Orsu Ghjuvanni Caporossi

Cronica di A CORSICA














(831 personnages)


ABAD Alain:
De Carbuccia. Originaire d'Almeria (Espagne), il naît dans l'Orne puis arrive en Corse à l'âge de 5 ans. Compositeur. Interprète. Chanteur. Musicien (guitariste). De retour en Corse une carrière à l'étranger (Grande Bretagne, Etats Unis), il fonde le groupe Les Ultras. En 2003, il réalise le "live" I Trent'Anni du groupe Canta u Populu Corsu, dont il devient le bassiste durant 3 ans. Réalisateur, en 2006, de l'album Com'u omu du groupe L'Altru Latu avec lequel il joue quelque temps. Co-fondateur du groupe Novi, en 2006, dont il réalise le 1er single du groupe, en 2007. Il entame une carrière en solo en 2008.
Voir le site de Alain ABAD

ABBATE (L'): Voir ANTONINI Ghjuvan Paulu.

ABBATUCCI ?: (dix-neuvième siècle)
De Grossa. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

ABBATUCCI Antoine: (vingtième siècle)
De Zicavu. Petit-fils de Paul-Séverin. Maire de Zicavu de 1912 à 1919.

ABBATUCCI Antoine: (vingtième siècle)
De Zicavu. Elu conseiller général de Zicavu de 1949.

ABBATUCCI Antoine Dominique (Antoniu Dumenicu): (1773-1798)
Né à Zicavu. Fils de Ghjacumu Petru. Chef d'escadron. Capitaine de cavalerie et chef de bataillon. Capitaine commandant de la Garde Nationale du Taravu, à Zicavu en 1792. En Juillet 1794, il est dans la place de Calvi, encerclée par les Anglo-corses, où il est blessé. La ville, en partie détruite et une résistance désespérée, se rend. Il est renvoyé en sur le Continent, et est débarqué à Toulon. Il s'engage alors dans l'Armée d'Italie. Il participe à la campagne d'Egypte, dans laquelle il décède, sur le Nil, en 1798. Son nom figure sur la Colonne de Pompée.

ABBATUCCI Antoine Dominique: (1818-1878)
Né à Zicavu. Fils de Charles Jacques Pierre. Soldat en 1840. Officier d'ordonnance de Jérôme Bonaparte en 1849. Capitaine en 1852, puis chef de bataillon en 1855, il combat en Afrique, en Crimée, à Sébastopol, où il est blessé à deux reprises, en Italie, à Solferino (1859). Commandant du 2ème Voltigeur de la Garde Impériale en 1863. Général de brigade à Lyon en 1868. En 1870, il commande la 1ère brigade de l'Armée du Rhin. Il est blessé et fait prisonnier à Sedan. Général de division en 1871, il est nommé gouverneur militaire de Nancy. Inspecteur général de l'armée de 1872 à 1877. Conseiller général de la Corse en 1874. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ABBATUCCI Antoniu Pasquinu: (dix-huitième siècle)
Né à Zicavu. En Mars 1790, il est élu maire de Zicavu.

ABBATUCCI Charles Jacques Pierre: (1791-1857)
Né à Zicavu. Fils de Ghjacumu Petru Pasquale. Avocat. Magistrat. Il effectue ses études de droit à l'université de Pise. Procureur du Roi à Sartè en 1816. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Ami d'Odilon Barrot et de Salvatore Viale. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia en 1819, puis sur le continent, à Orléans puis Paris. En 1823, il est vice-président de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Député de la Corse (d'Aiacciu) sous Louis-Philippe, de 1830 à 1831. Député du Loiret (d'Orléans) de 1839 à 1852. En 1840, il fait partie de la députation de notables corses désignée pour se rendre à Cherbourg où doivent arriver les cendres de Napoléon 1er, à bord de la frégate La Belle Poule. Président de la Chambre à la Cour Royale d'Orléans. Il siège à la cour d'appel, puis à celle de cassation en 1848. Ministre de l'Intérieur une journée en 1848. Il quitte la magistrature en 1849. Elu député de la Corse à l'Assemblée Législative de 1849, il opte pour le département du Loiret où il est également élu. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux de 1852 à 1857. Président du Conseil Général de la Corse de 1853 à 1857. Nommé Sénateur par Napoléon III en 1852. Grand-croix de la Légion d'Honneur. Grand-croix de l'ordre portugais de Notre Dame de la Conception, Grand-croix de l'Ordre Royal de Léopold de Belgique.

ABBATUCCI Don Jacques Pierre Pascal Nicolas (Don Ghjacumu Petru Pasquale Niculaiu): (1765-1851)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjacumu Petru. Il a pour parrain Pasquale Paoli. Docteur en droit. Magistrat. Diplomate. Comte. Il est un des acteurs des évènements de la révolution française en Corse. Consul général de France à Venise en 1797. Inspecteur des bureaux au Ministère de l'Intérieur sous Lucien Bonaparte, en 1799. Consul de Royaume de Naples sous Joseph Bonaparte, puis sous Joachim Murat. Il combat à Waterloo. Grand-maître de la Maison du Roi Jérôme. Il rentre définitivement en Corse en 1830. Il entretient des relations politiques dans toute l'Europe. Il passe pour l'un des chefs du Carbonarisme français.

ABBATUCCI Henri: (dix-neuvième siècle)
De Zicavu. Maire de Zicavu de 1881 à 1912. Conseiller général de Zicavu en 1892 et 1904.

ABBATUCCI Jacques-Marie Séverin (San Severinu): (1775-1794)
Né à Zicavu. Fils de Ghjacumu Petru. Lieutenant d'infanterie. En Juin 1794, il est le commandant de la place de Calvi, encerclée par les Anglo-corses. Il est gravement blessé au siège de Toulon, et meurt à Saint-Mandrier (Var) des suites de ses blessures.

ABBATUCCI Jacques Pierre (Ghjacumu Petru): (1723-1813)
Né à Zicavu. Fils de Severinu. Etudiant à la faculté de médecine de Padoue, il est reçu docteur en 1746. Il quitte l'Italie en 1751. En Mars 1752, à la Cunsulta di Talavu, avec les Talavesi, il décide de libérer Quenza. Avec deux autres notables, il écrit au gouverneur génois Giovanni Giacomo Grimaldi lui demandant d'ordonner à ses troupes de quitter le village, sous peine de se voir attaquer par les hommes de Scupamena, Carbini et Taddà. En Mai, il reçoit le gouverneur, à Quenza. En Mars 1753, à la Cunsulta di U Cuventu di l'Istria, il est élu lieutenant général des milices des quatre pièves (Ornanu, Istria, Talavu et La Rocca). En Juin 1761, il s'affronte à son beau-frère Peretti, membre du Parti déclaré pour la République de Gênes. Il y a plusieurs morts et blessés. En Septembre, avec les partisans de la République de Gênes et les Paolistes, éphémèrement unis contre Antoniu Colonna di Bozzi, il marche à la tête de ceux du Talavu sur Ziddarà, où ce dernier s'est réfugié. En Octobre 1763, pour régler le conflit qui l'oppose à Ghjuvan Battista d'Ornano, dit Bachjolu, chef du Dilà, conseiller d'état, avec qui il se dispute la suprématie du Dilà, Pasquale Paoli les fait arrêter tous les deux, et les fait enfermer dans le Palazzu de Corti. En Mai 1764, à la demande de nombreux délégués à la Cunsulta Generale di Corti, il est libéré, à la condition de s'exiler dans les dix jours. Au lieu de s'embarquer, il se réfugie à Zicavu pour rejoindre sa femme et ses enfants. En Décembre, il se rebelle à nouveau. Il emprisonne les membres de la Ghjunta di Guerra au couvent d'Istria. Il rend visite, à Aiacciu, au commandant du premier contingent de troupes françaises, De La Tour du Pin, arrivé à bord d'une frégate. En Janvier 1765, il manifeste de plus en plus d'hostilité envers Pasquale Paoli, lequel se décide à envoyer sur Zicavu un important détachement de troupes. En Mars, il quitte la Corse pour Livourne. En Avril, il est à Venise. En Décembre, secrètement débarqué à Sulinzara, il se rend à Corti, où il se constitue prisonnier, et fait acte de repentance envers Pasquale Paoli. En Mai 1768, il se réconcilie officiellement avec celui-ci. En Septembre, à la Cunsulta Naziunale di Oletta, il est nommé lieutenant général des Naziunali du Dilà. En Octobre, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu. En Mai, la défaite, il se replie sur Vivariu où l'attend Pasquale Paoli. Il soutient Clémente Paoli, qui est passé en Cinarca, dans le Dilà, où il se propose d'attaquer les Français à Mizzana, afin de les retarder au maximum pour permettre à Pasquale Paoli de rejoindre Porti Vechju. En Juin, dès l'exil de Pasquale Paoli, il fait partie des nombreux Capipopuli qui viennent se rallier à la France et au Parti Français solidement implanté en Corse. En Septembre 1770, il est nommé capitaine de Dragons à la Légion Corse levée par le marquis d'Arcambal, avec rang de lieutenant-colonel. A Bastia, à la Première Assemblée des Etats de Corse, il est à la tête des députés corses. Il y est élu Nobile Dodeci (un des quatre pour le Dilà). Il se fait remarquer, lors des débats, parmi les contestataires au comte de Marbeuf. En Septembre 1771, il est breveté lieutenant-colonel d'infanterie. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse, il est membre de la commission des Nobili Dodeci. Il est député de la Noblesse et Nobile Dodeci pour le Dilà. En Novembre, il est attaché au Régiment Provincial de l'île de Corse. En Août 1773, il est nommé lieutenant-colonel du Régiment Provincial de l'île de Corse. En Novembre, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est député à la Troisième Assemblée des Etats de Corse. Il est réélu Nobile Dodeci pour le Dilà. En Octobre 1777, il est nommé lieutenant-colonel titulaire du Régiment Provincial de l'île de Corse. Auteur présumé du pamphlet La Corsica a'suoi figli (dans lequel se trouve violemment critiquée la dictature des deux commissaires du Roi, le comte de Marbeuf et l'intendant de Boucheporn). En Avril 1778, il est chargé d'instruire une affaire de meurtre dans le Talavu, à Vuttera. En Mai 1779, lorsqu'il arrive à Bastia pour participer à la Sixième Assemblée des Etats de Corse, en tant que député de la Noblesse, le comte de Marbeuf l'accuse d'avoir subordonné un faux témoin lors de l'instruction de l'affaire de Vuttera. Malgré le témoignage en sa faveur de Bianca de Rossi, il est arrêté sur ordre du Conseil Supérieur de la Corse, et enfermé à Bastia. En Juin, le verdict de son procès est prononcé: neuf années de galères, et marque infamante au fer rouge. Ce jugement provoque une énorme émotion dans toute la Corse. La Sixième Assemblée des Etats de Corse demande, en vain, que la sentence du verdict ne soit exécutée qu'après l'arbitrage définitif du Roi. Bastia prend le deuil et s'arrête de travailler le jour de la sentence. Le bourreau refuse de le marquer. Il est tout de même aussitôt embarqué pour la forteresse de Toulon. En Mars 1782, la procédure du Conseil Supérieur de la Corse concernant son procès est cassée. La sentence est annulée par le Conseil du Roi. L'affaire est renvoyée devant le Parlement de Provence, à Aix en Provence, où il est innocenté. En Juin 1785, il sort réhabilité de son procès. Il doit retrouver son grade de lieutenant-colonel, avec sa solde. Ses détracteurs seront sévèrement condamnés. En Juillet 1786 paraît la confirmation, par le parlement d'Aix en Provence, de la sentence décidant de son l'innocence. En Janvier 1787, il retrouve enfin son grade de lieutenant-colonel du Régiment Provincial de l'Isle de Corse, avec sa solde. En Septembre 1789, il est colonel général de la garde nationale des pièves de Talavu, Bastergà et Ornanu. Le Roi le nomme chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. En Octobre, avec plusieurs Corses, tous gentilshommes francophiles, il écrit au ministre de la guerre de Louis XVI, De la Tour du Pin, afin de lui demander des démentis par rapport aux bruits qui courent d'une rétrocession de l'Ile à Gênes. En Mars 1791, il est nommé maréchal de camp. Commissaire député par le directoire du district, il procède à l'inventaire des locaux conventuels. En Juillet 1794, il est dans la place de Calvi, encerclée par les Anglo-Corses. La ville, en partie détruite et après une résistance désespérée, se rend. Il est embarqué pour la France. En 1795, il est nommé général de brigade à l'Armée d'Italie. En 1796, il est nommé général de division. Il quitte le service actif, mais accepte un commandement à Aix en Provence. En 1797, il se retire en Corse, à Zicavu, où il meurt en 1813.

ABBATUCCI Jacques-Pierre: (vingtième siècle)
De Zicavu. Petit-fils de Paul-Séverin. Maire de Zicavu de 1923 à 1940.

ABBATUCCI Jacques Pierre Jean Charles: (1857-1927)
Né à Zicavu. Fils d'Antoine-Dominique. Député (bonapartiste) de la Corse en 1885, mais l'élection est invalidée. Elu conseiller général de Zicavu en 1895.

ABBATUCCI Jacques Pierre Louis Severin (Séverin): (1871-1940)
Né à Corti. Médecin-colonel des troupes coloniales. Historien. Il participe à la campagne du Soudan de 1895 à 1898. Il sert au Tonkin de 1900 à 1903 et en Chine de 1904 à 1907 et de 1910 à 1912. Cité à l'ordre de la Nation en 1915. Il participe à la Première Guerre Mondiale (Allemagne 1914-1916 et Maroc 1916-1919). Il sert dans l'Armée d'Orient de 1920 à 1921. Médecin-chef de l'hôpital de Fez. Directeur des services de santé en Syrie. Maire de Zicavu de 1919 à 1923. Membre du Conseil Supérieur de la Santé au ministère des Colonies de 1921 à 1927. Auteur de nombreuses études médicales sur les régions parcourues: Le Parfum de la grande route, Devant la proue des navires, Bréviaire thermal des coloniaux, De l'hallucination chez les amputés, Médecins coloniaux, Les Prisonniers de l'opium, L'alimentation des Chinois du Sud, Les ordonnances du médecin praticien... En 1937, il fonde, à Nice, le Souvenir Napoléonien. Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Médaille Coloniale avec agrafes Soudan-Maroc. Médaille Interallié. Médaille vermeil des Epidémies. Médaille de bronze de l'Hygiéne Publique. Médaille Commémorative du Levant. Officier d'Académie. Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite (Maroc). Dragon de l'Annam. Officier de l'Ordre Royal du Cambodge. Officier de l'Ordre du Mérite Sanitaire de Roumanie.

ABBATUCCI Jean-Charles (Ghjuvanni Carlu): (1771-1796)
Né à Zicavu. Fils de Ghjacumu Petru. En 1788, il rentre à l'Ecole d'Artillerie de Metz. Lieutenant d'artillerie en 1790. Capitaine en 1792. Il combat à Valmy et Jemmapes. Il participe aux campagnes de l'Armée du Rhin et du Nord de 1792 à 1794. Général de brigade à l'Armée du Rhin et de Moselle en 1795, il est tué au siège de Huningue, en Alsace, en Décembre 1796. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe.

ABBATUCCI Jean Charles: (1816-1885)
Né à Zicavu. Fils de Charles Jacques Pierre. Magistrat et homme politique. Avocat à Orléans. Substitut du Procureur Général à Paris en 1848. Député de la Corse de 1849 à 1851. Maître des requêtes au Conseil d'Etat et chef de cabinet du Ministre de la Justice en 1852. Conseiller d'Etat de 1857 à 1873. Conseiller général de la Corse en 1857. Président du Conseil Général de la Corse. Député de la Corse de 1872 à 1876. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de MAC-MAHON un vœu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées. Député (bonapartiste) de Sartè de 1877 à 1881. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Paris en 1885.

ABBATUCCI Paul Séverin: (1821-1888)
Né à Zicavu. Fils de Charles Jacques Pierre. Avocat. Député de la Corse de 1852 à 1870. Elu maire de Zicavu en 1855 et 1865. Conseiller général de la Corse en 1857. En 1865, il est membre de la commission spéciale créée pour étudier la participation de la Corse à l'Exposition Universelle qui doit se tenir à Paris. En 1871, il est réélu député (Bonapartiste) de l'arrondissement d'Aiacciu à l'Assemblée Nationale, dite de Bordeaux. Il démissionne et laisse sa place à Eugène Rouher, chef du Parti Néo bonapartiste, ancien ministre de Napoléon III. Réélu maire de Zicavu de 1871 à 1878. Président du Comité Napoléonien d'Aiacciu en 1872. Président du Comité de l'Appel au Peuple en 1876 et 1879. Membre du comité directeur du journal L'Aigle (fondé en 1875) en 1876. Il décède en 1888 à Ulmetu.

ABBATUCCI Paulu Maria: (seizième siècle)
En 1561, il est capitaine dans l'armée française. Il est le fondateur de la famille Abbatucci de Zicavu.

ABBATUCCI Pierre-Jean: (1871-1942)
Né en Belgique. Peintre et graveur belge dont l'essentiel de l'oeuvre est consacré au paysage.

ABBATUCCI Severinu: (1700-1750)
Né à Zicavu. Colonel dans la cavalerie légère vénitienne. Gouverneur de Brescia, en Italie en 1735. En 1748, il est nommé commissaire commandant de la piève de Talavu.

ABDUL KARIM: Voir JOSSOT Henri Gustave.

ABITBOL Pierre: (né en 1953)
Metteur en scène de théâtre. En 1975, à Calinzana, il crée, avec Dominique Petris et Nicou Maraninchi, la troupe de A Tribbiera qui se produit dans les fêtes de village en présentant une création de chants et de contes corses. Il travaille ensuite avec A Cumpagnia de Pigna sur une recherche des traditions musicales corses. Il est animateur à Radio Calvi Citadelle et participe ainsi à l'organisation de nombreuses manifestations culturelles.

ABOABDEL MEL SEMET AB ESALT: (douzième siècle)
Roi musulman de Valence. En 1150, malgré leur défaite de 1014, les Maures conservent en Corse des établissements importants: Pise est obligée de traiter avec lui, pour la libre admission de ses vaisseaux dans les ports de l'Ile.

ABOUT Edmond: (1828-1885)
Ecrivain français. Journaliste (directeur du journal Le XIXe siècle) et romancier (Le Roi des Montagnes, L'Homme à l'oreille cassée, Le Roman d'un brave homme). Membre de l'Académie Française (1884). En Février 1877, il est est en visite à Aiacciu, chez Emmanuel Arene, qui désire (en vain) le présenter aux élections législatives. Il affirme qu'en Corse, on ne peut trouver une femme sans beauté, ni un homme sans esprit.

ABRAINI Antoniu: (1743-1803)
Né à Spiluncatu. Ecclésiastique. Archiprêtre. Chanoine. En 1771, il est nommé prévôt de l'église collégiale Santa Maria. En Mai 1772, à Bastia, en l'église de La Cuncezzione, il est député du Clergé à la Deuxième Assemblée des Etats de Corse.

ABRAINI Dominique: (1925-2010)
Né à Spiluncatu. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Chevalier du Mérite Social.

ABRAINI Don Petru: (dix-huitième siècle)
De Spiluncatu. Chanoine. En 1764, il fait graver les armes de sa famille sur une plaque de marbre apposée dans le cimetière de Spiluncatu, à la mémoire de son père Jacobus de Abraïnis.

ABRAINI Ghjuvan Battista: (dix-neuvième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Philosophie à Rome en 1827 et 1828.

ABRANTES (d') Laure, Adelaïde, Constance SAINT MARTIN-FREMONT: (1784-1838)
Duchesse. Issue de la famille Stephanopoli de Comnnène de Carghjese. Amie de la famille Bonaparte. Epouse du général Junot. Dame de compagnie de Litizia Bonaparte. Auteur de romans et de mémoires: Mémoires et souvenirs historiques, en 18 volumes (1831-1835), L'Amirauté de Castille, Catherine de Russie, Mémoires de la famille impériale...

ABRIONI Jean: (vingtième siècle)
Originaire de Barbaghju. Militaire. Il est tué lors de la Seconde Guerre Mondiale. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Barbaghju.

ACCARDO Thierry: (?-1987)
Pompier volontaire. Il trouve la mort en service commandé, lors d'un incendie, au lieu dit Triu, sur la commune de Vicu, en 1987.

ACCINELLI Francesco Maria: (1700-1777)
Historien et géographe à Gênes. En 1731, à Milan, édition d'une de ses cartes de la Corse, suivie des plans de Bastia, Aiacciu, Calvi et Corti. En 1770, dans sa Storia Veridica Della Corsica, il fait une très brève mention de la mort de Sampieru Corsu, en citant l'historien Filippo Casoni.

ACCORSI Agnès: (née en 1967)
Née à Aiacciu. Artiste peintre. Plasticienne. Formatrice en arts plastiques. Vidéaste. Diplômée de L'Ecole des Beaux-Arts d'Aix en Provence. Professeur d'arts appliqués. Auteur d'une vidéo intitulée Soleil body déclic, en 2006. En 2009, elle participe à l'exposition d'art contemporain de Sao Paolo (Brésil).
Voir le site de Agnès ACCORSI

ACCORSI Jules (Lulu): (né en 1947)
Né à Aiacciu. Entraineur de football. Il effectue sa carrière d'entraîneur en Corse: SEC Bastia (1970-1974 et 1975-1979, manager général de 1979 à 1983), AC Ajaccio (1974-1975), US Corte (1986-1989), EF Bastia (1992-1995), FC Calvi (1997-1998) et GFCO Ajaccio (2000-2002), mais également dans plusieurs équipes marocaines: Difaâ d'El Jadida (1989-1991 et 1995-1996) et Renaissance de Settat (1991-1992, en Tunisie: Océano Club de Kerkennah Sfax (1996-1997), au Viêt Nam: Công An Thành Phô Hô Chí Minh (1998-2000) et Hànôi ACB (2007-2008), à Oman: Al Orubah Sur (2002-2003), en Algérie: JSM Bejaia (2003-2005), à Madagascar: Union Sportive de la Commune Urbaine d'Antananarivo Football (2005-2007) et enfin au Bénin: Union Sportive de Sèmè Kraké (2008-2010). Manager général du RCFC Besançon de 1983 à 1986. Sélectionneur de la Fédération Saïgonnaise de Football. Sélectionneur de l'Équipe de République Centrafricaine de Football de 2010 à 2012. Vainqueur de la Coupe du Viêt Nam (1998). Champion d'Oman (2002). Champion de Madagascar (2006). Vainqueur de la Coupe de Madagascar (2006).

ACHA RAIS: (seizième siècle)
Corsaire turc, lieutenant de Dragut. En 1540, il attaque Lumiu.

ACHENER Maurice Victor: (1881-1963)
Né à Mulhouse. Artiste peintre. Graveur. Illustrateur. En 1931, il réalise une gravure intitulée Chapelle Gaffori (Corte).

ACHILLI Antoine et Baptiste: (morts en 1895)
Frères. Bandits. En 1895, sur la route qui mène à I Bagni di Petrapola, lors d'une rencontre avec deux autres hors la loi, Colombani et Carlotti, il sont tués, ainsi que ce dernier.

ACHILLI Joseph-Marie: (1757-1811)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu. Laboureur. En 1809, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour complicité de meurtre. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1811.

ACHILLI Pasquale: (1833-1871)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu. Lieutenant-colonel au 44ème Régiment d'Infanterie de Ligne durant la guerre de 1870. Il est tué à la tête de ses hommes, dans le Doubs, dans une contre-attaque bloquant le défilé de La Cluse et permettant le passage de 90000 hommes de l'Armée de l'Est en Suisse. Les Prussiens laisseront une zone libre autour du château de Joux en l'honneur du sacrifice héroïque de l'arrière-garde française. Dernières paroles avant l'assaut: Mon Colonel les camarades passent en Suisse et nous allons nous faire tuer!. .. Eh bien vous avez plus de chances qu'eux, vous, au moins, vous resterez en France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre de la Croix d'Isabelle la Catholique (Espagne). Chevalier de l'Ordre de Guadalupe (Mexique). Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia et sur le Monument aux Morts de la commune d'Isulacciu di Fiumorbu.

ACHILLI Pasquinu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de U Sulaghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ACQUATELLA ?: (dix-neuvième siècle)
Brigadier de la brigade de gendarmerie de Linguizzetta. En 1835, à Corti, avec le gendarme Leandri, ils abattent le bandit Carlu Dumenicu Prosperi.

ACQUATELLA André: (1923-2013)
Originaire d'Ortiporiu. Engagé volontaire lors de la deuxième guerre mondiale, il combat à Tobrouk en Lybie, en 1941. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il participe aux combats de la libération de la Corse, en 1943, notamment à Barchetta. Il poursuit le combat avec le débarquement de Provence en 1944. Adjoint au maire d'Ortiporiu.

ACQUATELLA François, dit FRAC ou Caton: (1876-1942)
Né à Alger. Peintre. Dessinateur humoristique.

ACQUAVIVA Antoine: (né en 1921)
Né à Lozzi. Militant communiste. Résistant (Francs-Tireurs et Partisans (FTP)). Journaliste. Il collabore aux journaux Ce Soir (de 1945 à 1953) et L'Humanité (de 1953 à 1981). Responsable du Petit Bastiais en 1981. Il s'engage ensuite dans la cause nationaliste. Fondateur de A Rivista, journal de sensibilité séparatiste. Directeur de publication de U Ribombu, l'hebdomadaire d'A Cuncolta Naziunalista et du FLNC Canal Historique. Candidat aux élections législatives sous l'étiquette MCA-UPC.

ACQUAVIVA Battista: (née en 1984)
Née à Bastia. Fille de Nandu. Chanteuse (tessiture soprano, mezzo et colorature). Musicienne (violon). Élève de l'école de musique de Pigna A Scola di cantu et di strumenti. Elle chante le chant sacré du répertoire traditionnel corse.
Voir le site de Battista ACQUAVIVA

ACQUAVIVA Cesaru, dit Ciccione: (1742-1774)
De L'Acquale di Niolu. Agriculteur. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à les encercler à en prendre une grande partie. Il est condamné à mort et pendu à Corscia.

ACQUAVIVA Don Joseph: (1870-1919)
De Lozzi. Médecin à Marseille. Chirurgien. Il est le premier étudiant corse venu à Marseille qui devient chirurgien.

ACQUAVIVA Dumenicone:
Originaire de Lozzi. Poète en langue corse. Auteur de U Riccusatu.

ACQUAVIVA Ferdinand: (1889-1978)
Originaire de Lozzi. Militaire. Chef de bataillon. Ancien combattant 14-18 et 39-45. Prisonnier de guerre à Wurzach (Allemagne) de 1940 à 1942. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ACQUAVIVA Francescu: (1700-1777)
De L'Acquale di Niolu. Ecclésiastique. Docteur de l'université de Padoue. En Mai 1761, il est chargé de trouver en Europe des spécialistes de la frappe de la monnaie. Il ramènera sur l'Ile un orfèvre bavarois, Wolfgang Ober, un horloger autrichien, Robert Clu, et un horloger suisse, Louis Jacques Descombes. En Septembre 1768, devant l'offensive générale des Français, Pasquale Paoli abandonne le Nebbiu et lui demande de rester à Lentu, pour garder le passage de Tenda.

ACQUAVIVA Francescu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Lozzi en 1838.

ACQUAVIVA François:
Dirigeant du Partitu di u Populu Corsu per l'Autonomia (PPCA) en 1974.

ACQUAVIVA François: (1922-2015)
Né à Mansu.Militaire (ER). Viticulteur (Domaine Acquaviva). Maire de U Mucale de 1976 à 1983. Président du Lions Club de Balagna. Officier du Mérite Agricole. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39-45. Croix de Guerre TOE avec étoile d'argent. Médaille Coloniale avec agrafe Extrême-Orient. Médaille d'Honneur du Mérite Vietnamien.

ACQUAVIVA Ghjuvan Battista: (1964-1987)
De L'Isula. Fils de Maurice. Militant nationaliste. Membre du FLNC. En 1987, il figure sur l'affiche des 6 recherchés de Pasqua. Il est tué lors d'une opération commando à Querciolu, en 1987 (il est abattu par le propriétaire de la ferme qu'il venait plastiquer). Il devient le martyr de la lutte du FLNC et sa mort est régulièrement commémorée par les Nationalistes. En 2005, son nom est donné à un amphithéâtre de l'Université de Corse, à Corti.

ACQUAVIVA Ghjuvan Deziu dit Casone: (1922-2008)
Né à Galeria. Berger. Poète improvisateur. Fidèle participant des Chjama è Rispondi de Pigna.

ACQUAVIVA Jean-Baptiste: (1899-1945)
Né à Corscia. Résistant. Membre du Special Operations Executive (S.O.E.) Réseau Frederick Venu d'Alger en Avril 1943, avec le commandant Paul Colonna d'Istria, à bord de l'HMS Saracen pour organiser la logistique du débarquement allié dans le secteur de Pruprià. Arrêté en Juin par les Italiens, il est torturé et condamné à 28 ans de réclusion. Il décède à Calacuccia, en 1945. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument au Morts de la commune de Bastia.

