Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(1328 personnages)


BABBA: (seizième siècle)
Chef turc. En 1564 (ou 1584), guidé par un prisonnier, il débarque sur la plage du Liamone avec huit galiotes et cent cinquante pirates. Il est repoussé par les Corses à Albresciani.

BABBUZZIU (U): Voir ALFONSI Tumasgiu Maria.

BABIAUD Laurence:
Musicienne (alto). Membre du Quatuor et Trio Elixir, fondé en 1999.

BABILANI Joseph Michel dit Camuglinu: (1760-1811)
Né à Santu Petru di Tenda. Laboureur. En 1806, à Bastia, il est condamné à 24 ans de Travaux Forcés, pour vol par effraction avec armes. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1811.

BACARA Bruno: Voir OLIVIERI Philippe.

BACARD Raoul:
Né à Nogent-sur-Marne. Artiste peintre. En 1932, il adresse au Salon des Indépendants une peinture intitulée L'église de Nessa (Corse).

BACCI Julien: (1924-2011)
Originaire de Balogna. Ancien combattant 39-15. Adjudant-chef. Il est fait prisonnier à Diên Biên Phu (Viêt-Nam) en 1954. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille militaire.

BACCIALERI Ghjuvanni (ou Ghjuseppe) Maria: (quinzième siècle)
De Ville di Parasu. En 1454, il reçoit une reconnaissance de noblesse, de la part de l'Ufficio di San Giorgio. Il est à l'origine de la famille Baccialeri de Ville di Parasu.

BACCIGALUPPO ?: (?-1755)
Génois. Lieutenant du gouverneur Giovanni Giacomo Grimaldi. En Décembre 1755, il meurt dans un combat à Oletta.

BACELLI ?: (vingtième siècle)
De Lama. Ecclésiastique. Missionnaire de Notre-Dame de la Salette. Provincial de la Congrégation au Brésil.

BACH Pierre: (1906-1971)
Né à Toul (Meurthe-et-Moselle). Artiste peintre (paysagiste). Il s'installe à Bastia en 1929. Il expose, au Salon des Artistes Indépendants, Piana (Corse) et Monticelli (Corse), en 1930, Montagne d'Asco (Corse) et Marais d'Erbalunga (Corse), en 1931, deux paysages corses, en 1932, et Calvi et Montemagiorre, en 1933. Il effectue une exposition à la Galerie Bassoul, à Aiacciu, en 1949.

BACHELLI Jean-Nicolas: (1964-1995)
Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista et du FLNC-Canal Historique. En 1995, il est assassiné près d'Aiacciu.

BACHJOLU: Voir ORNANO (d') Ghjuvan Battista.

BACIADONE Giovanni Antonio: (seizième siècle)
Génois. En 1570, il est nommé gouverneur de la Corse, en remplacement de Giorgio Doria. Il est presque aussitôt remplacé par Benedetto Canevaro Fieschi.

BACIOCCHI Ampeliu: (1527-1591)
Notable ajaccien. Fils de Tommaso (Masino). Au service de la République de Gênes.

BACIOCCHI Anton Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Notable ajaccien. Fils de Dumenicu. Anzianu d'Aiacciu en 1640. Autorisé, en 1641, à exporter de l'huile de Balagna.

BACIOCCHI Antone Maria: (dix-septième siècle)
Fils de Ghjuvan Battista. Ecclésiastique. Curé doyen de Sarté jusqu'en 1640. Protonotaire apostolique. Docteur en Droit. Vicaire général de l'évêché d'Aiacciu en 1650. Vicaire général dans les Abruzzes.

BACIOCCHI Antoniu: (1614-1652)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuvan Andria. Alfiere. Membre de la Cour Primaire d'Aiacciu. Reconnu Nobile par la République de Gênes en 1646.

BACIOCCHI Battista: (décédé avant 1599)
Notable ajaccien. Fils de Tommaso (Masino). Au service de la République de Gênes.

BACIOCCHI (de) Camille Armand Félix Napoléon: (1870-1930)
Né à Alençon (Orne). Originaire d' Aiacciu. Fils de Jules Etienne. Comte de Baciocchi. Chef d'escadron. Lieutenant-colonel. Officier de la Légion d'honneur.

BACIOCCHI Camille Joseph: (1838-1868)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Camillu. Vicomte de Baciocchi. Spahi en Cochinchine en 1861. Sous-lieutenant de Lanciers en 1865. Il meurt à l'hôpital thermal de Guagnu en 1868.

BACIOCCHI Charles André: (1836-1869)
Né à Aiacciu. Fils de Mariu Ghjuseppe Felice. Comte de Baciocchi.

BACIOCCHI Dumenicu: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585. Fils de Guerrinu. Conseiller d'Aiacciu en 1594.

BACIOCCHI Elisa Napoleona: (1806-1869)
Née à Lucques. Fille d'Elisa Buonaparte et de Félice Pasquale Baciocchi. Epouse du comte vénitien Filippo Camerata Passionei di Mazzoleni. Elle plaide la cause de son cousin, le Duc de Reichstadt (L'Aiglon). A la mort de de dernier, elle s'installe dans le Frioul. En 1856, elle se retire en Bretagne, près de Vannes, où elle décède en 1869.

BACIOCCHI Ercole: (1573-avant 1617)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuvan Battista. Un des trois Raccoltatori delle taglie d'Aiacciu en 1608. Capitaine au service du Roi de Naples. Anzianu d'Aiacciu. Membre de la Cour Primaire d'Aiacciu.

BACIOCCHI Felice: (dix-septième siècle)
Fils naturel de Lurenzu. Lieutenant-colonel au service de l'empereur Charles IV d'Autriche. Il meurt en Sicile.

BACIOCCHI Felice Andria: (1805-?)
Né à Aiacciu. Fils de Ignaziu Luigi Maria. Marquis de Baciocchi. Avocat à la Cour Royale Corse. Propriétaire à Bastia.

BACIOCCHI Felice Pasquale: (1762-1841)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu Maria. Cadet au Royal-Corse dès 1778. En Mai 1797, il épouse Elisa Buonaparte. Il est nommé commandant de la place d'Aiacciu. En Février 1799, il est nommé général en chef du corps expéditionnaire de Sardaigne. En Janvier 1800, il est chargé de lever en Corse six bataillons et de les concentrer à Bastia et Aiacciu pour une nouvelle opération en Sardaigne. En 1804, il est sénateur, puis général de brigade. En 1805, Napoléon 1er, par simple décret impérial, le nomme Prince de Piombino et de Lucques, et il devient commandant de milice des 5 Bataillons de Chasseurs Corses (i Pinzuti), à Livourne. Prince de Massa-Carrara en 1806. Général de division en 1809. En 1830, il est nommé colonel de la Garde Nationale de 17 compagnies d'Aiacciu. Grand'Croix de la Légion d'Honneur. Il décède à Bologne, en 1841.

BACIOCCHI Francescu: (1616-?)
Fils de Ghjuvan Andria. Ecclésiastique. Prêtre. Jésuite. Docteur en Droit canon. Vicaire apostolique d'Aleria. Vicaire du Saint-Siège à la tête du diocèse d'Aiacciu de 1648 à 1653. Ecuyer du cardinal Fabio Chigi. Décoré de la Noblesse romaine en 1670. Fondateur de l'abbatiat de Notre-Dame de Loreto en 1680.

BACIOCCHI Francescu: (1628-?)
Notable ajaccien. Fils de Anton Ghjuvanni. Notaire à Macerata. Auditeur du cardinal de Macerata.

BACIOCCHI Francescu: (1675-1751)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuvan Battista. Oratore et Anzianu d'Aiacciu.

BACIOCCHI Francescu Maria: (1716-1779)
Notable ajaccien. Petit-fils de Ghjuseppe-Antoniu. Qualifié de Magnifico. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771.

BACIOCCHI François Eugène Napoléon: (1832-1851)
Né à Aiacciu. Fils de Mariu Ghjuseppe Felice.

BACIOCCHI Frédéric Napoléon: (1814-1830)
Fils d'Elisa Buonaparte et de Félice Pasquale Baciocchi.

BACIOCCHI Fulgenziu: (dix-septième siècle)
Notable ajaccien. Fils d'Ercole. Qualifié de Magnifico.

BACIOCCHI Gerolamu: (seizième siècle)
Notable ajaccien. Fils de Tommaso (Masino). Au service de la République de Gênes.

BACIOCCHI Ghjuliu: (décédé avant 1618)
Notable ajaccien. Fils de Gerolamu. Au service de la République de Gênes.

BACIOCCHI Ghjuliu: (avant 1629-?)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuliu. Capitaine. Il épouse une Colonna d'Ornano en 1658.

BACIOCCHI Ghjuliu Benedettu: (1710-1776)
Fils de Ghjuvan Battista. Lieutenant à la compagnie de chevau-légers de Vaumade.

BACIOCCHI Ghjuliu Francescu: (dix-huitième siècle)
Patron de marine d'Aiacciu. En Février 1767, lors du débarquement des Naziunali, il est à Capraia pour vendre sa marchandise. Il racontera le débarquement des Corses sur l'île.

BACIOCCHI Ghjuliu Francescu: (1743-1812)
Fils de Nicolu. Ecclésiastique. Prêtre. Chapelain de la Madonna di Loreto en 1782.

BACIOCCHI Ghjuliu Stefanu: (1740-1818)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuvanni Andria. Notable Ajaccien

BACIOCCHI Ghjuseppe Antoniu: (1668-1741)
Fils de Ghjuvan Battista. Qualifié de Magnifico. Anzianu d'Aiacciu en 1720. En 1726, il commande les tours de Portu Pollu et de Capu di Muru.

BACIOCCHI Ghjuseppe Antoniu: (1746-1794)
Fils de Ghjuliu Stefanu. Qualifié de Magnifico. Il est le fondateur de la famille de Baciocchi Adorno d'Aiacciu.

BACIOCCHI Ghjuseppu Camillu: (1782-1864)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuliu Stefanu. Comte de Baciocchi. Capitaine et inspecteur des Bois et Forêts au service du Prince de Lucques et de Piombino en 1808. Chef de bataillon et commandant la place d'Aiacciu en 1833. Colonel en 1844. Messager d'Etat, attaché au Sénat, en 1852. Officier de la Légion d'Honneur.

BACIOCCHI Ghjuseppu Maria: (1745-1837)
D'Aiacciu. Colonel. Auteur d'un pamphlet assez venimeux contre Ghjacintu Paoli.

BACIOCCHI Ghjuvan Andria: (?-1621)
Notable ajaccien. Fils de Nicolu. Qualifié de Magnifico. Capitaine au service de Gênes. Anzianu d'Aiacciu en 1606 et 1617.

BACIOCCHI Ghjuvan Battista: (?-après 1599)
Fils de Martinu. Oratore d'Aiacciu en 1573.

BACIOCCHI Ghjuvan Battista: (1642-après 1693)
Fils d'Antoniu. Capitaine au service de Gênes. Il combat contre le Duc de Savoie en 1678.

BACIOCCHI Ghjuvan Battista: (1649-après 1725)
Fils d'Ignaziu. Qualifié de Spettabile et de Dottor.

BACIOCCHI Ghjuvan Battista: (1679-1753)
Fils de Ghjuliu. Capitaine. Major de la place de Gênes en 1741. Colonel à Savone, puis à Gavi, en 1746.

BACIOCCHI Ghjuvan Battista: (1736-1813)
Fils de Nicolu. Représentant de la noblesse à Aiacciu aux élections de 1773. Nobile Dodeci à l'Assemblée des Etats de Corse tenue en 1775. Commissaire de l'Assemblée Royale de Mezana en 1776.

BACIOCCHI Ghjuvan Maria: (?-1652)
D'Aiacciu. Fils de Guerrinu. Qualifié de Messer, en 1617. Alfiere en 1618. Capitaine au service de la République de Gênes. Gouverneur de la ville de Pigna.

BACIOCCHI Ghjuvan Tomasu: (décédé avant 1634)
D'Aiacciu. Fils de Mighele. Capitaine. Qualifié de Messer, en 1617.

BACIOCCHI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. En Janvier 1796, il est élu Cunsiglieru d'Aiacciu.

BACIOCCHI Ghjuvanni Andria: (1699-1756)
Fils de Ghjuseppe Antoniu. Anzianu d'Aiacciu en 1735, 1736 et de 1739 à 1741. Chargé de la police de la ville d'Aiacciu par la République de Gênes.

BACIOCCHI Ghjuvanni Andria: (1771-1834)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuliu Stefanu. Qualifié de Nobile Patrizio Genovese e Corso. Naturalisé Toscan en 1816.

BACIOCCHI Guerrinu: (décédé avant 1617)
D'Aiacciu. Fils de Battista. Qualifié de Messer. Anzianu d'Aiacciu. Membre de la Cour Primaire d'Aiacciu en 1601.

BACIOCCHI Ignaziu: (dix-septième siècle)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuvan Battista. Nobile. Anzianu d'Aiacciu.

BACIOCCHI Ignaziu Luigi Maria: (1765-après 1833)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuliu Stefanu. Marquis de Baciocchi. Notable ajaccien. Ecclésiastique délié de ses vœux et réduit à l'état laïc en 1802.

BACIOCCHI Ippolitu Gasparu Ghjuvan-Battista: (1751-1788)
Fils de Ghjuliu Benedettu. Colonel. Reconnu noble par un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1780.

BACIOCCHI Jules Etienne: (1835-1879)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Camillu. Comte de Baciocchi. Secrétaire de la princesse Elisa Napoleona BACIOCCHI, la fille d'Elisa Buonaparte et de Félice Pasquale Baciocchi, en Bretagne. Il décède à Saint-Brieuc, en 1879.

BACIOCCHI Lazaru: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585. Fils de Tomasu.

BACIOCCHI Lurenzu: (?-1635)
Notable ajaccien. Fils de Ghjuliu. Qualifié de Messer en 1628.

BACIOCCHI Marie-Baptiste: (1807-1884)
Fils de Ghjuseppu Antoniu. Baron de Baciocchi Adorno. Elève au Prytanée militaire de La Flèche en 1821.

BACIOCCHI Marie-Joseph: (1842-1925)
Fils de Marie-Baptiste. Baron de Baciocchi Adorno. Inspecteur des Forêts.

BACIOCCHI Mariu Ghjuseppe Felice (Comte Félix Baciocchi): (1803-1866)
Né à Aiacciu. Fils de Francescu Maria de Baciocchi-Adorno. Neveu de Felice Pasquale. Comte Baciocchi. Il fait ses études à Pise et à Aix-en-Provence. En 1831, il prend une part active au mouvement politique italien. Colonel de la garde impériale d'Aiacciu en 1848. Colonel d'état-major de la garde nationale de Paris. Officier d'ordonnance du Prince Louis Napoléon Bonaparte. Diplomate en Grèce puis dans l'Empire Ottoman en 1852. Premier chambellan de Napoléon III en 1853. Surintendant général des théâtres de l'Empire en 1863. Conseiller général d'Aiacciu en 1865. Il utilise une partie de sa fortune personnelle è faire effectuer d'importants travaux dans la ville d'Aiacciu. Grand officier de la Légion d'Honneur en 1865. Sénateur de l'Empire en 1866. Il décède à Paris en 1866.

BACIOCCHI Martinu: (?-après 1552)
Notable ajaccien. Fils de Tommaso (Masino). Au service de la République de Gênes.

BACIOCCHI Mighele: (décédé avant 1618)
D'Aiacciu. Fils de Battista. Anzianu d'Aiacciu en 1572.

BACIOCCHI Napoleone Carlo (Camerata Passionei di Mazzoleni) : (1826-1853)
Né à Ancône. Fils d'Elisa Napoleona Baciocchi et du comte vénitien Filippo Camerata Passionei di Mazzoleni. Maître de requêtes au Conseil d'Etat. Il met fin à ses jours par dépit amoureux en 1853.

BACIOCCHI Nicolu: (?-1627)
D'Aiacciu. Fils de Martinu. Alfiere. Capitaine au service de Gênes. En 1582, il repousse des galiotes turques débarquées à Campu di l'Oru.

BACIOCCHI Nicolu: (1697-1764)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppe Antoniu. Ecuyer. Capitaine au service de Gênes. Anzianu d'Aiacciu. En Octobre 1763, il est dans la confidence de l'action menée par les Massiera et quelques Naziunali, qui tentent de prendre la citadelle de la ville. Les soldats génois restent maîtres des lieux.

BACIOCCHI Petru Maria: (1763-1888)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuliu Stefanu. Qualifié de Magnifico. Officier au Régiment Royal Corse.

BACIOCCHI Tomasu: (dix-septième siècle)
Notable d'Aiacciu. Fils de Gerolamu. En 1606, il laisse à la fabrique des Mineurs Observantins de San Francescu, à Aiacciu, 1000 livres, et fait poser dans la sacristie une plaque de marbre, gravée à son acte.

BACIOCCHI Tommaso (Masino): (décédé avant 1575)
Génois. Il est le premier de la famille Baciocchi, de Gênes, à s'installer à Aiacciu, vers 1560. Il est le fondateur de la famille de Baciocchi d'Aiacciu.

BACIOCCHI-ADORNO (de) Claude Félix François-Antoine: (1806-1880)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuvan Andria Luigi. Notable ajaccien.

BACIOCCHI-ADORNO (de) Ernest-André: (1834-?)
Né à Aiacciu. Fils de Claude Félix François-Antoine. Secrétaire général de l'Empire. Conseiller général de la Corse. Sous-préfet de Die en 1861.

BACIOCCHI-ADORNO (de) Francescu Maria (BACIOCHJ Franceschinu): (1776-1861)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppe Antoniu. Consul général de Gênes en Corse en 1803. Colonel premier aide de camp du Prince de Lucques et de Piombino en 1806. Colonel des gardes nobles de la Grande Duchesse de Toscane en 1808. Commandeur de l'Ordre Royal de l'Union de Hollande. Autorisé, par ordonnance royale, à ajouter à son nom celui d'Adorno, et de s'appeler ainsi de Baciocchi Adorno, en 1817. Maire d'Aiacciu de 1817 à 1819. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BACIOCCHI-ADORNO (de) Ghjuseppu Antoniu: (1749-1836)
Né à Aiacciu. Fils de Nicolu Baciocchi. Créé baron héréditaire de Baciocchi Adorno en 1817. Sous-lieutenant au Régiment Royal Corse en 1763, lieutenant en 1768, capitaine en 1774, major en 1788 et lieutenant-colonel en 1791. Commandant d'armes de la Place d'Avignon. Sous-inspecteur aux revues en 1804. Inspecteur honoraire en 1816. Chevalier de Saint-Louis. Officier de la Légion d'Honneur. Il décède, en 1836, à Avignon.

BACIOCCHI-ADORNO (de) Ghjuvan Andria Luigi: (1757-1834)
Né à Aiacciu. Fils de Nicolu Baciocchi. Adjoint au maire d'Aiacciu en 1815. Juge suppléant au Tribunal d'Instance d'Aiacciu. Conseiller à la Préfecture de Corse.

BACIOCCHI-ADORNO Jean-Baptiste dit Tito: (1894-1952)
Né à L'Isula. Officier aux Tirailleurs Algériens.

BACKELANDT François: (vingtième siècle)
Comédien. Metteur en scène.

BACON Henry: (1839-1912)
Né à Haverhill (Massachusetts). Artiste peintre. Il effectue un voyage en Corse, en 1889. Il y peint Ajaccio (Corse), The young corsica girl et Ajaccio (Corse) a view to the sea (1989) et Un bandit corse (exposé en 1890).

BADUILA: Voir TOTILA.

BAECK Elias: (1679-1747)
Peintre et graveur à Augsbourg. En 1730, il dessine une carte de la Corse.

BAFFICO Antoine: (1882-1958)
Né à Bastia. Artiste peintre. Décorateur. Bénéficiaire du Legs Sisco en 1912. Il effectue ses études à Rome jusqu'en 1919. Il se consacre ensuite essentiellement au métier de décorateur (nombreuses églises de Corse, théâtre municipal de Bastia, particuliers...).

BAFFICO-OLMICCIA Françoise:
Originaire de Cervioni. Artiste peintre.

BAFFIER François: (1743-1820)
Chevalier de l'Empire. Baron. Avocat au parlement de Paris. Conseiller au Conseil Supérieur de la Corse en 1780. Avocat général du Conseil Supérieur de la Corse de 1783 à 1791.

BAGGIOCO Niccolo: (seizième siècle)
Officier génois. En 1582, il chasse les de Porti Poddu, à Aiacciu.

BAGGIONI Jean: (né en 1939)
Né à Tocchisi. Homme politique. Professeur d'enseignement général. Poète. Conseiller technique et pédagogique de 1965 à 1970. Inspecteur régional de la Jeunesse et des Sports de 1970 à 1986. En 1958, il constitue, à Bastia, le Mouvement des Jeunes Gaullistes. Membre du RPR. Maire de E Ville di Petrabugna de 1965 à 2001, et de 2004 à 2014. Fondateur de l'association Ghjuventu Corsa, pour la sauvegarde du parler corse, en 1966. Il collabore, entre autre par des poèmes, à la revue U Muntese jusqu'en 1969. Conseiller général de San Martinu di Lota de 1973 à 1994. Président fondateur du Conseil Régional Olympique et Sportif de Corse en 1973. Conseiller régional de 1982 à 2004. Vice-président de l'Assemblée de Corse de 1986 à 1992. Inspecteur principal et conseiller auprès du Recteur de Corse de 1986 à 1992. Président du Conseil Exécutif de Corse de 1992 à 2004. Député européen de 1994 à 1999. Président du Groupement des Iles de la Méditerranée Occidentale Sardaigne, Corse et Baléares (IMEDOC), en 1995. Président de la Commission des Iles de la Conférence des Régions Périphériques et Maritimes de l'Union Européenne (CRPM), de 1999 à 2003. Inspecteur général de la Jeunesse et des Sports en 2004. Conseiller général honoraire de Haute-Corse depuis 2005. Membre du Conseil Economique et Social depuis 2005. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille d'argent de la Jeunesse et des Sports. Officier des Palmes Académiques. Officier de l'Ordre National du Mérite. Médaille du Mérite et de la Solidarité de la République Italienne (2006).

BAGLIONI Ghjuvan-Battista: (seizième siècle)
Originaire Calvi. Petit-fils de Petru. Il garde le surnom de son grand-père, Liberta. Militaire. Il s'illustre en Calabre, en Sicile, à Venise... En 1495, à Marseille, il bat les galères espagnoles devant le Château d'If. Il s'installe à Marseille en 1541, et est naturalisé Français. Il francise son nom qui devient Bayon de Libertat, puis Libertat.

BAGLIONI Matteu: (dix-septième siècle)
Originaire de Calvi. Intendant des armées pontificales en 1680.

BAGLIONI Petru, dit Liberta: (quinzième siècle)
Né à Calvi. En 1421, dès l'annonce de la levée du siège de Bunifaziu par les Aragonais, il prend la tête des habitants de Calvi qui se soulèvent, et en chassent la garnison catalane de Juan de Linan, mise en place par le Roi d'Aragon Alphonse V en 1420. Grâce à lui, la cité de Calvi retourne une nouvelle fois à la République de Gênes, et sa devise redevient, après 1356, Civitas Calvi Semper Fidelis.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (famille): (douzième siècle)
Famille originaire de Borgu. Elle contrôle la région de Biguglia et la zone délimitée par le Golu, la mer, la crique de Lavasina et la chaîne de montagnes de Stella. Très liée avec la République de Pise, la famille s'allie à la République de Gênes en 1289.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (di) ?: (dix-huitième siècle)
Nobile d'Algaiola, (un des I Quattru di Algaiola). En Avril 1758 à Curbara, il rencontre Pasquale Paoli qui lui demande l'utilisation du port d'Algaiola. Craignant les représailles génoises, il n'accède pas à cette demande.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (di) Alberto: (treizième siècle)
Seigneur de Bagnara, et des régions de Mariana, du Nebbiu et du Golu. En 1248, il renouvelle l'allégeance à la République de Pise faite par ses ancêtres, et il est confirmé dans ses titres et possessions par la République toscane. Vingt-quatre membres du lignage de Bagnara font de même.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (di) Francescone: (dix-septième siècle)
De Belgudè. En 1640, il épouse Maria Malaspina, fille du capitaine Antoniu Leonardu Malaspina. Ce mariage est à l'origine de la famille Belgodere de Bagnaja.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (di) Ranieri (treizième siècle)
Seigneur de Bagnara, fils de Raniero. En 1260, il confirme la donation faite par son père aux moines de La Gorgona en 1189. En 1388, sa famille offre aux Chartreux de La Gorgona une maison et un hôpital sis à Biguglia.

BAGNAIA, BAGNAJA ou BAGNARA (di) Raniero: (douzième siècle)
Seigneur de Bagnara, en 1189, il donne aux moines de La Gorgona, l'étang de Chjurlinu (Biguglia), le village de Piupeta (dans Valle d'Alisgiani), et deux églises: San Damianu del'Isula di Cerlinu et San Mighele di Tassignanu.

BAGNANINCHI Auguste:
Médecin. Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista.

BAGNANINCHI Ghjuseppu Maria: (dix-neuvième siècle)
Maire de Lucciana en 1835.

BAGNASCO Petru Francescu: (dix-septième siècle)
Notable Corse. Nobile Dodeci du Diquà en 1604.

BAGNERIS François (dix-neuvième siècle)
Maréchal de camp. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BAGNOLI Orsu (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Campitellu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BAGNOLI Pompeo: (?-1651)
Peintre et sculpteur italien originaire de Bologne. Installé à Aiacciu. En 1635, la population de Fuzzà lui commande une statue de la Vierge. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse de 1633 à 1651.

BAGUE Edouard: (?-1911)
Aviateur. Lieutenant. En 1911, il tente la première liaison aérienne Nice-Calvi. A la première tentative, son appareil s'écrase sur l'île de La Gorgona, au large de Livourne. Il essaie une deuxième fois, trois mois plus tard, mais il disparait en mer avec son appareil (un aéroplane Blériot).

BAIETTA Petru (Bajetta): (?-1825)
Originaire de Bastia. Ecclésiastique. Vicaire général. Curé de l'église Saint-Jean-Baptiste de Bastia, de 1791 à 1825. Auteur de Memoria per l'accaduto in quella Città l'anno 1791.

BAILLY ?: (dix-neuvième siècle)
Ingénieur. En 1883, il est chargé d'établir un rapport sur la situation des établissements pénitentiaires agricoles de l'Ile (Castellucciu, Casabianda et Coti Chjavari): la malaria continue à sévir et le taux de mortalité des détenus est inquiétant. De plus, en dépit de ses aménagements (plantations de céréales, vignes et agrumes), l'Etat est loin d'avoir amorti les dépenses qu'il a engagées.

BAINI (ou BAINA ou BAINO) Domenico: (dix-huitième siècle)
Architecte originaire de Côme. Ingénieur. Stucateur. Peintre décorateur. En 1720, il construit le campanile au crépi doré de La Porta d'Ampugnani. On retrouve de ses œuvres effectuées en Corse (église de Petricaghju) entre 1695 et 1732.

BAINI Matteo: (dix-huitième siècle)
Fils de Domenico. Peintre décorateur. Stucateur. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse (églises de Lumiu, de Ghisoni...) jusqu'en 1719.

BAIOCCA Matteu: Voir PIERAGGI Matteu.

BALATHIER (de) Antoine: (1734-1813)
Seigneur de Bragelonne. Officier français. Lieutenant du Roi, commandant de la place de Bastia en 1786. Chevalier de Saint Louis. Il épouse une corse, Maria de Franceschi.

BALATHIER de BRAGELONNE (de) Eloi (Elie) Charles: (1771-1830)
Né à Bastia. Fils d'Antoine de Balathier et de Maria de Franceschi. Vicomte. Baptisé par le marquis de Marbeuf et Marie Dominique Varese. Il entre au Régiment Provincial Corse en 1789. Chassé de l'armée pour cause de noblesse, il est contraint à l'émigration en 1791. Il rentre en Corse en 1793 et devient sous-lieutenant dans les troupes anglaises. Il passe ensuite au service de la République cisalpine. Nommé capitaine en 1797. Chef de bataillon en 1799. Adjudant-général en 1800. Membre du ministère de la Guerre du Royaume d'Italie en 1805. Sous-gouverneur des Pages en 1806. Chef d'état-major en 1809. Général de brigade en 1811. Commandeur de la Couronne de Fer en 1812. Blessé en 1813, il est fait prisonnier, et libéré en 1814. Nommé maréchal de camp par Louis XVIII en 1814. Commandant du département de l'Yonne, puis de la Creuse et du Pas-de-Calais. Officier de la Légion d'Honneur en 1820. Créé Vicomte héréditaire en 1822. Commandeur de Saint Louis en 1825. Atteint d'aliénie mentale en 1828, il est mis à la retraite, et décède, à Montmartre, en 1830.

BALBI Felice: (dix-huitième siècle)
Génois. En Mai 1761, il est envoyé à Bastia parmi les six sénateurs désignés par Gênes, les Senatori pacificatori della Corsica. Il est reçu par toute la fine fleur des officiers corses fidèles au service de Gênes (bannis ou exilés par les Naziunali), favorables aux de Matra et ennemis de Pasquale Paoli.

BALBI Jacques Henri: (né en 1944)
Né à Bastia. Chercheur au CNRS. Universitaire. Physicien. Professeur émérite. Président de l'Université de Corse de 1987 à 1992 et de 1997 à 2002. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Co-gérant de l'entreprise Mathusalem créée en 2009. Co-gérant d'un Etablissement Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD). Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier des Palmes Académiques.

BALDACCI (Von) Antoine: (dix-huitième siècle)
Fils de Dumenicu. Homme d'Etat autrichien. Titré baron en 1809 par l'empereur d'Autriche.

BALDACCI (Von) Antoine: (dix-huitième siècle)
Fils d'Antoine. Officier supérieur en Dalmatie. Titré baron en 1830 par l'empereur d'Autriche.

BALDACCI Dumenicu: (1705-?)
Né à Corti. Général. Il entre au service de l'Autriche en 1824. Il prend part à la guerre contre les Turcs de 1735 à 1739 et à la guerre de succession d'Autriche de 1740 à 1748.

BALDACCI (Von) Emmanuelle: (dix-huitième siècle)
Fils d'Antoine. Lieutenant au service de l'Autriche. Titré baron en 1830 par l'empereur d'Autriche. Il est battu dans l'insurrection hongroise en 1848.

BALDACCI (Von) Ghjuseppe: (dix-huitième siècle)
Fils de Dumenicu. Officier au service de l'Autriche. Il participe à la Guerre de Sept ans de 1753 à 1763. Il prend part à la guerre contre les Turcs et contre la république française en 1795.

BALDACCI Michel: (1859-1926)
Né à Bastia. Directeur régional des Postes. Commissaire du Gouvernement auprès des Messageries Maritimes.

BALDACCI Renée: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle expose sur la Côte d'Azur entre 1970 et 1980. Prix d'excellence, dans la catégorie peinture, à la 8ème Biennale Azuréenne de Cannes.

BALDAPARRE Dominicus: (?-1760)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite d'Aiacciu. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BALDASSARI Alexandre Pancrace: (1914-2006)
Originaire de Cervioni. Militaire. Sous officier en 1940, il est fait prisonnier de guerre, pris les armes à la main par les Allemands. Capitaine, puis chef de bataillon opérationnel en Indochine puis en Algérie, (1950-1961). Commandant au 173ème Régiment d'Infanterie (1961-1970). Lieutenant-colonel (ER). Directeur et co-fondateur de la Médecine du Travail de Haute-Corse. Président co-fondateur de la PEEP (parents d'élèves) de Haute-Corse. Auteur de récits et d'un opéra en langue corse U Lamentu di Ghjuvaniolu en 1977. Chanteur lyrique (ténor). Chevalier de la Légion d'Honneur décoré sur le champ des opérations en 1958. Croix de Guerre avec palmes d'argent et de bronze. Croix de la Valeur Militaire...

BALDASSARI Anne: (née en 1955)
Née à Tlemcen (Algérie). Originaire de Cervioni. Docteur d'état en Arts et Arts plastiques. Auteure d'ouvrages artistiques. Spécialiste et experte mondiale de la peinture et des oeuvres de Pablo Picasso.  Conservateur au Musée National d'Art Moderne du Centre Georges-Pompidou de 1985 à 1990. Globe de Cristal pour l'ensemble de son équipe de médiation culturelle et muséale dans le cadre de la grande retrospective nationale autour de la figure de Pablo Picasso. Directrice du Musée Picasso depuis 2005 et présidente de l'établissement public du Musée Picasso depuis 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur (2008). Commandeur des Arts et Lettres (2013).

BALDASSARI Ignaziu Dumenicu: (?-1764)
De Furiani. En Août 1739, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. En Décembre 1762, à Rustinu, il est nommé colonel, commandant l'un des deux régiments de Naziunali nouvellement créés. En Juin 1763, il est à Furiani, attaqué par les Génois. En Juillet, il oblige les Génois à se rendre. Il décède en Novembre 1764, des suites de fièvres paludéennes. Pasquale Paoli prononce, avec émotion, son éloge funèbre: Dès que je lui ai demandé de s'enrôler pour la défense de la liberté commune, il n'hésita pas un instant à abandonner le service français, tenant pour rien les grandes chances d'avancement qu'il avait, en regard du mérite de travailler à la liberté de la Patrie. En 1804, ses descendants figurent sur le testament de Pasquale Paoli déposé aux archives du diocèse de Canterburry. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

BALDASSARI Jean-Philipe: (né en 1956)
Né à Bastia. Professeur d'éducation musicale. Formateur des arts du sonore. Auteur-compositeur. Il enseigne à Bastia puis à Corti. Il développe de nombreux projets artistiques et culturels en Corse. Parallèlement, de formation doctorale en musicologie, il s'intéresse aux pratiques vocales et instrumentales de la tradition corse et notamment au chant sacré. Dans les années 1980, il intervient au sein du diplôme d'études corses et initie des rencontres entre les lycéens et le Festival des Cultures Méditerranéennes de Bastia. Il travaille également avec un grand nombre d'artistes et musiciens corses de premier plan (la formation Ferrari, Jean-Paul Sermonte, I Muvrini...). Il réalise un reportage sonore autour de la tradition orale et chantée en Haute-Corse dans le cadre des Rencontres d'Ethnomusicologie de Paris. Entre 1981 et 1984, il fonde et dirige la formation ethno-moderne Arcubalenu. Producteur de Incantesimu, l'un des spectacles les plus originaux de l'époque mêlant le chant, l'orchestration jazz et rock, la danse et les effets spéciaux en images. Entre 1985 et 1990, il se spécialise dans le secteur de l'intervention musicale en milieu jeune et scolaire difficile, et, autour des musiques Rai et Rap actuelles, crée le Carrefour des Musiques Nouvelles et Expérimentales, avec plusieurs compositeurs, en Seine-Saint-Denis. Il rédige plusieurs rapports sur les pratiques musicales en milieu difficile et sur les questions des musiques identitaires. Chargé de mission culturelle en région Ile-de-France. Il intervient dans des cadres institutionnels et pour les ministère de la Culture et de l'Education. En 1986 il enregistre des séries de musiques pour enfants. Il anime des lieux musicaux parisiens de 1987 à 1992. En 1992 il crée le Festival de Musique des Jeunes en Banlieue en prolongeant l'expérience jusqu'en 1995. Il travaille également avec de grands noms de la scène parisienne du Jazz de la World-music et des musiques actuelles. En 1997 il crée, à Paris, le spectacle Passione, dont il tire un CD, et qui tourne en 1998 et 1999. En 2000, puis 2001 et 2002 il crée plusieurs productions musicales, dont deux pour orchestre de 50 musiciens. En 2002 il réunit plusieurs titres anciens et nouveaux remasterisés dans le CD Viaghji. Il réalise un album instrumental Fiure Images, en 2003. Il collabore à la réalisation de Nota Bè, en 2004, et d'Oratoriu, en 2008. En 2009, il compose l'Oratoriu di Petre Cutrate, en langue corse et latine. En 2011, il crée un triptyque des concerts en hommage aux victimes de la catastrophe de Fukushima (création pour 2 orchestres de 60 musiciens (à Vincennes/le Raincy) et manifestation en Ile de France, avec les félicitations de l'ambassadeur du Japon près de l'UNESCO en France. Directeur de la Fanfare des Traditions Chasseurs (fondée en 1834) dont il est chef et vice président associatif. En 2012, il crée Americas, commande de l'AMOPA Nationale, pour les 10 ans du Festival International des Cultures des Amériques à Vincennes. En 2013, il crée Muilti Arts avec Puce Muse et Violons & CO pour le Cinquantenaire de la Cité Scolaire Hector Berlioz de Vincennes. Auteur, en 2014, de Ode à Fukushima, une création pour orchestre virtuel et 30 intervenants donné en l'église Saint-Merri de Paris et de Mémoires de la Grande Guerre, une fiction musicale et mémorielle pour fanfare, et projection multimédia autour et dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre dans le programme des ville labéllisées Centenaire de 1914. Nommé commandant de la Réserve Nationale Citoyenne par le Général Gouverneur des Invalides à Paris. Officier des Palmes Académiques. Médaille nationale des Arts Sciences et Lettres. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille d'Or nationale des Arts Sciences et Lettres (2016). Voir le site de Jean Philippe Baldassari.

BALDASSARI Ours-Toussaint: (17864-1823)
Né à Lucciana. Laboureur. En 1821, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1823.

BALDESSANO Francescu: (seizième siècle)
Sculpteur calvais. En 1514, il sculpte le bénitier de Santa Restitude di Calinzana.

BALDI François Toussaint:
Maire de Matra depuis 1983. Président de la Croix Rouge Française de Bastia durant 3 mandats depuis 1990. Vice-président du Pôle Emploi Corse. Président des ASSEDIC de la Région Corse depuis 1998. Médaille de Vermeil de la Croix Rouge Française. Chevalier des Palmes Académiques. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

BALDINUS: (douzième siècle)
Moine de la chapelle pisane de San Vito in Borgo. En 1110, il est nommé en Balagna, en qualité de vice-abbé du monastère de La Gorgona. En 1124, il devient le recteur de l'église de San Tomasu de Marinca, située près de l'église paroissiale de Santa Maria di Canari, donnée au monastère de La Gorgona par l'évêque du Nebbiu, Guglielmo. La même année, il reçoit des terres de la famille di Pinu. En 1130, il est remplacé par le moine Albizone.

BALDO (ou UBALDO ou URBANO SALA) Giovan Battista: (?-1590)
De Lerice en Ligurie. En 1579, il est nommé évêque du Nebbiu. Il remplace Marcantonio Montefiore, décédé. Il meurt en 1590.

BALDUCCHI Isabelle:
Née à Paris. Originaire de Castifaù. Scénariste, réalisatrice et productrice de films. Réalisatrice de Le secret de Zia Maria (2011).

BALDUINIS (de) Baldinus: (seizième siècle)
De Pise. Archidiacre du pape Jules II. Evêque de Mariana de 1550 à 1554.

BALENCI Toni dit Corr'Anto: (né en 1937)
Né à Sarté. Artiste peintre figuratif, abstrait, lyrique (acrylique, collage, feuilles d'or...) installé dans le Luberon.

BALESI ?: (?-1861)
Curé de Porti Vechju.

BALESI Charles Jean (John) Aimé: (né en 1931)
Originaire de Quenza et Santa Maria di Lota. Professeur de français. Journaliste (Courrier de la Corse, Point de Vue-Images du Monde, l'Auto-Journal...). Historien (Diplomé de l'Universite de l'Illinois en 1976). Il publie de nombreux ouvrages (notamment en anglais): From Adversaries to Comrades-in-Arms, West Africans and the French Military, 1885-1918 (1979), United States Commission on Military History Colloquium Proceedings (1979), West African Influence on the French Army of World War One, Double Impact (1985), The Time of the French in the Heart of North America, 1671-1818 (1992), Quand Le Coeur De L'amérique Du Nord Était Français - 1673 À 1804 (2003), Membre fondateur de Corsica Diaspora, à Corti, en 2004, avec Edmond Simeoni. Chevalier de la Legion d'honneur. Croix du combattant. Medaille commémorative Algerie-Tunisie. Chevalier des Palmes Academiques. Chevalier des Arts et des Lettres.

BALESI Claude:
De Porti Vechju. Pilote automobile. Champion de France sur terre catégorie deux roues motrices en 1994 sur Renault Clio.

BALESI François-Marie: (vingtième siècle)
Frère de Joseph. Greffier. Juge de paix à Bunifaziu. Conseiller général de Porti Vechju de 1911 à 1919. Maire de Porti Vechju de 1911 à 1919.

BALESI Jean-Marc:
Avocat. Bâtonnier du barreau de Bastia. Conseiller territorial (divers droite) de 1992 à 1998.

BALESI Joseph: (1850-1911)
Né à Quenza. Médecin en 1880, il exerce à Porti Vechju, puis à Marseille (en 1887). Conseiller général républicain (modéré puis radical) de Porti Vechju de 1886 à 1911. Maire de Porti Vechju de 1892 à 1911. En 1903, il fait partie de la Commission qui doit traiter avec les propriétaires des terrains à exproprier pour la construction d'une ligne de chemin de fer qui doit desservir Sarté. Franc-maçon à la loge d'Aiacciu, L'Emancipation Ajaccienne, en 1903. Député de Sarté de 1909 à 1911.

BALESI Napoleone: (dix-huitième siècle)
Pievanu (curé doyen) de Porti Vechju. En Septembre 1738, Théodore de Neuhoff, qui fait une tentative de retour en Corse, lui demande de lui ouvrir le port afin de débarquer son matériel. En Novembre 1763, il est invité à participer à la Cunsulta Generale di Sarté, ainsi que de nombreux autres membres du Clergé (pievani, rettori, vicarii).

BALESI-WOOD Laetitia:
Originaire de Quenza et Santa Maria di Lota. Architecte designer. Artiste peintre.

BALESTRINI Petru Antoniu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu et député pour la communauté d'Algaiola, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BALIANO Bernardo: (dix-septième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1678, où il succède à Visconte Cicala. Il est remplacé, en 1680, par Giovanni Battista della Rovere.

BALIANO Giovanni Battista: (1582-1666)
Génois. Savant. Il fait partie de l'élite intellectuelle et scientifique du dix-septième siècle dans le domaine de la physique. Correspondant de Galilée et de Pascal. Membre de l'académie ligure des Addormentati. Préfet de la forteresse de Savone en 1611. Gouverneur de Sarzana en 1623. Sénateur de Gênes. Procurateur de la République de Gênes en 1629. Gouverneur de Savone en 1647. Il rédige un rapport de mise en valeur de la Corse, Discorso erudito per migliorare et fecundare il regno di Corsica.

BALIERO Nicolas Félix André: (1814-1875)
Consul général d'Italie à Bastia.

BALISONI Antoine: (1869-?)
Né à Ulmetu. Capitaine en retraite. Maire d'Ulmetu et conseiller général du canton d'Ulmetu dans les années 1910-1940. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie.

BALISONI Ghjuseppu Maria, dit U Duttore: (1690-1750)
Né à Ulmetu. Curé de Pila Canali. En Juillet 1731, il participe, avec de nombreux autres ecclésiastiques, à la Cunsulta di Pitretu, au couvent de Santa Maria d'Ornanu. On y prêche un Appel à la Guerre Sainte contre les Génois, qu'il faut chasser hors de Corse. Proche du Roi de Corse Théodore de Neuhoff.

BALISONI Paul Jérôme: (1814-1836)
Né à Ulmetu. Propriétaire. En 1836, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre avec arme à feu. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1836.

BALLESTRAZZI Mireille:
Commissaire de police. Directrice du Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) d'Aiacciu de 1993 à 1996.

BALLESTRINI ?: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. En Mai 1794, de Corti, il est substitut du Procureur Général Syndic, il signe une lettre du Conseil Général de la Corse à toutes les municipalités et les paroisses de Corse pour organiser des élections pour le premier dimanche de Juin. En Octobre 1796, Nabuliu Buonaparte le fait exclure de l'amnistie accordée par les Français à tous les Corses qui ont collaboré avec les Anglais.

BALLEY Paul louis Emmanuel: (1889-1959)
Préfet de Corse de 1940 à 1943, durant l'occupation italienne. Il se fait notamment remarquer, ainsi que le sous-préfet de Bastia Pierre Henri Rix, par ses prises de décisions contre la déportation des Juifs vivant en Corse: aucun Juif vivant en Corse ne sera déporté. A la Libération, il est révoqué, comme préfet pétainiste.

BALLOT Clémentine: (1879-1964)
Née à Paris. Artiste peintre (paysagiste). Elle peint Calvi et la Balagna.

BALSAN Nathalie:
Artiste peintre installée à Sartè. Dessinatrice. Graveuse. Voir le site de Nathalie BALSAN.

BALTACCI Marcone: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

BALZAC (de) Honoré: (1799-1850)
Ecrivain. En 1838, il fait un séjour d'une quinzaine de jours en Corse, notamment à Aiacciu (et s'y ennuie à mourir !). En 1847, il écrit un mélodrame intitulé Le Corse.

BANCHERO Ghjuvanni: (1620-1685)
Né à Bastia. Annaliste. Auteur d'annales (Annali) et de poèmes italiens inédits. C'est un lettré, avocat et légiste. Ses annales, manuscrites, sont une documentation riche et détaillée de Bastia. En 1639, il critique la mise en valeur de la Corse mise en place par les Génois. D'après lui, en 1642, Bastia est solennellement déclarée capitale de la Corse. Podestat de Bastia en 1651, 1661 et 1664. Membre et fondateur, en 1651, avec l'évêque de Mariana Carlo Fabrizio Giustiniani, de l'Accademia dei Vagabondi. Auteur des Sonetti e Canzoni regroupés dans un manuscrit, Boscheto Amoroso. A sa mort, il laisse un manuscrit, Memorie Storiche sulla Corsica, où il retrace l'histoire de l'Ile de 1260 à 1648.

BANDINELLI Olympio: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre florentin. Il exerce à Bastia entre 1869 et 1870 (église Saint-Jean-Baptiste de Bastia). Chevalier de la Couronne d'Italie.

BANKOWSKY Marc: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Sculpteur. Décorateur. Designer. En 1962, il participe au projet de création du Centre Artistique et Culturel International en Corse, sous l'égide de Cyrne Arte. Durant son séjour en Corse, il peint Le village de Pigna, en Balagne et Une petite chapelle de Balagne.

BARAGLIOLI Ange (Ange BASTERGA): (né en 1982)
Originaire de Bastergà. Comédien (Mafiosa, Les Français...). Scénariste (Premier jour...).

BARAGOGNA Stella: (quinzième siècle)
Native de Mursiglia. En 1454, elle est bénéficiaire d'un acte de reconnaissance de noblesse de la part de l'Ufficio di San Giorgio.

BARANOFF-ROSSINE David Vladimir: (1888-1942)
Né à Kherson (Ukraine). Musicien. Artiste peintre. Il effectue un séjour en Corse à la fin des années 1920. Il y peint Environs de Bastia, San Martino, Côte corse, Paysage corse, environs de Bastia, La fontaine à l'entrée du village en Corse, Le repos devant la maison (Corse).

BARANOVSKY Marie-Thérèse: (née en 1954)
Agent municipal. Conseillère générale (divers gauche) d'Aiacciu VII de 2014 à 2015. Elue conseillère départementale (sans étiquette) du nouveau canton d'Aiacciu V en 2015.

BARAT Michel André Georges: (né en 1948)
Né à Corneilles-en-Parisis (Val d'Oise). Originaire de Quaquara. Docteur d'Etat ès Lettres, section philosophique. Titulaire d'un CAPES et de l'agrégation de philosophie. De 1981 à 1993, il est directeur des études puis directeur adjoint au Centre National de Formation des Professeurs de Montlignon. De 1988 à 1990, il est coordinateur des enseignements du DESS des Relations Publiques de l'Environnement à l'Université deParis 7. De 1993 à 2000, il occupe les fonctions de directeur général du pôle universitaire Léonard de Vinci. De 2000 à 2002, il enseigne à l'Université de Paris 4 Sorbonne. De 2003 à 2008 il est vice-recteur de la Nouvelle-Calédonie. Nommé recteur de l'Université de Corse en 2008. IL occupe également des responsabilités importantes au sein de la Franc-maçonnerie. Il est Grand Maître de la Grande loge de France (GLDF) de 1990 à 1993, et de 2001 à 2003. Auteur de nombreux ouvrages (enseignement, franc-maçonnerie...). Officier de la Légion d'Honneur (1995). Commandeur des Arts et Lettres (2013). Officier de l'Ordre National du Mérite. Chevalier des Palmes Académiques.

BARAT Pierre: (né en 1935)
Artiste peintre. Il séjourne régulièrement en Corse. Auteur de la décoration de la chapelle Saint-Michel de Pedanu, à Petralba.

BARBAGELATA Giovanni: (quinzième siècle)
Artiste génois. Sculpteur et peintre. On lui attribue la construction, en 1498, du retable de l'Annunciazione dans l'église San Ghjuvanni Battista de Calvi.

BARBAGGI Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Muratu. Capitaine.

BARBAGGI Dionisia: (dix-huitième siècle)
Fille de Clémente Paoli. Epouse de Ghjuseppu Barbaggi. En 1767, elle dirige avec son époux la Zecca, qui est désormais installée dans la capitale, à Corti.

BARBAGGI Ghjuseppu: (?-1792)
De Muratu. Fils d'Antoniu. En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale. En Avril 1760, en qualité de représentant de la Nazione, il reçoit le Visiteur Apostolique Cesaro Crescenzio de Angelis qui débarque aux Prunete, sur la plage d'Aleria. En 1761, il devient le gendre de Clémente Paoli en épousant sa fille Dionisia. En Mai 1762, Pasquale Paoli lui donne la direction du siège de Macinaghju. En Juin 1764, Pasquale Paoli voulant renforcer le blocus de San Fiurenzu lui en confie le siège. Il dispose de soldats et de 36 pièces d'artillerie placées sur la côte et dans les tours de Mortella (avec le canon baptisé San Paulu) et de Vecchjaia (avec le canon San Petru). En Octobre 1765, à Muratu, il reçoit le voyageur écossais James Boswell. En 1766, il envoie du Capicorsu plusieurs canons pour la garnison de L'Isula. En Juin 1767, il est envoyé à Capraia avec le titre d'Intendant Général. En 1767, il dirige la Zecca Naziunale (l'Hôtel des Monnaies), d'abord chez lui, dans sa maison de Muratu, puis lorsqu'elle est désormais installée dans la capitale, à Corti. En Août 1768, les Français attaquent Patrimoniu. Il commande les 150 Naziunali qui ne peuvent tenir l'assaut. Il se réfugie à Nonza. Les Français attaquent le village. Il ne peut que capituler. Il est pris et conduit à San Fiurenzu. En Septembre, avec plusieurs dizaines de Naziunali, il est emprisonné à Toulon. Libéré, il part pour Londres où il demeure auprès de Pasquale Paoli, en 1770. En 1771, il est à Florence et s'installe en Toscane avec les exilés corses. Il rentre en Corse. En 1774, il prépare une expédition en Corse avec Clemente Paoli. En Février 1790, il est désigné par les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, comme un des 66 membres du Comité Supérieur de la Corse, nouvellement créé. Il meurt à Corti en 1792.

BARBAGGIO Hubert dit Hubert TEMPETE: (né en 1941)
Né à Bastia. Chansonnier. Poète. Musicien. Chanteur.

BARBARA ?: (dix-neuvième siècle)
Corsaire maltais. En 1815, il commande la flottille (5 felouques et une barque bastiaise) sur laquelle Joachim Murat et ses hommes quittent la Corse.

BARBARUS Quintus Gabinius: (troisième siècle)
Préfet de la région Sardaigne. En 202, il est envoyé en Corse par l'empereur Septime Sévère, pour développer sur l'Ile la répression contre les Chrétiens, pour la plupart des Romains ayant fui la persécution.

BARBEROUSSE: Voir FREDERIC 1er.

BARBEROUSSE Khayr Al Dyn: (1476-1546)
Fondateur de l'Etat d'Alger. Chef des corsaires turcs en Méditerranée. En 1540, il paie une rançon de 3500 ducats pour faire libérer son lieutenant Dragut, qui a été fait prisonnier par le Génois Gianettino Doria. En 1543, sa flotte (cent dix navires) longe les côtes de Corse, pour rejoindre l'Italie. En 1544, avec 18 galiotes et fustes, il attaque la piève de Moriani; 187 personnes sont emmenées, de nombreuses autres sont blessées ou tuées, les villages sont saccagés.

BARBIERI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
En 1804, il est délégué, pour le Département du Liamone, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris.

BARBIERI Pierre Joseph: (1929-2009)
Originaire de Moltifaù. Militaire. Il combat au Maroc, en Algérie et en Indochine. Il est grièvement blessé en 1954. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille militaire. Croix de Guerre. Croix des Combattants Volontaires.

BARBONE ?: (dix-huitième siècle)
Capitaine républicain. En Octobre 1796, il est envoyé par Francescu Bonelli pour rependre Bunifaziu aux Anglais.

BARBONI Romain (né en 1989)
Né à Bastia. Chanteur d'opéra (ténor).

BARCIGLIOLU: Voir CASALONGA Antoine.

BARDELLI Joseph: (1825-1851)
Né à Tagliu Isulaccia. Forgeron. En 1849, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol, menace de mort et homicide volontaire avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

BARDIN ?: (dix-huitième siècle)
En 1790, il écrit un recueil sur Le retour triomphant de Paoli, le vengeur de la liberté.

BARDON Marc: (1891-?)
Né à Paris. Artiste peintre. Graveur. Lithographe. Il s'installe en Corse, à Erbalunga, à la fin des années 1930. Il expose Pont génois à Ponte Leccia, Village de Nonza, le matin, et Ponte Leccia, en 1929, Erbalunga, soir, en 1935, Port de Bastia, en 1937, Maison de pêcheurs à Calvi et Le golfe de Saint-Florent, en 1947...

BAREL Jacques:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1983 à 1985.

BARELLA ?: (seizième siècle)
Capitaine génois. En 1559, après le retour de la Corse à Gênes, il est commandant de la place de Porti Vechju.

BARERE de VIEUZAC Bertrand: (1755-1841)
Député aux Etats Généraux en 1789. Député à la Convention en 1792. En Avril 1793, sur sa proposition, un décret prononce la Translation à la barre de la Convention, de Pasquale Paoli ainsi que pour Carlu Andria Pozzo di Borgo. Il dépose, en 1794, devant le Comité de Salut Public, un Rapport sur les Idiomes dans lequel, au même titre que le bas breton, le basque ou les langues allemandes, l'italien de Corse est vilipendé pour avoir perpétué le règne du fanatisme et de la superstition et comme pouvant favoriser les ennemis de la France.

BARETTI Catalina (Lina): (1899-1994)
Née à Vizzavona. Sa famille est propriétaire du Grand Hôtel de la Forêt, à Vizzavona, très fréquenté à la Belle Epoque. Créatrice de bijoux. Elle travaille pour Balenciaga, Schiaparelli, les Windsor, Coco Channe ou Leonor Fini.

