dans le Dilà, par l'Ufficio di San Giorgio en 1486.

GUALTERIUS: (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone de 1352 à 1361.

GUARACCO Ansaldo: (douzième siècle)
Génois. En 1196, il empêche les Pisans de reconquérir Bunifaziu par la force.

GUARCO (de) Geronimo: (quinzième siècle)
Capitaine génois au service de l'Ufficio di San Giorgio. En 1454, avec une armée de 500 hommes, il soumet les seigneurs résistants du Capicorsu.

GUARCO (de) Luiggi Francesco: (seizième siècle)
Génois. Commissaire général de l'Ufficio di San Giorgio, en Corse, en 1514.

GUARDALUPO Imero (Imerius): (treizième siècle)
Evêque d'Accia de 1267 à 1274.

GUARNIERI François: (1915-2006)
Né à Sartè. Journaliste. Il est à l'origine de l'édition corse du quotidien Nice Matin. Il est le premier à réaliser une émission radiophonique hebdomadaire sur la Corse, diffusée par la station radio de Nice-Côte d'Azur. Auteur de Storia Sartinesi, paru en 1975, de Satanassu in Tallà, ouvrage en langue corse (1979)...

GUASCO ?: (dix-neuvième siècle)
Né à Bastia. Père du peintre Charles-Fortuné Guasco. Architecte de la ville de Bastia (immeuble de la Banque de France en 1863-1868...). Constructeur du campanile de l'église de Calinzana.

GUASCO Charles-Fortuné: (1826-1869)
Né à Bastia. Artiste peintre. Professeur de peinture. Premier Prix de l'Ecole Impériale des Beaux-arts de Dijon en 1846. Lauréat du Legs Sisco en 1846. Professeur de dessin à l'Ecole des Beaux-Arts de Dijon en 1854. Il expose au Salon de Paris de 1857. Auteur de Périclès au lit de mort de son fils (Musée de Bastia). Auteur des tableaux qui ornent la chapelle de la famille Valery à Erbalunga. Il décède à Dijon, en 1869.

GUASCO Francescu Matteu: (1720-1802)
Né à Bastia. Religieux Servite, Mineur Observantin. En Novembre 1768, le marquis de Chauvelin l'envoie auprès de Pasquale Paoli pour négocier l'installation de ses quartiers d'hiver en Casinca. Il est nommé évêque du Nebbiu en Août 1770. En Avril 1771, le pape Clément XIV lui fait don de la relique de Saint Florent, qu'il amène en Corse et qui est conduite de Biguglia à San Fiurenzu, où elle est installée dans la cathédrale du Nebbiu, Santa Maria di l'Assunzione. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est élu député du Clergé de Corse à la Cour de Versailles lors de la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. En Mars 1773, il devient évêque de Sagone. En 1774, il rappelle l'ancien recteur de l'Università di Corti, Francescu Antoniu Mariani, retiré à Pérouse, pour le nommer à la direction du Collège de Calvi. En Mai 1775, il préside, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, les séances ordinaires de la Quatrième Assemblée des Etats de Corse. Il est élu député du Clergé à la Cour de Versailles, lors de la Septième Assemblée des Etats de Corse en 1781. En Janvier 1785, il rentre en Corse avec le cahier des charges et les réponses du Roi aux requêtes des députés de la Septième Assemblée des Etats de Corse. En Mai 1785, il préside, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, les séances ordinaires de la Huitième Assemblée des Etats de Corse. Il intervient pour rendre compte de sa mission à la Cour du Roi. Il indique les réponses de celui-ci aux diverses questions posées par les représentants à la Septième Assemblée des Etats de Corse. En 1787, l'évêché de Sagone lui rapporte 6000 livres annuelles. En 1791, il doit émigrer à son tour, chassé par la fureur jacobine. En 1797, il rentre en Corse.

GUASCO Ghjuseppu: (?-1746)
En 1815, il commande le bataillon de Chasseurs Corses qui accompagne Napoléon Bonaparte qui quitte l'île d'Elbe pour débarquer à Golfe Juan.

GUASCO Ghjuvan Battista: (?-1746)
De Bastia. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est meurt en prison.

GUASCO Ghjuvan Battista: (1769-?)
Né à Bastia. En Novembre 1789, il est nommé capitaine de la nouvelle Garde Nationale. Il est parmi les signataires d'une lettre que le Comité Patriotique de Bastia envoie aux quatre députés corses qui siègent à l'Assemblée Nationale Constituante, pour faire le récit des troubles de Novembre, demander des assurances par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes, et appliquer en Corse le droit commun. Avec les deux autres capitaines de la Garde Nationale il est à Paris pour remettre cette lettre au député Antoniu Cristufaru Saliceti. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis et de la Légion d'Honneur. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GUASCO Ignaziu Francescu: (1714-1794)
Ecclésiastique. Chanoine à Bastia. Vicaire de Mariana. En Mai 1791, il est nommé, malgré lui, Evêque Constitutionnel de Corse, en remplacement de l'évêque réfractaire Ignace de Verclos. Il prête serment à Bastia. Il se rétracte sur son lit de mort en Décembre 1794.