ACQUAVIVA Jean-Claude: (né en 1965)
Originaire de Balagna. Chanteur. Musicien. Compositeur. Membre du groupe polyphonique A Filetta, depuis 1978. Il en est devenu le leader et porte-parole. Secrétaire et porte-parole du Comité de Corse de la Ligue des Droits de l'Homme. Membre fondateur du Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle, en 2013.
Voir le site du groupe A Filetta

ACQUAVIVA Jean-Félix: (né en 1973)
Originaire de Lozzi. Directeur de l'Office du Tourisme de Corti-Centre-Corse. Maire de Lozzi depuis 2008. Elu conseiller territorial (nationaliste) en 2015. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargée de l'Office des Transports de la Corse.

ACQUAVIVA Jean-Yves: (né en 1969)
Né dans le Morbihan. Originaire de Balagna. Agriculteur. Ecrivain. IL rentre en Corse au début des années 1980. Après une licence de corse à l'université de Corti, il se lance dans l'agriculture. Il est producteur de farine de châtaigne et éleveur ovin sur la commune de Lozzi dans le Niolu. Auteur de Ombre di Guerra (2011), Prix des Lecteurs de Corse 2012, de Tandu Scivu, un recueil de poésies (2011), Cent'anni, centu mesi (2014) Prix du Livre Corse 2014...

ACQUAVIVA Joachim: (né en 1923)
Né à Galeria (hameau d'Amacu). Ancien combattant de la Deuxième Guerre Mondiale. Invalide de guerre. Agriculteur éleveur. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ACQUAVIVA Lucien: (1953-2007)
Originaire de E Lubertacce. Professeur d'Histoire-géographie. Spécialiste de la préhistoire. Docteur en archéologie. Il participe aux fouilles de Filitosa. Co-auteur de Lumières de granite (avec Jean-Dominique Cesari). Fondateur du musée Likninoï à E Lubertacce.

ACQUAVIVA Marcellu: (1923-2002)
Né à L'Acquale di Niolu. Il effectue sa carrière dans l'éducation nationale. Pédagogue. Poète en langue corse. Parolier. Auteur de Estru Muntagnolu, en 1959, Populu è Rime, Vite è stagione et de L'acqualogia, en 1979. Il collabore à la revue Monte Cintu.

ACQUAVIVA Maurice: (?-2003)
Militant nationaliste. Membre de l'UPC. Elu à la première Assemblée de Corse de 1982 à 1984. En 1999, il est interpellé et placé en garde à vue, dans le cadre des recherches concernant Yvan Colonna.

ACQUAVIVA Nandu: (né en 1939)
Musicien (cetera). Chanteur. Compositeur. Improvisateur. Père de la mimophonie (enseignement du chant avec des signes manuels) en Corse. Fondateur, avec Tony Casalonga, de l'association Festivoce, à Pigna, en 1989. Membre de l'association E Voce di u Cumune. Membre du groupe A Cumpagnia. Co-auteur de Polyphonies corses: L'orgue et la voix (2000),

ACQUAVIVA Paul: (1828-1903)
Né à Corti. Bibliothécaire, puis professeur de grammaire au collège Paoli. En 1858, il quitte la Corse pour Paris où il exerce la profession de comptable à la préfecture de la Seine, jusqu'en 1863. Percepteur à Corti jusqu'en 1880. Il se lance dans le journalisme. Rédacteur en chef du journal républicain Le Pascal Paoli, de Corti, de 1883 à 1903.

ACQUAVIVA Raimondu: (1738-1774)
De L'Acquale di Niolu. Agriculteur. En Juin 1774, il fait partie des insurgés du Niolu. Les Français parviennent à les encercler à en prendre une grande partie. Il est condamné à mort et pendu à Corscia.

ACQUAVIVA Raymond: (né en 1946)
Né à Bunifaziu. Comédien. Metteur en scène. Professeur d'art dramatique (Cours Florent à Paris dès 1981). Membre de la Comédie Française (1973). En 2000, il ouvre sa propre école de théâtre, à Paris (Les Ateliers du Sudden). Il met en scène Romeo et Juliette, en 2011, Hommes au bord de la crise de nerfs, en 2013, Guerres et Chansons, en 2015...
Voir le site Les Ateliers du Sudden

ACQUAVIVA Sabino: (né en 1929)
Né à Padoue (Italie). Journaliste. Sociologue. Ecrivain. Auteur de Corsica, storia di un genocido, paru en 1982.

ACQUAVIVA Sebbiu (Eusebiu), dit Marzu di Niolu: (1727-1772)
De L'Acquale di Niolu. Neveu de Francescu. En Juin 1769, la Nation Corse est vaincue. Les villes et les principaux chefs-lieux sont occupés par les Français. Il fait partie des nombreux Corses qui refusent de se soumettre, et qui constituent un mouvement fidèle à Pasquale Paoli, celui qui demeure toujours pour eux U Babbu di a Patria. Arrêté par les Français, il est condamné au bagne dans les Antilles. Il réussit à s'évader et gagne la Toscane. En Août 1771, avec une poignée d'hommes, il débarque dans le Capicorsu en provenance de Livourne. Pour survivre, il commet crimes et pillages. En Mars 1772, il est tué lors d'une embuscade dans les environs d'Ota.

ACQUAVIVA Xavier (Savieru): (né en 1955)
Né à Fez (Maroc). Originaire du Niolu. Cadre à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bastia. Poète. En 2005 il publie un premier roman autobiographique Mon ami Théo, suivi en 2006 par un recueil d'une cinquantaine de poèmes, dont quelques uns seront traduits en corse et en sarde. Cet recueil a été édité en 2011 sous le titre Les poèmes de Savieru.

ACQUAVIVA-PACHE Michèle:
D'origine suisse. Epouse d'Antoine Acquaviva. Journaliste. Ecrivain. Elle collabore aux revues Kyrn, U Ribombu, Le Journal de la Corse (depuis 1994), Corsica... Défenseur de la culture méditerranéenne. Auteur d'essais sur l'immigration et l'Afrique. Militante des Droits de l'Homme. Auteure de Paladines, chroniques d'innocence (2001), La Sarrasine, chroniques d'innocence (2002), Bleu turchine, chroniques d'innocence (2003), Le pré de l'Asphodèle, chroniques d'innocence (2005), Dans l'œil de Gorgone, chroniques d'innocence (2006), Marie que m'as tu fait, suivi de Vive la mariée! et de Climats de confiance, 3 pièces de théâtre en 4 périodes (2006), Antigone aux temps présents, suivi de Cousines et de L'amour empaillé, 3 pièces de théâtre (2010), Tropiques 70-Cotonou. "La Gerbe d'Or" et autres "madeleines", avec Gabriel Roth, en 2011, Sonatine pour naufragés (2013), Les merles préfèrent Schubert (2016)...
Voir le blog de Michèle ACQUAVIVA-PACHE

ADALBERT: (?-968)
Toscan. Fils de Bérenger II. Tutor Corsicae. Son père l'associe au trône du royaume d'Italie, de 950 à 961. En 962, dépossédés, avec son père, de leur titre et de leurs biens par Otton 1er le Grand, le Roi de Germanie et d'Italie, au profit du pape Jean XII, ils sont obligés de fuir l'Italie. Il se réfugie en Corse, où Il meurt en 968.

ADALBERT: (1021-1077)
Toscan. Fils d'Adalbert II. Marquis de Massa et de Toscane. En 1056, il confirme la donation faite au monastère italien de Fruttuaria, par son père, en 1029.

ADALBERT I: (neuvième siècle)
Fils de Boniface II. Il est appelé en 846 par le roi Lothaire 1er pour combattre les infidèles. Il est nommé marquis et Tutor Defensore de la Corse, marquis de Tuscia. Il exerce un contrôle administratif et militaire sur l'Ile.

ADALBERT II: (dixième siècle)
Toscan. Fils d'Adalbert, petit-fils de Bérenger II. En 968,à la mort de son père, il reprend le titre de Tutor Corsicae. En 972, il abandonne la Corse à Otton II, Roi d'Italie et Empereur Germanique.

ADALBERT II: (?-1033)
Toscan. Fils de Hugues, marquis de Corse et de Toscane. Marquis de Massa. En 1001, à la mort de son père, il lui succède. En 1029, il lègue un monastère, dédié à Saint Etienne, situé dans le diocèse d'Aiacciu (piève de Cruscaglia), au monastère italien de Fruttuaria. Il meurt en 1033.

ADALGIS (ADALGISUS): (neuvième siècle)
Dignitaire lombard. Tyran de la cour carolingienne. En 872, poursuivi par les troupes de l'Empereur d'Occident Louis II, il se réfugie en Corse.

ADOLFINI-BIANCONI Carine: (née en 1970)
Née à Bastia. Ecrivain. Poète. Auteure de L'Ochju (2006), Altérations, un recueil de 62 poèmes, en 2014.

ADORNO Antoniotto: (?-1403)
Magistrat génois. En 1403, Boucicaut, le gouverneur français de Gênes, le nomme gouverneur de la Corse. Il meurt après quatre mois de séjour sur l'Ile.

ADORNO Baldassare: (seizième siècle)
Génois. En 1521, il est commissaire en mission en Corse. En 1522, il est nommé gouverneur en remplacement de Andrea Spinola. En 1523, à sa demande, dix-huit Allemands arrivent en Corse pour prospecter les minerais d'or et d'argent en Casinca. Il est remplacé en 1524 par Giambattista Lomellino.

ADORNO Filippo: (dix-huitième siècle)
Génois. Gouverneur de la Corse de 1702 à 1704. Il succède à Ottone de Fornari. Il est remplacé par Pietro Francesco Fieschi.

ADORNO Gregorio: (quinzième siècle)
Neveu du Doge de Gênes Raffaello Adorno. Gouverneur de la Corse en 1446. A Caccia, il affronte Marianu di Caghju. Il y est battu et fait prisonnier.

ADORNO Raffaello: (quinzième siècle)
Doge de Gênes. En 1443, il nomme Giovanni da Montaldo gouverneur de la Corse. En 1446, il désigne son neveu, Gregorio Adorno, pour gouverner l'Ile.

ADORNO Théodore Ludwig: (1903-1969)
Philosophe et musicologue allemand. Originaire de Bucugnà par sa mère, Maria Calvelli, fille de Ghjuvan Francescu Calvelli-Adorno, officier immigré.

ADRIANI (VALENTINI) Augustinu: (1719-1796)
Né à Corti. Conseiller du Roi. Subdélégué de la Province de Corti. Député de la province de Corti à la Cinquième Assemblée des Etats de Corse en 1777.

ADRIANI (VALENTINI) Dumenicu: (1734-1784)
Né à Corti. Avocat. Notaire à Corti. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1773. Commissaire de la Ghjunte royale de Caccia.

ADRIANI Louis: (1862-1942)
Né à Corti. Petit-fils de Vincenzu Luiggi. Avocat. Membre du Comité Républicain de Corti en 1885. Juge suppléant à Corti de 1891 à 1898. Conseiller général (radical) du canton de Pedicroce de 1899 à 1904. Procureur de la république à Calvi de 1898 à 1909. Membre du Comité Radical-socialiste de Corti en 1908. Député radical-socialiste de Corti de 1910 à 1914. Il est élu contre le député sortant Antoine Gavini. Juge au tribunal de la Seine de 1914 à 1919. Magistrat en Guadeloupe de 1919 à 1922. Procureur général chef du service judiciaire de l'Afrique Occidentale Française (AOF) de 1922 à 1928. Franc-maçon, membre de l'Etoile de Cyrnos. Officier d'Académie. Chevalier du Mérite Agricole. Officier de la Légion d'Honneur.

ADRIANI Vincente: (?-1855)
Maire de Corti de 1822 à 1823, de 1841 à 1848 et en 1855.

ADRIANI (VALENTINI) Vincenzu Luiggi: (dix-huitième siècle)
Né à Corti. Fils de Augustinu. Docteur en Droit de l'Université de Gênes. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1776. Député du Tiers-Etat pour la juridiction de Corti à l'Assemblée des Etats en 1789.

ADRIEN 1er: (huitième siècle)
95ème pape de Rome, de 772 à 795. En 774, il se fait confirmer par Charlemagne, le Roi des Francs, les décisions de l'Assemblée de Quierzy, qui font officiellement entrer la Corse dans les états du Saint-Siège. En 777, dans une lettre adressée à Charlemagne, il demande qu'on aide l'Eglise à recouvrer, entre autres, les patrimoines qu'elle possédait en Corse et qui lui avaient été enlevés par les Lombards.

ADRIEN IV (Nicolas Breakspear): (1100-1159)
Pape de 1154 à 1159. En 1156, il confirme les anciens privilèges de l'Eglise pisane en Corse.

AEMILIUS M.: (troisième siècle avant notre ère)
Consul romain. En 232 avant notre ère, il aborde les côtes corses avec des navires chargés de butin ramené de Sicile. Il est assailli et dépouillé par les habitants du lieu.

AFFATATO Pietro: (seizième siècle)
Evêque d'Accia de 1547 à 1553.

AGANE: (neuvième siècle)
Franc. Gouverneur de la Corse en 834, nommé par Lothaire.

AGATA (d') Franceschino: (?-1738)
Florentin. Homme de confiance de Théodore de Neuhoff. Secrétaire de la chambre du Roi de Corse. Il quitte la Corse avec ce dernier en Novembre 1736. En 1737, il est arrête à bord d'un navire chargé de munitions faisant route sur L'Isula. Il est condamné à la pendaison.

AGNELLUS: (quinzième siècle)
Evêque d'Accia en 1421.

AGNESE ou AGNESI Ghjuvanni (Genovese): (1586-1632)
Né à Calvi. Notaire à Calvi. Il est l'un des témoins calvais qui, en 1628, atteste de la noblesse de Don Juan Antonio Magnara Vincentello.

AGNESE ou AGNESI Ghjuvanni Battista (ou AGNENS Johannes Battista): (1611-1670)
Né à Calvi. Fils de Ghjuvanni. Ecclésiastique. Officier d'honneur du cardinal prince Giulio Rospigliosi. Poète de langue latine et auteur de nombreuses anagrammes (un millier) en l'honneur de l'Immaculée Conception. En 1661, ses poésies sont publiées à Rome.

AGOSTINI ? dit Capuchja: (dix-huitième siècle)
Lieutenant des Naziunali. En Avril 1763, il commande une attaque contre les Génois, à Algaiola, qui échoue. En Janvier 1769, à L'Isula, il attire Charles François Dumouriez dans une embuscade, l'expédition de celui-ci sur la ville tourne court et la troupe française est décimée.

AGOSTINI Ambroise: (dix-septième siècle)
D'origine corse. Second Consul de Marseille en 1617.

AGOSTINI Ambrughju: (seizième siècle)
En 1569, condamné à l'exil par les Génois, avec Alfonsu d'Ornanu et trois cents autres insurgés, il s'embarque à Calvi, à destination de la Provence, pour y former le premier noyau des nouvelles compagnies corses au service du Roi de France. Il se fixe à Marseille. En 1590, il épouse, à Marseille, Marguerite de Grohion.

AGOSTINI Ange-Pierre: (1917-2006)
Originaire de Bastia. Lieutenant-colonel. Il participe à la campagne de France, aux guerres d'Indochine et d'Algérie. Médaille d'Extrême Orient en 1952. Croix de guerre Vaillance et Viêt-Nam en 1955. Délégué auprès du ministère de l'Intérieur au Cameroun, puis au Bénin. Conseiller municipal de Bastia, adjoint chargé de la circulation et du domaine public de 1983 à 1995. Chevalier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

AGOSTINI Anton Francescu: (dix-septième siècle)
Podestat de Bastia en 1638.

AGOSTINI Carlinu: (1795-1826)
Originaire de I Prunelli di Casacconi. Frère de Pompeu. Bandit. Suite à la vindetta de I Prunelli di Casacconi, en 1814, il prend le maquis et fait partie de la bande des Prunellacci, dont il est le cerveau. Arrêté en 1824, il est condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Il décède à la Maison Centrale de Nîmes, en 1826.

AGOSTINI Carlu Matteu dit U Stortu: (1786-1822)
Originaire de I Prunelli di Casacconi. Bandit. Suite à la vindetta de I Prunelli di Casacconi, en 1814, il prend le maquis et fait partie de la bande des Prunellacci. Auteur de plusieurs meurtres (1819, 1820, 1821). Condamné à mort par contumace en 1820. Il est tué par les Gendarmes en 1822, près de I Prunelli di Casacconi.

AGOSTINI Dominique Jean Antoine (Nicols GUERDENEY): (né en 1950)
Né à Saint-Louis du Sénégal. Originaire de U Castellà di Mercuriu. Fonctionnaire territorial. Maire de U Castellà di Mercuriu de 1988 à 2001. Ecrivain. Auteur de Le Conquistador de Cusco (2007), El Presidente (2012), Beatrice (2013), Petit précis de philosophie (2014), L'Afrique, la Corse et moi... (2015),... Chevalier de la Légion d'Honneur.

AGOSTINI Dumenicu: (1889-1950)
D'Aiti. Berger. Ecrivain public. Poète. Maire d'Aiti. Auteur, entre autres, de Elogio d'Amore.

AGOSTINI Dumenicu (né en 1933) et Francescu (1927-2011) dit Les Frères VINCENTI:
Originaires de Santa Riparata di Balagna. Auteurs compositeurs interprètes de chansons de variété en langue corse corse. On leur doit des titres tels que Chi Fà, U ritrattu, Tragulinu, Casa antica, Dimmi Perche ou encore L'omu di Muna...

AGOSTINI Fanny: (née en 1989)
Originaire de Cassanu. Présentatrice de télévision (météo).

AGOSTINI Félix: (1910-1980)
Né à Paris. Décorateur. Sculpteur. Créateur publicitaire. Affichiste. Créateur des affiches publicitaires pour Violeta, Andrex, Ford, Peugeot, Ducretet-Thomson, Chanel...

AGOSTINI Ferdinandu: (dix-huitième siècle)
De U Silvarecciu. Prêtre. En Octobre 1768, il participe à la bataille de Borgu entre Naziunali et Français. En Avril 1769, il est parmi les chefs Naziunali qui s'apprêtent à affronter les Français à Ponte Novu.

AGOSTINI Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Sant'Andria di U Cotone, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

AGOSTINI Francescu Maria dit Chjudinu: (?-1824)
Maire de I Prunelli di Casacconi. Il est assassiné, en 1824, par POMPEU AGOSTINI et THOMAS JEAN-BAPTISTE TORRE dit Tomasciolu.

AGOSTINI François: (dix-neuvième siècle)
Sociétaire-élève de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu en 1803.

AGOSTINI François: (1898-1985)
Né à Montluçon (Allier). Originaire d'Oletta. Musicien, compositeur. Membre de la Société Française de Musicologie. En 1933, il fait paraître un recueil de chants corses traditionnels. En 1940, il fonde L'Anthologie sonore et la collection Florilège. Entre 1941 et 1944, il fonde l'Anthologie folklorique. Il participe à des émissions radiophoniques. Directeur des Editions Pathé-Marconi. Il réalise le premier enregistrement en France sur microsillon. Directeur de l'Opéra-Comique de 1950 à 1955. Directeur de l'Opéra de Paris de 1955 à 1965. Il est inhumé à Oletta. Chevalier de la Légion d'Honneur.

AGOSTINI Ghjacumu Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Pianu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

AGOSTINI Ghjuvan Ambroghju: (1780-1820)
Originaire de I Prunelli di Casacconi. Bandit. Suite à la vindetta de I Prunelli di Casacconi, en 1814, il prend le maquis et fait partie de la bande des Prunellacci. Auteur du meurtre d'un protagoniste de la vindetta (en 1819), il est arrêté, condamné à mort et guillotiné à I Prunelli di Casacconi, en 1820.

AGOSTINI Ghjuvan Paulu: (?-1823)
Maire de I Prunelli di Casacconi. Il est assassiné, en 1823, par SIMONE FRANCESCU FILIPPI dit Capracinta.

AGOSTINI Hubert: (né en 1935)
Originaire de Zonza. Né à Marseille. Artiste peintre (figures, nus, paysages, natures mortes...). Post-cubiste. Il expose régulièrement à Marseille, Lyon, Paris, Londres, New-York, Genève, Copenhague, Montréal...

AGOSTINI Ignaziu: (dix-huitième siècle)
En 1800, il est président de l'administration municipale de Bastia.

AGOSTINI Jean-François: (né en 1955)
Originaire de Porti Vechju. Poète. Président de l'association littéraire Entrelignes (créée en 2005). Organisateur du Printemps des Poètes de Porti Vechju. Créateur et organisateur de Voyage en vers, une manifestation annuelle destinée à faire découvrir la poésie contemporaine aux élèves des écoles primaires de la microrégion de Porti Vechju. Créateur et organisateur des Mots en hiver, rencontres, lectures, conférences, débats avec des poètes de tous les horizons. Auteur de Contre-jour (2005), Devenir un jour vent, Prix de l'édition du Val de Seine 2006, Presqu'il, (2006), La rive adverse, Prix des Ecrivains Méditerranéens 2007, Tyrrhéniennes, Prix des Trouvères 2008, Era ora (2008), Généalogie de l'Algue (2008)... Il écrit dans Poésie Première, Souffles, A Pian d'Avretu, L'Agora... Il collabore à la revue Revue en Poésie, Décharge 145, en 2010 consacrée à 5 poètes corses ( Danièle Maoudj, Ghjacumu Fusina, Alain Di Meglio, Stefanu Cesari et Jean-François Agostini).

AGOSTINI Joseph: (1817-1837)
Né à I Prunelli di Casacconi. Laboureur. En 1835, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour complicité de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

AGOSTINI Joseph:
Originaire de Cervioni. Psychologue clinicien. Psychanalyste. Auteur de théâtre. Auteur de la pièce On peut se pendre avec la langue, en 2009.

AGOSTINI Marcantone: (seizième siècle)
Corse vivant en 1590, cité par l'historien Antone Petru Filippini.

AGOSTINI Marcu Maria: (dix-neuvième siècle)
Greffier du tribunal civil de Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

AGOSTINI Max: (1914-1997)
Né à Paris. Artiste peintre. Il expose à Bastia (galerie Cateni), en 1933. Il est à Bastia à la fin des années 1930, puis se fixe ensuite dans le midi. Considéré comme le chef de file des impressionnistes contemporains.

AGOSTINI Mighele: (dix-septième siècle)
De Bastia. Marchand de drap et de céréales à Bastia entre 1600 et 1616. Il institue la Confrérie de Saint-Roch à Bastia.

AGOSTINI Nonce dit Justin de Lota: (mort en 1810)
Né à Santa Maria di Lota (hameau de U Mandriale). Ecclésiastique. Père capucin. Les archives des Capucins de Rome attestent de ses nombreux miracles. Il décède à Rome en 1810.

AGOSTINI Pascal:
Artiste peintre. Il étudie à Aiacciu. La Corse occupe une place centrale dans son travail. Il expose en Corse, à Paris, au Canada...

AGOSTINI Pascal:
Originaire de Santa Riparata di Balagna. Enseignant. Ecrivain. Auteur de Mammo Felicina (2015).

AGOSTINI Paulu Maria:
D'Aiti. Fils de Dumenicu. Auteur de l'Usu di a nostra Lingua, un manuel du parler corse et de son écriture, qui tient compte de la spécificité de la langue du Sud de la Corse. Auteur de I Nomi di i Nostri Loghi, un livre de la toponymie de Corse, en 1990.

AGOSTINI Philippe: (1910-2001)
Originaire de San Niculaiu di Moriani. Photographe. Cameraman. Metteur en scène de cinéma et de télévision. Réalisateur de films. Chevalier de la Légion d'Honneur.

AGOSTINI Pompeu: (1792-1827)
Originaire de I Prunelli di Casacconi. Frère de Carlinu. Bandit. Suite à la vindetta de I Prunelli di Casacconi, en 1814, il prend le maquis et fait partie de la bande des Prunellacci. Auteur de plusieurs meurtres (1819, 1820, 1821, 1824). Condamné à mort par contumace en 1820. Il est tué par les Voltigeurs en 1827, près de A Crucighja.

AGOSTINI Rosaire: (?-1870)
Originaire de Belgudè. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Belgudè.

AGOSTINI Tony: (1916-1990)
Né à Bastia. Artiste peintre (natures mortes). Il expose à Paris, New-York, San Francisco, en Allemagne, au Venezuela...

AGOSTINO: (dix-septième siècle)
Prêtre. En 1600, le cardinal protecteur de l'Ordre des Franciscains l'envoie en Corse, muni des pouvoirs de commissaire extraordinaire, afin d'y introduire la nouvelle branche des Franciscains Réformés.

AGRIPPA Marcus Vispanius: (63-12 avant notre ère)
Général romain, gendre et ministre d'Octave. En 32 avant notre ère, ce dernier lui confie le soin de tirer des chantiers corses, marins et navires.

AGUILLON ?: (dix-huitième siècle)
Ingénieur français. En 1785, il dresse le mémoire concernant la place de San Fiurenzu, qui compte 300 habitants.

AGUTTES Louise Georgette (Georgette AGUTTE): (1867-1922)
Née à Paris. Artiste peintre. Sculpteur. Elle séjourne en Corse en 1903. Elle y peint Le vieux Port de Bastia (Corse), Les calanques de Porto (Corse) et Coucher de soleil sur la Méditerranée.

AGUZZI Ignace: (1918-2009)
Originaire de Miomu. Chanteur (interprète de la chanson U Libecciu). Comédien de théâtre. Fondateur du groupe de chant folklorique Cantu di Cirnu.

AICARDO Ghjuvan Battista: (?-1609)
Né à Bastia de père ligure. Peintre à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse à partir de 1595. Auteur (avec Alessandro Castellino) de grands retables peints sur bois pour la communauté de Belgudè.

AIGLON (L'): Voir BONAPARTE Napoléon-François-Charles-Joseph.

AIGUIERES (d') Jean: Voir CARCOPINO-TUSOLI François.

AILLAUD André-Marius: (1902-1972)
Né à Hanoï. Artiste peintre (scènes de genres et paysages). En 1947, il est à la Galerie Bassoul à Aiacciu. Il y peint Toits de Bastia, Zicavo, Couvent, Oliviers... En 1948, à Montpellier, il expose La tour de la Cathédrale, La barque, La vieille ruelle, Le tombeau du Salario et Un portrait de chasseur corse.

AIMES Paul: (vingtième siècle)
Archiviste paléographe (1926). Archiviste départemental de la Corse de 1931 à 1945.

AIQUI Francis:
Metteur en scène de théâtre. Ecrivain. Après des études de sciences politiques et de littérature, il suit une formation pédagogique à Waldorf, en Angleterre. Professeur (art dramatique, littérature du Moyen-âge, philosophie) à l'Ecole Rudolf Steiner, à Edimbourg, en Ecosse. En 1976, il fonde et dirige L'Aico Théâtre Company, en Ecosse. De 1980 à 1982 il est Co-directeur de l'Upstream Théâtre à Londres. En 1985, il rentre en Corse pour diriger le Théâtre Point, à Aiacciu. En 1998, il est également le directeur artistique de l'Aghja. Créateur de pièces en français et en corse: Huis Clos, La Marelle, Les Frères Corses, Ile ou Elles Opéra-Roc, Cavallieri in li Cavalloni, Les Noces du Ferblantier Le Monte-Plats, Paoli, Boswell, Bonaparte (en 1989, pour le bicentenaire de la révolution) Pignatta, Les Samedis de l'Alba, Momo, Les Années Perdues, Le Graal, Le Bar de Spiro Scimone, L'Ecole du Jeu (1991), Gran'Testa (1992), Les Richesses de l'Hiver (1997\1985), le diptyque Les Frères Corses/Hamlet (1998-1999)...

AIQUI François: (dix-neuvième siècle)
Membre de la Commission Municipale d'Aiacciu en 1871.

AIQUI François Aurèle: (dix-neuvième siècle)
Membre de la Société Impériale Zoologique de Paris. En 1856, il publie Aperçu sur la Corse.

AIQUI Sébastien: (dix-neuvième siècle)
Membre de la Commission Municipale d'Aiacciu en 1871.

AIROLA Isabelle: (née en 1966)
Née à Bastia. Artiste peintre. Professeur d'arts plastiques.

AIRUO Joseph: (vingtième siècle)
En 1925, à Aiacciu, il crée, avec Fernand Porri, le spectacle Baccalà per Corsica, avec des chansons de Dumenicu Antone Versini (Maistrale), dont Cursichella.

AISTOLF ou ASTOLPHE: (huitième siècle)
Roi des Lombards de 749 à 756. En 754, devant sa menace, le pape Etienne II réagit en demandant de l'aide à Pépin le Bref, le Roi des Francs. Ce dernier mène une campagne victorieuse contre lui, et, en 756, le bat définitivement.