BARETTI Francis: (1921-1962)
Originaire d'Aiacciu. Décorateur. Réalisateur. Producteur de cinéma. Il participe à des films réalisés en Corse. Il crée, à Aiacciu, la société Soccofilms, et des studios, près de Bunifaziu.

BARETTI Jean-Pierre: (né en 1929)
Né à Alger. Originaire d'Aiacciu. Ebéniste marqueteur spécialisé dans la sculpture, l'incrustation de nacre, le patinage des mobiliers. Peintre humoristique. Dans les années 1950, il illustre des pages de caricature dans les journaux d'Alger. Dessinateur et décorateur de théâtre. Chef cuisinier. Il fait ses débuts en cuisine auprès de son grand père paternel à Aiacciu. Auteur de Au soleil de Méditerranée, mes recettes préférées… illustrées !, en 2011.

BARGAGLI Antonio: (dix-huitième siècle)
Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes. Ecclésiastique (Fra Cattaneo Maria da Genova). Professeur de foi au couvent de Santa Riparata, en 1706.

BARGAGLI Cattaneo Maria: (dix-septième siècle)
Génois. Lieutenant pour la République de Gênes à Sarté, en 1680 et 1681, à Vicu, en 1685 et 1686, puis en 1696, et à Corti, en 1693. Qualifié d'Illustrissimo.

BARGAGLI Gerardu: (dix-huitième siècle)
Né à Corti. Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes. Qualifié d'Illustrissimo.

BARGAGLI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Né à Vicu. Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes. Lieutenant à Vicu. Témoin à Rennu en 1723.

BARGAGLI Ghjuvan Battista: (né en 1708)
Fils de Ghjuvan Francescu. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes en 1730. Qualifié d'Illustrissimo.

BARGAGLI Ghjuvan Francescu: (dix-huitième siècle)
Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes.

BARGAGLI Matteu: (dix-huitième siècle)
Né à Vicu. Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes.

BARGAGLI Stefanu: (dix-huitième siècle)
Né à Vicu. Fils de Cattaneo Maria. Inscrit au Livre d'Or de la noblesse de la République de Gênes.

BARGO Consalvu: (quinzième siècle)
Prêtre. En 1489, il est le premier curé de l'église de Santa Maria della Cunsulazione, à Bastia.

BARGONE Dumenicu: (dix-huitième siècle)
De Capraia. Corsaire corse au service de Pasquale Paoli en 1760. Commandant du Saint-Antoine en 1760.

BARGONE Frédéric Charles Pierre Edouard, dit Claude FARRERE: (1876-1957)
Né à Lyon (Rhône). Originaire de Bastia. Fils de Pierre-Dominique. Officier de marine (capitaine de corvette). Ecrivain. Auteur d'une centaine de romans (Fumée d'Opium en 1904), Les Civilisés, prix Goncourt en 1905, La Bataille, en 1909...). Elu à l'Académie Française en 1935 (il bat Paul Claudel), au fauteuil de Louis Barthou. Commandeur de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris, en 1957.

BARGONE Joseph-Marie: (dix-neuvième siècle)
Né à Bastia. Fils de Dumenicu. Patron marin.

BARGONE Pierre-Dominique: (1826-1892)
Né à Bastia. Fils de Joseph-Marie. Colonel dans l'Infanterie de Marine.

BARGONUS JACOBUS: (?-1681)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BARIANI Didier Henri: (né en 1943)
Originaire de Carticasi. Homme politique (UDF). Député (UDF) de Paris de 1978 à 1981 Président du Parti Radical Valoisien de 1979 à 1983. Maire du XXe arrondissement de Paris, de 1983 à 1995. Conseiller de Paris de 1983 à 2008. Président du groupe UDF à la Mairie de Paris et vice-président national de l'UDF. Député (UDF) de Paris de 1993 à 1997). Député de Seine-Saint-Denis de 1986 à 1988). Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de 1986 à 1988. Elu président de la fédération UDF de Paris en 1999. Elu conseiller régional d'Ile-de-France de 2004 à 2010. Officier de la Légion d'Honneur.

BARISONE ?: (douzième siècle)
Génois. En tant qu'ambassadeur, en 1121, il est à Rome pour convaincre le pape Calixte II de retirer la consécration des évêques de Corse à l'archevêque de Pise.

BARITTONE: Voir NICOLAI Petru.

BARLE Maurice Pierre-Joseph: (1903-1961)
Né à Paris. Artiste peintre (paysagiste). Il expose Vieux port à Bastia, en 1936, Bastia (Corse), en 1942, Baie de Bastia, Le port de Bastia...

BARNETT Bjorn: (1887-1958)
Né à Jacksonville (Floride). Artiste peintre (paysagiste). Il épouse la pianiste Yvonne Valeri (du Rustinu), et s'installe à Aiacciu au début des années 1920. Il peint de très nombreux paysages de Corse. En 1940, il rentre à Jacksonville (Floride), où il décède en 1958.

BARNIER Théophile Noé Louis: (vingtième siècle)
Préfet de Corse de 1919 à 1920.

BARON Marcel (Julien): (1872-?)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages forestiers et sous-bois). Il expose Les calanches et Dans la montagne, en 1904, Les calanches, soleil couchant et Les calanches, soleil levant en 1949.

BARONE Domenico: (quinzième siècle)
En 1497, il est podestat de Corti.

BARONIUS: (premier siècle)
Historien. Il affirme que l'Apôtre Pierre, en 42 (ou 46), envoie des missionnaires prêcher l'Evangile en Italie et dans les îles de sa périphérie occidentale, dont la Corse.

BARRABANT Léon: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1885.

BARRAL Pierre: (1742-1826)
Officier d'infanterie, ingénieur des Ponts et Chaussées. En 1760, il est envoyé en Corse, où il sera nommé Inspecteur Général des Ponts et Chaussées. En 1783, il publie, à Paris et à Londres, un Mémoire sur l'Histoire naturelle de l'Isle de Corse, dans lequel figure une carte de la Corse.

BARRETALI (di) Polidoru: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse. Il est aux côtés des troupes génoises d'Agostino Spinola, qui amorcent la contre-attaque contre les Français.

BARRICCIONI (di) Francescu: (seizième siècle)
Artiste corse. En 1541, il sculpte une croix à Siscu.

BARRIERE Georges: (1881-1944)
Né à Chablis (Yonne). Artiste peintre (paysages, portraits, natures mortes). Il effectue plusieurs séjours en Corse dans les années 1920. Il peint de nombreux paysages de Corse entre 1922 et 1930.

BARRILI Anton-Giulio: (1836-1908)
Romancier italien. En 1902, il fait paraître, in Nuova Antologia, à Rome, Un Poeta Corso (Pietro Lucciana).

BARRIN de La GALISSONIERE (de) Armand Charles: (1723-1793)
Vicomte. Gouverneur de la Corse de 1786 à 1790. En Janvier 1787, il remplace le comte de Marbeuf, décédé, comme Commandant en Chef de la Corse. En Avril, il débarque à San Fiurenzu. Il reçoit tous les corps constitués de la Corse, ecclésiastiques, civils et militaires, et se prépare à faire une tournée dans l'Ile. En Juillet, il est à Aiacciu, où il rencontre le comte du Rosel de Beaumanoir et le général de Sionville. En Mars 1789, il reçoit communication d'un document du Roi de France pour l'exécution des lettres de convocation aux prochains Etats Généraux de la Corse. Chacune des onze juridictions est appelée à composer son assemblée comprenant les trois ordres, Clergé, Noblesse et Tiers Etat. La Corse a droit à envoyer quatre députés aux Etats Généraux (un pour le Clergé, un pour la Noblesse et deux pour le Tiers Etat). Il écrit: j'espère, sans l'assurer cependant, que tout se passera bien. Il est impossible d'exprimer le nombre de cabales et d'intrigues auxquelles donnent lieu les Assemblées électorales. En Mai, après l'Assemblée des Notables de Bastia, des troubles graves éclatent. Des manifestants s'en prennent au podestat de la ville qui est bousculé et giflé. Son neveu tue un des agresseurs, mais il est lynché par la foule. Il fait arrêter les responsables et remet de l'ordre dans la capitale. En Août 1789, la cocarde tricolore, Bianca, Turchina e Rossa, fait son apparition à Bastia, et lui est imposée. Il note avec inquiétude que, les évènements qui se sont passés en France font raisonner les moindres artisans ou habitants des campagnes: l'impunité des crimes leur en fait espérer autant et ils passent bien vite à l'idée de se venger de leurs ennemis en se flattant de n'avoir aucun châtiment à craindre de la part de la justice. Le terme de Liberté de la Nation dont le Roi a été proclamé le restaurateur est entendu ici de la manière la plus ridicule. Le peuple en conçoit qu'il est libre et qu'il peut faire tout ce qu'il veut. En Octobre, il informe la Cour de Versailles que des manifestations revendicatives et subversives apparaissent dans l'Ile. En Novembre, à Bastia, lors des émeutes consécutives à la constitution de la Garde Nationale la citadelle est prise, et il est enfermé dans l'église San Ghjuvan Battista. En Juillet 1790, il rend visite à Pasquale Paoli qui vient de débarquer à Bastia. En Février 1791, il quitte la Corse.

BARRY (du) Albert: (dix-neuvième siècle)
Rédacteur en chef du Journal de la Corse. En 1895, aux Porette de Corti, lors d'un duel à l'épée avec Joseph Santi, le rédacteur en chef du Bastia Journal, il est blessé au bras.

BARRY François-Pierre: (1813-1905)
Né à Marseille. Artiste peintre (peintre de marine). Il peint la Corse (Aiacciu et Calvi). Il expose Naufrage dans la baie de Calvi (1858), Vue d'Ajaccio, le jour de l'arrivée de l'Empereur et de l'Impératrice (1859), Vue d'Ajaccio (1861)...

BARRY (du) Jean-Baptiste: (dix-huitième siècle)
Comte du Barry-Céres. Fonctionnaire aux Affaires Etrangères. Commissaire aux vivres en Corse, à la fin du dix-huitième siècle, où il fait une énorme fortune.

BARRY J. W.: (dix-neuvième siècle)
Historien anglais. Auteur de Studies in Corsica, sylvan and social en 1893.

BARTA Lazlo Lasdislas dit Brutus: (1902-1961)
Né à Kagykoros (Hongrie). Artiste peintre (paysages, natures mortes). Décorateur de théâtre (Colomba, de Prosper Mérimée, en 1948). Réfugié en France en 1933, il est placé en résidence surveillée en Corse, à San Fiurenzu en 1940. Résistant. En 1948 il est naturalisé Français pour faits de Résistance. Auteur de Cap Corse (gouache en 1945), d'aquarelles, de lithographies, Femme à la cruche, Le fumeur de pipe (1945)...

BARTHELEMY: (quinzième siècle)
Vicaire de Curbara. En 1456, il fait transformer l'orphelinat de Curbara en couvent de Franciscains. La première pierre de l'édifice est posée par les moines Marianu, de Muru, et Matteu, d'Ochjatana.

BARTHELEMY (BARTOLOMEI ?) Jean Santu dit de Zicavu: (1690-1767)
Né à Aiacciu. Laboureur. En 1749, il est condamné par le Conseil de Guerre de Sartè, aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol. Il décède à l'hôpital des chiourmes de Marseille, en 1767.

BARTHELEMY Victor: (1906-1985)
Né à Aiacciu. Homme politique. Militant communiste (membre du Secours Rouge International et de l'Internationale Communiste) de 1925 à 1936, année où il adhère Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot. Il en devient membre du bureau politique, et secrétaire général de la région de Nice en 1939. Il est également journaliste à L'Émancipation Nationale, et au Le Cri du peuple. En 1941, lors du congrès du PPF à Villeurbanne, il est nommé secrétaire général des 2 Zones (occupée et sud). Il participe à la création de la Légion des Volontaires Français (LVF) contre le Bolchévisme, dont il est membre du comité central. En 1944, il représente le PPF à la République Sociale Italienne (République de Salò). Il se réfugie ensuite à Sigmaringen (Allemagne), où il s'occupe de recruter pour le PPF, en compagnie de Simon Sabiani, puis en Italie, en 1945, où il est arrêté et livré aux autorités françaises. Après la guerre, il rejoint le Mouvement Social Européen (MSE), le Front National pour l'Algérie Française, puis soutient Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de l'élection présidentielle de 1965, avant de participer à la création du Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen, en 1972. Secrétaire administratif du FN de 1973 à 1978, date à laquelle il démissionne, et publie ses mémoires sous le titre Du communisme au fascisme, histoire d'un engagement politique.

BARTOLI ?: (dix-huitième siècle)
En Mai 1800, citoyen d'Aiacciu, il signe la procédure de mise en place du nouveau Préfet du Département du Liamone Ghjuvan Battista Galeazzini. Il est nommé sous-préfet de Sarté.

BARTOLI ?: (?-1836)
Bandit. Il sème la terreur dans la région de Corti. En 1836, il est tué lors une bataille rangée contre les Voltigeurs Corses à Corti.

BARTOLI Achille: (?-1870)
Originaire de Palleca. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur la Plaque Commémorative située à l'intérieur de l'église de la commune de Palleca.

BARTOLI Alexandre:
Maire de Pruprià de 1940 à 1943.

BARTOLI Anton Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de L'Isulacciu di Fiumorbu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En 1816, il est un des partisans de Bernardinu Poli, réfugié dans le Fiumorbu.

BARTOLI Antoniu Francescu: (1771-1826)
Epoux de Columba Tomasi Carabelli, héroïne du roman de Prosper Mérimée).

BARTOLI Antoine-François: (dix-neuvième siècle)
Inspecteur de l'enseignement primaire. En 1866, il écrit, en Français, dans le but d'instruire ses élèves, une biographie, Histoire de Pascal Paoli ou un épisode de l'Histoire de la Corse (rééditée en 1889). Il y en annexe un appendice dans lequel il exprime le vœu que les restes mortels de Pasquale Paoli reposent à Merusaglia. Auteur de Pascal Paoli, Père de la Patrie Corse, paru en 1974.

BARTOLI Barthélemy: (1919-?)
Originaire de Pianottuli-Caldarellu. Résistant. Engagé volontaire en 1938. Sergent en 1940. Il participe au débarquement de Provence en 1944. Adjudant-chef d'Artillerie. Cité à l'Ordre de l'Armée. Diplôme d'Honneur de la Résistance. Croix de Guerre 39-45. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille militaire.

BARTOLI Carlu Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire de Palleca. Ecclésiastique. Curé de Palleca. Résistant à la présence française après la défaite de Ponte Novu, il est arrêté et exécuté, avec d'autres parents, pour avoir détenu des armes et munitions à son domicile de Palleca.

BARTOLI Charles:
Originaire de San Gavinu di Fiumorbu. Historien. Conférencier.

BARTOLI Charles: (1859-?)
Né à Fuzzà. Industriel dans l'exportation de bois et charbons. Maire de Pruprià de 1904 à 1919. Suppléant du sous-intendant militaire d'Aiacciu durant la Première Guerre Mondiale. Chevalier de la Légion d'Honneur (1935). Chevalier du Mérite Agricole (1910). Officier d'Académie (1906).

BARTOLI Claude-Henri: (né en 1943)
Né à Nice, d'origine corse. Artiste peintre. Auteur d'expositions et réalisations en Afrique, Mexique, Lituanie, République Tchèque, Belgique, France. Membre de l'association I Culori d'Umani.

BARTOLI Deziu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Palleca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BARTOLI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
D'Ochjatana. De 1739 à 1748, il sert dans le Régiment Corsica de Naples.

BARTOLI Faustin: (vingtième siècle)
Originaire de Calvi. Fils de Léopold. Avocat. Parrain de la statue de Notre Dame de la Serra.

BARTOLI François (Fanfan): (1928-2007)
Né à Porti Vechju. Coureur cycliste. Sa carrière se situe entre 1945 et 1957. Vainqueur du Grand Prix Air-France3 reprises), du Critérium Air-France2 reprises), du 4 Etapes2 reprises)... Il participe plusieurs fois au Tour de Corse.

BARTOLI François-Marie: (1814-1891)
Né à Sarté. Frère d'Hector-Alexandre. Elu député (républicain opportuniste) de Sarté de 1884 (à la suite du décès de son frère) à 1885. Il se suicide à Aiacciu, en 1891. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BARTOLI Ghjacumu, dit L'Infernu: (?-1837)
Bandit ayant commis plusieurs assassinats. Le 16 Décembre 1837, il est abattu à L'Agliu, près d'Ulmetu, par les Voltigeurs Corses.

BARTOLI Ghjaseppu, dit Manetta: (?-1909)
Maire de Palleca en 1882. Membre du Conseil d'Arrondissement d'Aiacciu en 1901. Agent électoral. Il figure dans le Larousse du XXème siècle sous la mention Célèbre pour ses fraudes électorales... (Une chanson célèbre, intitulée Manetta, glorifie sa réussite sociale liée à son action politique anti-bonapartiste). Grand-père du bandit Joseph Bartoli.

BARTOLI Ghjuseppe Augustu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calvi de 1841 à 1848.

BARTOLI Ghjuvan Matteu: (1789-?)
D'Ochjatana. Prêtre. Propriétaire le plus imposé du canton de Belgudè en 1833.

BARTOLI Guy: (1918-2006)
Né à Guagnu. Chef cuisinier. Fondateur de Cucina Corsa, en 1987, il en est le président jusqu'en 1995.

BARTOLI Hector-Alexandre: (1820-1883)
Né à Sarté. Frère de François-Marie. Médecin à Marseille en 1843. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871. Député (Républicain) de Sarté de 1876 à 1877, et de 1881 à 1883. La maladie le tient éloigné du Parlement. Il doit cesser de prendre part aux travaux de la Chambre, et rentre en Corse, où il décède en 1883.

BARTOLI Jacques: (1920-1995)
Originaire de Suddacaro. Artiste peintre. Il peint Rue Fesch à Ajaccio, Plage du Scudo à Ajaccio...

BARTOLI Jean dit Manaccia: (?-1897)
Né à L'Isulaccciu di Fiumorbu. Bandit. Criminel, seul survivant de la bande Colombani, rivale de celle des Achilli. Il est guillotiné à en 1897, Bastia, sur la Place d'Armes.

BARTOLI Jean Joseph: (1778-1821)
Né à L'Isulaccciu di Fiumorbu. Laboureur. En 1816, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour complicité de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1821.

BARTOLI Joseph: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Calvi. Maire de Calvi de 1841 à 1848

BARTOLI Joseph: (1902-1931)
Né à Palleca. Fils de Noël. Petit-fils de Ghjaseppu (Manetta). Bandit. Ancien militaire, puis chauffeur au Maroc, jusqu'en 1926, année où il rentre en Corse. Il prend le maquis en 1928, après avoir commis 2 meurtres. Il se lie avec les bandits Perfettini puis Bornea. Il exhibe fièrement son cachet Joseph Bartoli, bandit, Palneca (Corse). On lui impute 14 crimes. Il est tué dans la forêt de Verde, en 1931, après avoir abattu 2 gendarmes quelques mois auparavant. Son meurtre aurait été organisé par Jean Simonetti, une de ses victimes. Le village de Palleca est ensuite assiégé avec des auto-mitrailleuses, et investi par les gardes mobiles qui procèdent à de nombreuses arrestations de complices aussi bien à Palleca que dans les autres villages du canton.

BARTOLI Leonettu: (?-1908)
Du Fiumorbu. Bandit. En 1907 il tue 3 ouvriers qui ont, par leur témoignage, contribué à envoyer son père à la guillotine. Il prend le maquis où il est assassiné par son cousin Félix Micaelli (Feliciolu) en 1908.

BARTOLI Léopold: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Calvi. Avocat. Juge suppléant du tribunal civil. Maire de Calvi de 1870 à 1877, date à laquelle, suite à la Crise du 16 Mai, il est révoqué. Sous-préfet de Calvi.

BARTOLI M.: (dix-neuvième siècle)
Historien. Auteur de Histoire de Pascal Paoli, paru en 1866.

BARTOLI Marcel:
Avocat. Militant autonomiste. Secrétaire général de l'Association des Patriotes Corses (APC) en 1976.

BARTOLI Marie-France: (née en 1971)
De L'Isulacciu di Fiumorbu. Adjointe au maire de L'Isulacciu di Fiumorbu depuis 2001. Conseillère territoriale (divers gauche) depuis 2010 (membre de la Commission Permanente en 2015 et secrétaire de l'Assemblée Territoriale)).

BARTOLI Marie Françoise:
Artisan potière, sculpture sur terre, tableaux sur bois. Son atelier, A Cirriola, est installé à Coghja.

BARTOLI Marion: (née en 1984)
Née au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Originaire de Palleca. Joueuse de tennis professionnelle (de 2000 à 2013). En 2007, elle devient numéro un française, puis, en 2012, elle est classée au septième rang mondial. En 2013, elle remporte le tournois de Wimbledon, en Angleterre, et annonce ensuite sa retraite du tennis professionnel.

BARTOLI Noël: (vingtième siècle)
Né à Palleca. Fils de Ghjaseppu (Manetta). Il n'a qu'un but, reconquérir le pouvoir local perdu depuis la mort de son père en 1909. En 1928, le jour des élections législatives, il abat un brigadier de gendarmerie.

BARTOLI Paul: (vingtième siècle)
Représentant du Parti Républicain National et Social en Corse en 1937.

BARTOLI Paul-Marie: (né en 1956)
Originaire de Pruprià. Conseiller général (radical de gauche) du canton d'Ulmetu de 1998 à 2010. Vice-président du Conseil Général de la Corse-du-Sud en 1998. Maire de Pruprià depuis 2001. Elu conseiller territorial en 2010 (membre du Conseil Exécutif et président de l'Office des Transports de la Corse (OTC)) à 2015. Réélu (dans l'opposition) en 2015.

BARTOLI Pierre dit Perriginu: (1826-1847)
Né à Isulacciu du Fiumorbu. Laboureur. En 1846, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre par arme à feu avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1847.

BARTOLI Pierre: (1913-2008)
Originaire de Calvi. Fils de Faustin. Diplômé en droit et sciences politiques. Administrateur civil dans l'éducation nationale. Secrétaire général de l'Académie et de l'Université de Paris. Chargé de la Chancellerie, il met en œuvre la réforme de la loi Edgar Faure dans les académies de Paris, Créteil et Versailles. Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite. Commandeur des Palmes Académiques. Chevalier des Arts et Lettres.

BARTOLI Pierre: (né en 1944)
Né à Casalabriva. Enseignant. Journaliste. Dirigeant sportif. Militant à l'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP), mouvement gaulliste, de 1968 à 1974. En 1968, il crée l'hebdomadaire La République. Créateur de l'Association de la Jeunesse Bastiaise (AJB) sections football et athlétisme en 1972. En 1972, il prend la direction de L'Informateur Corse, hebdomadaire gaulliste, chroniqueur spécifique de la vie des communes et des villages. En 1975, il crée le journal La Semaine Corse. Membre du RPR en 1982. Il quitte le RPR en 1985 et fonde le Rassemblement pour la Corse (RPC). Conseiller municipal de Bastia. Auteur de U Disturbu 1789-1989 (avec Petru Rossi), en 1989.

BARTOLI Pierre-Luc: (né en 1973)
Né à Aix-en-Provence. Artiste peintre autodidacte.

BARTOLI Pierre Thomas César: (1819-?)
Né à Calvi. Il quitte la Corse en 1833. Licencié en droit. Fonctionnaire dans l'administration. Il publie des articles sur l'art et la littérature. Il est de retour en Corse de 1844 à 1846. Muté en Afrique il étudie les langues et mœurs des indigènes placés sous la colonisation française. En 1848, il se présente aux élections en Corse comme candidat à l'Assemblée Constituante. Sous-préfet de Saint-Claude, dans le Jura.

BARTOLI Simone: (dix-huitième siècle)
D'Ochjatana. En Mai 1734, à la Cunsulta di Boziu, il est est envoyé à Rome, avec Erasmu Orticoni, auprès du pape Clément XII, pour implorer sa médiation et lui offrir la Corse.

BARTOLI Timoteu: (dix-huitième siècle)
D'Ochjatana. Pievanu de Nuvella. En Mai 1777, il est député du Clergé à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, ainsi qu'en Mai 1779, à la Sixième Assemblée des Etats de Corse.

BARTOLI Timothée: (dix-neuvième siècle)
D'Ochjatana. Maire d'Ochjatana en 1850.

BARTOLI Titus: (1883-1941)
Né à Palleca. Instituteur dans l'Allier, de 1905 à 1910, puis en Saône-et-Loire, à Digoin en 1910. Militant communiste. Résistant. Il est arrêté pour distribution de tracts en 1941, à Digoin, puis interné au camp de Choisel (Châteaubriant, Loire Atlantique). Il est fusillé comme otage par les Allemands à la carrière de La Sablière, à Châteaubriant (avec le jeune Guy Moquet et 24 autres otages). Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. Une rue du village de Palleca porte son nom.

BARTOLI-DIAZ Camille: (né en 1943)
Né à Marseille. Originaire de U Viscuvatu. Fiché au grand banditisme. Auteur (avec Thierry Colombié) de Truand, mes 50 ans dans le milieu Corso-Marseillais, en 2015.

BARTOLINI ?: (dix-huitième siècle)
Patron de marine. En 1763, il commence à fréquenter l'escale de L'Isula.

BARTOLINI Bernard: (né en 1951)
Né à Marseille. Originaire de Moita. Maire de Prads-Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence) (commune jumelée avec Moita) depuis 1983. Pour son comportement lors du crash (150 morts) sur sa commune de l'A320 allemand (vol 9525 de la Germanwings, qui reliait Barcelone à Düsseldorf), en mars 2015, il reçoit la Médaille d'Honneur du ministre de l'Intérieur, et est nommé commandeur de l'Ordre du Mérite Civil Espagnol et officier de l'Ordre du Mérite Allemand.

BARTOLINI Jean-Baptiste: (1899-1977)
Né à Toulon. Originaire de Muru. Militant syndical CGT et militant communiste à l'Arsenal Maritime de Toulon. Conseiller municipal communiste de Toulon en 1934. Député du Var en 1935. Il apporte son soutien à Adolphe Landry aux élections législatives de 1936. Militant antifasciste, il est emprisonné en 1936 et libéré en 1943. Il participe à la création de Parti Communiste algérien en 1943. De 1943 à 1944, il représente la direction du P.C.F. en Corse. Maire de Toulon de 1945 à 1947. Elu à l'Assemblée Nationale Constituante en 1945. Député du Var de 1946 à 1958. Juge suppléant à la Haute Cour de Justice en 1951. Premier adjoint au maire de Toulon de 1955 à 1965.

BARTOLINI Lorenzo: (1777-1850)
Sculpteur toscan. Sympathisant bonapartiste. Membre correspondant de l'Institut de France. En 1813, il réalise la statue monumentale de Napoléon située sur la place Saint Nicolas à Bastia et inaugurée en 1854. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1840. Auteur de divers bustes des Bonaparte.

BARTOLINI Nicolu: (1717-1783)
Né à Palasca. Avocat. Ecclésiastique. Il fait ses études à Rome. Docteur in utoque jure. Avocat et juge à la Rota Civile. En 1756, il participe à la Cunsulta di A Venzulà, convoquée par Pasquale Paoli, au couvent des Pères Réformés de Casinca, et dont il est chargé de rendre compte en Balagna. Auteur d'un ouvrage de procédure civile en 1762. Il décède en 1783 à Palasca.

BARTOLOMEI Ghjuvan Paulu: (1810-1853)
Originaire de Centuri. Homme politique et député italien. Il quitte la Corse très jeune, et devient un riche commerçant à Livourne. En 1830, il entre dans la Societa dei Trenta, organisation secrète rattachée à la Charbonnerie. En 1832, il se rallie à la Giovine Italia, de Mazzini. Lieutenant-colonel de la garde civique de Rome en 1846. Il s'oppose à la présence autrichienne dans la péninsule et se place aux côtés du roi de Sardaigne Charles-Albert (1798-1849). Il reçoit la croix de l'Ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare, pour sa conduite dans l'armée piémontaise. En 1849, il se retire à Livourne, où, malade, il décède, en 1853.

BARTOLOMEI Lucianu: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Centuri. Frère de Ghjuvan Paulu. Il quitte la Corse très jeune, et devient, associé à son frère, un riche commerçant à Livourne. En 1830, il entre dans la Societa dei Trenta, organisation secrète rattachée à la Charbonnerie. En 1832, il se rallie à la Giovine Italia, de Mazzini. Soupçonné d'être un agent de liaison entre conspirateurs français et italiens, il est interdit de séjour sur le territoire piémontais en 1839. En 1841, l'interdiction est levée, et il rentre à Livourne.

BARTOLOMEO (BARTOLOMEUS): (quinzième siècle)
Evêque d'Aleria de 1406 à 1410.

BARTOLOMEO (di) Antone Paulu: (quinzième siècle)
Caporale. Allié de Ghjudice di Leca. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique, son extradition de Sardaigne, avec d'autres Caporali en exil. Ce dernier refuse. En 1495, il rentre en Corse et fait acte de soumission à Gênes.

BARTOLOMEO (di) Petrandria: (quinzième siècle)
Caporale. Allié de Ghjudice di Leca. Ennemi des Génois, il s'exile en Sardaigne, avec de nombreux Caporali, vers 1490. En 1493, les Génois demandent à Ferdinand II Le Catholique, son extradition de Sardaigne, avec d'autres Caporali en exil. Ce dernier refuse. En 1495, il rentre en Corse et fait acte de soumission à Gênes.

BARTOLOMEU: (dix-huitième siècle)
Provincial des Réformés Récollets. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

BARTOLUS Michael: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone de 1391 à 1411.

BARTOLY Marcel: (1750-1771)
Né à Palleca. Laboureur. En 1771, à Aiacciu, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour port d'armes. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

BASEL (ou BASLEL ou BASILEUS ou TURBEL) GALLINARIA: (premier siècle)
Marin, fils de Turbel, originaire de Guernesey. En 71, après avoir servi dans la flotte romaine de Misène, il s'établit comme colon dans la région d'Algaiola où il sera enterré.

BASSOUL François: (1913-2001)
Né à Aiacciu. Fils de Jean-Baptiste. Il prend la succession de son père dans l'entreprise et la galerie de peinture. Par son action dans la peinture, il tient une place particulière dans la vie culturelle de Corse.

BASSOUL Jean-Baptiste: (1875-1934)
Né à Aiacciu. Fils de Philippe. Artiste peintre décorateur. Membre de l'Ecole d'Ajaccio. Après ses études à Paris, il s'installe à Aiacciu en 1900, où il crée une entreprise de décoration. Il travaille pour les églises insulaires (Bunifaziu, Casaglio', Pighjolu, Rennu, Vicu...). Auteur d'une Assomption, d'après Murillo, au couvent de Vicu. En 1913, il ouvre la première galerie de peinture de Corse, à Aiacciu. Auteur, en 1925, du tableau Le Vieux Médaillé, et de nombreuses autres œuvres paysagistes. Illustrateur de la revue La Corse Touristique de 1924 à 1934. Il participe à de nombreuses expositions.

BASSOUL Philippe: (1835-1895)
Né à Merusaglia. Artiste peintre décorateur. Il travaille dans l'église de Bisinchi, dans la chapelle du couvent de Vicu, dans la cathédrale d'Aiacciu. Il décore également le plafond de l'Hôtel de Ville d'Aiacciu...

BASSOUL Philippe: (1909-1983)
Né à Aiacciu. Fils de Jean-Baptiste. Avec son frère François, il prend la succession de son père dans l'entreprise et la galerie de peinture, dans laquelle il s'occupe plus particulièrement de la partie technique et commerciale.

BASTELICA André Augustin: (1845-1884)
Né à Bastia. Typographe à Marseille. Révolutionnaire. Il adhère à l'Association Internationale des Travailleurs (Première Internationale) en 1867. Représentant de la Commune Marseillaise. En 1871, la Commune lui confie la responsabilité des contributions indirectes. Après la victoire des Versaillais, il s'enfuit à Londres, où il rencontre Karl Max. Il vit ensuite en exil en Suisse jusqu'en 1879, date à laquelle il est gracié. Il rentre alors à Marseille, où il décède du choléra en 1884.

BASTELICA Barthélémy: (?-1828)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Vincente. Marin. Il sert sur le corsaire La Fortune en 1808. De 1810 à 1815, il est corsaire sur plusieurs bâtiments, entre autre L'Hirondelle. En 1815, il participe à l'expédition du Roi Murat, en vue de la reprise de son trône de Naples. Il décède en Amérique en 1828.

BASTELICA Etienne: (?-1805)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Vincente. Enseigne de vaisseau durant le Premier Empire. Il est tué à la bataille de Trafalgar, en 1805.

BASTELICA Etienne: (né en 1951)
Né à Aiacciu. Agent immobilier. Conseiller municipal d'Aiacciu de 2008 à 2015. Conseiller territorial (communiste) de 2010 à 2015.

BASTELICA Jacques: (1802-1830)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Vincente. Inscrit maritime en 1817, il renonce à la navigation en 1826, et s'installe à Paris. Il est tué par les forces de l'ordre, à Paris, lors des évènements des Trois Glorieuses en Juillet 1830. Un service funèbre est célébré à Aiacciu en son honneur. Son nom, qui figure sur les Tables du Panthéon, est gravé aussi sur la Colonne de Juillet, à Paris.

BASTELICA Jean-Baptiste: (?-1943)
Originaire de Rutali. Résistant. Il est tué au combat contre les Allemands, à Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia et sur celui de la commune de Rutali.

BASTELICA Joseph: (?-1881)
Originaire d'Aiacciu. Fils de Vincente. Marin. Il participe, sous le Premier Empire, à la bataille navale de Trafalgar, en 1805. A la bataille navale du Cap Ortegal, en Espagne, il est fait prisonnier et est détenu dix ans sur les pontons anglais a Plymouth. Libéré a la chute de l'empire, il devient receveur de l'enregistrement des domaines a Aiacciu. Chevalier de la Légion d'Honneur (1861). Médaille de Sainte-Hélène.

BASTELICA Georges:
Né à Alger. Commissaire de police. En 1985, il est nommé préfet délégué à la sécurité en Corse en remplacement de GEORGES BROUSSARD. Préfet Honoraire.

BASTELICA Vincente: (dix-neuvième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Enseigne de vaisseau dans la marine française. Il est en service durant la guerre d'Indépendance américaine. Il participe à la campagne de Virginie et est blessé à la bataille de Yorktown en 1781. Il est fait prisonnier par les Anglais à la bataille navale des Saintes et est transféré sur les pontons en Angleterre. Après sa libération il se distingue en forçant le siège Anglais à Calvi, en 1794.

BASTERGA Ange: Voir BARAGLIOLI Ange.

BASTERGA (di) Gasparinu: (seizième siècle)
Caporale de Bastergà. En 1564, il est avec Sampieru Corsu, lorsque ce dernier débarque de Marseille pour commencer sa révolte contre les Génois. Puis, il devient l'allié de Ercole d'Istria, et, en 1566, à Bastergà, il fomente un complot contre Sampieru Corsu. Ce complot est déjoué par ce dernier. En 1567, Sampieru Corsu est assassiné dans La Rocca, où il était venu pour le soumettre. En 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

BASTERGA (di) Ghjacumu, dit U Mancinu: (seizième siècle)
Caporale de Bastergà. En 1557, il est commandant de la place de Cardu, qu'il défend contre les Génois de Girolamo Lodrone.

BASTERGA (di) Ghjuvanni: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585.

BASTERGA (di) Ghjuvanninellu: (seizième siècle)
Notable corse. En 1585, il est l'un des Nobili Sei du Dilà.

BASTERGA (di) Santu Petru: Voir SAMPIERU CORSU.

BASTERGA (di) Terramu: (?-1554)
Mercenaire corse. Neveu de Sampieru Corsu et un de ses capitaines. En 1543, il est, avec ce dernier, à Landrecies, dans la Sambre, avec les troupes du Roi de France François 1er. En 1554, à Bastergà, il est tué par son oncle Sampieru Corsu (on ne sait si c'est volontairement ou accidentellement).

BASTIA (della) Ambrughju: (?-1554)
Chef militaire corse. En 1553, il est aux côtés des Français, contre les Génois. Il s'empare de Bastia, dont il devient le chef de garnison avec cinq compagnies. A Gênes, sa tête est mise à prix pour trois cents écus. En 1554, il trouve la mort, lors d'un combat dans le Niolu, contre des renforts génois venus de Calvi, et qui sont en route vers Corti.

BASTIA (della) Anton Francescu: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse.

BASTIA Georges: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Dessinateur. Caricaturiste. Chansonnier. Il réalise, à la fin des années 1940, trente lithographies représentant des vedettes, chanteurs, acteurs, chansonniers, caricaturés en animaux.

BASTIA Jean (Jean SIMONI): (né en 1919)
Né à Bastia. Réalisateur. Scénariste. Producteur de films. Il réalise, scénarise et/ou produit une douzaine de films entre 1957 et 1984 (Nous autres à Champignol, Certains l'aiment froide, Les Tortillards...)

BASTIA (della) Marcantone: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse. En 1564, avec les troupes du Génois Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu, dans sa reconquête de la Corse. Il est battu à Ponte à A'Leccia, et il doit s'enfuir.

BASTIANELLI Jérôme: (né en 1970)
Originaire de Lama. Ingénieur polytechnicien (Ponts et Chaussées). Haut-fonctionnaire. Critique musical. Historien de la musique. Ecrivain (essais). Nommé directeur général du Musée du Quai Branly en 2015.

BASTIANESI Jacques:
Originaire d'Auccià. Journaliste. Collaborateur de FR3 Corse.

BASTIANI Antone: (dix-septième siècle)
Bandit Corse, condamné à la peine capitale par les Génois. En 1639, il obtient un sauf-conduit valable pour quatre mois, à condition qu'il s'engage sous caution à planter cinquante châtaigniers.

BASTIANI Tibère: (1871-1957)
Né à Ghisoni. Militaire. Chef de bataillon au 66ème Régiment d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BATINI César: (1804-1850)
Né à Bastia. Fils d'Etienne. Imprimeur et éditeur. Il hérite de l'imprimerie de son père, à Bastia, à la mort de son frère Jean-Baptiste Antoine, en 1827. En 1830, couvert de dettes, il doit vendre son imprimerie et travaille désormais avec des contrats de publication. En 1838, il est l'éditeur du journal L'Echo de la Corse. Confrontés à de nombreux ennuis judiciaires d'ordre professionnel, il doit abandonner son métier et quitte Bastia pour Aiacciu en 1839. En 1842, il imprime le journal Le Progressif de la Corse. En 1843, il imprime une brochure intitulée Réponse aux frères Morati, sans avoir fait de déclaration et est condamné à une amende 1000 Francs. Il pert son brevet d'imprimeur en 1844 et prend la fuite en 1845.

BATINI Etienne: (1763-1833)
Né à Lucques. Petit-fils de Sebastiano Francesco. Imprimeur et éditeur. Il devient Imprimeur du Roi à Bastia en 1786. En 1783, 1787 et 1789, il édite un Almanacco Historico e Geografico dell'Isola di Corsica. En 1791, à Bastia, il édite la Collection des Décrets et Lois, pour faire suite au Code Corse édité par son grand-père), publiée par ordre du Directoire du Département. En 1792, à Bastia, il édite le quinzième et dernier volume du Code Corse. Il voit un de ses ouvrages (Allocuzione fatta da Buonaparte primo Console della Republica francese ai Parocchi di Milano li 5 Giugno 1800) interdit en 1800. Son brevet d'imprimeur est reconduit en 1819. Confronté à des ennuis financiers, il vend son imprimerie en 1820. En 1826, il ouvre une nouvelle imprimerie à Bastia, qu'il confie à son fils Jean-Baptiste Antoine en 1827.

BATINI Sebastiano Francesco: (1709-1783)
Napolitain. Imprimeur et éditeur. En 1763, il arrive de Lucques pour remplacer Domenico Ascione à la tête de la Stamperia Naziunale. Il exerce à Cervioni jusqu'en 1764. En Avril 1764, il est typographe de l'imprimerie (A Stamperia) installée à Corti, avec la presse à monnaie (A Zecca). En 1769, il s'installe à Bastia comme Imprimeur Royal et du Conseil Supérieur. En 1778, il édite le Code Corse (Codice Corso), à partir du Tome IV (qui est un volumineux recueil des édits, déclarations, lettres patentes, arrêts et règlements publiés dans l'Ile depuis la soumission au Roi).

BATINI Jean-Baptiste Antoine: (1805-1827)
Né à Bastia. Fils d'Etienne. Imprimeur et éditeur. Il succède à son père en 1827, mais décède aussitôt.

BATTAGLINI Dariu Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Talasani. Ancien soldat déserteur de la garnison de Savone, il est banni de Corse. Il peut bénéficier d'une amnistie générale décrétée par les Génois en 1724, et rentre en Corse, où il devient un chef de bande. En 1730, il commande des montagnards corses qui s'affrontent aux Génois à San Fiurenzu.

BATTAGLINI Ghjuvan Vitu: (dix-huitième siècle)
De Tavagna. Neveu de Luiggi Giafferi. Cadet des troupes espagnoles de Livourne. En Novembre 1731, de Livourne, il convoie un chargement d'armes pour la Corse et rejoint les Naziunali. En 1734, il refuse de se rendre aux Génois. Tous ses biens sont incendiés. Opposé à Théodore de Neuhoff, il incite les troupes corses à lui désobéir. Désavoué par Luiggi Giafferi, il obtient le pardon du Roi. Il est nommé cornette des gardes du corps du Roi de Corse. Chevalier de l'Ordre de la Délivrance.

BATTAGLINI Grégoire: (1781-1835)
Né à Lumiu. Manoeuvre maçon. En 1827, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1835.

BATTAGLINI Ours Paul: (1810-1837)
Né à Vilone Ornetu. Manoeuvre maçon. En 1833, à Bastia, il est condamné à 6 ans de Travaux Forcés, pour homicide volontaire par arme à feu. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

BATTARELLI-SERAFINI Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Chanteur et acteur.

BATTESTI ?: (dix-huitième siècle)
Du Fiumorbu. En Mai 1799, il est à l'origine de la création d'un mouvement contre-révolutionnaire qui se décide à agir en créant un Comité d'Organisation de la Révolte en Corse.

BATTESTI ?: (?-1822)
Bandit. En 1822, à Casaglio, avec Tiudoru Poli, les frères Multedo, Carlotti et Brusco, ils attaquent la gendarmerie, et tuent un gendarme (Robert). Le maire du village (Albertini), avec l'aide de trois habitants, les met en fuite. Il est tué.

BATTESTI (frères): (dix-huitième siècle)
Deux célèbres bandits, chefs de bande. En 1705, ils règnent en maître et en toute impunité sur le territoire de A Padulella, (piève de Moriani) allant jusqu'à organiser des réseaux d'émigration et à recruter pour le compte du Roi de France Louis XIV, hostile à Gênes.

BATTESTI Antoine:
Militant nationaliste. Membre du FLNC. Auteur d'attentats, il est condamné, en 1981, à 9 ans de réclusion criminelle, par la Cour de Sûreté de l'Etat.

BATTESTI Antoine François: (1792-1826)
Né à U Poghju di Nazza. Cultivateur. En 1819, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

BATTESTI Antoine François Claude Napoléon: (né en 1930)
Né à Aiacciu. Colonel de l'Armée de Terre. Colonel de Sapeurs-Pompiers. Pionnier de la Sécurité Civile en France. Chargé de mission pour la prévention des incendies de forêts auprès du président de l'Assemblée de Corse à Aiacciu de 1982 à 1985. Directeur départemental des Services d'Incendie et de Secours de la Haute-Corse à Bastia de 1985 à 1993. Il est l'initiateur d'une stratégie de commandos héliportés spécifiques à la Haute-Corse et développe la stratégie d'attaque initiale par avions bombardiers d'eau. Expert auprès de la Commission Européenne pour le dossier de la flotte européenne de bombardiers d'eau, il réalise une mission d'expertise en Argentine pour l'organisation de la sécurité civile. De 1993 à 1995 il est chargé de mission à la Direction de la Sécurité Civile et est l'initiateur de la doctrine française de lutte contre les feux de forêts avec la réalisation d'un Guide de Stratégie Générale. Il dirige la mission Vulcain qui est destinée à refondre et actualiser la formation des sapeurs-pompiers français en matière de feux de forêts, avec la rédaction d'un Référenciel Emploi et d'un Référenciel Formation. Consultant indépendant à partir de 1996, il effectue des missions d'expertise en Turquie et en Indonésie. Il est chargé par l'Entente interdépartementale en vue de la protection de la forêt contre l'incendie de l'organisation du premier Forum international de protection de la forêt contre le feu en 1997 à Marseille, ainsi que des Rencontres Euroméditerranéennes des Feux de Forêts en 2000 à Hyères (Var), et en 2003 à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Il fonde l'Institut Euro-méditerranéen des Risques Majeurs à l'Université de Corse Pascal-Paoli, à Corti, et y coordonne la formation de 2003 à 2006. Officier de la Légion d'honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite. Croix de la Valeur Militaire avec deux citations. Croix du Combattant. Médaille de Reconnaissance de la Nation. Médaille commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en Afrique du Nord. Médaille de vermeil pour Acte de Courage et de Dévouement. Médaille d'Honneur des Sapeurs-Pompiers.

BATTESTI Antoniu Filippu: (dix-neuvième siècle)
Bandit. Il sème la terreur dans la région de Corti. En 1836, il est blessé lors une bataille rangée contre les Voltigeurs Corses à Corti.

BATTESTI Benita: (1926-2013)
Originaire de Sartè. Infirmière engagée volontaire (adjudant-chef). Elle participe au débarquement de Provence et à la campagne d'Italie en 1944 avec le 433ème Bataillon Médical. Elle est grièvement blessée en 1945. Mutilée de guerre. Ses états de service lui valent une citation de la part du général De Lattre de Tassigny, commandant en chef de la 1ère Armée Française. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec Etoile de Bronze.

BATTESTI Claudia: (née en 1956)
Née à Lyon (Rhône). Artiste peintre. En 2014, elle participe au spectacle culturel Cors'Odissea.
Voir le site de Claudia BATTESTI.

BATTESTI Dominique: (vingtième siècle)
Directeur du bimensuel La Bataille Corse en 1921.

BATTESTI Dumenicu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Bisinchi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BATTESTI François-Marie Noël: (1890-1977)
Né à Azzana. Militaire au 24éme Régiment d'Infanterie. Lieutenant. Aviateur. Il devient pilote en 1913. Titulaire de 7 victoires lors des combats aériens de la Première Guerre Mondiale (à bord d'un SPAD de l'Escadrille des Cicognes). Il reprend du service lors de la Seconde Guerre Mondiale, en 1939. Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre. Cité 2 fois à l'Ordre de l'Armée.

BATTESTI François: (vingtième siècle)
Médecin. En 1904, il mène une campagne de la Ligue corse contre le paludisme.

BATTESTI Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
En Octobre 1731, il achète les étangs (Urbinu, Siglione, Graduagine, Palu, Foce d'Aleria, Sulinzara) et leurs dépendances.

BATTESTI Jean Thomas: (1777-1822)
Né à San Ghjuvanni di Moriani. Propriétaire. En 1821, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour coups et blessures. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1822.

BATTESTI Jules Augustin Wiliams Léon: (1858-1914)
Né à Gravelines (Nord). Originaire de U Polverosu. Chef d'escadron de la Garde Républicaine. Général de brigade. Officier d'État-major, il est tué en 1914 lors d'un bombardement, à Reims (Marne). Une pierre, marquant l'endroit où il fut tué, est placée à l'entrée de la rue de la ville. Reconnu par ses pairs comme excellent cavalier, une plaque est apposée à la caserne Verines à Paris. A l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN), un amphitheâtre porte son nom, ainsi qu'une caserne à Bordeaux (Gironde) et une rue à Reims (Marne). Son figure dans la nef des Invalides parmi les généraux Morts pour la France. Son nom figure également sur la Plaque Commémorative située sur la façade de l'église de la commune de U Polverosu. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palme. Médaille Coloniale avec agrafe Sahara.

BATTESTI Léonard (Léo): (né en 1953)
Né à Bastia. Originaire d'Antisanti. Militant nationaliste. Membre de l'ARC. En 1975, il participe aux évènements de la cave d'Aleria. Il est l'un des principaux fondateurs du FLNC. Membre fondateur de la Consulta di a Ghjuventu Naziunalista Corsa (CGNC), en 1976. Secrétaire général de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), de 1976 à 1978, En 1978, lors d'une conférence de presse tenue à Aleria, il révèle officiellement son appartenance au FLNC. Il est emprisonné de 1978 à 1981, à la suite de son engagement en faveur du mouvement nationaliste. Il est amnistié en 1981 à la suite de l'élection présidentielle de François Mitterrand. Journaliste de 1981 à 1992. Porte-parole de la Consulte di i Cumitati Naziunalisti, Consulte des Comités Nationalistes, il est arrêté en 1983, après les manifestations concernant la disparition de Guy Orsoni. En 1984, après l'action commando dans la prison d'Aiacciu, il est arrêté pour apologie de meurtre. Membre fondateur du Muvimentu Corsu per l'Autodeterminazione (MCA) en 1984, il en devient le secrétaire général en 1985. Élu à l'Assemblée de Corse de 1986 à 1992 (il est vice-président de la Commission de la Culture et des Sports). Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et fonde le Mouvement pour l'Autodétermination (MPA). Il devient un des dirigeants du FLNC-Canal habituel. Réélu conseiller territorial (MPA) en 1992, il démissionne et quitte le MPA pour désaccord politique. Fondateur de la revue Agora, en 1992. Président fondateur de la Ligue de Corse des Echecs en 1997. Vice-président de la Fédération française des Echecs en 2005. Rédacteur en chef de la revue trimestrielle Echec et Mat.

BATTESTI Michèle:
Docteur en histoire. Spécialiste de la marine au XIXe siècle. Auditrice de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale. Elle enseigne la géopolitique à l'Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Auteur de plusieurs ouvrages dont Lexique de géopolitique, 1988, Marine et constructions navales 1789-1989, 1989, Images des mers du Sud. Le voyage de la corvette la Coquille (1822-1825), 1993, La marine de Napoléon III: une politique navale, 1997, La bataille d'Aboukir (1798), 1998, La Marine au début du XIXe siècle, 2001, L'âge industriel, Crimée, Sécession, Unité allemande 1854-1871, 2001, Trafalgar: Les aléas de la stratégie navale de Napoléon, 2004, Plon-Plon, le Bonaparte rouge, 2010...

BATTESTI Pierre: (1905-1973)
Né à Pont-de-Duviviers (Algérie). Originaire de Cristinacce. Chargé de mission du Général de Gaulle après la Libération en Allemagne, en Grèce et au Mexique, il termine sa carrière militaire comme colonel. Directeur gérant, en 1957, du Courrier de la Colère (devenu Courrier de la Nation en 1958). Député de Seine-et-Marne de 1958 à 1962. Directeur d'entreprise de travaux publics. Président national des Français d'Afrique du Nord et de l'Outre-mer. Officier de la Légion d'honneur. Médaille Militaire à titre exceptionnel. Croix de guerre 1939-1945 et TOE (10 citations et 3 blessures de guerre). Il décède à Biguglia, en 1973.

BATTESTI Tony A.L.: (1897-?)
Né à Corti. Commerçant. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Grand blessé de guerre. Résistant. Vice-Président de l'Association des Combattants Volontaires de la Résistance. Président des Combattants Volontaires des 2 Guerres et des Forces Françaises Combattantes de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre avec palme. Croix du Combattant Volontaire 1914-1918. Croix du Combattant Volontaire 1939-1945. Croix de la Libération.

BATTESTINI Antoine:
Originaire de A Penta di Casinca. Militant nationaliste. Il est un des membres fondateurs du FLNC en 1976. Salarié de la Formation Professionnelle. Président de la Fédération Interdépartementale de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques de Corse.

BATTESTINI Eugène: (1924-2010)
Originaire de Cervioni. Grand Invalide de Guerre. Il est grièvement blessé lors de la Libération de Paris, en 1944 (il est alors soldat dans la 2ème Division Blindée du général Leclerc). Musicien. Chanteur. Gwenndoline Sauval écrit sa biographie dans Non, je ne regrette rien (2010). Commandeur de la Légion d'Honneur. Une rue de Cervioni porte son nom.

BATTESTINI Félix:
Originaire de Calvi. Ancien élève de l'École Polytechnique. Ingénieur du Génie Maritime. Auteur de Calvi au XVIe siècle: 1563, 1607, paru en 1967.

BATTESTINI Nicolas: (1893-1982)
Né à Calvi. Magistrat. Premier président de la Cour de Cassation de 1955 à 1963. Grand officier de la Légion d'Honneur.

BATTI: Voir MANFRUELLI Toussaint Charles Baptiste.

BATTINI Don-Mathieu: (1803-1855)
Né à Rebbia. Laboureur. En 1843, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à, perpétuité, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1855.

BATTINI France: (née en 1970)
Originaire de A Sarrera. Professeur d'anglais. Elle collabore à Radio Corse Frequenza Mora (RCFM). Chroniqueuse à FR3 Corse Via Stella depuis 2007 (émission Inseme).

BATTINI Francescu: (dix-huitième siècle)
En 1731, il commande les Naziunali de Vicu, de Rennu, de Marignana et du Niolu, qui attaquent la colonie grecque de Paomia. Les Grecs, malgré une vive résistance à la tour d'Omigna, battus, abandonnent leurs terres, et rejoignent leurs familles, réfugiées à Aiacciu. Ses hommes saccagent Paomia et les champs sont brûlés et dévastés.

BATTINI Hervé:
Originaire d'Evisa et de Sarrera. Ecrivain. Historien. Photographe. Membre de l'association Mimoria Bisinca. Il participe à des expositions photographiques à Evisa, Aiacciu, Paris... Auteur d'un recueil de photographies Evisa, un siècle de mémoire (400 photos), en 2005, suivi d'un second volume en 2006, d'un roman U Rondinu, en 2007...

BATTINI Patrick:
Originaire de Bastia. Artiste photographe. Auteur d'un recueil de photographies Ajaccio au siècle dernier (tome 1 en 2013 et tome 2 en 2015).

BATTINI Valère: (vingtième siècle)
Militant syndicaliste. Délégué des fonctionnaires corses de Paris. En 1934, il participe, à Aiacciu, aux premiers Etats Généraux de la Corse.

BATTINI Vindariu: (1805-1826)
Né à Ghjuncaghju. Berger. En 1825, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour agression. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

BATTINI Yviu:
Poète. Collaborateur de la revue Rigiru (L'Annuttà, 1977).

BATTISTI (de) Anghjulu: (1586-1627)
De San Niculaiu di Moriani. Capitaine. Juge.

BATTISTI (de) Cristiano (Cristiano Del Fano di Moriani): (quinzième siècle)
Pisan. En 1470, il est podestat de Moriani. A l'origine de la famille de Battisti, de San Niculaiu di Moriani.

BATTISTI (de) François Xavier: (1861-1945)
Né à San Niculaiu di Moriani. Chef de bataillon d'Infanterie. Officier de la Légion d'Honneur.