GUASCO Joseph: (1803-1875)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Docteur en théologie et en droit. Curé d'Oletta. En 1837, il est nommé curé de Santa Maria, à Bastia. Il fait procéder à l'embellissement de la cathédrale. En 1852, lors de l'inauguration de la première pierre du Palais de Justice, il effectue la bénédiction du bâtiment. Vicaire général et prélat domestique du pape, en 1872. Auteur de livres de piété (Aux enfants de Marie, en 1867), et de poésies en latin (Nobilissimis Arcadiae Pastoribus, en 1872). Il décède à Aiacciu, en 1875. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il est enterré dans la crypte de la cathédrale de Santa Maria, à Bastia.

GUASCO Joseph-Marie Louis: (1769-1837)
De Bastia (Terra Vechja). En 1792 il est capitaine au 1er Bataillon de Volontaires Nationaux de la Corse. En 1814, il est chef de bataillon au 7ème Bataillon du 35ème Léger, stationné sur l'île d'Elbe. Il sert Napoléon pendant le retour d'exil de l'Empereur, en commandant le Bataillon des Chasseurs Corses de l'île d'Elbe. Il est grièvement blessé à la bataille de Waterloo en 1815. Napoléon le nomme chevalier de la Légion d'Honneur pendant les Cent Jours, en 1815, mais cette nommination n'est entérinée par Louis-Philippe qu'en 1832.

GUASCO Pier Felice: (dix-septième siècle)
Génois. Fondateur de la famille Guasco, de Bastia. En 1693, il figure dans un état des notables de la paroisse San Ghjuvanni à Bastia.

GUASCO Jean-Raymond: (1888-1915)
Né à Paris VIIe. Originaire de Gavignanu. Co-fondateur et secrétaire général du Collège d'Athlètes de Reims en 1913. Soldat au 53ème Régiment d'Infanterie Coloniale (53RIC) durant la Première Guerre Mondiale, il est tué au combat, dans la Marne, en 1915. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Gavignanu. Il est également gravé au Panthéon, au monument dédié Aux Ecrivains Morts pour la France, et dans la Forêt des Ecrivains Combattants, dans le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc (Hérault).

GUASCO Vincent: (1806-1865)
Né à Bastia. Ouvrier tanneur. En 1847, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vols. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1865.

GUASCONO Pietro: (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone de 1391 à 1411.

GUASTALLA Pierre: (1891-1968)
Né à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Artiste peintre. Graveur. Ecrivain. Il séjourne régulièrement en Corse. Au Salon d'Automne de 1928, il expose une eau-forte intitulée Rue à Calvi.

GUAZZELLI Francis: (1954-2009)
Originaire de A Porta. Frère de Jean-Claude. Fiché au grand banditisme de 1983 à 2001. Membre présumé du noyau dur de la bande bastiaise dite de La Brise de mer. Il est assassiné, à A Penta di Casinca, en 2009.

GUAZZELLI Jean-Claude: (1946-2014)
Originaire de A Porta. Directeur de la Caisse Régionale du Crédit Agricole de 1985 à 1996. Conseiller territorial de 1998 à 2010. Président de l'Agence de Développement Economique de la Corse (ADEC) de 1998 à 2004. Fondateur du groupe Corse Active, au sein de la Collectivité Territoriale de Corse, en 2004.

GUBBIO (di) Benvenuto: Voir BERTO BENVENUTO (di) Gabriele.

GUEDENEY Nicols: Voir AGOSTINI Dominique.

GUELFI Dominique Antoine dit René Rochevillars ou Ziu Dumenic'Antone: (1875-?)
Né à Rennu. Ecrivain et poète.

GUELFI André: (1919-2016)
Né à Mazagan (Maroc). Originaire de Luri. Industriel dans le développement de la pêche à la sardine, il met au point les premiers bateaux-usines, d'où son surnom de Dédé la Sardine. Pilote automobile. Homme d'affaires (immobilier, sport, pétrole...). Il est condamné dans l'affaire Elf par la cour d'appel de Paris en 2003, pour recel d'abus de biens sociaux, à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 1,5 million d'euros d'amende.

GUELFI Georges-André Robert: (?-1944)
Originaire de Vicu. Résistant. Il est fusillé par la milice, avec ses hommes, réfugiés dans une grange à Robion (Vaucluse), en Août 1944. Les Allemands ayant mis le feu à la grange, son corps n'a jamais été retrouvé.

GUELFI Jean-Dominique: (1914-1978)
Originaire de Rennu. Journaliste, conférencier et poète. Bibliothécaire. Rédacteur en chef des journaux L'Aurore Corse et La Voix de la Corse, à Marseille. Membre de la Société des Ecrivains de Provence. Auteur de Visages de la Corse, en 1967. Grand prix de la littérature régionaliste (pour l'ensemble de son œuvre) en 1968. Fondateur du Comité des Vocations Sacerdotales. Il lègue 500 ouvrages à la bibliothèque d'Aiacciu.

GUELFI Lucrèce: (décédée en 1997)
Originaire de Rennu. Inspectrice générale du travail et des lois sociales. Rédactrice du Code du Travail. Conseillère technique an Cabinet du Ministre de l'Information. Chargée de mission au Service d'Information et de Diffusion (SID).

GUELFI Marc-Marie: (1837-1914)
Originaire de Rennu. Vicaire général d'Aiacciu. Poète. Professeur de philosophie. Auteur de Mes premiers soupirs et mes derniers murmures, en 1912. Il échange une correspondance suivie avec son ancien élève, le poète Lurenzu Vero.

GUELFUCCI André Antoine: (1889-1945)
Originaire de Corti. Chef d'escadron d'Artillerie. Avocat.