AITELLI Carlu: (dix-huitième siècle)
Issu de la famille Savelli, de Petra Curbara. Procureur général de Balagna en 1717. Lors d'une visite à Algaiola du gouverneur Giovanni Stefano Spinola, avec l'autre procureur général de la province de Balagna, Antoniu Carli, il présente une requête pour l'aménagement d'une nouvelle prison à Algaiola, les prisons utilisées étant insalubres (notamment celle de Fondu di Torre). En Juin 1735, il lève, en Balagna, cinq compagnies pour le compte des Génois.

AITELLI Don Ghjuvanni: (1686-1750)
Originaire de Valle di Rustinu. Pievanu de Borgu. Notable jouissant d'une certaine autorité dès le début de la révolte de 1729. Nommé plénipotentiaire par l'Assemblée de San Pancraziu di Biguglia de 1730. En Mai 1731, à la Cunsulta di Boziu, il est envoyé comme émissaire à Bastia auprès des commissaires génois, pour négocier, soit la paix, avec la reconnaissance des revendications des Corses, soit une nouvelle prolongation de l'armistice. Les commissaires refusent de le recevoir, prétextant de son incompétence en la matière. En Mai 1732, dans le Rustinu, il se présente au général De Schmettau, et est gardé à vue. Il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions entre Corses et Génois, garanties par l'Empereur d'Allemagne Charles VI, sont énoncées en un Traité (les Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali. En Juin, il est remis par les Allemands au commissaire général Paolo Battista Rivarola, arrêté et enfermé à Bastia. Puis il est transféré à Gênes où il est enfermé dans la tour. Il est ensuite emmené et consigné à résidence à Savone. Sa condamnation à mort paraît inévitable. Mais les interventions extérieures en sa faveur (l'Empereur d'Allemagne, le Prince Eugène de Savoie, le pape, les ambassades de France, d'Espagne et de Toscane), rendent difficile son élimination physique. En Avril 1733, il est libéré. Il va faire sa soumission devant le Sénat de Gênes, et ne peut rejoindre l'Ile qu'après un délai, et avec le consentement préalable des autorités de la République. Il s'installe à Livourne où il est au service du marquis de Raffaelli, que Jean Gaston de Medicis, Grand-duc de Toscane vient d'engager comme secrétaire particulier. En Août, de Livourne, en compagnie de Luiggi Giafferi, il fait un court voyage clandestin en Corse, avec d'autres Naziunali, tous armés. En Avril 1734, à Campulori, il est de nouveau de retour en Corse, avec Luigi Giafferi. A la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est nommé Auditore Generale. En Mars 1735, à la Cunsulta di A Casabianca, il est confirmé dans toutes ses fonctions et prérogatives. En Février 1747, à la Cunsulta di A Venzulà, il est parmi les quatre Prucuratori qui ont droit de regard sur la gestion des membres du Magistratu Supreme. En Mars 1747, il s'oppose à l'initiative de Dumenicu Rivarola qui menace les habitants du Nebbiu et du Capicorsu qui désirent faire sécession en élisant leur propre Magistratu Supreme. En Décembre 1747, il est attaqué par Clémente Paoli, qui le dénonce comme étant favorable aux Génois. Soupçonné de connivence avec la République de Gênes, il est condamné au bannissement par les Naziunali. Il meurt à Bastia en 1750.

AITELLI Don Paulu: (1631-1711)
De Curbara. Ecclésiastique. Archiprêtre de Curbara. Il est cité par Petru Morati dans sa Prattica Manuale.

AITELLI Ignaziu (dix-huitième siècle)
Pacificatore de Merusaglia. Frère de Ghjuvanni. En 1725, il est chargé de régler un différend entre deux habitants de U Salgetu di Rustinu et les Padri di U Cumunu de la localité. En Septembre 1733, il complote avec des émigrés corses. En Novembre, sur ordre du gouverneur Pallavicini, deux groupes de Génois partent pour le Rustinu afin de saisir les notables du lieu, dont il fait partie, qui sont soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte. Avant d'avoir pu atteindre leur but, les Génois sont assaillis et désarmés par les Naziunali. Leurs capitaines seront traduits en justice.

AITELLI Saint-Dominique (1816-1867)
Né à Lanu. Militaire. Sergent à la 10ème Section d'Infirmiers Militaires. Il participe à la Campagne d'Afrique de 1844 à 1865. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1864.

AIZPIRI Paul-Augustin: (né en 1919)
Né à Paris. Artiste peintre. Prix Corsica de peinture en 1948.

AJACCIO Jean-Jacques: (1812-1907)
Né à Bastia. Maire de Bastia de 1879 à 1881. Président de la Chambre de Commerce de Bastia en 1890. Chevalier de la Légion d'Honneur.

AJACCIO Joseph-Marie: (1870-1957)
Né à Bastia. Avocat à Bastia. Conseiller à la Cour d'Appel de Bastia. Radical-socialiste. Franc-maçon. Défenseur du Syndicat de Pêcheurs et des Dockers. En 1904, il fonde, avec d'autres francs-maçons bastiais, le Comité d'Action Républicain. En 1906, il participe à la création de la Fédération Radical-socialiste de Bastia. Fondateurs des périodiques Bastia Républicain et le Bulletin Radical et Radical-socialiste. Battu, aux élections législatives, en 1910, à Bastia, par le républicain de droite Henri Pierangeli. Il se retire à Nice où il est membre de la direction du Petit Méridional. Chevalier de la Légion d'Honneur.

AKERBLADH Alexander: (1886-1958)
Né à Sundsvalt (Suède). Artiste peintre. En 1930, il expose Calvi (Corse). Il peint des vues de Calvi et Corti.

ALANDU (d') Sambucucciu: Voir SAMBUCUCCIU d'ALANDU.

ALANDU (d') Sambucucciu: (quinzième siècle)
Descendant de Sambucucciu d'Alandu. En 1468, à la Cunsulta tenue en l'église de Sant'Antone, près de A Venzulà, il est nommé Vicariu di U Populu. Cette Cunsulta reconnaît la tutelle du Duc de Milan. On y décide l'élaboration des statuts de la Corse. Puis, devant le comportement du gouverneur milanais Battista Geraldino d'Amelia, et avec le capitaine du peuple Ghjudu di Santa Lucia, bénéficiant de l'appui de la population, il se rebelle, et oblige Ghjucante di Leca, l'allié des Milanais, à se réfugier à Corti, et les Milanais eux-mêmes, à A Venzulà. En 1469, les seigneurs corses le destituent. Il est remplacé par Ghjudicellu di Caghju. En 1473, il est nommé capitaine du peuple. En 1474, il assiste à une Cunsulta tenue par Columbanu della Rocca.

ALAUX Marie-François: (1878-1952)
Né à Bordeaux. Artiste peintre. Peintre de la marine en 1930. Il séjourne en Corse au début des années 1910. Il peint Les gorges de la Spelunca (1913), Manoeuvre du youyou à bord de La Diligente (Calvi) et La Diligente dans la baie de Santa Giulia (1934), Erbalunga (Corse) et Au trois ris vers la Corse (1936). Il peint également Le village d'Ota en Corse.

ALBANESE Nicolo: (quinzième siècle)
Milanais. En 1464, il est membre de l'administration du commissaire gouverneur du Duc de Milan en Corse, Francesco Manetta. Il est installé à Calvi.

ALBANO (d') Maxime: (huitième siècle)
Evêque d'Aleria en 797.

ALBANO Sebastiano: (?-1631)
Originaire de Savone. Evêque de Sagone de 1625 à 1631. Il érige le canonicat de Sorru in Sù.

ALBANUS Cassius: (deuxième siècle)
Marin corse issu d'une famille ayant obtenu la nationalité romaine. Il sert dans la Flotte de Misène, sur la trirème Mercure, et meurt à l'âge de 30 ans. Il est enterré à Misène.

ALBERT 1er ou ADALBERT ou ADELVERTUS: (?-vers 890)
Fils de Boniface II de Toscane. En 844, le Roi d'Italie Louis II, l'envoie en Corse et lui rend les titres de Marquis de Toscane et Comte de Corse. Il le nomme Tutor Corsicae. Il meurt en 884 ou 855 ou 890 ou 898.

ALBERT II ou ADALBERT, dit le Riche ou Rufo: (?-917)
Fils d'Albert 1er. En 884 (ou 890 ou 898) il succède à son père. Il hérite de ce dernier des possessions de Toscane et de Corse, où son autorité sera plus nominale que réelle, et du titre de Tutor Corsicae. A sa mort, en 917, il laisse trois fils: Guido, (ou Guillaume) François, l'aîné, qui sera l'ancêtre de la branche dite des Marquis de Corse et de Parodi, de Belgudè, qui deviendra Maître de la Corse (Tutor Corsicae), Hugues, futur Roi d'Italie, et Lambert, ou Oberto.

ALBERT IV RUFO: Voir OBERTO II RUFO.

ALBERTI Antoniu: (dix-huitième siècle)
En Juin 1744, il est le représentant de la piève de Venacu à la Cunsulta di Corti, où le Roi Théodore 1er est à nouveau désigné comme chef de la Corse.

ALBERTI Bernardinu dit Padre Bernardinu di Calinzana: (1591-1653)
Natif de Calinzana. Religieux franciscain, connu sous le nom de Bernardinu di Calinzana. En 1607, au couvent de La Marana, il revêt l'habit de Saint François. En 1616, il est ordonné prêtre. Maître des novices de la Province romaine. Il décède en 1653 au couvent de Marcassu. En 1898, la Congrégation des Rites du Saint Siège lui reconnait ses vertus héroïques, et lui décerne le titre de Vénérable. Une biographie lui est consacrée en 1954 par le père franciscain François-Marie Petrignani: Un thaumaturge du XVIIe siècle. Le Vénérable Bernardin de Calenzana: Des Frères mineurs de la Province de Corse, 1591-1653

ALBERTI Henri: (1868-1935)
Né à Paris. Artiste peintre (scènes de genre, scènes religieuses, paysages).

ALBERTI Jean-Baptiste: (1881-1938)
Natif de Santu Petru di Venacu. Docteur en droit. Haut fonctionnaire dans l'administration coloniale. Il exerce notamment en Indochine. Gouverneur de la Martinique en 1936. Auteur de L'Indochine d'autrefois et d'aujourd'hui, qui obtient le Prix de l'Institut de France.

ALBERTI José: (1911-1992)
Natif de U Mucale. Petit-neveu de Bernardinu. Chanoine. En 1951, il découvre le sarcophage de Sainte Restitude et autres martyrs. Auteur de Olmia et ses martyrs (1986).

ALBERTI Leandro: (1479-1552)
Ecclésiastique, historien et géographe, Provincial des Franciscains à Bologne. Auteur de Descrizione di tutta l'Italia, (Corse comprise), où il dessine une carte de la Corse, qui parait en 1567.

ALBERTI Paulo: (quinzième siècle)
Originaire de Florence. Evêque d'Aiacciu de 1420 à 1422.

ALBERTI Robert: (1942-2003)
Originaire de A Riventosa. Secrétaire général de l'Université de Corse. Conseiller territorial (socialiste) en 1998. Maire de A Riventosa de 2001 à 2003. Vice-président de la communauté de communes Centre.

ALBERTI Vanessa:
Docteur en Histoire Moderne et Contemporaine. Chargée de cours (conférences de méthode) en Histoire Contemporaine en 1ère année de Sciences Po à l'Université de Corse Pasquale Paoli. Elle participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Auteur de L'imprimerie en Corse des origines à 1914 (aspects idéologiques, économiques et culturels) (2009).

ALBERTINI ?: (dix-huitième siècle)
Chanoine théologien. Curé de Pedipartinu di Orezza. En Mai 1736, il est chargé d'expliquer à Ghjacintu Paoli, qui la conteste, l'expression du Roi Théodore 1er proclamant que la Liberté de conscience aux hommes des autres nationalités et des autres croyances qui pourraient venir ici pour nous assister dans nos entreprises.

ALBERTINI Anna (Anne-Xavier): (née en 1931)
De Luri. Infirmière psychiatrique (Hôpital La Timone). Journaliste à Marseille (Le Provençal/Soir). Ecrivain. Poète. Elle part en Suisse et travaille pour La Tribune de Genève et différentes revues. Rentrée en Corse en 1979, elle crée deux émissions radio (Radio Corse, à Aiacciu). Elle participe à la création de Sinemassoci (développement du cinéma corse) avec Jack Lang (1982). Elle s'installe à Luri en 1990. Directrice de publication de la revue Cap'Intesu, A voce di l'associi capicursini (rédactrice pendant 5 ans). Auteur d'une pièce de théâtre Le dialogue des Marguerite (2002) jouée à Marseille et à Aubagne. Elle participe à un ouvrage sur la double appartenance avec des psychiatres corses La Corse, une affaire de famille. Auteur de contes et de nouvelles. Elle écrit le scénario et tourne un court métrage Le guépier. Auteur de Le journal fou d'un infirmière, en 1975, (une pièce tirée de ce livre est jouée à Marseille et à Paris), U Maravigliatu, Le bar à tisane (2008) Bribes de vie (2010)... Elle collabore à l'ouvrage collectif Une enfance corse, compilé par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, paru en 2010.

ALBERTINI Antoine: (né en 1909)
Originaire de Tralonca. Militaire de 1927 à 1947. Prisonnier de guerre au Laos en 1945. Médaille Militaire. Médaille Coloniale. Chevalier dans l'Ordre du Mérite. Maire de Tralonca de 1979 à 2001.

ALBERTINI Antoine: (né en 1975)
Né à Bastia. Journaliste. Il collabore au Journal des Finances (de 2000 à 2002), à FR3 Corse (de 2002 à 2004), à la chaine de télévision privée iTélé (2005). Journaliste puis rédacteur en chef-adjoint du mensuel Corsica (de 2004 à 2009). Correspondant du journal Le Monde en Corse depuis 2004. En 2009, il est de retour à FR3 Corse. Co-auteur, avec Frédéric Charpier, des Présumé coupable: Les dessous de l'Affaire Colonna, en 2007. Auteur de Faut-il abandonner la Corse, de Le racisme anti-corse (2009), La femme sans tête (Prix du Livre Corse 2013)... En 2010, il collabore au livre de photos de Pierre Murati, intitulé 30 ans de graffiti politique en Corse.

ALBERTINI Antoine François: (1771-1811)
Né à Currà. Laboureur. En 1803, à Aiacciu, il est condamné à 22 ans de Galères, pour vol à force ouverte sur la grande route. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1811.

ALBERTINI Antone, dit Ricciattu: (1738-1774)
De Corscia. Berger. En Juin 1774, il est parmi les insurgés du Niolu. Il est fait prisonnier par les Français, condamné à la potence et pendu à Corscia.

ALBERTINI Auguste: (1890-1967)
Né à Aiacciu. Frère de Dominique. Gazé lors de la Première Guerre Mondiale. Professeur de mathématiques à Narbonne, puis Béziers. Maire (radical socialiste) de Béziers de 1932 à 1944. Conseiller général de Béziers de 1932 à 1940. Député de l'Hérault de 1936 à 1939. Il est en 1936, contre toute alliance avec les communistes, contre l'intervention dans la Guerre d'Espagne au bénéfice de la république espagnole. Sénateur de l'Hérault de 1939 à 1940. En 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il est arrêté en 1944 et libéré après 7 mois de détention. Professeur à Bastia de 1945 à 1952, date de son retour à Béziers, où il décède en 1967. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre. Un boulevard de Béziers porte son nom.

ALBERTINI Bernard: (vingtième siècle)
Né à Lucciana. Artiste peintre (paysages, portraits, fleurs).

ALBERTINI Benoist: (dix-huitième siècle)
Curé de Corscia. En Juin 1774, il est parmi les insurgés du Niolu. Il est fait prisonnier par les Français, et est envoyé à Bastia, d'où il sera expédié à Toulon, au fort Lamalgue, d'où il sera libéré en Décembre 1778.

ALBERTINI Dominique: (vers 1880-?)
Né à Castirla. Artiste peintre. Il expose aux divers Salons des Artistes Français X... Bandit Corse (1934), Le poème de Castirla, Couchant aux Sanguinaires (Ajaccio) et Soir à Erbalunga (1948). En 1937, il peint des pages publicitaires pour l'Annuaire général du département de la Corse 1938.

ALBERTINI Dominique: (1989-1911)
Né à Bastia. Frère d'Auguste. Enseigne de vaisseau. Il meurt héroïquement en organisant le sauvetage de ses matelots en tant que seul officier à bord du cuirassé Liberté lors de la catastrophe de 1911, à Toulon. Il a l'honneur d'obsèques nationales. Une avenue de Béziers porte son nom.

ALBERTINI Emilie: (née en 1979)
Née à Bastia. Présentatrice et styliste de la chaîne de télévision française M6 depuis 2007.

ALBERTINI Eugène: (1880-1941)
Corse par son père. Archéologue. Historien. Epigraphiste. Spécialiste de l'archéologie romaine en Afrique. Auteur de L'Empire Romain en 1929. Il collabore à l'ouvrage collectif L'Afrique Romaine. Membre de l'Académies des Instructions et Belles Lettres.

ALBERTINI Fabius: (dix-neuvième siècle)
Propriétaire du journal républicain La Revanche en 1886.

ALBERTINI François:
Maire de Corti de 1970 à 1971.

ALBERTINI François:
Conseiller général (divers gaucche) du canton de l'Altu di Casacconi de 1979 à 1998.

ALBERTINI Georges: (1911-1983)
Corse de la diaspora. Militant SFIO. Membre de la CGT. En 1940, il se range aux côtés du Régime de Vichy et devient membre du Rassemblement National Populaire (RNP). Secrétaire général du RNP en 1942. En 1945, il est condamné à 5 ans de travaux forcés et l'indignité nationale. Conseiller du Président de la République Georges Pompidou en 1969.

ALBERTINI Ghjuvan Stefanu: (1739-1774)
De Corscia. En Juin 1774, il est parmi les insurgés du Niolu. Il est fait prisonnier par les Français, condamné à la potence et pendu à Corscia.

ALBERTINI Ghjuvanni: (1700-?)
De Corscia (hameau de Piana). Général d'armée du génie.

ALBERTINI Ghjuvanni: (1726-1774)
De Corscia. Agriculteur. En Juin 1774, il est parmi les insurgés du Niolu. Il est fait prisonnier par les Français, condamné à la potence et pendu à Corscia.

ALBERTINI Jacques: (?-1944)
Originaire de Corscia. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est fusillé par les Allemands, en 1944, à Bourcoudroy, dans la Manche. Son nom figure sur le Monument aux Morts situé dans le cimetière communal de la ville de Bastia, sur le Monument aux Morts de la commune de Corscia et sur la Plaque commémorative d'Erbalunga (Bastia) .

ALBERTINI Jacques Philippe (Jacky): né en 1949
Originaire d'Aiacciu. Professeur de dessin. Artiste peintre. Il séjourne à Djibouti, en Nouvelle Calédonie et aux Antilles. Il expose en Corse, à Aiacciu, Bastia, Porti Vechju, Porticciu...

ALBERTINI Jacqueline:
Artiste peintre. Elle expose régulièrement à Bastia. Grand Prix International de Peinture d'Aix-en-Provence 1990.

ALBERTINI Janine (JanAl): (née en 1959)
Née à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Fleuriste. Artiste peintre. Elle s'installe en Corse, à San Giulianu, en 1977. Sa lithographie Le jour d'après est retenue pour l'exposition du Salon des Artistes Français de 2013.

ALBERTINI Jean:
Président du Centre d'Etudes Régionales Corses (CERC). Auteur de Petite grammaire corse, en 1968, Cours de langue corse en 32 leçons, en 1970, Précis de grammaire corse, en 1972, Corte et la renaissance de l'Université de Corse, en 1973, Dictionnaire Français-Corse, en 1974... En 1970, à Corti, il est à l'initiative de la création d'un Comité pour la Réouverture de l'Université de Corti.

ALBERTINI Jean-Etienne: (?-2013)
Originaire de Sorbu Occagnanu. Maire de Sorbu Occagnanu de 1983 à 2013.

ALBERTINI Jean-Jacques: (né en 1932)
Conseiller d'éducation. Ecrivain en langue corse. Poète en vers libres (avec ou sans rimes). Il collabore à la revue U Muntese de 1964 à 1971. Fondateur de l'association Palazzu Naziunale, en 1972. Auteur de Rinforzu 1, en 1974, Rinforzu 2 (puesie), en 1975, Aleria, en 1975, de E Capacce, en 1989, de Levantina en 1994, de poésies et films (Corsica, en 1972)...

ALBERTINI Jean-Laurent: (né en 1949)
Né à E Lubertacce. Professeur agrégé d'art plastique à Aiacciu. Artiste peintre (peintures objets, assemblages, acryliques).

ALBERTINI Jean-Louis: (né en 1952)
Médecin neurologue. Elu conseiller territorial (divers droite) de 1982 à 2010. Vice-président de l'Assemblée de Corse de 2004 à 2010. Conseiller municipal de Bastia depuis 1989. Conseiller général de Bastia (canton I) de 1997 à 1998.

ALBERTINI Jean-Vitus:
Journaliste. Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista. En 1987, il figure sur l'affiche des recherchés de Charles Pasqua. Rédacteur en chef du journal U Ribombu. Il quitte A Cuncolta Naziunalista en 1993. Journaliste à FR3 Corse et Via Stella. Auteur, avec Paul-François Torre, de Jospin: Le pari corse. Histoire du processus de Matignon, en 2002.

ALBERTINI Ketty: (1926-1986)
Née à Bastia. Originaire de A Venzulà. Actrice (théâtre, cinéma). Journaliste. Epouse du comédien René Arrieu entre 1949 et 1960. Elle décède à Paris, en 1986, et repose au cimetière de son village, A Venzulà.

ALBERTINI Louis: (dix-neuvième siècle)
Professeur des humanités au collège de Bastia. En 1818, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ALBERTINI M.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Tagliu-Isulaccia en 1840.

ALBERTINI Marc: (dix-neuvième siècle)
Directeur du journal La Cinarca, qui parait du 17 au 31 Juillet 1898.

ALBERTINI Marcu Maria: (1757-1774)
De Corscia. Agriculteur. En Juin 1774, il est parmi les insurgés du Niolu. Il est fait prisonnier par les Français, condamné à la potence et pendu à Corscia.

ALBERTINI Marielou:
Artiste peintre. Portraitiste. Elle effectue sa première exposition, à Aiacciu, en 2012.

ALBERTINI Michel: (1926-2011)
Originaire de U Mucale. Militaire. Engagé volontaire en 1943. Il quitte l'Armée en 1966. Croix de Guerre avec étoile d'argent. Maire de U Mucale de 1983 à 2001. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Maire honoraire de U Mucale.

ALBERTINI Paul-Louis: (vingtième siècle)
Journaliste. Ecrivain. En 1955, à Paris, il fonde, avec Petru Rocca et d'autres, Parlemu Corsu, une académie régionaliste et littéraire pour la défense du dialecte et des traditions corses, dont il deviendra le président.

ALBERTINI Paul-Marie: (1896-1945)
Né à Tagliu Isulaccia. Combattant de la Première Guerre Mondiale. Il est remobilisé en 1939, mais aussitôt démobilisé. Il participe à la Résistance et aux combats libérateurs à Barchetta, puis jusqu'à Bastia avec troupes françaises. Croix de Guerre 14-18 avec étoile de bronze. Médaille Commémorative de la Bataille de Verdun. Médaille des Blessés de Guerre. Médaille Interalliés. Croix du Combattant.

ALBERTINI Pierre: (1961-1995)
De Bastia. Ancien parachutiste. Militant nationaliste. Membre du FLNC. Membre dirigeant du MPA. En 1984, il participe à une action commando dans la prison d'Aiacciu (avec Pantaléon Alessandri et Noël Pantalacci, ils exécutent dans leur cellule 2 truands (Jean-Marc Leccia et Salvatore Contini) convaincus d'avoir participé à l'enlèvement et à l'assassinat de Guy Orsoni). Il est condamné à 8 ans de réclusion criminelle en 1985. Libéré en 1989. En 1995, il est assassiné à Bastia par un commando du FLNC Canal Historique (qui le soupçonne d'avoir assassiné Vincent Dolcerocca, membre de A Cuncolta).

ALBERTINI Pierre-Dominique: (1925-2010)
De Bastia. Directeur des services financiers de la ville de Bastia. Membre du Conseil d'Administration et trésorier de la Mutuelle Familiale de la Corse. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

ALBERTINI Scilocca (née en 1939)
Née à Olmeta di Tuda. Enseignante. Ecrivain. Après une carrière à Paris, elle rentre en Corse en 1983. Auteur d'une monographie sur son village (Olmeta di Tuda). Auteur de Jean Casale, un As corse de l'aviation, en 2008.

ALBERTINI Simone (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Lubertacce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALBERTINI-FRANCESCHI Emilie:
Maire de Carchetu Brusticu depuis 2014. Elue conseillère départementale (divers Gauche) du nouveau canton de Castagniccia en 2015. Maire de Carcheto-Brustico (depuis mars 2014).

ALBERTINU: (quinzième siècle)
De Corti. En 1441, il est évêque d'Aiacciu.

ALBERTINUS Joannes: (quinzième siècle)
Evêque de Sagone de 1412 à 1419.

ALBERTO: (douzième siècle)
Moine appartenant au monastère de Populonia, près de Piombino, en Italie. En 1144, le pape Célestin II, lui confirme officiellement toutes les possessions de biens et de terres de son monastère en Corse.

ALBERTUS: (treizième siècle)
Prêtre, pievanu de l'église de Santa Maria della Capella. En 1233, il est nommé procureur du couvent de La Gorgona pour tout le Capicorsu.

ALBINI Charles Dominique, dit L'Apôtre de la Corse.: (1790-1839)
Natif de Menton. Prêtre des Oblats de Marie. A partir de 1832, il exerce à Moïta, Linguizetta et surtout dans la région des Dui Sorri, à Vicu, où il devient missionnaire pour évangéliser les pauvres. Professeur au Grand Séminaire d'Aiacciu. En 1836, il devient le premier Père Supérieur de la congrégation religieuse des Oblats de Marie Immaculée au couvent de Vicu. Il décède à Vicu, en 1839. Il est déclaré Vénérable en 1968.

ALBITRECCIA Antoine: (1892-1945)
Natif d'Aiacciu. Professeur agrégé d'Histoire. Docteur es-Lettres. Directeur de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris. Inspecteur d'Académie dans la Marne, puis dans le Tarn. Il publie des études géographiques et historiques. En 1933, il écrit: L'île de beauté, chères aux peintres et aux poètes, malgré certaines apparences de luxe, cache en réalité de véritables misères: la Corse vit en plein déséquilibre économique et social. Auteur, entre autres, de La Corse dans l'Histoire en 1939. En 1942, il publie Le Plan Terrier de la Corse au XVIIIème siècle et La Corse et son Evolution au XIXème et au début du XXème siècle. Auteur de Histoire de la Corse en 1947.

ALBITRECCIA (d') Vittoriu: Voir SINET Victor.

ALBIZONE: (douzième siècle)
Moine et prêtre. En 1130, il remplace l'abbé Baldinus, en Balagna, en qualité de vice abbé du monastère de La Gorgona.

ALBORA Giovan Agostino: (dix-septième siècle)
Génois. Lieutenant à Corti en 1618. Commissaire à Calvi en 1630.

ALBORA Giovan Battista: (dix-huitième siècle)
Génois. En Octobre 1765, il est nommé commissaire du Dilà, en remplacement de Carlo Spinola, malade. En Juillet 1767, les Français évacuent Calvi, Aiacciu et Algaiola. Ils lui confient le commandement de la citadelle d'Aiacciu, avec une centaine de Génois et de Grecs. De sa citadelle, d'où il lui est interdit de sortir, il gouverne la cité pour le civil et ce, jusqu'à la fin du Traité de Compiègne.

ALBORA Ottavio: (dix-septième siècle)
Génois. Lieutenant à Algaiola en 1692.

ALBROSIUS: (dixième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 981.

ALCANI ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Auteur des quatorze stations du Chemin de Croix de l'église Santa-Maria de Sarté en 1843.

ALDA: (onzième siècle)
Fille d'Arrigu Bel Messere. Vers l'an 1000, elle épouse Antone, Baron de Cinarca, fils de Forte di Cinarca.

ALDOBRANDU: (quinzième siècle)
Pievanu de U Castellà di Casinca. En 1467, il s'oppose à Petru della Casabianca. Il reçoit le renfort de Giacobu de Gentile et de Petru Paulu di Erbalunga, envoyés par le gouverneur milanais Maurizio Scotti.

ALDROVANDI Andria (seizième siècle)
Né à Bunifaziu. Podestat de Sarté en 1583.

ALDROVANDI (de) Mathieu Jacques (1839-1924)
Originaire de Bunifaziu. Diplomate. Ministre plénipotentiaire de France à Sofia (Bulgarie) avant la première Guerre Mondiale. Chevalier de la Légion d'Honneur (1904). Officier de l'Instruction Publique (1906).