BATTISTI (de) Hyacinthe: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de Campulori di Moriani en 1857. Maire de San Niculaiu di Moriani en 1865.

BATTISTI (de) Jean-Baptiste: (1802-1873)
Né à Bastia. Capitaine au 29ème Régiment d'Infanterie de Ligne. Major commandant la Place de Neuf-Brisach (Alsace). Officier de la Légion d'Honneur.

BATTISTI (de) Jean Marc: (1837-1903)
Né à Paris. Originaire de San Niculaiu di Moriani. Général (CR). Officier de la Légion d'Honneur.

BATTISTI (de) Louis: (1902-1981)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Colonel de Cavalerie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BATTISTI-PIEGAPANNI Luigi: (dix-huitième siècle)
Peintre italien qui travaille à Bastia en 1773.

BATTISTINI Ange Pierre Jacques: (1922-2014)
Né à Soriu. Engagé dans la Marine en 1937, il participe à la Deuxième Guerre Mondiale. Il rejoint la Gendarmerie en 1951, sert en Algérie de 1955 à 1962, et termine sa carrière, comme major, en 1976. Maire de Soriu de 1977 à 1995. Auteur de Aventures en Annam, en 2003, La baraka d'un Corse combattant, en 2010. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille Militaire. Croix de Guerre 1939-1945 et TOE. Médaille Coloniale. Croix du Combattant Volontaire.

BATTISTINI Jean-Sébastien: (1926-1943)
Né à Scolca. Résistant. Il est arrêté et fusillé, à Barchetta, par les Allemands, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

BATTISTINI Ludovicu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1633. Il est destitué par le gouverneur qui l'accuse d'impéritie.

BATTISTINI Luiggi: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1657.

BATTISTINI Marcantone: (seizième siècle)
De Bastia. En 1561, il est capitaine dans l'armée française; il est l'ancêtre de la famille Battistini, de Bastia.

BATTISTINI Olivier: (né en 1952)
Né à Sarté. Fils de Yves. Ecrivain. Historien. Diplômé en doctorat troisième cycle d'histoire grecque à l'Université de Nice en 1989. Maître de conférence en histoire grecque à l'Université de Corti en 1995. Il dirige le Labiana Callipolis, laboratoire d'histoire grecque, associé à la Bibliotheca Classica Selecta (BCS) de l'Université catholique de Louvain Spécialiste des Présocratiques, de Platon, de l'univers de la guerre aux Vèmes et IVèmes siècles av. J.C., de Thucydide et d'Alexandre le Grand, ainsi que des mythes grecs. Auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce antique (Les Présocratiques (1990), Platon, la République, Thucydide d'Athènes, la Guerre du Péloponnèse (2002), Alexandre le Grand, Histoire et dictionnaire (2004), une traduction de L'Histoire grecque de Thucydide (2012)...). Créateur, en 1997, avec Olivier Jehasse, du Labiana, laboratoire d'histoire ancienne de l'Université de Corse. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Co-auteur, avec Jean-Dominique Poli, de Dictionnaire des lieux et pays mythiques (2011).

BATTISTINI Pierre: (1898-1981)
Originaire de Siscu. Né au Venezuela. Chargé de cours à l'Université d'Edimbourg, en 1920, puis à l'Université de Birmingham. Agrégé d'Anglais en 1925, il rentre en France. En 1963, il occupe la chaire supérieure d'anglais à HEC. Il collabore au Petit Bastiais et à L'Annu Corsu. Auteur d'articles, d'essais, de poèmes, de romans.

BATTISTINI Roberto: (né en 1959)
Né à Bastia. Photographe. Auteur de l'ouvrage photographique Corse 1943 Les Combattants de la Liberté (textes de Marie Ferranti) en 2014.
Voir le site de Roberto BATTISTINI.

BATTISTINI Yves: (1922-2009)
Originaire de Sarté. Né à Hasselt, en Belgique. Philosophe. Helléniste. Spécialiste de la Grèce antique. Il effectue des études de lettres classiques à Nice puis à Paris. Réfractaire au Service du Travail Obligatoire (STO), il vit dans la clandestinité, sous l'Occupation, du 1er Juillet 1943 au 20 Août 1944. Il est professeur agrégé de lettres classiques au Lycée Clemenceau de Sarté, puis Inspecteur Pédagogique Régional, de l'Académie de la Corse (1949–1979, 1979–1984). Il vit depuis retiré à Sarté, où il a fondé et anime le Groupe Alpin Ultima Thulé. Il fréquente René Char, André Breton, Paul Éluard, Albert Camus, Clovis Trouille, Francis Bott, Max Ernst, Victor Brauner, Christian Dotremont, Noël Arnaud, Maurice Blanchard... Il participe au mouvement des groupes Le Surréalisme Révolutionnaire et La Révolution la Nuit, notamment par la publication de tracts, manifestes, affiches, textes et expositions... Auteur de A la droite de l'oiseau (1947), Apulée, Le Fantôme de plein midi (1947), Héraclite d'Éphèse (1948), L'Eau chimérique (1959), Trois contemporains, Héraclite, Parménide, Empédocle (1955), Trois présocratiques, précédé de Héraclite d'Éphèse (1988), Les Présocratiques, en collaboration avec Olivier Battistini (1990), Sapphô, tome I, Le Cycle des Amies (1991), Lyra Erotica (1992), La Séduction (1994), Sapphô, tome II, La Cité et les Dieux (1994), Sapphô, la dixième des Muses (1995), Empédocle, légende et œuvre (1996), Poétesses grecques, Sapphô, Corinne, Anytè (1998)... Il décède à Sarté en 2009.

BAUCHER René: (vingtième siècle)
Né à Bavilliers (Territoire de Belfort). Artiste peintre. Sculpteur. Il voyages en Corse, où il peint Le port de Bastia (exposé en 1929), et des paysages (exposés en 1933).

BAUCHETET Auguste Joseph (1865-1957):
Né à Aiacciu. Militaire. Colonel au 15ème Régiment d'Infanterie. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BAUDE ?: (dix-huitième siècle)
Second président du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

BAUDE-COUILLAUD Germaine: (1885-1980)
Né à Bordeaux. Artiste peintre (paysagiste). Elle expose Calvi, citadelle et Maisons à Calvi (1938), Calvi (1946 et 1950)...

BAUDIN ?: (dix-huitième siècle)
Membre du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

BAUDIN Pierre: (né en 1925)
Né à Siorac en Périgord (Dordogne). Artiste peintre. Il séjourne en Corse dans les années 1950. Il y peint Centuri, Cap Corse...

BAUDOIN-ALBERGNIE Josetta: (vingtième siècle)
Auteur de La Corse dans les textes latins, paru en 1967.

BAUDON Mireille: (décédée en 1997)
Metteur en scène. Professeur de théâtre (Comedia dell'arte). Créatrice de la compagnie théâtrale I Chjachjaroni, à Aiacciu, en 1983, qu'elle dirige jusqu'à sa mort, en 1997.

BAUDON Yvonne: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre (paysagiste). Elle expose Rue des fontaines-neuves à Bastia et Fontaines à Corte (1931).

BAUX (de) Hugues: (treizième siècle)
De maison française, en 1219, il devient, par alliance, juge de Cagliari et Marquis de Corse.

BAYON de LIBERTAT: Voir LIBERTAT.

BAZAL Jean:
Journaliste. Spécialiste du banditisme. Auteur de Avec les derniers bandits corses, en 1973, Le Corse, en 1976, Entre l'arme et les Corses...

BAZIN René: (1853-1932)
Ecrivain, romancier et académicien français (1903). En 1908, il visite la Corse et en parle dans son livre Nord-Sud. En 1913, dans les Chroniques de L'Illustration, il retient, de la Corse, quatre beautés: le maquis, la forêt, le Cap et Bonifacio...

BAZZICONI Isidore: (1914-1943)
Né à Rapale. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Décédé des suites de ses blessures (il saute sur une mine au cours d'une mission), à Moltifaù, lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Rapale et sur celui de la commune de Bastia.

BEATTIE James: (1735-1803)
Ecrivain anglais. En Juin 1773, dans son Journal de Londres, il décrit sa rencontre à Londres avec Pasquale Paoli.

BEATU LUDOVICU: Voir LUIGI Don Ghjuvanni Marcu.

BEAUBLE ?: (dix-huitième siècle)
Graveur à Paris. En 1787, il grave une carte de la Corse.

BEAUJEU, Comte de La Salle: (dix-huitième siècle)
Bénédictin. Personnage obscur et louche, émissaire des Corses de Venise. En 1742, à Venise, il est l'auteur d'un projet d'un traité d'alliance commerciale et militaire entre la Corse indépendante et les Turcs de l'Empire Ottoman (la Sublime Porte). Il est le médiateur entre les deux parties. Ce traité engagerait la Corse dans un véritable contrat de protectorat en 21 points. Ce projet ne verra pas le jour. Il n'accomplit pas sa mission et dévoile le projet aux cours de Gênes, de Toscane et de Turin.

BEAUJOURDAIN (de) ?: (seizième siècle)
Militaire français. Neveu de Paul de La Barthe (le maréchal de Termes). En 1556, il est gouverneur de la Balagna, avec deux compagnies corses et deux compagnies de Gascons. En 1558, il aide le duc François de Guise à prendre le fort d'Ischia Nova, dans l'étang de Biguglia, tenu par les Génois.

BEAUME Emile-Marie: (1888-1967)
Né à Pézenas (Hérault). Artiste peintre (paysages, nus, natures mortes). Il peint la Corse dans les années 1950: Maison corse devant la Méditerranée et Corse, vue d'un port, en 1956.

BEAUMONT (de) Gabriel Marie: (1782-?)
Comte. Officier militaire. Sous-préfet de Calvi de 1820 à 1822. Auteur de Observations sur la Corse, publiées en 1824.

BEAUMONT Paul-Louis: (1863-1936)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages, nus, natures mortes). Il expose Calvi, au Salon des Artistes Indépendants, en 1929.

BEAUVE (de) ?: (dix-huitième siècle)
Vicomte. En Mai 1768, il débarque à Aiacciu avec deux bataillons du Régiment de Bretagne, dont il est le colonel.

BECKER Franz Helmut: (1894-1952)
Né à Saint-Ingbert (Allemagne). Artiste peintre (paysages). Il effectue plusieurs séjours en Corse en 1928, 1929, 1930 et 1931. Il peint Calvi (1928), Corte (1929), Calanche (1929), Tour génoise (1929), Propriano (1930).

BECKMAN-FIESCHI Jacklynn: (née en 1940)
Née en Ecosse. Epouse du militant nationaliste Jacques Fieschi. Installée à Pruprià depuis 1977. Ecrivain. Romancière. Poète. Auteur d'un recueil de poèmes en 1976, de La Vague (2000), Rien qu'une vie, ouvrage autobiographique (2006), La lumière de l'ombre (2010), Kamargo ou La lumière égarée (2011)...

BEDIGIS Claude François: (1743-?)
Originaire de Berzieux, en Champagne. Fonctionnaire français. Il est chargé par l'Assemblée Nationale Constituante d'élaborer le Plan Terrier de Corse. Il en est le responsable et l'exécuteur des plans. Il arrive à Bastia en Avril 1770 , et il s'installe au couvent des Jésuites. En Novembre 1773, il écrit à l'intendant Barthélémy Colla de Pradines, pour se plaindre des incessantes attaques de bandits ou autres contre ses géomètres. En Novembre 1786, victime de cabales, il est destitué et emprisonné à Paris. Il est remplacé par Joseph Bonaventure Vuillier. En 1791, la Convention le réhabilite. Il meurt des suites du paludisme contracté en Corse.

BEECHEY William: (1753-1839)
Portraitiste anglais. En 1805, il exécute un portrait à l'huile de Pasquale Paoli.

BEER Dick: (1893-1938)
Né à Londres. Artiste peintre suédois (pointillisme, cubisme, expressionisme). Il effectue plusieurs séjours en Corse en 1914, 1919, 1923, 1929 et 1937. Il expose Départ du paquebot (Corse), à Paris, au Salon des Peintres Indépendants, en 1926.

BEGLIOMINI François:
Maire de Pruprià de 1896 à 1900.

BELATONI (BALATONOI, BALAROI, BALARI..): (troisième siècle avant notre ère)
Nom d'une tribu corse (parmi les douze recensées par Ptolémée), installée dans le Sartinesu, avant l'arrivée des Romains.

BELARDY Caroline: (décédée en 2001)
Originaire d'Aiacciu. Professeur d'arts plastiques à Bastia, Santa Maria Siché, puis Aiacciu. Artiste peintre (art contemporain).

BELBA (de) Gerardu: (treizième siècle)
De Siscu. En 1212, il fait quittance à l'abbé de La Gorgona de la somme de quinze livres, douze sous, quatre deniers, qu'il a déposé à San Vito.

BELBA (de) Landolfu (treizième siècle)
De Siscu. En 1212, il fait quittance à l'abbé de La Gorgona de la somme de quinze livres, douze sous, quatre deniers, que son frère Gerardu a déposé à San Vito.

BELGODERE Anghjulu: (1676-avant 1752)
Né à Bastia. Fils d'Anghjulu Maria. Nobile Trente de Bastia en 1717.

BELGODERE Anghjulu Maria: (1625-avant 1699)
Né à Bastia. Notaire à Bastia. Nobile Trente de Bastia en 1651.

BELGODERE Carminu:
Compositeur. Chanteur. Musicien (guitare, cetera, mandoline...). Membre du groupe Manât.

BELGODERE Charles: (vingtième siècle)
Maire de A Penta di Casinca de 1926 à 1929.

BELGODERE Crucianu: (1699-1772)
Né à Bastia. Fils d'Anghjulu. Notaire à Bastia. Padre di Comunu à Terra Nova en 1732 et 1735, et à Terra Vechja, en 1738. Elu Magistrat des Guerres en 1741, 1742 et 1744. Reconnu noble par le Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

BELGODERE Dumenicu: (1845-1922)
Né à Calinzana. Poète populaire, paysan et oral. Auteurs de cahiers, Poésie, publiés en 1964, de Terzine, de Sonettu al Pievanu Pasqualini di Campile...

BELGODERE Joseph: (dix-neuvième siècle)
Ecclésiastique. Professeur suppléant des humanités au collège de Bastia. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BELGODERE Louis: (vers 1843-?)
Artiste peintre corse. On retrouve de ses œuvres peintes à Bastia vers 1861.

BELGODERE Simon: (vingtième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1929 à 1935.

BELGODERE de BAGNAJA Anton Leonardu: (1693-1760)
De Belgudè. Ecclésiastique. Diplômé de l'Académie Grégorienne en 1721. docteur en Théologie et en Droit. Curé de Musuleu, puis d'Olmi e'Cappella, puis d'Ochjatana.

BELGODERE de BAGNAJA Anton Leonardu: (?-1792)
De Belgudè. Capitaine. Commissaire de la Ghjunte de Caccia. En 1766, Pasquale Paoli lui confie la défense de L'Isula. Il obtient le titre de Commandante di Isula Rossa. La garnison de la ville dispose de plusieurs canons. Membre du Guvernu Supreme en 1767. En Mai 1769, après la défaite de Ponte Novu, avec près de 200 Balanini, il quitte L'Isula sur un navire anglais, et s'exile en terre ligure.

BELGODERE de BAGNAJA Anton Leonardu Bonfigliu: (1802-1869)
Né à Pise (Italie). Originaire de Belgudè. Fils de Ludovicu. Avocat. Magistrat. Juge au Tribunal de 1ère Instance de Calvi. Président du tribunal civil de Bastia. Conseiller général du canton de Belgudè en 1857. Conseiller à la Cour Impériale de Bastia de 1863 à 1869. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BELGODERE de BAGNAJA Ghjuvan Petru: (dix-huitième siècle)
De Belgudè. Ecclésiastique. En Février 1790, les délégués des six juridictions du Diquà, réunis à Bastia, dans l'église de La Cuncezzione, le désignent, avec trois autres personnalités corses, pour se rendre à Londres, chez Pasquale Paoli, afin de demander à ce dernier de revenir en Corse. En Avril, étant parvenu à le convaincre, il rentre à Paris avec Pasquale Paoli. En Mai 1791, il écrit une lettre à l'Assemblée Nationale Constituante. En Juin, la ville de Bastia, pour protester contre les sanctions infligés à son conseil municipal, l'envoie à l'Assemblée Nationale Constituante. Malgré son argumentation, cette dernière approuve les décisions du Directoire du Département, dirigé par Pasquale Paoli.

BELGODERE de BAGNAJA Louis:
Magistrat. Ecrivain. Co-auteur (avec Evelyne Luciani et Dominique Taddei) de Trois prêtres balanins au coeur de la révolution corse: Erasmo Orticoni, Gregorio Salvini, Bonfigli, en 2006. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

BELGODERE de BAGNAJA Ludovicu: (1751-1823)
Né à Belgudè. Fils d'Anton Leonardu. Avocat. Assesseur au Siège Royal de Calvi. Député au Parlement Anglo-corse. Conseiller d'état anglo-corse de 1794 à 1796. Président du Tribunal de 1ère Instance de Calvi en 1803. Conseiller à la Cour Royale de Bastia de 1814 à 1823.

BELGODERE de BAGNAJA Luiggi: (dix-huitième siècle)
De Belgudè. Partisan du comte de Narbonne. En Avril 1772, il est reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse, qui établit sa filiation depuis le capitaine Petru di Belgudè. En Juillet 1777, il participe à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse en tant que Nobile Dodeci et député, où il prononce un discours que les commissaires jugent séditieux et qu'ils refusent de laisser imprimer. Il est destitué de ses fonctions. Il sera nommé membre du Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1789, il participe, dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

BELGUDE (di) ?: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1682 et 1686.

BELGUDE (di) Abramu: (1430-1505)
Seigneur de Balagna. Issu de la lignée des Malaspina. En 1450, il reçoit de l'abbé Nicolo di Savone, à Gênes, les bénéfices de l'église paroissiale de San Gavinu di Mala, à Belgudè, et de l'église San Chilicu à Bisinchi, dans le Rustinu. En 1471, il est exempté de charges ordinaires et extraordinaires, et reçoit une pension de cent quatre vingt écus d'or. Il meurt en 1505.

BELGUDE (di) Anton Leonardu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1620.

BELGUDE (di) Antone Luchinu: (quinzième siècle)
Seigneur de Balagna. En 1496, à Gênes, il est un des trois délégués corses qui participent à la révision des Capitulaires (qui datent de 1453).

BELGUDE (di) Antoniu: (seizième siècle)
De U Sulaghju. Pro-Génois. En 1546, il est au service du Génois Giovan Francesco Lomellino.

BELGUDE (di) Fiora: (seizième siècle)
Veuve de Guglielmu. En 1586, Ghjuvan Antone et Ghjuvan Simone Retale, les assassins de son mari, sont condamnés à lui payer cinquante lires pour la pension alimentaire de sa nièce Savilla.

BELGUDE (di) Petrandria: (seizième siècle)
De U Sulaghju. Chef militaire corse. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse.

BELGUDE (di) Petru: (?-1577)
De Belgudè. Issu des anciens seigneurs de Bagnaja (ou Bagnara), fondateur de la famille Belgodere di Bagnaja de Belgudè.

BELISAIRE: (494-565)
Général byzantin. En 533, sous l'empereur Justinien 1er, il est l'artisan de la reconquête byzantine de la Méditerranée, et de la Corse en particulier (voir Cyrille).

BELISARJ Philippe Antoine: (dix-neuvième siècle)
Médecin à Poghju di Moriani. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BELLACOSCIA Antoine et Jacques: Voir BONELLI Antoine et Jacques.

BELLAGAMBA Marie-Josée:
Avocate au barreau de Bastia. Militante nationaliste. Membre du MPA. Avocate des prisonniers politiques corses. Conseillère territoriale (MPA) de 1992 à 1998 (elle remplace Léo Battesti démissionnaire). Elle plaide lors du procès relatif à l'effondrement de la tribune de Furiani (en 1992).

BELLAN Jean-Pierre: (vingtième siècle)
Originaire de Carcassonne. Professeur au collège d'Aiacciu. Nommé président de la section d'Aiacciu des Croix-de-Feu, qui comporte 300 adhérents, en 1935. En 1936, il fonde la représentation insulaire du Parti Social Français. Il en est le délégué départemental.

BELLANGER ?: (dix-huitième siècle)
Membre honoraire du Conseil Supérieur de la Corse en 1788.

BELLANGER-ADHEMAR Paul: (1868-1948)
Né à Fontainebleau. Artiste peintre (paysagiste). Il expose, au Salon des Artistes Indépendants, L'Ile Rousse, en 1897. Il peint également La route des chapelles et les Sanguinaires, Ajaccio et Bord de mer en Corse.

BELLANFANT Charles-Robert: (vingtième siècle)
Né à Yzeure (Allier). Artiste peintre (paysagiste). Il expose La maison rose, Ajaccio et L'église Saint-Jean, Calvi en 1929 et Le quai à Calvi, en 1930.

BELLAVIGNA Paul:
Président du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse de 1998 à 1999. Président du Centre Régional d'Information Jeunesse (CRIJ) de Corse. Secrétaire général du Pôle Régional de Compétence en Education et Promotion de la Santé (PREPS) en Corse.

BELLAY (du) Guillaume: (1491-1543)
Seigneur de Lancey. Frère de Jean. Lieutenant Général du Roi de France François 1er. En 1535, il engage Sampieru Corsu à son service.

BELLAY (du) Jean: (1492-1560)
Cardinal. En 1535, il prend à son service Sampieru Corsu, qu'il recommande à son frère, lieutenant Général du Roi de France François 1er. Il propose à ce dernier d'envahir la Corse pour porter un coup aux Espagnols, en gênant ainsi leurs communications avec la péninsule ibérique. Proposition que le Roi de France repousse provisoirement. En 1553, il est en accord avec le Roi de France Henri II, qui prend la décision d'envahir la Corse, alors aux mains des Génois.

BELLE Marie-Paule: (née en 1946)
Corse par sa mère. Chanteuse de variété. Auteur-compositeur. Actrice. Ecrivain.

BELLEFOREST (de) François: (1530-1583)
Polygraphe et historien français. En 1575, il dessine une carte de la Corse, avec une description et une image naïve des habitants, qui paraît dans la Cosmographie Universelle de Sébastian Munster.

BELLE-ISLE (de) Charles: (dix-huitième siècle)
Ministre de la Guerre de Louis XV. En Mars 1739, il échange une correspondance avec le maréchal de camp du Chatel, basé à Calvi. En Mars 1750, les Corses lui écrivent au sujet du maréchal de Cursay.

BELLIER de LA CHAVIGNERIE François-Philippe: (1828-1906)
Né à Chartres. Artiste peintre (paysagiste). Auteur d'une lithographie I gatti di Vivario, en 1864.

BELLIN Jacques Nicolas: (1703-1772)
Ingénieur géographe de la Marine et du Dépôt des Cartes et Plans, membre de l'Académie Royale de Marine et de la Société Royale de Londres. En 1749, puis en 1764, il dessine une carte de la Corse. En 1769, il publie à Paris, chez Didot, un Atlas de l'Isle de Corse, composé de 38 planches, inséré dans sa Description géographique et historique de l'Isle de Corse. La partie historique de l'ouvrage est empreinte d'un vif parti pris de dénigrement du peuple corse.

BELLIS Jean: (né en 1941)
Artiste peintre. Illustrateur de marine et d'aviation. Auteur d'un catalogue de scènes des villes et des villages de Corse. Il expose à Aiacciu en 1978, 1980, 1982...

BELLONI Antoine:
Journaliste. Comédien. Il commence le théâtre en 1966 avec la troupe Les tréteaux corses. Il joue notamment dans les films Le reflet dans la mer (1973), L'enquête corse (2004), Sempre Vivu (2007) et Résidence secondaire (2015). Au théâtre il joue en 1996 dans La peste d'Albert Camus. Il alterne avec le Téatrinu et l'Unità téatrale. Il participe également à quelques courts-métrages de fiction.

BELLONI Luc: (?-1995)
Militant du MPA, est assassiné à Porticciu, en 1995.

BELLUCCI Guillaume: (?-1943)
Né à Prunu. Résistant. Il est tué lors des combats contre les Allemands, à l'usine de Champlan, dans le Fiumaltu, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

BELMOSTO Luiggi: (seizième siècle)
Podestat de Bastia en 1562.

BELMOSTO Ottaviu: (1560-1618)
Né à A Venzulà (ou U Viscuvatu), de père génois. Ecclésiastique. Prêtre à Gênes. En 1591, il est nommé évêque d'Aleria, en remplacement d'Alexandre Sauli, jusqu'en 1608. Vice-légat de Ravenne en 1608. En 1616, il est nommé cardinal à Rome, où il décède en 1618.

BELNET Georges Albert Etienne: (vingtième siècle)
Né à Dijon (Côte-d'Or). Artiste peintre (paysagiste). Il expose, au Salon des Peintres Indépendants, Haute-ville de Calvi, La scala di Santa Regina et Femme à la secchia, en 1924, Citadelle en Corse et Marine corse, en 1925. Il figure dans l'Agenda PLM 1924 avec une oeuvre intitulée La Corse.

BELTIKHINE d'ORTOLI Jacqueline: (vingtième siècle)
Originaire de Santa Lucia di Taddà. Artiste peintre (paysages, portraits). Sculpteur. Artiste de cinéma. Portraitiste officielle du paquebot France. Fondatrice de l'Académie de Peinture et de Sculpture de Nice et de la Riviera.

BELTRAMELLI Augustin Joseph: (1853-1931)
Né à Mâcon (Saône-et-Loire). Originaire de Soriu. Militaire. Général de brigade d'Artillerie (CR). Commandeur de la Légion d'Honneur. Officier d'Académie (1898). Chevalier du Mérite Agricole (1906).

BELTRAN Muriel:
Adjointe au maire de Biguglia. Elue conseillère départementale (divers droite) du nouveau canton de Biguglia Nebbiu en 2015.

BEN: Voir VAUTIER Benjamin.

BENABAR: Voir NICOLINI Bruno.

BENASSI Dominique: (né en 1961)
Sapeur-pompier à Bastia. En 1988, il perd une jambe lors d'une rixe. Il choisit de devenir un pionnier du triathlon handisport, en participant d'abord pendant trois ans aux compétitions valides. A force de persévérance, il finit par obtenir sa licence en 1991, la première de triathlon handisport en France. En 1996, il décroche son premier titre mondial à Cleveland (Etats-Unis). Il obtiendra encore 7 titres de champion du monde de triathlon. Il se lance dans le Défi Atlantique avec son ami Franck Bruno, comme lui, amputé. Ils sont les deux seuls athlètes unijambistes engagés dans l'Atlantique Rowin Race 2005. Il est un des membres fondateurs de l'association Bout de Vie dont le but est de briser l'isolement des personnes handicapées, en leur montrant que les valides n'ont pas le monopole de l'exploit. Champion du monde d'Half Ironman 2012.

BEN BELLA Mahjoub: (né en 1946)
Né à Maghnia (Algérie). Artiste peintre (calligraphie). Il expose à Aiacciu en 1984, 1985, 1991, 1995, 2001... En 1995, il participe au Parcours du Regard, à Oletta.

BENBRIDGE Henry: (1744-1812)
Peintre américain originaire de Philadelphie. En 1768, à Londres, James Boswell le charge d'aller en Corse peindre sur place le portrait grandeur nature de Pasquale Paoli. A la demande de James Boswell, ce portrait (Pascal Paoli à la bataille de Ponte Novo) sera exposé, en 1769, à la Society of Free Artists de Londres. C'est le premier Américain à venir en Corse.

BENCI Antonio: (1783-1843)
Né à Pise. Ecrivain. Romancier. Membre du Mouvement Libéral et National Toscan. En 1831, il se réfugie en Corse. Auteur d'un roman historique demeuré inédit, Piero d'Orezza. Il quitte la Corse en 1834.

BENE (del) Girolamo: (dix-septième siècle)
Ecclésiastique génois. En 1619, il ouvre, à Gênes, un collège à l'usage des diocèses dépourvus de séminaires; les évêchés du Nebbiu et de Sagone y envoient leurs clercs pour leurs études (ils les envoyaient auparavant à Bastia ou Aiacciu).

BENEDETTI ?: (dix-neuvième siècle)
En 1895, un duel au pistolet l'oppose à son adversaire aux élections cantonales, le docteur Alessandri (qui est élu). Il tue ce dernier, et, emprisonné, il passera aux assises.

BENEDETTI Ange Michel Gaston Marie Jean: (1875-1981)
Né à Bastia. Avocat à Aix-en-Provence et à Bastia. Préfet du Puy-de-Dôme en 1921 et des Alpes-Maritimes en 1924 et 1929. Préfet honoraire en 1934. Officier de la Légion d'Honneur.

BENEDETTI Antoine: (1909-1990)
Originaire de Sarté. Résistant. Membre du Comité d'Arrondissement du Front National de Sarté à partir de 1942. Il rejoint le maquis à l'été 1943 après une dénonciation. Il participe à la libération de Sarté, est membre du Comité d'Arrondissement érigé en sous-préfecture, et devient compagnon de route du Parti Communiste à partir de 1943. Elu, premier adjoint progressiste, sur la liste du communiste Joseph Tramoni, à la mairie de Sarté, en 1945. Elu conseiller général, présenté par le Parti Communiste, seul élu d'opposition de 1951 à 1958, au Conseil Général de la Corse. Réélu premier adjoint sur la liste Joseph Tramoni, en 1959, il devient maire de Sarté au décès de celui-ci en 1968. Réélu maire de Sarté en 1971, il se retire en 1977, au profit de Dominique Bucchini. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1982, celle-ci lui est remise par Arthur Giovoni.

BENEDETTI Benoit: (1806-1857)
Né à Santa Lucia di Mercuriu. Laboureur. En 1852, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1857.

BENEDETTI Bernard:
Originaire de U Lucu di Nazza. Médecin. Secrétaire général du Front Régionaliste Corse (FRC) en 1967. Auteur d'un travail pour alerter les médias internationaux des exactions serbes que subissaient la population du Kosovo dans les années 90. Il effectue également plusieurs missions en Afghanistan entre 1980 et 1990. Maire de U Lucu di Nazza (jusqu'en 2008).

BENEDETTI Bonaventura, dit Ventura, Venturone: (1726-1793)
D'Ota. En Juin 1769, la Nation Corse est vaincue. Les villes et les principaux chefs-lieux sont occupés par les Français. Il fait partie des nombreux Corses qui refusent de se soumettre, et constituent un mouvement qui reste fidèle à Pasquale Paoli, lequel demeure toujours pour eux U Babbu di a Patria. En 1771, il capture le colonel de Virieu, un Chevalier de Malte qui est en visite en Corse. Sur les conseils de celui-ci, il décide de se constituer prisonnier aux Français, à Aiacciu. Il est condamné à être déporté en Amérique, à la grande colère de ses partisans Corses. En Mai 1775, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, lors de la Quatrième Assemblée des Etats de Corse, il est désigné député pour représenter le Tiers Etat à la cour du nouveau Roi de France Louis XVI. Il devient un partisan du comte de Narbonne. En Décembre, il quitte la Corse pour rejoindre Versailles. En Octobre 1776, sur les conseils de Jean Jacques Marie de Guernes, l'évêque d'Aleria, et du Ministre de la Guerre, le comte de Saint-Germain, il est à Londres auprès de Pasquale Paoli, auquel il plaide, sans le convaincre, le rapprochement de la Corse et de la France. Commissaire de la Ghjunta de La Mezana. Anobli, à Versailles, par Louis XVI en 1777. Député de la Noblesse en 1779. Il participe à l'élection des 4 Nobili Dodeci du Dilà en 1781.

BENEDETTI Bonaventure: (dix-neuvième siècle)
D'Ota. Instituteur. Militant républicain. Conseiller municipal d'Ota de 1871 à 1884. Il milite pour l'amélioration de la scolarisation des enfants de la classe ouvrière et des basses couches sociales. En 1877, il est révoqué pour radicalisme. En 1883, il est directeur de l'école communale de Corti. En 1889, il est directeur de l'école communale d'Ota et nommé au Conseil Départemental de l'Instruction Publique. En 1890, il fonde un syndicat regroupant les producteurs de cédrats des communes de la région de Portu, Piana et Evisa (avec 120 adhérents).

BENEDETTI Davia: (née en 1984)
Originaire d' Auddè. Maître de conférences en anthropologie. Danseuse classique.

BENEDETTI Dominique: (1913-1944)
Né à Auddè. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'INtérieur (FFI). Il est arrêté et torturé par les Italiens en Juillet 1943, après le meurtre d'un carabinier et la blessure d'un Bersaglier, le 24 mai 1943, à Sartè. Condamné à 22 ans de réclusion, il est déporté à Castelfranco (Italie) où il décède en 1944. Reconnu Mort en déportation. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Auddè, sur celui de la commune de A Munacia d'Auddè, et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

BENEDETTI Don Jean Dominique (Jean): (1901-1969)
Né à Sartè. Journaliste parlementaire. Chroniqueur. Editorialiste. Président de l'Association des Journalistes Parlementaires de 1955 à 1965. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Etoile Noire du Bénin.

BENEDETTI Félix Antoine dit Miliani: (1831-1854)
Né à Pila Canali. Meunier. En 1853, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

BENEDETTI (de) Filippu Antoniu Pasquale: (dix-huitième siècle)
D'Ota. Fils de Bonaventura Benedetti. Juge de paix. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Vicu, aux Assemblées de la Noblesse qui préparent les Etats Généraux. En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Député pour la communauté d'Ota, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BENEDETTI François: (né en 1947)
Originaire de U Lugu di Nazza. Médecin à I Prunelli di Fiumorbu. Militant nationaliste (Corsica Libera). Maire de U Lugu di Nazza depuis 2008. Elu conseiller territorial en 2015.

BENEDETTI François Auguste: (dix-neuvième siècle)
Maire républicain de Corti de 1830 à 1837 et de 1871 à 1877. Conseiller général de la Corse en 1857. En 1877, suite à la Crise du 16 Mai, il est révoqué en tant que maire de Corti.

BENEDETTI Georges: (né en 1930)
Né à Antisanti. Médecin. Député (socialiste) du Gard de 1981 à 1986 et de 1988 à 1993. Sénateur (socialiste) du Gard de 1986 à 1988. Chevalier de la Légion d'Honneur (2000).

BENEDETTI Ghjuvan Quilicu: (1758-1808)
Originaire de Corti. Conseiller de préfecture du Golu. En Novembre 1797, il est élu Président de la municipalité de la ville de Bastia.

BENEDETTI Gustave Pierre Louis: (1826-1901)
Né à Bastia. Frère de Vincent. Diplomate. Elève consul à Alexandrie, en Egypte, en 1854. Consul à Trébizonde, en Turquie, en 1857. Consul de France à Séville, en Espagne, en 1859. Consul de France à Cadix, en Espagne, en 1862. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1863. Consul général à Cadix, en 1881.

BENEDETTI Guy:
Conseiller d'arrondissement (droite) de Paris (XXème)en 2001.

BENEDETTI Jean-Baptiste: (1897-1979)
Originaire d'Auddè. Poète en langue corse. Auteur de Ricordi d'altri tempi (1972), Canzona pa'u mé paesu (qui est gravé sur sa tombe)...

BENEDETTI Jean-Baptiste Antoine: (1902-1981)
Originaire d'Ocana. Préfet délégué à Montpellier en 1941. Ses actions de résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale lui valent d'être déporté Préfet du Vaucluse en 1943, de la Côte-d'Or en 1945, de l'Oise en 1946, d'Ille-et-Vilaine de 1949 à 1955, du Nord en 1955, et de la Seine en 1958. Président des Charbonnages de France. Son neveu, Arnaud Benedetti, est l'auteur de Un préfet dans la Résistance (2013), ouvrage consacré à son comportement durant la Seconde Guerre Mondiale. Grand officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945.

BENEDETTI Jean Dominique: (1901-1969)
Né à Sartè. Journaliste parlementaire. Il dirige une tribune politique à la Télévision Nationale. Officier de la Légion d'Honneur.

BENEDETTI Louis: (1727-1807)
Né à Bastia. Magistrat. Président de la Cour de Justice Criminelle du Département du Golu en 1804. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BENEDETTI Luiggi: (1739-1808)
En Octobre 1796, il est nommé, par les Anglais, Président provisoire de la municipalité de Bastia. Avec son conseil pro-Anglais, il doit se rendre aux Français. En 1803, il est membre résident et vice-président de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1804, il est le président du Tribunal Criminel du département du Golu.

BENEDETTI Pasquale Antoniu: (1763-1817)
Originaire d'Ota. Fils de Bonaventura. Filleul de Pasquale Paoli. Membre du Conseil Supérieur de la Corse en 1790. Procureur-syndic du district de Vicu sous le gouvernement Anglo-corse, de 1794 à 1796.

BENEDETTI Paul-Félix: (né en 1966)
Originaire de Sarté, Ghisoni, Auddè. Ingénieur hydraulique à l'Office d'Equipement Hydraulique de Corse (OEHC). Enseignant à l'Université de Corti. Militant nationaliste (ANC). Militant syndicaliste (STC). Fondateur du mouvement politique nationaliste U Rinnovu en 1998. En 2009, il participe à la création du mouvement de refondation nationaliste Corsica Libera. Elu conseiller territorial (Corsica Libera puis non inscrit), de 2010 à 2015.

BENEDETTI Pierre: (?-1870)
Originaire de Cagnanu. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Cagnanu.

BENEDETTI Stefanu: (1695-1778)
Né à Bastia. Notaire au Conseil Supérieur de la Corse.

BENEDETTI Vincent: (1817-1900)
Né à Bastia. Frère de Gustave. Comte. Diplomate. Elève consul à Alexandrie en 1840. Consul au Caire en 1845. Consul général à Palerme en 1848. Premier secrétaire d'ambassade à Constantinople en 1852. Directeur du Service des Affaires Etrangères en 1855. Secrétaire au Congrès de Paris en 1856. Ministre plénipotentiaire de la France à Turin en 1861. Ambassadeur de France à Berlin de 1864 à 1870. Il est participe aux négociations dans le projet de traité d'alliance défensive et offensive entre la France de Napoléon III et la Prusse de Guillaume 1er, et se retrouve au centre de la fameuse dépêche d'Ems, qui entraina la guerre de 1870. En 1869, il est fait Comte héréditaire par décret impérial. En 1873, il propose qu'une souscription soit lancée, et que les Cendres de Pasquale Paoli soient placées à côté de son frère Clemente dans le couvent de Merusaglia, et non plus à Corti comme cela avait été précédemment envisagé. Conseiller général de la Corse (canton de Nonza) en 1877 et 1883. En 1889, à Londres, il assiste à l'exhumation de la dépouille mortelle de Pasquale Paoli. Il décède à Paris, en 1900. Grand -Croix de la Légion d'Honneur.

BENETTI Charles: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général d'Ulmetu de 1883 à 1886.

BENETTI Décius: (1889-1943)
Né à Livia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est tué lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Livia.

BENEVENTO (de) Bartolomeo: (treizième siècle)
En 1274, il est évêque d'Aleria.

BENHALASSA Marie-José dite Marie-José Nat: (née en 1940)
Née à Bunifaziu. Actrice de cinéma, de théâtre et de télévision.

BENHAMOU Guy:
Journaliste au quotidien Libération. Spécialiste des affaires corses. En 1996, son domicile, dans l'Essonne, est mitraillé par des membres du FLNC-Canal Historique. Auteur d'un livre d'entretien avec François Santoni et Jean-Michel Rossi, Pour solde de tout compte, en 2000.

BENIELLI Jéromine: (1913-2013)
Epouse de Nonce. Institutrice. Militante communiste. Résistante. Secrétaire du Comité Populaire des Femmes en 1943. Membre de la Commission Administrative Départementale Intérimaire (qui remplace le Conseil Général de la Corse) en 1944. Présidente de l'Union des Femmes Françaises de Corse. Héroïne du livre d'Annick Peigné-Giuly, Une passion corse, Jéromine Binielli.

BENIELLI Marcu Ariettu: (1695-1761)
Originaire d'Aiacciu. Docteur en Droit. En Août 1751, il est témoin élu de la Cunsulta di Oletta.

BENIELLI Nonce Antoine, dit Bébé: (1912-1975)
Né à Paris. Originaire de Bastergà. Militant communiste. Résistant. A l'origine de la création d'une cellule du PCF à Aiacciu, en 1933. Membre du Front National de la résistance en Corse, responsable du Cortenais, pendant la deuxième guerre mondiale (alias Sambucucciu). Arrêté par l'OVRA en 1943 à Corti, il est condamné à 35 ans de prison et déporté à Chieti, en Italie. Il est libéré en 1944. Premier adjoint au maire d'Aiacciu de 1945 à 1947. Il quitte la Corse en 1948 et devient militant syndical CGT à la SNECMA-Billancourt. En 1972, il rentre à Aiacciu où il tente de relancer le PCF local. Il décède à Eccica Suareddà, en 1975.

BENIELLI Paulu Francescu: (dix-huitième siècle)
Prêtre. Notable d'Aiacciu. En Octobre 1763, il est au courant de l'action menée par les Massiera et quelques Naziunali, qui tentent de prendre la citadelle de la ville. Les Génois resteront maîtres des lieux.

BENIELLI Sandra:
Originaire de Bastilicaccia. Artiste peintre. Designer.

BENIELLI-VALECALLE Anne: (1893-1969)
Née à Vallecalle. Professeur. Poète et romancière (4 romans) sous les pseudonymes de Marie Anneval, Anne Vallis et Luc Arvis. Collaboratrice à Femmes d'Aujourd'hui et Bonnes Soirées.

BENIGNI Antoniu Santu: (vers 1787-1863)
Né à Bastia. Artiste peintre. Portraitiste. Il peint des des tableaux d'autel (Brandu), des bannières de procession (Luri, Cassanu), des ex-voto (Lavasina).

BENIGNI Denise: (vingtième siècle)
Artiste peintre autodidacte.

BENIGNI Francescu Maria: (1775-1837)
Né à San Martinu di Lota. Maire de San Martinu di Lota de 1801 à 1817.

BENIGNI Ghjuvan Battista: (1581-1648)
Né à San Martinu di Lota. Alfiere.

BENIGNI Ghjuvan Luca: (1603-1674)
Né à San Martinu di Lota. Fils de Ghjuvan Battista. Caporale.

BENIGNI Guidu: (né en 1931)
Originaire d'San Martinu di Lota et de Petralba. Ecrivain en langue corse. Poète. Auteur de fables et traducteur. Militaire de carrière. Il quitte l'armée en 1975, à cause des évènements d'Aleria. Il se retire en Corse et s'installe à Pigna, en Balagna. Créateur de l'Association de Tourisme Equestre Corse et de Association du Cheval Corse en 1979. Premier prix du concours de nouvelles de la Biennale de prose littéraire Corse-Sarde d'Ozieri, en 1997. Il collabore à la revue littéraire Bonanova du Centre Culturel Universitaire. Auteur de A mula di Ciccolu (1998), À Cavallu (1999), Amadeu u Turcu (2002), Mitulugia, U Viaghju di A Fortunate (2007)...

BENIGNI Jean: (1778-1838)
Né à Bastia. Lieutenant au 1er Régiment de Voltigeurs de la Jeune Garde. Ex marin de la Garde Consulaire. Quartier maître en 1801. Sergent contre-maître en 1803, Sergent-major en 1812. Lieutenant en 1814. Il participe aux campagnes de Camp de Boulogne (1805), Austerlitz (1805), Iena (1806), Prusse (1807-1808), Wagram (1809), Espagne (1810-1811), Russie Moskova (1812), Leipzig (1813), France (1814), Waterloo (1815). Chevalier de la Legion d'Honneur (1806). Chevalier de la Légion d'Honneur.

BENIGNI Pierre: (1878-1956)
Né à Brétigny-sur-Orge. Artiste peintre. Peintre militaire.

BENIGNI Raoul: (1901-1974)
Né à San Martinu di Lota. Militant syndical CGT. Militant communiste. Résistant pendant la deuxième guerre mondiale. Membre du Front National de la Résistance en 1942. Secrétaire fédéral du Parti Communiste corse jusqu'en 1948. Conseiller général du canton de San Martinu di Lota de 1945 à 1951.

BENINCAS Andreas: (?-1632)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BENNET of TANKERVILLE Leonora Sofia: (décédée en-1949)
Née à New-York (Etats-Unis). Artiste peintre (aquarelliste). Elle peint Corsica landscape, en 1896.

BENNETT James Henry: (dix-neuvième siècle)
Médecin anglais. En 1862, il passe 3 semaines en Corse. Auteur de La Corse et la Sardaigne, Etude de Voyage et de Climatologie, en 1876. Il participe à faire d'Aiacciu une station d'hiver à la mode.

BENOIS Albert Alexandrovitch: (1888-1960)
Né à Saint-Petersbourg. Artiste peintre. Architecte. Auteur d'une aquarelle de Calvi (église Saint-Jean-Baptiste).

BENOIT (BENEDICTUS): (septième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 649. Il participe au Concile de Latran.

BENOIT VIII: (onzième siècle)
Pape de 1012 à 1024. En 1012, il envoie en Corse Guglielmo Malaspina, général des galères pontificales et allié des Pisans, à la tête d'une expédition contre les Sarrasins. En 1020, avec l'empereur germanique Henri II le Saint, ils signent un traité en vertu duquel les promesses carolingiennes et les donations ultérieures sont confirmées, à savoir que la Corse reste à Rome.

BENOIT XII: (?-1342)
Pape de 1334 à 1342. En 1335, il renouvelle à Alphonse IV d'Aragon l'investiture de Roi de Corse.

BENOIT XIII: (1324-1423)
Anti pape de 1394 à 1423). En 1412, il confirme l'investiture de la Corse au Roi d'Aragon Ferdinand 1er.

BENOIT XIV (Prospero Lambertini): (1675-1758)
Pape de 1740 à 1758. En Avril 1741, il béatifie et canonise Alexandre Sauli, ancien évêque d'Aleria. En Mai 1744, il envoie en Corse Léonard de Port Maurice, pour accomplir une mission évangélisatrice et politique (pro génoise). En 1748, les Corses lui demandent la libération de l'évêque de Sagone Paulu Maria Mariotti, arrêté par les Génois en 1746. En 1756, il adresse deux lettres aux évêques de Corse dans lesquelles il blâme les membres du Clergé qui soutiennent l'opposition à Gênes, et réprouve ceux qui affirment la légitimité de la rébellion corse. En même temps, il s'élève contre les agissements de Pasquale Paoli.

BENOIT Pierre: (1886-1962)
Ecrivain. Membre de l'Académie Française (1931). A partir de 1926, il effectue de nombreux séjours en Corse. En 1949 il en tire le roman Les Agriates, publié en 1950. Auteur également de Invitation au voyage en Corse, en 1952.

BENSA Francine: Voir CAPATTI Francine.

BENSON Robert: (1797-1844)
Anglais. Juriste et écrivain. Notaire. En 1823, il est en Corse avec une commission d'enquête pour la liquidation du testament de Pasquale Paoli. Il obtient le manuscrit de Luc-Antoine Viterbi et le publie dans Sketches of Corsica or a Journal written during a visit to that island in 1823 en 1825, dans lequel il reproduit également une sérénade d'un berger de Zicavu, et une pièce satirique en langue corse.

BENSOUSSAN Yvelyne: (vingtième siècle)
Commerçante à Aiacciu. Victime d'un enlèvement mystérieux à son domicile en 1997, elle n'a jamais été retrouvée.

BENTINCK William: (1774-1839)
Lord anglais. Commandant général des troupes britanniques en Toscane. En 1814, une délégation de la Ghjunta de Bastia se rend auprès de lui pour lui demander la protection de l'escadre anglaise qui croise non loin de la Corse et le rétablissement du Royaume Anglo-Corse.

BENVENUTI Bonaventura: (quatorzième siècle)
Evêque de Mariana de 1343 à 1351.

BENVENUTI Francesca: (née en 1969)
Originaire de Pastricciola. Styliste. Créatrice de mode installée en Corse en 2007. Créatrice de la ligne de vêtements Nine en 2011.

BENVENUTI Natale: (1830-1862)
Né à Fano (Italie). Artiste peintre. Peintre d'église. Il s'installe à Castifaù vers 1855, où il décède en 1862.

BERALDACCI Ange Pierre: (1795-1826)
Né à Vintisari. Laboureur. En 1824, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

BERENGER II: (?-966)
Roi d'Italie de 950 à 961, marquis d'Ivrée, neveu de Hugues de Provence et petit-fils de Bérenger 1er, l'Empereur d'Occident. En 947, à la mort de Hugues de Provence, il gouverne à la place de Lothaire, et se fait élire Roi d'Italie. Il associe son fils Adalbert au trône. Il enlève à Oberto Opizzo la Toscane et la Corse, qu'il fait administrer par ses officiers. Il reprend le titre de Tutor Corsicae. Il investit, dans le nord de la Corse, une dynastie issue du marquis toscan Oberto Opizzo. En 962, dépossédés, avec son fils, de leur titre et de leurs biens par Otton le Grand, le Roi de Germanie et d'Italie, au profit du pape Jean XII, ils sont obligés de fuir. Il s'enferme dans une de ses forteresses, en Italie. Il meurt en 966.

BERENGER (de) Jean François: (dix-septième siècle)
Descendant d'Antone Orsu Berengieri. Consul de Marseille en 1643.

BERENGIERI Antone Orsu: (seizième siècle)
Marin corse établi à Marseille. On le rencontre en Algérie et en Tunisie, chargé du rachat d'esclaves marseillais.

BERENI Ange: (1871-?)
Né à Valli d'Alisgiani. Docteur en médecine. Il exerce dans le Haut Dahomey. Administrateur en Cochinchine de 1897 à 1900, puis dans l'Océan Indien et Madagascar, où il s'installe. Administrateur supérieur de Madagascar en 1927. Gouverneur de la province de Tananarive. Gouverneur des Comores. Secrétaire général auprès du gouverneur de Madagascar en 1931. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BERENI Petru Paulu dit U Sbersuratu: (vingtième siècle)
Poète improvisateur. Il collabore au journal A Corsica de 1915 à 1919.

BERETTI ?: (1891-1909)
Bandit corse. En 1909, il est abattu par les gendarmes de Prunelli di Fiumorbu.

BERETTI Claire: (née en 1958)
Née à Lyon (Rhône). Originaire de Lecci. Biomagnétiseuse. Expert en Hypnothérapie. Sophrologue'analyste. Energéticienne. Professeur de danse. Directrice de la radio régionale Radio Golfe, à Porti Vechju. Ecrivain. Auteur de Confidences (2011), Le Trésor de tous les temps (2013), Il était une fois ...Nous!! ou Les clés du bonheur (2013) Le Lys des mots, recueil de poèmes (2013), Histoires pour les enfants (2014), Opération Nuages (2015)...

BERETTI Didier:
Membre du FLNC, il est arrêté en 1978. En 1980, il est condamné à 5 ans de réclusion criminelle par la Cour de Sureté de l'Etat.

BERETTI Don Paul: (1886-1937)
Né à San Gavinu di Carbini. Ancien combattant (sergent) de la Première Guerre Mondiale. Fondateur de l'Automobile-Club de Corse. Conseiller général du canton de Livia. Vice-président du Conseil Général de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec 3 étoiles d'argent et 1 de bronze.

BERETTI Francis:
Historien. Professeur émérite à l'Université de Corse. Auteur de Pascal Paoli inspire les patriotes américains, paru en 1974. Auteur de L'accueil de Pascal Paoli en Angleterre (automne 1769), paru en 1978. En 1986, dans Le Bulletin, il fait connaître quatre lettres de Pasquale Paoli à James Boswell, conservées à l'université de Yale aux Etats Unis. Auteur de Pascal Paoli et l'image de la Corse au dix-huitième siècle, le témoignage des voyageurs britanniques, paru en 1988, de Giovan Francesco Galeazzi (1757-1829), un notable dans la tourmente révolutionnaire (2013). Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Président de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse depuis 2010. Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

BERETTI Gisèle:
Artiste peintre. Formée à l'Académie de Peinture de la Corse vers 1940. Elle expose à Bastia en 1952.

BERETTI Paul-Noël: (1900-1943)
Né à Zonza. Exploitant forestier. Résistant (adjudant-chef) des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Tué en service commandé, à BunifaziuPoghju d'Olmu), lors des combats pour la libération de la Corse, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Une rue honore sa mémoire à Bunifaziu depuis le 30 août 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bunifaziu et sur celui de la ville de Bastia.

BERETTI Petru Antone:
Originaire de Vicu. Chargé de l'audiovisuel et de la langue corse au Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de Corse. Auteur de 50 tubes qui ont fait l'histoire de la chanson corse (2013).

BERFINI Christian:
militant du FLNC. En 1983, à la suite de l'explosion prématurée d'un engin explosif, il perd la vue.

BERFINI Ignace: (1849-?)
Né à Aiacciu. Négociant. Adjoint au maire d'Aiacciu en 1881. Franc-maçon. Il est un des membres fondateurs, en 1903, à Aiacciu, de la loge maçonnique L'Emancipation Ajaccienne, du Grand Orient de France. Membre fondateur du Cercle du Sport et du Cercle du Diamant, à Aiacciu. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BERGASSO Sébastienne: (décédée en 1943)
De Bastia. Résistante. Elle est tuée par les Allemands lors des combats de Bastia en Octobre 1943. Reconnue Morte pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

BERGER Peter:
Originaire de Francfort-sur-Main. Artiste peintre. Typographe. Il s'installe à Muru, en 1987. Il illustre le recueil de poèmes de Ghjacumu Fusina, Contrapuntu, en 1989.

BERGERAT Emile: (1845-1923)
Journaliste, littérateur, scientifique et auteur dramatique. En 1887, il est en Corse avec le prince Roland Bonaparte. Auteur de La chasse au mouflon ou Petit voyage philosophique en Corse en 1893.

BERGERAT ?: (dix-neuvième siècle)
Epouse d'Emile. Artiste peintre. Illustratrice. Dessinatrice. Elle illustre l'oeuvre de son mari Emile, La chasse au mouflon ou Petit voyage philosophique en Corse.

BERGHINI Pasquale: (dix-neuvième siècle)
Italien. De Sarzane. Avocat. Membre du Mouvement Libéral et National. Condamné à mort. En 1831, il se réfugie en Corse.

BERGOMANO Ange François dit C(T)aldarellu: (1744-1793)
Né à Sari d'Orcinu. Laboureur. En 1789, à Bastia, il est condamné aux Galères à Perpétuité. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1793.

BERJOLE Pierre Louis Clément: (1887-1990)
Né à Saumur. Artiste peintre (nus et paysages). Il séjourne en Corse au début des années 1930. Il expose Paysage corse (Calvi) et Calvi, la haute ville, en 1930, Paysage (Corse), en 1931, Algajola, en 1940, Rue à Lumio, Baie de Calvi, et Corbara, en 1941, Vue de Lumiu, en 1942...