GUELFUCCI Antoine-Ambroise: (1846-?)
Notaire à Corti. Maire de Corti de 1892 à 1896. Conseiller général de Corti de 1892 à 1896.

GUELFUCCI Bonfigliu: (1721-1813)
Né à Belgudè. Ecclésiastique. Père de l'Ordre des Servites de Marie. Membre des Académies de la Crusca et des Consilli. Professeur aux universités de Salamanca et Alcala. Professeur à l'Università di Corti. Homme d'esprit et de sciences. Historien de la Révolution Corse. Théologien de la Nazione. En 1760, il écrit, à Campulori, La Corsica a suoi figli. En Janvier 1763, il est envoyé en Corse par son supérieur, pour visiter les couvents et les religieux de son Ordre. Rédacteur des Ragguagli dell'Isola di Corsica, le journal officiel de la Nazione. Il s'installe à Corti, et devient l'ami, le confident et le conseiller de Pasquale Paoli. En Mai 1764, il termine prématurément (quatre ans trop tôt) la période de ses mémoires Memorie per servire alla Storia delle Rivoluzioni di Corsica dal 1729 al 1764. En Novembre, il est nommé professeur de Théologie et Histoire Ecclésiastique à l'Università di Corti. En 1765, il quitte la Corse pour Rome. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, il s'embarque à L'Isula pour Livourne, d'où il prépare l'exil de Pasquale Paoli. En Juillet, avec celui-ci, il prend le chemin de l'Angleterre. Par Bologne, Mantoue (où Pasquale Paoli est reçu par l'Empereur Joseph II d'Autriche), ils arrivent en Septembre, à Londres. En Septembre 1790, il est élu membre du Conseil Général de la Corse. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit, avec Carlu Andria Pozzo di Borgo, la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Il décède à Belgudè, en 1813.

GUELFUCCI Charles Ambroise: (1765-1829)
Né à Alandu. Laboureur. En 1825, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Galères, pour faux et usage de faux (faussaire). Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1829.

GUELFUCCI Dominique: (1871-1927)
Originaire d'Alandu. Journaliste (nom de plume Sette Lunette). En 1903, à la mort de Paul Acquaviva, son beau-père, il reprend la direction du journal Le Pascal Paoli, de Corti, jusqu'en 1927. Président du Syndicat d'Initiative de Corti. Collaborateur du journal en langue corse A Tramuntana fresca e sana.

GUELFUCCI Felice Antone: (1913-1998)
Né à Sermanu. Musicien. Violoneux. Père de Petru Guelfucci.

GUELFUCCI Francescu Luiggi: (1799-?)
Avocat. Juge suppléant au Tribunal de Corti. Sous-préfet de Calvi. Maire de Corti de 1837 à 1841. En 1837, il inaugure l'Ecole Paoli, à Corti. Juge au Tribunal de première instance d'Alger en 1861.

GUELFUCCI Ghjuseppu: (1770-1813)
Né à Corti. Capitaine dans l'armée napoléonienne. Maire de Corti de 1811 à 1813.

GUELFUCCI Jean: (1885-1968)
Originaire de Corti. Chirurgien.

GUELFUCCI Jean-Baptiste Paul Thomas Napoléon: (1833-1905)
Originaire de Corti. Directeur des Postes et Télégraphes dans le Jura et à Paris. Inspecteur des Postes à Alger.

GUELFUCCI Jean-Thomas Antoine Louis-Napoléon: (1843-?)
Originaire de Corti. Magistrat à Besançon. Président de Chambre à la Cour d'Appel de Paris.

GUELFUCCI Luca: (dix-septième siècle)
Curé de Tralonca en 1684. Il est un des aïeuls de la famille Guelfucci de Corti, Suveria, Sermanu, Alandu et Belgudè.

GUELFUCCI Mighele: (1794-?)
Originaire de Tralonca. Chef de bataillon au Premier Régiment d'Infanterie Légère.

GUELFUCCI Petru: (né en 1955)
Né à Sermanu. Apiculteur. Chanteur. Musicien. Compositeur. Un des membres fondateurs du groupe polyphonique Canta U Populu Corsu en 1973. Il fait ensuite une carrière en solo. En 1990, il crée le groupe Voce di Corsica. Membre de l'ensemble vocal Cinqui Voci (avec Jacques Culioli, Feli, Jean-Charles Papi et Maï Pesce). Membre du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse.

GUELFUCCI Petru Santu:
Originaire de Sermanu. Fils de Petru. Chanteur.

GUELFUCCI Stella:
Originaire de Sermanu. Fille de Petru. Comédienne. Chanteuse.

GUERIN Jacques:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1975 à 1976.

GUERIN Marie-Thérèse: (1890-?)
Née à Paris. Artiste peintre (paysages). Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1928, une peinture intitulée En Corse, le vieux Calvi vu de la plage.

GUERIN Pierre: (vingtième siècle)
Né à Toulon (Var). Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1933 une peinture intitulée Vieille maison à Erbalunga, Corse.

GUERINI Andria: (dix-neuvième siècle)
Député pour la communauté de Ortiporiu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

GUERINI Antoine: (1902-1967)
Né à Calinzana. Frère de Barthélémy. Membre du milieu niçois, puis marseillais. Il est à l'origine de la French Connection, pour le trafic d'héroïne. Parrain du milieu corso-marseillais. Il est assassiné en 1967.