ALDROVANDI Matteu (1518-1550)
Né à Bunifaziu. Humaniste et poète (en grec et en latin). Il vivra la plus grande partie de sa vie à Gênes. Auteur de Lettere Amoroso, poèmes en italien qui paraîtront en 1600.

ALDROVANDI Matteu: (seizième siècle)
Né à Bunifaziu. Nobile de Bunifaziu. Orateur de Bunifaziu en 1562. En 1563, il demande à Gênes la confirmation des privilèges accordés aux habitants de Bunifaziu. Il obtient satisfaction.

ALDROVANDI Petru Ottavianu (1748-1823)
Né à Bunifaziu. Maire de Bunifaziu de 1813 à 1816.

ALDRUVANU: (quatorzième siècle)
Vassal d'Arrigu Savelli, Comte de Balagna. Il se révolté contre ce dernier, et construit le Castel de Curbara. Cette construction sera terminée par le fils d'Arrigu, Mannone Savelli.

ALERINI Charles: (1842-?)
Né à Bastia. Enseignant. Militant du mouvement ouvrier. Membre de la Première Internationale. En 1871, il participe au mouvement révolutionnaire dont est issue la Commune de Marseille. Condamné à mort, il se réfugie en Espagne, et évolue vers l'anarchisme. Il est gracié en 1879.

ALERINI Pierre: (?-1870)
Originaire de Bastia. Militaire. Il est tué en 1870, lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

ALESANDRI Jean André: (né en 1948)
Né à Aiacciu. CAPES de Sciences Naturelles. Enseignant. Directeur du Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de Corse. Président de la Fédération des Associations Laïques d'Education Permanente (FALEP) de Corse-du-Sud. Président de la Société Mycologique d'Aiacciu. Ecrivain. Auteur de Les sept moulins (2011).

ALESSANDRI Anne:
Directrice du Fonds régional d'art contemporain de la Corse (Frac) de Corti.

ALESSANDRI Charles: (1954-2014)
Originaire de Carghjese. Footballeur emblématique du Gazelec Football Club d'Aiacciu (1971-1983).

ALESSANDRI Dominique: (?-1943)
Originaire de U Castellà di Casinca. Résistant. Il est tué en sautant sur une mine au cours d'une mission, en 1943. Son nom figure sur le Monument aux Morts situé dans le cimetière communal de la ville de Bastia.

ALESSANDRI Ettore: (dix-neuvième siècle)
De Piana. Bandit. Auteur d'un assassinat, il tient le maquis depuis 1841. Il est arrêté en 1846.

ALESSANDRI Ghjuvan Andria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Piana, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALESSANDRI Ghjuseppe Felice: (dix-neuvième siècle)
Médecin. En 1831, il exerce comme Medico Primario à l'Ospedale di Santo Spirito in Sassia, à Rome.

ALESSANDRI Jean (Cyrille Jean-Baptiste Paulin): (1901-1957)
Né à Erbaghjolu. Licencié en droit. Docteur en médecine. Conseiller général (socialiste) du canton de Vanves en 1935. Maire d'Issy-les-Moulineaux en 1939. Il est démis de ses mandats par le gouvernement de Vichy. Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine en 1947. Il rejoint alors le mouvement gaulliste. Il participe à la création de la chaire de cancérologie de Villejuif. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de la Santé Publique. Grand Officier de l'Ordre du Nichan Iftikhar. Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite.

ALESSANDRI Jean-Baptiste: (1835-1921)
Né à Aiacciu. Général de brigade. Chef de bataillon, en 1870. Il est blessé à Sedan. Lieutenant-colonel en 1881. Colonel en 1885. Président du Parti Bonapartiste Ajaccien en 1888. Général de brigade en 1891. Président du Comité Napoléonien en 1896. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ALESSANDRI Jean-Pierre: (né en 1942)
Producteur de cinéma. Scénariste. Réalisateur. Acteur. Producteur de la société Ramona. Assistant du metteur en scène Ange Casta sur le tournage de Colomba, en 1967. Il réalise En attendant la lumière, en 1978. Producteur des téléfilms Le Complot (1988), Le Bourgeois se rebiffe, Chienne de vie (1996), Marie Besnard l'empoisonneuse, Passés troubles (2006). Producteur de La vie filmée des Corses (six documentaires), depuis 2005. En 2008, il réalise le téléfilm Les Héritières.

ALESSANDRI José: (né en 1954)
Administrateur du Conservatoire des Espaces Naturels de la Corse. Membre du Centre d'Etudes et de Recherches Archéologiques de l'Alta-Rocca (CERAAR). Membre de l'Association des Amis du Parc Naturel Régional de la Corse (PNRC). Auteur, avec François de Lanfranchi, de Capula, 35siècles d'Histotre. La période médiévale, paru en 2013.

ALESSANDRI Joseph: (né en 1940)
Né à Tunis. Originaire de U Castellà di Casinca. Artiste peintre (tableaux, objets, collages, assemblages). Membre de l'association I Culori d'Umani.

ALESSANDRI Leonu:
Auteur de Filette orezzinche, qui obtient le Prix du Livre Corse en langue corse, en 1988.

ALESSANDRI Marcel Jean-Marie: (1895-1968)
Né à Boulogne-sur-Mer. D'origine corse. Militaire. Au sein du 39ème Régiment d'Infanterie, puis au sein des 123ème et 8ème, il participe aux opérations de la Première Guerre Mondiale. Il sert ensuite en Afrique et au Tonkin. Chef de bataillon en 1930. Lieutenant-colonel en 1936. Professeur à l'Ecole de Guerre de 1935 à 1938. Colonel en 1941. Nommé général de brigade en 1943, il prend le commandement du groupement Ouest du fleuve Rouge, que l'histoire retiendra sous le nom de Colonne Alessandri, pour les opérations du printemps 1945. Il est promu au grade de général de division à titre temporaire. En 1945, il passe la frontière entre le Nord Viet-Nam et Chine avec les rescapés du coup de force des Japonais, et prend le commandement supérieur des troupes françaises en Chine et est nommé Délégué Général du Gouvernement. Délégué du haut-commissaire pour la zone Nord indochinoise. En 1946, il est désigné comme commissaire de la République et commandant militaire au Cambodge. En 1948, il prend le commandement des forces terrestres en Extrême-Orient puis celui du Nord Vietnam. En 1950, il rejoint la métropole où il sert à l'état-major des troupes coloniales. Il retrouve l'Indochine en 1952 en qualité de conseiller militaire auprès du gouvernement vietnamien. Atteint par la limite d'âge, il est rapatrié, et mis à la retraite en 1955. Grand officier de la Légion d'Honneur. Titulaire de 12 citations avec Croix de guerre 1914–1918, 1939–1945 et des théâtres d'opérations extérieurs. Médailles de la Résistance française et du Laos. Médailles commémoratives françaises, du Maroc et d'Indochine. Médaille militaire du Cambodge. Commandeur de l'Ordre Ouissam Alaouite. Grand-croix de l'Ordre Royal du Cambodge.

ALESSANDRI Marcellu dit Alessandri di Chidazzu: (1908-1981)
Originaire de Chidazzu, un hameau de Marignana. Ecrivain et poète d'expression corse. Irrédentiste. Auteur de Elezioni, une comédie en 4 actes, en 1931, d'un roman, Dumenicu d'Altaleccia, de Salutu à l'Italia, poèmes, en 1933... Il collabore à A Muvra, l'Almanaccu di A Muvra, A Baretta Misgia et à U Muntese (Lettera à Ziu Carlu Antone). Prix Petru Rocca, de l'association Parlemu Corsu en 1967.

ALESSANDRI Pantaléon: (né en 1954)
Né à Bastia. Militant nationaliste. Il participe à la création de la Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC), puis du Groupe d'Actions des Etudiants Corses (GAEC), puis du Groupes des Etudiants Nationalistes Corses (GENC), en 1974. Membre de l'Action Régionaliste Corse (ARC). Membre fondateur de Ghjustizia Paolina. Il participe à la création du FLNC en 1976. Il participe à plusieurs opérations commando. Il est incarcéré de 1978 à 1981. En 1984, il participe à une action commando dans la prison d'Aiacciu (avec Pierre Albertini et Bernard (Noël) Pantalacci, ils exécutent dans leur cellule 2 prisonniers (Jean-Marc Leccia et Salvatore Contini) convaincus d'avoir participé à l'enlèvement et à l'assassinat de Guy Orsoni). Il est condamné à 8 ans de réclusion criminelle en 1985. Libéré en 1989. Membre fondateur de A Manca Naziunale, en 1998. Auteur de Indépendantiste Corse. Mémoire d'un franc-tireur, en 2002. Ebéniste de talent, il s'est spécialisé dans la restauration des meubles anciens de Castagniccia. Co-auteur (avec Abel Raclot) d'une encyclopédie sur le mobilier corse à travers le temps, Legni è mobuli corsi, en 2009.

ALESSANDRI Pierre: (1898-?)
Né à Vicu. Agrégé d'université (Clermont, Versailles, Nice). Enseignant à l'Ecole Normale d'Aiacciu en 1945. Auteur de Le Dialogue des Grands (1959), François Vicolese, roman corse (1963), Pidino, récits corses plaisants (1975). Collaborateur de la revue U Muntese.

ALESSANDRI Pierre: (né en 1958)
Né à Aiacciu. Militant nationaliste. Il est l'un des membres du commando qui a assassiné le préfet de la Corse Claude Erignac en 1998. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2003. En 2004, il s'accuse d'avoir été l'auteur du crime.

ALESSANDRI Pierre Antoine: (1842-1895)
Né à Petra Serena. Médecin. Chirurgien de marine. Elu conseiller général de Pedicorti di Caghju en 1895. Un duel au pistolet l'oppose à son adversaire malheureux Benedetti. Il est tué par ce dernier, qui, emprisonné, passera aux assises. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ALESSANDRI Sylvain: (né en 1976)
Né à Aiacciu. Photographe auteur.

ALESSANDRINI ?: (dix-neuvième siècle)
Commandant. Deuxième adjoint Bonapartiste du maire d'Aiacciu Joseph Pugliesi. En 1892, des incidents éclatent lors de la visite du député Républicain Emmanuel Arene, accompagné du préfet Marcel Bonnefoy-Sibour, entre partisans du député et opposants, qu'il dirige. Il est immédiatement suspendu de ses fonctions de délégué à la police municipale par le préfet, et révoqué peu après.

ALESSANDRINI Alexandre: (né en 1947)
Né à Antisanti. Fonctionnaire à la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt. Homme politique (radical de gauche). Elu conseiller général du canton de Vezzani de 1976 à 2008. Député suppléant de Corti (1981-1986). Conseiller territorial de 1984 à 2010 (membre du Conseil Excécutif de 1992 à 1998). Président de l'Office du Développement Agricole et Rural de Corse (ODARC) de 1992 à 1998). Maire d'Antisanti de 1989 à 2001. Vice-président du Conseil général de Haute-Corse. Vice-président du SDIS de Haute-Corse. Président fondateur de la Foire de Bastia. Conseiller général honoraire. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ALESSANDRINI Anthony:
Originaire d'Antisanti. Fils d'Alexandre. Maire (radical de gauche) d'Antisanti depuis 2001.

ALESSANDRINI Carlu Francescu: (1686-1784)
Originaire de Canari. Lieutenant-général de la juridiction du Capicorsu. Un des premiers chefs de la révolte du Nebbiu contre Gênes. Emprisonné par les Génois en 1730 et de 1732 à 1738. En Août 1731, il est exclu de l'amnistie accordée par les Génois à tous les Corses qui déposent les armes. En Mai 1732, il participe à une conférence, à Corti, où des nouvelles conventions avec les Génois, garanties par l'Empereur Germanique Charles VI, sont énoncées en un Traité (les Concessioni Graziose) réglant d'une façon satisfaisante les exigences des Naziunali.

ALESSANDRINI Denis: (1801-1867)
Petit-fils de Luca Ottaviu. Receveur particulier des Finances de Calvi.

ALESSANDRINI Gilles:
Ecrivain. Auteur de Les Amants de Cyrnos, paru en 1973.

ALESSANDRINI Joseph: (1786-1814)
Petit-fils de Luca Ottaviu. Capitaine au 10ème Léger. Il meurt à l'île de à la suite de ses blessures.

ALESSANDRINI Louis: (1785-1809)
Petit-fils de Luca Ottaviu. Capitaine des vélites. Il est tué à Wagram.

ALESSANDRINI Luc Octave: (1787-1862)
Né à Oletta. Petit-fils de Luca Ottaviu. Soldat de la Grande Armée. Capitaine en 1812. Il participe à la campagne de Russie. Chevalier de Saint-Louis. Il entre dans l'armée d'Espagne de 1822 à 1824. Décoré des insignes de l'Ordre de Ferdinand. Chef de bataillon en 1830, il participe à la conquête d'Alger. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ALESSANDRINI Luca Ottaviu: (1719-1800)
De Canari. Fils de Carlu Francescu. En Mai 1762, il est élu membre du Supreme Cunsigliu. En Septembre, il chasse Aleriu Francescu de Matra de la Tavagna. En Décembre, il est lieutenant du Capicorsu, et, aidé des notables de la région, il dresse l'inventaire de toutes les armes de la province, recense les personnes aptes à les manier, et prend les mesures nécessaires afin que suive l'intendance. En Août 1768, avec d'autres chefs Naziunali, il capitule devant les Français à Nonza. Député de la Noblesse à l'Assemblée des Etats en 1772. Conseiller d'Etat de la Nation Corse. Podestat d'Oletta en 1786. Il est pris et emprisonné à San Fiurenzu. En Juin 1794, Membru di U Guvernu, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il écrit, avec Carlu Andria Pozzo di Borgo, la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALESSANDRINI Mathieu: (1789-1878)
Petit-fils de Luca Ottaviu.

ALESSANDRINI Paul:
Originaire de Felce et Tocchisi. Journaliste. Spécialiste de musique moderne. Ecrivain. Auteur et réalisateur de télévision. Photographe. Chroniqueur au journal Rock & Folk dès 1969. Il collabore à Actuel, Paris-Match, Le Nouvel Observateur... Animateur sur France Musique.

ALESSANDRINI Philippe: (1794-1870)
Petit-fils de Luca Ottaviu.

ALESSANDRINI Vincenzu (ou Simone): (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Canari, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALESSI Antoine Louis: (1851-1918)
Né à Bastia. Artiste peintre. Photographe. Bénéficiaire du Legs Sisco en 1871, il reçoit l'enseignement des Beaux-Arts à Rome. Il exerce à Bastia de 1878 à 1895. Il enseigne ensuite la peinture jusqu'en 1910. Membre du jury du Legs Sisco. Membre du Comité Artistique provisoire de l'Association Amicale Libre des Artistes de Bastia, en 1899.

ALESSI (d') José:
Musicien (guitare). Jazz et musique corse.

ALESSIO: (dixième siècle)
Evêque d'Aleria en 912.

ALEXANDRE III (Rolando Bindinelli): (?-1181)
Pape de 1159 à 1181. En 1159, il envoie Conrado, évêque de Rome, en mission en Corse, pour savoir si celle-ci est prête à se ranger, avec l'Italie, sous l'autorité de l'Empereur du Saint Empire Frédéric 1er Barberousse. En 1175, mécontent des choix des Pisans, il ne les traite plus en occupants privilégiés; il s'en désintéresse même, laissant Gênes tenter un coup de main sur Bunifaziu. En 1176, il confirme les privilèges de l'archevêché de Pise sur la Corse. La même année, un différend ayant éclaté entre le Pievanu de Luri et le monastère de La Gorgona, il ordonne aux évêques de Sagone et du Nebbiu, de veiller à ce que les dîmes de Santa Maria di l'Assunzione soient régulièrement versées au monastère, malgré les prétentions du pievanu de Luri, qui revendique à tort de telles dîmes, et qui s'adresse même à l'archevêque génois pour se faire appuyer dans une telle requête illégitime. En 1181, les moines de San Venerio s'adressent à lui pour obtenir justice contre les usurpations de l'évêque d'Aleria, sur les églises de San Ambrughju et San Niculaiu di Spanu, de même que contre celles de l'évêque d'Aiacciu, sur la cour de Frassu. Il tranche en faveur des moines.

ALEXANDRE VII (Fabio Chigi): (1599-1667)
Pape de 1655 à 1667. En 1661, à Rome, de nombreuses rixes éclatent entre ses Gardes Corses et les soldats du Duc de Créqui, l'ambassadeur du Roi de France Louis XIV. A Pise, en 1664, il signe un traité d'accommodation, dans lequel les Corses sont déclarés inaptes à servir le Saint Siège et exclus de la Garde Pontificale.

ALFIERI Vittorio: (1749-1803)
Poète tragique italien. En 1788, à Turin, il dédie sa tragédie Timoleone à Pasquale Paoli.

ALFONSI Alexandre: (1886-1944)
Né à Bastia. Artiste peintre. Dessinateur. Installé en Algérie. Il se spécialise dans la fabrication du meuble d'art oriental. Il peint des paysages corses (Aiacciu, Carghjese...)

ALFONSI Ange:
Originaire de I Pirelli d'Alisgiani. Chanteur de variétés.

ALFONSI Anghjulu Paulu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Brusticu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALFONSI Anton Marcu dit Muzarettu: (1866-1952)
Né à A Grossa. Bandit "d'Honneur" (Le Bandit de Sant'Antoniu). Il tient le maquis de 1931 (il a alors 65 ans) à 1946, année où, rongé par la maladie (un cancer au visage), il demande asile aux moines du couvent franciscain San Cosmu e Damianu à Sartè. Il y mourra en 1952. Il fut le dernier bandit d'honneur corse.

ALFONSI Boniface: (né en 1950)
Né à Bastia. Détective privé. Romancier. Auteur de La vérité est mon métier (2012).

ALFONSI Dominique: (1935-2007)
De Rennu. Journaliste. Editeur. Imprimeur. Militant autonomiste. Premier président de l'Association des Etudiants Corses de Paris (AECP) en 1961 (jusqu'en 1962). En 1962, à Vivariu, il crée l'Union Nationale des Etudiants Corses (UNEC), qui regroupe les étudiants corses de Marseille, Aix, Caen, Lyon et Montpellier, dont il est le président jusqu'en 1965. En 1963, il crée le mouvement Union Corse Avenir. Directeur du périodique La Corse Hebdomadaire, de 1966 à 1967. Co fondateur (avec Charles Santoni) et dirigeant du Partitu Populare Corsu (PPC) en 1973. En 1973, il participe à l'élaboration de A chjama di Castellare, un texte qui appelle à une autonomie interne de la Corse. Secrétaire général du Partitu di u Populu Corsu per l'Autonomia (PPCA) en 1974. Il est arrêté en 1976 (attentat contre un Boeing à Aiacciu). Emprisonné à Lyon, il entreprend une grève de la fin. Elu à l'Assemblée de Corse en 1982 (jusqu'en 1984). Il collabore à la revue Rigiru, aux journaux Inter Corse, Populu, Populu Corsu... Directeur de l'hebdomadaire Kyrn en 1988. Signataire d'un appel, A Tramula, demandant une réflexion sur l'assassinat du préfet Claude Erignac, en 2003.

ALFONSI Fernand:
Né à L'Isula. Haut-fonctionnaire (issu de l'ENAC). Administrateur en chef des colonies en Mauritanie. Ministre du gouvernement mauritanien. Représentant de la France, puis ambassadeur en Mauritanie. Officier de la Légion d'Honneur.

ALFONSI François: (né en 1953)
Né à Aiacciu. Ingénieur. Militant autonomiste. Secrétaire général de l'Unione di u Populu Corsu (UPC) en 1989, reconduit en 1993. Conseiller territorial (Corsica Nazione) de 1987 à 1998. En 1993, il est victime d'un attentat. Il quitte Corsica Nazione en 1994. Maire d'Osani depuis 2002. Co-directeur de l'hebdomadaire Arritti!. Membre co-fondateur (en 2002) du Parti de la Nation Corse (PNC) (nationalistes modérés) et porte-parole de la Corse au sein de la Fédération des Régions et Peuples Solidaires. Elu député européen, sur la liste Europe Ecologie de 2009 à 2014.

ALFONSI Ghjuliu:
Originaire du Niolu. Poète de tradition de langue corse. Auteur de D'Anima Corsa, paru en 1980.

ALFONSI (ALPHONSI) Ghjuvanni: (seizième siècle)
Exilé en France avec Alfonsu d'Ornanu, lors de la répression génoise de 1569.

ALFONSI Ghjuseppe: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calvi en 1838.

ALFONSI (d'ALFONSE) Jean: (seizième siècle)
Corse installé en Avignon. Fils de Louis-Joseph. En 1540, il reçoit du Roi de France François 1er, des lettres patentes l'autorisant à joindre à ses armes une fleur de lys.

ALFONSI (ALPHONSI) Jean: (dix-septième siècle)
Fils de Ghjuvanni. Capitaine dans les régiments de Jean-Baptiste d'Ornano en 1603 et de Pierre d'Ornano en 1636. Il est maintenu dans ses privilèges de noblesse de Guyenne en 1622 et 1625. Il est naturalisé Français en 1627. Il est à l'origine de la famille Alfonsi, en ce qui concerne la branche de Bordeaux.

ALFONSI Jean (Jeannot le Long): (?-1983)
Truand. Chef de la bande du Valincu dont les membres sont suspectés d'être les auteurs de l'assassinat du militant nationaliste Guy Orsini. Il meurt d'un cancer généralisé en 1983.

ALFONSI Jean: ((1916-?)
Né à L'Isula. Haut-fonctionnaire (issu de l'ENAC). Administrateur en chef des colonies. Représentant du Ministre de la France d'Outre-Mer. Officier de la Légion d'Honneur.

ALFONSI Jean : (né en 1951)
Originaire de Sari d'Orcinu et Casagliò. Né à Paris. Enseignant à Bastia, il réside à San Fiurenzu. Artiste peintre (figuratif, grands formats).

ALFONSI Jean : (1959-2013)
Originaire de A Piana. Fils de Nicolas. Chagé de mission au Ministère de la Culture. Magistrat. Conseiller à la Cour Administrative d'Appel de Paris. Vice-président du Tribunal Administratif de Vesailles.

ALFONSI Jean-Augustin: (dix-neuvième siècle)
Maire de Calvi de 1878 à 1881.

ALFONSI Jean-Bernard:
Artiste peintre autodidacte. Il expose à Aiacciu (galeries Convergences, Bassoul, Horus...).

ALFONSI Jean-Marc:
Cuisinier. Auteur de plusieurs ouvrages sur la cuisine corse (A Cucina Tradiziunale di Corsica, Piatti tipici di Corsica, A Cusina corsa, I piatti di minnanna, Cucina casana di Corsica, Ricetti di Corsica...).

ALFONSI Joseph: (1801-1854)
Né à Grossa. Laboureur. En 1853, à Bastia, il est condamné à 15 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

ALFONSI (d'ALFONSE) Louis-Joseph: (quinzième siècle)
Corse d'origine établi en Avignon. En 1487, il est au service du Roi de France Charles VIII. Il est fait chevalier à la bataille de Fornoue en 1495.

ALFONSI Lucien: (?-1986)
Journaliste. Il collabore au régime de Vichy en 1940. Un des fondateurs de l'Action Régionaliste Corse (ARC), avec Edmond Simeoni et son frère Max, en 1967. Porte-parole de l'UPC. Rédacteur en chef d'Arritti !.

ALFONSI Nicolas: (né en 1936)
Né à Carghjese. Avocat. Homme politique (radical de gauche). Maire de A Piana de 1962 à 2001. Conseiller général du canton de A Piana, de 1962 à 1973, puis du canton des Deux-Sevi (Sevi in Fora), de 1973 à 2015. Vice-président du Conseil général de la Corse. Vice-président du Conseil général de la Corse-du-Sud. En 1974, au sein du Conseil général de la Corse, il préside une commission ad hoc de 16 membres, destinée à étudier le problème universitaire. Député (PRG) de la circonscription d'Aiacciu-Calvi de 1973 à 1978. Président du Conseil des Rivages de la Corse de 1976 à 2015. Député européen de 1979 à 1984. Député (PRG) de la circonscription d'Aiacciu de 1981 à 1986. Elu à la première Assemblée de Corse en 1982, réélu jusqu'en 1998. Député (PRG) de la Corse du Sud de 1986 à 1988. Sénateur de la Corse-du-Sud de 2001 à 2014. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ALFONSI Paul: (dix-neuvième siècle)
Né à Calvi. Frère de Théodore. Co-auteur avec celui-ci d'une Histoire de Calvi et d'un Essai d'Histoire de la Corse,

ALFONSI (ALPHONSI) Pierre: (dix-septième siècle)
De Bordeaux. Fils de Jean. Capitaine au Régiment de Guyenne en 1643. Il est blessé au siège de Bordeaux.

ALFONSI (ALPHONSI) Pierre: (dix-huitième siècle)
De Bordeaux. Fils de Pierre. Major du Régiment de Poudens de 1689 à 1691. En 1709, il est au service du maréchal de Villars, et est blessé à la bataille de Malplaquet (dans le Nord).

ALFONSI Prosper: (1920-1991)
Né à E Lubertacce. Homme politique (radical de gauche). Conseiller général du Niolu de 1955 à 1973. Maire d'Lubertacce de 1965 à 1989. Président du Conseil Régional de 1981 à 1982. Conseiller régional de 1982 à 1986. Président de la première Assemblée Territoriale de Corse de 1982 à 1984, année où il dissout l'assemblée territoriale. Il décède en 1991.

ALFONSI (ALPHONSI) Raymond: (dix-huitième siècle)
De Bordeaux. Fils de Pierre. Chevalier de Saint-Louis. Lieutenant du Roi à Dinan.

ALFONSI Sandra:
D'Aiacciu. Fille de Dominique. Journaliste. Femme de lettres. Directrice de publication d'Aria (le magazine de la CCM), de Kyrn Editions et de l'Annu Corsu. Spécialiste du Liban.

ALFONSI Théodore: (1832-1880)
Né à Calvi. Poète. Auteur d'une Histoire de Calvi, d'un Essai d'Histoire de la Corse, de Chants et chansons (1862), Aubades et Sérénades (1880) et de 4 opérettes. Fondateur et administrateur de la revue Bibliothèque Nationale.

ALFONSI Tumasgiu Maria dit U Babbuziu: (1863-1947)
Né à U Moncale. Ecclésiastique. Père Dominicain. Il suit ses études de théologie au couvent dominicain de Curbara. Etabli en Italie. Professeur de théologie et de philosophie à Ferrare, puis à Bologne. Poète de langue corse. Félibre. Lexicographe. Irrédentiste. Lexicologue, auteur de Il Dialetto Corso nella Parlata Balanina en 1932. Auteur de Fiori di mucchiu (1931). Il collabore à A Muvra sous le nom de U Babbuziu.

ALI ORSINO: Voir ORSINI Benedettu.

ALIOTTI Antoine Dominique Frédéric: (1881-1964)
Né à Cuzzà. Général de brigade à l'Etat-Major des troupes coloniales. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ALIOTTI Félix: (1915-1944)
Originaire de Lucciana. Sergent-chef pilote. Installé à Oradour-sur-Glane. Avec sa compagne Cléa, 22ans, et leurs 3 filles, Christiane, 4ans, Marie, 2ans, et Michelle, 2 mois, ils sont massacrés et brûlés par les Waffen S.S Allemands, le 10 Juin 1944, à Oradour-sur-Glane. Le massacre à fait officiellement 642 victimes.

ALISGIANI (di) Ghjacumu Antoniu: (dix-septième siècle)
En 1608, il émet une requête contre la sentence qui condamne l'assassin de sa fille, son propre beau-fils, à épouser sa deuxième fille.

ALISGIANI (di) Ghjuvan Paulu: (dix-septième siècle)
Nobile Dodeci du Diquà en 1607.

ALISGIANI (di) Petru Paulu: (seizième siècle)
En 1580, il est l'objet de la publication d'une sentence le libérant du bannissement en compensation du fait qu'un autre banni contumace, comme lui, a été tué par un de ses parents.

ALIX Jeanne: (1884-?)
Née à Paris. Artiste peintre. Elle fait plusieurs séjours en Corse. Auteur du tableau A Jacques Tassarech, le maître guitariste, en 1928, offert à la ville d'Aiacciu en 1931.

ALIZEE (Alizée JACOTEY): (née en 1984)
Née à Aiacciu. Chanteuse de variété.

ALLAIN François Parfait Gaston: (vingtième siècle)
Préfet de Corse de 1918 à 1919.

ALLEGRINI André: (vingtième siècle)
Maire de Calvi de 1941 à 1944.

ALLEGRINI Casanova: (dix-septième siècle)
De Cateri. Ecclésiastique. Docteur en théologie. Curé de Lavatoghju.

ALLEGRINI François (Céccè): (1930-2011)
Né à Calvi. Chanteur. Musicien. Il se produit au Son des Guitares, à Calvi, de 1959 à 1972.