BERJONNEAU Jehan-Jules: (1890-1972)
Né à Montmorillon (Vienne). Artiste peintre. Graveur sur bois. Il expose Matinée de fin novembre sur le golfe de Porto (Corse), et Dans les calanques de Piana (Corse), en 1926, Rade de Propriano, en 1928, Les Sanguinaires, et Panoramas de Calvi et de Sartène, en 1933...

BERLANDI ?: (?-1819)
En 1819, avec son complice Andreani, convaincus de l'assassinat du sieur Berlandi, riche commerçant à Bastia, son mari, ils sont guillotinés sur la place Saint Nicolas. Elle est la dernière femme à avoir été exécutée en Corse.

BERLANDI André: (1867-1936)
Né à Omessa. Auteur de Omessa, en 1931.

BERLINGHI François: (né en 1953)
Originaire de Peru Casevechje. Enseignant. Professeur d'économie et de gestion. Syndicaliste. Comédien. Membre des troupes U Teatrinu et I Storti. Président du Tavagna Club. Maire de Peru Casevechje en 2006. Président de la communauté de commune de la Costa Verde.

BERN Albert: (1898-?)
Artiste peintre. Il expose Calanches de Piana (Corse), en 1942, Paysage corse et Calanches de Piana (Corse), en 1948...

BERN-KLENE (KLENE Bernhardus Hendricus): (1870-1930)
Né à Amsterdam. Artiste peintre hollandais (paysages). Il séjourne en Corse. Il expose, au Salon des Artistes Indépendants, Fontaine à Piana et Grande place à Omessa, en 1912, Eucalyptus en Corse, en 1913, Porto (Corse), en 1914...

BERNADOTTE Jean-Baptiste: (1763-1844)
Roi de Suède et de Norvège de 1818 à 1844. Soldat, puis caporal au Régiment Royal Marine, il participe, en 1786, à la construction du pont d'Ucciani et de la route militaire Bastia-San Fiurenzu.

BERNARD Claude:
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1983 à 1985.

BERNARD Jules-François: (1884-?)
Né à Nantes. Artiste peintre (paysages, natures mortes, nus). Il séjourne en Corse. Il expose, au Salon des Artistes Français, Le vieux port de Bastia, en 1920.

BERNARD Louis: (1853-?)
Né à Nantes. Artiste peintre. Décorateur. Il exerce à Bastia vers 1878.

BERNARD Lucienne: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle expose, au Salon des Indépendants, Paysage corse, en 1929.

BERNARD Paul:
Préfet de la région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1983 à 1985. Auteur de La Corse, le cactus de la République (2014).

BERNARD Valère (VALERE-BERNARD): (1860-1936)
Né à Marseille. Artiste peintre. Sculpteur. Graveur. Poète. Romancier. Il séjourne en Corse dans les années 1910. Il exécute plusieurs Pleureuses corses, notamment pour des monuments funéraires.

BERNARD de CLERON (de) Charles: (dix-huitième siècle)
En Mai 1739, il commande le Régiment du Royal Roussillon qui débarque à Bastia pour renforcer le corps expéditionnaire du marquis de Maillebois.

BERNARD-LEONI Vannina: (née en 1979)
Née à Bastia. Originaire de A Parata. Professeur d'italien. Doctorante au Centre de Recherches Historiques de l'l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Journaliste. Chroniqueuse. Co-fondatrice et rédactrice en chef de la revue Fora!, La Corse vers le monde (2007-2010). Directrice de la Fondation de l'Université de Corse de 2011 à 2016. Elle collabore à la revue Fabula, créée en 2012.

BERNARD-REICHELT Elfried: (1910-2003)
Née à Düsseldorf. Artiste peintre allemande (paysages, natures mortes). Elle travaille durant 40 ans en Corse, à Erbalunga. Elle expose, en Corse, dans les années 1960 et 1970.

BERNARD-TOUTBLANC Edouard: (vingtième siècle)
Né à Amiens. Artiste peintre. Il expose, au Salon d'Automne de 1920, Monte Rosso (Ajaccio), au Salon des Indépendants, Canale Verde (Ucciani, Corse), en 1925, et Le Scudo (Ajaccio), en 1926.

BERNARDI ?: (dix-huitième siècle)
En Février 1747, à la Cunsulta di A Venzulà, il est parmi les quatre Prucuratori, qui ont droit de regard sur la gestion des membres du Magistratu Supreme. En Juin 1751, dans une lettre signée par tous les chefs corses, il s'adresse une nouvelle fois à Versailles pour demander le maintien des troupes françaises sur l'Ile.

BERNARDI ?: (dix-neuvième siècle)
Membre de l'Institut de France. En 1818, il est membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BERNARDI François:
Originaire d'Aiacciu. Infirmier à Aiacciu. Militant nationaliste (Femu a Corsica). Elu conseiller territorial en 2015.

BERNARDI (de) François-Xavier: (1883-?)
Né à Ortiporiu. Professeur. Préfet du Tarn (1935) et des Hautes-Alpes (1936). Préfet honoraire en 1937.

BERNARDI Giovan Battista: (seizième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1548 à 1578. En 1579, il démissionne de sa fonction.

BERNARDINI Alanu: (né en 1957)
Né à Bastia. Originaire de Tagliu Isulacciu. Fils de Ghjuliu. Chanteur. Co-fondateur, avec son frère Ghjuvan Francescu entre autres, du groupe polyphonique I Muvrini, en 1977.

BERNARDINI Antoine-François:
Professeur universitaire. Chimiste. Professeur émérite. Président de l'Université de Corse de 1992 à 1997. Il succède à Jacques-Henri Balbi.

BERNARDINI Antoine Pierre: (1819-1859)
Né à E Valli d'Alisgiani. Laboureur. En 1857, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1859.

BERNARDINI Antonmaria: (seizième siècle)
En 1597, il émet une requête contre une procédure d'appel non justifiée de la part de ses adversaires. Il demande, en contrepartie, que ces derniers soient condamnés à cent livres d'amende.

BERNARDINI Anghjulu Mighele: (1720-?)
Peintre corse né et installé à Santu Petru di Venacu. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1764 et 1770.

BERNARDINI Félix:
Maire de Santa Lucia di Taddà de 1977 à 1983.

BERNARDINI François: (1898-1951)
Né à Auccià. Ingénieur mécanicien général de la Marine. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BERNARDINI Ghjuliu (U Paghjellaghju Tavanincu): (?-1977)
De Tagliu Isulacciu. Poète et auteur en langue corse. Rénovateur du chant polyphonique corse. Il est l'un des chantres de la paghjella, du madrigale, du terzettu et des chants sacrés. Prix Bonardi 1977.

BERNARDINI Ghjuvan-Francescu: (né en 1955)
Né à Bastia. Originaire de Tagliu Isulacciu. Fils de Ghjuliu. Musicien. Auteur-compositeur. Co-fondateur, avec son frère Alanu entre autres, du groupe polyphonique I Muvrini, en 1977. Auteur de Umani (2002), Les Carnets de Sarah, (2005). A l'origine de la fondation I Culori d'Umani, en 2008.

BERNARDINI Ghjuvan Paulu:
Poète. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Campà, 1991).

BERNARDINI Hector: (dix-neuvième siècle)
Maire de Sarté. En 1889, il adresse un télégramme de félicitations au général Boulanger qui vient d'être élu député de Paris.

BERNARDINI Joseph:
Conseiller général du Département de la Corse (dont il sera le doyen), puis de celui de la Corse-du-Sud, à partir de 1975.

BERNARDINI Joseph:
Originaire de Santa Maria di U Poghju. Auteur de Cahiers intimes, extraits 1927-1983, paru en 1986.

BERNERDINI Patrice:
Originaire de Cervioni. Auteur. Compositeur. Interprète. Co-fondateur du groupe I Fratelli dans les années 1980.

BERNARDINI Patrick: (né en 1950)
Pilote automobile. Champion de France de rallye en 1994 et 1995.

BERNARDINI Xavier dit C(T)aldarellu: (1779-1829)
Né à A Parata. Propriétaire. En 1825, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol avec violence. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1829.

BERNARDINI-FOZZANO Bernardinu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Fuzzà, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Mai 1799, il est à l'origine de la création d'un mouvement contre-révolutionnaire qui se décide à agir en créant un comité d'organisation de la révolte en Corse.

BERNARDINI-SOLEILLET Pierre: (1937-2011)
Originaire de Santu Petru di Venacu. Officier de marine. Diplomate. Universitaire. Contre-amiral. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Décoré des Palmes Académiques. Auteur de Du Siam, la brise océane l'Indochine en blanc marine (1995) et de récits autobiographiques, de recueils de poésies, ainsi que d'un livre sur la Maladie de Parkinson.

BERNARDINO: (dix-huitième siècle)
Prêtre de Florence. Frère prêcheur. Membre de l'équipe missionnaire de Léonard de Port Maurice. En Juillet 1744, à Castiglione, il assiste à l'assassinat d'un paroissien au sortir de la messe.

BERNARDINU: (dix-huitième siècle)
De Casacconi. Religieux Capucin. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta d' Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis, en droit légal et religieux, sur la justesse de la révolte corse. En Août, il est fait prisonnier par les Génois qui reprennent Bastia aux Naziunali. Il sera libéré peu après.

BERNARDINU di CALINZANA: Voir ALBERTI Bernardinu.

BERNARDO (BERNARDUS): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1345 à 1348.

BERNARDUS: (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone de 1344 à 1352.

BERNAUT Edouard: (1890-1981)
Né à Crajova (Roumanie). Artiste peintre (paysagiste). Il expose, au Salon des Artistes Français de 1927, Golfe de Saint-Florent.

BERNE Yves: (?-1981)
Pompier volontaire de Vauvenargues (Bouches-du-Rhône). En 1981, il trouve la mort dans un accident à l'Ospedale alors que son unité revenait d'un incendie dans l'Alta Rocca. Une stèle érigée sur les lieux du drame rappelle son souvenir.

BERNENI Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Felce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BERNHARD: (neuvième siècle)
Petit-fils de Charlemagne et fils de Pépin le Bref, il est le commandant de la flotte chargée de repousser les Maures qui attaquent la Sardaigne et la Corse en 812. Divisant sa flotte entre les deux îles, il ne parvient pas à les chasser.

BERNON de MONTELEGIER (de) Gaspard: (1780-1825)
Général de brigade. Vicomte. En 1822, il succède au général BRENIER de MONTMORAND en Corse comme gouverneur de la 17ème Division militaire de Bastia. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre de Saint Louis. Chevalier de l'Ordre de Bavière. Il meurt à Bastia en 1825. Il est inhumé dans l'église Saint Jean-Baptiste de Bastia.

BERONNEAU André: (1905-1973)
Né à Bordeaux. Artiste peintre (paysages, nus). Il expose, au Salon des Indépendants de 1927, Ajaccio, rue Fesch. Auteur également de Corbara, Marine (Corse)...

BERRETTINI Marlène: (vingtième siècle)
Née à Bastia. Artiste peintre (paysagiste). Elle expose, en 1927, Citadelle de Bastia, Citadelle de Corté, Ruelle de Calvi, Ruelle de Corté.

BERSCIA (de) Vincenzo: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1556, il commande trois cents soldats génois, et attaque la tour de Porettu tenue par les Corses. Ceux-ci, après l'arrivée de renforts français, quittent la tour et se retirent dans la forteresse de Brandu.

BERSIER Jean-Eugène: (1895-1978)
Né à Paris. Artiste peintre. Graveur. Ecrivain. Il expose, en 1931, Vieille femme corse.

BERTAUDIERE Nita: (née en 1948)
Née à Montevideo (Uruguay). Artiste peintre. Elle vit en CorseAiacciu) depuis 1969. Elle réalise de nombreuses expositions en Corse.

BERTHAIRE (ou BEROALD) de Toscane: (neuvième siècle)
Frère de Boniface II de Toscane. En 828, avec son frère, et avec l'appui de Toscans, de Corses et de Sardes, il passe en Afrique pour combattre les Maures; ceux-ci seront défaits entre Utique et Carthage.

BERTHAULT Armand: (1855-1937)
Industriel installé à Aiacciu. Il transforme sa propriété en jardin botanique planté d'arbres rares et d'essences exotiques (devenu le Parc Berthault).

BERTHELOT A.: (vingtième siècle)
Cartographe. Auteur, avec F. Ceccaldi, de Les cartes de Corse de Ptolémée au XXe siècle, paru en 1939.

BERTHIER Louis Alexandre: (1753-1815)
Né à Versailles. Prince de Neuchâtel et de Wagram. Maréchal de France. En Mai 1798, il part avec Napoléon Bonaparte pour l'Egypte. Il embarque, à Bastia, lors d'une courte escale, le général Vaubois. En Septembre 1799, il est à Aiacciu, avec Napoléon Bonaparte. Ministre de la Guerre sous le Consulat.

BERTHIER Louis, César, Gabriel: (1765-1819)
Frère d'Alexandre. Général. En 1811, il remplace le général Joseph Morand, au poste d'administrateur général de l'Ile et de commandant de la 23ème Région Militaire de Corse et de l'île d'Elbe. Il est chargé du gouvernement de ces deux îles, avec les mêmes pouvoirs d'Alta Polizia. Sous prétexte d'incitation à la révolte, il fait arrêter les prêtres romains exilés à Bastia. Ils sont incarcérés à Corti, Calvi et dans la citadelle de Bastia. En 1814, bloqué par les Anglais, il doit signer une convention pour l'évacuation de l'Ile, avec le général Montrésor. Il quitte la Corse en 1814.

BERTHOU Jean: (1941-2012)
Né à Paris. Trésorier et animateur de Radio Balagne.

BERTHOMIER Louis: (vingtième siècle)
Franc-maçon. Membre de la loge maçonnique Clémente Amitié de Paris. Un des membres fondateurs, en 1901, à Bastia, de la loge maçonnique L'Etoile de Cyrnos, du Grand Orient de France.

BERTO BENVENUTO (di) Gabriele (Benvenuto di GUBBIO): (quinzième siècle)
Abbé de Sainte-Marie Alfioto, diocèse d'Ingubine. Evêque de Sagone de 1432 à 1435.

BERTOCCHINI Frédéric: (né en 1973)
Originaire de Frassetu. Docteur en histoire ancienne. Journaliste. Ecrivain. Auteur de scenarii de bandes dessinées (Petru Santu, la trilogie de Pasquale Paoli, Le bagne de la honte, Sampiero Corso, Paoli, la légende, Libera me, Aio Zitelli !, Aleria 1975 (2014)... ). Auteur de recueils collectifs, et de Amours, en 2000. Il participe au Dictionnaire d'Alexandre le Grand... Chroniqueur à France 3 Corse Via Stella. Créateur du Festival International de la Bande Dessinée d'Aiacciu, en 2002.

BERTOLA Fabianu: (1763-1844)
Originaire de Lama. Député pour la communauté de Lama, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BERTOLA Filippu: (1802-?))
Né à Lama. Homme politique. Poète. Il témoigne de son dévouement absolu pour le Bonaparte. Auteur de 3 sonnets Sulla morte di Napoleone il Grande.

BERTOLACCI Pasquale: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Juin 1794, il participe en tant que député pour la communauté de Bastia, à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit, avec Carlu Andria Pozzo di Borgo, la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Octobre 1796, Nabuliu Buonaparte le fait exclure de l'amnistie accordée par les Français à tous les Corses qui ont collaboré avec les Anglais.

BERTOLETTI Bernard: (1876-1956)
Né à Salviac (Lot). Artiste peintre (paysages, portraits, nus). Il séjourne en Corse en 1928, où il réalise une oeuvre dont le sujet est Jésus guérissant les malades (8mx3m) pour la chapelle de l'hôpital civil de Bastia. Il expose, au Salon des Artistes Français, en 1924, Ajaccienne à son balcon, en 1925, A Bastia, temps de libeccio, en 1926, Paysage corse, le vieil amandier, en 1927, Dans la lumière corse, en 1929, Dans la Corse sauvage, le chant du rossignol, en 1932, En Corse, Portraits de Mesdames Disano et B. Bertoletti, en 1933, Mort de Saint-Joseph et décollation de Saint-Jean (sanguine).

BERTOLINI Pierre: (né en 1924)
Capitaine d'Infanterie. Commandant (ER). Ancien FFL. Ancien d'Indochine et d'Algérie. Inspecteur départemental des services de protection civile et d'incendie de la Corse-du-Sud, à la préfecture d'Aiacciu. Militant du Service d'Action Civique (SAC). Membre fondateur et chef de FRANCIA, mouvement antinationaliste, en 1977. Victime d'un attentat à la voiture piégée, en 1978, il perd un oeil et une jambe. Chef du commando qui est à l'origine de l'Affaire Bastelica-Fesch en 1980. Grand-officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre national du Mérite. Croix de guerre (14 citations). Médaille militaire.

BERTOLOSI Jean-Baptiste: (1749-1828)
Né à Aiacciu. Militaire. Il s'engage en 1770 dans la Légion Corse. Adjudant au Royal Corse en 1780. Sous-lieutenant en 1791. Lieutenant dans l'armée d'Italie en 1792. Commandant de la place de Toulon en 1795. Général de brigade en 1804. Maréchal de camp (ER). Couronne de Fer. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1807. Commandant de la place de Porto Ferrajo (île d'Elbe) en 1814. Il se retire au Mans, où il décède en 1828.

BERTOLUCCI Paul: (1935-2015)
Né à Sari d'Orcinu. Footballeur emblématique du Gazelec Football Club d'Ajaccio. Défenseur. Il effectue sa carrière au GFCA de 1961 à 1967, avec lequel il est Champion de France Amateurs en 1963, 1965, et 1966.

BERTOMAZI Jo dit BERTO: (1907-1978)
Né à Marseille. Dessinateur publicitaire. Affichiste. Lithographe. Il réalise, en 1968, une affiche sur la Corse (1768-1968, deux siècles de vie française - Bicentenaire du rattachement de la Corse à la France).

BERTONCINI Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Furiani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BERTONCINI Joseph: (1904-1960)
Originaire de Bisinchi. Artiste peintre (paysages, cartes postales). Peintre amateur et d'un type non académique. Peintre du Rustinu.

BERTONCINI Pierre: (né en 1971)
Originaire de Bisinchi. Petit neveu de Joseph. Docteur en anthropologie de l'Université de Corse. Chercheur au Centre de Recherche en Sciences Humaines et Sociales (CRESHS). Professeur d'histoire géographie. Ecrivain. Photographe. Conseiller municipal de Bisinchi (délégué au Patrimoine). Membre de la Représentation Nationale du Muvimentu di a Manca Naziunale. Auteur de la thèse Graffiti bombé et territoire corse (1973-2003), de Le Tag en Corse, analyse d'une pratique clandestine (2009), Le spectre de la mémoire de Pascal Paoli (2011), Les batailles du patrimoine en Corse (2013), Joseph Bertoncini, peintre de Bisinchi. Etude sur les conceptions du patrimoine en Corse (2014), Mémoires, cultures et espaces public en Méditerranée (2016)....

BERTONE Battista: (seizième siècle)
De Bastia. En 1526, propriétaire sur la plage de Coasina, près de Sari di Porti Vechju, il demande aux Génois la permission d'y construire une tour de guet.

BERTORA Luc Antoine: (1764-?)
Né à Aiacciu. Membre de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1804, il est le président du Tribunal Criminel du département du Liamone. Conseiller en la Cour Impéraiale d'Aiacciu en 1811. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BERTOZZI Jean-André: (né en 1969)
Né à Nice. Photographe. Issu de l'Ecole Nationale de la Photographie d'Arles. Installé en Corse. Spécialiste de la photographie d'architecture, et d'inventaire des Monuments Historiques. Il anime également, à Bastia, des ateliers de pratique artistique en milieu scolaire et universitaire. Membre du collectif Collectif K, qui réunit 7 photographes installés en Corse, et du collectif Horizon Vertical, rassemblant une quinzaine de photographes. Membre de l'association I Culori d'Umani.

BERTRAND ?: (dix-neuvième siècle)
En 1848, il est nommé sous-préfet de Calvi.

BERTRAND Jean Amable Vincent: (1790-1876)
Né à Bunifaziu. Général de division. Grand-officier de la Légion d'Honneur.

BERTRAND-RICOVERI Pierrette:
Originaire de Figari. Psychologue. Psychanaliste. Professeur des universités. Auteur de Mythes de l'Amazonie. Une traversée de l'imaginaire shipibo (2005). Citoyenne d'honneur de la ville de Lima.

BERTUCCI Eugène: (1928-2009)
Originaire de Bastia. Colonel (ER). Maire de Furiani de 1989 à 1995. Conseiller général du canton de Furiani-Montesoru de 1988 à 1994. Inculpé en qualité d'élu après la catastrophe de Furiani en 1992, il bénéficie d'un non-lieu en 1993. Conseiller territorial à l'Assemblée de Corse de 1992 à 1998. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Croix de la Valeur Militaire. Président d'honneur de l'Amicale des Anciens du 173ème et du 373ème Régiments d'Infanterie.

BERTUCCI Tony: (1948-2004)
Né à Aiacciu. Artiste peintre (surréaliste). Il commence à peindre en 1968 à Auddè (il ouvre son atelier au public en 1973), puis à A Sarra di Farru. Il décède tragiquement, à Pitretu Bichisgià, en 2004.

BERVET Jacques Jean François: (1889-1943)
Né à Langoat (Côte-d'Armor). Médecin à Bastia. Avec d'autres médecins bastiais, il participe à la libération de la ville en soignant les blessés durant les combats, ce qui lui vaut sans doute d'être assassiné le 14 septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la ville de Bastia et sur le Livre d'Or de la Résistance de la commune de Sartè.

BES de BERC Emmanuel Joseph Georges: (dix-neuvième siècle)
En 1885, il est nommé préfet de la Corse.

BESNARD-FORTIN Jeanne: (1892-1978)
Née à Dolus (Indre-et-Loire. Artiste peintre (scènes de genre, nus, natures mortes). Elle peint Rue animée dans un village de Corse, Village corse...

BESSE Michel:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1987 à 1988.

BETEGEAC Yves:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1977 à 1979.

BETHOUT Renée: (vingtième siècle)
Née à Paris. Artiste peintre (scènes, paysages). Elle expose, au Salon des Indépendants de 1933, Retour de Corse.

BETTERINI ?: (dix-huitième siècle)
Patron de navire de Porto Ferraio. En 1763, il est un des premiers à fréquenter l'escale de L'Isula.

BETTEVAUX Simone: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages, portraits). Professeur de dessin, elle enseigne au Lycée Fesch, à Aiacciu, à la fin des années 1930. Elle réalise un portrait du poète Maistrale, en 1941, exposé au Musée Fesch, à Aiacciu, en 1951, puis au Musée d'Ethnographie Corse de Bastia, en 1952.

BETTINELLI Saverio: (1718-1808)
Prêtre Jésuite italien. Ecrivain. En 1769, dans une lettre, et après plusieurs rencontres avec lui, il fait une description de Pasquale Paoli et résume objectivement les aspects de son action en Corse, le comportement de ses compatriotes et les espérances que l'exilé corse nourrit pour l'avenir.

BETTINI Joëlle:
Conteuse (atelier de conte Amalgame).

BETTO ?: (quatorzième siècle)
Moine, procureur du monastère bénédictin de La Gorgona. En 1331, il donne à bail au prêtre Grazianu, recteur de San Martinu, tout le domaine de Cardetu que le monastère avait reçu en donation en 1257. La redevance annuelle est de un muid de blé. En 1342, il afferme le même domaine à Deudatu della Ficaghja, du Nebbiu, pour la même redevance de un muid de blé.

BETTOLACCE (della) Ghjuvan Pasquale: (?-1613)
De Ruglianu. Il s'installe aux Indes où il fait fortune. Par son testament, rédigé en Espagne, il institue un legs de 6000 pièces de 8 réaux afin d'assurer un enseignement gratuit aux enfants de son village.

BETTOLACCE Paulu Antoniu: (1784-1839)
Curé doyen de Ruglianu. Chanoine honoraire de la cathédrale d'Aiacciu. En 1939, à Ruglianu, au cours d'une cérémonie patriotique en faveur de leur attachement à la France, les habitants déterrent son corps, pour le ré inhumer.

BETTOLACCE (della) Tomuccio: (quatorzième siècle)
Génois. En 1390, il est procureur général, pour la Corse, de l'abbaye de La Gorgona.

BEUNKE Gabriel: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Lithographe. Il expose, au Salon des Artistes Français Indépendants de 1945, Saint-Florent (Corse).

BEURET André: (1901-1996)
Né à Vellozeilles-lès-Choyes (Haute-Saône). Artiste peintre (paysagiste). Il s'installe à Aiacciu en 1971. Il expose à diverses reprises à la Galerie Bassoul avec Les peintres et Artistes Ajacciens. Il décède, à Aiacciu, en 1996.

BEUZON Jean-Louis:
Artiste peintre. Affichiste. Illustrateur (almanachs des Postes dans les années 1920). Il peint des vues de la Corse: Porteuses d'eau à Cargèse...

BEVERAGGI Lucette: (1954-2010)
Originaire de Castiglione. Fonctionnaire territoriale. Militante syndicale (FO). Maire de Castiglione de 1995 à 2008.

BEVERAGGI Magali:
Née à Aix en Provence. Artiste peintre (fusain, huile, acrylique...) installée à Aiacciu.

BEVERAGGI Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Gavinu di Tenda, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BEVERINI-VICO Dominique Antoine: (1847-1951)
Né à Aiacciu. Avocat. Préfet des Hautes-Alpes (1886), du Lot (1888), de l'Orne (1889) et de l'Aude (1890). Préfet honoraire en 1906. Officier de la Légion d'Honneur.

BEZOMBES Roger: (1913-1994)
Né à Paris. Artiste peintre. Grand Prix de Rome en 1936. Il séjourne en Corse peu avant 1950. Il peint Calvi (Corse) en 1949. Il réalise les décors et les costumes de la première représentation du Sampiero Corso de Henri Tomasi, en 1956, à l'Opéra de Bordeaux.

BIADELLI Anghjulu Battista: (dix-septième siècle)
Qualifié de Nobile. Cité en 1630. Fondateur de la famille Biadelli de Bastia.

BIADELLI Antoine Philippe Pierre François Xavier: (1821-1873)
Né à Bastia. Fils de Filippu Luiggi Matteu. Colonel d'Infanterie. Officier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare de Sardaigne en 1850. Auteur de Souvenirs Militaires, publiés en 1913. Il meurt en 1873, à Paris, des suites de ses blessures reçues lors de la répression contre la Commune, en 1871.

BIADELLI Antoniu: (1660-1726)
Bastia. Fils de Anghjulu Battista. Notaire à Bastia.

BIADELLI Antoniu (U Duttore): (1740-1811)
Bastia. Fils de Francescu Zavieru. Il est un des 5 électeurs du Rione de Terra Nova à la Cunsulta d'Orezza en 1790. Podestat de Bastia en 1796. Président du Tribunal civil de Bastia en 1807.

BIADELLI Antoniu Vincenzu : (1765-1826)
Né à Bastia. Fils de Francescu Zavieru. Avocat. Officier supérieur et littérateur. Poète d'expression italienne. Lointain descendant d'un des membres de l'Accademia dei Vagabondi. En 1796, il entre à Milan avec les troupes de Bonaparte. Membre de l'académie Dei Forti de Rome. En 1803, il est membre résident et vice-secrétaire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Il arrête sa carrière militaire en 1809. En 1814, il participe à la révolte bastiaise. En 1815, il est un des nombreux partisans Bonapartistes bastiais qui se rassemblent dans le Bevincu, où les rejoignent ceux de la Casinca. Il fait partie de la délégation bastiaise qui obtient du chef des insurgés, le général Francescu Luiggi de Casabianca, de ne rien tenter contre Bastia en échange du départ du général Bruslart. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Auteur, en 1821, de All'Isola di Sant'Elena, à la gloire de Napoléon, et à la honte de ceux qui l'ont abandonné.

BIADELLI Filippu: (1780-1808)
Né à Bastia. Fils d'Antoniu U dottore. Officier supérieur de Cavalerie.

BIADELLI Filippu Luiggi Matteu: (1783-1847)
Né à Bastia. Fils d'Antoniu U dottore. Avocat. Sociétaire-élève de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. En 1815, il fait partie des nombreux partisans Bonapartistes bastiais qui se rassemblent dans le Bevincu, où les rejoignent ceux de la Casinca. Il est emprisonné à Toulon lors de la seconde Restauration. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Juge d'instruction au tribunal de première instance de Toulon de 1836 à 1842. Conseiller à la Cour Royale de Bastia en 1842. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BIADELLI Francescu Zavieru: (1725-1789)
Né à Bastia. Fils d'Antoniu. Notaire en 1752. Président du Tribunal civil de Bastia.

BIADELLI Lucien: (1852-1939)
Avocat et littérateur. Créé Comte romain héréditaire en 1887.

BIADELLI Raphaël: (1829-1870)
Bastia. Fils de Filippu Luiggi Matteu. Capitaine adjudant-major. Il est tué en 1870, lors de la bataille de Woerth (Alsace), durant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

BIADELLI Teodoru: (1703-1780)
Bastia. Fils d'Antoniu. Avocat à Bastia.

BIADELLI Teodoru: (1745-1807)
Bastia. Fils de Teodoru. Ecclésiastique. Prêtre des Servites de Marie.

BIAGENO ?: (seizième siècle)
Notable ajaccien en 1585.

BIAGGI Barthélémy: (?-1943)
De Bastia. Résistant. Il est tué par les Allemands lors des combats de Bastia, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

BIAGGI Jean-Baptiste: (1918-2009)
Né à Ponce (Porto Rico) d'un famille corse émigrée originaire de Cagnanu. Avocat. Diplômé d'Etudes Supérieures de Droit Privé, Histoire du Droit et Droit Public. Militant d'Action Française. Résistant. Capitaine des Forces Françaises Combattantes (membre du Réseau Orion). Membre du comité directeur de l'Organisation Civile et Militaire des Jeunes (OCMJ) de 1942 à 1944. Arrêté par la Gestapo en 1943, il s'évade en 1944 et participe à la Libération de Paris. Homme politique de droite depuis 1947 (RPF, UNR). Fondateur des Volontaires de l'Union Française, en 1956, puis du Parti Patriote Révolutionnaire (dissous en 1958). Député de Paris (UNR, puis UR en 1960) de 1958 à 1962. Co-fondateur (avec Pascal Arrighi) du Rassemblement pour l'Algérie Française (RAF), en 1959. Partisan de l'Algérie Française, il participe aux évènements d'Alger en 1960. Associé à l'Organisation de l'Armée Secrète (OAS) en 1962. Il évolue ensuite à l'extrême droite et adhère au Front National. Maire de Cagnanu de 1965 à 1983. Conseiller territorial de la Corse de 1986 à 1988. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45 avec palmes. Médaille de la Résistance.

BIAGGINI ?: (dix-neuvième siècle)
Peintre italien. On retrouve de ses œuvres peintes à Bastia vers 1851 (chapelle du Rosaire de l'église Saint-Jean-Baptiste de Bastia).

BIAGGINO ?: (seizième siècle)
Capitaine au service d'Alfonsu d'Ornanu. En 1596, celui-ci l'envoie sur l'Ile pour régler des affaires le concernant; méfiance de Gênes, qui le fait surveiller pendant toute la durée de son voyage.

BIANCAMARIA Antoine Dominique: (1923-1959)
Originaire d'Appietu. Fils de Jules-Toussaint. Diplômé d'Etat-Major. Capitaine. Parachutiste au 8ème Régiment des Parachutistes de l'Infanterie de Marine (RPIMA). Il est tué lors de la Guerre d'Algérie, près de Tebessa (Constantine). Reconnu Mort pour la France. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945 et TOE. Croix de la Valeur Militaire. Son nom figure sur la Plaque Commémorative de la mairie de la commune de Villanova. La Promotion 2001-2003 de l'Ecole Nationale d'Officiers de Coëtquidam porte son nom.

BIANCAMARIA Jules Toussaint: (1888-1963)
Né à Appietu. Officier. Capitaine de Zouaves durant la Première Guerre Mondiale. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1918. Commandant au 173ème Régiment d'Infanterie, à Aiacciu, en 1935. Prisonnier de guerre en 1940, il est libéré en 1942. Il est arrêté, à Aiacciu, par les Chemises Noires, en 1943. Major de la garnison d'Aiacciu en 1944. Colonel en 1946, il prend sa retraite de l'Armée. Auteur de La Corse dans sa gloire, ses luttes et ses souffrances, paru en 1963. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BIANCAMARIA Pascal:
Secretaire general mairie de Bastilicaccia. Elu conseiller départemental (sans étiquette) du nouveau canton d'Aiacciu V en 2015.

BIANCARDINI Frédéric: (1915-2011)
Maire de Castellu du Rustinu de 1977 à 1989.

BIANCARDINI Jacques Jean: (1792-1826)
Né à Vezzani. Laboureur. En 1825, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1826.

BIANCARELLI André:
Originaire de Porti Vechju. Cinéaste amateur. Il filme des années durant (de 1960 à 1990), la vie locale avec sa caméra. Exploitant du cinéma Oriental de 1938 à 1978,

BIANCARELLI Bernard:
Directeur de publication de la maison d'édition Albiana. Auteur de De la Corse à l'Insulinde Patrice Franceschi aventurier. Capitaine de la "Boudeuse" (2001).

BIANCARELLI Franck: (né en 1967)
Originaire de Zonza et Porti Vechju. Dessinateur de bandes dessinées. Auteur de la série Galgfalek, de Le Livre des Destins...

BIANCARELLI Ghjacumu (Jacky): (1936-1999)
Né à Porti Vechju. Instituteur. Directeur d'école, conseiller pédagogique en langue corse. Spécialiste en parler de Corse-du-Sud. Militant communiste. Poète. Auteur de Initiaux/Iniziali en 1982 et de A Tempara li Ghjorna en 1989. Membre fondateur de la revue A Spannata, un bulletin pour encourager et diffuser le parler de Corse-du-Sud, en 1988. Il obtient le Prix Kyrn Magazine, en 1988, avec A Lettera, une nouvelle in lingua nustrale suttaninca. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci. Auteur de Initiaux/Iniziali (en 1982), E A tempara lli ghjorna, recueil de poésies de 1979 à 1987 (paru en 1989)...

BIANCARELLI Ghjuvanni:
Poète. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (A Babbù).

BIANCARELLI Jean: (1866-1951)
Né à Montemaio. Négociant. Secrétaire de la Société des Employés de Commerce de Bastia de 1890 à 1906. Membre du Conseil d'Administration de l'Ecole de Commerce de Bastia. Fondateur du magasin A la Samaritaine, à Bastia, en 1905. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BIANCARELLI Marcu: (né en 1968)
Né à Porti Vechju. Enseignant en langue corse. Romancier. Auteur de nouvelles, de chansons, de poésies, d'essais... Co-fondateur de la revue littéraire A Pian' d'Avretu en 1991. Il collabore à l'association Embiu di Quinci. Auteur de Viaghju in Vilvadia (1999), Prighjuneri (2000), Prix Fiction de la Littérature Insulaire d'Ouessant en 2001, San Ghjuvanni in Patmos (2001), Prix Fiction de la Littérature Insulaire d'Ouessant en 2002, Parichji dimonia (2002), 51 Pegasi astru virtuali (2003), Stremu miridianu (2007), Prix des Lecteurs de Corse 2009, Prix Don Joseph Morellini 2010, U populu di u Quad (2007), Murtoriu (2008), Vae Victis et autres tirs collatéraux (2010), Murtoriu : Ballade des innocents (2012), Orphelins de Dieu (2014, Prix de la Collectivité Territoriale de Corse)... Auteur également de pièces de théâtre: Bella Sterpa (2004), Cuntruversa di Valdu Nieddu (2006)... Il collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010. Co-auteur, avec Olivier Jehasse (qui en assure la traduction) de Cusmugrafia, (2011)...

BIANCARELLI Rinatu:
Poète. Il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (A Caserà, 1995).

BIANCARELLI Tifany:
Née à Porti Vechju. Danseuse.

BIANCARELLI Viviane: (née en 1972)
De Porti Vechju. Conseillère municipale de Porti Vechju. Conseillère territoriale (communiste) de 2010 à 2015.

BIANCHETTI Luce:
Originaire d'Eccica Suaredda. Artiste peintre (surréaliste). Elle expose en Corse dès les années 1970.

BIANCHI (de) Antoniu: (dix-huitième siècle)
Membru di U Guvernu. En Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BIANCHI (de) Augustinu: (?-1652)
De Coghja. Capitaine et commissaire au service de Gênes. En 1625, alors que la République est en guerre contre la Maison de Savoie, il déjoue un complot fomenté à Bastergà, par un moine capucin; il est récompensé par le gouverneur génois Geronimo Lercaro.

BIANCHI Don Mighele: (dix-huitième siècle)
De Coghja. Fils d'Isidoru. Ecclésiastique. Provicaire général de Sagone en 1736.

BIANCHI Dominique Christophe Léon: (1877-1932)
Né à Bastia. Capitaine au 8ème Régiment d'Infanterie Coloniale (ER). Avocat à Bastia. En 1932, il est tué lors de la catastrophe du palais de justice de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BIANCHI Dominique: (né en 1948)
Né à Tunis. Enseignant (professeur d'histoire). Militant nationaliste. Un des principaux participants de l'Affaire Bastelica-Fesch en 1980. Il est arrêté, condamné à 4 ans de prison, puis amnistié en 1981. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et fonde le Mouvement pour l'Autodétermination (MPA), dont il est élu secrétaire général en 1991. Conseiller territorial (MPA) de 1992 à 1998. Maire de Villanova de 2001 à 2011.

BIANCHI Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
De Coghja. Fils d'Isidoru. Ecclésiastique. Docteur en Droit.

BIANCHI François dit Malignone: (1768-1802)
Né à A Parata. Cultivateur. En 1798, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède au bagne de Toulon (Var), en 1802.

BIANCHI (de) Ghjuvan Bonaventura: (dix-septième siècle)
De Coghja. Ecclésiastique. Prêtre. Docteur en Droit. Protonotaire apostolique. Auteur de Memoria per la Storia di Corsica, en 1665.

BIANCHI (de) Isidoru: (dix-septième siècle)
De Coghja. Fils d'Augustinu. Magnifico Capitano. En 1667, pour acheminer les bois de la forêt d'Aïtone au golfe de Sagone, afin d'alimenter l'arsenal de Gênes, il signe un contrat avec les Génois fixant le prix du transport, variable avec la longueur des planches et troncs.

BIANCHI Joseph Antoine: (1860-?)
Né à Sartè. Sous-lieutenant (CR). Fonctionnaire au service du gouvernement égyptien. Juge assesseur près du Tribunal Consulaire de France au Caire. Directeur de l'Hygiène Publique du Gouvernement Egyptien. Président ou membre émminent de nombreuses associations franco-égyptiennes. Officier de la Légion d'Honneur (1925). Médaille Coloniale (Tunisie, 1895). Officier d'Académie (1902). Médaille d'argent de la Mutualité (1909). Officier de l'Instruction Publique (1910). Commandeur du Nichak Iftikhar. Officier de l'Ordre Impérial du Medjidieh.

BIANCHI Marcel: (1911-1997)
Né à Marseille. Originaire de Muratu. Musicien de jazz (guitare).

BIANCHI Olivieru: (décédé avant 1652)
D'Aiacciu. Dottor.

BIANCHI (de) Santu: (dix-septième siècle)
DeCoghja. Ecclésiastique. Chanoine de Sevinentru.

BIANCHI (de) Santu: (?-après 1684)
D'Aiacciu. Fils d'Olivieru. Ecclésiastique. Archiprêtre de Coghja. Cité en 1683.

BIANCHINI Jacques Antoine: (1901-1988)
Né à Sarté. Instituteur à Sarté en 1924. Homme politique (SFIO). Conseiller municipal de Sarté en 1945. Conseiller général de la Corse en 1945 à 1951. Son engagement politique dans le Sartenais lui vaut d'être muté à Calinzana en 1934. Député (socialiste, SFIO) de la Corse de 1946 à 1951. Membre des commissions des moyens de communication et du tourisme, de la marine marchande et des pêches. Il fait également partie de la sous-commission chargée de suivre et d'apprécier la mise en œuvre de la convention économique européenne et du programme de relèvement européen. En outre, il est désigné comme juré à la Haute Cour de Justice. L'essentiel de son activité parlementaire concerne l'équipement de la Corse. Elu maire de Sarté en 1947.

BIANCO Agostino: (seizième siècle)
Génois. En 1593, il est podestat de Sarté.

BIANCO Bartolomeo: (1590-1650)
Né à Côme. Architecte. En 1623, il élabore des plans et procède à des sondages systématiques en vue de la construction du futur port de Bastia, décidée en 1604.

BIANCO Giovan Battista: (dix-septième siècle)
Fils de Bartolomeo. Architecte. En 1639, il dessine un projet concernant une tentative de bonification de la plaine d'Aleria par l'assèchement de l'étang de Sale.

BIANCO Giovanni: (seizième siècle)
Militaire génois. En 1564, il prend Sarté, tenue par les hommes de Sampieru Corsu.

BIANCO Giuseppe Benedetto: (1741-?)
Peintre italien originaire de Modène. Installé à Calvi. On retrouve de ses œuvres (gouaches) peintes en Corse entre 1773 et 1792.

BIANCO Vincento: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est capitaine à Calvi, assiégée par les troupes royales françaises de Giordano Orsini.

BIANCOLACCI Ghjudicellu: (treizième siècle)
Cinarchese. Seigneur de Bisughjé. En 1245, allié de Ladru Biancolacci, il est battu par Sinucellu della Rocca.

BIANCOLACCI Guglielmu: (treizième siècle)
Cinarchese. En 1222, lui et Arrigu di Cinarca, tous deux chevaliers, demandent et obtiennent la citoyenneté bonifacienne, et rallient ainsi les Génois. En 1238, il revendique pour sa fille le fief de Cinarca. En 1239, il passe une convention avec Arrigu di Cinarca concernant les possessions des seigneurs de Cinarca.

BIANCOLACCI Ladru: (treizième siècle)
Cinarchese. Seigneur d'Auddé, de Capula, de Quenza et de Scupamena. En 1245, il s'oppose à Sinucellu della Rocca, qui le bat, et il est contraint de se réfugier dans sa forteresse de Capula, près de Livia. En 1249, Sinucellu della Rocca le bannit en Sardaigne, et épouse sa fille.

BIANCOLACCI Tedosiu: (treizième siècle)
Cinarchese. En 1289, il prête serment à Gênes.

BIANCONI Agnès: Voir BORGO Agnès.

BIANCONI François-Xavier: (dix-neuvième siècle)
Né à Aiacciu.

BIANCONI Francescu: (1934-2015)
Né à Zicavu. Poète. Chanteur improvisateur.

BIANCONI Ghjuvan Agostinu: (dix-huitième siècle)
Officier corse au service de la France. En Novembre 1768, les Français tentent de s'emparer de L'Isula par la mer. Il est avec les troupes du Roi, lesquelles échouent dans leur tentative.

BIANCONI Martin: (1887-1955)
Né à Calinzana. Journaliste. Directeur du Petit Bastiais, le journal d'Adolphe Landry, à partir de 1928. En 1940, d'abord partisan du régime de Vichy, il entre ensuite en résistance. Il est interné comme prisonnier politique par les Italiens de l'OVRA, à Prunelli di Fiumorbu, en 1943. Il est ensuite déporté en Italie. De retour à Bastia, il reprend la direction du Petit Bastiais en 1944, jusqu'en 1955, date de sa mort. Il y tient la Chronique de la vieille Corse. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BIANCONI Olivier: (né en 1977)
Né à Marseille. Originaire de Montegrossu (hameau de Lunghignanu). Journaliste. Animateur de radio (Radio Calvi Citadelle). Historien. Musicien (groupe Anghjula Dea). Chef d'entreprise (tourisme). Fondateur de la compagnie régionale de guides Bianconi Scuperta en 2005.

BIANCONI Pierre: (1962-1993 ?)
Né à Bastia. Footballeur professionnel (défenseur). Il évolue au Sporting Club Etoile de Bastia (1981-1983, 1986-1987, 1988-1993), à Besançon (1983-1984), à Cannes (1984-1985), à Nîmes (1985-1986) et à Paris Saint-Germain (1987-1988). Militant nationaliste proche du MPA. Il disparait mystérieusement en 1993 et n'a jamais été retrouvé.

BIANCONI-OLIVIERI Josée: Voir CASALE Léa.

BIANCUCCI Jean: (né en 1948)
Originaire de Cuttuli Curtichjatu. Artisan coutelier. Militant nationaliste (A Cuncolta Naziunalista). Elu conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1992 à 1998. Fondateur de Scelta Nova, constituée de dissidents de A Cuncolta Naziunalista, en 1997. Réélu conseiller territorial depuis 2004 (Président de la Commission des Finances, de la Planification, des Affaires Européennes et de la Coopération en 2016). Maire de Cuttuli Curtichjatu depuis 2011. Elu président du Conseil de Surveillance de la compagnie aérienne Air Corsica en 2016.

BIANCUS Joannes: (?-1684)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BIARDO Giovan Battista: (1612-1648)
Génois. Peintre. Il laisse des œuvres importantes en Corse.

BIASINI Emile: (né en 1922)
Conseiller d'André Malraux. Directeur du théâtre, de la musique et de l'action culturelle du ministère des Affaires culturelles de 1961 à 1966 . Délégué interministériel pour la télévision en couleurs en 1967. Administrateur (en 1968) puis président (de 1970 à 1974) de la Compagnie Française de la Télévision. Président de la Mission interministérielle pour l'aménagement de la côte Aquitaine (de 1970 à 1985). Président de l'Etablissement public du Grand Louvre. Secrétaire d'Etat aux Grands Travaux de 1988 à 1991.

BIASINI Sauveur: (1937-2009)
Originaire d'Ochjatana. Militaire (engagé dans l'Infanterie Coloniale en 1957). Chef de la Police Municipale de Calvi jusqu'en 1996. Conseiller municipal de L'Isula de 1995 à 2001. Président fondateur du club de tir A Catana, de Calvi. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaillé militaire.

BICIANI ?: (dix-neuvième siècle)
Capitaine au service du Roi de Naples Joachim Murat. En 1815, il fait partie de l'expédition de Joachim Murat qui aborde en Calabre, à Pizzo. Il est blessé, emprisonné, puis jugé. Il sera libéré grâce à l'intervention du Roi Louis XVIII.

BIDDULPH Mickaël Antony: (1823-1904)
Artiste peintre et officier anglais. Il séjourne en Corse en 1857. Il illustre le livre de Thomas Forester Ramblers in the islands of Corsica et Sardinia..., paru en 1858.

BIDOU Alain:
Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1990 à 1992.

BIELLUT Jean François: (1872-1960)
Né à Aiacciu. Intendant général. Grand invalide de guerre. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BIGARNE François: (1769-1829)
Né à Montbard (Côte d'Or). Colonel de gendarmerie à Bastia. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BIGATTUS Nicolaus: (?-1631)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BIGGI Antoine: (né en 1970)
Né à Aiacciu. Boxeur professionnel (poids welter), licencié au Ring Ajaccien. Sa carrière s'étend de 1991 à 1999 (17 combats, 13 victoires (2 par KO), 4 défaites (1 par KO)). Vice-champion de France en 1998 et 1999.

BIGHELLI Dominique: (?-1943)
Né à Pitretu è Bicchisgià. Résistant. Membre du Front National de la Résistance (FNR). Membre du maquis de Foci-Livesi. Il est tué par les Chemises Noires italiens, lors d'une attaque contre le maquis, en Août 1943. Reconnu Mort pour la France.

BIGHELLI Emmanuel: (né en 1970)
Originaire de Pitretu è Bicchisgià. Professionnel de la communication. Auteur de Mes guitares (2015).

BIGORNU (di) Antonettu: (seizième siècle)
En 1584, le gouverneur général Stefano da Passano lui accorde une patente de notaire.

BIGORNU (di) Paulu: (dix-septième siècle)
Musicien. En 1662, la communauté de Lucciana l'engage; il reçoit pour salaire deux habits neufs, et promet de revenir pour les fêtes de Pâques pour jouer de sa cialamella (chalumeau); en gage de cette promesse, il laisse sa cetara (cithare) qu'il récupérera à son retour.

BIGOT Maximilien: (dix-neuvième siècle)
Juge de paix à Bastergà. Auteur, en 1890, de Les mœurs rurales en Corse et de Bergers porchers de Bastelica.

BIGUGLIA (di) ?: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1717.

BIGUGLIA Carlu Lurenzu: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. En 1706, il exige, dans son testament, que la totalité de son patrimoine soit légué au collège des Jésuites de la ville.

BIGUGLIA Girolamu (Geronimu ?): (?-1669)
Avocat. Poète. Historien. Jurisconsulte. Gouverneur du prince Colonna dans son fief de Palliano. Membre de plusieurs académies à Gênes et à Rome. Podestat de Bastia en 1650. Il est à l'origine de la fondation de l'Accademia dei Vagabondi, dont il est le premier président. A sa mort, il laisse, à l'état de manuscrit inachevé, des Memorie sullo stato antico e moderno del regno di Corsica. Sa tombe est située dans l'église Santa Maria de Bastia.

BIGUGLIA (di) Ottavianu: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il est avec les forces françaises de Henri II, qui ont envahi la Corse pour en chasser les Génois. Il quitte ensuite les Français au profit des Génois. Avec 300 soldats, il reprend Biguglia.

BIGUGLIA (di) Rinucciu: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1554, il est avec les Génois, contre les forces françaises.

BIGUGLIA (di) Sansonettu: (seizième siècle)
Chef militaire corse. En 1553, il reste fidèle aux Génois contre les troupes de Henri II, qui ont envahi la Corse. En 1557, il doit fuir Furiani, attaqué par les troupes de Giordano Orsini. En 1564, avec le Génois Nicolo de Negri, il s'oppose à Sampieru Corsu, dans sa reconquête de la Corse.

BILIA (di) Quilichinu: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1763, il assiste à la Cunsulta Generale di Sarté.

BILLARD Jacques: (né en 1950)
Né à Aiacciu. Professeur à Aiacciu de 1976 à 2005. Adjoint au maire d'Aiacciu de 1983 à 2000. Conseiller général (droite) du canton d'Aiacciu IV de 1999 à 2011 (vice-président du Conseil Général de Corse-du-Sud). Président de la Caisse d'Allocation Familiale (CAF) de Corse-du-Sud de 1984 à 2004. Président régional de la Confédération Générale des Cadres (CGC). Avec d'autres, il relance le Parti Bonapartiste, en 2009.

BILLIARD-LEFEBVRE Jeanne:
Née à Rouvray-Sainte-Croix (Loiret). Artiste peintre (portraits, paysages). Elle expose au Salon des Artistes Français de 1976, une peinture intitulée Girolata.

BINDI Ange-Laurent: né en 1950
Avocat au barreau de Bastia. Ecrivain. Militant autonomiste. Membre de l'UPC (limogé). Auteur de Autonomisme, Luttes d'émancipation en Corse et ailleurs 1984-1989, en 1990, Naufrage de l'autonomisme corse 1982-1987, en 1990, Adresse au Père (2007), Elle (2009), Sylvie, ou comment S. écrire, suivi de Bleu Fort (2010), Formulaire poétique du droit (2012)...

BINETTI Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Vighjaneddu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BINKLEY Leroy: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il expose au Salon des Tuileries de 1939, une peinture intitulée Place d'Armes à Bastia.

BIONDI Francis: (vingtième siècle)
Originaire de Lopigna. Artiste peintre. Membre de l'Accademia Tiberina de Rome.

BIONDI Jean-Dominique: (1900-1950)
Né à Sari d'Orcinu. Maire (socialiste) de Creil. Résistant. Député de l'Oise de 1936 à 1942 et de 1945 à 1950. Ministre de 1946 à 1950 (Intérieur, puis Fonction Publique). Il trouve la mort dans un accident de la route en 1950.

BIONDI Philippe: (né en 1980)
Originaire de Centuri et U Viscuvatu. Musicien (percussions, piano). Professeur à l'Ecole Nationale de Musique (ENM) d'Aiacciu, en 2002, où il enseigne les percussions et le piano Jazz. Il participe à de nombreux concerts avec le groupe vocal A Filetta, avec le Quatuor Elysée, avec les solistes de l'Orchestre National de France, et avec l'ensemble baroque Orfeo Isulanu. En 2004, il devient timbalier de l'Ensemble Instrumental de Corse.

BIRIO Giuliano: (dix-huitième siècle)
Génois. Commandant de la place de Corti. En Septembre 1745, il fait enlever, sur ordre du gouverneur Pier Maria Giustiniani, le fils de Ghjuvan Petru Gaffori, Francescu, âgé de treize mois, afin d'avoir un moyen de pression sur le père.

BIRON (de) Armand-Louis de Gontaud: (1747-1793)
Duc. En 1768 et 1769, il participe à la conquête de la Corse (sous le nom de Duc de Lauzun). En 1790, il est nommé Gouverneur de la Corse, mais il ne peut occuper ce poste parce qu'il est membre de l'Assemblée Constituante. Il est guillotiné en 1793.

BISCARI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de San Ghjulianu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BISCOTTINI Umberto: (1901-1961)
Italien. Haut fonctionnaire du ministère de l'Education sous le régime de Mussolini. Rédacteur de Civiltà Fascista. Membre du comité de rédaction de L'Archivio Storico di Corsica. Il effectue de nombreux séjours en Corse en 1928. Auteur de nombreux écrits irrédentistes (Fiorita di poesie corse, en 1923, L'Anima della Corsica, en 1928, L'isola persa, un corso dell'ottocento en 1931, Introdiuzione alla Corsica, en 1940,...).

BISGAMBIGLIA Ange-Marie: (1888-1959)
Née à I Peri. Agriculteur. Ancien élève de l'Ecole Normale d'Alger. Maire d'Orléansville (Algérie). Conseiller Général d'Orléansville (Algérie). Délégué à l'Assemblée Algérienne. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Officier du Mérite Agricole.

BISGAMBIGLIA Antoine:
Militant nationaliste. En 1980, il fait partie du commando de l'Affaire Bastelica-Fesch. Il comparait libre au procès de 1981.

BISGAMBIGLIA Françoise: (1911-2007)
Née à Urtaca. Enseignante. Résistante. Membre des Groupes Francs. Elle milite dans les réseaux de Balagna dès 1939.

BISGAMBIGLIA Ignace Antoine: (1876-1912)
Né à Aiacciu. Militaire. Lieutenant de Légion Etrangère. Il est grièvement blessé lors des combats de Mahiridja (Maroc), en 1912, puis transporté trop rapidement en Corse où il décède à Aiacciu.

BISGAMBIGLIA Jean:
Originaire de Peri. Né en Algérie. Journaliste. Chef d'agence de Corse-Matin. Collaborateur au Journal de la Corse.

BISGAMBIGLIA Paul Baptiste: (1888-1959)
Née à I Peri. Militaire. Capitaine au 8ème Régiment de Zouaves. Chef de bataillon au Centre de Mobilisation d'Infanterie d'Afrique. Officier de la Légion d'Honneur.

BISINU: Voir PERETTI Antoniu Marcu.