GUERINI Barthélémy (Mémé): (1908-1982)
Né à Calinzana. Frère d'Antoine. Membre du milieu niçois, puis marseillais. Il participe à la Résistance contre les Allemands durant la guerre, et aide à la libération de Marseille. Il reçoit la Croix de Guerre. Parrain du milieu corso-marseillais. Il est arrêté et condamné à 20 ans de prison en 1970. Il est libéré pour raison de santé, en 1978, et décède, à Cannes, en 1982.

GUERINI Ghjuvan Ghjacumu:(dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ruspigliani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GUERINI Jean Noël: (né en 1951)
Né à Calinzana. Homme politique (socialiste). Conseiller municipal de Marseille de 1977 à 2009. Maire du 2e secteur de Marseille de 1983 à 2001. Vice-président du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône depuis 1998. Sénateur des Bouches-du-Rhône depuis 1998. Conseiller de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole. Il quitte le Parti Socialiste en 2014.

GUERINI Joseph-Marie: (1875-1949)
Né à Calinzana. Militaire. Chef de bataillon (Chasseurs Alpins). Grand invalide de la Première Guerre Mondiale. Grand-officier de la Légion d'Honneur.

GUERNES (de) Jean Joseph Marie: (1725-1798)
Né à Chambon. Ecclésiastique. Vicaire général de Riez et d'Auxerre. En Août 1770, il est nommé évêque d'Aleria. Il prend partie pour le comte de Narbonne, adversaire du comte de Marbeuf. En Mai 1775, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, à la Quatrième Assemblée des Etats de Corse, il est désigné, pour le Clergé, député à la cour du nouveau Roi de France Louis XVI. En Juin, il présente au Roi un cahier de doléances, élaboré par l'assemblée, et qui regroupe une vingtaine de demandes. En Septembre, il quitte la Corse pour rejoindre Versailles. En Octobre, il conseille, avec le comte de Saint Germain, Ministre de la Guerre, au député Bonaventura Benedetti de se rendre à Londres auprès de Pasquale Paoli, pour plaider le rapprochement de la Corse et de la France. En Mai 1777 à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, il s'en prend ouvertement au comte de Marbeuf au sujet de la Subvention. A cause du mécontentement de plus en plus grand qu'éprouve le comte de Marbeuf contre lui, Louis XVI décide de l'écarter, et, en Juillet 1777, il reçoit sa lettre de cachet qui le contraint à résidence à Cervioni. En 1787, l'évêché d'Aleria lui rapporte 18000 livres annuelles. Son exil se termine en 1789. En Novembre 1790, il se plie au Serment à la Constitution civile du Clergé, tout en affirmant la prééminence du spirituel sur le temporel. En 1792, il se retire à Lucques, puis à Livourne. Il revient en Corse en 1794, pour le Royaume Anglo-Corse. En 1796, c'est la fin du Royaume Anglo-Corse, il quitte l'Ile avec les Anglais. Il décède à Pise, en 1798.

GUERRAZZI Francesco Domenico: (1804-1873)
Né à Livourne. Avocat républicain italien réfugié en Corse de 1853 à 1856. Romancier, il publie La Torre di Nonza, en 1857, Pasquale Paoli ossia la rotta di Pontenovo, en 1860, La Storia di un Moscone, en 1868... En Juin 1865, il publie Vite degli Uomini Illustri d'Italia in politica e in armi, dal 1450 à 1850, en quatre tomes, dont le troisième, Vita di Sampiero d'Ornano, est consacré à Sampieru Corsu.

GUERRI Francesco alias Minuto Grosso:
Professeur à Livourne et maître d'œuvre de la politique extérieure de Benito Mussolini en matière d'irrédentisme. Il est reçu en Corse par Petru Rocca en 1923. Il se fait désormais appeler Minuto Grosso. En 1928, il publie La Corsica vista da un vagabondo, dans lequel la France est décrite comme la seule responsable des crises vécues dans l'Ile. En 1932, il fonde une revue intitulée Corsica Antica e Moderna, dont les articles démontrent l'italianité de l'Ile et son nécessaire retour à la mère patrie. Auteur de La Corsica vista da un Vagabondo, en 1928, La Corsica vista da un Vagabondo, en 1928, La conquista francese delle Corsica, en italien, avec Marcu Angeli, en 1932 (édité en français en 1937). Il collabore à la revue L'Alamanacco Popolare di Corsica, éditée à Livourne.

GUERRIER de DUMAST Antoine:
Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1995 à 1996.

GUERRIERI Gérard:
Réalisateur de cinéma. Metteur en scène. Auteur. Acteur. Auteur de courts-métrages (2001, 2001 II, Le testament du Minotaure, Corsica Taf...). Réalisateur du film Fin de règne (2007), de la série de science-fiction Corsicaland (2009).

GUERRINI ?: (dix-huitième siècle)
Major. En Mai 1761, il fait partie des officiers corses au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali) favorables aux de Matra, et ennemis de Pasquale Paoli.

GUERRINI Christine: (née en 1959)
Née à Bastia. Directrice du Centre Régional d'Information Jeunesse (CRIJ) de Corse de 1999 à 2012. Conseillère territoriale (droite) de 2004 à 2012. Elle est condamnée à 3 ans d'inégibilité en 2012.