ALLEGRINI Marie-Jo (Mijo): (1964-2012)
Née à Calvi. Fille de François. Chanteuse. Co-fondatrice du groupe Alba. Ambassadrice du Téléthon. Conseillère municipale de Calvi, de 2001 à 2008.

ALLEGRINI Paul: (1876-1948)
Né à I Cateri. Général de division. Membre du Comité Consultatif de Défénse des Colonies. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ALLEGRINI-SIMONETTI Jean-Dominique: (1961-2012)
Originaire d'Aregnu. Militant nationaliste. Membre de A Cuncolta Naziunalista. Membre du FLNC Canal Historique en 1990. Arrêté en 1991 et condamné en 1992. Chef présumé du mouvement clandestin Armata Corsa. Porte-parole du cercle de réflexion Presenza Naziunale, créé par François Santoni en Octobre 2000. Il est arrêté en 1996. En 1997, il est interpellé avec plusieurs militants de A Cuncolta Naziunalista de Balagna. Il est libéré en 1998. Il est assassiné à Aregnu, en 2012.

ALLEGRINI-SIMONETTI Jean-Joseph: (né en 1951)
Originaire de L'Isula. Elu conseiller municipal de L'Isula en 1983, premier adjoint en 2001. Maire (droite) de L'Isula depuis 2003. Conseiller territorial de 2008 à 2010 (il remplace Jean-Charles Martinetti, décédé). Chevalier de la Légion d'Honneur (2007).

ALLEGRINI-SIMONETTI Marie-Dominique (Mimi): (née en 1939)
Née à Olmi e'Cappella. Psychologue de l'Education Nationale (retraitée en 1997). Militante de la langue et de la culture corses. Première adjointe au maire d'Olmi e'Cappella en 1999. Conseillère territoriale (divers gauche) de 2002 à 2010. Présidente du Syndicat Mixte du Giussani. Vice-présidente de l'association L'Aria. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ALLIER Achille: (dix-neuvième siècle)
Procureur du Roi près le tribunal de Bastia. En 1823, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ALMERICO (AIMERICUS): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aiacciu en 1309 à 1322.

ALO: Voir HALLO Charles Jean.

ALOISI Joachim: (1840-1917)
Né à Moltifaù. Eleveur, il exporte des vers à soie corses vers le Turkestan entre 1889 et 1894. Il participe à l'exposition agricole de Tachkent, en 1890. Auteur d'un manuel pour les éleveurs de vers à soie en langue russe, ouzbèk, arménienne et georgienne, qu'il distribue gratuitement aux éleveurs Caucasiens et Turkestanais. En 1891, il crée une station de culture de vers à soie à Khodjent. En 1894, il obtient une Médaille d'Or lors d'une exposition agricole à Tashkent. Il est assassiné, au Turkestan, en 1917, lors de la révolution russe. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1899. Chevalier du Mérite Agricole.

ALOÏSI Joseph-Marie: (dix-neuvième siècle)
Maire de A Penta di casinca de 1832 à 1840.

ALOÏSI Suzanne: (vingtième siècle)
Poétesse de langue française. En 1928, elle fonde à Paris l'Académie Cyrénéenne et édite, à Montpellier, Cyrnos Revue, une revue littéraire, touristique et mondaine.

ALPHONSE IV le Débonnaire: (1299-1336)
Roi d'Aragon de 1327 à 1336. Fils de Jacques II. En 1327, il prête serment d'allégeance pour la Corse devant le légat du pape Jean XXII. En 1335, le pape Benoît XII lui renouvelle l'investiture de Roi de Corse.

ALPHONSE V le Grand ou le Magnanime: (1396-1458)
Roi d'Aragon et de Sicile de 1416 à 1458. Fils de Ferdinand 1er. En 1416, il reçoit Vincentellu d'Istria, venu lui demander de l'aide. Il nomme celui-ci Chevalier et Vice-roi de Corse. En 1419, après avoir dénoncé la trêve avec Gênes, il définit une stratégie de reconquête de la Corse. En 1420, il quitte Barcelone avec une flotte de treize gros vaisseaux, vingt-trois trirèmes et plusieurs bâtiments de transport, et met le cap sur Calvi. Il enlève la cité avec l'aide d'un de ses habitants, Ghjacumu Petru da Montelupu. Il rejoint ensuite AiacciuVincentellu d'Istria, son frère Ghjuvanni, Rinucciu di Leca, Ambrughju et Ghjuvanni d'Omessa, et d'autres seigneurs viennent lui rendre hommage. A Calvi, il ne laisse que soixante Catalans commandés par le capitaine Juan de Linan. Avec ses alliés corses, il s'attaque à Bunifaziu. La ville, défendue par une garnison de deux cents cinquante Génois, résiste au siège fait par les assaillants. Le podestat demande une trêve aux Aragonais et aux Corses, trêve qui est acceptée, en échange d'une trentaine otages. Gianno da Campofregoso, le frère du doge de Gênes, réussit à forcer le blocus et à ravitailler les Bonifaciens. En 1421, appelé à l'aide par la reine de Naples Jeanne II, il lève le siège de Bunifaziu et abandonne la Corse à Vincentellu d'Istria qu'il nomme Vice-roi; celui-ci fait cautionner son titre et son autorité par le Saint-Siège. En 1434, il envoie de maigres renforts à Ghjudice d'Istria et le nomme Comte de Corse. En 1452, il nomme le général Jaime Imbisora, Vice-roi de Corse. En 1455, il rappelle à l'Ufficio di San Giorgio ses droits sur la Corse. Pour soutenir Raffe di Leca, et son nouvel allié Antone della Rocca, il envoie en Corse huit galères et deux cents soldats Sardes sous la conduite du Vice-roi de Sardaigne Berlingero da Rillo. En 1456, après la mort de Raffe di Leca et de ses frères, il proteste auprès du Doge de Gênes, contre cette exécution. Ce dernier lui répond que c'est l'Ufficio di San Giorgio qui est responsable de la mort de Raffe di Leca et des siens.

ALTERMALT ?: (dix-huitième siècle)
Officier français. En Mai 1769, il combat avec la troupe française à Ponte Novu.

ALTIBELLI Dominique: (?-1870)
Originaire d'Antisanti. Militaire. Il est tué en 1870, lors du siège de Paris, pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de Antisanti.

ALTIBELLI Santu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d'Antisanti, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALTIBELLI Dominique: (?-1870)
Originaire d'Antisanti. Il est tué lors du siège de Paris, en 1870. Son nom figure sur le Monument au Morts de la commune d'Antisanti.

ALTIERI Constantinu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Barrettali, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ALTIERI Louis: (1889-1973)
Né à Marseille. Originaire de Barrettali. Industriel à Marseille. C'est un des promoteurs du tourisme en Corse. Président de la Fédération des Syndicats d'Initiative. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre Equestre du Saint-Sépulcre. Commandeur du Mérite Maritime.

ALTIERI Ludovic: (1912-1996)
Né à Oran. D'origine corse, il est à Bastia de 1919 à 1927. Artiste peintre. Critique d'art. Il effectue toute sa carrière à Toulon.

ALTIME ou ATHIMUS: (?-810)
Roi maure. En 810, une armée de Charlemagne le bat devant Aleria; il périt devant la ville (une fontaine à l'est d'Alisgiani, Funtana di Carlu, garde le souvenir de cette campagne).

ALTIMONTI (d') Vittoriu Gianviti: Voir GIANVITI Victor.

ALTORE (L'): Voir NOTINI Ghjannettu.

ALTU BELLU: Voir CATACCIOLI Filippu.

ALZI Mariane: (née en 1980)
Originaire de Sermanu. Auteur-Compositeur-Interprète. Elle chante en Français, en Anglais, en Corse, en Italien et en Espagnol.
Voir le site de Mariane ALZI.

ALZIA (d') Amorusu et Brunu: (treizième siècle)
En 1283, deux procureurs de La Gorgona leur donnent à bail emphytéotique une vigne sise au lieu Vivaiu, contre un cens annuel de neuf Bacini de blé.

ALZONNE Clément: (vingtième siècle)
Ecrivain. Auteur de La Corse, en 1951, et de Les Corses, des origines à 1954, en 1955.

AMADEI Antoine:
Professeur d'histoire-géographie à Bastia. En 1976, il est à l'origine du nom du groupe polyphonique Chjami Aghjalesi (littéralement les appels de l'aire de battage du blé).

AMANCE (Sainte): (quatrième siècle)
Martyre chrétien de Bunifaziu.

AMATI Agnès:
Originaire d'Aiacciu. Chanteuse lyrique (soprano colorature). Membre de la Compagnie Lyrique Corse.

AMBERT Jean-Jacques: (1765-1851)
Général. En Mai 1798, il remplace, au poste de commandant en chef de la 43ème Région Militaire en Corse, le général Vaubois, parti en Egypte avec Napoléon Bonaparte. Ce dernier lui demande de faire libérer des prisonniers génois qui ont été capturés par trois navires barbaresques mouillés dans la rade de Bastia. En Février 1799, il est nommé adjoint au général en chef du corps expéditionnaire en Sardaigne. Il est chargé de la pacification de la Corse. En Novembre, à Bastia, il fait fusiller les deux frères Santolini et un prêtre de Lugu di Nazza, tous émigrés, pris en flagrant délit de fuite vers la Sardaigne. De plus, il envoie deux divisions à Porti Vechju, avec ordre de mettre à sac la ville si ses habitants résistent ou acceptent le renfort des insurgés du Fiumorbu. En Avril 1800, il se rend avec ses troupes dans la plaine de Tavagna, où il disperse les émigrés corses arrivés de Toscane. En répression, il fait dévaster par ses hommes les pièves de Tavagna et de Moriani. Il y aura près de 500 tués ou prisonniers.

AMBIEGNA (di) Marcu: (seizième siècle)
Notable corse. En 1559, après la signature du Traité de Cateau-Cambrésis, il est désigné comme député, pour aller exiger du Roi de France Henri II, de ne pas abandonner la Corse aux Génois. En 1561, malgré le Traité de Cateau Cambrésis, il est avec Sampieru Corsu, qui désire libérer la Corse. En 1568, avec Anton Padovanu di U Poghju di Brandu et Anton Francescu di San Fiurenzu, il arrive à la Cour de France pour demander une nouvelle fois de l'aide. En 1569, il est condamné à l'exil par les Génois. La durée de son bannissement est fixée à dix ans.

AMBROGGI Aude: (née en 1977)
Née à Nairobi (Kenya). Originaire de Bunifaziu. Diplômée en sociologie politique et sociale (1998). Artiste plasticienne. Peintre. Sculptrice. En 2006, elle épouse le comédien Daniel Auteuil.

AMBROGGIANI Jean Edouard Auguste: (1947-2010)
Né à Aiacciu. Préfet de la République. Officier de la Légion d'Honneur. Officier de l'Ordre National du Mérite.

AMBROGI Jacques:
Maire de L'Isula de 1959 à 1965.

AMBROGI Marius Jean Paul Elzéard: (1896-1971)
Né à Marseille. Originaire de Grussettu Prugna. Aviateur. Pilote de chasse lors de la Première Guerre Mondiale (Escadrille des Coqs). Il compte 14 victoires homologuées à son actif. A l'ouverture des hostilités en 1939, il obtient d'être réaffecté comme commandant de réserve à une formation aérienne et, en 1940, il remporte une quinzième victoire en attaquant à bord d'un Bloch 152 un Junkers 52, exploit peu commun pour un pilote de chasse de la Première Guerre Mondiale. Grand Officier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 1914-1918 avec 11 citations. Croix de Guerre de 39-45 avec une citation. Médaille de l'Aéronautique. Grande Médaille d'Or des Vieilles Tiges.

AMBROGIANI Pierre: (1907-1985)
Né à Aiacciu. Originaire de Sant'Andria d'Orcinu. Facteur à Marseille jusqu'en 1950. Artiste peintre (paysagiste). Il expose régulièrement à Marseille.

AMBROGIANI Toussaint dit Toussaint d'ORCINO: (1913-1986)
Né à Marseille. Originaire de Sant'Andria d'Orcinu. Frère de Pierre. Artiste peintre (paysages).

AMBROSI ?: (dix-huitième siècle)
De Balagna. Militaire au service de la Révolution. En Novembre 1796, le général Antoniu Gentili le nomme commandant de la place et district de San Fiurenzu. Il est élu président du Comité d'Algaiola. En Janvier 1797, le général Antoniu Gentili lui fait part de sa ferme intention de réprimer le mouvement séditieux de Balagna, où des troubles éclatent, notamment dans la piève de Calinzana, où le bruit court que les Français vont abandonner la Corse, et que les Anglais reviendraient avec Pasquale Paoli.

AMBROSI Ambroghju, dit AMBROSI-RUSTINU: (1877-1942)
Originaire de Merusaglia. Beau-frère de Louis Villat. Professeur agrégé d'université. Historien. Journaliste. Professeur au lycée de Bastia, puis au lycée Louis le Grand, à Paris. Auteur de nombreuses études géographiques, historiques et archéologiques, signées Ambrosi-R (comme Rustinu), dont Histoire des Corses et de leur Civilisation en 1912, rééditée en 1914 avec 50 gravures et photographies hors texte. Fondateur de La Revue de la Corse en 1920, dont il sera le directeur de 1926 à 1940. Rédacteur en chef du Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de la Corse (BSSHNC). Créateur de la société A Lingua Corsa, en 1921. Auteur de Histoire des Corses depuis leurs origines jusqu'au XXème siècle en 1924. Auteur de Géographie physique de la Corse en 1929. En 1933, il publie Carte archéologique de la Gaule romaine. Auteur de Un projet d'annexion moscovite en 1934. Auteur de Corses et Français: leurs rapports à travers l'Histoire, en 1940. Son positionnement historiographique, largement favorable à la France et à la légitimité de sa présence dans l'Ile, lui vaut d'être traité de renégat par les autonomistes de A Muvra. Chevalier de la Légion d'Honneur.

AMBROSI Ambroise: (1755-1815)
Né à Montemaio. Garde champêtre. En 1812, à Aiacciu, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour meurtre sans préméditation. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1815.

AMBROSI Antoine-Marie Marius: (1852-1933)
Né à A Porta. Militaire. Chef de bataillon d'Infanterie au Gouvernement Militaire de Paris (GMP). Commandeur de la Légion d'Honneur.

AMBROSI Charles: (dix-neuvième siècle)
Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

AMBROSI Christian:
Originaire de Merusaglia. Fils d'Ambroghju. Historien. Auteur de La Corse insurgée et la seconde intervention française au XVIIIe siècle (1743-1755), en 1950, de Pascal Paoli et la Corse, 1789-1791, en 1955, de Les deux annexions de la Corse (1768 et 1789), en 1973...

AMBROSI Dominique: (1909-1982)
Né à Minich (Egypte). Originaire de Valle di Rustinu. Frère de Jean. Journaliste (Le Méridionnal). Ecrivain. Historien. Conférencier. Il anime une émission radiophonique hebdomadaire en langue corse sur les ondes de Radio Marseille Provence. Maire de Valle di Rustinu de 1953 à 1959. Auteur de Chefs Nazis (1947) et de Saveria, fidèle enfant de la vraie Corse (1969). Capitaine sur la Ligne Maginot. Prisonnier de guerre. Colonel de réserve. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 39-45.

AMBROSI Don Biaghju: (1716-?)
Originaire de Castineta. Fils de Ghjuvanni Ghjacumu (Castineta). En Juillet 1739, après la défaite totale des Naziunali devant les Français, il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli et d'autres compagnons. En Février 1741, il est sous-lieutenant au Régiment Corsica à Naples.

AMBROSI Don Marcu Maria: (dix-huitième siècle)
Originaire du Rustinu. Fils de Ghjuvanni Ghjacumu. Ecrivain. Auteur du drame Lavinia. En Octobre 1753, à Corti, c'est lui qui prononce l'éloge funèbre lors des obsèques nationales du général Ghjuvan Petru Gaffori.

AMBROSI Francescu Saveriu: (dix-huitième siècle)
Originaire du Rustinu. En Juillet 1739, après la défaite totale des Naziunali devant les Français, il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli et d'autres compagnons.

AMBROSI François: (1769-1803)
Originaire du Rustinu. Cordonnier. Ex-chef de bataillon au 33ème Demi Bataillon de Ligne. En 1802, il est condamné par le Conseil de Guerre siegeant à Bologne (Italie), à 12 ans de Galères, pour bigamie. Il décède au bagne de Toulon (Var), en 1803.

AMBROSI Ghjuseppu Maria: (1714-?)
Originaire de Castineta. Fils de Ghjuvanni Ghjacumu (Castineta). En Juillet 1739, après la défaite totale des Naziunali devant les Français, il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli et d'autres compagnons. En Février 1741, il est sous-lieutenant au Régiment Corsica à Naples, puis capitaine en 1747. En 1750, il est muté au Régiment Amberes, où il reste jusqu'en 1776.

AMBROSI Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
Originaire du Rustinu. Commandant. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis.

AMBROSI Ghjuvanni Ghjacumu, dit Castineta: (1696-?)
Né à Castineta. En Décembre 1730, il est colonel dans une armée de 2000 Corses qui campe autour de San Pancrazu di Biguglia. En Septembre 1733, il complote avec des émigrés corses. En Novembre, sur ordre du gouverneur Paolo Geronimo Pallavicini, les Génois partent pour le Rustinu afin de saisir les notables du lieu, dont il fait partie, et qui sont soupçonnés de fomenter une nouvelle révolte. Avant d'avoir pu atteindre leur but, les Génois sont attaqués et désarmés par les Naziunali. En Janvier 1734, à la Cunsulta d' Orezza, il est placé à la tête de la Nation. Il a pour tâche de s'emparer du Capicorsu. En Mars, il attaque les Génois dans la vallée du Tavignanu, et les oblige à se replier. En Avril 1734, il prend aux Génois la citadelle de Corti, qui résistait encore. A la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, il est nommé Lieutenant Général du Royaume. En Janvier 1735, à la Cunsulta d' Orezza, il est désigné comme membre de l'Uffiziu di a Guerra. Ses troupes désarment les Balagnesi, qui ont refusé de participer à la Cunsulta et qui sont restés fidèles aux Génois. En Avril, il est dans le Capicorsu. En Janvier 1736, avec 500 fusiliers corses et l'ingénieur français Dufour, expert artificier, il marche sur le fort de San Pellegrinu. En Mars, après s'être réunis en assemblée secrète à Matra, il est avec tous les chefs corses à Aleria pour accueillir Théodore de Neuhoff. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé Lieutenant Général de la Nation par le Roi Théodore 1er. Il est chargé de prendre Bastia. Avec 1200 hommes, dont 800 fusiliers, il marche sur la ville. En Mai, lors d'une attaque de nuit, il est blessé. En Juin, il est chargé de poursuivre la campagne de Bastia. En Février 1737, il mène des expéditions contre les Génois et leurs partisans à Bastia, Borgu et Aleria. La guerre s'éternise. Il prend U Borgu avec 400 hommes, et incendie les maisons de tous les partisans de Gênes. En Septembre 1738, à la Cunsulta di Corti, il décide de s'opposer au retour du Roi Théodore 1er et de contrer toute tentative de ralliement à son égard. En Décembre, il est à U Borgu, où se trouvent 400 soldats français commandés par le capitaine Courtois, et où il commande plus de 6000 Naziunali, qui encerclent le village et qui ne tardent pas à attaquer. Les Français dégagent U Borgu, non sans mal, et rentrent sur Bastia, harcelés par les Naziunali. Ils laissent 22 soldats blessés ou tués, et trois officiers blessés. Les Corses perdent une dizaine des leurs. En Mars 1739, à la Cunsulta di Santa Riparata (ou Montemaio), sous sa présidence, les Naziunali de Balagna, en attendant les desseins du marquis de Maillebois, décident de se retirer et de se fortifier à Montemaio, Ziglia et Cassanu. En Mai, il tente un coup de main pour surprendre la garnison française d'Algaiola. Il échoue. En Juillet 1739, après la défaite totale des Naziunali devant les Français, il quitte la Corse avec Ghjacintu Paoli et d'autres compagnons. Il sera colonel du Régiment Corsica de Naples.

AMBROSI Jean dit Lenzulone: (1910-1974)
Né à Minich (Egypte). Originaire de Valle di Rustinu. Frère de Dominique. Commissaire de police divisionnaire. Ecrivain. Poète. Ancien combattant 39-45. Il s'évade de France en septembre 1943, et gagne l'Afrique du Nord où il intègre la Sûreté aux Armées. Il part pour la Corse dès octobre 1943, puis participe aux campagnes de France et d'Allemagne. Il termine la guerre comme chef de la Sûreté aux Armées de la 7èmee Armée US. Commissaire de police divisionnaire à Nice (Alpes-Maritimes). Cofondateur de l'Accademia Corsa, à Nice, en 1964. Auteur de Commissaire de quartier (1959), La Corse et ses mystères (1972), La vendetta ne tue pas l'amour (1972)... Officier de la Légion d'Honneur.

AMBROSI Lisandru dit Lisandru di Rustinu ou U Ziu Lisandru: (1798-1842)
Né à Castineta. Poète satirique dialectal et improvisateur. Ses poèmes, sonnets et chansons satiriques, transmis par voie orale, ont pour la plupart disparu. Auteur de A Benedizzione di u Sabatu Santu (une poésie publiée dans A Muvra en 1937), Risposta à Prete Paulu chì l'avia trattatu d'ignurante, A scusa à Prete Paulu...

AMBROSI Marcu Maria: (1779-1849)
Né à Castineta. Colonel d'Empire en 1813. Licencié en 1814, il rejoint Napoléon sur l'île d'Elbe et rentre avec lui pour les Cent Jours. Rétrogradé après la chute de l'Empire, il retrouve son grade de colonel après la révolution de 1830. Chevalier de la Couronne de Fer en 1808. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1810, officier en 1815 (déchu puis renommé en 1831). Il meurt à Pastureccia di Rustinu, en 1849.

AMBROSI Petru: (dix-huitième siècle)
Originaire de Castineta. Fils de Ghjuvanni Ghjacumu (Castineta). En Janvier 1762, il est un des six membres désignés de la Ghjunta Militare.

AMBROSI Simone: (seizième siècle)
Notable corse. En 1562, il est à Alger avec Sampieru Corsu.

AMBROSINI ?: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Algaiola. Caporal de l'armée génoise. En Avril 1757, à Rome, il tente d'assassiner Ghjuliu Matteu Natali. Celui-ci est gravement blessé au ventre. Cet attentat est commandité par les Génois, qui reprochent à Ghjuliu Matteu Natali ses prises de positions et ses écrits.

AMBROSINI ?: (dix-huitième siècle)
En Mai 1799, il est à l'origine de la création d'un mouvement contre-révolutionnaire qui se décide à agir en créant un comité d'organisation de la révolte en Corse.

AMBROSINI Fabianu: (dix-neuvième siècle)
Né à Spiluncatu. Poète populaire corse d'expression toscane. A partir de 1861 il écrit de nombreux sonetti, canzone, terzine, lamenti, ottave, quartine...

AMBROSINI François Xavier: (1844-1933)
Né à Spiluncatu. Général de division en 1904. Commandeur de la Légion d'Honneur en 1906.

AMBROSINI Nicolas:
Journaliste. Ecrivain. Editeur. En 1955, à Paris, il fonde, avec Petru Rocca et d'autres, Parlemu Corsu, une académie régionaliste et littéraire pour la défense du dialecte et des traditions corses, dont il deviendra le secrétaire général. Editeur de la revue Rigiru, en 1974.

AMBROSINI Philippe: (né en 1965)
Né à Marrakech (Maroc). Originaire de Spiluncatu et de Porri. Comédien. Il tourne dans de nombreux films et téléfilms depuis 1990.
Voir le site de Philippe AMBROSINI.

AMBROSINI Roch: (vingtième siècle)
De Calvi. En 1934, avec Antoine Gabrielli, ils réussissent la traversée Calvi-Nice à la rame, en 6 jours.

AMBROSINI Toussaint: (1880-1946)
Originaire de L'Isula. Ouvrier. Militant syndicaliste. Membre de la Section Française de l'Internationnale Ouvrière (SFIO). Conseiller général de Marseille en 1919. Député des Bouches-du-Rhône de 1930 à 1936. Il décède à Marseille en 1946.

AMBROSINI Vincent: (1887-1952)
Né à Constantine. Artiste peintre. Spécialiste des paysages au clair de lune et des marines représentant la Corse et la Provence.

AMEGLIO Merio: (1897-1970)
Artiste peintre italien. Peintre des villes et de marines. Il peint Tartane à Bastia (Corse) et Marché à Bastia (Corse), en 1931, Bastia (Corse), en 1932, Bastia (Corse) et Le vieux port de Bastia, en 1934, Paysage de Corse, en 1948.

AMELIA (d') Battista Geraldino: (quinzième siècle)
Milanais. En 1468, gouverneur, avec le titre de vice-duc, il remplace Giannantonio Costa. Il se fait haïr des Corses. Il est condamné à la pendaison. Il est gracié par le Duc de Milan, et chassé de Corse.

AMERIS Jean Pierre: (né en 1961)
Né à Lyon (Rhône). Originaire de la Plaine Orientale. Réalisateur. Scénariste. Adaptateur. Réalisateur des films Le Bateau de mariage (1994), Les aveux de l'innocent (1996), Mauvaises fréquentations (1998), C'est la vie (2001), Poids léger (2003), Je m'appelle Elisabeth (2006), Les Emotifs anonymes (2010), L'Homme qui rit (2012), Une famille à louer (2015)...

AMICI Natale: (1780-1855)
Né à Belgudè. Officier dans l'armée du Royaume de Naples. Général puis commandant supérieur de la province de Sora. Il se retire à Belgudè après 1815.

AMICI Tomasu: (1766-1836)
Né à Belgudè. Officier général au service du Royaume de Naples. Lieutenant de gendarmerie française en 1805. Capitaine d'infanterie napolitaine en 1806. Il capture la bande à Fra Diavolo en 1806. Général de brigade (maréchal de camp) au service du Roi de Naples jusqu'en 1815. Major d'Etat-major en 1809. Adjudant général en 1813. Commandant de la province de Sora, puis de Iuri et de Gaeta. Commandeur de l'Ordre des Deux-Siciles en 1815. Maire de Belgudè de 1821 à 1831.

AMICO (d') Felice: (dix-neuvième siècle)
Conseiller municipal d'Aiacciu en 1860.

AMICO Patrick: (1959-1978)
Sapeur-pompier de la Sécurité Civile (UIISC7), originaire de La-Seyne-sur-Mer (Var). Il est mortellement brûlé lors d'un tragique incendie à Aiacciu, autour du château de La Punta, en 1978.

AMMIEN MARCELLIN: (330-400)
Historien latin né à Antioche. En 364, il commente le poste de gouverneur de Corse.

AMOCO (d') ?: (dix-huitième siècle)
En Mai 1800, citoyen d'Aiacciu, il signe la procédure de mise en place du nouveau préfet du Département du Liamone Ghjuvan Battista Galeazzini. Il est nommé secrétaire général provisoire du Département.

AMPUS (d') ?: (dix-huitième siècle)
Chevalier. En Janvier 1769, il tient, avec 1500 hommes, le village d'Oletta.

ANASTASE IV: (douzième siècle)
Pape de 1153 à 1154. En 1154, sous son apostolat, est nommée pour la première fois dans les chartes, l'église de San Chilicu di Bisinchi, dans la piève de Rustinu (diocèse d'Accia).

ANCEY Olivier:
Originaire d'Aregnu. Enseignant. Compositeur. Musicien. Poète-chanteur improvisateur, spécialiste des Chjami e Rispondi. Auteur de Tarra Matre, un recueil de poésies, en 2010 (Prix Don-Joseph Morellini 2011).

ANCI TORTU: Voir PERETTI Antoniu Marcu.

ANDARELLI Toussaint: (né en 1960)
Né à Pastricciola. Sportif de haut niveau. Champion de France de boxe américaine en 1984, 1985, 1987 et 1988. Champion d'Europe en 1990 et 1991. Vice-champion du Monde de kick-boxing en 1993. Champion du Monde en 1994.

ANDRE Charles-Hyppolyte: (vingtième siècle)
Né à Paris. Artiste peintre de 1877 à 1913 (paysagiste). Auteur de Les calanches de Piana, en 1890.

ANDRE Gaston: (1884-1970)
Né à Angers. Artiste peintre (natures mortes, fleurs, paysages). Auteur de Bonifacio et Paysage corse, en 1927, et d'une aquarelle d'un paysage de Corse, en 1929.

ANDRE de TREMONTELS Marie Lucien Justin Maurice: (dix-neuvième siècle)
Préfet de la Corse de 1882 à 1884. Impliqué dans l'affaire Saint-Elme, devenue affaire d'Etat.

ANDREANI ?: (dix-neuvième siècle)
Conseiller général de la Corse en 1857

ANDREANI ? dit Broccolone: (?-1859)
Bandit auteur de 4 assassinats. En 1859, il est guillotiné sur la place Saint-Nicolas, à Bastia.