BITONSKI ?: (?-1943)
Ecclésiastique. Curé de Fuzzà. Résistant. Il est arrêté par les Allemands, à Fuzzà, et fusillé à Quenza, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

BITTERLET Pierre: (vingtième siècle)
Membre fondateur, à Bastia, en 1904, du Comité d'Action Républicain, affilié au Parti radical-socialiste.

BITTON-ANDRIOTTI Alain, dit Minicale: (né en 1950)
Originaire d'Evisa. Petit-fils de Dumenicu Andreotti. Musicien. Violoneux. Il débute très jeune dans le groupe folklorique A Sirinata Aiaccina. Il y apprend le chant, le violon, la guitare et la mandoline. Il joue dans un groupe de musique sud-américaine, Chispay. Joueur de banjo américain. Un des membres fondateurs du groupe polyphonique Canta U Populu Corsu en 1973. Puis, membre du groupe Chjami Aghjalesi. Il enseigne musique, danse (notamment le quadrille) et langue corse. Passionné de dialectologie et de toponymie. Ses collectages auprès des violoneux de la région de Sermanu lui ont permis de mettre à la disposition des jeunes auxquels il enseigne le violon un répertoire régional original. Fondateur de l'association Tutti in Piazza, à Evisa, en 1980, président durant de très nombreuses années, il en est également le directeur artistique.

BIZARELLI Don Mighele: (1759-1805)
Né à San Fiurenzu. Fils de Francescu Camillu. Ecclésiastique. Il quitte la prêtrise pour être officier sous la Révolution. Capitaine à la 22ème Brigade d'Infanterie Légère de San Fiurenzu en 1800.

BIZARELLI Francescu Camillu: (1716-1792)
Né à San Fiurenzu. Notaire. Procureur de la Justice Royale. Chancelier. Vice-consul du Royaume des Deux-Siciles, à San Fiurenzu de 1789 à 1792.

BIZARELLI Francescu: (1747-1817)
Né à San Fiurenzu. Fils de Francescu Camillu. Notaire. Procureur de la Justice Royale. Chancelier de la juridiction du Nebbiu.

BIZARELLI Louis: (1836-1902)
Né à San Fiurenzu. Docteur en médecine en 1860. Etabli dans la Drôme. Médecin-major pendant la guerre de 1870-1871. Conseiller général de la Drôme. Député de la Drôme de 1879 à 1899. Questeur de la Chambre des députés de 1890 à 1899. Sénateur de la Drôme de 1899 à 1802.

BLAEU Janssonius: (1596-1673)
Hollandais. Fils de Willem Janssonius. Il dessine des cartes de la Corse éditées en 1662 et 1669.

BLAEU Willem Janssonius: (1571-1638)
Hollandais. Géographe, éditeur et libraire à Amsterdam. Il édite une carte de la Corse en 1635.

BLAIZOT François: (né en 1923)
Haut fonctionnaire. Ingénieur général du génie rural. En 1976, il remplace Libert Bou en Corse, en tant que directeur du Programme de développement de la Corse.

BLANC Louis: (1811-1882)
Né à Madrid (Espagne). Originaire d'Alata. Fils d'une Pozzo di Borgo d'Aiacciu. Journaliste. Homme politique. Un des fondateurs du socialisme français. Il écrit dans les journaux La Réforme, Le National, Le Bon Sens, La Revue Républicaine... En 1848, il est élu en Corse député à l'Assemblée Nationale Constituante, mais il opte pour Paris, où il est également élu. Il cède son siège au prince Louis-Lucien Bonaparte. En 1849, il est condamné à la déportation pour menées révolutionnaires. Il est de retour à Paris en 1870. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871.

BLANCHARD (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Août 1769, il commande le Régiment de Tournaisis stationné à Omessa.

BLANCHARD Raoul: (vingtième siècle)
Auteur de Les genres de vie en Corse en 1915. Auteur de La Corse en 1930.

BLANCHET Maurice: (1916-1978)
Né à Genève (Suisse). Artiste peintre suisse (paysages). Il séjourne en Corse en 1938 et en 1950. Il épouse une Corse de Peri, où il revient fréquemment, et réalise de nombreux paysages de l'Ile entre 1952 et 1954.

BLANCO Giovanni: (quinzième siècle)
Milanais. En 1477, il est nommé trésorier général et secrétaire de la Corse, par la duchesse Bonne de Savoie, mère du nouveau Duc de Milan Gian Galeazzo Sforza, qui n'a que huit ans. Il a pour tâche d'éliminer Tomassino da Campofregoso et d'encaisser les impôts.

BLANQUI Jérôme-Adolphe: (1798-1854)
Economiste. En 1838, il est l'auteur, à l'Académie Royale des Sciences Morales et Politiques de l'Institut de France, d'un Rapport sur l'état économique et moral de la Corse, dans lequel, entre autre, dénonçant le paludisme, il dit: l'assainissement des marais est une question de vie ou de mort en Corse.. Son rapport sur l'état économique et moral de la Corse, est lu au cours de plusieurs séances de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1841.

BLANQUI Louis-Auguste: (1805-1881)
Frère de Jérôme-Adolphe. Théoricien socialiste révolutionnaire. Partisan du Communisme. Il participe à un grand nombre de mouvements insurrectionnels, notamment la Commune. Il est emprisonné en Corse, à Corti, de 1857 à 1859.

BLASI Lazare-Marie: (1820-1873)
Né à San Damianu. Laboureur. En 1871, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1873.

BLASINI Achille: (1823-1893)
Né à L'Isula. Maire (divers droite) de L'Isula de 1871 à 1877 et de 1882 à 1893. En 1889, en tant que président de l'exposition universelle, il accueille le retour des cendres de Pasquale Paoli. Il est assassiné en 1893. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BLASINI Charles: (dix-neuvième siècle)
Maire de Ruglianu en 1885.

BLASIO (BLASIUS): (douzième siècle)
En 1172, il est nommé évêque d'Aleria.

BLASIO (BLASIUS): (quatorzième siècle)
En 1362, il est nommé évêque d'Aleria.

BLASIO ?: (dix-septième siècle)
De Naples. Médecin municipal de Bunifaziu. Il succède à Lorenzo Milellis.

BLOCTEUR Charles: (1892-1961)
Né à Toulon (Var). Artiste peintre (natures mortes et paysages). Il séjourne en Corse, et peint des aquarelles du Capicorsu (Pinu...).

BLONDEL Paul: (vingtième siècle)
Professeur au collège d'Aiacciu. Il est un des membres dirigeants du Parti Communiste corse en 1940.

BOASSO Vittorio: (dix-huitième siècle)
Graveur à Turin. En 1769, il édite une carte de la Corse.

BOBY Justin Dominique: (1887-1965)
Né à Santa Lucia di Taddà. Militaire. Lieutenant colonel d'Infanterie. Ancien combattant des guerres de 14-18 et 39-45. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BOCCA di BUE Calcagno (Galganus): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aleria de 1330 à 1342.

BOCCADORO Girolamo: (seizième siècle)
Evêque d'Accia de 1545 à 1547.

BOCCANEGRA Giovanni: (quatorzième siècle)
Génois. Frère de Simone, le Doge de Gênes. En 1348, il est en Corse en qualité de vicaire de l'Ile. En 1360, il est nommé gouverneur de la Corse, comme le stipulent les statuts issus de la révolution populaire de 1358. En 1361, il rentre à Gênes, où son frère Simone est en péril.

BOCCANEGRA Guglielmo: (treizième siècle)
Génois. Premier Capitaine du Peuple de Gênes. En 1290, son fils Nicolao est envoyé en Corse comme Vicaire Général de l'Ile.

BOCCANEGRA Nicolao: (treizième siècle)
Génois. Fils de Guglielmo. En 1290, il est désigné pour remplacer Luchetto Doria, décédé. Il est nommé Vicaire Général de l'Ile. Arrivé en Corse, il ravage l'Ornanu, l'Istria et la plaine du Taravu. Mais son armée subit une lourde défaite devant l'armée corse de Ghjudice di Cinarca, et il est contraint de se retirer à Bunifaziu, d'où il rentre à Gênes, avec le reste de ses troupes.

BOCCANEGRA Simone: (?-1363)
Premier Doge de Gênes. En 1338, il envoie en Corse son maréchal, Gottifredo Zoaglia, comme Vicaire, pour répondre à l'appel des seigneurs corses Guglielmu della Rocca et Orlandu Cortincu. Il démissionne de son poste de Doge en 1344. En 1356, il est à nouveau Doge de Gênes. Il meurt en 1363.

BOCCHECIAMPE Ghjuseppe Luiggi: (1770-1812)
D'Oletta. Fils de Petru. En 1812, à Paris, il est impliqué, en tant que préfet de la Seine, dans la conspiration du général Claude François de Malet contre Napoléon 1er. Il est jugé, condamné et fusillé.

BOCCHECIAMPE Jean-François: (1768-1799)
D'Oletta. Officier de l'armée anglo-corse. Fils de Matteu. En 1798, il participe au soulèvement de A Crucetta. Il doit fuir et se réfugie à Manfredonia, dans le Royaume de Naples. En 1799, il est nommé baron avec érection de terres et maréchal de camp au service du Roi Ferdinand des Deux Siciles. Il est fusillé par les Français, avec d'autres insurgés napolitains, à Trani, en 1799.

BOCCHECIAMPE Matteu: (dix-huitième siècle)
D'Oletta. Neveu de Petru. Capitaine d'infanterie. Fidèle de la monarchie française. En Septembre 1784, un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse reconnaît sa noblesse ainsi que celle de sa famille d'Oletta. Député de la Noblesse, en Mai 1789, il participe, en tant que président, dans la juridiction de Nebbiu, aux Assemblées de la Noblesse. En Mai 1793, il est en Toscane pour solliciter l'appui de la flotte anglaise. Il participe au gouvernement anglo-corse en tant que cadre militaire.

BOCCHECIAMPE Petru: (1730-?)
D'Oletta. En Octobre 1762, il est à Nonza, avec Pasquale Paoli, pour empêcher Antonucciu de Matra d'atteindre La Coscia. En 1764, il est un des chefs du blocus de San Fiurenzu, par les Naziunali. En 1767, il dirige la Zecca, désormais installée dans la capitale, à Corti. En Novembre 1768, il forme un Parti Français dans le Diquà. En Janvier 1769, il évente le complot de la Conspiration d'Oletta. En Mars, il rentre à Bastia, où il est nommé membre du Conseil Supérieur de la Corse. Conseiller à la Cour de Bastia. Reconnu noble en 1784, par le Conseil Supérieur de la Corse. En Juillet 1790, suite aux évènements de Corti, il est arrêté, en attendant de comparaître devant un tribunal de la Nation, et est exilé.

BOCCHECIAMPE Petru: (1814-1886)
Né à Oletta. Fils de Vincent. Il vit à Corfou. Engagé dans les complots des Carbonari, avec Giuseppe Mazzini, il est à Londres, en 1837, puis en Toscane, d'où il est expulsé en 1839, en enfin de retour à Corfou, où il continue à conspirer. Il participe au débarquement insurrectionnel sur les côtes de Calabre en 1844. Le débarquement ayant échoué, il est arrêté, condamné à mort, puis gracié par le Roi de Naples. Il est libéré en 1846. Il se réfugie dans un premier temps à Prevesa, en Albanie, jusqu'en 1849. Puis il se retire à Corfou, où il décède en 1886.

BOCCHECIAMPE Petru Antoniu: (1754-?)
D'Oletta. Fils de Petru. Procureur du Roi au siège de la juridiction du Nebbiu. Député du Tiers-Etat pour la juridiction du Nebbiu à l'Assemblée des Etats de Bastia en 1789.

BOCCHECIAMPE Vincent: (dix-neuvième siècle)
D'Oletta. Fils cadet de Matteu. En 1798, il participe au soulèvement de A Crucetta. Il doit fuir et se réfugie à Manfredonia, dans le Royaume de Naples. En 1800, il collabore à la dernière révolte royaliste en Corse. Il doit à nouveau se réfugier à Naples. Il passe alors au service des Anglais et il combat dans les rangs des Corsicans Rangers. En 1814, il joue un rôle dans le ralliement de Bastia à l'Angleterre. Pendant les Cent Jours, il est dénoncé comme un des chefs du parti royaliste.

BOCCONE Paolo: (1633-1704)
Botaniste italien. Spécialiste de l'herborisation. Auteur de Museo di Piante rare della Sicilia, Malta, Corsica, Italia, Piemonte, Germania, en 1697.

BOCCONI Deodato: (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1457 à 1477. En 1460, avec le gouverneur Marco de Marini, le commissaire Benedetto di Fieschi, Carlu di Casta et Ghjudicellu di Caghju, le fils de Marianu, ils parcourent l'Ile, qui parait enfin pacifiée.

BOCOGNANI Isabelle: (née en 1980)
Originaire de Bunifaziu. Musicienne (guitare basse). Membre du groupe de jazz le Quartet Testeguide.

BOCOGNANO Constanza: (1779-1792)
Citoyenne d'Aiacciu. En Avril 1792, à Aiacciu, elle est tuée par la Garde Nationale qui intervient, lors d'une émeute, au canon et à la mitraille.

BOCOGNANO Ghjuseppu: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

BOCOGNANO Jean:
Auteur de Vanina d'Ornano, une tragédie historique (poème de trois actes et neuf tableaux) paru en 1980.

BOCOGNANO Lucien: (1939-2002)
Né à Sarté. Chanteur (baryton). Chanteur attitré, à Aiacciu, du Pavillon Bleu, en 1959, du Temps des Guitares en 1970...

BODENEHR Gabriel: (1674-1758)
Dessinateur, graveur et marchand de tableaux à Augsbourg. En 1730, auteur d'une carte de la Corse.

BODOY Pierre: (vingtième siècle)
Maire d'Aiacciu de 1900 à 1904.

BOECK Elias: (1679-1747)
Peintre et graveur à Augsbourg. En 1740, il dessine une carte de l'Ile et de l'Etat de Corse.

BOELL Louis: (dix-neuvième siècle)
Historien. Auteur d'une Histoire de la Corse, parue en 1878.

BOERI Nicolo: (quinzième siècle)
Génois. En 1496, il est vicaire de l'évêché de Mariana.

BOERIO Anghjulu Santu (Il Maggiore): (1570-après 1664)
De Corti. Fils de Giovanni. Colonel au service de Venise. Un des Padri di Comunu di Corti en 1622. Cité, en 1638, dans un acte notarié, concernant le contrat de travail d'un laboureur qu'il a embauché.

BOERIO Anghjulu Santu (Il Minor): (dix-septième siècle)
Originaire de Corti. Fils d'Dumenicu. Qualifié de Nobile Signor. Colonel au service de Venise. Inhumé dans l'église Santa Catarina des Carmes de Crema.

BOERIO Antoniu Francescu: (1649-1719)
De Corti. Petit-fils d'Anghjulu Santu. Capitaine-lieutenant au service de le République de Venise.

BOERIO Antoniu Ghjuseppu: (1650-1764)
De Corti. Petit-fils d'Anghjulu Santu. Frère d'Antoniu Francescu. Ecclésiastique. Sacerdote.

BOERIO Carlu Francescu: (1570-après 1664)
De Corti. Fils de Ghjacintu. Qualifié de Nobile Signore.

BOERIO Domenico: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone de 1466 à 1474.

BOERIO Domenico (Il Maggiore): (seizième siècle)
Capitaine de Cavalerie génois. En 1564, il se fixe à Bastia. Il est le fondateur de la famille de Boerio, de Corti.

BOERIO Dumenicu (Il Minor): (décédé avant 1697)
Notable de Corti. Fils d'Anghjulu Santu. Qualifié de Maestro en 1672.

BOERIO Don Petru Ghjuvan Tomasu: (1738-1808)
Né à Corti. Fils de Ghjuvan Tomasu. Beau-père de Antoniu Cristufaru Salicetti. Cancillieru. Savant juriste. Homme de culture très éclectique. Docteur in utroque jure de l'Université de Pise. En Novembre 1763, il assiste à la Cunsulta Generale di Sarté. Vice-chancelier de la Corse en 1766. Procureur au siège de Corti en 1770. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1771. Juge royal à La Porta d'Ampugnani en 1772. En Août 1783, un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse le reconnaît noble, ainsi que sa famille, de Bastia, établissant la filiation depuis Dumenicu Boerio. Membre du Conseil Supérieur de Bastia en 1789. En Septembre 1791, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale de Corti, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. En Octobre 1796, il chasse les Anglais de Corti. En 1801 il est nommé président du Tribunal Criminel Extraordinaire d'Aiacciu, créé par André François Miot de Melito. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1804.

BOERIO Ghjuseppu Maria Ferdinandu (Joseph-Marie Ferdinand): (1790-1863)
Né à Corti. Baron de Boerio. Fils de Pasquale Francescu Tomasu. Chevalier du Saint-Empire. Capitaine aide de camp du Duc de Padoue de 1810 à 1813 et pendant les Cent-Jours. Officier d'ordonnance du général Tiburziu Sebastiani en 1831. Officier d'ordonnance du roi Louis-Philippe en 1833. Commandant militaire et gouverneur des châteaux royaux de Saint-Cloud, Eu, Neuilly et Dreux, en 1839. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Ordre Royal de Léopold de Belgique. Commandeur l'Ordre de la Légion d'Honneur.

BOERIO Ghjacintu: (?-1667)
Notable de Corti. Fils d'Anghjulu Santu. Qualifié de Nobile Messer. Procureur de Corti. Notaire à Corti entre 1627 et 1636. Nobile Dodeci du Diquà en 1636.

BOERIO Ghjacumu Filippu: (?-après 1665)
Notable de Corti. Fils de Ghjacintu. Qualifié de Messer.

BOERIO Ghjuvan Tomasu: (1672-1757)
De Corti. Fils de Carlu Francescu. Lieutenant-colonel au service de la République de Venise en 1691, colonel en 1697. Gentilhomme de la Chambre du Duc de Parme en 1699. Colonel au service de l'Espagne en 1720. Capitaine général et gouverneur du Royaume de Corse en 1731. Ministre du Roi d'Espagne en 1756.

BOERIO Ghjuvan Tomasu: (1701-1767)
De Corti. Fils de Ghjacumu Filippu. Qualifié de Nobile. En Septembre 1737, avec des chefs corses, ainsi que d'autres Corses de l'extérieur, il écrit au Roi de France Louis XV et à son ministre le cardinal André Hercule de Fleury, pour justifier la légitimité des actions des Corses. Il leur demande de bien vouloir incorporer la Corse au Royaume de France. En Novembre 1756 à la Cunsulta Generale di Corti, il est un partisan de Pasquale Paoli. Il apporte son adhésion aux Naziunali, entre au Cunsigliu di Statu et participe au gouvernement.

BOERIO Giovanni: (?-1647)
Génois. Notable de Corti. Fils de Domenico. Qualifié de Messer.

BOERIO (de) Marie-Pascal Oscar: (1823-1902)
Né à Bourges (Cher). Originaire de Corti. Fils de Ferdinand. Général de division. Inspecteur général de la Cavalerie. Grand Officier de la Légion d'Honneur.

BOERIO Pasquale Francescu Tomasu: (1767-1818)
Originaire de Corti. Baron de Boerio. Fils de Don Petru Ghjuvan Tomasu. Filleul de Pasquale Paoli. Il est fait prisonnier par les Anglais en 1794 entre Calvi et San Fiurenzu. Il est transféré à Gibraltar. Commissaire ordinateur des guerres en 1799. Il participe à la campagne d'Italie, puis à celle de Russie. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer. Chevalier du Saint-Empire. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis en 1814. Conseiller général de la Corse. Député de la Corse à titre provisoire en 1815.

BOGDANOFF Pierre (Alexandre): (1888-1967)
Né à Koursk (Russie). Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Indépendants de 1930, Vision matinale des calanques de Piana (Corse) et Rocher de la Chimère, Piana (Corse), à celui de 1931, Vieille fontaine aux environs de Nonza (Cap Corse) et Vieilles maisons à Saint-Florent, à celui de 1935, Un coin des calanques de Piana (Corse), et enfin, à celui de 1941, Les oliviers de Nonza (Corse) étude.

BOGGIANO Francesco Maria: (1640-1981)
Génois. Commissaire de la République de Gênes et lieutenant à Corti en 1674. Commandant de la colonie grecque de Paomia en 1679.

BOGGIANO Giovan Agostino: (1636-1690)
Génois installé à Aiacciu. Frère de Francesco Maria. Inscrit au Livre d'Or de la Noblesse de la République de Gênes en 1659. Capitaine de la citadelle d'Aiacciu en 1663. Commissaire de la République de Gênes à Calvi en 1678.

BOIRY Camille: (1871-1954)
Né à Rennes (Ille-et-Vilaine). Artiste peintre (paysages). En 1910, au Salon des Artistes Français, il expose Le Vin, et, en 1912, Sur la plage à Porto Vecchio. Il expose à Paris, Galerie Vivien, en 1913, des oeuvres représentant la Corse.

BOISMOND Jean-Marie:
En 1992, il est le responsable de l'entreprise niçoise Sud Tribune, chargée de coordonner l'implantation de la tribune provisoire du stade Armand Cesari, à Furiani (dont l'écroulement fera 15 morts et 2177 blessés). Il est écroué à Bastia pour homicides et coups et blessures involontaires. Il est est remis en liberté au bout du délai légal de six mois. En 1995, il est condamné, en correctionnelle, à 2 ans de prison ferme.

BOISSIEU Jean:
Journaliste. Romancier. Auteur de Sampiero Corso, paru en 1979.

BOISSIEUX (de) Louis (de FRETAT): (1668-1739)
Comte. Officier français. En Janvier 1738, il commande le corps expéditionnaire français, qui, stationné à Antibes, va être envoyé en Corse. En Février, avec son état-major, il débarque de deux frégates (La Flora et La Légère) à San Fiurenzu. Avec quatre régiments, il arrive à Bastia. Là, il rencontre le commissaire général Giovanni Battista de Mari. Il désire rencontrer également les chefs des Naziunali. Il est nommé Lieutenant Général. Après avoir reçu de la part des Corses un Mémoire dans lequel ces derniers lui font part de leur volonté de devenir des sujets du Roi de France, il leur répond qu'ils doivent d'abord, et sans conditions, se rendre à l'autorité de Gênes. En Mars, il rencontre les trois délégués désignés par les chefs corses pour négocier avec lui. Les négociations commencent. En Avril, il refuse la proposition du prêtre Gregoriu Salvini, qui l'adjure de mettre la Corse sous la souveraineté du Roi de France. Les trois délégués corses ont du mal à réunir les procurations de tous les chefs de pièves, ces derniers rechignant à donner plein mandat à ceux qui vont sans doute les livrer sans défense au représentant français, c'est à dire aux Génois. En Septembre, il menace de la peine de mort tous ceux qui prendront parti pour le Roi Théodore 1er. En Octobre, il fait une nouvelle proclamation, sommant les Corses d'arrêter et de livrer le Roi Théodore 1er, au cas où il débarquerait sur l'Ile. En Novembre, le Roi de France Louis XV lui fait publier le Traité d'Accommodement: Regolamento per sedar le turbolenze frà Genova e Corsica. Ce programme de gouvernement, en 15 articles, basé sur le statut (Concessioni Graziose) de 1733, auquel ont été apportées d'importantes améliorations, offre cependant peu de garanties quant à son application. Il est imprécis et insuffisant par rapport aux propositions faites par le Cunsigliu dei Principali, en Avril. De plus, il exige, outre la soumission à Gênes, un désarmement immédiat et total des Corses. En Décembre, souffrant, il décide la restitution immédiate de toutes les armes par les Corses. Il décide de marcher sur U Borgu avec 2000 soldats et de l'artillerie. Les Naziunali, qui s'apprêtent à accepter le Règlement, prennent cette précipitation pour un acte d'hostilité, et appellent à la révolte contre les Français. U Borgu est encerclé par 6000 Naziunali. Les Français dégagent le village, non sans mal, et rentrent sur Bastia, harcelés par les Naziunali. Ils laissent 22 soldats blessés ou tués, et trois officiers blessés. En Janvier 1739, à Bastia, il meurt, atteint de dysenterie. Il est inhumé dans l'église Saint Jean-Baptiste de Bastia. En Novembre 1793, sa dépouille est exhumée et son tombeau est détruit.

BOITAILLE (de) ?: (seizième siècle)
En 1562, à Constantinople, il occupe le poste de chargé d'affaire de Catherine de Médicis auprès du Sultan Soliman II le Magnifique. Il essaie, en vain, d'empêcher ce dernier de rencontrer Sampieru Corsu.

BOLANO: Voir SAVELLI Guglielmu.

BOLDIZONO Battista: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Francesco Manetta. Il est installé à San Fiurenzu.

BOLELLI Alexandre: (dix-neuvième siècle)
Maire (républicain aréniste) de Bastergà en 1879.

BOLELLI François: (vingtième siècle)
Militant communiste. Résistant. Membre de la direction du Parti Communiste de Corse en 1945.

BOLLANO Giuliano dit Giuliano SARZANA: (?-1594)
Peintre de l'école de Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1567 et 1594.

BOLOGNA (di) Mondino: (quatorzième siècle)
Franciscain. En 1369, il dirige des missions franciscaines qui pourchassent, sans succès, les Cathares signalés en Corse.

BONA Paul: (1923-2010)
Originaire de Santu Petru di Venacu. Résistant. Membre du 1er Bataillon de Choc (1943-1945). Blessé de guerre durant la Campagne d'Allemagne. Architecte DPLG. Architecte des Bâtiments de France.

BONACCORSI Ange Philippe Nativité Joseph: (1817-1886)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Docteur en médecine de la Faculté de Paris. Médecin major des Armées.

BONACCORSI Antoine Félix: (1860-?)
Originaire de E Valle di Campulori. Colonel d'Artillerie à la Section Technique des Etudes et Expériences Chimiques (STEEC). Commandeur de la Légion d'Honneur.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Antoniu: (1733-1791)
De Calinzana. Ecclésiastique. Etudiant au collège Del Bene à Gênes. Docteur en droit civil et canonique. Chanoine. Vicaire général des évêques visiteurs apostoliques Cesaro Crescenzio de Angelis (de 1759 à 1764) et Tommaso Struzzeri (de 1764 à 1769). Juriste apprécié et consulté par Pasquale Paoli. En 1770, il est chanoine de la Collégiale de Calinzana. En 1777, il est désigné, par les Etats de la Corse, comme un des rédacteurs du projet de Code Civil Corse. Il est inhumé dans l'église San Baghju de Calinzana.

BONACCORSI Augustu: (?-1763)
Officier Naziunale. En Juillet 1763, il trouve la mort à la bataille de Furiani.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Bartolomeu: (1633-1697)
De Calinzana. En 1667, il est élu Ministrale della communita di Calenzana.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Bartolomeu: (1633-1697)
Originaire de Calinzana. Fils de Luiggi Francescu Maria. Juge au Tribunal de Calvi. Maire de Calinzana en 1802.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Bonacorsu: (1642-1725)
De Calinzana. Prieur de la Confrérie de Santa Croce di Calinzana en 1660.

BONACCORSI Don Luiggi: (?-1791)
Frère d'Antoniu. Inhumé au couvent d'Alzipratu.

BONACCORSI Francesco: (quatorzième siècle)
Evêque d'Accia en 1399.

BONACCORSI François Louis: (1844-1912)
Originaire de Cervioni. Lieutenant-colonel. Chef de bataillon au 101ème Régiment d'Infanterie. Chef du service de garde des voies et communications de la subdivision Le Mans/Mamers. Officier de la Légion d'Honneur.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Ghjuseppu Maria: (1761-1845)
Né à Calinzana. Neveu de Don Luiggi. Arrière-grand-père d'Adolphe Landry. Prêtre défroqué. Magistrat. Il rédige avec son oncle Antoniu le Code Civil Corse. Magistrat au tribunal de Balagna. Juge au Tribunal de 1ère Instance de Calvi. Maire de Calinzana de 1801 à 1824. Décoré de la Fleur de Lys en 1815. Juge au tribunal civil du Département du Golu en 1815. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Maire et conseiller général de Calinzana. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Ghjuvan Battista: (1689-1759)
Originaire de Calinzana. Fils de Lisandru. Ecclésiastique. Prêtre. Chanoine de la collégiale San Biaghju de Calinzana.

BONACCORSI Jean-Claude: (né en 1935)
Originaire de San Niculaiu. Avocat au barreau de Bastia. Conseiller général (droite) du canton de Campuloru di Moriani de 1985 à 1998. Maire de San Niculaiu de 1983 à 1995. Suppléant du député Pierre Pasquini de 1988 à 1995 (il le remplace de 1995 à 1997). Premier vice-président du Conseil Général de Haute-Corse en 1992. Conseiller territorial de 1998 à 2010. Président de l'Office du Développement Agricole et Rural de la Corse (ODARC) en 2001. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2007.

BONACCORSI (DELORME) Laurette: (1939-2012)
Epouse de Jean-Clause. Militante associative. Présidente de l'association L'Eveil (au service des adultes et enfants handicapés mentaux) de 1991 à 2009. Présidente de l'URAPEI (Union Régionale des Associations de Parents, de Personnes Handicapées Mentales et de leurs Amis) de Corse. Membre du conseil d'administration de l'UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents, de Personnes Handicapées Mentales et de leurs Amis).

BONACCORSI (BUONACCORSI SAVELLI) Lisandru: (1664-1725)
Originaire de Calinzana. Fis de Bonacorsu. Qualifié de Nobile. Capitaine.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Louis Antoine Olinte: (1822-1909)
Originaire de Calinzana. Fils de Ghjuseppu Maria. Magistrat. Président du Tribunal de Première Instance de Trévoux (Ain) de 1872 à 1883. Juge de Paix à Lyon de 1884 à 1893. Auteur d'ouvrages de Droit.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Luiggi Francescu Maria: (1741-1791)
De Calinzana. Frère d'Antoniu. Podestat majeur de la Piève de L'Olmu.

BONACCORSI Pascal: (1765-1810)
Né à E Valle di Campulori. Laboureur. En 1807, à Bastia, il est condamné à 8 ans de Travaux Forcés, pour vol avec effraction. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1810.

BONACCORSI (BUONACCORSI) Salvadore: (1770-1746)
Originaire de Calinzana. Notaire à Calinzana. Receveur des Domaines, Registres et Contributions de Calvi, sous le Royaume Anglo-corse.

BONACOSCIA Ernest: (né en 1929)
Né à Calvi. Résistant. En 1943, à l'âge de 14 ans, il sert de guide aux troupes des Tabors Marocains pour l'ultime assaut du col de Teghjime. Une classe du collège Jean-Félix Orabona de Calvi porte son nom. Il est décoré de la Médaille Militaire à 14ans. Il fait ensuite carrière dans l'armée qu'il quitte avec le grade d'adjudant-chef. Officier de la Légion d'Honneur.

BONACURSO ?: (treizième siècle)
Prêtre, ancien chapelain de San Damianu di U Capicorsu, en 1202, il prend l'habit bénédictin dans le monastère pisan de San Vito, en présence des moines et de l'abbé de La Gorgona. En 1223, il est châtelain de San Niculaiu di Tuminu.

BONAFEDI Charles: (1924-1945)
Né à Pitretu Bicchisgià. Résistant. Il est arrêté en 1943 par les Italiens, à Pitretu Bicchisgià, et déporté en Autriche. Il s'évade et rejoint les patriotes yougoslaves. Il est tué au combat en Yougoslavie, en 1945. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia. En raison de sa bravoure, il sera décoré de la Médaille Yougoslave du Courage. Il recevra à titre posthume la Médaille de la Résistance Française, le titre de Combattant Volontaire de la Résistance ainsi que le grade d'aspirant dans les Forces Françaises de l'Intérieur au titre du Front National. Une place d'Aiacciu porte son nom.

BONALDI Ghjuvan Simone: (dix-septième siècle)
Curé de A Crucichja. En 1639, il conclut un traité de paix.

BONALDI Paul: (1917-2008)
Né à Castiglione. Bachelier, il s'engage pour quatre ans dans les troupes coloniales en 1936. Il est en service au Tchad en 1938 et, en 1940, entend l'appel du 18 juin, refuse l'armistice et choisit d'emblée de rallier la cause de la France Libre. Il s'engage dans les Forces Françaises Libres (FFL) en 1940 au moment du ralliement du territoire du Tchad au général de Gaulle. Avec la Colonne Leclerc et le Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST), il participe brillamment à l'opération de Koufra et aux campagnes du Fezzan et de Tripolitaine. Il est cité en Tunisie pour avoir utilisé de façon efficace le feu de son canon de 20 mm lors d'un bombardement allemand en 1943. En 1943, au moment de la constitution de la 2e Division Blindée du général Leclerc au Maroc, il est affecté au 3e Bataillon du Régiment de Marche du Tchad (RMT). Il débarque en Normandie avec la 2e D.B. et prend part à toutes les opérations de la Campagne de France depuis Ecouché jusqu'à Sélestat. Il se distingue notamment dans les Vosges à la tête de pont de Chatel, à Igny, à Thaon, et à Anglemont, en 1944, exécutant plusieurs patrouilles offensives et victorieuses. Peu de temps après il est promu aspirant et chef de section. Il s'illustre de nouveau en 1945 à Grussenheim. Après toutes ces campagnes, il est un des rares à entrer dans le nid d'aigle d'Hitler à Berchtesgaden après les marches forcées de Bavière. Il est sous-lieutenant à la fin de la guerre. Officier de la Légion d'Honneur. Compagnon de la Libération. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39/45 (4 citations) Médaille Coloniale avec agrafes Koufra, Fezzan-Tripolitaine. Military Medal (Grande Bretagne). Presidential Unit citation (USA).

BONALDI Paulu Antoniu: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. En Novembre 1749, à Bastia, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il est parmi les académiciens corses qui assistent à cette séance inaugurale.

BONAMICI Louis Jean Alfred: (1880-1966)
Né à Livourne. Artiste peintre (paysages). Il fréquente la Galerie Bassoul, à Aiacciu, entre 1910 et 1930.

BONANNO Pierre-François: (né en 1960)
Originaire de Muratu. Chanteur. Auteur. Membre du groupe I Sumeri Castrati (chant et textes). Il se situe dans un créneau résolument rock. Toutefois, sa vraie spécificté réside dans ses textes: macagna, critique ouverte, souvent en grand décalage avec la chanson dite traditionnelle.

BONAPARTE: Voir également BUONAPARTE.

BONAPARTE Antoine: (1816-1877)
Né à Tusculana (Italie). Fils de Lucien Bonaparte. Prince. Il mène, avec son frère Pierre-Napoléon, une jeunesse agitée à Canino, en Italie (ils abattent un paysan, blessent un gendarme...). Poursuivi, il se réfugie à Londres. Député (droite) de l'Yonne de 1849 à 1851. Il décède à Florence (Italie), en 1877.

BONAPARTE Caroline: Voir BUONAPARTE Maria Annunziada.

BONAPARTE Charles Joseph (PATTERSON-BONAPARTE Charles Joseph): (1851-1921)
Né à Baltimore. Fils de Jérôme-Napoléon. Citoyen américain. Diplômé de l'Université d'Harvard. Homme de loi. Professeur. Avocat. Membre de la Commission des Affaires Indiennes. Ministre de la Marine en 1905, puis de la Justice, en 1906, de Théodore Roosevelt. A l'origine de la création du Fédéral Bureau of Investigation (FBI) en 1908.

BONAPARTE Charles Louis Napoléon (Napoléon III): (1808-1873)
Né à Paris. Elu député de la Corse en 1848, il choisit d'être député de la Seine où il est également élu. Président de la IIème République de 1848 à 1852. Il obtient en Corse 45880 voix sur 48310 votants. Empereur des Français de 1852 à 1870. Il rédige un décret décidant la construction d'une grande cathédrale à Aiacciu, sur l'emplacement de l'ancien couvent San Francescu, avec l'intention d'en payer toutes les dépenses. Un crédit de 150 000 francs est affecté à ce projet qui ne verra jamais le jour. En 1860, à l'occasion du voyage qui le conduit en Algérie, il fait escale à Aiacciu, avec l'impératrice Eugénie, à bord de L'Aigle en provenance de Nice. En 1866, il répond négativement à la requête de Monseigneur Casanelli d'Istria, l'évêque de Corse, lui demandant le retour en Corse des Cendres de Pasquale Paoli. En 1867, il refuse une nouvelle fois, à la même demande de M. Gerolami, le maire de Mérusaglia. Il décède à Chislehurst (Angleterre) en 1873.

BONAPARTE Charles Lucien Jules Laurent: (1803-1857)
Fils aîné de Lucien Bonaparte. Prince de Canino et de Musignano. Il prend part à la vie politique italienne. Président de l'Assemblée de la Republica Romana en 1849. Il s'intéresse aux sciences naturelles et à l'ornithologie. Auteur de nombreux travaux rédigés en français, en italien et en anglais. Elu à l'Institut de France, en 1844, comme correspondant pour la Section d'Anatomie et de Zoologie. Ses cendres sont ramenées à Aiacciu.

BONAPARTE Charles-Marie: Voir BUONAPARTE Carlu Maria.

BONAPARTE Charlotte: (1802-1839)
Fille de Joseph Bonaparte. Epouse de Napoléon-Louis Bonaparte (fils de Louis), son cousin germain.

BONAPARTE Elisa: Voir BUONAPARTE Maria Anna.

BONAPARTE Eugène Louis Napoléon: (1856-1879)
Fils de Napoléon III. Prince impérial. Lieutenant dans l'armée anglaise. En 1869, avec sa mère l'impératrice Eugénie, il est en visite à Aiacciu. Il est tué en Afrique Australe par les Zoulous), en 1879.

BONAPARTE Jérôme: Voir BUONAPARTE Geronimu.

BONAPARTE Joseph: Voir BUONAPARTE Ghjuseppu Maria.

BONAPARTE Laeticia: Voir BUONAPARTE Maria Litizia.

BONAPARTE Laeticia: (1804-1871)
Fille de Lucien Bonaparte. Epouse de Sir Thomas Wyse, député à la Chambre des Communes, ministre du gouvernement anglais, ambassadeur et écrivain. A l'origine de la branche Bonaparte-Wise.

BONAPARTE Louis: Voir BUONAPARTE Luiggi.

BONAPARTE Louis Lucien: (1813-1891)
Né à Thorngrave (Angleterre). Fils de Lucien Bonaparte. Prince. Il vit beaucoup en Italie. Linguiste. Chimiste. En 1848, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante, au siège laissé vacant par Louis Blanc, élu également à Paris. Conseiller général de Bucugnà. Président du Conseil Général de la Corse de 1867 à 1870. Sénateur de 1852 à 1870. Il décède à Fano (Italie), en 1891. Grand Croix de la Légion d'Honneur.

BONAPARTE Louis-Napoléon: (1914-1997)
Fils de Victor-Napoléon. Prince Napoléon. Il devient le chef de la famille impériale en 1926. Il dissout le parti bonapartiste en 1939. En 1940, il s'engage dans la Légion Etrangère afin de combattre avec l'armée française lors de la deuxième guerre mondiale. En 1942, il devient membre de la résistance. Arrêté à Paris, il est assigné à résidence. Croix de guerre. Capitaine de réserve. Commandeur de la Légion d'Honneur en 1990.

BONAPARTE Lucien: Voir BUONAPARTE Lucianu.

BONAPARTE Lucien Louis Joseph Napoléon: (1828-1895)
Né à Rome. Fils de Charles-Lucien. Prince de Canino et de Musignano. En 1848 il combat sous l'uniforme des volontaires Piémontais. Ecclésiastique. Il rentre dans les ordres en 1851. Ordonné prêtre en 1853. Camérier secret. Protonotaire apostolique. Créé cardinal de Santa Pudenzia en 1868. En 1870, il suit le pape Pie IX au Vatican. Il décède, dans la pauvreté, en 1895 à Rome.

BONAPARTE Marie: (1882-1962)
Fille de Roland. Princesse (épouse du prince Georges de Grèce). Psychanalyste. Elle publie de nombreux ouvrages, et traduit en français la plupart des ouvrages de Freud, dont elle a été une de ses disciples. En 1923, elle effectue une visite de deux semaines à Aiacciu. Les habitants de la ville lui réservent un accueil enthousiaste.

BONAPARTE Marie-Alexandrine (Maria): (1818-1874)
Fille de Lucien. Princesse. Poétesse.

BONAPARTE Mathilde Letizia dite Princesse Mathilde: (1820-1904)
Fille de Jérôme Bonaparte. Elevée en Italie. Femme d'art, de littérature et de culture. Protectrice des hommes de lettres et des artistes. Elle anime un salon littéraire à Paris, où elle reçoit Guizot, les frères Goncourt, Sainte-Beuve, Théophile Gauthier, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Marcel Proust, Maurice Barrès, Edmond Rostand, Charles Gounod...

BONAPARTE Napoléon Voir BUONAPARTE Nabuliu.

BONAPARTE Napoléon Charles Jacques Philippe Grégoire: (1839-1899)
Né à Rome. Issu de la branche de Lucien, par son père, et de Joseph, par sa mère. Fils de Charles-Lucien (premier né de son second mariage). Prince de Canino et Musignano. Chef de bataillon, il participe aux campagnes du Mexique et de 1870. Après Sedan il gagne Rome. En 1895 il est fait Principe Romano par le roi d'Italie. Bonapartiste orthodoxe, il est élu conseiller général d'Aiacciu en 1867 et 1870 et de 1874 jusqu'en 1880. Président du Conseil Général de la Corse de 1874 à 1880. Officier de la Légion d'Honneur.

BONAPARTE Napoléon François Charles Joseph dit Napoléon II, L'Aiglon: (1811-1832)
Né à Paris. Fils de Napoléon 1er et de Marie-Louise. Prince impérial. Roi de Rome. Prince de Parme. Duc de Reichstadt.

BONAPARTE Napoléon Joseph Charles Paul dit Napoléon-Jérôme dit Plon-Plon: (1822-1891)
Né à Trieste. Comte de Moncaliéri. Prince Napoléon. Fils de Jérôme, le Roi de Westphalie. Anticlérical. Républicain. Surnommé Le Prince de la Montagne, puis Le Prince Rouge. En 1831, il quitte Rome pour Florence. En 1837, il entre à l'école militaire de Ludwigsburg, d'où il sort officier en 1840. En 1845, il se rend pour la première fois à Paris et en 1847, il obtient l'autorisation d'y résider. Elu député de la Corse à l'Assemblée Constituante en 1848, et également dans plusieurs départements, il choisit celui de la Seine. Député de la Sarthe à l'Assemblée Législative en 1849. Il ne prend pas part au coup d'Etat du 2 Décembre 1851 mais se rallie au régime impérial. Sénateur de 1852 à 1870. Elu conseiller municipal d'Aiacciu sans avoir proposé sa candidature, il décline cette fonction. En 1854, il est président de la commission du monolithe d'Algaiola. Il est chargé d'organiser l'Exposition Universelle de 1855. Général de division. Ministre de l'Algérie et des Colonies en 1858 et 1859. Conseiller d'Etat. En 1861 (puis en 1862 et en 1868), il fait une courte escale à Aiacciu, en compagnie de son épouse Clotilde de Savoie. Conseiller général d'Aiacciu en 1871, il démissionne aussitôt. Il est à l'origine de la création du journal Le Patriote Corse. Il est réélu en conseiller général en 1872 et 1874. Elu président du Conseil Général de la Corse en 1873 et 1874. Elu député d'Aiacciu de 1876 à 1877 à la place d'Eugène Rouher, qui, également élu dans le Puy-de-Dôme, choisit ce dernier département. En 1883, il est l'auteur d'un pamphlet critiquant violement le régime. Il est arrêté et emprisonné pendant près d'un mois. En 1886, il doit s'exiler en Italie où il meurt, à Rome, en 1891. Grand Croix de la Légion d'Honneur.

BONAPARTE Napoléon-Louis: (1804-1831)
Fils de Louis Bonaparte. Grand Duc de Berg. Sympathisant des mouvements révolutionnaires en Italie. Il meurt, à Forli, d'une pneumonie. Il est enterré à Florence.

BONAPARTE Paul-Marie: (1808-1827)
Fils de Lucien Bonaparte. Prince de Canino. En 1827, il s'engage dans le combat pour la libération de la Grèce, et se tue accidentellement en essayant ses pistolets.

BONAPARTE Pauline: Voir BUONAPARTE Maria Pauletta.

BONAPARTE Pierre Napoléon: (1815-1881)
Né à Rome. Fils de Lucien Bonaparte. Il vit successivement à Canino, en Italie, où il mène, avec son frère Antoine, une jeunesse agitée (ils abattent un paysan, blessent un gendarme...), en Amérique en Colombie puis en Angleterre. Etabli en Corse, à Calinzana, en 1848, il est élu député (d'extrême gauche) à l'Assemblée Nationale Constituante. Député de la Corse à l'Assemblée Législative de 1849. En 1849, il fait construire un château, à Calinzana (sur les ruines de la Terra Mozza), achevé en 1852. Auteur de Sampiero, leggenda corsa, en 1856, en italien, de Le capitaine Moneglia à Solferino, légende corse, en 1861, La Bataille de Calinzana, 14 janvier 1732, poème épique en italien, en 1864... Conseiller général de Calinzana en 1864. Président du Conseil Général de la Corse de 1864 à 1867. En 1870, il tue un journaliste, Victor Noir, d'un coup de pistolet. Il est jugé et acquitté par une Haute Cour siégeant à Tours. Il se retire en Belgique. Il décède à Versailles, en 1881. Officier de la Légion d'honneur. Grand-croix des Saints Maurice et Lazare.

BONAPARTE Roland: (1858-1924)
Fils de Pierre-Napoléon. Géographe. Botaniste. Président de la Société de Géographie et de l'Institut International d'Anthropologie. Elu Académicien libre de l'Institut de France en 1907. Lors d'un voyage en Corse, en 1887, avec le journaliste scientifique Emile Bergerat, il photographie la Colonne d'Algaiola, gisant sur le sol. En 1888, il lègue 5000 ouvrages à la ville d'Aiacciu. On y trouve des livres de médecine, d'anatomie, de science, de botanique, de chimie... Il écrit Une excursion en Corse en 1891, dans lequel il rend compte de ce voyage.

BONAPARTE Victor-Napoléon: (1862-1926)
Fils de Napoléon-Joseph-Charles-Paul. Prince Napoléon. Il est le premier à prendre le nom Napoléon. Contraint à l'exil en 1886. Sa carrière politique, dans le lignée de son père, s'arrête lors de la première guerre mondiale. En 1923, il fait don à l'Etat de la Casa Bonaparte, à Aiacciu, dont il est devenu héritier.

BONAPARTE Zénaïde Letizia Julie: (1801-1854)
Fille de Joseph Bonaparte. Epouse de Charles Lucien Bonaparte (fils de Lucien), son cousin germain.

BONAPARTE-PATTERSON Jérôme Napoléon: (1805-1870)
Né en Grande-Bretagne. Fils de Jérôme le Roi de Westphalie. Il s'installe en France en 1819. En 1856, il obtient de Napoléon III le droit de porter le nom de Bonaparte. Auteur de la branche Bonaparte-Patterson.

BONAPARTE-VALENTINI Marie Alexandrine: (1818-1874)
Née à Pérouse (Italie). Fille de Lucien Bonaparte. En 1864 elle publie Corsica.

BONAPARTE-WYSE Louis Lucien Napoléon Théodore: (1844-1909)
Fils de la princesse Laeticia Bonaparte-Wyse. Officier de marine. Scientifique. Il contribue au choix du tracé du canal de Panama.

BONAPARTE-WYSE Lucien: (1890-1952)
Irlandais. Fils de William Charles. Il est un des plus grands entomologistes irlandais.

BONAPARTE-WYSE William Charles: (1826-1892)
Irlandais. Fils de la princesse Laeticia Bonaparte-Wyse. Capitaine. Grand admirateur de Sampieru Corsu. Poète. En 1855, il est en voyage à Bastergà. Il promet d'y revenir le jour où une statue sera élevée au célèbre héros corse.

BONARDI Jean:
Maire de Livia. Médecin à Aiacciu. Chef de la section du Parti Populaire Français de Corse en 1937.

BONARDI Noël: (1934-2012)
Né à Afa. Sculpteur (Bois, Marbre, Granit, Diorite, Porphyre...). Auteur de nombreuses statues monumentales et bustes. Nombre de ses œuvres ornent les places publiques de communes de l'Ile et du Continent. Chevalier des Arts et Lettres.

BONARDI Pierre Félix (SANVILLI-BONARDI Jean-Pierre): (1887-1964)
Natif d'Aiacciu. Originaire de Sari d'Orcinu. Fonctionnaire colonial. Journaliste et écrivain. Il collabore aux journaux A Muvra, Le Journal, Le Petit Journal, L'Intransigeant, Paris-Soir, Les Annales politiques et littéraires, L'Annu Corsu, U Muntese... Vice-président de la Société des Gens de Lettres. Secrétaire général de l'Association des Ecrivains Coloniaux. Membre de l'Association de la Critique Littéraire. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922, et qu'il quitte en 1926. Auteur de Le Visage de la Brousse, en 1920, La Mer et le Maquis, en 1926, Les Rois du Maquis, Romanetti et Spada, en 1926, L'Imbroglio Syrien et Le Retour à Jérusalem en 1927, Napoléon Bonaparte, enfant d'Ajaccio, en 1935, L'Ile tragique, en 1937, Accusé Napoléon, levez vous ! et La République du Niger, Naissance d'un Etat, en 1961. Ses ouvrages sont retirés des bibliothèques municipales de Corse par décret du gouvernement de Vichy, en 1942. En 1955, à Paris, il fonde, avec Petru Rocca et d'autres, Parlemu Corsu, une académie régionaliste et littéraire pour la défense du dialecte et des traditions corses, dont il est le président. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONARELLO Giacopo: (quinzième siècle)
Milanais. En 1467, il succède à Maurizio Scotti, comme gouverneur de la Corse, pour le Duc de Milan. Il est remplacé, en 1468, par Giannantonio Costa. En 1476, il est à nouveau nommé gouverneur par le Duc de Milan. Il autorise Antonio Tagliacarne, originaire de Levante (près de La Spezia), à construire vingt et une maisons civiles à proximité de la citadelle de Bastia. Cette autorisation est l'acte de naissance de la ville de Bastia.

BONAVITA Anton Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député de la communauté d'Urtaca, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BONAVITA (de) Alexandre: (1820-1886)
Originaire de Bastia. Fils de Charles Fortuné. Magistrat. Président du Tribunal de Bastia en 1845. Président du Tribunal de Première Instance de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONAVITA Antoniu: (1752-1833)
Natif de Petralba. Ecclésiastique. Il exerce à Cadix. Aumônier au service de la marine espagnole. En 1788, il est curé au Mexique. Après un retour en Corse, et un séjour à Philadelphie, il revient en Espagne en 1808 aux côté du Roi Joseph Bonaparte. Chanoine dignitaire de la cathédrale de Portosse, en Espagne. Prélat protonotaire apostolique. Préfet des missions. Fait évêque de la Jumma par Napoléon 1er Aumônier de Litizia Bonaparte sur l'île d'Elbe. Chapelain de Pauline Bonaparte à Rome. Premier aumônier de Napoléon 1er à Sainte Hélène, de 1819 à 1821. Il meurt aux Pamplemousses (Ile Maurice), en 1833. Chevalier de l'Ordre Doré du Pape. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONAVITA Auguste: (1887-1943)
Né à Roanne (Loire). Originaire de Lama. Militaire. Général de brigade (Etat-major des Troupes Coloniales). Commandeur de la Légion d'Honneur.

BONAVITA (de) Charles: (1848-?)
Originaire de Bastia. Fils d'Alexandre. Officier. Chef d'escadron de Cavalerie.

BONAVITA (de) Charles Fortuné: (1787-?)
Originaire de Bastia. Fils de Ghjuseppu. Inspecteur de l'Enregistrement en Corse.

BONAVITA (de) François: (1852-?)
Originaire de Bastia. Fils d'Alexandre. Avocat à Bastia.

BONAVITA (de) Ghjuseppu: (1733-1801)
Né à Bastia. Il s'engage dans le Royal Corse en 1749. Lieutenant de grenadiers en 1771, puis capitaine au Régiment Provincial Corse, en 1775. Farouche opposant à Pasquale Paoli. Commandant des places des îles de et d'Oléron. Colonel d'infanterie en 1791. Général de brigade en 1793. Suspecté, puis suspendu, arrêté et emprisonné, en 1793, il est mis à la retraite en 1795 et se retire au château d'Oléron, où il décède en 1801.

BONAVITA Ghjuseppu Maria: (1908-1971)
Né à Urtaca. Diplomate. Agrégé d'université. Ecrivain d'expression corse. Poète et compositeur. Auteur, en 1950, à Rome, d'une étude sur les emprunts faits par D'Annunzio à la littérature européenne et d'U Panu Azimu, un recueil de contes et nouvelles écrit en langue corse, en 1967. Il collabore au journal Le Monde entre 1964 et 1968. En 1968, il publie Contes et nouvelles de mon Ile, préfacé par Paul Arrighi. Il décède à Neuilly en 1971.

BONAVITA Ghjuvanni Francescu: (1863-1893)
Né à Corti. Professeur au lycée de Bastia de 1886 à 1891. Poète et auteur de nombreux articles. Auteur de Gouttes de Vie, œuvre posthume composée de poèmes.

BONAVITA (de) Jacques Alexandre: (1885-1907)
Originaire de Bastia. Fils de François. Marin (timonier). Il décède à Toulon, en 1907, lors de l'explosion du cuirassé Iéna.

BONAVITA (de) Joseph Etienne Sébastien: (1886-?)
Originaire de Bastia. Fils de François. Juge d'instruction au Tribunal Civil d'Orléansville (Algérie). Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palmes.

BONAVITA (de) Marc Antoine: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Bastia. Fils de Ghjuseppu. Officier d'Artillerie. Cadet gentilhomme aux Chasseurs Royaux Corses en 1788.

BONAVITA (de) Pasquale: (1740-1810)
Né à Ersa. Corsaire au service des rois Louis XV et Louis XVI. En 1770, il embarque pour la Martinique en qualité de capitaine en second. En 1771, il navigue vers le Brésil sur une goélette armée pour le compte du Roi de France. En 1772, il possède son propre bâtiment. En 1776, il est employé comme Corsaire du Roi. Lieutenant de frégate en 1779. Héros de la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique (1775-1783). En 1781, il est en Corse pour recruter des matelots. En 1783, à Ersa, il se reconvertit en simple armateur et convoyeur des produits du Roi. Il participe sous la Révolution à l'Assemblée du Tiers-Etat de la Corse. Il reprend du service sous le Consulat et l'Empire en prenant le commandement de l'artillerie de l'île de la Giraglia, qu'il défendra contre les attaques de la flotte anglaise de l'amiral Nelson.

BONAVITE Benedictus: (quatorzième siècle)
Procureur général de La Gorgona en Corse. En 1358, dans un acte rédigé à Furiani, il donne à bail pour neuf ans à Buonu, fils de Opizu di Furiani, et à Pagniucciu, fils de Asinucciu di Chebbia, une propriété dénommée Isula di San Damianu, dans l'étang de Chjurlinu moyennant un loyer annuel de trois livres de Gênes.