GUERRINI Filippu: (né en 1952)
Originaire de Ruspigliani. Musicien. Comédien. Metteur en scène. Meneur de troupe de la compagnie fiumorbaise I Stroncheghjetta (créée en 1995). Ecrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire Bonanova. Il joue dans L'Enquête corse (2003).

GUERRINI Simon:
Musicien. Compositeur (musique électronique). Disc-jockey. Technicien à RCFM en 1999. Réalisateur de l'album Electrad, en 2009.

GUERRINI Simone: (née en 1945)
Maire d'Urbalaconu. Conseillère territoriale (droite) de 1998 à 2004 (conseillère exécutive).

GUERRINI-GRAZIANI Jean: (né en 1920)
Originaire de Rapale. Ecrivain autodidacte. Historien. Auteur de Destinée corse... De la brimade à la désertion, paru en 1976, de De l'Intelligence des Corses et Réflexion sur l'Autonomie, d'Alexis Tocqueville à Alain Peyrefitte, parus en 1977, de Les Corses et la Politique, en 1979, de Gênes et la Corse, ou les aléas de l'Histoire, paru en 1984... Médaille d'or de la Ville de Paris. Prix Montaigne. Prix régional en 1979 du XIème Salon de la Fondation Michel-Ange. Prix de la Fondation Paul Ricard. Médaille d'honneur de l'Academia Corsa de Nizza, pour l'ensemble de son oeuvre, en 2000.

GUESDON de ROURET ?: (dix-huitième siècle)
Officier de marine français. En Juin 1769, il sert sur Le Singe comme enseigne, en rade de Porti Vechju. Les Français reçoivent et acceptent la reddition des habitants de la ville. Il est envoyé à terre avec 80 hommes, pour prendre possession de la place.

GUEYMARD ?: (dix-neuvième siècle)
Ingénieur des Mines. En 1820, il est envoyé en Corse par le gouvernement. En 1826, il publie son Voyage géologique et minéralogique en Corse.

GUFFO Battista: (seizième siècle)
Génois. En 1593, il est le lieutenant du gouverneur Nicolo Fieschi.

GUGLIELMACCI Jean-Toussaint: (né en 1947)
Agent de voyage. Conseiller général (divers droite) du canton de Calvi de 2001 à 2015. Premier adjoint au maire de Calvi depuis 2004. Président de la Délégation Balagne de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Haute-Corse. Président de l'Aéroport Calvi Sainte-Catherine. Conseiller départemental (sans étiquette) du nouveau canton de Calvi depuis 2015

GUGLIELMACCI Pancrace: (né en 1943)
Premier adjoint au maire (divers droite) de Calvi, jusqu'en 2004, puis maire de Calvi de 2004 à 2010. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

GUGLIELMI Catherine:
Ecrivain. Poète de langue française. Auteur de Préludes, en 1957. Présidente fondatrice de la manifestation de la Biennale Azuréenne de Cannes.

GUGLIELMI Claudiu:
Poète et écrivain en langue corse. Il collabore à la revue littéraire Bonanova.

GUGLIELMI Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Poghju di Venacu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GUGLIELMI Guglielmu: (1644-1728)
Né à E Piazzole d'Orezza. Ecclésiastique. Poète. Un des premiers poètes à écrire en langue corse. Curé d'Orezza. Auteur de Malannata del 1702, de Poesie Scelte et des Terzine Corse, publiés en 1843.

GUGLIELMI Joseph: (1930-2012)
Originaire de Felce. Président du Tribunal de Commerce de Bastia. Maire (divers droite) de Felce de 1989 à 2012.

GUGLIELMI Philippe: (né en 1951)
Né à Antibes (Alpes-Maritimes). Originaire de San Lurenzu (hameau de Forci) et Santa Riparata di Moriani. Officier d'Infanterie (Lieutenant-colonel). Consultant. Franc-maçon. Vénérable de la loge Fraternité Pasquale Paoli, à Paris. Grand Maître du Grand Orient de France de 1997 à 1999. Secrétaire de la fédération du Parti Socialiste de Seine-Saint-Denis. Député suppléant de Seine-Saint-Denis. Premier adjoint au maire de Romainville. Il entre au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) en 2015. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

GUGLIELMI Santu: (1871-?)
Né à Corti. Installé à Paris. Poète. Auteur compositeur de chansons (U Ritornu, Corse Ile d'Amour, Napoléon l'Unique...).

GUGLIELMI Suzette (Mme DELAVANNE): (vingtième siècle)
Originaire de Quasquara. Artiste peintre (paysages). Elle fait des envois au Salon des Artistes Français de 1945, 1946 et 1947, de natures mortes, nus et paysages.

GUGLIELMO: (septième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 639.

GUGLIELMO: (douzième siècle)
Fils d'Adalbert. Marquis de Massa. En 1116, avec son frère Ugo, ils offrent à Placidus, abbé du monastère de La Gorgona, deux vignobles et d'autres terrains.

GUGLIELMO (GUILLELMUS): (douzième siècle)
Evêque de Mariana. En 1123, il assiste au Concile de Latran.

GUGLIELMO: (douzième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1118 à 1124. En 1124, il donne au monastère de La Gorgona, l'église de San Tomasu de Marinca, située près de l'église paroissiale de Santa Maria di Canari.

GUGLIELMO: (douzième siècle)
Nommé gouverneur de la Corse pour le compte de Pise, jusqu'en 1174.

GUGLIELMO: (douzième siècle)
Nommé gouverneur de la Corse pour le compte de Pise, de 1191 à 1214.