ANDREANI Charles: (vingtième siècle)
Né à Marseille. Artiste peintre. Il peint des thèmes relatifs à l'Histoire de la Corse: Sampiero Corso, guerres d'indépendances (1935), Pascal Paoli (1935), Pascal Paoli (1940), Retour des cendres de l'Aiglon (1942), Rêve de l'Aiglon (1943), Berger corse (1943), Sambucuccio d'Alando (1947)...

ANDREANI Charles: (1950-1996)
Militant de l'ANC. En 1992, il est arrêté par la police italienne et interrogé à l'aéroport de Rome alors, qu'avec d'autres militants de l'ANC, il rentre d'un Congrès des nationalistes, tenu à Malte. Il est assassiné, à Porti Vechju, en 1996.

ANDREANI Charles Jean: (1817-1846)
Né à L'Isulacciu di Fiumorbu. Journalier. En 1844, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour meurtre par arme blanche lors d'une rixe. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1846.

ANDREANI Christian:
De Corse-du-Sud. Chanteur. Musicien. Photographe. Fondateur, avec son frère Jean-Jacques, des groupes musicaux Diana di l'Alba, en 1979, et Caramusa, qui utilise des instruments traditionnels (pirula, cetera, pivana...), en 1983. Auteur des photographies de Corse. Le guide des plus beaux sites en 55 balades et randonnées, de Les rivages de la Corse. Histoires naturelles et humaines du littoral...

ANDREANI Dominique: (1895-1961)
Né à Porti Vechju. Militaire. Lieutenant-colonel. Colonel (Armée Blindée et Cavalerie) (CR). Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18 avec palmes. Médaille Coloniale. Médaille commémorative de la Grande Guerre. Croix de Guerre TOE avec palmes et étoiles. Officier de l'Ordre du Ouissam Alaouite. Officier de l'Ordre du Nichan Iftikhar. Médaille de la Paix du Maroc.

ANDREANI Eve: (née en 1971)
De Pruprià. Professeur d'Arts Plastiques à Aiacciu. Auteure de contes pour enfants et de BD: Les aventures de Scopetta (4 tomes), U Cuscionu & Co...

ANDREANI Fabrice: (né en 1983)
Originaire du Capicorsu et du Fiumorbu. Musicien. Chanteur. Fondateur, avec son frère Jean-Michel, du groupe I Messageri, en 1996.

ANDREANI Francescu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de A Croce, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANDREANI François dit Riussu (Riuffu): (1804-1854)
Né à Santu Petru di Tenda. Berger. En 1853, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Galères, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1854.

ANDREANI Jacques: (né en 1922)
Originaire de U Lucu di Nazza. Journaliste (presse écrite et télévisuelle). Auteur de U Lucu di Nazza, des origines à nos jours, un ouvrage reconnu par la Société Historique de la Corse en 2010.

ANDREANI Jean: (vingtième siècle)
Originaire d'Aregnu. Militaire. Il est tué lors de la Seconde Guerre Mondiale. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Aregnu.

ANDREANI Jean-Jacques: (né en 1956)
Originaire d'Ulmetu. Chanteur. Musicien. Ecrivain. Auteur. Réalisateur. Fondateur, avec son frère Christian, des groupes musicaux Diana di l'Alba, en 1979, et Caramusa, qui utilise des instruments traditionnels (pirula, cetera, pivana...), en 1983. Auteur de La Corse du Sud - De la baie d'Elbo à Solenzara, Ajaccio, Bonifacio, Porto-Vecchio, Corse : L'esprit d'une île, Corse. Le guide des plus beaux sites en 55 balades et randonnées, Copain de Corse (2004), Corses, Secrets de Corses (2013), Corse, l'Ile des Fées (2013), Camera Oscura, chroniques du Slir (2013)...

ANDREANI Jean-Louis: (né en 1953)
Né à Paris. Journaliste puis rédacteur en chef au journal Le Monde (de 1979 à 2008). Editeur. Essayiste. Romancier. Auteur de Comprendre la Corse (1999), Corse-Colonies: Colloque 19 et 20 septembre 2002 (2004), La Salamandre de Vizzavona (2004), La Corse : Histoire d'une insularité (2005), Sole di Corsica (2006), Plongeon à Bonifacio (2007), Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006. Créateur et auteur de La Lettre Corse (une lettre électronique bimensuelle) en 2010.

ANDREANI Jean-Louis:
Militant de l'ARC, il participe à l'occupation de la cave d'Aleria en 1975. Il est condamné à 1 an de prison avec sursis, par la Cour de Sûreté de l'Etat, en 1976. En 1992, il est arrêté par la police italienne et interrogé à l'aéroport de Rome alors, qu'avec d'autres militants de l'ANC, il rentre d'un Congrès des nationalistes, tenu à Malte.

ANDREANI Jean-Michel: (né en 1980)
Originaire du Capicorsu et du Fiumorbu. Musicien. Chanteur. Fondateur, avec son frère Fabrice, du groupe I Messageri, en 1996.

ANDREANI José:
Militant nationaliste. Arrêté, puis condamné par la Cour de Sûreté de l'Etat, il bénéficie de l'amnistie post présidentielle en 1981.

ANDREANI Natale: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Rennu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANDREANI Nicolas: (né en 1984)
Né à Meaux (Seine-et-Marne). Originaire de Porti Vechju. Champion d'équitation (voltige en cercle). Champion de France Jeune de voltige équestre en 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002 et 2003. Champion de France Elite en 2004, 2005, 2006, 2007, 2009 et 2010. Vice-champion d'Europe Elite en 2007. Champion d'Europe Elite en 2009. Champion du Monde Elite en 2012. Vice-champion du Monde en 2014. Vainqueur de la Coupe du Monde en 2013 et 2014.

ANDREANI Paul: (?-1986)
Membre du milieu corse. Un des lieutenants de Jean Alfonsi. Témoin clé de l'affaire Guy Orsoni en 1983. Incarcéré à Aiacciu, il est libéré en 1985. Il est abattu par le FLNC, à Aiacciu, en 1986.

ANDREANI Paulu: (?-1774)
De l'Ampugnani. Duttore. En Juin 1774, il conduit des Niulinchi qui se soulèvent dans les pièves de Talcini, Boziu, Vallerustie, Rustinu. Ils attaquent un détachement de soldats français, faisant de nombreux morts. En Août 1774, avec d'autres insurgés, il provoque des troubles. Le comte de Marbeuf réagit très vigoureusement: il fait pendre tous ceux soupçonnés d'avoir été ses complices dans le Boziu. Il est arrêté, avec ses amis, et est déporté à Toulon, où il meurt peu après.

ANDREANI Pierre: (1906-1952)
De Porti Vechju. Ecrivain. Journaliste.

ANDREANI Pierre-Félix: (1886-1943)
Originaire de Ghisunaccia. Résistant. Il est fusillé par les Allemands en 1943, à Niellucciu, sur la commune de Ghisunaccia, lors des combats pour la libération de la Corse. Son nom figure sur une Plaque Commémorative apposée à Ghisunaccia

ANDREANI Simon Jean: (1801-1837)
Né à Calvi. Maçon. En 1835, il est condamné par le Conseil de Guerre de Bougie (Algérie), à 10 ans de Galères, pour vol. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1837.

ANDREANI Yvon Léon: (vingtième siècle)
Né à Privas (Ardèche). Artiste peintre. Auteur de paysages de Corse vers 1938.

ANDREAS: (douzième siècle)
Evêque de Sagone en 1176. A la demande du pape Alexandre III, il intervient dans un différend entre le pievanu de Luri et le monastère de La Gorgona, qu'il règle de manière positive en 1177.

ANDREI Adrien-Charles: (dix-neuvième siècle)
Journaliste. Auteur d'ouvrages sur la Corse. Il séjourne à Aiacciu à la fin des années 1880. En 1898, il fait un don à l'Académie des Beaux-Arts de la ville d'Aiacciu afin qu'elle achète un tableau tous les 2 ans pour l'offrir au Musée Fesch. Seul Le Campo dell'Oro, de François de Montholon est acheté. Auteur de A travers la Corse, édité en 1892.

ANDREI Antoine: (1920-2010)
Originaire de Pianellu. Viticulteur. Maire de Pianellu. Co-fondateur et président de la Cave Coopérative d'Aleria. Co-fondateur et président de l'Union des Vignerons de l'Ile de Beauté. Il est à l'origine de la création de la Caisse Locale du Crédit Agricole à Aleria. Vice-président de la Chambre d'Agriculture de Haute-Corse. Président du Rotary Club d'Aleria. Officier de l'Ordre National du Mérite.

ANDREI Antoniu Francescu: (1733-1815)
Né à Moïta. Prêtre. Il échange une correspondance suivie avec Pasquale Paoli en exil. En Janvier 1790, ce dernier lui confirme son intention de revenir en Corse, quand son gouvernement sera parfaitement stable, pour y vivre d'une manière retirée, avec les petits moyens financiers dont il disposera. En Juin 1791, il est désigné, avec le député Pierre Laurent Monestier, comme commissaire, par la commission d'enquête, diligentée par la Convention Nationale, créée après les émeutes de Bastia. En Janvier 1792, Pasquale Paoli lui écrit : Cuore in fronte e strada dritta ! (le cœur haut, marche droit !). En Avril, avec Pierre Laurent Monestier, il rend public le rapport qu'ils ont effectué sur la situation administrative de l'Ile. En Septembre 1792, à Corti, à la Troisième Assemblée Provinciale Electorale, il est élu député de la Corse à l'Convention Nationale, au deuxième tour, avec 254 voix sur 387 votants. Il siège parmi les Girondins. Il vote pour l'emprisonnement de Louis XVI en 1793, et non la peine de mort. Il est un des rares conventionnels à avoir signé lisiblement sa position. En 1793, la Commune fait cerner la Convention et procède à l'arrestation d'un groupe de députés Girondins. Etant l'un des premiers à manifester son horreur pour les excès populaires et à condamner le régime de la terreur, il est mis hors la loi et démis de ses mandats (du 19 Férier 1794 au 8 Décembre 1794). Il est sauvé par la condamnation et la mort de Robespierre. En 1795, il entre de plein droit au conseil des Cinq-Cents où il terminera sa carrière parlementaire. Il décède à Moïta en 1815.

ANDREI Charles: (dix-neuvième siècle)
Né à Bastia. Journaliste. Ecrivain. Auteur de A Travers la Corse, en 1892. Une école de Bastia porte son nom.

ANDREI Charles-Simon: (1901-1943)
Né à Bastia. Originaire de Zuani. Instituteur. Résistant. Cousin du commandant Paul Colonna d'Istria. Fondateur du Réseau Frédérick. Il débarque clandestinement en Corse en Février 1943. Il est arrêté entre Cupabia et Sarra di Farru, torturé et fusillé par les Italiens, en Juillet 1943, à Bastia. Son nom figure sur le Monument aux Morts situé dans le cimetière communal de la ville de Bastia. Reconnu Mort pour la France. Il a reçu à titre posthume la Médaille militaire et la Croix de guerre avec Palmes. Une école porte son nom à Bastia.

ANDREI Don Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Erbaghjolu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANDREI François Xavier: (1818-1849)
Né à Sant'Andria di Bozziu (hameau d'Arbitru). Laboureur. En 1839, à Bastia, il est condamné à 10 ans de Travaux Forcés, pour attentat à la pudeur. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1849.

ANDREI Ghjuvan Benedettu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Bustanicu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANDREI Virgo-Marie: (1893-1966)
Né à Corti. Militaire. Lieutenant-colonel (Infanterie). Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 14-18.

ANDREOTTI Dumenicu, dit Minicale: (1868-1963)
Né à Evisa. Poète improvisateur. Spécialiste des Chjami e risponde. Il publie, dans la Cullezione di l'Anfarti Corsi de la revue A Baretta Misgia, Sirinatu à Titu (1922), Musa d'Aitone (1928)...

ANDREOTTI François: (1914-2005)
Né à Sarté. Chanteur lyrique (ténor) entre 1938 et 1950. Artiste peintre (natures mortes et paysages).

ANDREUCCI ?: (dix-huitième siècle)
Duttore. En Janvier 1762, il est un des six membres de la Ghjunta Militare.

ANDREUCCI ?: (vingtième siècle)
Né en Algérie. D'origine corse. Artiste peintre entre 1930 et 1950. Il expose uniquement en Algérie.

ANDREUCCI Pierre: (né en 1930)
Né à Aix-en-Provence. Originaire de Coti Chjavari. Ingénieur atomiste. Il est primé, en 2010, à Genève, pour avoir (re)inventé un procédé d'isolation à base de posidonies, découvert par les Génois au XVIème siècle.

ANDREUCETTI Jean-Marie:
Originaire de Bastia. Auteur, compositeur, interprète, choriste et guitariste. Fondateur, avec son frère René du groupe Orizonte, en 1989. Il entame une carrière en solo, en 2012.

ANDRIETTI Jean-Paul, dit Pimpan: (1920-2009)
Originaire de Porti Vechju. Footballeur professionnel à Antibes. Résistant. Il combat à Narvik en 1940. Il rejoint la résistance corse en 1942. Il participe à la réception du sous-marin Casabianca à Favone, en 1943, et au combat contre les Allemands à L'Ospedale. Après la libération de la Corse, il continue son action jusqu'à la bataille de Monte Cassino, en Italie. Arbitre régional de football.

ANDRIUZZI Vincent: (né en 1960)
Professeur de mathématiques à Bastia. Militant nationaliste. Membre du STI (Sindicatu di i Travagliadori di l'Insignamentu). Accusé, avec Jean Castela, d´avoir décidé l´assassinat du préfet Érignac, il est arrêté en 1998, et est condamné, 2003, à trente ans de réclusion. Il est rejugé en appel, et acquitté en 2006.

ANETO ?: (seizième siècle)
Officier génois. En 1565, il est commandant de la place de Sartè. Il se rend à Sampieru Corsu, lorsque celui-ci assiège la ville.

ANFONSI Andria: (dix-huitième siècle)
Du Niolu. En Juin 1769, la Nation Corse vaincue, les villes et les principaux chefs-lieux sont occupés par les Français. Il fait partie des Corses qui refusent de se soumettre et constituent un mouvement fidèle à Pasquale Paoli, lequel demeure toujours pour eux U Babbu di a Patria.

ANFRIANI Dom Antonio: (dix-septième siècle)
D'origine corse (Calvi), établi à Séville, en Espagne. Capitaine. Chevalier du Saint-Sépulcre. En 1634, sa noblesse est confirmée par la chancellerie du Sénat de Gênes.

ANFRIANI Francescu Antone: (1674-?)
Né à Montemaio. Fils de Ghjuvanni Ieronimu.

ANFRIANI Ghjuvanni Augustinu: (1597-?)
Né à Montemaio. Il est un des ancêtres de la famille Colonna d'Anfriani, issue de Montemaio, en Balagna.

ANFRIANI Ghjuvanni Ieronimu: (1614-?)
Né à Montemaio. Fils de Ghjuvanni Augustinu. Il écrit son testament en 1692.

ANFRIANI Ghjuvanni Ieronimu: (1696-?)
Né à Montemaio. Fils de Francescu Antone.

ANFRIANI Jean Paul Antoine: (?-1914)
Commandant. Chef de bataillon au 173ème Régiment d'Infanterie, le Régiment des Corses. Il meurt en héros à Dieuze.

ANGELERI Diego: (1795-1824)
Né à Merusaglia. Berger. En 1821, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol à main armée. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1824.

ANGELERI(Y) Jean dit Catena: (1768-1821)
Né à Mérusaglia. Cultivateur. En 1820, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour vol à main armée. Il décède au bagne de Toulon (Var), en 1821.

ANGELI ?: (dix-huitième siècle)
Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1719 et 1728.

ANGELI Alexandre Benoit Joseph: (1883-1962)
Né à Pedicroce. Docteur en droit. Avocat à la Cour d'Appel de Paris en 1907. Préfet des Basses-Alpes (1931), de l'Yonne (1932), du Calvados (1936), du Finistère (1937), du Rhône (1940) et de Lyon (1941). Chevalier de la Légion d'Honneur (1932). Il apporte son concours au régime de Vichy, et est incarcéré. Il est condamné à mort en 1944, le jugement est cassé, et il est condamné à 4 ans de prison en 1946.

ANGELI Ange Michel: (?-2014)
Originaire d'Omessa. Maire de Cambia de 1988 à 2014. Médaille Militaire 39-45. Croix de Guerre des TOE. Croix de la Valeur Militaire. Croix du Combattant.

ANGELI Antoine dit Lieutenant John: (?-1944)
Originaire de Nucariu. Lieutenant des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF) lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Evadé de la prison du Puy, en 1944, il est blessé lors d'un accrochage avec les Allemands dans un maquis, à Bellevue-la-Montagne (Haute-Loire); il se sacrifie en permettant le retrait de ses camarades en restant sur la position avec une mitrailleuse en batterie pour ralentir les assaillants. N'ayant plus de munitions, il se suicide d'une balle dans la tête pour ne pas tomber aux mains des ennemis. Son nom figure sur le Monument aux Morts situé dans le cimetière communal de la ville de Bastia et sur le Monument aux Morts de la commune de Nucariu.

ANGELI Antoine (Joseph ? Jules ?)-Marie: (1840-1916)
Né à Aiti. Ecclésiastique. Oblat de Marie-Immaculée. Vicaire à Appiettu. Professeur au Petit Séminaire d'Aiacciu. Elu conseiller général bonapartiste du canton de San Lurenzu de 1877 à 1883 (sans avoir sollicité de mandat). Chanoine de la cathédrale d'Aiacciu en 1877. Secrétaire particulier des évêques de Gaffory et della Foata. Il entre dans la Congrégation de la Mission Lazariste en 1881. Professeur d'écriture sainte au Grand Séminaire de Cambrai, en 1882, où il prononce ses vœux en 1884. Assistant du Supérieur Général de Paris. En 1899, il devient missionnaire au Tonkin. Il abandonne toute ses charges en 1915.

ANGELI Dumenicu Maria: (dix-huitième siècle)
Gran'Cancillieru à la Cunsulta di Corti en Mai 1760.

ANGELI François: (1890-1974)
Né à Ambert (Puy-de-Dôme). Originaire de Verdese. Frère de Jean François Octavien. Artiste peintre (paysages). Graveur. Illustrateur. Peintre officiel de guerre. Médaille militaire et Croix de Guerre 14-18.

ANGELI Giabico: (1778-1817)
Né à Merusaglia. Cultivateur. En 1804, à Bastia, il est condamné à 20 ans de Galères, pour meutre. Après s'être évadé en 1809, puis 1811, et chaque fois repris, il est, en 1812, à 24 ans de Galères de prolongation. Il décède à l'hospice des chiourmes du bagne de Toulon (Var), en 1817.

ANGELI (de) Giovanni: (dix-septième siècle)
Peintre italien, originaire de Messine. Installé à Bastia. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse de 1660 à 1662.

ANGELI Jean Antoine dit Stangone: (1773-1814)
Né à Arburi. En 1808, à Aiacciu, il est condamné à 20 ans de Travaux Forcés, pour tentative de meurtre. Il décède à l'hospice du bagne de Toulon (Var), en 1814.

ANGELI Jean-Baptiste: (1915-1980)
Né à Aiacciu. Militant communiste. Délégué des Jeunesses Communistes (JC) insulaires au congrès d'Issy-les-Moulineaux en 1939. Résistant, il est arrêté par la police française en 1941, et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il est déporté à Dachau. Après la guerre, il devient haut-fonctionnaire en Côte d'Ivoire.

ANGELI Jean François Octavien: (1886-1915)
Né à Ambert (Puy-de-Dôme). Originaire de Verdese. Frère de François. Artiste peintre (paysages). Graveur. Illustrateur. Peintre officiel de guerre. Mobilisé au 140ème Régiment d'Infanterie en 1914, il est tué dans le Pas-de-Calais, en 1915. Reconnu Mort pour la France.

ANGELI Lisandru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Merusaglia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANGELI Marcu-Maria: (1904-1985)
Originaire de Sotta. Poète de langue corse. Romancier. Lexicologue. Irrédentiste. Il obtient une bourse octroyée par le parti fasciste de Benito Mussolini et s'inscrit à la faculté de médecine de Rome. Membre du Partitu Corsu d'Azzione de Petru Rocca en 1922. Directeur de La Sentinelle, journal d'intérêt corse et de défense des Victimes de la guerre, et de Giuventù, journal des jeunes corsistes, en 1923. Il collabore aux journaux A Muvra (de 1919 à 1924), l'Almanaccu di A Muvra, Corsica Antica è Moderna, Mediterranea, L'Alamanacco Popolare di Corsica... Auteur d'un roman, inachevé, Tarra Corsa, en 1924. Auteur de la rubrique Vocabolario Corso dans la revue Corsica Antica e Moderna, Malincunie, en 1924, La conquista francese delle Corsica, en italien, avec Francesco Guerri, en 1932, Gigli di Stagnu, liriche corse, en 1934... Après 1926, accusé de désertion en France, il doit s'exiler en Italie, à Pise. A partir de 1930, il développe une activité de propagande écrite, de plus en plus ouvertement irrédentiste. Président du comité central des Gruppi d'Azione Corsa, qui compte des milliers d'adhérents en Italie. Condamné à mort par contumace, à la libération en 1946, il sera gracié. Il s'installe à Salo, en Italie, comme médecin, abandonnant la Corse et la littérature.

ANGELI Pierre Louis: (1921-2008)
Originaire de Sant'Andria di U Cotone. Diplômé de la Faculté des Lettres et de Droit de Paris. Licencié es Lettres. Docteur en Droit. Breveté de l'Ecole Nationale de la France d'Outre-mer. Diplômé de l'Ecole Nationale des Langues Orientales et Vivantes. Gouverneur, puis haut-commissaire de la Polynésie française. Membre du Conseil d'Etat. Sous-préfet (Aisne, Vosges, Nièvre) de 1953 à 1959. Chevalier de la Légion d'Honneur. Chevalier des Palmes Académiques. Chevalier du Mérite Agricole. Chevalier des Arts et Lettres. Officier de l'Ordre National de la République Malgache. Officier de l'Etoile Equatoriale (République Gabon). Officier de l'Ordre National de la République du Sénégal. Officier de l'Ordre Natinal de la République de Côte-d'Ivoire. Officier du Mérite Congolais. Chevalier de l'Ordre National de la République du Niger. Chevalier de l'Ordre National de la République du Dahomey.

ANGELI Salvatore: (dix-huitième siècle)
Peintre italien. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse en 1727.

ANGELI Silvestru: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Nonza, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANGELI Stefanu: (1786-1849)
Né à Verdese. Lieutenant à la Légion Corse de Naples (puis au Royal Corse Napolitano) au service du Roi de Naples Joseph Bonaparte (1806-1808), puis du roi Joachim Murat (1808-1815). Il est ensuite affecté au 11ème Régiment d'Infanterie à Rennes. Il participe à la bataille de Ligny, en Belgique, en 1815. Son régiment,ayant eu de nombreuses pertes, il ne peut, le lendemain, participer à la bataille de waterloo. Il termine sa carriere, comme lieutenant-major de place, à Corti.

ANGELI Stella:
Originaire d'Aiacciu. Poète. Auteure de Aux coeurs fendus (2013).

ANGELI Toussaint Ange Antoine: (1839-1939)
Né à Bastia. Avocat en 1861. Magistrat en 1870. Procureur de la République à Sartè, puis Calvi. Substitut du Procureur Général près la Cour d'Appel de Bastia en 1879. Avocat Général près la Cour d'Appel de Bastia en 1890. Chevalier de la Légion d'Honneur (1895).

ANGELICI Martha (Le rossignol de Cargèse): (1907-1973)
Née à Carghjese. Chanteuse lyrique. Soprano. Membre de l'Opéra-Comique (La Bohème en 1935). En 1953, elle entre à l'Opéra de Paris (La Flûte enchantée, Carmen...). Grand Prix du Disque en 1947, 1948, 1949 et 1955. Elle interprète également quelques chansons corses (O la richezza di la to mammuccia, de Carulu Giovoni, Cantu di Malincunia, de Santu Casanova...).

ANGELIER (d') Joseph Jérôme : (1778-1757)
Baron. Préfet de Corse de 1828 à 1830.

ANGELINI Ange: (1896-2000)
Né à A Petra Curbara. Soldat au au 99ème Régiment d'Infanterie (99RI) en 1914. Il est l'un des 3 derniers Poilus corses survivants de la Première Guerre Mondiale (avec André Turchini et Joseph Mondoloni).

ANGELINI Antoniu: (?-1992)
En 1992, il décède lors de l'effondrement de la "tribune" du stade Armand Cesari, à Furiani, avant le match de football Olympique de Marseille-Sporting Club de Bastia. On dénombre 15 morts.

ANGELINI Delfinu: (?-1757)
De Monte di Olmu (ou de Valle di Orezza). Ecclésiastique. En Août 1755, à la Cunsulta di Alisgiani, organisée par Mariu Emmanuelle de Matra, il est nommé Presidente. En 1755, Il est partisan de Mariu Emmanuelle de Matra. En Mars 1757, il tient le couvent d'Orezza. Les partisans de Pasquale Paoli l'en chassent, le village de Valle di Orezza est très durement touché (vingt-cinq maisons brûlées), il est lui-même fusillé.

ANGELINI François: (1900-1943)
Né à A Venzulà. Résistant affecté aux Forces Terrestres Anti-Aériennes de Corse. Il est arrêté, torturé et fusillé par les Italiens à Bastia, en 1943. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune de A Venzulà, et sur celui de la commune de Sartè.

ANGELINI Jean-Christophe: (né en 1975)
Originaire de Porti Vechju. Chef d'entreprise. Militant nationaliste. Dirigeant et porte-parole du syndicat étudiant Cunsulta di i Studienti Corsi (CSC) dans les années 1990. Membre de A Cuncolta, qu'il quitte en 1993, pour fonder Scelta Nova, future Mossa Naziunale. Il rejoint enfin le Partitu di A Nazione Corsa (PNC), dont il devient le secrétaire général et le porte-parole. Membre du Culletivu pa a lingua corsa, en 1996. Chef de cabinet du président de l'Université de Corse Jacques-Henri Balbi de 2000 à 2002. Conseiller municipal de Porti Vechju de 2001 à 2011. Réélu en 2014. Elu conseiller territorial (Unione Naziunale en 2004, puis Femu a Corsica en 2010) depuis 2004. Conseiller général du canton de Porti Vechju de 2011 à 2015. Membre de l'Exécutif de l'Assemblée Territoriale de Corse en 2015, chargé de l'Agence de Développement Economique de la Corse. Poète, il collabore à la revue littéraire A Pian' d'Avretu, de l'association Embiu di Quinci (Fiaccula d'Amore, 1991).

ANGELINI Jean-Victor: (né en 1943)
Originaire de San Damianu et Conca. Docteur ès Lettres. Maître en Droit. Diplômé de l'Institut des Sciences-Politiques. Historien. Ecrivain. Directeur de Collection aux Editions Albin Michel. Auteur de Histoire secrète de la Corse, paru en 1977, Tonnerre sur la Corse (La Corse dans la 2ème Guerre Mondiale: 1939/1945), paru en 1985, Histoire de Théodore 1er roi de Corse et l'ordre de la Délivrance (traduction), 1996, Le Chamanisme en Corse ou la Religion du Néolithique, avec Jérôme Pietri, paru en 1994...

ANGELINI Yvonne: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Elle présente deux peintures au Salon des Peintres Français, en 1949.

ANGELINI-BENEDETTI Jean: (vingtième siècle)
Ingénieur géologue. Candidat battu des Socialistes SFIO aux élections législatives de 1919. Auteur de Vers la plus grande Corse, un format in octavo, en 1915.

ANGELIS (d') Antoniu Francescu: (dix-huitième siècle)
De Nonza. Consul de France à Bastia en 1720. Descendant de Pietro d'Angelis.

ANGELIS (de) Cesaro Crescenzio: (1705-1766)
Né à Torrici. Evêque de Segni (1755). En Juin 1759, à Lucciana, au cours d'un congrès des représentants du Clergé de Corse, il est demandé au nouveau pape Clément XIII sa venue sur l'Ile en tant que vicaire apostolique désigné par la congrégation générale des cardinaux à Rome. En Septembre 1759, Clément XIII le nomme officiellement Vicaire Apostolique en Corse. En Mars 1760, il se prépare à rejoindre son poste dans l'Ile. Les Génois, opposés à sa nomination et à sa mission, lui ordonnent de renoncer à ce voyage en Corse. En Avril, il quitte clandestinement Rome pour rejoindre la Corse. Par décret du Sénat de Gênes, défense lui est faite d'aborder l'Ile, sous peine d'arrestation immédiate. Sa tête est mise à prix 6000 écus romains. Il débarque malgré tout aux Prunete, sur la plage d'Aleria. Il est reçu par de nombreux Corses armés, qui veulent lui servir de garde. Il est accueilli par Ghjuseppu Barbaggi, en qualité de représentant de la Nazione. Il s'installe dans le palais épiscopal de Cervioni, inaugure sa visite épiscopale par une cérémonie religieuse dans la cathédrale d'Aleria. Pasquale Paoli lui fait remettre le fond des revenus ecclésiastiques de Corse. En Mai, il publie un édit menaçant d'excommunication tous ceux qui ne payeront pas la dîme, et fait dresser un inventaire de tous les biens ecclésiastiques. Conformément à sa mission, il gouverne l'église corse. Craignant un coup de main génois, il doit quitter le couvent de Campulori pour celui du Rustinu. Les habitants de La Rocca décident de se soumettre à son autorité. En Décembre 1762, fuyant les Génois, il s'installe dans le couvent de San Francescu di Caccia, à Castifaù. En Juin 1764, il s'embarque à Prunete et quitte définitivement la Corse. Il meurt à Rome, en 1766.