BONELLI André: (1872-1918)
Né à Bastia. Capitaine au long cours. Lieutenant de vaisseau durant la Première Guerre Mondiale, il commande le paquebot la Dives, en 1918, il refuse de quitter son navire torpillé par les Allemands entre Marseille et Alger, et disparait en mer avec lui. Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume (1919). Son nom figure sur la Plaque Commémorative de la mairie de la ville de Bastia et sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

BONELLI André-Jean: (né en 1933)
Né à Marseille. Originaire de l'Alta Rocca. Médecin. Maire de Saint Pierreville (Ardèche) de 1971 à 1983. Médecin contrôleur des lois sociales au Conseil Général de Haute-Cores en 1984. Ecrivain. Auteur de Loona, en 1974, Le Village au bout du chemin, en 1976, La maison dans la Burle, en 1978, Un pont d'érable, en 1987, La Lotophage, en 2001, La Mazzera, en 2002, Saint-Jules, en 2005, Le Testament du désert, en 2005, Les Passagères de l'Albatros, en 2006, Planète de cristal, en 2007, Chronique des mondes imaginaires, en 2007, La légende du couvent de Santa Catalina di Sisco, en 2007, La main de glace, en 2008, La bataille de Séraphea, en 2009, La Chamane de l'Alta Rocca, en 2009, Le noeud d'Isis, en 2010, Kôbol, en 2010, Le mythe de Bastet, en 2011...

BONELLI Anghjulu Maria (Matteu ?), dit Zampaglinu di Bucugnà: (1728-1796)
De Bucugnà. Lointain parent des Buonaparte. Il rencontre Pasquale Paoli en 1755. Il participe avec lui à tous les combats de la Nation Corse. En 1763, il participe à la tentative avortée menée par Ghjuseppu Maria Masseria pour s'emparer de la citadelle d'Aiacciu. En 1766, il assassine un officier français, et il est condamné par coutumace à la pendaison, par les Naziunali eux-mêmes, sous la pression des Français. Il prend alors le maquis et continue la lutte avec les Naziunali. En Juin 1769, la Nation Corse est vaincue. Les villes et les principaux chefs-lieux sont occupés par les Français. Il fait partie des nombreux Corses qui refusent de se soumettre, et constituent un mouvement fidèle à Pasquale Paoli, qui demeure toujours pour eux U Babbu di a Patria. On lui reproche de venir, chaque année, de la Sardaigne, son refuge, avec ses Granfioni, prélever sur les notables insulaires, qu'ils soient Corses ou Français, sa moisson d'impôts révolutionnaires. Il bat le territoire de Pentica à Vizzavona, pillant et rançonnant tout ce qui circule entre Aiacciu et Corti. En Février 1772, à Favone, il manque de se faire tuer par des paysans, excédés par ses pillages. En Mars 1774, il doit organiser, dans le Niolu, une insurrection générale. Mais le complot, est vite dévoilé au comte de Marbeuf. Il est emprisonné à Toulon. En Novembre, après s'être évadé de la forteresse de Toulon, il revient de Sardaigne, et débarque à Aiacciu, avec 45 hommes. Il arrête et enlève les gens les plus aisés, Corses ou Français, dont il exige une rançon élevée. 600 hommes du comte de Narbonne se lancent à ses trousses. Presque tous ses parents et les bandits de sa troupe sont arrêtés. Isolé, il demande à se rendre, mais ses conditions sont refusées. Après avoir fait embarquer ses enfants pour la Sardaigne, il prend alors le maquis de Pentica, sur les crêtes du Monte d'Oru. Ensuite, il s'exile en Sardaigne, puis en Toscane, d'où, en 1778, Clémente Paoli l'envoie à Londres, auprès de son frère Pasquale. En Avril 1792, à Aiacciu, il enlève Tiburziu Morati, un des trois délégués du département, chargés de procéder aux élections, plus ou moins influencées et houleuses, des officiers commandants de la Garde Nationale d'Aiacciu-Taddà, et qui est considéré comme peu sur par Nabuliu Buonaparte, l'un des candidats. En Août 1795, il est à l'origine des troubles qui éclatent dans la région de Bucugnà et à Mizzana, à l'occasion de la récolte des impôts. En Février 1796, il est encore mêlé à des troubles dans la vallée de La Gravona. Il désapprouve le rapprochement entre Paolistes et Anglais. En Mai, il est mortellement blessé au cours de combats dans la forêt de Vizzavona.

BONELLI Anghjulu Santu dit Santu Ricci: (1773-1866)
Originaire de Bucugnà. Fils de Anghjulu Maria. Baron de la Ferrandina. Ecuyer de la reine Caroline de Naples. Il s'engage au Régiment Royal Corse en 1788. En 1792, il est sergent au 2ème Bataillon de Volontaires d'Aiacciu. En Mai 1793, à Bucugnà, il accompagne Nabuliu Buonaparte, qui fuit Aiacciu. En Février 1796, il désapprouve autant que son père le rapprochement entre Paolistes et Anglais. Il quitte l'Ile pour rejoindre les rangs des Républicains, aux côtés de Nabuliu Buonaparte. Fin Mars, de retour en Corse, il est alors officier dans l'armée d'Italie, il annonce le prochain départ des Anglais, et entre en lutte ouverte contre ces derniers. Avec son frère, ils immobilisent, dans leur cantonnement de Bucugnà, trois compagnies de gendarmerie, fortes de 300 hommes. Les Anglais font proclamer la loi martiale, mais les Républicains corses restent maîtres du village. En Avril, il conduit les habitants de La Mizzana et de Bastergà, qui, après la révolte de Bucugnà, entraînent les populations d'autres cantons dans leur lutte contre les Anglais. Nommé capitaine en 1799, commandant en 1801, il rentre en Corse en 1802 et devient chef de la 23ème Division Militaire en 1805. En 1806, il rejoint Joseph Bonaparte à Naples comme commandant de la Gendarmerie des Deux Siciles. Il capture Fra Diavolo en 1808. Colonel en 1813. Il est licencié en 1815. Réadmis au service en France, en 1816, il est mis à la retraite en 1818. En 1831, il rentre en Corse, à Bucugnà, où il commande l'une des 3 Légions de la Garde Nationale. Maire de Bucugnà de 1847 à 1848. Il décède en 1866. Dans son testament, Napoléon lui avait légué 10000 Francs. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONELLI Antoine, dit Antoine Bellacoscia: (1827-1907)
Né à Bucugnà. Fils de Petru Paulu. Bandit. Auteur de plusieurs assassinats, notamment de gendarmes. Il prend le maquis à La Pentica, près de Bucugnà en 1848. Sous mandat d'arrêt en 1849. Quatre fois condamné à mort par contumace. En 1870, il se propose à la tête d'un Corps Franc de bandits d'Honneur pour servir la France. Sa proposition, acceptée par le préfet, est refusée par le gouvernement. Il se rend aux gendarmes à Vizzavona en 1892. Il comparait devant la Cour d'Assises de la Corse, où il est acquitté et assigné à résidence à Marseille. Il rentre clandestinement en Corse après quelques mois, et, en 1898, il rencontre même le ministre de la Marine EDOUARD LOCKROY en gare de Vizzavona ! En 1902, il est autorisé à rentrer en Corse, où il se retire à Bucugnà.

BONELLI Antoine, dit Le Bouddha: (1924-2004)
D'Aiacciu. Descendant du bandit Antoine Bonelli (Bellacoscia). Musicien guitariste. En 1944, il crée, à Aiacciu, le cabaret Au Son des Guitares. Accompagnateur de Tino Rossi. Animateur des cabarets Au Son des Guitares à Aiacciu et Paris.

BONELLI Francescu (Antoniu Francescu): (1758-1843)
Né à Bucugnà. Fils de Anghjulu Maria. Capitaine en 1790. Commandant en 1793. Chef de bataillon en 1794. En Février 1796, il désapprouve autant que son père le rapprochement entre Paolistes et Anglais. Il quitte l'Ile pour rejoindre les rangs des Républicains, aux côtés de Nabuliu Buonaparte. Fin Mars, de retour en Corse, il est alors capitaine au service de la République, il annonce le prochain départ des Anglais, et entre en lutte ouverte contre ces derniers. Avec son frère, Anghjulu Santu, ils immobilisent, dans leur cantonnement de Bucugnà, trois compagnies de gendarmerie, fortes de 300 hommes. Les Anglais font proclamer la loi martiale, mais les Républicains corses restent maîtres du village. En Avril, il conduit les habitants de La Mizzana et de Bastergà, qui, après la révolte de Bucugnà, entraînent les populations d'autres cantons dans leur lutte contre les Anglais. En Octobre, les Anglais quittent Aiacciu. Aussitôt, il occupe la ville, à la tête de plusieurs centaines d'hommes. Il envoie le capitaine Barbone prendre Bunifaziu. En Novembre, il est chef de bataillon, et Antoniu Gentili le nomme commandant de la place d'Aiacciu. En 1803, il est nommé commandant d'un des cinq Bataillons de Chasseurs Corses, créés par le général Joseph Morand, celui de Corti, qui compte 277 hommes. En 1808, lors du conflit entre le Juge de Paix Martinetti et Carlu Laurelli il est envoyé avec son bataillon dans le Fiumorbu. Il en revient avec 150 habitants d'Isulacciu di Fiumorbu prisonniers. Une commission militaire, assemblée à Corti, en condamne 10 à mort, dont Carlu Laurelli lui-même. Chevalier de Légion d'Honneur en 1809. En 1815, il reçoit Joachim Murat dans son Palazzu de de Bucugnà. Maire de Bucugnà en 1821 et 1822.

BONELLI Ignace: (1824-1900)
Né à Bastia. Magistrat. Avocat à la Cour Impériale de Bastia. Maire bonapartiste de Bastia de 1871 à 1879. Il dissout le corps des agents de police municipaux, et engage un nouveau commissaire de police. Réélu maire de Bastia en 1882. Conseiller général de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BONELLI Jacques, dit Jacques Bellacoscia: (1832-1896)
Né à Bucugnà. Fils de Petru Paulu. Auteur de plusieurs assassinats, notamment de gendarmes. Trois fois condamné à mort par contumace. Il prend le maquis à La Pentica, près de Bucugnà en 1848. En 1894, une opération de police est menée par les gendarmes d'Aiacciu contre lui. L'interpellation a lieu sur la commune d'Azzana, il parvient à s'enfuir en blessant un gendarme. Il meurt, au maquis, d'une congestion pulmonaire durant l'hiver 1895-1896.

BONELLI Joseph Alexandre Richard: (1868-?)
Né à Bastia. Fils d'Ignace. Magistrat. Président de la Chambre de la Cour d'Appel d'Alger (Algérie) en 1923. Procureur génégal de la Cour d'Appel de Rabat (Maroc) en 1931. Officier de la Légion d'Honneur.

BONELLI Orsu Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Vezzani, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BONELLI Petru Paulu dit Paulicchju et Bellacoscia: (1790-?)
De Bucugnà. Berger. En 1813, à Bucugnà, il mène la révolte des conscrits insoumis. Père des bandits Antoine et Jacques Bonelli.

BONELLO Sylvie:
Chanteuse. Elle débute comme soliste dans le groupe folklorique Canti d'Aiacciu. Prix du Festival de la Chanson Corse à Biguglia en 1993. Elle enregistre son premier album intitulé Donna en 1998. Elle chante avec I Muvrini, Antoine Ciosi, Petru Guelfucci...

BONERANDI ?: (1856-1959)
Né à Bastia. Ecclésiastique. Chanoine. Chapelain de l'oratoire de Santa Croce. Aumônier de la prison et de l'hôpital. Collectionneur de papillons.

BONERANDI Elena:
Traductrice de textes (notamment des poèmes) corses en français. Co-auteur, avec Ghjermana de Zerbi, de Estru spiritosu (2014)...

BONERANDI Jean-Jacques: (1940-2014)
Originaire de Sant'Andria di U Cotone. Dermatologue. Professeur à la Faculté de Médecine de Marseille. Chef de service de l'Assistance Publique Hopitaux de Marseille de 1980 à 2008. Expert national en anatomie pathologique cutanée.

BONERANDI Joseph: (1864-?)
Né à Bastia. Artiste peintre. Lauréat du Legs Sisco, en 1882.

BONETTI Charles François: (1815-1836)
Né à Scolca. Fils de Michel. Laboureur. En 1835, à Bastia, il est condamné à la peine de mort, commuée en Travaux Forcés à Prpétuité, pour meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1836.

BONETTI Don Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Vignale, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BONETTI Michel: (1785-1837)
Né à Scolca. Laboureur. En 1835, à Bastia, il est condamné à la peine de mort, commuée en Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre avec préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

BONETTI Pascal: (1890-1975)
Originaire de Santa Lucia di Mercuriu. Journaliste. Poète. Fondateur des Amitiés françaises en 1910. Il édite un recueil de poèmes, Les Orgueils, en 1910. Officier d'artillerie pendant la première guerre mondiale. Auteur de La Marche du Soleil, en 1923, Les Ailes, en 1928, Un Chant d'exil, aux Etats Unis, en 1942, La Suite Royale, en 1955, L'Or des Naufrages, en 1969, Ave Corsica... Grand prix de la Société des Poètes Français en 1955. Maître ès jeux de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse, en 1956. Grand prix de poésie de l'Académie Française, en 1961.

BONFANTE Benoît: (dix-neuvième siècle)
Beau-frère d'Emmanuel Arène. Sous-préfet à Belley. Receveur des finances à Sarté en 1883. Elu conseiller général d'Ulmetu de 1892 à 1898. Franc-maçon. Il est un des membres fondateurs, en 1903, à Aiacciu, de la loge maçonnique L'Emancipation Ajaccienne, du Grand Orient de France, dont il est le président de 1904 à 1912. Membre fondateur du Cercle du Sport et du Cercle du Diamant, à Aiacciu.

BONFANTE Dumenicu: (vingtième siècle)
Franc-maçon. Il est un des membres fondateurs, en 1903, à Aiacciu, de la loge maçonnique L'Emancipation Ajaccienne, du Grand Orient de France.

BONFANTI Antoine dit Bonbon: (1929-2006)
Né à Aiacciu. Résistant. Ingénieur du son de cinéma. Il a travaillé sur plus de 400 films. Militant du cinéma corse. Il décède à Montpellier en 2006.

BONFANTI Jean: (vingtième siècle)
D'Aiacciu. Directeur de firme discographique. En 1956, il édite un disque 35 tours intitulé Evocation de la Corse, qui regroupe des souvenirs de l'Ile chantés par des amateurs ajacciens, bastiais et cortenais.

BONFANTI René Albert: (?-1995)
De Calvi. Militaire. Membre du Bataillon de Choc qui participe à la libération de la Corse en 1943. Combattant des campagnes de France, d'Indochine, d'Afrique du Nord. Colonel. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BONFIGLIO Agostino: (dix-septième siècle)
Peintre italien installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse en 1617.

BONHOMME ?: (dix-neuvième siècle)
En 1809, il est témoin à charge lors du procès des conjurés de Conspiration d'Aiacciu. Il est témoin à charge lors du procès. Sur intervention de Napoléon 1er, et après enquête, tous les condamnés du procès sont libérés, et lui, est arrêté et expédié sur le continent, ainsi que tous les autres témoins à charge.

BONHOURE Jules Adrien Jean: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1896.

BONIFACE II (de Toscane): (?-848)
Comte et duc de Lucques. Marquis de Toscane. Bavarois. En 828, il est appelé par Louis 1er le Pieux pour chasser les Maures de Corse. Après avoir reconquis la quasi-totalité de l'Ile, il entreprend de poursuivre les Maures. Avec l'aide de son frère Berthaire, de Toscans, de Corses et de Sardes, il passe en Afrique pour combattre les Maures; ceux-ci sont défaits entre Utique et Carthage. En 830, il fonde Castel Bonifacio, la future Bunifaziu. En 833, Tutor Defensore, Prefetto, il devient Comte de Corse. Il meurt en 848.

BONIFACE VIII (Benedetto Caetani): (1235-1303)
Pape de 1294 à 1303. D'origine catalane. En 1295, il accorde à la Corse le qualificatif de Royaume: Regno di Corsica. En 1296 ou 1297, défavorable à Gênes et fidèle à la cause pisane, il donne au Roi d'Aragon Jacques II le Juste, la Corse et la Sardaigne en fief perpétuel. En 1303, il meurt, avant même que ce dernier ait pu prendre possession de l'Ile.

BONIFACE IX (Pietro Tomacelli): (?-1404)
Pape de 1389 à 1404. En 1395, il envoie en Corse Francesco Bonnacorsi, inquisiteur franciscain et nonce apostolique, pour enquêter sur certaines pratiques religieuses douteuses, sinon dissidentes: Les Hérétiques, Cathares, et autres Giovannali ou Battuti...

BONIFACI Antoine: (né en 1931)
Originaire de L'Ortale d'Alisgiani et de Tagliu Isulacciu. Footballeur professionnel. Champion de France en 1951 et 1952 avec l'OGC Nice. Vainqueur de la Coupe de France en 1952 avec l'OGC Nice. Finaliste de la Coupe Latine en 1952 avec l'OGC Nice. Champion d'Italie en 1954 avec l'Internazionale de Milan. Champion d'Italie de Série B en 1960 avec le Torino. il possède 12 sélections (2 buts) avec l'équipe de France de 1951 à 1953.

BONIFACI Danielle (née Le GALL): (?-2014)
Maire de L'Ortale de 1997 à 2014. Fondatrice de la manifestation Châtaigne Passion. Présidente de l'association A Bussinca. Membre du bureau du Parc Naturel Régional de Corse.

BONIFACI (de) Paolo: (quinzième siècle)
Evêque d'Aiacciu de 1477 à 1480.

BONIFACIO Antone dit Tiziu: (1866-1933)
Né à Granaghjolu d'Ersa. Professeur (d'italien) de l'enseignement secondaire. Poète et auteur dramatique de langue corse. Fondateur, à Nice, avec Paulu Arrighi, de l'Annu Corsu en 1923. Auteur de comédies (All'Urna, U Scupatu, en 1923...), d'un important volume de poèmes, Frutti d'Imbernu, écrit de 1916 à 1921 et paru en 1925, de A Prima Grammatichelia Corsa, en 1926 écrite en vue de l'unification de l'écriture corse... Il décède à Nice en 1933.

BONIFACIO Gregorius: (septième siècle)
Defensore Corsicae, représentant de l'autorité byzantine en Corse en 601.

BONIFACJ Petru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de I Piazzali, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BONIFATIO: (treizième siècle)
Evêque de Sagone de 1297 à 1306.

BONINI Emmanuel:
Originaire de Rusazia. Ecrivain. Romancier. Biographe spécialisé dans les personnalités du spectacle (Joséphine Baker, Romy Schneider, Edith Piaf, Tino Rossi, Dalida, Mireille Mathieu, Sylvie Vartan, Jean-Jacques Goldman...) Auteur de L'Eté les enfants meurent aussi (2011).

BONIS (de) Angelo: (dix-huitième siècle)
De Livourne. En Octobre 1745, il est un des hommes du Roi de Sardaigne Charles Emmanuel III, en Corse.

BONNACORSI Francesco: (quatorzième siècle)
Religieux franciscain. En 1377, il est nommé inquisiteur en Corse, par le général des Franciscains, à la demande du pape Grégoire XI, qui déplore une recrudescence du mouvement hérétique. En 1395, c'est le pape Boniface IX qui l'envoie en Corse pour enquêter sur certaines pratiques religieuses douteuses, sinon dissidentes: Les Hérétiques, Cathares, et autres Giovannali ou Battuti...

BONNAFOUX Jean-Pierre: (né en 1939)
Né à Aiacciu. Ecclésiastique. Prêtre de la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Professeur de philosophie. Prêtre-ouvrier dans le métro de Marseille, il rejoint la Corse en 1981 où il est nommé curé de Guagnu. Aumônier de l'Université de Corse en 1996. Auteur de La Corse en mutation: U terramotu (2015).

BONNANT Marc: (né en 1972)
Né dans le Jura Suisse. Après avoir vécu à Genève puis en Haute-Savoie, il s'établit en Corse, terre d'origine de sa mère. Diplômé en lettres modernes et en sciences du langage, il est aussi ingénieur en communication. Depuis 1998, il dirige une société d'informatique en Corse-du-Sud. Ecrivain. Romancier. Auteur de Cunsigliu (2011).

BONNARD Abel: (1883-1968)
Originaire d'Aiacciu. Né de mère corse (Pauline Benielli). Sa grand-mère paternelle est une Forcioli. Il fait une partie de ses études au lycée Fesch d'Aiacciu. Poète et écrivain. Versificateur. Essayiste. Romancier. Il publie, Les Familiers, un recueil de vers, en 1906. Auteur de Les Histoires, Les Royautés, en 1908, La Vie et l'Amour, en 1913... Il collabore aux journaux Le Figaro, Le Gaulois... Croix de guerre 1914-1918. Grand Prix de Littérature en 1924. Il milite à l'extrême droite et devient Maurrassien. Membre de l'Académie Française de 1932 à 1945. Ministre de l'Education Nationale en 1942, dans le gouvernement de Vichy. Membre du Parti Populaire de Doriot. En 1944, il se réfugie en Espagne. En 1945, il est condamné à mort par contumace pour son attitude pendant l'occupation allemande. Il rentre en France en 1960, mais il doit regagner l'Espagne où il décède, à Madrid, en 1968.

BONNE Rigobert: (1727-1795)
Géographe à Paris. En 1778 et en 1787, il dessine une carte de la Corse.

BONNEMAIN François-Louis: (1817-1868)
Né à Bastia. Très jeune il quitte la Corse pour l'Algérie. Il vit avec les nomades jusqu'en 1836, où il s'engage dans l'armée française, dans le corps de gendarmerie maure d'Alger. Il devient interprète militaire. En 1938, il est à Constantine, où il est nommé maréchal des logis chez les Spahis. Capitaine en 1856. Il décède en 1868, à La Calle.

BONNET Bernard: (né en 1948)
Né à Grünstadt (Allemagne). Enarque (Promotion Guernica). Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1991 à 1992. Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1998 à 1999. Il succède à Claude Erignac, assassiné à Aiacciu. En 1999, il est à l'origine de l'Affaire des Paillotes, et il est arrêté. Il est condamné, en 2001, à trois ans d'emprisonnement dont un an ferme. Déchu de ses décorations et de ses fonctions, il est mis à la retraite en 2005. Auteur de Préfet en Corse, paru en 1999, A vous de juger, en 2001, Le Sang et le Pilori, en 2005.

BONNET Paul: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il effectue plusieurs séjours en Corse. En 1913, il projette de faire venir en Corse une Caravane de Peintres et s'adresse pour cela à la Fédération des Syndicats d'Initiatives et Amicales Corses, à Aiacciu.

BONNEFOY-SIBOUR Jacques Marcel: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1889 à 1895. En 1890, à Bastergà, il assiste à l'inauguration du monument de Sampieru Corsu.

BONO Primitif: (1890-1939)
Né à Brescia (Italie). Artiste peintre (scènes). Il séjourne en Corse en 1930. Il expose Le troupeau, Piana, Près de Piana (Corse), Près de Bastia, Bastia, le Vieux Port, La citadelle de Corté...

BONOMBRA Antonio: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia de 1467 à 1480. Il succède à Ghjuvan Andria di Bussi.

BONOSO (BONOSUS): (septième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 646. Il succède à Guglielmo.

BONTEMPI Pascal (né en 1931)
Né à Aiacciu. Journaliste. Il mène toute sa carrière de journalisme en Corse. Il collabore notamment au Sampiero, à La Tribune Corse, à Nice-Matin Corse, à l'ORTF, au Journal de la Corse, et, pendant 33 ans au Provençal Corse. Il est pendant plus de trente 30 ans le correspondant du Figaro dans l'Ile, et, pendant 20 ans le correspondant de l'A.F.P. à Aiacciu. Auteur de L'Air du Golfe (chroniques ajacciennes), en 2010, Aux yeux du souveni (chroniques ajacciennes), en 2013.

BONVOISIN Maurice dit MARS: (1849-1912)
Né à Verviers (Belgique). Artiste peintre. Dessinateur. Il dessine dans de nombreux magazines. Il séjourne en Corse, à Aiacciu, en 1893. Il illustre l'ouvrage En Corse par la Riviera, publié en 1906. Il réalise un livre de dessins sur l'escale de l'escadre russe à Aiacciu, en 1893. Il réalise également de nombreux dessins aquarellés sur Aiacciu et ses habitants.

BORBORINO Lanfranco: (treizième siècle)
Amiral génois. En 1266, il embarque de Bunifaziu (seule ville corse qui ne dépend pas de Ghjudice di Cinarca et qui demeure place forte génoise et sert de base aux troupes de la République) avec 27 galères, pour chasser les navires vénitiens qui croisent au large de la Sardaigne.

BORDEI Ludovico: (quinzième siècle)
Génois. Lieutenant du Dilà. En 1494, il renouvelle officiellement à Rinucciu della Rocca, la satisfaction de l'Ufficio di San Giorgio à son égard.

BORDES Léonard: (1898-1969)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse à partir de 1928Nonza). Il peint Le Cap Corse, En Corse, Cap Corse...

BORDIGONI Pierre: (vingtième siècle)
Marchand de cycles à Aiacciu. Il est l'un des 140 participants au Tour de France cycliste de 1913. Fondateur, en 1911, de l'Union Cycliste Ajaccienne. Organisateur du premier Tour de Corse Cycliste en 1920. En 1927, il crée, à Aiacciu, la Ligue Corse Vélocipédique.

BORDINI Carlo:
Historien italien. Auteur de Nota sulla Fortuna di Pasquale Paoli, paru en 1973. Auteur de Rivoluzione corsa e illuminismo italiano, paru en 1979.

BORDONE Benedetto: (1450-1530)
Miniaturiste, géographe et graveur à Padoue, puis à Venise. En 1528, il dessine une carte de la Corse très stylisée, où onze châteaux représentent les différentes villes.

BORDONI Irène: (1885-1953)
Née à Aiacciu. Chanteuse. Actrice de cinéma. Elle effectue pratiquement toute sa carrière aux Etats-Unis (entre 1910 et 1941). Elle décède à New-York en 1953.

BOREL-LEANDRI Jean-Marie:
Architecte. Auteur de Architecture et vie traditionnelle en Corse, paru en 1978.

BORELLI Paul: (né en 1940)
Conseiller général (communiste) du canton d'Aiacciu V de 1982 à 2004.

BORGHELLO dit Tiudoru e mezzu: (dix-neuvième siècle)
Bandit. Second de Tiudoru Poli. En 1827, il venge ce dernier en tuant le berger qui l'a dénoncé et les trois gendarmes qui l'ont abattu.

BORGHETTI Carlu: (1690-1745)
Né à Vilone Ornetu. Proche de Sebastianu Costa. Nommé gentilhomme et chevalier de cour par le roi Théodore en 1736. Conseiller d'Etat. En 1742, il est le destinataire d'un appel des patriotes de Balagna demandant l'aide des montagnards.

BORGHETTI Ghjuvan Cesaru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Ornetu, Carbonaccia é Vilone, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BORGHETTI Ghjuvan-Paulu: (1816-1897)
Né à Talasani. Docteur en médecine de l'université de Pise. Chirurgien de marine de 1837 à 1847. Journaliste. Poète de langue italienne, auteur de Camiscia Rossa. Conseiller général de Tavagna en 1848. En 1949, il fonde le journal Corsica, rédigé en langue italienne. En 1869, il écrit le poème Pasquale Paoli. Chef de cabinet du préfet de la Corse Dumenicu Francescu Ceccaldi en 1870. Archiviste départemental de la Corse de 1870 à 1871. Secrétaire de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse à sa fondation par le chanoine Lucien Auguste Letteron. En 1870, il publie La Corse et ses détracteurs. Président du Comité de l'Instruction Républicaine en 1871. Rédacteur en chef du Républicain (ex Journal de la Corse) et collaborateur dans le Le Bulletin Officiel de la Corse de 1870 à 1871. En 1871, il crée le journal La République, qui cessera de paraitre en 1872. En 1878, il est nommé directeur du service de santé à Bastia; il écrit Le Bonapartisme dévoilé. En 1889, il dirige le journal La Concorde. Il décède à Bastia, en 1897, dans l'indifférence le plus profonde.
Voir le site consacré à GP BORGHETTI par Brian Burns & Patrick Agten.

BORGHETTI Petru: (1894-1927)
Né à Talasani. Installé en région parisienne comme expert-comptable. Poète en langue corse. Il collabre aux revues A Muvra et L'Annu Corsu.

BORGHETTI Pierre François: (1754-1780)
Né à Vilone Ornetu. Vigneron. En 1778, à Bastia, il est condamné à 3 ans de galères. Il décède à l'hôpital des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1780.

BORGO Agnès (Agnès Bianconi): (1879-1958)
Née à Aiacciu (quartier de Borgu). Fille de François-Xavier Bianconi. Epouse du ténor César Vezzani. Chanteuse dramatique soprano. Elle fait carrière à l'Opéra de Paris. Elle chante à l'Opéra de Bayreuth, au Metropolitan Opéra de New-York... Sa carrière est interrompue par la première guerre mondiale.

BORGOMANO ?: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il participe à l'exposition des artistes corses de 1927, à Marseille (organisée par la revue U Laricciu), où il expose Jeune femme corse.

BORGOMANO Luiggi Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Calcatoghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BORGOMANO Martin: (vingtième siècle)
Militant communiste. Premier adjoint au maire d'Aiacciu (François Maglioli) de 1953 à 1959.

BORIE Cathy:
Enseignante. Ecrivain. Ecrivain public installée à Aiacciu. Biographe. Rédactrice. Auteur des romans La Perte et Qui cherche la lune ne voit pas les étoiles, après avoir publié deux recueils de nouvelles, Vies en vrac et Femmes, fêlures et folies.

BORLASCA Antoniu: (?-1764)
De Coghja. Diacre en 1722. Cité comme Parroco di Caggia en 1754. Inhumé dans l'église de Coghja.

BORLASCA (di) Francesco: (quinzième siècle)
Génois. Cancelliere de l'Ufficio di San Giorgio. En 1464, il signe, pour l'Ufficio, le traité de cession de la Corse, en faveur du Duc de Milan Francesco Sforza, et de sa famille.

BORLASCA Ignazio Andrea: (?-1755)
Génois. Cancelliere à Bunifaziu. Notaire. Il meurt à Calvi en 1755.

BORLASCA Tomaso Andrea: (1718-1778)
Génois. Ecclésiastique. Prêtre en 1741.

BORNEA François: (1905-1982)
Né à Campu. Bandit. Ancien gendarme révoqué pour indiscipline (désertion) en 1928. Il rentre en Corse où il devient forgeron à Palleca. Il fréquente Joseph Bartoli avec lequel il devient un chef de bande redouté de 1930 (date où il commet un meurtre) à 1931. En 1934, il se constitue prisonnier à Figari. Il est condamné à 5 ans de prison. Mobilisé en 1939, démobilisé en 1940, il devient horloger à Porti Vechju, Bavella et Zonza.

BORNER Antoine Nicolas (Père BORNER): (?-1943)
Ecclésiastique. Franciscain. Prêtre. Résistant. Expulsé d'Alsace par les Nazis, il exerce en Corse. Il est arrêté par les Allemands à Ghjunchetu. Il est fusillé en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

BORRELLY Raymond: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il expose Un sous-bois en CorseParis, en 1950). Auteur d'une oeuvre intitulée Le bombardement de la gare de Bastia.

BORROMEI Barthélemy: (1813-1851)
Né à A Nuvale. Propriétaire. En 1840, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1851.

BORROMEI Vanina: (née en 1978
Originaire de U Nuvale. Gérante d'entreprise (Euro Finance Immobilier) à Corti. Militante nationaliste (Femu a Corsica). Elue conseillère territoriale en 2015 (vice-présidente de l'Assemblée Territoriale de la Corse, membre de la Commission Permanente et présidente de la Commission des Compétences).

BORROSSI Michel Dominique: (1879-1961)
Né à Bastergà. Journaliste. Il collabore à l'Union Républicaine (en 1898), à La Petite République, au Rappel, au Petit Journal, à l'Agence Radio, à La Presse, au Soir, à Paris-Soir. Rédacteur en chef de l'Agence Radio, à Athènes (Grèce) en 1916. Secrétaire général du journal Paris-Soir (1929). Chevalier de la Légion d'Honneur.

BORTA (di) Ghjuducciu (Ghjudu di SANTA LUCIA): (quinzième siècle)
De Santa Lucia di Mercuriu. Caporale de l'Ampugnani. En 1468, à la Cunsulta tenue en l'église de San Antone, près de A Venzulà, il est nommé Capitaine du Peuple. Cette Cunsulta reconnaît la tutelle du Duc de Milan. On y décide l'élaboration des statuts de la Corse. Puis, devant le comportement du nouveau gouverneur Battista Geraldino d'Amelia, et avec le vicaire Sambucucciu d'Alandu, bénéficiant de l'appui de la population, il se rebelle, et oblige Ghjucante di Leca à se réfugier à Corti, et les Milanais à A Venzulà. En 1469, les seigneurs corses le destituent. Il est remplacé par Terramu della Casabianca. En 1473, il est à nouveau capitaine du peuple. En 1474, il assiste à une Cunsulta tenue par Columbanu della Rocca, où il est décidé de rétablir l'ordre et la paix en Corse. Ces décisions sont transmises au Duc de Milan.

BORTOLI Joseph Jérôme: (?-1911)
Né à Sartè. Entrepreneur. Mécène et bienfaiteur de Sartè au début du vingtième siècle.

BOSC Célestin: (dix-neuvième siècle)
Archiviste communal de la ville d'Aiacciu. Directeur du quotidien Le Torpilleur en 1886. En 1890, il dirige le journal d'intérêt local Les Tablettes Ajacciennes. En 1895, il reprend le journal républicain hebdomadaire Le Courrier de la Corse. En 1896, il fait paraître un inventaire sommaire des annales communales d'Aiacciu, antérieures à 1790. En 1897, il édite Les Ephémérides Ajacciennes (1790-1896). En 1901, il édite La Mère des Rois, un conte historique. Parution, en 1905, de son livre La conspiration d'Ajaccio contre la France en 1809.

BOSC Eugène Lucien Charles Edouard: (1894-1979)
Né à Aiacciu. Préfet du Gers en 1938 et du Jura en 1940. Préfet hors cadre en 1951. Préfet honoraire en 1958.

BOSC-BIGOU Antonia: (vingtième siècle)
Originaire d'Aiacciu. Artiste peintre. Professeur de dessin à Aiacciu. Elle peint de nombreux paysages de Corse. Elle expose au Salon des Indépendants de 1929. Auteur de deux ouvrages: La Corse, en 1957, et Historique du premier établissement d'enseignement secondaire féminin de la Corse, en 1976. Présidente de la Croix Rouge de Corse. Directrice de l'internat du collège de jeunes filles d'Aiacciu.

BOSCHI-ANDREANI Marie-Jeanne: (née en 1944)
Conseillère territoriale (socialiste) de 1998 à 2004.

BOSON: (dixième siècle)
Frère de Hugues de Provence. En 931, il succède à Lambert au Comté de Toscane et de Corse. En 936, la Corse passe aux mains d'Oberto Opizzo (le fils bâtard de Hugues de Provence), lequel devient Duc de Toscane à sa place, car il le suspecte de trahison et le fait emprisonner.

BOSSO Giovanni: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Francesco Manetta. Il est installé à Biguglia.

BOSWELL James: (1740-1795)
Né à Edimbourg. Voyageur et reporter écossais. Auteur de Essais en faveur des braves Corses. Biographe de Pasquale Paoli. Sur les conseils de Jean-Jacques Rousseau, il décide de visiter la Corse en 1765. En Octobre, parti de Livourne sur le Padrone Livornese, il débarque à Centuri, avec une lettre de recommandation de Jean-Jacques Rousseau. Il désire rencontrer Pasquale Paoli. Il arrive à Pinu, puis se rend à Corti, en passant par Canari, où il séjourne au couvent, Patrimoniu, chez le magistrat en chef, Oletta, chez Niculaiu Rivarola, le frère du consul de Livourne, Muratu, chez Ghjuseppu Barbaggi. A Corti, il rencontre Ghjuseppu Maria Massesi, le Gran'Cancillieru. De là il rejoint Suddacaro, où se trouve Pasquale Paoli, en traversant Vizzavona, Bucugnà, Bastergà, où il séjourne au couvent des Observants, Santa Maria d'Ornanu… Arrivé à Suddacaro, il rencontre Pasquale Paoli. Il loge dans la maison d'Ottaviu Colonna d'Istria. Victime d'un violent accès de paludisme, il est obligé de quitter Suddacaro. Il rentre à Corti, où il est soigné par deux médecins. En Novembre, après être passé par Cavru, Cuttuli, Corti, Merusaglia et U Viscuvatu, où il est reçu quelques jours par Matteu de Buttafuoco, il arrive à Bastia. Là, il rencontre le comte de Marbeuf dans sa résidence du Couvent des Missionnaires. Il quitte la Corse, malade mais ébloui. En Janvier 1766, à Londres, il plaide la cause de la Corse auprès de l'écrivain anglais Horace Walpole. En Février, c'est auprès du Premier Ministre anglais William Pitt: Une grande Nation libre peut en secourir une petite… En Février 1768, édition, à Glasgow, et à Londres, de son An Account of Corsica, The Journal of a Tour to that Island, en quatre parties. L'ouvrage sera traduit en Hollandais, en Allemand, en Italien et en Français (par J.P.S. Dubois). En Mai, il lance une souscription privée en Ecosse et parvient à réunir 700 livres sterling qu'il utilise pour expédier des canons en Corse. A Londres, il fait publier une petite gravure de Pasquale Paoli dans le Gentleman's Magazine. De plus, il charge le peintre américain Henry Benbridge, originaire de Philadelphie, d'aller en Corse peindre sur place le portrait grandeur nature de Pasquale Paoli. En Septembre 1769, à Londres, il rencontre Pasquale Paoli qui vient d'arriver dans la capitale anglaise. En Octobre, il le présente à l'écrivain Samuel Johnson. En 1769, à Londres, publication de la troisième édition, revue et corrigée, de son An Account of Corsica, the Journal of a Tour to that Island and Memoirs of Pascal Paoli, suivi d'une carte de la Corse, dite de Boswell. Il fait exposer le portrait grandeur nature de Pasquale Paoli (Pascal Paoli à la bataille de Ponte Novo), exécuté par Henry Benbridge en 1768, à la Society of Free Artists de Londres. En Mars 1790, à Londres, il organise un banquet d'adieu en l'honneur de Pasquale Paoli avant le départ de celui-ci pour la France. En Avril, de Paris, Pasquale Paoli lui écrit: les Français méritent d'être libres et, pour certains d'entre eux d'avoir leur nom dans les Vies, de Plutarque. Il décède en 1795.

BOTTA Antonio: (seizième siècle)
Paysan de Savone. Les 15 Mars et 8 Avril 1536, la Vierge lui apparaît, prononçant le mot de Miséricorde. Un culte à Notre Dame de la Miséricorde est instauré dans le port génois.

BOTTA Franciscus: (?-1650)
Jésuite. Enseignant au collège jésuite de Bastia. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle Sant'Ignaziu du couvent.

BOTTIGLIONI Gino: (1887-1963)
Linguiste italien. Professeur de glottologie (linguistique) au lycée de Carrare. Irrédentiste. Auteur de Atlante linguistico etnografico Italiano della Corsica publié à Pise en 1934. et de Corsica Irredenta, en 1942.

BOTTINO Giacomo: (1507-?)
Peintre italien né à Milan. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1578 et 1579.

BOTTO Martino: (seizième siècle)
Marin génois. En 1538, une année de grande disette en Corse, Gênes le charge d'arraisonner tous les navires croisant au large de l'Ile, et transportant des céréales.

BOTTON (de) Jean Isy: (1898-1978)
Né à Salonique. Artiste peintre (paysages, portraits, natures mortes). Décorateur. Sculpteur. Il expose au Salon des Indépendants de 1927 Paysage corse, et au Salon des Tuileries de 1932 trois peintures intitulées Paysage Corse.

BOU Libert: (1910-2003)
Né à Tizi-Ouzou (Algérie). Ingénieur agronome. Homme d'affaire. En 1975, il est nommé par le Premier Ministre JACQUES CHIRAC à la tête d'une mission interministérielle dont le but est de promouvoir la décentralisation de la Corse et d'engager le dialogue avec les autonomistes de l'ARC. Devant la Jeune Chambre Economique de Bastia, il déclare que même 200000 Corses autonomistes ne sauraient faire changer la Constitution... Il quitte la Corse en 1976. Après avoir entretenu l'espoir, sa mission aura été un échec.

BOUCAULT Bernard:
Préfet du département de la Haute-Corse de 1988 à 1990.

BOUCHAERT Hervé: (né en 1954)
Préfet du département de la Haute-Corse de 2007 à 2009.

BOUCHARD Camille: (vingtième siècle)
Né à Ambloy (Loir-et-Cher). Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Indépendants de 1936 Calanques de Piana: soir.

BOUCHARD Jean: (1910-1997)
Botaniste. Auteur de La Flore pratique de la Corse, en 1964.

BOUCHE Rémi: (1957-2009)
Chercheur. Directeur de l'antenne de Corti de l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) de 2001 à 2009. Directeur du Laboratoire de Recherche et du Développement de l'Elevage (LRDE). Il est inhumé à Calacuccia.

BOUCHEPORN (de) Claude-François Bertrand: (1741-1794)
Après une carrière judiciaire, il entre dans l'administration. Intendant. Maître des Requêtes. En Janvier 1775, il remplace Barthélémy Colla de Pradines comme Intendant de la Corse. Il prend ses fonctions en Avril. Il appartient, avec treize autres Maîtres Maçons à la première loge de Franc-maçonnerie, en Corse, la Parfaite Union, d'obédience du Grand Orient. En Mai, il dirige, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, la Quatrième Assemblée des Etats de Corse, et en Mai 1777, la Cinquième. Sa dictature se trouve violemment critiquée dans le pamphlet La Corsica a'suoi Figli, dont l'auteur présumé serait Ghjacumu Petru Abbatucci. En Février 1776,il adresse au comte Claude Louis de Saint Germain, ministre de la Guerre, un Plan sur l'établissement des collèges en Corse, dans lequel est soulevée la question de la création d'une université dans la ville de Corte. En Août 1778, il transmet au Directeur Général des Finances, Jacques Necker, un projet de recouvrement de l'impôt de la Subvention territoriale en une Subvention en nature de fruits (Suvvenzione in natura di frutti) et non plus en argent. En Mai 1779, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il préside à la Sixième Assemblée des Etats de Corse, et en Juin 1781, à la Septième. En 1784, dans un nouveau projet de règlement, il préconise que les fonctions de gardien de communauté n'échoient pas au dernier ordre de la société. En Mai 1785, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il dirige la Huitième Assemblée des Etats de Corse. Il est ensuite nommé intendant à Pau et à Auch, et est remplacé par l'intendant François Nicolas de la Guillaumye. Il quitte la Corse en Août. Il sera guillotiné le 2 nivôse An II (1794) à Toulouse.

BOUCHER (de) Gilbert: (dix-neuvième siècle)
Chevalier. Procureur général près de la Cour Royale de Corse. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BOUCHER Lucien: (1889-1971)
Né à Chartres. Graveur. Céramiste. Enlumineur. Il est l'auteur d'une affiche sur la Corse réalisée en 1949 pour Air-France.

BOUCHET Auguste: (1865-1937)
Né à Bordeaux. Artiste peintre (paysages). Il séjourne souvent en Corse entre 1927 et 1936. Il décore la salle à manger du Pascal Paoli, de la Compagnie Fraissinet, en 1933, avec deux tableaux: La stretta de Morosaglia et L'Ile Rousse vue du vieux couvent de Corbara. Collaborateur artistique de La Corse touristique et de l'Annu Corsu. Il expose à de nombreuses reprises des paysages corses au Salon des Artistes Français entre 1925 et 1936.

BOUCHET Marc-Georges: (vingtième siècle)
Né à Angers. Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Artistes Français de 1935, En Corse, et à celui de 1942, Forteresse de Corté (Corse).

BOUCHEZ ?: (dix-neuvième siècle)
Grand-père de l'avocat Vincent de Moro-Giafferi. Inspecteur d'Académie. Vice-recteur de la Corse sous la Monarchie de juillet (1830-1848). Il traduit en français les Novelle Storiche Corse de Francescu Ottavianu Renucci.

BOUCHEZ Gilbert: (1824-?)
Né à Auxerre. Fils de l'inspecteur d'Académie. Artiste peintre. Professeur de dessin à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes (la plupart pour des églises, U Poghju d'Oletta, Rapale, Bastia...) à Bastia entre 1858 et 1874.

BOUCICAUT: Voir LE MEINDRE Jean.

BOUDA Gérôme (né en 1981)
Né à Melun (Seine-et-Marne). Réalisateur de films et de documentaires (Furiani, un siécle de passion, en 2005, Ghjuva est mort, consacré à la vie du poète Charles Jean Simonpoli, en 2011...).

BOUDARD René:
Auteur de La nation corse et sa lutte pour la liberté entre 1744 et 1769 d'après la correspondance des agents français à Gênes et en Corse avec la Cour de Versailles, paru en 1979.

BOUDET Gustave: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Indépendants de 1912, Saint-Florent (Corse).

BOUDHA (Le): Voir BONELLI Antoine.

BOUDIER Paul Joseph: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1896.

BOUFFLERS (de) ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Mai 1769, il commande l'aile droite (2000 hommes) de la troupe française à Ponte Novu. Après la victoire des Français, il prend Petralba. Puis, il passe sur la rive droite du Golu, évite Merusaglia, et campe entre le village de Valle di Rustinu et le hameau de Grate. Il prend la Bocca à Cerna, pour rejoindre la route de Corti. Il commande les Régiments de Champagne et d'Aquitaine, qui prennent Suveria.

BOUGRIER Gérard:
Préfet délégué à la sécurité en Corse de 1996 à 1997.

BOUILLON Stéphane: (né en 1957)
Originaire de Cambrai (Nord). Préfet de la Région Corse et du département de Corse-du-Sud de 2008 à 2011. Il succède à Christian Leyrit.

BOULANGER Françoise: (vingtième siècle)
Artiste peintre. En 1962, elle participe au projet de création du Centre Artistique et Culturel International en Corse, sous l'égide de Cyrne Arte. Elle en illustre le programme avec Corbara et Village de Balagne.

BOULET Jean François (Jeff): (né en 1985)
Originaire d'Aiacciu. Chanteur de variétés.

BOULET Philippe: (né en 1985)
Originaire d'Aiacciu. Chanteur. Membre de la Scola di Cantu di Natale Luciani dès 1999. Il interprète le rôle de l'Aiglon dans la comédie musicale éponyme de Francky de Peretti en 2010.

BOURBOULON Eric: (vingtième siècle)
Artiste peintre. En 1962, il participe au projet de création du Centre Artistique et Culturel International en Corse, sous l'égide de Cyrne Arte. Il en illustre le programme avec Le Borgo, Corbara.

BOURCET de LA SAIGNE Jean: (1713-1771)
Ingénieur géographe, aide major en Corse sous les ordres du marquis de Maillebois. En 1740, il dessine une carte de la Corse. En Août 1769, le comte de Vaux lui fait dessiner les plans de la citadelle de Corti, afin de la désolidariser des maisons des Castellace et du reste de la ville, laquelle devra se développer à ses pieds. Il est nommé Directeur des Fortifications en Corse. En 1771, il est chargé de la construction de la tour de A Pasciola, à Vivariu.

BOURCIER de MONTUREUX (de) François-Louis-Joseph: (dix-neuvième siècle)
Baron. Ancien colonel royaliste. En 1814, il est nommé Préfet de la Corse par le Roi de France Louis XVIII, en remplacement de Francescu Savieru Giubega. En 1815, après le retour de Napoléon Bonaparte en France, il décide de faire particulièrement surveiller la ville d'Aiacciu. De plus, il ordonne de transporter les fonds du Trésor dans les citadelles d'Aiacciu, Bastia, Calvi et Corti.

BOURDE Paul: (1851-1914)
Né à Voissant (Isère). Journaliste au Temps. Il séjourne en Corse en 1887. Il envoie à son journal une série de correspondances, réunies ensuite en volume. Les maux de la société qu'il observe dans l'Ile (esprit de clan, mœurs politiques, vendetta, banditisme) y sont décrits avec humour et férocité. Auteur de Corse, l'esprit de clan, les mœurs politiques, les vendettas, le banditisme, et de En Corse, en 1887.

BOURDEILLE (de) Pierre: (1540-1614)
Seigneur de Brantôme. Ecrivain et mémorialiste français. Dans sa Vie des hommes illustres et des grands capitaines, il vante les faits d'armes de Sampieru Corsu (Couronnel San Petro Corse).

BOURDET-ROSSELLINI Marguerite:
Professeur agrégée d'italien. Romancière. Installée à Meria. Auteure de Pianoforte (2003), Tour d'ivoire (2005), Double tour (2010), La tannière (2011)...

BOURDIEC Henri: (né en 1922)
Né à Bastia. Industriel dans l'alimentaire. Fondateur, à Bastia, de la Société d'Entreposage et de Distribution de Denrées Alimentaires (SEDDA) en 1957.

BOURDIEC Iviu: (né en 1938)
Né à Bastia. Journaliste. Militant nationaliste. Il collabore à Nice-Matin de 1963 à 1968. Attaché de presse à l'ambassade de France à New-York, puis journaliste indépendant. De retour en Corse en 1976, il est membre de la Cunsulta di i Cumitati Naziunalisti (CCN), du Muvimentu Corsu per l'Autoditerminazione (MCA), de A Cuncolta, de l'Accolta Naziunale Corsa (ANC), puis de Corsica Nazione. Responsable de A Riscossa, à Paris de 1984 à 1986. Directeur du mensuel A Fiara, organe de presse de l'ANC, de 1990 à 1994. Rédacteur en chef du Ribumbu de 1999 à 2004. Auteur de l'Aliénation Corse, en 2005.

BOURGADE (de) Augusta: (1890-1969)
Née à Bordeaux. Artiste peintre (paysagiste). Elle expose au Salon des Artistes Français de 1921, Village corse (Piana), Porteuse d'eau corse (Piana), et au Salon des Tuileries de 1933, Porteuse d'eau corse (Piana). Auteur également de Vue de Piana en Corse.

BOURGEOIS-COSTANTINI Christophe: Voir COSTANTINI Chris.

BOURGEOIS de MERCEY Frédéric: (1805-1860)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Chroniqueur de voyages. Critique d'art. Romancier. Il fait un séjour en Corse en 1839 et en 1855. Il y exécute Vue du Vieux-port de Bastia. En 1887, ses héritiers font don à la ville d'Aiacciu de 1500 volumes sur la médecine.

BOURGIN François Louis Luc:
Préfet de Corse de 1969 à 1972.

BOURRET Victor: (1877-1949)
Né à Bastia. Militaire. Capitaine d'Etat-Major en 1914. Chef de bataillon au 89ème Régiment d'Infanterie en 1919. Général de brigade, chef de cabinet du Ministre de la Guerre en 1932. Général de division. Membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Membre de l'Etat-Major de l'Armée, commandant la Place de Paris (1936). Grand Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palmes. Croix de Guerre belge.

BOURSIER-MOUGENOT André: (1892-?)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Indépendants de 1930, le tableau Bonifacio.

BOURSIN Polydore: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre (paysages). A l'occasion d'un séjour en Corse en 1887, il peint une aquarelle Gorges del'Asco, Corse.

BOUSSON ?: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Graveur. Auteur, en 1922, d'une gravure intitulée Le Vieux Port de Bastia.

BOUTON Fernand: (vingtième siècle)
Né à Fleurus (Belgique). Artiste peintre (paysages). Il demeure à Calvi. Il expose au Salon de la Nationale de 1948, Les pins (Calvi) et Village corse au couchant.

BOWEN Lota: (1872-1935)
Née à Armley (Angleterre). Artiste peintre (paysages). Elle expose au Salon des Artistes Français de 1913, une oeuvre intitulée Dans l'île de Corse.

BOYARD Emilie dite Minoly: (née en 1980)
Née à Porti Vechju. Ingénieur numérique. Illustratrice. Auteur de Sea Song (2012).

BOYER Jacques Ernest: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse en 1870.

BOYER Léon: (vingtième siècle)
En 1904, il est le premier directeur de l'Ecole d'Agriculture d'Aiacciu.

BOZI Antoniu Matteu: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Abbate di Cinarca. En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Accademia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale.

BOZI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
De Bastia. En Février 1798, il est élu Président de la municipalité de la ville de Bastia.

BOZI Francescu Maria: (1712-1746)
De Bastia. En Février 1746, à Bastia, il fait partie de la trentaine des principaux membres de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est pendu.

BOZI Ghjuvan Battista: (1746-1805)
De Furiani. Proche de Pasquale Paoli. En 1791, il est juge criminel auprès du tribunal d'Oletta. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention), avec 356 voix sur 396 votants. Il siège parmi les Girondins. Membre du Conseil des Anciens, comme ancien conventionnel, de 1795 à 1799. Il est assassiné, à Aiacciu, lors d'une Vindetta, en 1805.

BOZO NEGRONI Lisandru: (1790-?)
Natif de Cervioni. En 1814, il est lieutenant au 7ème Régiment Léger Napolitain. Il rejoint Napoléon 1er sur l'île d'Elbe. En 1815, il est lieutenant au 4ème Régiment de Tirailleurs de la Jeune Garde.

BOZZI (di) famille: (seizième siècle)
Famille issue de la Maison d'Ornanu. Seigneuries dans le Altu Taravu (Guitera, Zicavu, Ulmetu). En 1511, la famille di Bozzi est exemptée de l'impôt de la taille par le Sénat de Gênes. Confirmation de ce privilège en 1534, 1542, 1559, 1561, 1562, 1577, 1578, 1593, 1625 et 1714. En 1564, elle répond à l'appel de Sampieru Corsu, lorsque ce dernier commence sa révolte pour chasser les Génois de l'Ile. En 1572, elle est confirmée dans sa seigneurie du Altu Taravu, par acte du Sénat de Gênes.

BOZZI (di) Angelica: (seizième siècle)
Fille d'Antoniu, le neveu de Raffaellu. En 1578, elle se voit restituer, par décret de Gênes, sa part du fief et du château des di Bozzi et de Locari.

BOZZI Antoine Michel dit Bianchi: (1910-1943)
Né à Coti-Chjavari. Héros de la Résistance Corse. Adjudant-chef avant la guerre, il sert dans les Zouaves. Il débarque clandestinement en Corse en Février 1943. Agent du Service de Renseignements. Officier radio du réseau Pearl Harbour. Il est arrêté par les Fascistes Italiens, à Aiacciu, et fusillé, pour espionnage militaire, à Bastia, en Août 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Coti-Chjavari et sur celui de la commune de Bastia.