GUGLIELMO (VUILLIELMUS): (treizième siècle)
Evêque de Sagone en 1239.

GUGLIELMO: (quatorzième siècle)
Evêque d'Aleria en 1309.

GUGLIELMU: (seizième siècle)
Ecclésiastique de Sartè. En 1566, il monte une machination avec les Génois, pour faire assassiner Sampieru Corsu par Ercole d'Istria, en promettant à celui-ci, le fief d'Alfonsu d'Ornanu.

GUGLIELMU (Maestru): (treizième siècle)
En 1238, on trouve les premières traces de la médecine officielle en Corse, dans son testament, à Bunifaziu.

GUGLIELMU: (dix-huitième siècle)
De Spiluncatu. Ecclésiastique. Provincial des Capucins. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

GUGNARDO Lovisu: (dix-septième siècle)
En 1669, il fait, avec sa famille, une requête pour ne pas être obligé, par le gouverneur, de faire la paix avec des adversaires qui la demandent avec menaces.

GUIBERT (de) Jacques Antoine Hippolyte: (1743-1790)
Comte. Militaire français. Major général de l'armée commandée par le comte de Vaux en Corse en 1768. En 1769, il est nommé colonel commandant la Légion Corse, qui sera dissoute en 1775. Auteur de Ponte Nuovo, opérations militaires de la réduction de la Corse du 1er au 25 Mai 1769, de Essai de tactique générale, en 1772 et de Défense du système de guerre moderne en 1778.

GUIBERT Joseph: (1802-1886)
Ecclésiastique. Archevêque de Paris. En 1835, il fonde et dirige le grand séminaire d'Aiacciu. Il contribue à l'ouverture de la maison des Oblats de Marie-Immaculée, à Vicu. Cardinal en 1873. Officier de la Légion d'Honneur.

GUICHARD Joseph Alexandre: (1830-1977)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages). Graveur. Auteur de la gravure Le départ du yacht L'Aigle (Départ pour la Corse du yacht impérial L'Aigle).

GUICHARD Laure: (vingtième siècle)
Née à Angoulême (Charente-Maritime). Artiste peintre (paysages). Elle adresse au Salon des Artistes Français de 1924 une aquarelle intitulée Ajaccio, et au Salon des Artistes Indépendants de la même année, En Corse.

GUIDA Jacques:
Commissaire de police. Directeur du Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) d'Aiacciu de 1988 à 1991.

GUIDERDONI Deziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Livesi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GUIDI Antoniu (ou Ghjuliu) dit U Duttore di a Grande Memoria: (1560-1590)
Calvais. Annaliste, auteur d'ouvrages sur l'histoire de Calvi.

GUIDICCI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Santa Lucia di Mercuriu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GUIDICCIONI Alessandro: (?-1557)
Evêque d'Aiacciu de 1540 à 1548.

GUIDICCIONI Cristoforo: (1536-1582)
Né à Lucques. Ecclésiastique. Latiniste. Helléniste. Evêque d'Aiacciu de 1579 à 1582, succédant à Giovan Battista Bernardi, démissionnaire. En 1581, un différent l'oppose à l'évêque de Sagone, Cesare Contardi. Il meurt en 1582.

GUIDICELLI François-Marie: (1894-1915)
Né à Santa Riparata di Balagna. Pêcheur. Soldat au 140ème Régiment d'Infanterie (140RI) durant la Première Guerre Mondiale. Blessé et choqué (obusite), il est jugé et condamné à mort par un conseil de guerre spécial, pour abandon de poste en présence de l'ennemi, et est fusillé à Caix (Somme), en 1915. Il fait partie des 6 soldats corses fusillés durant la Grande Guerre. Son corps est inhumé à Santa Riparata di Balagna en 2012. Une démarche de réhabilitation officielle est en cours. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Santa Riparata di Balagna.

GUIDICELLI Guidicellu: (1749-?)
Du Nebbiu. Le 17 Juin 1774, il est condamné à Bastia, à 3 ans de prison. En Août 1774, il est envoyé aux galères du port de Toulon. Il est libéré le 17 Juin 1777.

GUIDICELLI Lauda: (née en 1986)
Née à Bastia. Fille de Pierre-Jean. Psychologue clinicienne. Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015 (secrétaire de l'Assemblée Territoriale).

GUIDICELLI Maria: (née en 1961)
Née à Aiacciu. Assistante sociale. Conseillère municipale en 1995, puis première adjointe, en 2001 de I Peri. Vice-présidente de la Communauté d'agglomérations du Pays Ajaccien (CAPA) de 2001 à 2008. Elue conseillère territoriale (liste communiste) depuis 2004. Conseillère municipale d'Aiacciu en 2008. Membre du Conseil Exécutif de l'Assemblée de Corse en 2010 (présidente de l'Agence d'Aménagement Durable, de Planification et d'Urbanisme de la Corse (AADPUC), présidente de l'Office Foncier de la Corse (OFC)) de 2010 à 2015. Réélue (dans l'opposition) en 2015.

GUIDICELLI Petru (Pierre-Jean): (?-1992)
Journaliste à RCFM. En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

GUIDO (ou GUILLAUME FRANCOIS): (?-928)
Fils aîné d'Albert II le Riche. Il est l'ancêtre de la branche dite des Marquis de Corse et Parodi, de Belgudè. En 917, à la mort de son père, il devient maître de la Corse (Tutor Corsicae). Il meurt en 928, son frère cadet Lambert lui succède.