ANGELIS (d') François Hippolyte: (1802-1870)
Né à Bastia. Maire de Bastia de 1857 à 1865. En 1859, il prend un arrêté municipal concernant les ustensiles de cuisine en cuivre (ils devront être étamés afin d'éviter les intoxications alimentaires dues à leur oxydation). Chevalier de la Légion d'Honneur.

ANGELIS (d') Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
De Nonza. Fils d' Antoniu Francescu. Lieutenant-colonel à Venise en 1730.

ANGELIS Luigi Agustinu: (1739-1795)
Capitaine de Dragons. Juge royal. Subdélégué à l'Intendance. Député du Tiers-Etat pour le Nebbiu, en 1789. Chevalier de Saint-Louis.

ANGELIS (d') Matteu: (1687-1769)
Originaire de Nonza. Ecclésiastique. Descendant de Pietro d'Angelis. Pievanu de Santa Ghjulia à Nonza en 1723. En 1746, par suite de la détention de Paulu Maria Mariotti, il est nommé pro-vicaire apostolique de Sagone, en résidence à Calvi. Evêque d'Aleria de 1750 à 1761 (il succède à Girolamo Curlo). En 1751, il s'installe à Cervioni, dans le palais épiscopal que les soldats français viennent d'évacuer. En Août, puis en Mai 1753, après en avoir effectué la tournée, il fait un rapport sur la situation de son diocèse. En Janvier 1756, à la Cunsulta di A Venzulà, à laquelle les évêques refusent de se rendre et l'interdisent à leur clergé, on lui ordonne de quitter Bastia, où il réside, et de réintégrer son diocèse pour y assumer ses fonctions, faute de quoi, chacun serait dispensé de lui rendre l'obéissance légitime. Il fait appel à Rome, qui lui donne raison. En Avril 1759, il écrit à Gênes pour supplier la République de bien vouloir pousser jusqu'au bout la destruction de Furiani. Il décède, à Nonza, en 1769.

ANGELIS (d') Pietro: (quinzième siècle)
Gentilhomme romain. En 1443, il est envoyé en Corse par le pape Eugène IV, pour accompagner Monaldo Paradisi. Gouverneur du château de Nonza. Fondateur de la famille d'Angelis, du Capicorsu.

ANGELO: (septième siècle)
Consacré évêque d'Aleria en 674.

ANGELO (ANGELUS): (quatorzième siècle)
Evêque d'Accia de 1332 à 1344.

ANGELO (d') Ghjorghju Maria: (1703-?)
Né à Bastia. Consul de France. Commissaire de la marine du Roi. Reconnu noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse en 1772.

ANGELO (d') Ghjorghju Maria: (1762-?)
Né à Bastia. Petit-fils de Ghjorghju Maria. Capitaine au Régiment Royal Corse. Il est émigré en 1794.

ANGELO (d') Guiseppe: (?-1687)
Originaire de Livourne. Installé à Bastia. Premier chevalier de la Nation Corse auprès du Duc de Toscane. Fondateur d'une commende de l'Ordre de Saint-Etienne en 1662. Propriétaire de nombreux biens en Corse.

ANGELO Jean: (1875-1933)
Acteur de cinéma. Acteur principal du film Colomba, de Jacques Séverac, tourné en grande partie en Corse, dont la première projection a lieu à Paris, en 1933.

ANGELO di CORSICA: (1360-1444)
Né à Aleria. Ecclésiastique franciscain. Ermite en Italie, dans les forêts de Monte Scolca, il fonde l'ordre des Angelini, ermites qui possèderont 5 couvents en Italie. Il offre la totalité de ses biens à la Congrégation des Pauvres Ermites de Saint-Jérôme, fondée par Pierre de Pise.

ANGERLY Jules: (vingtième siècle)
Commis d'intendance au lycée de Bastia. Franc-maçon. Animateur de la loge La Libre Pensée de Bastia. Membre fondateur, en 1904, du Comité d'Action Républicain, affilié au Parti radical-socialiste. Il participe au congrès de la Fédération de la Libre Pensée du Sud-est, à Montpellier, en 1905.

ANGILETTI Santu: (dix-septième siècle)
De Calcatoghju. En 1676, il signe un traité de Pace, à Aiacciu, avec Nunziu Santi, d'Ortu, dont l'accord se conclut par le baccio in bocca in segno di vera pace (en Génois, le baiser sur la bouche en signe de vraie paix).

ANGILIERI Paolo Emilio: (seizième siècle)
Officier génois. En 1564, il devient commandant de la place de Porti Vechju, après l'avoir reprise à Sampieru Corsu.

ANSELME ?: (dix-huitième siècle)
Général français. En Octobre 1792, il est chargé de réaliser l'opération de l'attaque française contre la Sardaigne, à partir de la Corse. Il crée pour cela quatre bataillons de volontaires corses, qui, bien que mal armés, feront partie de l'expédition.

ANSIDEI François: (vingtième siècle)
Militant syndical CGT (Cheminots de Bastia). Premier représentant syndical à être admis sur une liste municipale (celle conduite par le radical Emile Sari).

ANTELME Robert Louis Jean Paul: (1917-1990)
Né à Sartè. Résistant déporté. Ecrivain. Poète. Auteur de L'espèce humaine (1947).

ANTICURZIO (L'): Voir GIUSTINIANI Pier Maria.

ANTIOCHOS: (cinquième siècle)
Préfet de l'Empereur d'Orient Théodose II, il est l'auteur du Code Théodosien.

ANTISANTI (di) Cristofinu: (?-1561)
Chef militaire corse. Pro-français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné et exécuté.

ANTO: (né en 1970)
Originaire de Montemaio. Artiste peintre (pop'art, cinéma, BD, manga, jeux vidéo...). Plasticien.
Voir le site d'ANTO.

ANTOINE: (douzième siècle)
Pisan. Evêque d'Aleria en 1190.

ANTOINE: Voir MURACCIOLI Pierre-Antoine.

ANTOINE André Léonard: (1858-1943)
Homme de théâtre. Acteur. Réalisateur du film Les Frères Corses, en 1915.

ANTOLINI André Jean-Marie:
Né à Marseille. Grand spécialiste des énergies renouvelables. Président du Conseil National de la Construction. Président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) de 1997 à 2010. Président du Groupe de Travail Production d'énergie d'origine renouvelable au sein du Comité Stratégique des Eco-Industries (COSEI), en 2010. Commandeur de la Légion d'Honneur (2013).

ANTOLINI Jean Jacques:
Journaliste. Ecrivain. Il collabore à la revue U Muntese de 1964 à 1971.

ANTOLINI Jean Philippe (Ghjuvan Filippu): (né en 1971)
Né à Bastia. Originaire du Niolu. Militant nationaliste. Arrêté en 1998, il est condamné, en 2003, à 10 ans de prison, par la cour d'assises spéciale de Paris, pour des attentats commis entre 1994 et 1997. En prison, il passe un DEA d'Histoire (avec une thèse intitulée La Préhistoire de la montage corse mise en scène: l'exemple de la haute vallée du Niolu, dans le cadre de l'université Pascal Paoli à Corti). Il est libéré fin 2004. Docteur en sciences humaines. Docteur en Sciences Humaines. Professeur d'Histoire. Archéologue. Ecrivain. Militant et porte-parole du Comité Anti Répression (CAR). Auteur de Bandits corses, des vies romantiques, en 2007, Vendetta et Bandits corses, en 2010, Les secrets du Niolu préhistorique (2014)...

ANTOMARCHI ?: (seizième siècle)
Patron pêcheur de Bastia. En 1570, aidé par le Génois Girolamo Roccatagliata, il arraisonne une galiote de corsaires, dont l'équipage est fait prisonnier.

ANTOMARCHI Dominique: (1901-1941)
Né à Ersa. Instituteur. Il excerce en Indochine de 1926 à 1941. Ethnologue. Spécialiste du peuple Rhadé (peuple malayo-polynésien des montagnes du Viêt-nam) auquel il consacre de nombreux ouvrages.

ANTOMARCHI Auguste François Xavier Louis Charles Félix: (1898-1965)
Né à Constantine (Algérie). Ancien combattant de la Première (sergent d'Infanterie) et de la Seconde Guerre Mondiale (maréchal des logis de Cavalerie). Chef de comptoir d'établissement commercial. Chevalier de la Légion d'Honneur. Médaille Militaire. Croix de Guerre 1914-1918. Croix du Combattant. Médaille Interalliée. Médaille de la Victoire. Médaille des Blessés. Chevalier de l'Ordre de l'Etoile d'Anjouan. Officier de l'Ordre du Nichan Iftikhar. Chevalier du Mérite Social. Médaille d'Honneur du Travail.

ANTOMARCHI Florence: (née en 1960)
Née à Florence. Journaliste. Installée à L'Isula depuis 1990. Elle suit des études en Economie politique à Paris. Journaliste dans la presse économique et magazine à Paris jusqu'en 1990 (Jeune Afrique, Reporterre, Actuel, L'Autre Journal, Politis...). Pour ces journaux elle effectue de nombreux reportages en Italie, quelques-uns en Tchécoslovaquie, Espagne et en Afrique. Depuis 1990, elle collabore à Kyrn, Agora, Corsica..., essentiellement sur les questions économiques et sociales et politiques. Elle collabore également à la chaine de télévision France 3 Corse. Auteur de La parabole corse: rencontres avec l'identité,, avec Ange Casta, en 1995. Collaboratrice (presse) des Rencontres Au pied du mur, Ateliers Internationaux d'Arts Contemporains, de Sant'Antoniu, depuis 2004.

ANTOMARCHI Ghjuseppe, dit Gallochju: (1790-1835)
Né à Ampriani. Bandit. A l'âge de 15 ans, il prend le maquis à la suite d'un triple meurtre commis par vengeance. Ami du bandit Théodore Poli. En 1823, il publie un libelle, adressé au président de la Cour Royale, pour répondre aux détracteurs de la Corse et de ses compatriotes. En 1824, il comptabilise 16 condamnations à mort. En 1825, il s'exile, passe en Sardaigne, puis en Grèce où il se bat aux côtés des patriotes de l'indépendance. Il rentre en ensuite Corse. Il aurait commis 45 meurtres. En 1835, dans les environs de Cervioni, il affronte, avec Finidori (dit Santacciu), un détachement de Voltigeurs Corses. Il parvient à s'enfuir, mais son complice est tué. Il est tué quelques jours plus tard, lors d'une rixe, contre la famille Negroni, à Altiani, dans le Cortenais.

ANTOMARI Ange Michel Théophile: (1859-1902)
Natif de Valle d'Orezza. Journaliste (Le Matin). Publiciste. Chevalier de la Légion d'Honneur (1931).

ANTOMARI François Xavier: (1855-1902)
Natif de Valle d'Orezza (Tramica). Agrégé de sciences mathématiques en 1879. Docteur ès sciences en 1896. Directeur des Nouvelles Annales Mathématiques. Auteur de nombreux ouvrages et travaux didactiques.

ANTOMMARCHI: Voir ANTONMARCHI.

ANTONA Ange-Toussaint: (né en 1961)
Né à Aiacciu. Auteur de Ceux du 173ème. Les Corses au combat, 1914-1918, paru en 1998.

ANTONA Antoine François dit Antoine TOE: (1907-1989)
Originaire de Cristinacce. Producteur. Affichiste. Réalisateur. Caricaturiste dans Le Petit Marseillais. Directeur de publicité de la Société de Films Marcel Pagnol de 1930 à 1939. Dessinateur humoristique. Peintre journaliste.

ANTONA François: (1902-2008)
Originaire du Valincu il s'installe à Frassetu en 1914. Militaire. Ingénieur des travaux des Eaux et Forêts en Algérie. Il développe une méthode efficace de plantation de cèdres dans les Aurès et d'eucalyptus à Orléanville. Médaille du Mérite Agricole. Décoration du Bey de Tunis. Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Retiré à Aiacciu depuis 1979.

ANTONA Henri Jules: (né en 1936)
Originaire de Coti Chjavari. Homme politique (droite). Entrepreneur dans le BTP à Paris. Maire de Coti Chjavari depuis 1971. Proche de Charles Pasqua et de Charles Ceccaldi-Raynaud. Conseiller territorial de 1984 à 1998 (vice-président de l'Assemblée de Corse).

ANTONA Jean-Claude: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Il participe au Grand Prix de la Peinture Corse, à Bastia, en 1963.

ANTONA Joseph: (né en 1941)
Conseiller territorial (divers droite) de 1998 à 2004.

ANTONA Lucien:
Militant du MPA. En 1995, il est victime d'une tentative d'assassinat à Aiacciu par un commando du FLNC Canal Historique.

ANTONA Patrice:
Journaliste. Animateur radio. Créateur de l'émission de chronique quotidienne Radiotages, diffusée sur la radio Radio Corse Frequenza Mora de 1992 à 1996. Auteur du recueil Radiotages, en 2007. Animateur de l'émission culturelle Dixit.

ANTONA Patricia:
Educatrice spécialisée. Auteure. Photographe. Elle photographie les moments importants de la vie culturelle en Corse depuis 1976. Elle réalise l'exposition photographique 20 ans de jazz en Corse, à Cervioni, en 2010.

ANTONA Sébastien:
Maire de Quenza de 1977 à 1990.

ANTONELLI ?: (?-1943)
Résistant. Il est tué au combat contre les Allemands à Barchetta, sur les rives du Golu, en Septembre 1943. Reconnu Mort pour la France.

ANTONELLI Antonello: (seizième siècle)
Génois. Fils de Ghjuvan Andria. Syndic de Calvi en 1594, 1597 et 1602.

ANTONELLI Christian:
Originaire de Cervioni. Journaliste. Dessinateur de presse indépendant. Editorialiste politique. Caricaturiste. Il collabore à L'Echo des Savanes, Le Monde, VSD, Marianne, Le Point, L'Etudiant...

ANTONELLI Ghjuvan Andria: (1520-1591)
Génois. En 1564, il reçoit une pension de la République de Gênes pour sa participation à la lutte contre Sampieru Corsu.

ANTONELLI Ghjuvan Andria: (1712-1790)
Originaire de Calvi. Pievanu de Calvi. Député ecclésiastique de Calvi aux Assemblées de 1772 et 1779.

ANTONELLI Ghjuvan Battista: (seizième siècle)
Né à Calvi. Fils d'Antonello. Prieur de la Confrérie de Saint-Antoine en 1677.

ANTONELLI Jean: (1954-2010)
Originaire de Balagna. Musicien (guitare). Compositeur. Chanteur. Membre du groupe A Filetta.

ANTONELLI Jean-Louis:
Militant nationaliste. Membre de la direction de A Cuncolta Naziunalista, vitrine légale du FLNC, fondée en 1987. En 1990, avec la majorité de la direction, il s'oppose à la majorité de la base militante du FLNC. Il quitte A Cuncolta Naziunalista et entre au Mouvement pour l'Autodétermination (MPA).

ANTONELLI Pancraziu: (quinzième siècle)
Peintre corse résidant à Calvi. Auteur d'un retable peint sur bois, Vierge à l'Enfant, commandé en 1477 par des Corses résidant à Viterbe (Latium, Italie), et qui orne l'autel de la Confrérie Santa Caterina, dans l'église Santa Maria della Verità, à Viterbe.

ANTONETTI ?: (dix-neuvième siècle)
Abbé, descendant d'une branche de la famille Carbuccia. Prêtre de Carbuccia. En 1884, Monseigneur Della Foata consacre une église neuve qu'il a fait construire, et qui garde le nom de l'ancienne, San Ghjacumu, mais qui est bâtie plus près des habitations.

ANTONETTI Achille: (1815-1859)
Originaire de Nonza. Second sous-gouverneur de la Banque de France en 1858.

ANTONETTI Antoniu Dumenicu: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Carbuccia en 1843.

ANTONETTI Frédéric: (né en 1961)
Né à A Venzulà. Footballeur professionnel. Il effectue sa carrière de joueur de 1982 à 1990 (Bastia, Béziers, Le Puy-en-Velay, Bastia). Il commence ensuite une carrière d'entraineur de clubs professionnels: Bastia (1994), Osaka (1998), Bastia (1999), Saint-Etienne (2001), Nice (2005), Rennes (de 2009 à 2013)...

ANTONETTI Ghjuliu Francescu: (?-1832)
De Quenza. Bandit. En 1832, il est tué au cours d'un engagement avec les gendarmes.

ANTONETTI Philippe: (né en 1960)
Né à Oujda (Maroc). Originaire de Bucugnà. Artiste. Peintre. Caricaturiste. Concepteur. Décorateur. Illustrateur. Dessinateur. Auteur de bandes dessinées. Il a aussi illustré des livres, notamment pour le compte des éditions Albiana. Auteur d'une bande dessinée à propos des rapports humain-cheval, Scirocco.

ANTONETTI Pierre:
Historien de la Corse. Auteur de Histoire de la Corse, paru en 1973, rééditée en 1983, de l'ouvrage d'art La Corse, en 1976, de Le Drapeau à la tête de Maure, paru en 1980... En 1987, il obtient le Prix du Mémorial, de la ville d'Aiacciu, avec Sampiero Corso.

ANTONETTI-ORSONI Marianghjula:
Originaire de Moltifaù. Professeur des écoles à la retraite (2002). Poète. Auteur de recueils de poèmes, Sfoghi (2009), Sogni di Culori (2012)... Elle collabore aux revues Rigiru, Parulle di Done, Terres de Femmes, Strade... et à divers ouvrages (Arburi, arbe, arbigliule, Flora Corsicana, Promenades en Corse... Membre de l'association Operata Culturale. Secrétaire générale de l'association Moltifaù Tempi Fà. Elle participe à la réalisation du Nouvel Atlas Linguistique et Ethnographique de la Corse.

ANTONI ?: (dix-huitième siècle)
Chanoine de l'évêché du Nebbiu. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta di Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

ANTONI (d') Andria: (dix-huitième siècle)
De Bastia. Conservateur des bois et forêts dans le Diquà. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

ANTONI Carlu: (dix-neuvième siècle)
Employé de la préfecture de Bastia. Membre, en 1803, de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ANTONI Charles: (1942-2016)
Né à Lentu. Ecrivain. Acteur de théâtre (il joue, entre autres, avec la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine). Auteur de plusieurs ouvrages ésotériques ou spirituels (Cours pratiques de yoga, Yoga du Soleil, Yoga de la Puissance, Le Soufisme-Voie d'Unité, L'intangible, Le Paganisme d'Occident, Vis ta vie, Crise et mutation,...). Fondateur de la revue L'Originel et de la maison d'édition du même nom.

ANTONI Dumè:
Ingénieur. Ecrivain. Auteur de Le sarcophage des dieux (2014).

ANTONI Georges:
Originaire d'Appriciani (Vicu). Etudiant aux Beaux-Arts. Concepteur graphique. Imprimeur. Journaliste. Photographe sous-marin. Auteur d'expositions, de livres (La Corse Sous-marine: Oasis dans la Méditerranée, Corsica: Feu d'artifice sous la mer), d'un guide de plongée Mes plus belles plongées de Corse, d'une collection 14 Cartes Postales Merveille de Méditerranée, et d'une série de posters. Il collabore régulièrement, en tant que journaliste et photographe, à de nombreux magazines français et étrangers. Réalisateur de films sous-marins et d'émissions de télévision. Il anime régulièrement à cet effet une émission de télévision régionale consacrée à la plongée (Meziornu, France 3 Corse) et donne de nombreuses conférences sur le monde sous-marin corse.

ANTONI (d') Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
En Mai 1789, il participe dans la juridiction du Capicorsu, aux Assemblées de la Noblesse.

ANTONI Louis-Ferdinand: (1872-1940)
Né à Bastia. Artiste peintre. Illustrateur. Il débarque très jeune en Algérie. Il étudie aux Beaux-arts d'Alger auprès d'Hippolyte Dubois puis à Paris dans l'atelier de Bonnat en 1892. Il est influencé par Delacroix et les artistes de la renaissance. Il expose à partir de 1901 au Salon des Artistes Français et aux salons algériens. Le Ministère des Colonies lui décerne une bourse de voyage qui lui permet de se rendre en Afrique Noire. En 1912, il est nommé professeur à l'école des Beaux-arts d'Alger et ce, jusqu'en 1940. Il peint des paysages, des sujets religieux, des panneaux décoratifs... Il réalise les illustrations de La Corse dans l'Histoire, d'Antoine Albitreccia (1939). Chevalier de la Légion d'Honneur.

ANTONI Petru: (dix-neuvième siècle)
En 1815, durant les Cent Jours, il est le maire bonapartiste de Bastia. Puis à nouveau maire de Bastia de 1831 à 1833. Il envisage la création d'un atelier de charité et inscrit, dans son budget, le salaire d'un allumeur de réverbère. Il fait voter un emprunt de 120000 francs pour résorber le chômage par de grands travaux. En 18321, devant la montée des rixes, il décide la fermeture des cabarets au plus tard à minuit.

ANTONI Petru: (né en 1930)
Né à U Salge. Ecrivain en langue corse. Peintre. Auteur de Detti e Fatti (2000), L'Ultimu Paciaghju (2002), Par forza o par Amore, en langue corse, (2007), Le petit mousse d'Aboukir, Giocante de Casabianca face à l'amiral Nelson (2015)...

ANTONI Tomasu: (dix-septième siècle)
Capitaine. En 1646, il fait attester par deux habitants d'Ersa qu'il a planté sur ses terres de Granaghjolu vingt mille pieds de vigne, cinq cents châtaigniers, figuiers et mûriers, et greffé deux cents oléastres.

ANTONIETTI Paul: (1950-2014)
Né à Cervioni. Journaliste. Philosophe. Publicitaire. Professionnel de la communication. Ecrivain. Auteur du roman IFF, paru en 2006, d'un recueil de chroniques Radio Paris ment !, en 2013. Collaborateur du mensuel Paroles de Corse.

ANTONIN le Pieux (ANTONIUS PIUS, Titus Aelius Hadrianus): (86-161)
Empereur romain de 138 à 161. Sous son règne les Romains construisent une route qui conduit de Mariana à Palae (Bunifaziu ou Porti Vechju ?), en passant par Aleria, Favone...

ANTONINI André: (1924-1993)
Né à Marseille. Artiste peintre. Il peint des scènes anachroniques.

ANTONINI Ange-Michel: (1820-1845)
Né à Antisanti. Carabinier au 19ème Régiment d'Infanterie Légère. Il est grièvement blessé à la tête sur le champ de bataille, en Algérie, et décède à l'hôpital temporaire de Batna, en 1845. Son nom figure sur le Monument aux Morts de la commune d'Antisanti.

ANTONINI Carlu Matteu: (dix-neuvième siècle)
Médecin à l'hôpital français Casa Reale de Rome de 1800 à 1820.

ANTONINI Denise:
Artiste peintre. Membre de l'association Crea Inseme. Diplomée de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art de Paris. Illustratrice pour plusieurs éditeurs parisiens (Albin Michel, Gallimard, J'ai Lu, Editions du Seuil, France Loisirs, Canal+ Edition). Elle enseigne l'aquarelle et le dessin au sein de l'Ecole Municipale d'Arts Plastiques de Marignane (Bouches du Rhône) et au sein de plusieurs associations en Haute Corse.

ANTONINI Don-Pierre: (1797-1824)
Né à Avapessa. Propriétaire. En 1820, à Bastia, il est condamné aux Travaux Forcés à Perpétuité, pour homicide volontaire sans préméditation. Il décède à l'hôpital du bagne de Toulon (Var), en 1824.

ANTONINI Dumenicu Antone dit Antonini di Cruzini: (1849-1931)
Natif de Rusazia. Poète de langue corse. Il est publié dans l'Annu Corsu (1924) sous le nom d'Antonini di Cruzini .

ANTONINI Ghjuvan Paulu, dit l'Abbate: (dix-huitième siècle)
Seigneur de Sant'Antoninu. Il épouse la fille d'Andrea Spinola, un patricien génois. En 1731, il est un fidèle partisan des Génois.

ANTONINI Jean-André Raphaël: (1790-1845)
Né à Montegrossu (Montemaio). Il effectue ses études à Rome dès 1805. Médecin militaire. Chirurgien. Chirurgien sous-aide, en 1812, puis médecin-chef de l'hôpital de Calvi en 1828. En 1830, il participe à l'expédition d'Afrique. Il est affecté à l'hôpital militaire, puis au lazaret de Caratine, en 1831. Il se fait remarquer dans la lutte contre le choléra en Algérie en 1835. Médecin chef de l'Armée d'Afrique en 1837. En 1840, il effectue une nouvelle mission en Algérie, où il contracte la dysenterie. Inspecteur général du Service de Santé Militaire en 1842. il décède à Alger en 1845. Officier de la Légion d'Honneur.

ANTONINI Joseph: (vingtième siècle)
Vice-président de la Fédération Nationale des Groupements des Petits Commerçants, Industriels et Artisans de France et des Colonies en 1935. Il combat les décrets-misères de Pierre Laval, notamment dans le journal de son syndicat L'Echo du Commerce.

ANTONINI Jules Pascal: (1903-1987)
Né à Aiacciu. Licencié en droit. Polytechnicien. Ingénieur. Il occupe des postes dans divers ministères, dans l'équipement notamment. Spécialiste des réseaux ferrés. Secrétaire général de la SNCF en 1958. Membre du Conseil d'Administration de l'ORTF de 1964 à 1967. Membre du Conseil Constitutionnel de 1967 à 1971. Premier président de la Commission de Développement Economique de la Corse (CODEC) en 1971. En 1961, un lycée professionnel portant son nom est créé à Aiacciu. Grand officier de la Légion d'Honneur.

ANTONINI Louise (Luggia): (1771-1861)
Née à Aiacciu. Aventurière. En 1790, elle s'embarque sur le brick La Revanche, déguisée en homme (sous le nom de Louis Antonini) pour un voyage d'exploration à Madagascar. Elle part ensuite sur la frégate La Cornélie à destination des Antilles. Le navire est attaqué par les Anglais, et elle est faite prisonnière. Libérée, elle s'engage dans le régiment commandé par le général Jean-Baptiste Kleber. Démasquée sous son véritable sexe, elle doit quitter l'armée. En 1808, elle s'engage à Bayonne pour combattre en Espagne, où elle est blessée à Roliça. Elle quitte l'armée, se retire à Brest (de 1812 à 1845), date à laquelle elle est admise comme indigente à l'Hôtel-Dieu de Nantes, où elle meurt en 1861.

ANTONINI Paul: (1896-1976)
Né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Originaire d'Aiacciu, où il fait ses études secondaires. Licencié en droit. Conservateur des hypothèques à Aiacciu de 1920 à 1922. Il effectue une carrière coloniale en Afrique de 1922 à 1940. Conseiller d'arrondissement de la Corse de 1936 à 1940. Engagé dans les Forces Françaises Libres (FFL) de 1940 à 1944. Membre de la Commission des Comptes et des Budgets Economiques de la Nation de 1954 à 1958. Directeur de l'hebdomadaire Union Française de Paris en 1954. Conseiller économique et financier du président de la république du Gabon en 1962. Commandeur de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palmes.

ANTONIO (ANTONIUS): (quatorzième siècle)
Evêque de Sagone en 1328 à 1331.

ANTONIO (ANTONIUS): (quinzième siècle)
Evêque d'Accia en 1418.

ANTONIO (ANTONIUS): (quinzième siècle)
Evêque de Mariana en 1493. Il assure l'intérim de Leonardo de Fornari décédé.

ANTONIO (di) Cola: (1392-?)
Peintre italien né à Florence. Il peint en Corse vers 1451.

ANTONIOLI Dominique: (1812-?)
Artiste peintre dont l'activité est attestée à Aiacciu en 1836.

ANTONIOLI Dominique: (1914-2006)
Né à Aiacciu. Professeur de dessin. Artiste peintre (paysages, huile, aquarelles). Il participe, en 1941, à la constitution du Centre Artistique Ajaccien (CAA). Il expose à la Galerie Bassoul, en 1949.

ANTONIOTTI ?: (?-1943)
Instituteur. Résistant. En Février 1943, il débarque clandestinement en Corse par le sous-marin britannique Copobia. Membre du Réseau Frédéric. Il est arrêté par les Italiens en Juillet 1943. Il parvient à s'évader, est repris et fusillé. Reconnu Mort pour la France.