BOZZI (di) Anton Guglielmu: (seizième siècle)
Cinarchese. Pro Génois. Fils de Raffaellu. En 1556, il aide Tulliu de Gentile à se défendre contre les de Gentile Pro Français. Devenu Pro Français à son tour, en 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné. En 1567, Sampieru Corsu le nomme général des forces corses du Dilà. En 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil.

BOZZI (di) Antoniu: (seizième siècle)
Cinarchese. Neveu de Raffaellu.

BOZZI (di) Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Guttera è Ghjuvicacci, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BOZZI (di) Bernardinu: (seizième siècle)
Cinarchese. En 1574, il décide de rejoindre Alfonsu d'Ornanu en France, pour se mettre au service du Roi; sa seigneurie lui est alors confisquée par les Génois.

BOZZI (di) Carlu: (?-1615)
Cinarchese. En 1615, à Zigliara, il est assassiné, avec plusieurs membres de sa famille, lors des révoltes des pièves de l'Ornanu.

BOZZI (di) Columbanu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Ennemi des Génois. En 1440, le gouverneur génois Janus da Campofregoso ayant reçu des renforts, avec ses alliés, ils ne peuvent résister et ils se rendent aux Génois. Il négocie la paix et paie un tribut au gouverneur pour pouvoir continuer à vivre sur ses terres: quatre cents écus. En 1441, ses querelles reprennent, cette fois avec les seigneurs de Cinarca, Rinucciu di Leca et Paulu della Rocca.

BOZZI Dominique: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti de 1896 à 1900.

BOZZI Dominique: (né en 1971)
Né à Aiacciu. Coureur cycliste. Deuxième du Championnat du Monde amateurs sur route (100 km contre la montre par équipes), à Palerme, en 1994. Coureur cycliste professionnel (de 1995 à 1997), il compte 70 sélections en Equipe de France. En 2004, il effectue une tentative contre le Record du Monde de l'heure sur piste, à Bordeaux. Il réalise 45,379 Km. Directeur Technique Régional de Corse en 2008. Organisateur du premier Tour de Corse Cycliste des Détenus, en 2010.

BOZZI (di) Francescu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Adversaire des Génois. En 1466, il participe à une Vedutà, à A Venzulà, convoquée par le gouverneur milanais Maurizio Scotti, pour compter les partisans du Duc de Milan, dont il fait partie.

BOZZI (di) Ghjuvanni: (quinzième siècle)
Cinarchese. Fils de Vincentellu. En 1494, avec son frère et Guglielmu d'Ornanu, il assassine Alfonsu d'Ornanu. En 1496, il est arrêté avec ses complices. Il bénéficie de la protection de Rinucciu della Rocca, et il négocie en secret son exil, ainsi que celui de son frère, avec le gouverneur génois Raffaelle Odone. Mais il est à nouveau arrêté par Paulu di Quenza, et transféré à Aiacciu.

BOZZI (di) Ghjuvanni Antoniu: (?-1615)
Cinarchese. Fils de Raffaellu. En 1615, à Campu, il est assassiné, avec plusieurs membres de sa famille, lors des révoltes des pièves de l'Ornanu. Son fils Ercole, à peine âgé de sept ans, échappe par miracle au massacre.

BOZZI (di) Guglielmu: (quinzième siècle)
Cinarchese. Allié de Raffe di Leca. En 1456, battu et traqué par Antonio Calvo, il s'enfuit à Naples. En 1479, par concession du Sénat de Gênes, lui et ses fils sont confirmés dans leurs fiefs, et autorisés à porter les armes.

BOZZI Jacques: (1883-1961)
Né à Pila Canali. Professeur. Résistant. Maire de Charleville (Ardennes). Député (socialiste) des Ardennes de 1945 à 1946. Sénateur des Ardennes de 1948 à 1955. Conseiller général du canton de Charleville (Ardennes) de 1945 à 1958. Président du Conseil Général des Ardennes de 1945 à 1955. Il décède à Charleville (Ardennes) en 1961. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Instruction Publique.

BOZZI Jean-Baptiste: (1919-2004)
Né à Pila Canali. Membre de l'administration préfectorale. Homme politique (gaulliste). Secrétaire général de la Réunion, en 1947. Sous-préfet de Guebwiller, en 1951. Directeur de cabinet du préfet du Bas-Rhin, en 1953. Chef du cabinet du secrétaire d'Etat à la Guerre, en 1954. Sous-préfet de Vichy, en 1956. Secrétaire général de la préfecture d'Alger, en 1957. Préfet de Mostaganem, en 1961. Administrateur général en Algérie en 1962. Il compte parmi les membres fondateurs du Service d'Action Civique (SAC) en 1960. Député (UDR) de la circonscription d'Aiacciu-Calvi de 1967 à 1973. Conseiller général de San Fiurenzu en 1967. Député (RPR) d'Aiacciu de 1978 à 1981. Il se retire de la vie politique en 1981. Officier de la Légion d'Honneur.

BOZZI Marie-Jeanne: (1955-2011)
Originaire d'Albitreccia. Elue maire (divers droite) de Grussettu Prugna en 2001, elle doit abandonner son mandat pour cause d'inégibilité et le retrouve en 2005. Réélue en 2008, en même temps que conseillère générale du canton de Santa Maris Sichè, mais condamnée une nouvelle fois, elle doit quitter de nouveau ses mandats la même année. Elle est assassinée à Purtichju, en 2011.

BOZZI (di) Mariottu: (quinzième siècle)
Cinarchese. En 1485 et 1486, le Roi de Sicile Ferdinand 1er, lui concède les fiefs de Mauritanu, Specchia Mizzana et le Casale di Gaglianu. En 1489, le même lui concède la terre d'Arnesanu, avec le fief de San Ligoriu, en échange de Gaglianu. En 1498, c'est le fief de Caliggianu lui est concédé.

BOZZI (di) Mighele: (dix-huitième siècle)
En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève du Boziu.

BOZZI Paul-Dominique:
Militant nationaliste. En 1998, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Erignac, il est arrêté et transféré à Paris, suspecté d'appartenir à la piste agricole, qui aurait commis le meurtre.

BOZZI (di) Paulu: (seizième siècle)
Cinarchese. Allié d'Alfonsu d'Ornanu. En 1569, les propositions de reddition d'Alfonsu d'Ornanu sont soumises au Sénat de Gênes, lequel les entérine avec quelques réserves, et il est condamné à l'exil.

BOZZI (di) Petru: (quinzième siècle)
Cinarchese. Allié de Vincentellu d'Istria. En 1430, à Biguglia, il résiste aux troupes (300 hommes environ) de la ligue d'opposition à ce dernier, de Simone da Mare. En 1433, il est de la révolte contre Vincentellu d'Istria, conduite à nouveau par Simone da Mare.

BOZZI (di) Raffaellu: (?-1615)
Cinarchese. En 1559, il fait renouveler en sa faveur les privilèges accordés par les Génois à son père Vincentellu, en 1497. En 1561, il est confirmé dans ses privilèges de noblesse par les Génois. En 1615, à Campu, il est assassiné, avec plusieurs membres de sa famille, lors des révoltes des pièves de l'Ornanu. Sa fille, Vanina, échappe par miracle au massacre et trouve refuge au couvent San Francescu d'Ornanu.

BOZZI Valérie: (née en 1982)
Originaire d'Albitreccia. Fille de Marie-Jeanne. Avocate. Elue maire (divers droite) de Grussettu Prugna depuis 2008. Présidente de la communauté de communes de la Pieve d'Ornanu depuis 2014. Elue conseillère départementale (UMP) du nouveau canton de Taravu Ornanu et présidente de la Commission des Finances du Conseil Départemental de Corse-du-Sud en 2015.

BOZZI (di) Vincentellu: (quinzième siècle)
Cinarchese. En 1490, il est en guerre contre Alfonsu d'Ornanu entre autres. En 1494, ses deux fils assassinent ce dernier. En 1497, L'Ufficio di San Giorgio distribue sa générosité en échange de la soumission ou la docilité de tous. Il obtient alors la libération de ses deux fils, et leur exil contre 2000 ducats.

BOZZUOLO Martino: (seizième siècle)
Génois. En 1555, il est commissaire commandant de Calvi, assiégée par les troupes royales françaises de Giordano Orsini.

BRABAZON Hercules Brabazon: (1821-1906)
Né à Paris. Artiste peintre aquarelliste anglais (paysages). Il peint des tableaux intitulés Boulevard in Ajaccio (Corsica), The older Bastia (Corsica).

BRACCI François: (né en 1951)
Originaire de Calcatoghju. Footballeur professionnel (défenseur). Il joue à l'Olympique de Marseille (1968-1979 et 1983-1985), au RC Strasbourg (1979-1980), aux Girondins de Bordeaux (1980-1983), au FC Rouen (1985-1986) et à l'AS Béziers (1986-1987). Champion de France en 1972 avec Marseille. Vainqueur de la Coupe de France en 1972 et 1976 avec Marseille. International (18 sélections). Médaille d'Or de la Jeunesse et des Sports. Entraineur de nombreuses équipes en Fance et à l'étranger depuis 1987. Candidat aux Elections Européennes de 2009 sur la liste Debout la République (droite) de la région Grand Sud-Est.

BRACCINI Dumenicu: (1776-1810)
Né à Aiacciu. Receveur des douanes du Département du Liamone. Consul général de Naples à Livourne, puis en Corse.

BRACCINI Francescu Zavieru: (1802-1885)
Né à Aiacciu. Fils de Dumenicu. Avocat au barreau de Bastia. Secrétaire général de la préfecture de Corse en 1850. Maire d'Aiacciu de 1860 à 1867. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BRACELLI (de) Jacopo (ou BRACELLUS Jacobus): (né vers 1385)
Génois. Né à Bunifaziu (?). Historien, auteur de De Bello Hispaniensis (publié en 1520) et de Libellus de Bello Hispano, œuvres qui retracent la guerre entre Gênes et Aragon. Notaire impérial, Chancelier de la République. En 1453, Gênes, incapable d'assurer la défense de la Corse, tout comme celle de ses autres concessions, se décide à céder officiellement ses droits à l'Ufficio di San Giorgio. Il est parmi les signataires de l'acte qui est dressé, à Gênes, dans la grande cour du palais ducal.

BRADI (de) Francescu Maria: (1743-1795)
De Sarté. Qualifié de Nobile et Spettabile. Notaire à Sarté en 1770.

BRADI (de) Georges François Louis: (1833-1916)
Originaire de Sarté. Fils de Petru Antoniu. Diplomate. En 1863, il obtient la gestion intérimaire du consulat de France à Cuneo, en Italie. Vice-consul de France à Rosas, en Espagne, en 1874. Vice-consul de France à Tarragone, en Espagne, en 1877. Consul de France à Civitavecchia, en Italie, en 1887. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1892.

BRADI (de) Ghjuseppu Maria: (1771-?)
Originaire de Sarté. Comte de Bradi de Rebrechien. Officier de Cavalerie du Régiment d'Honneur de Louis XVI. Membre du conseil électoral et du Conseil Général du Loiret. Membre de plusieurs sociétés savantes ou industrielles de la ville d'Orléans.

BRADI (de) Petru Antoniu: (1783-1862)
De Sarté. Avocat. Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Bastia en 1837. Avocat à la Cour Royale d'Aiacciu en 1821. Président du tribunal de première instance de Sarté en 1849. Vice-consul de France à San Remo en 1855. Il décède à San Remo en 1862, il est enterré en Corse.

BRAGELONNE: Voir BALATHIER de BRAGELONNE (de) Eloi Charles.

BRAL-TOURNIER Marguerite: (vingtième siècle)
Artiste peintre (paysages). Elle expose au Salon des Indépendants de 1951, Les oliviers à Saint-Florent (Corse) et Vieille église à Patrimonio (Corse), à celui de 1952, Oliviers corses à Saint-Florent (Corse) et Paysages corses (Sain-Florent), et, enfin, à celui de 1957, Col de Vergio (Corse).

BRALLEY Louis Léon: (1873-1953)
Né à Bastia. Contrôleur général des Armées. Grand Officier de la Légion d'Honneur.

BRANCADORO Orazio: (seizième siècle)
Colonel italien. En 1554, il débarque en Corse, avec cinq compagnies d'Italiens, pour se mettre sous les ordres d'Andrea Doria et d'Agostino Spinola. Ce dernier l'envoie, avec ses cinq compagnies, pour châtier les habitants des pièves de Tavagna et Mariana. Les deux pièves sont pillées, les renforts français envoyés par le maréchal de Termes arrivant trop tard. Puis, avec huit compagnies génoises, il part défendre Corti, menacée par les Français et les Corses de Sampieru Corsu. A Petralba, il est battu par les Corses. Il est fait prisonnier et livré au maréchal de Termes, qui l'envoie en Provence.

BRANCALEONI Amédée: (vingtième siècle)
Président de la Chambre de Commerce d'Aiacciu en 1960. Maire de Pruprià de 1965 à 1971.

BRAND Claude-Joseph: (1824-1882)
Né à Paris. Artiste peintre français. Il exerce à Bastia où il décède en 1882.

BRANDI (BRANDO) Anghjulu: (1763-1859)
Originaire de Bunifaziu. Fils d'Antoniu. Ecclésiastique. Prêtre. Chanoine en 1841.

BRANDI Antoniu: (1740-après 1786)
De Bunifaziu. Fils de Ghjuvanni. Négociant. Chargé de l'administration des Confréries et des Oeuvres Pies à Bunifaziu.

BRANDI Ghjuvanni: (?-1773)
Originaire de Bunifaziu. Avocat à la Cour de Corse. Notaire du Roi. Proconsul du Saint-Siège, d'Espagne et de Naples. Inhumé dans l'église Saint Dominique de Bunifaziu.

BRANDI (BRANDO) Ghjuvanni: (1706-après 1790)
De Bastia. Installé à Bunifaziu. Podestat principal de Bunifaziu en 1786. Président et substitut du procureur général de l'Assemblée Electorale de Bunifaziu en 1790.

BRANDI Ghjuvanni: (1757-1820)
Originaire de Bunifaziu. Fils d'Antoniu. Avocat. Consul d'Angleterre à la Maddalena (Sardaigne).

BRANDI Luiggi: (vingtième siècle)
Artiste peintre qui s'est inspiré de la Corse.

BRANDIZI Emile: (1874-1914)
Né à Bastia. Artiste peintre. Président du Sporting-Club Bastiais. Il expose à Bastia, en 1904, des paysages et des compositions.

BRANDIZI Jean: (1779-1822)
Né à Pastricciola. Cultivateur. En 1820, à Bastia, il est condamné à 12 ans de Travaux Forcés, pour vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1822.

BRANDIZJ Anton Ghjacumu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Campi, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BRANDONE: Voir MARI (de) Brandimarte.

BRANDONE: Voir MARI (de) Don Petru.

BRANDU (di) Alessiu: (seizième siècle)
Patron de marine. En 1572, il reçoit de Gênes l'autorisation d'aller combattre les Turcs, avec deux brigantins.

BRANDU (di) Mainu, dit Brandulacciu: (?-1457)
Caporale. En 1457, à A Venzulà, il assassine Michele de Germani, l'évêque de Mariana. Il est pris, jugé et est pendu.

BRANDU (di)Ghjuvanni: (dix-septième siècle)
Du Capicorsu. En 1636, en Corse, les Franciscains érigent la Custodia reformata en province autonome. Il en devient le premier Provincial. Il choisit pour sceau le crucifiement de Sainte Julie, de Nonza.

BRAS de FER: Voir GIUSTINIANI Pompeu.

BRAYER Yves: (1907-1990)
Né à Versailles. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse en 1978 et en peint les plus beaux sites (Le village de Pigna, Corse...).

BREBION Edouard: (vingtième siècle)
Inspecteur de l'Assistance Publique. En 1910, il est à l'origine de la fondation de l'Œuvre Protectrice de l'Enfance en Corse.

BREMOND Laurent: (dix-huitième siècle)
Hydrographe à Marseille. En 1719, il dessine, avec Henri Michelot, une carte de la Corse.

BRENIER de MONTMORAND Antoine François: (1767-1832)
En 1820, il est général et est nommé en Corse avec le nouveau préfet Eymard.
En 1830, il est député, et son intervention à la Chambre est décisive pour l'abrogation du décret du 29 Juin 1814 instituant le régime exceptionnel concernant l'administration de la police criminelle en Corse: Voulez-vous la prospérité de la Corse ? Etablissez des communications sur tout le littoral et dans l'intérieur. Réparez ses ports, assainissez ses plaines… Qu'on ne craigne pas de faire des avances pour la Corse: avec le temps elle les remboursera au centuple, semez-y un peu d'argent et vous récolterez de l'or.

BRENTON Jahleel: (1770-1844)
Né à Newport (Amérique du Nord). Officier de marine. Artiste peintre (paysages). Il séjourne en Corse où il dessine une vue de la Tour de la Mortella, à l'entrée du golfe de San Fiurenzu (qui fera l'objet d'une gravure intitulée Myrtello tower and bay, in Corsica).

BREQUIGNY (de) Louis Feudrix: (1714-1794)
Elu à l'Académie Française en 1772. Son Histoire des Révolutions de Gênes concerne particulièrement la Corse.

BRESCIANI Hélène: Née à Bastia. Professeur d'italien. Rédactrice dans un grand quotidien marseillais. Ecrivain. Romancière. Auteur de Bastia en 2002, L'Altana, en 2006... Co-auteur, avec sa soeur Jeanne de 2, rue de la Marine (1999), qui obtient le Prix du Livre Corse en 2000.

BRESCIANI Jeanne:
(née en 1949) Née à Bastia. Soeur d'Hélène. Ecrivain. Romancière. Elle vit et travaille à Paris et est l'auteur de plusieurs ouvrages: Afrique (1981), La danse de ténèbres (1997), Les Vestiges de Janvier (2004), Journal d'outre-mort (2010). Co-auteur, avec sa soeur Hélène, de 2, rue de la Marine (1999), qui obtient le Prix du Livre Corse en 2000.

BRESSY Philippe: (1956-1972)
Sapeur-pompier volontaire à Aiacciu. En 1972, il est tué lors d'un tragique incendie de maquis au col de San Bastianu.

BRETEAU Pierre: (vingtième siècle)
Artiste peintre et photographe à Corti au début du XXème siècle.

BRETON André: (1863-1949)
Né à Bastia. Militaire (Infanterie). Capitaine en 1893. Chef de bataillon en 1903. Proofesseur de Géographie et de Géologie à l'Ecole Supérieure de Guerre en 1904. Colonel en 1915. Général de division commandant la 29ème Division d'Infanterie en 1920. Grand-officier de la Légion d'Honneur.

BRETOUX ?: (dix-huitième siècle)
Homme d'affaire français. En 1785, la France effectue une tentative de colonisation de Galeria, dont le domaine lui est concédé. Ce sera un échec.

BREVAL (de) ?: (dix-huitième siècle)
Marquis. En Mai 1739, il commande le Régiment de Flandres débarqué à Bastia pour renforcer le corps expéditionnaire du marquis de Maillebois. Il quitte l'Ile en Mai 1741, avec son régiment.

BRIAN Didier: (né en 1953)
Né à Nice. Installé en Corse depuis 1994. Président fondateur de l'association A Runcata en 2000. Auteur de La Princesse de l'aurore (2014).

BRIATA Georges: (né en 1933)
Né à Marseille. Artiste peintre (paysages). Professeur aux Beaux-Arts de Marseille. Peintre de la Corse. En 1976, il réalise douze lithographies pour l'ouvrage d'art La Corse, de Pierre Antonetti. En 2002, il peint trois toiles représentant les calanques de Piana, destinées à la décoration du car-ferry Danièle Casanova, de la SNCM.

BRICU: Voir TRAMONI Jean-Baptiste.

BRIENCIONE ?: (seizième siècle)
Notaire de Rennu. En 1585, il est sommé de mieux écrire, sous peine de se voir interdire de faire des actes notariés.

BRIET Philippe: (1601-1668)
Jésuite, historien et géographe à Paris. Il publie une carte de la Corse en 1649.

BRIEUX Eugène: (1858-1932)
Ecrivain. Membre de l'Académie Française. En 1904, il est en Corse où il termine son roman La Déserteuse.

BRIGHELLI Jacques:
Professeur émérite des universités. Membre du Comité Consultatif de la Langue Française. Il a consacré l'ensemble de ses recherches aux mémorialistes du XVIIe siècle, et, au-delà, à l'expression de la pensée politique. Administrateur provisoire de l'Université de Corse en 1981. Premier président effectif de l'Université de Corse en 1982 à 1987 (il succède à Pascal Arrighi, président avant l'ouverture de l'Université).

BRIGHELLI Jean-Paul: (né en 1953)
Né à Marseille. Originaire de A Porta d'Amugnani et de Livia. Fils de Jacques. Normalien. Professeur agrégé de lettres. Ancien militant extrême-gauche de 1968. Il poursuit désormais un combat pour la refonte des méthodes d'enseignement. Membre du SNALC. Après avoir écrit des manuels scolaires, il est l'auteur d'essais best-seller comme La Fabrique du crétin (2005) et A bonne école (2006). Il publie également un roman policier en 2003 intitulé Pur porc (réédité en 2009 sous le titre de Viande Froide), un pamphlet, Tireurs d'élites, en 2010... Il prète sa plume à de nombreux hommes politiques. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BRIGNOLE Jean: (né en 1961)
Né à Bastia. Originaire de Valle di Rustinu et d'Olmeta di Tuda. Cadre de la poste. Militant syndical, associatif et culturel. Membre du Conseil Economique Social et Culturel de la Corse. Membre du groupe de chant folklorique Cor'di Rustinu. Membre de l'association A Fiera di a Caccia é di a Pesca, de Ponte Novu. Elu secrétaire général du Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC) en 2010.

BRIGNOLE Pierre: (né en 1933)
Né à Olmeta di Tuda. Fondateur du journal d'annonces gratuit Gratannonces, en 1969. Musicien (accordéon). Chanteur.

BRIGNOLI Francescu Maria dit Marinaru: (dix-huitième siècle)
Sergent dans le Bataillon de Volontaires commandé en second par Nabuliu Buonaparte, en 1792. En 1793, à Bunifaziu, il défend ce dernier dans une rixe contre des marins marseillais. Dans son testament, Napoléon lui lègue 10000 Francs.

BRIN Gabriel Marc Charles Olivier: (vingtième siècle)
Préfet de la Corse en 1914. Malade, il quitte Aiacciu et la Corse au bout de quelques mois.

BRIQUET John: (1870-1931)
Botaniste suisse. Il participe à plusieurs voyages botaniques en Corse. Auteur de Recherches sur la flore des montagnes de la Corse et ses origines, en 1901, Spicilegium Corsicum, en 1905, Prodrome de la flore corse, volume 1, en 1910

BRISDOUX GALLONI d'ISTRIA Pierre: (1914-1944)
Né à Alger (Algérie). Originaire d'Aiacciu. Docteur en droit. Licencié de Chimie Générale et de Mathématiques. Il rejoint l'aviation en 1939 et tente de passer en Angleterre en 1940. Après ce premier échec, il passe en Algérie, tente vainement de rejoindre le Cameroun, et rejoint finalement le Tchad. Accueilli par le général de Gaulle en personne, il est versé dans les Forces Aériennes Françaises Libres et rejoint en 1941 le groupe de chasse Alsace, avec lequel il fait les campagnes de Syrie et de Libye en 1942. En 1943, il rejoint la Grande-Bretagne et le groupe de chasse Ile-de-France, avec lequel il participe au débarquement. Il est abattu en 1944 lors d'une attaque sur le quartier général de l'organisation Todt près d'Utrecht. Chevalier de la Légion d'honneur. Compagnon de la Libération. Croix de Guerre 1939-1945 (4 citations). Médaille de la Résistance avec rosette. Médaille coloniale avec agrafe Libye. Médaille des Evadés.

BRISSAC (Charles 1er de Cosse, Comte de): (1505-1563)
Militaire français. En 1553, Sampieru Corsu est sous ses ordres au siège de Ceva, dans le Piémont.

BROCCA (della) Orsone: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Partisan de Sampieru Corsu qu'il rejoint lors de la bataille de Caccia en 1564.

BROCCA (della) Ghjuvanni Teseu: (dix-huitième siècle)
En Août 1751, il est élu député à la Cunsulta di Oletta. Avec trois autres députés, il se présente devant le commissaire général génois Giovanni Giacomo Grimaldi pour lui rendre compte des actes de la Cunsulta, et lui apporter l'hommage de la Nazione.

BROCCA (della) Griscione: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Curateur des biens de Raffaellu de Gentile. Nobile Dodeci du Diquà en 1560-1561. Il aurait conseillé le meurtre du vicaire de l'évêque de Mariana Nicolo Cicala en 1564. Il est condamné aux galères où il meurt.

BROCCA (della) Orsone: (seizième siècle)
Caporale du Rustinu. Allié de Sampieru Corsu. Il obtient la clémence des Génois en 1568.

BROCCA (della) Paulu: (?-1566)
Caporale du Rustinu. Allié de Sampieru Corsu. Nobile Dodeci du Diquà en 1559-1560. En 1564, il reçoit du commissaire génois Francesco Fornari, de l'argent pour lever des troupes lors du débarquement de Sampieru Corsu. Il effectue cette levée dans la pieve de Rustinu, puis fait défection et rejoint Sampieru Corsu. En 1566, il est à Borgu di Marana, avec les troupes d'Antoniu di San Fiurenzu. Il y affronte treize compagnies génoises, commandées par le Corse Petrandria di Casta. Il trouve la mort dans ce combat, où, les Corses, battus, sont obligés de se retirer à Bigornu.

BROCCOLONE: Voir ANDREANI.

BROCKDORFF-VOGNSGAARD-PARENTI Tove: (née en 1916)
Née au Danemark. En 1974, avec son mari, elle fait don à la ville d'Aiacciu d'une collection d'objets consacrés à Napoléon. Citoyenne d'Honneur de la ville d'Aiacciu. Elle se retire dans la cité napoléonienne en 1992. Officier des Arts et Lettres. Chevalier de la Légion d'Honneur.

BROD Emile: (1882-1974)
Né à Corti. Artiste peintre (paysages, portraits). Musicien. Chef de la musique municipale d'Aiacciu. Collaborateur artistique de La Corse touristique. Il illustre l'ouvrage de Jean-Baptiste Marcaggi Bandits corses d'hier et d'aujourd'hui, paru en 1922. Il expose au Salon des Artistes Français de 1936, deux toiles intitulées Marine (Golfe d'Ajaccio), et, à celui de 1938, une toile au même titre. Il peint également le portrait de plusieurs maires d'Aiacciu, et d'autres personnalités de la ville.

BRODERS Roger: (1883-1953)
Né à Paris. Affichiste. Il illustre la revue L'aventure de Mathieu Poli, bandit corse. Il est l'auteur de trois affiches sur la Corse pour la société Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), Le tour du Cap Corse et Les calanches de Piana, en 1923, et La plage de Calvi, en 1928.

BRON Achille: (1867-1949)
Né à Crazannes (Charente-Maritime). Artiste peintre (paysages). Il expose au Salon des Indépendants de 1911, Evisa (Corse) et Calvi (Corse).

BRONCONI Sylvestre: (1773-1821)
Né à Calinzana. Laboureur. En 1817, à Bastia, il est condamné à 5 ans de Travaux Forcés, pour vol. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1821.

BRONZINI Thomas: (né en 1971)
De Bastia. Musicien (claviers et guitare). Chanteur lyrique (ténor). Auteur. Compositeur. Membre du groupe Intimità. Comédien par intermittence. Il participe à plusieurs pièces de théâtre avec les compagnies U Teatrinu et Premier Acte. Il joue dans la série télévisée Mafiosa, Le Clan (2006)...

BRONZINI de CARAFFA: Voir CARAFFA (de).

BROTTAPORADA Oberto: (douzième siècle)
Gouverneur de la Corse pour le compte de Pise de 1098 à 1116.

BROUSSARD Robert: (né en 1936)
Commissaire de police. Chef de l'antigang. En 1983, il est nommé commissaire de la République, préfet délégué à la sécurité en Corse. Pour lui, le milieu est très impliqué dans les affaires du FLNC. Il quitte la Corse en 1985 pour créer le RAID.

BROUSTRA Paul Vincent: (1897-1961)
Né à Bastia. Diplomate. Ministre plénipotentiaire à l'Administration Centrale des Affaires Etrangères. Chef du secrétariat des Conférences à l'Administration Centrale des Affaires Etrangères. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BRUA Rose dite Rose Celli: (1895-1982)
Originaire d'Evisa. Romancière. Auteur de Isola, prix Minerva en 1933, un hymne à la Corse authentique.

BRUCET de LA SAIGNE: Voir BOURCET de LA SAIGNE.

BRUGNAUD Armand: (1899-1961)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages et natures mortes). Il expose au Salon des Indépendants de 1938, une peinture intitulée Corse.

BRUN Abel: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Dessinateur. Auteur d'une affiche sur la Corse, La Corse à six heures de Nice, réalisée au début des années 1900 pour la société Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) et la Compagnie Française de Navigation et de Constructions Navales (CFNCN).

BRUNATI Jean: (né en 1923)
Militant au sein de la Société Internationale Antifasciste (SIA). Il vit en Tunisie en 1942, et après le débarquement d'Afrique du Nord, il rentre dans la Résistance. Arrêté par les Allemands, il est déporté à Dachau en 1943. Retraité de l'Education Nationale. Ecrivain à partir de 1987. Auteur de Dachau - soleils noirs, Le destin de Bastianu (2002), Corse, paradis perdu, Corse, défense d'une Ile (ouvrage collectif), De l'Esclavage des Noirs à celui des camps nazis (2008)...

BRUNDSAUX Paul: (1855-1930)
Général. Gouverneur militaire de la Corse de 1909 à 1914.

BRUNELLI Anfranu: (1649-après 1711)
De Calvi. Fils de Ghjuvan Ghjacumu. Nobile. Comte. Il bénéficie à plusieurs reprise d'un port d'armes offensives accordé par la République de Gênes.

BRUNELLI (de) Carlu Ghjuvanni Dumenicu Anfranu: (1721-1786)
Originaire de Calvi. Fils de Ghjuvan Ghjacumu. Capitaine au service de la République de Gênes en 1745. Vice-consul de France à Calvi.

BRUNELLI (de) Ghjacumu Anfranu: (1822-1892)
Originaire de Calvi. Conducteur de travaux. Géomètre. Il participe à la construction du chemin de fer de la Corse.

BRUNELLI Ghjuvan Ghjacumu: (1619-1678)
Notable de Calvi. Nobile. En 1666, il bénéficie d'un port d'armes accordé par le gouverneur génois Zoaglia.

BRUNELLI Ghjuvan Ghjacumu: (1680-1711)
Notable de Calvi. Fils d'Anfranu. Comte.

BRUNELLI (de) Ghjuvan Ghjacumu: (1749-après 1815)
Originaire de Calvi. Comte. Ecrivain. Poète. Auteur de plusieurs écrits, de poésies et d'un Mémoire sur la Noblesse de Corse, paru en 1794 à Livourne.

BRUNELLI Thomas:
Né à Aiacciu. Journaliste (depuis 1987). Il collabore à Radio Corse Frequenza Mora (RCFM) (depuis 1984), France 3 Corse, Via Stella... Animateur de l'émission Orizonti, depuis 2006. Auteur de I pinseri di Maddalena, en 2009. Président du Ring Ajaccien depuis 2014.

BRUNETTI Auguste dit Brunetti di Costera: (1929-2008)
Originaire de Bigornu. Ecrivain. Historien. Auteur de Ugo di Niolu, Le gobelet merveilleux, Nicodème et le Mazzeru... Fondateur de la revue Eckmühl Gazette. Animateur de l'association des Amitiés Franco-Albanaises.

BRUNETTI Luigi: (1809-?)
Peintre italien né à Urbino. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse entre 1843 et 1851. Il exécute de nombreux tableaux d'église (Belgudé, Piughjula, Bastia...).

BRUNI C.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Pila é Canali en 1840.

BRUNI J.M.: (dix-huitième siècle)
D'Olmeta. En Septembre 1770, à Bastia, il participe à la Première Assemblée des Etats de Corse, dans laquelle il se fait remarquer, lors des débats, parmi les contestataires au comte de Marbeuf.

BRUNI Jean-Baptiste: (dix-neuvième siècle)
Baron. Maréchal de camp. Commandant de la 17ème Région Militaire. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

BRUNIN Jean-Luc: (né en 1951)
Né à Roubaix (Nord). Evêque de Corse de 2004 à 2011. Il succède à André Lacrampe.

BRUNINI Antoine-Marie: (1907-1950)
Né à Lumiu. Militaire. Lieutenant au 15ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Il décède, des suites de maladie contractée en service, à l'hôpital Maillot (Alger), en 1950. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Lumiu.

BRUNINI Cecce:
Chanteur. Musicien (guitare). Co-fondateur du groupe Diana di l'Alba en 1994, avec ANTOINE MARIELLI et STEPHANE PERFETTI.

BRUNINI Ettore: (1863-1943)
Peintre paysagiste et portraitiste né à Livourne. Décorateur. Il exerce à Bastia, où il arrive en 1888, et où il décède en 1943.

BRUNINI Pierre: (1931-1976)
Né à Bastia. Ténor. Il chante opéras et opérettes. Interprète, entre autres, de l'Opéra d'Aran. Gravement malade, il décède à Paris, en 1976.

BRUNNEL Guy: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

BRUNO (de REGINA et BRUNO): Voir OLIVIERI Philippe.

BRUNO Franck: (né en 1965)
De Bunifaziu. Originaire d'Olmi e'Cappella. Après avoir été amputé d'une jambe en 1983, il devient scaphandrier professionnel et sauveteur en mer, aux îles Lavezzi. Il se lance dans le Défi Atlantique avec son ami Dominique Benassi, comme lui, amputé. Ils sont les deux seuls athlètes unijambistes engagés dans l'Atlantique Rowin Race 2005. Il est un des membres fondateurs de l'association Bout de Vie dont le but est de briser l'isolement des personnes handicapées, en leur montrant que les valides n'ont pas le monopole de l'exploit. Auteur de nombreux autres exploits extrêmes. Auteur de Bout de Vie (2008), Ayeltgnu (2012)...

BRUNY ?: (dix-neuvième siècle)
Général. En 1814, il est nommé gouverneur militaire adjoint de la Corse. Il s'installe à Aiacciu. En 1814, lors des Cent Jours, il remet son commandement entre les mains du colonel Steiler.

BRUSCHINI Gaston: (1900-?)
Né à A Stazzona d'Orezza. Enseignant. Censeur de lycée à Dignes (Alpes-de-Haute-provence). Ancien combattant 39-45. Résistant. Conseiller général (socialiste) du canton de Noyers-sur-Jabron (Basses-Alpes) de 1945 à 1978. Président de la Commission des Finances du Conseil Général des Basses-Alpes. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance. Officier de l'Instruction Publique. Chevalier du Mérite Social. Chevalier du Mérite Agricole.

BRUSCHINI Jacques: (?-1944)
Résistant. Il est tué dans le maquis du Var, en 1944. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Bastia.

BRUSCHINI Laurent: (né en 1976)
Né à Aubervilliers. Originaire de Palleca et A Sarra di Scupamena. Il rentre en Corse en 1999. Licencié en langue et culture corses. Compositeur et interprète. Compositeur de monodies corses. Il collabore avec les groupes I Muvrini, Di Maghju, Cinqui sò (depuis 2007). Membre fondateur du collectif Baretta Misgia. Membre de l'association Filu d'Amparera. Il sort un premier album solo (Andammini) en 2011.

BRUSCO ?: (dix-neuvième siècle)
Bandit. En 1822, à Casaglio, avec Tiudoru Poli, les frères Multedo, Carlotti et Battesti, ils attaquent la gendarmerie, et tuent un gendarme (Robert). Le maire du village (Albertini), avec l'aide de trois habitants, les met en fuite, tuant Battesti.

BRUSLART (de) Louis-Guérin: (1764-1829)
Chevalier de Saint Louis en 1791. Général, farouche ennemi de Napoléon 1er. En 1814, il est nommé gouverneur militaire de la Corse. Il laisse à Aiacciu son adjoint, le général Bruny, et s'installe à Bastia, d'où il pourra surveiller de près Napoléon 1er, exilé sur l'île d'Elbe. En 1815, devant le débarquement en Corse des partisans du retour de Napoléon Bonaparte il réagit fortement et envoie la troupe pour intervenir. Il propose de faire assassiner l'Empereur. Dans un communiqué rendu public, il menace des plus graves sanctions tous ceux qui prétexteront de la fausse nouvelle du départ de Napoléon Bonaparte pour fomenter des troubles dans l'Ile. Il publie le manifeste du Congrès de Vienne déclarant Napoléon Bonaparte perturbateur de la paix du monde et hors la loi. La municipalité bastiaise refuse son ordre de mobiliser la garde civile contre les insurgés du Bevincu. Elle négocie son départ contre une non-agression. Il doit partir et quitte Bastia pour Gênes. Il est remplacé par le général Simon. Maréchal de camp en 1816. Inspecteur d'infanterie en 1822. Lieutenant-général en 1823.

BRUTUS: Voir BARTA Lazlo.

BRUYES ?: (dix-huitième siècle)
Fabricant de soie de Marseille. A Bastia, en 1784, il tente, sans succès, de lancer la fabrication de rubans de soie et d'étoffes de lin.

BRUYN (de) Martinus: (dix-huitième siècle)
Editeur et libraire à Amsterdam. En 1769, il édite une carte de la Corse.

BUCCARONI Joannes: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone en 1445.

BUCCHINI Claude: (né en 1951)
Originaire de Sartè. Chanteur interprète.

BUCCHINI Dominique: (né en 1943)
Né à Sarté. Enseignant. Homme politique (communiste). Membre des Jeunesses Communistes en 1958, puis du Parti Communiste depuis 1972. Maire de Sarté de 1977 à 2001. Député européen de 1981 à 1985. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982 et constamment réélu depuis. Premier vice-président de l'Assemblée de Corse de 1982 à 1984. Conseiller général de Sarté de 1988 à 2001. Président de l'Assemblée de Corse de 2010 à 2015. Réélu (dans l'opposition) en 2015 (membre de la Commission Permanente). Auteur de De la Corse en général et de certaines vérités en particulier, en 1997. Officier de la Légion d'Honneur.

BUCCHINI Joseph:
Maire de Pruprià de 1887 à 1892.

BUCCHINU: Voir PIETRI Petru Maria.

BUCHBERG (de) François Napoléon Siméon: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti en 1861.

BUCKINGHAM (de) Richard: (1776-1839)
Premier Duc de Buckingham et Chandos. En 1828, il effectue un voyage en Corse. Il consacre une partie de son journal de bord à l'Ile. Il est le premier touriste britannique au sens moderne du terme.

BUELLET Claude Clément: (vingtième siècle)
Préfet de la Corse de 1910 à 1911.

BUENO Jeremy: (né en 1982)
Originaire d'Aiacciu. Couturier. Créateur de mode. Autodidacte, il quitte la Corse et rejoint Londres á 18 ans pour nourrir sa passion dans le domaine de la mode. Il poursuit des études de Stylisme Modélisme au London Collège of Fashion et apprend le métier chez le couturier Thierry Mugler en prêt à porter puis en haute couture. Installé à Paris depuis 2008. Il présente la Collection Corsica (automne-hiver 2012).

BUENO Raphaël:
Militant du FLNC. En 1984, à Capu di Muru, il est grièvement blessé par l'explosion de la bombe qu'il transportait afin de plastiquer une villa. Il perd les deux mains.

BUFFA Christian: (né en 1965)
Photographe. Journaliste . Il vit et travaille à Bastia. Photographe indépendant pendant dix ans, il collabore depuis plusieurs années à des journaux et magazines français et étrangers. Il a notamment travaillé pour l'agence Sygma et Le Provençal. Depuis 1999, il est journaliste à Nice-Matin. Portraitiste (Sosies, Western, La Nuit).

BUFFIGNANI Denis: (né en 1968)
Musicien (guitare basse). Adepte du rock en langue corse. Co-fondateur du groupe Erin, en 1997.

BUGNI Pierre:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981.

BUJOLI Muriel: (1968-2010)
D'Eccica Suaredda. Avocate au barreau d'Aiacciu. Membre du Conseil de l'Ordre des Avocats de 2001 à 2003. Membre de la Ligue des Droits de l'Homme de Corse. Membre du conseil d'administration de la Caisse des Règlements Pécuniaires des Avocats (CARPA) en 2009.

BULGARO Tomaso: (seizième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse en 1512, il succède à Giovanni Doria. Il est remplacé, en 1513, par Francesco de Salvago.

BUNGELMI Paul: (1923-1991)
Né à Pitretu Bicchisgià. Instituteur. Militant communiste. Résistant. Membre du Front National de la Résistance. . Il participe à la résistance en Corse jusqu'à la Libération en 1943. Croix de Guerre au titre de la Résistance. Dirigeant du PCF de Corse. Collaborateur au journal A Spannata . Conseiller régional en 1982.

BUNGELMI Paul-André:
Originaire de Pitretu Bicchisgià. Fils de Paul. Editeur. Fondateur de la maison d'édition Editions Misteri, en 1992.

BUNIFAZIU (di) Caracciolu: (seizième siècle)
En 1584, le gouverneur génois Stefano da Passano lui accorde une patente de notaire.

BUNIFAZIU (di) Marzolacciu: (dix-septième siècle)
Notable de Bunifaziu. Editeur. En 1607, il publie les Nuovi Statuti, nouveaux statuts de la ville.

BUNKE Gabriel: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre. Graveur. Lithographe. Il expose au Salon des Artistes Français de 1939, une oeuvre intitulée Erbalunga.

BUNUEL Luis: (1900-1983)
Cinéaste espagnol. En 1955, il tourne dans la région de Bastia son film Cela s'appelle l'aurore, dont l'intrigue se déroule dans une île méditerranéenne.

BUONACCORSI: Voir BONACCORSI.

BUONAPARTE: (dix-huitième siècle)
Famille d'Aiacciu. En Juin 1759, la noble et ancienne famille Buonaparte de Florence reconnaît officiellement les Buonaparte d'Aiacciu comme parents. En 1766, les Buonaparte s'installent à Corti. En Septembre 1771, la famille est déclarée de noblesse prouvée au-delà de 200 ans (depuis Francescu et Gabriele), par le Conseil Supérieur de la Corse. En Mai 1793, à Aiacciu, ses membres sont partisans de Antoniu Cristufaru Saliceti et adversaires de Pasquale Paoli. Ses biens sont saccagés. En Janvier 1798, les Buonaparte bénéficient d'une forte indemnité que le Directoire alloue aux Corses émigrés restés fidèles à la République.

BUONAPARTE Agostinu: (décédé avant 1618)
Fils de Gabriele. Notable ajaccien. Qualifié de Magnifico. Il fait édifier les tours de Capitellu, en 1582, de Capu di Fenu et d'Asprettu. Anzianu d'Aiacciu en 1597. Padre di Comunu.

BUONAPARTE Carlu Maria: (1637-1692)
D'Aiacciu. Fils de Sebastianu. Qualifié de Nobile. Magnificu Anzianu de la ville d'Aiacciu en 1662, 1666, 1670, 1671, 1681, 1685, 1688, 1690, et 1691.

BUONAPARTE Carlu Maria (Charles-Marie BONAPARTE): (1746-1785)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Maria. En Octobre 1763, à Aiacciu, il est dans la confidence de l'action menée par les Massiera et quelques Naziunali, qui décident de prendre la citadelle. En 1764, il épouse Litizia Ramolino. En 1765, il est étudiant à l'Università di Corti. Avocat à Corti. En Janvier 1766, il est l'auteur d'une publication en latin d'exercices mathématiques. En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il lance un appel aux jeunes, pour défendre la liberté de la Nazione (il fait prêter le serment de Vivre Libres ou Mourir (Vince o More). En Octobre, il participe à la bataille de Borgu avec les Naziunali contre les Français. En Avril 1769, il est fait partie des chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, après la défaite, il est dans une délégation, représentant des familles de vaincus retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. Il se rend à Vicu, où, avec d'autres, il tente de reconstituer et de réorganiser l'armée autour des quelques hommes qui restent avec lui, et de faire de la piève de Vicu, un bastion de résistance. La plupart des Capipopuli de la région s'y refusent et décident de se soumettre aux Français. En Juin, dès l'exil de Pasquale Paoli, il décide, avec de nombreux Capipopuli, de se rallier à la France et au Parti Français, qui est désormais solidement implanté en Corse. En Octobre, il part pour l'Université de Pise afin d'y obtenir son doctorat en Droit. En Novembre, il est reçu Docteur en Droit à l'Université de Pise. En Décembre, de retour de Pise, il rentre en Corse. A Bastia il prête serment comme avocat devant le Conseil Supérieur de la Corse. En Octobre 1770, il devient le substitut occasionnel et officieux de Lurenzu Giubega, le procureur du Roi à Aiacciu. En Février 1771, il est nommé assesseur de la juridiction royale d'Aiacciu, avec un traitement de 900 livres par an. En Septembre, il est élu député de la Noblesse de la province d'Aiacciu, après une intervention du comte de Marbeuf, au détriment de son concurrent Fozzani. En Octobre, il loge chez lui le nouvel Intendant de la Corse Colla de Pradines, qui prend ses fonctions sur l'Ile. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est député de la Noblesse à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse. Il y est élu Nobile Dodeci pour le Dilà. En Janvier 1776, le comte de Marbeuf intervient spécialement pour lui négocier une alliance avec Geronimu Pozzo di Borgo, qui est député du Tiers État quoique gentilhomme. En Juillet 1777, lors de la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, il est élu député de la Noblesse, pour aller représenter la Corse à la Cour de France. En Décembre 1778, de Bastia, il se met en route pour Versailles, afin d'amener ses fils Nabuliu et Ghjuseppu, et leur petit cousin Francescu Maria Aureliu, au collège d'Autun. En Janvier 1779, il arrive à Autun, où le neveu du comte de Marbeuf est évêque. En Mars, à Versailles, en tant que député de la Noblesse, il est reçu par Louis XVI avec les deux autres députés corses. Ils remettent solennellement au Roi de France le cahier de doléances des Corses. En Mai, de retour à Bastia, il participe, en l'église de La Cuncezzione, à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse, où il est entendu par les membres de l'Assemblée au sujet de son entrevue avec le Roi de France. En 1781, il est élu, pour la quatrième fois de suite, député de la Noblesse de la province d'Aiacciu et participe à la Septième Assemblée des Etats de Corse où il est également élu Nobile Dodeci pour le Dilà. En 1784, il est suspecté de spéculation au sujet des étangs de Salines et des Milelli. En Février 1785, il décède, à Montpellier, des suites d'un cancer à l'estomac. Après plusieurs exhumations (1803, 1819, puis 1862), ses cendres sont ramenées en Corse, à Aiacciu, en 1951.

BUONAPARTE Francesco dit Il Mauro di Sarzana (Le More): (?-1540)
De Sarzane. Fils de Giovanni. Mercenaire. Arbalétrier à cheval dans les troupes de l'Ufficio di San Giorgio. Il est le premier des Buonaparte à s'établir à Aiacciu entre 1490 et 1514. Mort à Gênes.

BUONAPARTE Francescu: (1570-1633)
D'Aiacciu. Fils de Geronimu. Notaire. Qualifié de Messer. Magnificu Anzianu de la ville d'Aiacciu en 1596, 1616, 1620, 1630, 1631, et 1632. Greffier du fief des seigneurs feudataires d'Istria en 1610. Capitaine de la ville d'Aiacciu en 1620. Commandant de la ville d'Aiacciu en 1621.

BUONAPARTE Gabriele: (1515-1590)
Génois. Fils de Francesco. Père de Geronimu. Qualifié de Messer. Fondateur de la famille Buonaparte, d'Aiacciu. Anzianu de la ville d'Aiacciu en 1552, 1563 et 1569. Il y fait élever une tour en 1567. En 1577, après s'être illustré contre les Barbaresques, il entre dans les ordres, et devient archiprêtre de l'église cathédrale d'Aiacciu et chanoine de San Roccu en 1582. Il meurt à Gênes.

BUONAPARTE Gabriele: (?-1651)
D'Aiacciu. Fils d'Agostinu. Notaire. Fermier des domaines de la République de Gênes.

BUONAPARTE Geronimu: (1540-1601)
D'Aiacciu. Fils de Gabriele. Père de Francescu. Premier de la lignée à être né en Corse. Homme de loi. Notaire. En 1554, il est Procuratore des Nobili Anziani de la ville d'Aiacciu. En 1572, 1577, 1589, 1594, 1595 et 1597, il est membre du Conseil des Anziani. Oratore en 1573 (il demande à Gênes la construction d'un hôpital). Lieutenant et notaire du greffier du Sénat de la République de Gênes en Corse, à Bastia, en 1576. En 1584, il réclame et obtient l'étang et la tour des Salines, qui l'indemnise des frais qu'il a supportés pour aller défendre à Gênes les intérêts d'Aiacciu. Député auprès de Sénat de la République de Gênes en 1595 et 1597.

BUONAPARTE Geronimu (Jérôme BONAPARTE): (1784-1860)
Né à Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Promu amiral en 1806. Général de division et commandant le 9ème Corps de la Grande Armée, en 1807. Roi de Westphalie de 1807 à 1813. Franc-maçon, il est Grand Maître de la Grande Mère Loge de Westphalie. Il combat à Waterloo en 1815. Gouverneur des Invalides en 1849. Maréchal de France en 1850. Sénateur du Second Empire de 1852 à 1860. Président du sénat en 1852. Inhumé aux Invalides.

BUONAPARTE Ghjuseppu: (1663-1703)
D'Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Qualifié de Magnifico. Anzianu di Aiacciu en 1690, 1691, 1701 et 1702.

BUONAPARTE Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
D'Aiacciu. En Décembre 1748, parmi les Députés d'Aiacciu, il dispose de la procuration de 40 familles de la ville, toutes entendant être unies à la France. En Janvier 1749, il assiste à la Cunsulta di Corti.

BUONAPARTE Ghjuseppu Maria: (1713-1763)
Né à Aiacciu. Fils de Sebastianu Nicolu. Père de Carlu Maria. Qualifié de Magnifico. En 1759, il obtient une reconnaissance de parenté de la noble et ancienne famille Buonaparte de Florence. Anzianu di Aiacciu en 1750, 1753 et 1760.

BUONAPARTE Ghjuseppu Maria (Joseph BONAPARTE): (1768-1844)
Né à Corti. Fils de Carlu Maria. En Décembre 1778, il entre au collège d'Autun. En Mars 1790, il est officier municipal d'Aiacciu. Président du district d'Aiacciu. En Avril, à Aiacciu, à l'assemblée des délégués du Dilà (assemblée houleuse car on doit y décider l'union ou la session avec le Diquà), il est un des farouches partisans de l'union avec le Nord, laquelle l'emporte finalement. En Juin, il va accueillir à Aix en Provence Pasquale Paoli qui rentre en Corse. En Septembre, à Orezza, il assiste, en tant que représentant du Dilà (il est député d'Aiacciu), à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il propose l'érection d'une pyramide sur laquelle seraient gravés d'un côté les noms de tous ceux qui, depuis 1729, ont combattu pour la cause commune de la liberté, sur le second, les noms des martyrs de la liberté et l'indépendance, sur le troisième, l'époque de la régénération, et enfin sur le quatrième côté, les noms des traîtres à la patrie. Sa proposition est acceptée. En Janvier 1791, à Aiacciu, il devient le secrétaire du nouveau club patriotique, La Société des Amis de la Constitution. Cette association compte plus de 400 membres, militaires et civils, et est affiliée aux Jacobins de Paris. En Août, Pasquale Paoli lui écrit au sujet de la lettre écrite par son frère Nabuliu contre Matteu de Buttafuoco: Elle aurait fait plus grande impression si elle avait dit moins et si elle avait montré moins de partialité. En Septembre, lors de la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale, à Corti, il devient Membre du Directoire Exécutif du Département de la Corse. En Mai 1792, son frère Nabuliu lui écrit au sujet de Pasquale Paoli: Tiens-toi fort avec le général Paoli. Il peut tout et est tout. Il sera tout dans l'avenir que personne au monde ne peut prévoir. En Septembre, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, à la demande de Pasquale Paoli, il est battu au poste de député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale (la Convention). En Juin 1793, l'Assemblée Nationale Constituante le désigne comme commissaire, chargé d'une réorganisation administrative de la Corse suivant un découpage en deux Départements. En Avril 1794, il est avec une flottille de huit vaisseaux français qui s'apprête à appareiller de Port la Montagne (Toulon) pour se porter au secours des Républicains de Corse. Mais l'amiral français reçoit l'ordre de ne pas affronter la flotte anglaise beaucoup plus nombreuse et mieux armée. En Mars 1795, il prépare une escadre française d'une quinzaine de vaisseaux, destinée à la reconquête de la Corse, et qui quitte Toulon, avec 3000 hommes affectés à un débarquement prévu près de L'Isula. En Novembre 1796, son frère Nabuliu l'envoie en Corse avec Antoniu Cristufaru Saliceti, et André François Miot de Melito, pour y restaurer l'ordre républicain. Il rentre à Aiacciu. D'Italie, Nabuliu lui écrit: Je me suis décidé à modifier mon nom et je te conseille de faire de même. Je m'appellerai désormais Napoléon Bonaparte. Prière de t'y conformer en m'adressant tes lettres et de faire part de ma décision à toute la famille. Nous sommes citoyens français, et je veux que le nom que j'écrirai dans le livre de l'histoire soit un nom français. En Avril 1797, il est élu au Conseil des Cinq Cents. Député du Golu, mais il n'y siège pas car il est immédiatement nommé ministre à Parme puis ambassadeur à Rome. Sénateur en 1802, il reçoit la Sénatorerie de Bruxelles de 1803 à 1804. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803. Grand Maître du Grand Orient de France, en 1804. Grand'Croix de la Légion d'Honneur (1805). Général de division commandant l'Armée de Naples en 1806. Napoléon le nomme Roi de Naples de 1806 à 1808, puis, Roi d'Espagne de 1808 à 1813. Nommé Pair de France en 1815. Il séjourne aux Etats-Unis de 1815 à 1832, puis de 1837 à 1839, où il vit à Philadelphie sous le nom de Comte de Survilliers. Il est inhumé aux Invalides.

BUONAPARTE Giovanni: (quinzième siècle)
Originaire de Sarzana, près de La Spezia, en Ligurie, fils de Cesare Buonaparte. En 1480, il est intendant du gouverneur génois Tomassino da Campofregoso à Bastia. Il est le premier Buonaparte à venir en Corse.

BUONAPARTE Isabella: (1744-1816)
Fille de Nabuliu, le frère de Carlu Maria. Epouse de Luiggi (Ludovico) d'Ornano.

BUONAPARTE Lucianu: (1718-1791)
Né à Aiacciu. Fils de Sebastianu Nicolu. Ecclésiastique. En 1759, il obtient une reconnaissance de parenté de la noble et ancienne famille Buonaparte de Florence. En 1771, il est archidiacre de la cathédrale d'Aiacciu. Reconnu noble par un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1771. En Septembre 1779, il est agréé comme archidiacre d'Aiacciu. Il baptise son neveu et filleul Lucianu et sa nièce Elisa.