GUIDO: (douzième siècle)
Gouverneur de la Corse pour le compte de Pise de 1174 à 1191.

GUIDO: (treizième siècle)
Evêque de Mariana de 1298 à 1328.

GUIDONE Antoniu: (dix-neuvième siècle)
Officier au service de Naples et de FERDINAND IV, Roi des Deux-Siciles en 1799.

GUIDONI ?: (dix-huitième siècle)
En Mars 1774, il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf.

GUIDONI Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Ascu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

GUIDONI Ghjuvan Camillu et Ghjuvanni: (morts en 1769)
De Poghju d'Oletta. Frères ou cousins. Ils sont accusés d'être parmi les membres de la Conspiration d'Oletta en Février 1769, et sont condamnés à mort par les Français en Juillet. Ils sont roués vifs, sur la place de l'église d'Oletta, en Septembre.

GUIDONI Guillaume: (né en 1980)
Originaire d'Ascu. Polytechnicien. Ancien élève de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Economiste, spécialiste des marchés financiers et de l'analyse économique dans les pays émergents. En 2008, il crée et anime un site web consacré à l'économie de la Corse ou l'on trouve données et surtout analyses sur la conjoncture comme sur le moyen et long terme.

GUIDONI Jean: (né en 1952)
Originaire de Lucciana. Né à Toulon. Chanteur de variétés. Prix de l'Académie Charles-Cros en 1981 et en 1987. Tête d'affiche de l'Olympia en 1983 et du Cirque d'Hiver en 1985. Il publie, en 2003, un roman autobiographique Chanter n'est pas jouer. En 2004-2005, il remplit quatre salles parisiennes: le Café de la Danse, L'Européen (ex-Théâtre en Rond), l'Élysée Montmartre et le Vingtième Théâtre. En 2008, il travaille à un projet autour de l'œuvre de Jacques Prévert.

GUIDONI Michel: (né en 1956)
Originaire de L'Isula. Né à Alger. Humoriste. Chanteur. Imitateur. Chansonnier. Il connaît un grand succès avec l'imitation du Président de la République Nicolas Sarkozy (2007-2012).

GUIDONI Noël: (1893-1965)
Né à Ascu. Militaire. Lieutenant-colonel d'Infanterie. Ancien combattant 14-18 et 39-45. Il participe aux combats de la libération de la Corse, en 1943, aux côtés des Francs Tireurs et Partisans (FTP) corses. Plusieurs fois cité à l'Ordre de l'Armée. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18. Croix de Guerre des TOE. Officier de l'Ordre du Ouissam Alaouite. Médaille des Evadés. Croix des Combattants. Médaille Coloniale. Médaille Interalliée. Médaille Commémorative. Croix de Guerre 39-45 avec étoile vermeil.

GUIDONI Pierre: (né en 1959)
De Calinzana. Homme politique (divers gauche). Conseiller municipal (en 1989), adjoint (en 1998), puis maire (depuis 2001) de Calinzana. Président de la Communauté de Communes de Balagna de 2005 à 2008. Conseiller général du canton de Calinzana de 2008 à 2015.

GUIDONI-BIANCONI Martinu: (1755-1835)
Né à Calinzana. Ecclésiastique. Professeur d'anatomie et de clinique médicale. Médecin à l'archi gymnase de Rome. Archiatre du pape Pie VI. Médecin du Roi d'Angleterre Jacques III. Conseiller de Napoléon 1er. Il rentre en Corse en 1805. Il décède à Calinzana en 1835.

GUIDUCCI Ghjuvan Carlu: (?-1774)
De Santa Lucia di Talcini. En Décembre 1762, il est nommé officier de compagnie d'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Janvier 1769, à la tête de 600 Naziunali, il attaque Barbaghju, qu'il prend avec Teghjime. Après la défaite de Ponte Novu, il part en exil avec tous les vaincus de la révolution corse de Pasquale Paoli. En Août 1774, il revient en Corse, où il va provoquer de nouveaux troubles. Le comte de Marbeuf réagit très vigoureusement, et il décide de faire pendre tous ceux, hommes et femmes, qui seront soupçonnés d'avoir été ses complices dans le Boziu. Le village de Poghju Marinacciu est brûlé, et sa maison rasée. Il est arrêté, avec ses amis Paulu Cappellini et u duttore Andreani, de l'Ampugnani. Ils sont déportés à Toulon, où ils mourront, peu après.

GUIGNARD Alexandre Gaston: (1848-1922)
Né à Bordeaux (Gironde). Artiste peintre (paysages, animaux). Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1910 deux peintures intitulées Fond du golfe de Saint-Florent (Corse) et Lever de lune (étang de Biguglia, Corse), à celui de 1911, Coucher de soleil, col de Teghime (Corse), et, enfin, à celui de 1922, Coup d'orage (côtes de Bonifacio). Au Salon des Artistes Orientalistes Algériens de 1911, il expose une oeuvre intitulée L'Etang de Biguglia (Corse).

GUIGNON-MORETTI Anne-Marie: (1887-1959)
Originaire de Lumiu. Artiste peintre. Sculpteur. Peintre Officiel aux Armées (POA) catégorie sculpteur depuis 1994.