BUONAPARTE Lucianu (Lucien BONAPARTE): (1775-1840)
Né à Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Il fait ses études sur le continent, à Autun, puis à Brienne-le-Château où il croise son frère Napoléon, mais il renonce à la carrière des armes pour celle de l'Église et entre au séminaire d'Aix-en-Provence. Revenu en Corse, il continue dans cette voie jusqu'à ce que la Révolution Française éclate. Il devient alors secrétaire particulier de Pasquale Paoli, Ardent Jacobin, il dénonce ce dernier à la Convention. En Février 1793, il inspire une lettre à Bartulumeu Arena, adressée au Club Patriotique de Toulon, dans laquelle celui-ci accuse Pasquale Paoli de favoriser, par une incurie délibérément voulue, les menées des ennemis de la liberté, et lui impute l'échec de l'expédition de Sardaigne. En Mars, il ne ménage pas plus Carlu Andria Pozzo di Borgo que Pasquale Paoli, en les dénonçant tous les deux au Club Patriotique Toulonnais comme les ressorts principaux de la conspiration contre le Peuple. Ce complot, qui échoue, provoque le bannissement de Corse de toute la famille Bonaparte. En Février 1796, il est nommé Commissaire des Guerres à l'Armées du Nord. En Janvier 1798, il est à Bastia en qualité de commissaire ordinateur pour les deux départements de la Corse. Il décide de réprimer durement l'insurrection de A Crucetta. En Mars 1798, il est élu, pour le Département du Liamone, député du Conseil des Cinq Cents. Il s'installe à Paris. En Octobre 1799, il est élu Président du Conseil des Cinq Cents. Ministre de l'intérieur. En 1800, il est ambassadeur à Madrid. En 1801, il fonde la bibliothèque d'Aiacciu. Il reçoit la Sénatorerie de Trèves (Allemagne) de 1803 à 1810. Membre de l'Institut en 1803. Membre honoraire de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En conflit avec son frère, il doit quitter la France pour Rome, où il se retire auprès du pape Pie VII, dont il s'était concilié l'amitié en 1801. Il se fixe près de Viterbo, dans la terre de Canino, que le pape érige pour lui en principauté. Il devient ainsi Prince de Canino. La réconciliation ne se faisant pas avec Napoléon, il décide de partir aux États-Unis en 1810. C'est au cours de cette traversée qu'il est arrêté par les Britanniques et emprisonné jusqu'en 1814. En exil à Rome depuis mai 1814, il est fait Prince de Canino par le pape Pie VII. Il apprend en 1815 le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et décide immédiatement de rentrer en France. L'empereur accepte de le recevoir et ils se réconcilient. Il est nommé Pair de France en 1815, devenant ainsi Comte de l'Empire. La chute définitive de Napoléon (c'est lui qui rédige l'acte d'abdication de Napoléon), après défaite de Waterloo l'oblige à retourner à Rome, étant proscrit sous la Restauration. Il est fait Prince de Musignano en 1824 par le pape Léon XII, et Prince Bonaparte par le pape Grégoire XVI, en 1837. Il meurt en exil comme simple particulier en 1840.

BUONAPARTE Luiggi (Louis BONAPARTE): (1778-1846)
Né à Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Père de Napoléon III. Son parrain est le comte de Marbeuf, sa marraine, Madame de Boucheporn. Aspirant d'artillerie en 1790. Capitaine en 1796. Aide de camp de Nabuliu Buonaparte pendant la campagne d'Italie. Général de brigade en 1803. Connétable en 1804. Général de division. Grand Maître adjoint du Grand Orient de France, de 1803 à 1806. Grand Aigle de la Légion d'Honneur (Grand'Croix). Roi de Hollande de 1806 à 1810. Il se retire en Italie en 1814. Ecrivain et poète. Il meurt à Livourne en 1846.

BUONAPARTE Maria Anna: (1767-1767)
Née à Aiacciu. Fille de Carlu Maria. Décédée dans les premiers jours après sa naissance.

BUONAPARTE Maria Anna: (1771-1771)
Née à Aiacciu. Fille de Carlu Maria. Décédée dans les premiers jours après sa naissance.

BUONAPARTE Maria Anna (Elisa BONAPARTE): (1777-1820)
Née à Aiacciu. Fille de Carlu Maria. En 1797, elle épouse Felice Pasquale Bacciochi. Elle reçoit le titre de Princesse française en 1804. Princesse de Lucques et de Piombino en 1805. Grande duchesse de Toscane en 1809, elle s'installe en Florence. Après la mort de Napoléon Bonaparte, elle se retire à Bologne, Vienne puis Trieste, où elle décède en 1820.

BUONAPARTE Maria Annunziada (Caroline BONAPARTE): (1782-1839)
Née à Aiacciu. Fille de Carlu Maria. En 1800, elle épouse Joachim Murat. Elle reçoit le titre de Princesse française en 1804. Grande duchesse de Berg et de Clèves en 1806. Reine des Deux-Siciles de 1808 à 1816. Elle décède à Florence en 1839.

BUONAPARTE Maria Litizia (Laeticia BONAPARTE): (1750-1836)
Née à Aiacciu. Fille de Jean-Jérôme Ramolino. En 1764, elle épouse Carlu Maria Buonaparte. En Mai 1769, enceinte de Nabuliu, elle est avec son époux à la bataille de Ponte Novu. En Juillet, toujours enceinte de Nabuliu, elle séjourne au Palazzu Acquaviva, à Lozzi. En Mai 1793, poursuivie par les partisans de Pasquale Paoli, elle se réfugie, avec ses filles Pauline et Elisa et l'abbé Joseph Fesch, dans la maison des Buonaparte, les Milelli, près d'Aiacciu. En Mai, elle rejoint Nabuliu dans la tour de Capitellu. Ils quittent Aiacciu et mettent le cap sur Calvi, où ils sont logés chez Lurenzu Giubega, le parrain de Nabuliu. En Juin, ils quittent Calvi pour Toulon. Ils arrivent à Toulon où ils sont accueillis par Ghjuvan Battista Cervioni. Avec ses enfants, elle demeure à La Valette du Var, puis à Méounes, en attendant leur départ pour Marseille. En Août 1797, elle retourne à Aiacciu (au Scudu) avec sa fille Elisa et le mari de celle-ci Felice Bacciochi, le nouveau commandant de la place. En Juin 1798, deux experts estiment les pertes éprouvées par sa famille, pendant l'occupation anglaise, à 124800 francs. Elle obtient du Directoire 97500 francs à titre de dommage de guerre. En 1813, année de disette en Corse, elle fait un don de 150000 francs pour les pauvres d'Aiacciu. Elle meurt à Rome en 1836. Ses cendres sont ramenées en Corse, à Aiacciu, en 1851.

BUONAPARTE Maria Pauletta ou Paolina Maria (Pauline BONAPARTE): (1780-1825)
Née à Aiacciu. Fille de Carlu Maria. Mariée au général Charles Leclerc en 1797. Elle reçoit le titre de Princesse française en 1804. Princesse et duchesse souveraine de Guastalla en 1806. Elle est la seule membre de la famille Bonaparte à rendre visite à Napoléon sur l'île d'Elbe en 1814. En 1816, elle s'installe au Palais Borghèse, à Rome.

BUONAPARTE Nabuliu: (1717-1767)
Né à Aiacciu. Fils de Sebastianu Nicolu. Membre du Conseil des Anziani d'Aiacciu en 1757. Commandant de la garnison d'Aiacciu. Président du Conseil des Anziani d'Aiacciu en 1764. Il meurt en combattant les Français en 1767.

BUONAPARTE Nabuliu: (1765-1765)
Né à Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Décédé dans les premiers jours après sa naissance.

BUONAPARTE Nabuliu (Napoléon BONAPARTE, NAPOLEON 1er): (1769-1821)
Né à Aiacciu. Fils de Carlu Maria. En Juillet 1771, à Aiacciu, dans la cathédrale, il est baptisé en même temps que sa sœur Marianna, qui décèdera peu après. Son parrain aurait du être, à la demande de son père, le comte de Marbeuf, mais celui-ci n'ayant pu se libérer, c'est Lurenzu Giubega, qui assume la tâche. En Décembre 1778, il entre au collège d'Autun. En Mai 1779, il obtient une bourse du Roi de France et est aussitôt admis à l'Ecole Militaire de Brienne, où il retrouve Ghjacumu de Petriconi, le frère de Cesare Matteu. En Octobre 1785, après un stage à l'Ecole Royale Militaire de Paris, il est affecté à Valence, au Régiment de La Fère, qui fait partie du Corps Royal d'Artillerie. En Janvier 1786, à Valence, il est nommé lieutenant d'artillerie en second . En Avril, il écrit à Pasquale Paoli, pour son 61ème anniversaire, n'hésitant pas à souhaiter la fin du joug français: Mes compatriotes chargés de chaînes et qui baisent en tremblant la main qui les opprime… Français, non contents de nous avoir ravi tout ce que nous chérissons, vous avez encore corrompu nos mœurs… En Septembre, il entame sa première permission en Corse. En Avril 1787, il est à Aiacciu. En Septembre 1787, il termine son congé sur l'Ile. Il commence alors la rédaction d'une Histoire de la Liberté Corse, qui couvre la période des origines au seizième siècle. C'est une histoire de la Corse écrite sous forme de lettres à l'abbé Guillaume Raynal. En Janvier 1788, il sollicite et obtient une nouvelle autorisation de congé (cinq mois), pour affaires de famille. En Juin, son congé terminé, il rejoint son régiment à Valence. En Juin 1789, d'Auxonne en Bourgogne, il écrit à Pasquale Paoli une lettre dans laquelle il mêle rêve d'indépendance, haine de la monarchie, et mépris pour le Generale, qu'il accuse d'avoir abandonné la Corse: Général, je naquis quand la Patrie périssait… Vous quittâtes notre Ile, et avec vous disparut l'espérance du bonheur; l'esclavage fut le prix de notre soumission. En Septembre, il est à nouveau en congé en Corse, à Aiacciu. En Octobre, les Ajacciens, sous son impulsion, rédigent un Manifeste à l'adresse de l'Assemblée Nationale Constituante demandant que la Corse soit unie à la Nation Française désormais libre. En Novembre, à Bastia, lors des émeutes consécutives à la constitution de la Garde Nationale, la citadelle de la ville est prise, il défend la cause révolutionnaire et fait arborer à ses fidèles la cocarde tricolore. A Aiacciu, il écrit un court essai, Nouvelle Corse, en 8 pages, sur la révolte du Niolu et sa répression en 1774. Il termine son congé en Corse en Janvier 1790. En Janvier 1791, à Aiacciu, il écrit une lettre pamphlet contre Matteu de Buttafuoco dans laquelle il s'en prend violemment au député corse. Cette lettre est lue à la Société des Amis de la Constitution, qui en décide l'impression: O Lameth ! O Robespierre ! O Peithyon ! O Volney ! O Mirabeau ! O Barnave ! O Bailly ! O La Fayette! Voilà l'homme qui ose s'asseoir à côté de vous, tout dégoûtant du sang de ses frères, souillé par des crimes de toute espèce… Il ose se dire représentant de la Nation, lui qui la vendit… Cette lettre sera imprimée à Dôle, à cent exemplaires, à ses frais, et diffusée en Corse. Son congé, prolongé pour raison de santé, se termine. Il rejoint son régiment à Valence, puis à Auxonne. En Octobre, il est à nouveau en congé en Corse. Il demande à son parent Antoniu Rossi, maréchal de camp à Bastia, une place d'adjudant major dans l'un des bataillons de la Garde Nationale en cours de formation. En Janvier 1792, il est nommé adjudant major de la Garde Nationale d'Aiacciu. Il rencontre le comte de Volney. En Avril, à Aiacciu, après des élections houleuses, il est élu, lieutenant-colonel adjoint (de Ghjuvan Battista di Quenza) du deuxième bataillon de la Garde Nationale d'Aiacciu-Taddà (il bat Matteu Pozzo di Borgo). Ainsi commence l'irréductible haine entre les familles Buonaparte et Pozzo di Borgo. Son bataillon passe en revue devant le colonel Maillard, le commandant du 42ème Régiment de Ligne et commandant de la place d'Aiacciu. Il prend le commandement du deuxième bataillon de la Garde Nationale, car Ghjuvan Battista di Quenza est dénué de toute compétence militaire. Lors d'une émeute, la Garde Nationale intervient au canon et à la mitraille. Il se trouve en danger de mort, et est sauvé par sa parente Mariana Ternano. Il finit par imposer le calme dans la ville en signant un accord avec la municipalité. Rendu responsable des événements, il est convoqué à Corti par Pasquale Paoli, lequel, après l'avoir sérieusement réprimandé, fait muter son bataillon à Corti. En Mai, il s'embarque pour Bastia. De là il rentre en France pour se justifier des accusations portées contre lui lors des événements d'Aiacciu. Il rejoint Paris. Il loge au même hôtel que les députés corses. Parmi ceux-ci, Mariu Peraldi le rend responsable de la mort de son neveu, et promet de porter plainte contre lui. Il demande alors de l'aide à son ami Bartulumeu Arena, très écouté dans les ministères. Il écrit à son frère Ghjuseppu au sujet de Pasquale Paoli: Tiens-toi fort avec le général Paoli. Il peut tout et est tout. Il sera tout dans l'avenir que personne au monde ne peut prévoir. En Juillet, Après l'intervention de Bartulumeu Arena, il est muté au 4ème Régiment d'Infanterie avec le grade de capitaine, à condition de renoncer au commandement du bataillon des Gardes Nationaux d'Aiacciu-Taddà, ce qu'il accepte. En Septembre, il est nommé lieutenant général de la 23ème Région Militaire. Il est chargé de préparer l'attaque contre la Sardaigne, décidée par le Conseil Exécutif de l'Assemblée Législative Nationale. En Octobre, il est réintégré dans son 4ème Régiment d'Infanterie avec le grade de capitaine. Il rejoint la Corse. En Janvier 1793, il est à Bunifaziu (il loge dans la maison des Passano), et il vient de prendre son poste de lieutenant-colonel adjoint de la Garde Nationale. Pressé par son ami Antoniu Cristufaru Saliceti, il prépare l'expédition sur Santu Stefanu et La Maddalena (positions stratégiques pour la conquête de la Sardaigne). Avec son bataillon de 800 hommes et le colonel Ghjuvan Battista di Quenza, il est prêt pour le départ. En Février, à Bunifaziu, il embarque avec les troupes corses commandées par Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca, pour Santu Stefanu et Spargi. Les deux petites îles sont promptement occupées, et il y installe son artillerie qu'il dirige sur La Maddalena. Mais c'est un échec de l'expédition française contre la Sardaigne: une mutinerie (ou un ordre secret de Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca) à bord de la frégate La Fauvette, contraint les Français à relâcher dans le port de Santa Manza. L'expédition est terminée. Déçu, dépité et honteux, il sollicite du Ministère de la Défense une autre mission pour effacer cette tâche de déshonneur. En Mai, ravi de la disgrâce de Pasquale Paoli, et en même temps de celle de ses ennemis Carlu Andria Pozzo di Borgo, Mariu Peraldi et Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca, il s'insurge officiellement contre le décret du 2 Avril (demandant la translation de Pasquale Paoli. Il demande la suspension du décret en ce qui concerne l'arrestation de ce dernier. A Aiacciu, la population l'accuse de vouloir s'emparer de la citadelle, d'en chasser la garnison paoliste, et de vouloir rendre la ville à la révolution. Elle veut lui faire un mauvais sort. Averti du danger, il quitte Aiacciu pour se rendre à Bastia. Arrivé à Corti, il demande une entrevue avec Pasquale Paoli. Ce dernier le reçoit avec la plus grande sévérité. Apprenant que le Directoire du District, aux ordres de Pasquale Paoli, a lancé un mandat d'arrêt contre lui, il repart pour Aiacciu, avec, à ses trousses, Carlu Andria Pozzo di Borgo, Mariu Peraldi et Petru Paulu Colonna de Cesari Rocca. Avec son ami Anghjulu Santu Bonelli, il est à Bucugnà. Il passe la nuit au hameau de Pughjola, chez un de ses parents, un nommé Tusoli. Puis, il rejoint Corsacci, où il doit rencontrer Santu Ricci et Vizzavona. Mais les Morelli, partisans de Pasquale Paoli, informés, le mettent en état d'arrestation. Il est délivré par des fidèles. Il parvient à s'enfuir, avec Santu Ricci, fait halte à Tavera, chez Mancini, puis à Auccià, chez le maire du village, Poggioli. Il arrive à Aiacciu, chez son parent, l'ancien maire de la ville, Ghjuvan Girolamu Levie. Les gendarmes le recherchent, sans succès, chez celui-ci. Il s'embarque sur la gondole du patron Ucciani, et quitte Aiacciu. Il débarque à Macinaghju. De là il rejoint Bastia, où il est accueilli chez le maire Ghjuvan Battista Galeazzini. De là, il rembarque pour Aiacciu, avec Jean Paul Lacombe Saint Michel et Antoniu Cristufaru Saliceti, et une flottille (la corvette La Belette et le brick Hasard) avec 400 hommes et de l'artillerie. Il a décidé de prendre la ville. A la Cunsulta Straudinaria di Corti, il est déclaré traître à la patrie. Lui et sa famille sont voués à une perpétuelle exécration et infamie. Sa flottille arrive à Aiacciu. Il s'installe dans la tour de Capitellu, où il est assiégé par les Corses. En Juin, devant cette impasse, il décide de se retirer à Calvi, puis de là rejoindre Toulon, afin de mettre au point une opération mieux préparée. Avec sa famille, il quitte Aiacciu et met le cap sur Calvi, où ils sont logés chez Lurenzu Giubega, son parrain. Puis, ils quittent Calvi pour Toulon. Ils y arrivent et sont accueillis par Ghjuvan Battista Cervoni. En Juillet, il est en Avignon pour y chasser les occupants de la ville, les fédéralistes marseillais. En Août, il écrit Le souper de Beaucaire. En Septembre, il est affecté à Toulon, en qualité de chef de bataillon. Il participe à la reconquête de la ville que ses notables viennent de livrer aux Anglais. En Décembre, il libère Toulon des Anglais. Antoniu Cristufaru Saliceti propose à la Convention de l'élever au grade de général de brigade. En Mars 1794, il est nommé général de brigade. En Mars 1795, il prépare une escadre française d'une quinzaine de vaisseaux, destinée à la reconquête de la Corse, et qui doit quitter Toulon, avec 3000 hommes affectés à un débarquement prévu près de L'Isula. En Août, il est affecté au bureau topographique du Comité de Salut Public. En Septembre, il écrit une longue lettre au chanoine Antoniu Multedo, de Vicu, au sujet de la campagne d'Italie et de son intention de libérer la Corse des Anglais. En Octobre, il est nommé général en chef de l'Armée de l'Intérieur. En Mars 1796, il est nommé général en chef de l'Armée d'Italie. Il est à Nice, où il prépare son départ pour l'Italie. En Avril, il remporte des victoires sur les Autrichiens à Montenotte et à Millesimo. En Mai, il est vainqueur à Lodi. Il entre à Milan, puis il est à Borghetto. En Juin, il est à Vérone. Il entreprend le siège de Mantoue. Puis il est à Bologne où il signe un armistice avec le pape Pie VI. Enfin, il est à Livourne. En Juillet, il écrit au Directoire: Depuis quelques mois, les patriotes de la Corse sont en insurrection contre les Anglais… Je leur enverrai des réfugiés corses, des armes et des munitions. Il envoie à Livourne les généraux Darius de Casalta et Antoniu Gentili, pour préparer le débarquement en Corse. En Août, il est vainqueur des Autrichiens à Lonato, puis à Castiglione, à Roveredo, à Primolano et à Bassano. En Octobre, à l'annonce de l'évacuation de la Corse par les Anglais, les habitants de Bastia forment un comité qui fait procéder à la libération de tous les patriotes, et qui envoie en Italie une délégation chargée de lui renouveler le serment de fidélité à la République. Il écrit au général Antoniu Gentili pour faire exclure de l'amnistie les députés Carlu Andria Pozzo di Borgo, Pasquale Bertolacci, Mariu Peraldi, Tartaroli, Dimitriu Stephanopoli de Comnène, Filippu Filippi et Ballestrini, et les commandants des troupes qui ont portés les armes contre la République. Depuis Modène, il écrit à Antoniu Cristufaru Saliceti pour lui demander d'arrêter Francescu Benedettu Panattieri, et annonce au Directoire que la Corse est restituée à la République. En Novembre, il essuie une défaite à Bassano. Il est ensuite vainqueur au Pont d'Arcole. Il envoie en Corse Antoniu Cristufaru Saliceti, en compagnie de son frère Ghjuseppu et de André François Miot de Melito, pour y restaurer l'ordre républicain. D'Italie, il écrit à son frère Ghjuseppu: Je me suis décidé à modifier mon nom et je te conseille de faire de même. Je m'appellerai désormais Napoléon Bonaparte. Prière de t'y conformer en m'adressant tes lettres et de faire part de ma décision à toute la famille. Nous sommes citoyens français, et je veux que le nom que j'écrirai dans le livre de l'histoire soit un nom français. En Janvier 1797, il est vainqueur à Rivoli. En Février, il est à Bologne. En Mars, il est à Bassano, où il établit son quartier général. En Avril, il propose au Directoire de choisir une cinquantaine d'enfants corses et de les répartir dans les différentes maisons d'éducation de Paris, pour que la Corse soit irrévocablement attachée à la République. Il recommande de n'employer dans les places à la disposition de gouvernement aucun Corse. Il désigne le général Vaubois, en remplacement de Antoniu Gentili, comme commandant en chef en Corse. Il déclare la guerre au Sénat de Venise. En Août, il manifeste son intention de conquérir l'Egypte. Il donne des instructions au général de division Lafont, gouverneur militaire du Département du Liamone: Laissez-leur leur religion, leurs prêtres, leurs cloches, pourvu qu'ils soient bons citoyens et qu'ils aiment les Français… En Septembre, il recommande de maintenir la division de la Corse en deux départements parce qu'il en naît une certaine rivalité qu'il est de bonne politique de laisser subsister. En Octobre, il signe le traité de Campo Formio. Il recommande au général Darius de Casalta de prendre toutes les mesures pour rétablir la tranquillité publique en Corse. En Novembre, il est nommé commandant en chef et plénipotentiaire de la délégation française au congrès de Rastadt. En Décembre, il est de retour à Paris. Il est élu membre de l'Institut en remplacement de Lazare Carnot, en disgrâce. En Janvier 1798, il projette un plan d'invasion de l'Angleterre. En Février, il lance un violent manifeste sur la conduite perfide du pape Pie VI, et ordonne de faire mouvement sur les Etats de l'Eglise. En Avril, au Directoire, il suggère l'abandon du plan d'invasion de l'Angleterre pour favoriser une conquête de l'Egypte. Il obtient du Directoire une indemnité de 97500 francs destinée à sa mère. En Mai, il est à Toulon, il prépare le départ de la flotte pour l'Egypte. Il quitte Toulon, avec la flotte française, longe les côtes du Capicorsu et fait route vers Alexandrie. Une flottille, venant d'Aiacciu, le rejoint. Il écrit au général Ambert afin qu'il fasse libérer des prisonniers génois capturés par trois navires barbaresques mouillés dans la rade de Bastia. En Juillet, il débarque à Alexandrie. Il gagne la bataille des Pyramides et entre au Caire. En Avril 1799, il est vainqueur de la bataille du Mont Tabor. En Juin, après le siège de Saint Jean d'Acre, il est de retour au Caire. En Juillet, il est vainqueur à Aboukir. En Août, il annonce son retour pour la France. En Septembre, il débarque à Aiacciu. Avec lui les généraux Alexandre Berthier, Joachim Murat et Jean Lannes. C'est le pilote du port qui guide sa flotte dans le port, à cause du mauvais temps. Il est reçu triomphalement par le général de division Lafont, le chef militaire du Département du Liamone, par toutes les autorités civiles et militaires, et par la population, parmi laquelle sa vieille nourrice Camilla Ilari. Il offre un crucifix à sa mère, qui en fait don à la ville d'Aiacciu (il sera installé plus tard dans la Chapelle Impériale). En Octobre, il est aux Milelli, avec ses généraux et une partie de sa suite. Puis, il quitte Aiacciu. On ne le reverra plus jamais en Corse. En Novembre, il devient Premier Consul. En Janvier 1800, il envoie en Corse Ghjuvan Battista Cervioni comme commandant de la 23ème Région Militaire à Bastia. Il le désigne pour conduire une nouvelle opération en Sardaigne. En Juin 1800, devant l'ampleur de la révolte contre révolutionnaire en Corse, il annule l'expédition de Sardaigne. En Novembre, il ordonne, pour la Corse, de réduire les frais de perception des droits d'enregistrement, de diminuer le nombre des employés et de diminuer leurs appointements de moitié et à cet effet, n'employer que des gens du pays. En Décembre, il renvoie en Corse André François Miot de Melito, comme Administrateur Général, avec pour instruction de proclamer la mise hors la constitution de la Corse: Vous commencerez par instituer votre tribunal extraordinaire et vous ferez exécuter tous ceux qui seraient détenus dans les prisons d'Aiacciu comme voleurs, assassins ou provocateur à la rébellion. En Septembre 1801, le général Muller, commandant la 23ème Région Militaire en Corse, se déclare ouvertement contre André François Miot de Melito; il le rappelle et le remplace par le général Joseph Morand. En Novembre, il fait débuter les travaux de la route carrossable entre Aiacciu et Bastia. A Montpellier, il refuse que le Conseil Municipal de la ville élève un monument à son père Carlu Buonaparte. En 1802, il se fait élire Consul à vie. Ce référendum pour le Consulat à vie ne fait pas l'unanimité en Corse. A Bastia, où on note une importante abstention, sur 1200 voix exprimées, plusieurs dizaines sont contre. Le 18 mai 1804, il est couronné Empereur sous le nom de Napoléon 1er. Résultat du plébiscite lui donnant le titre d'Empereur: sur 24000 suffrages exprimés en Corse, il y a deux Non (émis dans le Département du Golu). Très touché par la réaction des Corses, il fait don de 500 lires aux 100 enfants les plus démunis des deux plus grandes villes de l'Ile. Grand'Croix de la Légion d'Honneur (1804). En Mars 1805, par simple décret impérial, il donne à Felice Pasquale Bacciochi, le mari de sa sœur Elisa, le Duché de Piombino. En 1806, il fait jouer quelques extraits de l'opéra héroïco-comique Il Ré Teodoro, aux fêtes des Tuileries. En 1807 , il promulgue une loi portant sur l'assèchement des marais en Corse et prescrivant la généralisation du quinquina. En 1809 , après la Conspiration d'Aiacciu, il écrit à Raffaelle de Casabianca, sénateur de la Corse, pour lui demander un rapport secret sur le comportement du général Joseph Morand, qu'il soupçonne d'administrer l'Ile avec tyrannie. Le sénateur, s'appuyant sur des documents authentiques, fait un long rapport accablant qu'il lui soumet. Les condamnés de la Conspiration d'Aiacciu sont remis en liberté, le jugement est annulé, et le général Joseph Morand est révoqué. Certains affirment que la Conspiration d'Aiacciu a bien existé, sans aucun doute contre le général Joseph Morand, sinon contre lui-même. En 1810 , après de mauvaises récoltes, c'est une année de misère pour la Corse. Il fait envoyer du blé et de l'orge sur l'Ile. Il fait Comte d'Empire l'évêque de Corse, Louis Sebastiani. En 1812 , les prélats romains de l'entourage du pape, exilés dans l'Ile à la suite du conflit entre lui et Pie VII, s'agitent et suscitent parmi la population de Bastia, très réceptive, des sentiments d'aversion et de haine contre lui. En 1813 , il gracie Francescu Levie, Clemente Padovani, Etienne Durazi et Ghjuseppu Caparelli, tous condamnés après la Conspiration d'Aiacciu. En cette année de disette, il fait parvenir, pour les pauvres de la ville d'Aiacciu 10000 francs sur sa casette personnelle. Le 20 Avril 1814, il abdique à Fontainebleau, et se retire sur l'île d'Elbe. Il y est rejoint par plusieurs de ses partisans dont Bernardinu Poli. En Février 1815, des émissaires circulent entre la Corse et l'île d'Elbe, afin de préparer son retour au pouvoir. Le général Antoniu Filippu de Casalta, dit Darius, un de ses partisans, débarque en Corse une grande quantité de munitions de guerre, et fait circuler une proclamation dans laquelle il invite les Corses à hisser le drapeau tricolore. Le 26 février, il quitte son exil, à bord du brick L'Inconstant, commandé par Antoniu Marcu Forcioli, débarque à Golfe Juan accompagné par un bataillon de Chasseurs Corses commandé par Ghjuseppu Guasco, et regagne Paris. Le 20 Mars, il fait une entrée triomphale à Paris. Le 18 Juin, il est définitivement battu à Waterloo. Le 22 Juin, il abdique. Il est exilé sur l'île de Sainte-Hélène, où il meurt, à Longwood, en 1821.

BUONAPARTE Sebastianu: (?-1760)
D'Aiacciu. Fils de Ghjuseppu Maria. Oncle de Nabuliu. Anzianu di Aiacciu vers 1750.

BUONAPARTE Sebastianu: (1603-1643)
D'Aiacciu. Fils de Francescu. Qualifié de Nobile et de Capitano. Notaire. Magnificu Anzianu de la ville d'Aiacciu en 1620 et 1622. Chancelier de la ville d'Aiacciu en 1633.

BUONAPARTE Sebastianu Nicolu: (1683-1720)
D'Aiacciu. Fils de Carlu Maria. Arrière-grand-père de Nabuliu. Qualifié de Magnifico. Anzianu di Aiacciu en 1718 et 1720.

BUONARROTI Filippo: (1761-1837)
Né à Pise. Descendant direct de Michel Ange. Avocat. Gazetier pisan. En Octobre 1789, exilé de Toscane, il débarque en Corse, et participe avec ardeur à l'effervescence politique bastiaise. En Mars 1790, il écrit le premier numéro du Giornale Patriottico di Corsica, hebdomadaire tiré à plusieurs centaines d'exemplaires. Il signe ses articles d'un pseudonyme biblique Abramo Levi Salomone. Le journal, rédigé en italien, se veut le propagandiste des idées révolutionnaires. Le dernier numéro paraît en Novembre 1790. Le journal aura vécu 32 numéros, soit huit mois. Il s'attaque à Jean Jacques Marie de Guernes, l'évêque français d'Aleria, l'accusant d'être l'ennemi de l'Assemblée Nationale Constituante, et devient ainsi la cible de la réaction bastiaise. Ses écrits violents déclenchent inquiétude et mécontentement à Bastia. En Juin 1791, à Bastia, le jour de la Sant'Erasmu, dans l'église San Ghjuvan Battista, le sermon du curé défenseur Vidau, déclenche une émeute contre-révolutionnaire. Il est pris par les émeutiers, et embarqué de force vers l'Italie (Livourne). En Juillet, le Conseil Général le félicite, en tant que défenseur de l'ordre public, le prie de rentrer à Bastia, et lui attribue une subvention de 400 livres, qu'il accepte. Il rentre en Corse. En Octobre 1792, il est nommé commissaire provisoire du pouvoir exécutif près le tribunal du district de Corti. Il est du voyage de l'expédition de Sardaigne. En Juin 1793, l'Assemblée Nationale Constituante le désigne comme commissaire, chargé d'une réorganisation administrative de la Corse suivant un découpage en deux départements. Il remet son projet de bi-départementalisation de la Corse, en vue de détruire l'autorité monstrueuse de Paoli, et de hâter les progrès de l'esprit public dans l'Ile. Il quitte la Corse en 1794. En Mars 1796, il fait part au gouvernement français de l'aide des patriotes piémontais aux troupes de l'Armée d'Italie de Nabuliu Buonaparte. En 1797, il conspire avec Babeuf. Il est déporté pendant un an à l'île d'Oléron, d'où Nabuliu Buonaparte le fait libérer. Il devient ensuite un des meneurs nationalistes italiens dans le grand mouvement des Carbonari. Une dernière fois exilé, il se retire en Suisse, puis à Paris, où il donne des leçons de piano jusqu'à la fin de sa vie. En 1828, il écrit Histoire de la Conspiration pour l'égalité (Conspiration Babeuf). En 1831, à Paris, pour le Comité Central Italien, il négocie avec le général Lafayette, pour le gouvernement français, l'échange Corse-Savoie, une fois l'unité italienne accomplie... Il décède à Paris en 1837.

BUONDELMONTE Cristoforo: (1385-1450)
Explorateur florentin de l'archipel égéen, à partir de 1414. En 1447, il dresse une carte manuscrite descriptive de la Corse. C'est la plus ancienne connue à ce jour.

BUONDENARO Pietro: (quinzième siècle)
Magistrat génois. En 1433, il fait partie du Conseil des Huit Magistrats de Gênes, qui juge et condamne à mort Vincentellu d'Istria.

BUONFANTE Paulu: (seizième siècle)
Pro-Génois. En 1557, il doit fuir Furiani, attaqué par les troupes de Giordano Orsini.

BURCHARD (ou BURGARD ou BOUCHARD): (neuvième siècle)
Connétable carolingien. En 807, Charlemagne le charge de défendre la Corse contre une nouvelle agression de Maures espagnols. La bataille navale, près de Porti Vechju, coûte treize navires aux Sarrasins.

BURELLI Marie-Hélène (MAHEBU): (née en 1961)
Originaire de Bastia. Poète. Artiste peintre (elle utilise des sables de couleur). Depuis 1992, elle expose régulièrement en Corse (Aiacciu, Bastia, Calvi, Corti, Santu Petru di Venacu) ainsi qu'à Aix-en-Provence, Marseille, Paris, Miami...

BURELLI Nathalie:
Originaire de Cuttuli. Animatrice sociale. Danseuse. Chanteuse. Comédienne. Membre du groupe de chant N'Atlantide.

BURESI ?: (dix-neuvième siècle)
De Ciamanaccia. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

BURESI Antonia: (née en 1983)
Originaire d'Aiacciu. Metteur en scène. Comédienne. Titulaire d'une maîtrise à l'Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, UFR Théâtre (2005). Créatrice de la compagnie théâtrale Equipe de Nuit, en 2010. Metteur en scène de Manque (Crave), de Sarah Kane, à Bastia, en 2010.

BURESI Dominique: (né en 1929)
Originaire de la piève d'Istria. Médecin. Historien. Ecrivain. Médecin militaire de 1955 à 1961. Chef de service de médecine interne au Centre Hospitalier d'Aiacciu de 19633 à 1994. Il effectue de nombreuses missions humanitaires (Afrique, Cambodge, Balkans...) entre 1989 et 1999. Auteur de Les Corses au combat (1792-1815) (2003), Guerres et Révolutions en Corse au XVIIIème siècle (1729-1799) (2006), De Sampiero à Bonaparte. La Corse militaire sous l'Ancien Régime (2012)...

BURESI Dominique:
Militant nationaliste. Membre du MPA. Conseiller territorial (MPA) de 1992 à 1998.

BURESI Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
De Ciamanaccia. Bandit contumace, auteur de plusieurs crimes. En 1840, il est arrêté par les Voltigeurs Corses près d'Arbiddali.

BURETTE ?: (dix-neuvième siècle)
Chef d'escadron de la gendarmerie à Aiacciu. En 1801, il est membre du Tribunal Criminel Extraordinaire, créé par André François Miot de Melito.

BURGALAT Bertrand: (né en 1963)
Né à Bastia. Fils d'Yves-Bertrand. Musicien. Compositeur. Arrangeur. Producteur. Remixeur.

BURGALAT Yves Bertrand:
Sous-préfet de Bastia de 1962 à 1963. Préfet de la Région Corse et du Département de la Corse du Sud de 1977 à 1979.

BURINI Benoît: (1919-2007)
De San Ghjuvanni di Moriani. Maire de San Ghjuvanni di Moriani de 1965 à 1977.

BURNABY Andrew: (1734-1812)
Anglais. Ecclésiastique. Aumônier de la factorerie anglaise de Livourne. En Août 1766, de Livourne, avec Frederik August Harvey, futur évêque de Cloyne, et l'abbé corse Gigli, ils s'embarquent pour Macinaghju. Ils rencontrent Clémente Paoli au couvent du Rustinu. Puis, ils sont à Corti, où ils sont reçus par Pasquale Paoli. Ensuite, ils rentrent à Centuri pour rembarquer, en passant par Caccia, Belgudè, L'Isula et Nonza. En 1804, il édite, à Londres, son Journal of a Tour of Corsica. Exécuteur testamentaire de Pasquale Paoli.

BUSCAGLIOLU: Voir VERSINI Ghjacumu Santu.

BUSCIA Gilles: (né en 1938)
Né à Bizerte. Originaire d'Aiacciu. Homme politique (extrême droite). En 1958, il participe aux évènements d'Aiacciu. Ancien parachutiste en Algérie, il est du Putsch d'Alger en 1961. Membre de l'OAS, il commet des assassintas et est arrêté en 1963. Il est condamné à mort, gracié et libéré en 1968. Chargé de mission au cabinet du maire de Nice Jacques Peyrat (1995-2008).

BUSQUET Jacques: (vingtième siècle)
Docteur en droit. Avocat à la cour d'appel de Paris. En 1917, il effectue un premier séjour en Corse. En 1920, il publie une thèse de doctorat en droit, Le Droit de la Vendetta et les Paci corses.

BUSSER Henri: (1872-1973)
Compositeur français. Auteur du drame lyrique Columba, en 1913, représenté à Nice en 1921.

BUSSI (di) Ghjuvan Andria: (?-1475)
Evêque d'Accia de 1462 à 1466. Evêque d'Aleria de 1466 à 1475.

BUSSIERE Amédée Félix: (vingtième siècle)
Préfet de Corse de 1929 à 1930. Préfet de police de Paris.

BUSTORO Anghjulu Vincente: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia. Frère d'Etienne et d'Antoniu. Capitaine au Régiment Royal Corse, chevalier de l'Ordre de Saint Louis. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

BUSTORO Antoniu, Claudiu: (1727-?)
Né à Bastia. Capitaine au Régiment Royal Italien.

BUSTORO Antoniu, Francescu: (1729-?)
Né à Bastia. Frère d'Anghjulu Vincente et d'Etienne. Curé.

BUSTORO Etienne: (1713-?)
Né à Bastia. Frère d'Anghjulu Vincente et d'Antoniu. Assesseur civil et criminel de la juridiction royale du Capicorsu à Ruglianu.

BUSTORO Ghjuseppu Maria: (dix-huitième siècle)
Né à Bastia. Frère de Antoniu. Colonel au service de Gênes. En Mars 1763, il commande un renfort de 500 hommes de troupe, mis sous les ordres de Aleriu Francescu de Matra. Ces soldats sont aussitôt embarqués pour Aleria.

BUSTORO Ghjuvanni Augustinu: (dix-septième siècle)
De Bastia. Fils de Ghjuvanni Francescu. Capitaine de la ville de Bastia en 1645. Anzianu de la ville en 1657.

BUSTORO Ghjuvanni Francescu: (1586-?)
De Bastia. En 1639, il est un des magistrats de la ville de Bastia.

BUSTORO Ignaziu: (1646-?)
De Bastia. Fils de Ghjuvanni Augustinu. En 1670, il est fermier de la gabelle de Portu Cardu.

BUTEAU Francescu (Cece): (né en 1950)
Originaire de A Soccia. Chanteur. Musicien. Compositeur. Militant nationaliste et écologique. Dirigeant de I Verdi Corsi. Un des membres fondateurs du groupe polyphonique Canta U Populu Corsu en 1973.

BUTI di LUCA Domenico: (seizième siècle)
Génois. En 1555, sous les ordres de Giovanni Andrea Doria, il est à la tête d'une compagnie à Bastia.

BUTTAFOCO (de) Ambroghju: (1748-?)
Né à U Viscuvatu. Chevalier. Capitaine au Régiment Provincial Corse. Il est réformé en 1777. Député pour la communauté de L'Olmu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles. En Janvier 1797, à Porti Vechju, il est arrêté en tant que Paoliste factieux.

BUTTAFOCO (de) Antoniu: (1707-1758)
Né à U Viscuvatu. Sa famille est installée à U Viscuvatu. En Avril 1736, avec Ignaziu Arrighi, à la tête de 300 fusiliers, il fait route vers San Pellegrinu. En Janvier 1738, il est choisi par la Nazione pour être le colonel du Régiment Corsica qui se forme à Naples. En Juillet, à la Cunsulta di Corti, il est désigné comme un des quatre otages pour le Diquà qui garantiront l'accord de soumission à Gênes avec les Français. Il devra résider à Toulon, libre et assuré de ne pas être livré à Gênes. En Août, il quitte Bastia pour Toulon. En Septembre, de Toulon, avec les trois autres otages, il écrit au général Louis de Boissieux. En Janvier 1739, il est transféré à Marseille et enfermé au Château d'If. En Avril, avec ses compagnons, il écrit aux chefs des Naziunali pour les exhorter à se soumettre à l'autorité des Français. En Mai, il obtient l'autorisation de circuler librement dans la prison. Libéré, en Août, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis en 1746. En Avril 1755, en Casinca, il reçoit Pasquale Paoli qui vient de débarquer en Corse en provenance de l'île d'Elbe. Il est l'auteur de Mémoires de Guerre (1738,1748).

BUTTAFOCO (de) Antoniu: (1780-?)
Né à U Viscuvatu. Fils de Matteu. Chef de bataillon en 1833. Colonel en 1844. Il est le premier commandant supérieur français de Batna en Algérie. Auteur de Fragments pour servir l'Histoire de la Corse, en 1859.

BUTTAFOCO (de) Antoniu Ghjuseppu: (1752-?)
De U Viscuvatu. Il fait preuve de ses lettres de noblesse sous Louis XVI.

BUTTAFOCO (de) Antoniu Semideu Luigi Francescu: (1790-1871)
Né à Paris. Originaire de U Viscuvatu. Fils de Matteu. Comte. Colonel d'Infanterie. En 1859, il publie, à Bastia, Fragments pour servir à l'Histoire de la Corse de 1764 à 1769, une œuvre qui retrace la correspondance entre son père et Jean-Jacques Rousseau. Commandeur de la Légion d'Honneur.

BUTTAFOCO (de) Emmanuelle: (seizième siècle)
De U Viscuvatu. Colonel au service du Roi d'Aragon.

BUTTAFOCO (de) Ghjuvan Battista, dit Tittu: (1710-1764)
De U Viscuvatu. Frère d'Antoniu. Il fait ses études à Vendôme. Engagé dès son plus jeune âge dans les révolutions de Corse, il demeure constamment fidèle au parti national. En Juin 1744, à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse, il est le représentant de la piève de Casinca. En Juillet 1755, à la Cunsulta di A Casabianca, il représente encore la piève de la Casinca. Il est favorable à l'élection de Pasquale Paoli comme Capu Generale. En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est élu membre du Supreme Cunsigliu. En Décembre, à Rustinu, il est nommé colonel, commandant l'un des deux régiments corses nouvellement créés. En Avril 1763, Pasquale Paoli l'envoie avec ses Naziunali dans la plaine d'Aleria afin de couper toute communication entre le fort d'Aleria et Aleriu Francescu de Matra. En Mai 1764, à Olmeta di Capicorsu, il est tué accidentellement, au cours d'un exercice, par un de ses soldats.

BUTTAFOCO (de) Ghjuvan Battista: (1780-?)
Né à U Viscuvatu. Fils de Antoniu Ghjuseppu.

BUTTAFOCO (de) Ghjuvan Sebastianu: (1729-?)
Né à U Viscuvatu. En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il est élu Cunsiglieru di a Nazione. En Septembre, à la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est réélu Cunsiglieru di a Nazione. En Décembre 1768, il figure parmi les fidèles à Pasquale Paoli. Il est nommé sous-aide major au Régiment Provincial Corse en 1771. Sous-aide major au Régiment Provincial Corse en 1771. Député pour la communauté de U Viscuvatu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BUTTAFOCO (de) Matteu: (1731-1806)
Né à U Viscuvatu. Fils d'Antoniu. Comte. Colonel au Régiment Royal Corse. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis. En 1739, à 8 ans, il entre dans le régiment de son père, le Régiment Royal Corse. En 1741, il est nommé enseigne au Régiment Royal Italien. En Décembre 1755, il est à la tête du parti pro-français, dans la Dilà. En 1758, il s'illustre dans la conquête du fort Mahon, à Minorque. Il est alors en congé de semestre en Corse lorsque Pasquale Paoli lui propose, en vain, de mettre son épée au service de la Patrie. Capitaine aide major au Royal Corse Italien, chevalier de l'Ordre de Saint Louis, il est en garnison à Mézières. En Août 1764, il écrit au philosophe écrivain Jean-Jacques Rousseau, alors réfugié à Neufchâtel, en Suisse, pour lui demander de tracer pour la Corse, un plan de système politique, une institution politique. Ce dernier accepte. Il invite alors le philosophe français à venir travailler en Corse aux institutions politiques de l'Ile. Jean-Jacques Rousseau, pour raison de santé, ne pouvant se déplacer sur l'Ile, il lui fait parvenir, divers livres, Historia di Corsica, de Filippini, Giustificazione, de Gregoriu Salvini, des documents, informations, textes, cartes, et deux mémoires. En Février 1765, de Bastia, il écrit à Jean-Jacques Rousseau un courrier dans lequel il s'inquiète de l'état de l'avancement des travaux du philosophe. En Mars, Pasquale Paoli propose au Roi de France de le nommer colonel du Régiment Royal Corse, qui va être remis sur pied. Jean-Jacques Rousseau lui répond que pour des raisons de santé, il renonce à rédiger une constitution pour la Corse. Il écrit tout de même un Projet de Constitution pour la Corse, qui est aux antipodes de celui de Pasquale Paoli. En Mai, dans une dernière correspondance, Jean-Jacques Rousseau lui confirme qu'il ne viendra pas en Corse. En Novembre, il reçoit le voyageur écossais James Boswell à U Viscuvatu. Le Duc de Choiseul lui écrit pour lui proposer le poste de colonel commandant du Régiment Royal Corse. En Juin 1766, il est décidé que, désormais, le contact entre Pasquale Paoli et le Duc de Choiseul se fera par son intermédiaire. En Septembre, de Compiègne, il adresse deux mémoires au Duc de Choiseul. Le premier, relatif à la pacification avec Gênes, réaffirme l'indépendance de la Corse, avec un projet de traité en six articles préliminaires. Le second, relatif aux intérêts réciproques de la France et des Corses en cas d'impossibilité d'accord avec Gênes, souhaite que la France accorde à la Corse les secours secrets propres à assurer sa délivrance. En Novembre 1767, Pasquale Paoli l'envoie à Paris, auprès du Duc de Choiseul, avec des instructions très précises, restant dans le cadre des décisions prises par la Cunsulta Generale du 28 Mai 1767. En Janvier 1768, à Paris, lors de sa première entrevue avec le Duc de Choiseul, celui-ci l'informe que Gênes a offert au Roi de France de lui céder ses droits sur la Corse. De plus, le Roi veut avoir, en toute priorité, Bastia, San Fiurenzu et le Capicorsu. Il affirme son désaccord profond sur une telle proposition. Lors d'une deuxième rencontre, le Duc de Choiseul l'informe que le Roi persiste dans sa demande. Il propose alors que le Roi de France se fasse céder par Gênes la souveraineté de la Corse et de faire don à celle-ci de son indépendance en se déclarant son protecteur. En échange, la Corse accorderait à la France la garde militaire de Bastia et San Fiurenzu. Le Duc de Choiseul lui fait savoir, par écrit, le refus de Louis XV à ces propositions. De Versailles, dans un volumineux dossier, il écrit à Pasquale Paoli pour l'informer de ses discussions avec le Duc de Choiseul, et de l'intransigeance de ce dernier. La réponse de Pasquale Paoli le conforte dans ses positions: La Corse ne peut appartenir à la France. En Février, devant l'intransigeance de Louis XV, Pasquale Paoli met fin à sa mission. En Mars, il remet au Duc de Choiseul les observations de Pasquale Paoli. Le Duc de Choiseul l'informe que le Roi de France prend acte du refus des Corses, et du total désaccord que ces derniers expriment sur ses propositions (Je ne veux plus discuter avec les Corses). Il met donc fin aux discussions, et précise que le Roi de France informera Pasquale Paoli, quand il le jugera utile, sur ses décisions concernant la situation de la Corse. Le bruit courant d'un nouvel envoi de troupes françaises en Corse, lors de son retour, il écrit au Duc de Choiseul pour lui demander ce qu'il en est sur cette nouvelle. Celui-ci lui répond que ce mouvement de troupes n'est qu'une relève de garnisons. De plus, il lui propose de le rencontrer à nouveau, et au plus tôt. En Avril, il arrive à Bastia, et rejoint immédiatement Corti. Les négociations menées à Versailles pour le compte de Pasquale Paoli sont définitivement rompues. De U Viscuvatu, il signale à Pasquale Paoli un nouvel envoi de troupes françaises en Corse. En Mai, Pasquale Paoli est à Olmeta quand il lui apprend, par courrier, la signature du Traité de Versailles. Très irrité, (nous sommes vendus comme un troupeau de moutons), ce dernier le qualifie de traître, l'accusant d'avoir gagné les faveurs du Duc de Choiseul. En Septembre, il ouvre la Casinca aux Français. A la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est décidé de sévir le plus rapidement contre son parti français, qui ne cesse de s'accroître. En Octobre, il écrit au Duc de Choiseul pour lui demander de sacrifier une somme d'argent en Corse, laquelle, distribuée avec discernement, ne manquera pas de produire un mouvement décisif pour les intérêts du Roi de France. Le Duc de Choiseul lui répond favorablement. Il reçoit une rente de 400000 livres et son traitement sera de 1000 livres par mois. En Novembre, à Toulon, le Régiment Royal Corse, qu'il commande, est appelé à se rendre en Corse, pour renforcer les troupes françaises. Sur l'injonction de Francescu Maria d'Ornano, ses officiers corses (le lieutenant-colonel Marengo et le major Antoniu Rossi), puis son propriétaire, le comte de Luc, demandent au Roi de France de renoncer à cette décision, ce qu'il accepte. En Janvier 1769, il organise un corps de Volontaires Corses auxiliaires des Français, dans lequel les partisans de Gênes s'y retrouvent. En Août, son régiment du Régiment Royal Corse reçoit neuf compagnies d'infanterie de la Légion Corse, commandées par le colonel Cesare Matteu de Petriconi. En Septembre, le Régiment Royal Corse devient sa propriété. En Avril 1770, le Duc de Choiseul lui demande de rédiger un Mémoire sur l'état physique et moral de la Corse. Il prend parti pour le comte de Narbonne, qui s'oppose au comte de Marbeuf. En Mars 1772, son Régiment Royal Corse devient le noyau du Régiment Provincial de l'Isle de Corse. En Juin 1778, Louis XVI lui concède par lettres patentes, en fief perpétuel, comme terres vaines et vagues, des concessions de l'étang de Chjurlinu et des terres de Biguglia. Il est nommé général de brigade en 1781. En Juillet, il est créé comte par lettres patentes. En Décembre, il est nommé maréchal de camp. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de A Porta di Ampugnani, aux Assemblées de la Noblesse. En Juin, lors de l'Assemblée Générale des Trois Ordres (ou Etats Généraux de la Corse), il est élu député de la Noblesse de Corse, désigné pour aller siéger aux Etats Généraux de Versailles. En Septembre, il demande à Francescu de Gaffori (son beau-père), qui est à Versailles, de rentrer dans l'Ile pour y seconder le Vicomte Armand Charles de Barrin, et organiser la contre-révolution. En Octobre, avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit au ministre de la guerre de Louis XVI, de la Tour du Pin, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. En Juillet 1790, il est accusé d'être royaliste et son effigie est brûlée à Aiacciu. En Septembre, à Orezza, il assiste à la première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Les participants lui adressent un blâme pour son comportement. En Octobre, à l'Assemblée Nationale Constituante, il accuse Pasquale Paoli pour sa mauvaise gestion administrative et d'être un agent de l'Angleterre. En Novembre, lors du débat sur la Corse à l'Assemblée Nationale Constituante, il est mis en cause, et est dénoncé comme calomniateur de Pasquale Paoli. En Janvier 1791, à Aiacciu, Nabuliu Buonaparte écrit une lettre pamphlet contre lui, qui est lue à la Société des Amis de la Constitution: O Lameth ! O Robespierre ! O Peithyon ! O Volney ! O Mirabeau ! O Barnave ! O Bailly ! O La Fayette ! Voilà l'homme qui ose s'asseoir à côté de vous, tout dégoûtant du sang de ses frères, souillé par des crimes de toute espèce… Il ose se dire représentant de la Nation, lui qui la vendit… Cette lettre est diffusée en Corse. Il publie à son tour un pamphlet contre Pasquale Paoli sous le titre de Carattere e condotta politica di Pasquale Paoli, qui condamne sans appel la politique machiavélique de Pasquale Paoli, qu'il traite de vieux renard qui a perdu son poil, mais non sa malice. En Février, il soumet à l'Assemblée Nationale un premier projet d'intervention en Sardaigne qui n'a aucune audience. En Juin, il prête serment à la Constitution. Royaliste, il est accusé, avec l'abbé Carlu Antone Peretti della Rocca, et émigre en Italie, en Toscane, en 1793. En 1794, après l'établissement du Royaume Anglo-Corse, il revient à Bastia, à l'instigation du vice-roi Gilbert Eliott. En Mars 1800, avec d'autres émigrés corses de Toscane, il débarque dans l'Ile. Ils sont soutenus par Calamaï, le consul à Gênes du Tsar de Russie Paul 1er. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. Il meurt à Bastia, en 1806.

BUTTAFOCO (de) Paulu: (dix-septième siècle)
De U Viscuvatu. Fils d'Emmanuelle. En 1674, il fait son testament. Il est le fondateur de la famille de Buttafuoco, de U Viscuvatu.

BUTTAFUOCO ?: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1726.

BUTTAFUOCO Ghjuvan Battista: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Tivulaghju di Pruprià, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

BUTTAFUOCO (de) Ghjuvan Cosimu: (1779-1836)
De Sarté. Capitano. Directeur des Postes. Trésorier de la fabrique du couvent San Cosimu é Damianu de Sarté.

BUTTAFUOCO (de) Oraziu: Voir GINESTRA Petru Simone.

BUTTAFUOCO (de) Petru Maria: (1737-1809)
De Sarté. Podestat de Sarté en 1785. Receveur des Droits Réunis. Inhumé au couvent San Cosimu é Damianu de Sarté.

BUTTINONI Giovan Battista: (seizième siècle)
Evêque de Sagone de 1545 à 1550.

BUTTONOMI Geronimo: (seizième siècle)
Evêque de Sagone de 1552 à 1562.

BUZZACHERINO Rosso: (treizième siècle)
Amiral pisan. En 1282, il est en Corse, à la tête de seize galères, pour aider Ghjudice di Cinarca à reconquérir ses terres. En 1283, il fait escale à Santa Manza, près de Bunifaziu.