GUIGON Alfred: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

GUILHEMON Pierre Octave, alias Ambreuil: (1904-1989)
Né à Ghisoni. Résistant. Il participe, dans le cadre du réseau Brandy, à la récupération de plus de 4 000 prisonniers évadés, qui seront conduit jusqu'à la frontière espagnole. Chevalier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 1939-1945. King's Medal for Courage (GB).

GUILLAUME: (douzième siècle)
Evêque du Nebbiu en 1144. Il offre au monastère de La Gorgona l'église de San Cerbone de Valanetu, à Poghju d'Oletta, avec ses appartenances contre une redevance annuelle de six deniers; il concède en outre la dîme de Santa Maria di l'Assunzione et de San Fiurenzu di Nebbiu, l'église de San Niculaiu di U Salge, avec ses dîmes, ses appartenances et les pâturages d'Olsu et d'Atthà; il confirme au couvent de La Gorgona la possession de l'église de San Fruttuosu de Vallecalle et il vend à l'abbé Johannes deux terrains près de l'évêché du Nebbiu (Pastinatu et Fiuminale). Il concède en outre la dîme de Santa Maria di l'Assunzione et de San Fiurenzu, églises du Nebbiu, l'église de San Niculaiu di U Salge, avec ses dîmes, ses appartenances et les pâturages d'Olsu et d'Atthà; il confirme au couvent de La Gorgona la possession de l'église de San Fruttuosu di Vallecalle et il vend à l'abbé Johannes deux terrains près de l'évêché du Nebbiu (Pastinatu et Fiuminale).

GUILLAUME Georges: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1934 une peinture intitulée Le beau voyage (Piana, Corse).

GUILLAUMIN Michel:
Receleur présumé d'explosifs et d'armes au profit du FLNC. Il est arrêté en 1983.

GUILLOUX Albert-Gaston: (1871-1952)
Né à Rouen. Artiste peintre. Sculpteur. Auteur de la statue La Pleureuse (qui représente Eve retrouvant le corps d'Abel), attribuée par le Ministre des Beaux-Arts à la commune de Piana en 1923, et destinée au Monuments aux Morts de la commune. Jugée trop choquante par les habitants, elle sera placée dans le square près de la mairie.

GUINDET Albert: (1880-1973)
Né à Saintes (Charente-Maritime). Artiste peintre (orientaliste). Il séjourne en Corse. Il adresse au Salon des Artistes Indépendants de 1925 des oeuvres peintes en Corse et participe la même année à l'Exposition des Peintres Corses à Paris. Il se spécialise dans l'étude de la colonie grecque de Carghjese.

GUINDON Jean: (1883-1976)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages, marines, natures mortes). Il peint la Corse, la Balagna et Calvi en particulier.

GUISE (de) François: (1534-1563)
Frère du Duc de Guise. Grand Prieur de l'Ordre de Malte. Général des Galères. En 1557, il fait escale à San Fiurenzu. En 1558, il est à Aiacciu avec seize galères; pendant deux mois il va ravitailler San Fiurenzu. Il essaie de convaincre, en vain, l'amiral turc Piali Pacha, de s'allier avec lui pour chasser les Génois de Corse. Il attaque et prend, avec onze galères, le fort d'Ischia Nova, dans l'étang de Biguglia, tenu par les Génois.

GUISEPPI Jacques félix: (1747-1785)
Né à Soriu. En 1884, à Bastia, il est condamné à 3 ans de Galères. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1785.

GUISEPPI Julie:
Originaire de Figari. Juriste. Militante nationaliste (Corsica Libera). Elue conseillère territoriale en 2015.

GUISEPPI Phil:
Originaire de San Fiurenzu. Musicien (guitare). Auteur. Compositeur. Interprète.
Voir le site de Phil GUISEPPI.

GUISSANI Armelle:
Artiste peintre du courant art singulier, elle crée, en Corse, un monde onirique. Son style défini comme naïf, est basé sur des techniques simples comme le collage, les empreintes et des astuces et bricolages en tous genres.

GUITERA Vincente: (dix-huitième siècle)
En Mars 1790, il est officier municipal d'Aiacciu. En Mai 1791, il est élu maire de la ville (jusqu'en 1797). En Juillet 1793, il est mis en accusation par la Convention qui déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti (qui avait déclaré Nabuliu Buonaparte traitre à la Patrie).

GUSTAVINU: Voir MORESCO Lazzaru.

GUYOMARD de PREAUDET Richard: (1902-1943)
Né à Paris. Militaire. En 1943, il est adjudant-chef au Bataillon de Choc qui participe à la libération de la Corse. Il est tué lors d'un affrontement avec les Allemands à Morta Maggiore, près de Patrimoniu. C'est l'un des premiers soldat français tué pour la libération de la Corse. Une Plaque Commémorative est apposée en sa mémoire à Patrimoniu.

GUYOT (Père et fils): (dix-huitième siècle)
Membres honoraires et membres français du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

GUYOT Albert:
Pilote automobile. Vainqueur du premier Circuit International de Corse en 1921.

GUYOT Hervé:
Entomologiste chargé de missions à l'OPIE (Office Pour les Insectes et leur Environnement). Spécialiste de l'entomofaune corse qu'il a très régulièrement prospectée et étudiée sous différents aspects. Spécialiste de la biologie des populations et de l'éco-éthologie, il est l'auteur de nombreux articles dans la revue Insectes qu'il anime à l'OPIE. Membre du conseil scientifique de la revue Stantari.