ANTONIOTTI Dominique:
Maire de Borgu de 1977 à 1983.

ANTONIOTTI Francesca: (née en 1981)
Née à Bastia. Originaire de Campile. Animatrice de télévision. Chanteuse. Journaliste sportive.

ANTONIOTTI Jean-Pierre: (1874-1956)
Né à Petra Serena. Médecin-major de l'Armée. Conseiller général du canton de Bustanicu. Maire de Petra Serena. Officier de la Légion d'Honneur (1934).

ANTONIOTTI Ghjuvanni Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté d' Avalica, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANTONIOTTI Paul-André: (1941-2016)
Maire de Castellu du Rustinu de 1989 à 2001. Membre fondateur du club de tir U Rustinu.

ANTONIU: (quinzième siècle)
Bastiais. En 1500, il est autorisé à ouvrir un local, à Bastia, pour entreposer le fer et le cuivre qu'il espère extraire des mines des environs.

ANTONIU: (seizième siècle)
Ecclésiastique de San Fiurenzu. En 1568 et 1569, il aide l'évêque de Sagone, Gerolamo Leone, à entamer des négociations sur la paix en Corse avec le gouverneur génois Giorgio Doria.

ANTONIU: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Prêtre de Furiani. En 1730, il participe, en tant que représentant de la piève de Furiani, à la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani.

ANTONIUS Quintus: (deuxième siècle avant notre ère)
Prêteur de Sardaigne et de Corse en 105 avant notre ère.

ANTONJ (d') Andria: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Ersa. Notable bastiais. Fils de Filippu. Conservateur des Bois et Forêts dans le Diquà. Député de la Noblesse de Bastia à l'Assemblée des Trois Ordres en 1789.

ANTONJ (d') Antoniu: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Ersa. Nobile Dodeci du Diquà en 1981. En Mai 1768, à la Cunsulta Naziunale di Corti, il est élu Cunsigliere di a Nazione. En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation, avec les autres membres du Conseil Général. En Mai 1794, de Corti, il est parmi les signataires d'une lettre du Conseil Général du Département de la Corse, adressée à toutes les municipalités et les paroisses de Corse, pour organiser des élections.

ANTONJ Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Montemaio. Agrégé de la Noblesse de Cerigo. Lieutenant au Régiment Royal Corse, puis capitaine (1772), puis commandant (1781).

ANTONJ (d') Filippu: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Ersa. Notable bastiais. Podestat de Bastia en 1744.

ANTONJ (d') Francescu Maria: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Barbaghju, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANTONJ (d') Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire d'Ersa. Notable bastiais. Député noble pour le Capicorsu à l'Assemblée particulière de la Noblesse en 1789.

ANTONJ Venceslaù: (dix-huitième siècle)
Originaire de Montemaio. Fils de Dumenicu. Colonel du Régiment ex-Tofoletti en 1793.

ANTONJ EDLE Von LUTZENFELD Venceslaù: (dix-huitième siècle)
Originaire de Montemaio. Fils de Venceslaù. Officier. Fait chevalier de la Couronne de Fer par Napoléon 1er en 1813. Il combat à la bataille de Lützen.

ANTONMARCHI Antoniu Maria: (dix-neuvième siècle)
Originaire de Centuri. Ecclésiastique. Provincial des Servites de Corse. Déporté pour s'être élevé contre les prétentions du gouvernement napoléonien, il se retire à Rome. En 1814, il est nommé vicaire apostolique des Servites. Homme d'une vaste culture et doué d'un caractère énergique, il consacre tout le temps de son généralat au relèvement de la vie des Servites.

ANTONMARCHI Arcangelu: (dix-septième siècle)
De Mursiglia. Ecclésiastique. En 1699, il est le Provincial du couvent de Mursiglia.

ANTONMARCHI Dominique:
Instituteur en Indochine. Ethnologue. Il enseigne au Darlac, au pays des Mois, au début du vingtième siècle. Ethnologue, il s'attache aux Rhades, une des principales tribus Mois. Il traduit le premier coutumier Rhadée et le publie sous le titre Recueil des coutumes Rhadées du Darlac. Il décède au Cambodge.

ANTONMARCHI Francescu: (1789-1838)
Natif de Mursiglia. Neveu de Stefanu. Docteur en philosophie et en médecine de l'université de Pise en 1808. Docteur en chirurgie de l'université impériale en 1812. Professeur d'anatomie à l'académie de Florence de 1812 à 1819. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Médecin de Napoléon à Sainte Hélène (de 1819 à 1821). Il est chargé de l'autopsie de sa dépouille mortelle (il se serait approprié son masque mortuaire). Il publie des Mémoires ou les derniers moments de Napoléon en 1825. En 1831, il se rend en Pologne où il devient inspecteur général des hôpitaux polonais pendant l'Insurrection de Novembre. Il y apporte son aide au peuple polonais soulevé contre les Russes. Il doit s'enfuir ensuite à Paris pour échapper aux forces du tzar. En 1833, il participe à la souscription en vue de réaliser un buste mortuaire de Napoléon (ce qui donnera lieu à de nombreuses controverses). Il doit quitter la France et émigre en Louisiane, en 1834, où il fait don du masque mortuaire en bronze de Napoléon à la population de La Nouvelle-Orléans. Par la suite il s'installe pour peu de temps à Veracruz (Mexique), où il est médecin itinérant. Il se retire à Santiago de Cuba, où de nouveau il travaille comme médecin. Son passage à Cuba se justifie par son désir de retrouver son cousin, Juan Antonio Benjamin Antommarchi qui a fait fortune dans les plantations de café. Il devient un spécialiste de l'opération de la cataracte. Il décède de la fièvre jaune, à Santiago de Cuba, en 1838.

ANTONMARCHI Stefanu: (1755-1833)
Natif de Mursiglia. Ecclésiastique (Servite de Marie). Docteur en théologie en 1784. Professeur de théologie en Italie. Expulsé de Rome en 1810, il rentre à Mursiglia, où il séjourne jusqu'en 1814. Vicaire général de l'Ordre des Servites de Marie, à Rome, en 1814.

ANTONMATTEI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
De Balagna. Corsaire corse au service de Pasquale Paoli en 1760. Il est un aïeul de Marie Mattei, qui sera l'inspiratrice de l'écrivain français Théophile Gautier. En 1763, il s'installe dans le commerce et le négoce, et ses navires commencent à fréquenter l'escale de L'Isula. En 1765, à L'Isula, les magasins, que l'on continue à construire, ne lui suffisent plus. Le gouvernement de Pasquale Paoli demande à Tosi, un patron de Livourne installé dans le port corse, de lui céder une partie de la surface de ses entrepôts.

ANTONMATTEI Santu: (1710-1770)
Né à Mursiglia. Négociant, il fait fortune au Pérou, à Lima. Naturalisé espagnol en 1748, il est anobli par Ferdinand VI en 1755. Installé à Cadix, puis à Livourne (en 1763), il passe au service du Roi de Sicile. Ami des Naziunali, il investit dans son village de Mursiglia.

ANTONORSI Don Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Cagnanu, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ANTONORSI L. J.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Cagnanu en 1840.

ANTONPIETRI Frédéric dit Tonton.: (né en 1972)
Né à Bastia. Chanteur, spécialiste de folk music. Membre du groupe I Cantelli. Co-auteur, avec Mathieu Graziani et Paul Miniconi, de Lovecraft in Puesia (2015).

ANTONY (d') Ignace-André: (1868-1949)
Né à Bastia. Originaire d'Ersa. Artiste peintre. Bénéficiaire du Legs Sisco en 1893, il fait ses études à Rome. Prix de Rome de peinture en 1929. Il termine sa carrière en Algérie, où il devient directeur de l'Ecole Municipale des Beaux-Arts d'Oran.

ANVERSA (d') Orlando: (1562-?)
Peintre flamand né à Anvers. On retrouve de ses œuvres peintes en Corse vers la fin du seizième siècle.

ANZELINI Artur: (né en 1952)
Né au Tyrol. De 1978 à 1984, il effectue des études de philosophie, à l'Université de Vienne. Formation de pyrotechnique. Il réside en Corse entre 1974 et 1978. Il travaille comme technicien et monteur pour le cinéma, la télé et le théâtre, jusqu'en 1992. Il s'éloigne ensuite du monde artistique pour diriger entre 1993 et 2000 une usine de production de fromage en Autriche. En 2001 il quitte l'Autriche et s'installe en Corse, à Sant'Antoninu. Co-fondateur et trésorier de l'association Ile Mouvante, Ateliers Internationaux D'Arts Contemporains, en 2004. Il assure la régie des Rencontres Au pied du mur, Ateliers Internationaux d'Arts Contemporains, de Sant'Antoniu, depuis 2004.

ANZELINI Monika: (né en 1955)
Né à Vienne. Epouse d'Artur. Installée à Sant'Antoninu depuis 2001. De 1974 à 1982, elle effectue des études de sociologie et des sciences politiques à Vienne. De 1980 à 1993 elle est journaliste pour des magazines autrichiens et étrangers. En 1986 elle crée le centre pluriculturel Anzelini, à Neulengbach, en Autriche. De 1993 à 1996, elle est directrice du bureau de presse des maisons d'édition Deuticke et Christian Brandstätter pour l'Autriche, l'Allemagne et la Suisse. En 1996, elle fonde Anzelini's Buro, une agence de presse et d'organisation d'événements culturels, à Vienne. De 1997 à 2005 elle est l'attachée de presse pour divers organismes culturels autrichiens. Co-fondatrice en 2004 de l'association Ile Mouvante, Ateliers Internationaux D'Arts Contemporains. Organisatrice et attachée de presse des Rencontres Au pied du mur, Ateliers Internationaux d'Arts Contemporains, de Sant'Antoniu, depuis 2004. Depuis 2006 elle est par ailleurs attachée de presse pour Vialuni, une compagnie de danse contemporaine, à Aiacciu.

ANZIANI Armand: (1904-1960)
Administrateur colonial. Résistant. Gouverneur de l'Océanie Française en 1949. Membre fondateur du Cercle de la France d'Outre-mer. Professeur de législation financière à l'Institut National d'Agronomie Coloniale de Nogent. Officier de la Légion d'Honneur.

ANZIANI Orsu Antoniu: (dix-huitième siècle)
En 1793, il est membre du Directoire et du Conseil Général du Département de la Corse. En Juillet, la Convention déclare nulle la Cunsulta Straudinaria di Corti, et le met en accusation. Député pour la communauté de A Parata, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

APOTRE de la CORSE (L'): Voir SAULI Alexandre.

APPAY Emile: (1876-1935)
Artiste peintre (paysagiste, aquarelles). Il peint plusieurs paysages de Corse (Gorges du Vecchio, Gorges de la Restonica, Ajaccio le port, En Corse, Algajola, Piedigriggio, les calanques de Piana...). Ses toiles sont exposées à Bastia, en 1948.

APPELLES: (cinquième siècle avant notre ère)
Amiral syracusain. En 453 avant notre ère, il fonde dans la baie de Porti Vechju, Syracusanus Portus.

APPIEN (Saint): (cinquième siècle)
Evêque et martyr du diocèse de Sagone. Titulaire de l'ancienne église piévane de Borgu.

APPIEN IV: (quinzième siècle)
Seigneur de Piombino, en Toscane. En 1482, de nombreux troubles entre seigneurs se déclenchant dans toute l'Ile, des notables de la Terra di U Cumunu font alors appel à lui, et lui proposent la gestion de la Corse. Il envoie en Corse son frère, Gherardo da Montagnara, prince de Piombino, pour prendre les affaires de l'Ile en main. En 1497, Petru Paulu d'Ortale, avec trente de ses hommes, entre à son service.

APPIETTO Cédric: (né en 1975)
Originaire de Miomu. Comédien (cinéma, théâtre, télévision). Il joue, entre autre, dans Mafiosa, le clan (2006), Le Jour de ma mort (2006), Assassins (2007), L'Immortel (2009)... Il évolue également dans de nombreuses pièces de théâtre.

APPIETTO Ghjuseppe: (dix-neuvième siècle)
D'Aiacciu. En 1804, député, pour le Département du Liamone, pour assister au sacre de Napoléon 1er, à Paris. Membre du conseil municipal d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

APPIETTO Jean: (1933-2014)
Originaire d'Aiacciu. Avocat au barreau de Paris. Spécialisé dans les affaires du football, il est l'avocat de la Fédération Française de Football (FFF) et de la Ligue Nationale du Football Professionnel (LNFP). Membre de la Commission d'Appel et de Discipline de l'Union Européenne de Football Association (UEFA). Membre du Comité National Olympique et Sprtif Français (CNOSF).

APPIETTO Lurenzu: (dix-neuvième siècle)
Capitaine de marine. Conseiller municipal d'Aiacciu en 1869.

APPINZAPALU Martinu: Voir CARLOTTI Dumenicu.

APROSIO Nicolao Gaetano: (dix-huitième siècle)
Evêque du Nebbiu de 1713 à 1732.

ARAGNI ?: (dix-neuvième siècle)
Artiste peintre. Son activité est attestée à Bastia vers 1845.

ARAGONES Didier: (né en 1973)
Né à Aiacciu. Artiste peintre. Graphiste (publicité, clips, story boards, illustrations...). Photographe de plateau. Membre de l'Association Independarte.

ARBIDALLI (di) Filippu: Voir MAMMI CORSO.

ARBOREA (d') Adelasia: (treizième siècle)
Native de Cagliari en Sardaigne, cousine par alliance de Hugues de Baux. En 1236, elle rend hommage au Saint-Siège pour la Corse. L'épitaphe de son mari, Enzio, un fils de Frédéric 1er Barberousse, le qualifie de Roi des Corses. En 1289, son petit-fils, Ugulinu della Gherardesca, combat contre Ghjudice di Cinarca.

ARBORI Dominique: (né en 1928)
Né à Aiacciu. Président du Comité Central Bonapartiste (CCB) dans les années 2000.

ARBORI Jean-Louis: (1956-1972)
Sapeur-pompier volontaire à Aiacciu. En 1972, il est tué lors d'un tragique incendie de maquis au col de San Bastianu.

ARCAMBAL (d'), Antoine Joseph Des LACS, Chevalier du Bousquet: (1727-1789)
Général français. Marquis. En Juin 1768, il est colonel et commande le Régiment de Rouergue. En Septembre, il occupe Viscuvatu, que vient d'abandonner Clémente Paoli, et dont les habitants, fidèles de Matteu de Buttafuoco, sont des partisans de la France, A Venzulà, Loretu et Penta di Casinca. En Octobre, il participe à la bataille de U Borgu entre Naziunali et Français. C'est une défaite pour les Français. Il prend ses quartiers d'hiver entre Barbaghju et Patrimoniu, avec le commandement de trois compagnies de volontaires corses. En Février 1769, commandant du Nebbiu, il fait ouvrir une enquête sur l'affaire de la Conspiration d'Oletta. Dix-huit habitants sont arrêtés et conduits à Bastia. En Avril, il rejoint le comte de Vaux qui rassemble son état-major dans son quartier général, qu'il a installé dans le couvent d'Oletta. En Mai, après la victoire des Français à Ponte Novu, il prend Petralba, puis, L'Isula, malgré la résistance de quelques hommes, se rend à ses grenadiers. En Août, il est nommé commandant d'une Légion de Volontaires Corses crée dans le Diquà. Il a pour adjoint Cesare Matteu de Petriconi. Il met sur pied cette Légion Corse, à Tournon, avec pour colonel, Cesare Matteu de Petriconi, dont neuf compagnies d'infanterie seront incorporées au Régiment Royal Corse. Maître de camp en 1779. Maréchal de camp en 1780.

ARCAMONI Gilbert: (1922-2015)
Né à Bougie (Algérie). Ancien combattant de la Deuxième Guerre Mondiale. Expert comptable. Expert judiciaire près la Cour d'Appel de Bastia. Président de la Chambre Régionale des Experts Judiciaires. Président fondateur du Centre de Gestion Agréée de la Corse. Président de l'Association Corse de l'Enseignement Supérieur. Membre du Rotary Club de Bastia. Trésorier de l'association L'Eveil. Membre fondateur de l'Association Tutélaire des Inadaptés de Haute-Corse. Fondateur du Ping-Pong Club de Bastia. Trésorier du Tennis Club du Miomu. Médaille Militaire. Croix de Guerre 39-45. Chevalier des Palmes Académiques. Médaille de bronze de l'Enseignement Technique. Prix Servir du Rotary International.

ARCHER Dorothy: (1889-1978)
Son père décide de s'installer à Aiacciu en 1910. S'intéressant à la Corse, elle publie à Londres, en 1924, Corsica, the Scented Isle, un livre qui fera connaitre la Corse au public britannique.

ARCHIPPE Marc: (né en 1954)
Né à Toulon (Var). Originaire d'Evisa. Ecrivain. Romancier. Depuis 2005 il collabore à la rubrique société du magazine Attitude Rugby. Auteur de La Part des Anges (2004), Les Pinceaux (2004, Prix Varois de la Nouvelle), Les Inégalités de Bell (2007), L'Arbre et la Pirogue (2010), Le Monde Plat de Rosemary Sheffield (2013, Prix Littéraire de l'Académie de Provence), Peccata Mundi (2014), Savannah Palissades (2015), Le sang des Leca (2016), Prix du Livre Corse 2016...

ARCUMBALDI Guglielmo (Guglielmus): (quatorzième siècle)
Evêque d'Aleria de 1342 à 1345.

ARDIZZONE Giovanni Gregorio: (?-1685)
Originaire de Gênes. Comte del Frasso. Ecclésiastique de l'ordre des Théatins. Evêque d'Aiacciu de 1657 à 1685. En 1660, il transfère la célébration de Nostra Signora di a Misericordia à la cathédrale d'Aiacciu.

ARDOUIN-DUMAZET Victor Eugène: (1852-1940)
Publiciste. Journaliste écrivain. En 1896, il effectue un séjour en Corse. En 1898, suite à ce voyage, il publie un ouvrage, illustré de photos de Laurent Cardinali, Voyage en Corse, dans la série Voyage en France, dans lequel il indique qu'il y a en Corse, 728 écoles élémentaires publiques, 36 écoles privées et 13 écoles maternelles, fréquentées par 46631 enfants...

ARENA Anton Matteu: (1731-1787)
Notable de San Fiurenzu. Corsaire corse au service de Pasquale Paoli en 1760. Il est l'un des fondateurs de L'Isula. Entrepreneur des fortifications de L'Isula, Calvi et Algaiola.

ARENA Bartulumeu: (1753-1832)
Né à San Fiurenzu. Fils de Anton Matteu. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse. Député suppléant du Tiers Etat (de Antoniu Cristufaru Salicetti) aux Etats Généraux de la Corse de 1789. En Septembre 1790, à Orezza, il assiste à la Première Assemblée Provinciale Electorale qui se tient dans le couvent de San Francescu. Il y est nommé Procureur Général Syndic et secrétaire général de l'assemblée. Il y est attaqué violemment par Ghjuvan Battista Galeazzini qui lui demande des comptes sur ses activités d'adjudicataire de la Subvention. En Octobre, il est élu, pour le district de L'Isula, au Directoire du Département de la Corse. Colonel de la Garde Nationale. En Janvier 1791, il s'emploie à faire entrer en vigueur, en Corse, les décrets de l'Assemblée Nationale Constituante. Il impose notamment le serment civique aux membres du Clergé. En Juin, à Bastia, le jour de la Sant'Erasmu, dans l'église San Ghjuvan Battista, le sermon du curé défenseur Vidau, déclenche une émeute contre-révolutionnaire. Il est pris par les émeutiers, et embarqué de force vers l'Italie (La Spezia). Il rentre à Bastia peu après. En Juillet, le Conseil Général le félicite, en tant que défenseur de l'ordre public, et lui attribue une subvention qu'il refuse. En Septembre, à la Deuxième Assemblée Provinciale Electorale à Corti, il est élu député de la Corse à l'Assemblée Législative Nationale. En Mai 1792, Nabuliu Buonaparte, mis en cause lors des émeutes d'Aiacciu, lui demande de l'aide car il est très écouté dans les ministères. En Octobre, il est nommé Commissaire de la République pour l'expédition de Sardaigne. Il est chargé d'organiser, en Provence d'abord, avec les 6000 volontaires provençaux qui tiennent garnison à Marseille, puis en Corse, la flotte et le corps de débarquement. Il débarque en Corse, avec ses Marseillais, en Janvier 1793. Avec les partisans corses de la Révolution, il engage contre Pasquale Paoli une campagne de dénigrement, qui sera reliée à Paris par le Parti de la Montagne. En Février 1793, dans une lettre adressée au Club Patriotique de Toulon, et inspirée par Lucianu Buonaparte, il accuse Pasquale Paoli de favoriser, par une incurie délibérément voulue, les menées des ennemis de la liberté, et lui impute l'échec de l'expédition de Sardaigne. En Mai, à la Cunsulta straudinaria di Corti, il est déclaré traître à la patrie. En Juin, Felice Antoniu Leonetti, avec 2000 hommes, attaque Calvi, où se trouve Nabuliu Buonaparte. Il les repousse, avec les habitants et les troupes de la Convention. Il est élu au député au Conseil des Cinq-cents en 1795. En 1797, il est nommé commissaire de l'administration centrale du Département du Golu. En Janvier 1798, il est désigné pour réprimer l'insurrection de A Crucetta. En Février, il est chargé de pacifier Caccia et Ghjuvellina. Il est attaqué par les insurgés de A Crucetta de Caccia, et doit se retirer en Balagna, à Calvi. Il fait incendier les principales maisons de Balagna (celle des Fondacci, à Santa Riparata, celle des Savelli (le Castel de Guido) à Aregnu, celle des Pavellino, celle de l'abbé Savelli, à Curbara…). En Mars, il est élu, pour le Département du Golu, député au Conseil des Cinq Cents. Lors du coup d'état de 18 Brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799), il saisit Bonaparte au collet: Tu feras donc la guerre à ta Patrie ? .. mais où il y a des César il y a aussi des Brutus... Accusé d'avoir attenté à la vie de Bonaparte, il est emprisonné. Compris sur une liste de déportés, il parvient à fuir, et meurt à Livourne en 1832. Il a constamment nié les faits qu'on lui impute.

ARENA Filippu-Antoniu: (1766-?)
Né à L'Isula. Fils de Anton Matteu. Maire de L'Isula de 1790 à 1792. Colonel de la Garde Nationale à L'Isula en 1792. Trésorier Payeur Général de la Corse en 1793. Il s'enfuit en détournant les fonds arrivés de France. Il est arrêté et condamné.

ARENA Francescu-Antoniu: (1769-?)
Né à L'Isula. Fils de Anton Matteu. Avocat. Député à la Fête de la Fédération en 1790. En Janvier 1792, après des désordres et des confusions, sa maison de famille est brûlée par les Paolistes.

ARENA Ghjuseppu: (dix-huitième siècle)
Né à Patrimoniu. En Septembre 1733, il transmet un courrier au consul de Gênes à Livourne, entre émigrés corses et chefs de l'intérieur. Il annonce également qu'un chargement d'armes se prépare à Livourne. En 1760, il devient corsaire corse au service de Pasquale Paoli.

ARENA Ghjuseppu Antoniu: (1771-1801)
Né à San Fiurenzu. Fils de Anton Matteu. Lieutenant-colonel en second du 4ème Bataillon de Volontaires Corses en 1792. Adjudant général au siège de Toulon en 1793. En Janvier 1793, avec son frère Bartolomeu, il débarque en Corse, à la tête des Marseillais, pour envahir la Sardaigne. En Avril 1797, il est élu député de la Corse du Conseil des Cinq Cents. Général de brigade dans la Gendarmerie en 1798. Accusé (à tort ?) d'un complot contre Napoléon Bonaparte en 1800 (Complot de l'Opéra), il est condamné à mort et guillotiné le 30 Janvier 1801.

ARENA Ghjuseppu Maria: (1762-?)
Né à Patrimoniu. Fils de Anton Matteu. Premier maire de L'Isula en 1789-1790.

ARENA Ghjuvanni Battista: (dix-huitième siècle)
En 1763, il découvre des mines de plomb et d'argent, dans le Nebbiu. Ces mines seront exploitées par les Naziunali.

ARENA Matteu: (dix-neuvième siècle)
En 1828, il est le Principal et le régent de rhétorique du collège nouvellement créé à Calvi.

ARENA P.: (dix-neuvième siècle)
Elu maire de Patrimoniu en 1840.

ARENE Emmanuel dit U Rè Manuele: (1856-1908)
Né à Aiacciu. Fils de Ghjuseppu. Journaliste, il collabore tour à tour à divers quotidiens ou hebdomadaires nationaux et insulaires: Le XIXe Siècle, Le Voltaire, Le Paris, Le Gil Blas, Le Matin, L'Eclair, Le Figaro, L'Union Républicaine, La Corse Républicaine, Le Journal de la Corse. Ecrivain, il participe à l'écriture de pièces de théâtre dont L'Adversaire, en 1904, de Paris-New York, en 1907, et de Le Roi, en 1908, de romans comme Le Dernier Bandit (en 1887) ainsi que des Contes et Nouvelles. Chef du secrétariat particulier du ministre de l'Intérieur en 1879. Homme politique. Ami de Léon Gambetta. Conseiller général de Zicavu de 1881 à 1886. Conseiller général de San Lurenzu de 1888 à 1903. Conseiller général de Santa Maria Sichè de 1903 à 1908. Président du Conseil Général de la Corse de 1888 à 1893, en 1896 et de 1900 à 1908. Député (républicain) de Corti de 1881 à 1885. Député de la Corse de 1886 à 1889. Député de Sartè de 1889 à 1897. Député d'Aiacciu de 1897 à 1904. En 1883, il publie La Corse familière. En 1885, à Paris, il s'en prend au journaliste du Radical G. Lefèvre, au sujet d'un article anti-corse, et le gifle dans son bureau. En 1887, à Paris, il provoque en duel E. Mayer, le directeur de La Lanterne, pour des propos injurieux à l'adresse des Corses. En 1888, il réplique vertement dans Le Matin à Alphonse Daudet qui a écrit que les grandes familles corses mangent dans de la vaisselle plate à leurs armes, des châtaignes dont les ports ne voudraient pas ! En 1890, à Bastergà, il assiste à l'inauguration du monument de Sampieru Corsu. En 1892, il est éclaboussé par l'affaire du Scandale de Panama. Il bénéficie d'un non-lieu en 1893. En 1900, il dépose sur le bureau de l'Assemblée Nationale, un projet d'assainissement des côtes marécageuses de la Corse. Sénateur de la Corse de 1904 à 1908. Il décède à Le Fayet (Haute-Savoie) en 1908.

ARENE-LAURE Joseph: (1803-1885)
Né à Aiacciu. Négociant quincailler à Aiacciu. Elu au Tribunal de Commerce d'Aiacciu en 1833, il en devient le président en 1844. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1848 à 1865. Directeur de la Caisse d'Epargne d'Aiacciu. Directeur de l'Entrepôt des Tabacs d'Aiacciu. Directeur de la Compagnie de Navigation à Vapeur. Consul d'Autriche-Hongrie. Chevalier de la Légion d'Honneur (1865). Chevalier de l'Ordre de François-Joseph d'Autriche-Hongrie (1879).

ARENE-LAURE Joseph Paul Jean: (1851-?)
Né à Aiacciu. Fils de Joseph. Vice-consul de France à Mons, en Belgique. Vice-consul de France à Varna, en Bulgarie. Consul de France à Livourne, en Italie, en 1890. Conseiller général de Bucugnà de 1881 à 1886 et de 1892 à 1898. Officier de la Légion d'Honneur.

ARGENCE (d') Eugène: (1853-1914)
Né à Saint-Germain Villeneuve. Artiste peintre (paysages, marines). Il peint de nombreux paysages, en Corse, à la fin des années 1880. Son oeuvre Après-midi de décembre à Ajaccio (1899) est exposée au Musée Fesch, à Aiacciu.

ARGENS (d') Jean Baptiste (de Boyer): (1704-1771)
Marquis. Ecrivain français. En 1754, publication, à La Haye, de Lettres Cabalistiques, dans lesquelles il s'intéresse à la Corse.

ARGENTI Jacques:
Né à Olmi e'Cappella. Musicien (guitariste). Compositeur. Auteur. Interprète. Auteur de nombreuses chansons corses. Président de l'association des Corses de Provence et du club Parlemu Corsu. Correspondant des journaux La Provence et Corse Matin.

ARGENTI Léon:
Né à Olmi e'Cappella. Frère de Jacques. Chirurgien-dentiste. Maire d'Olmi e'Cappella. Conseiller général (divers gauche) de Olmi e'Cappella de 1967 à 1973. Conseiller général de Belgudè de 1973 à 1985.

ARGENTI Pierre: (1925-2011)
Né à Olmi e'Cappella. Chirurgien-dentiste (à Montchanin, Saône-et-Loire). Résistant. Ancien combattant. Militant associatif et sportif.

ARLUME Francesco: (dix-septième siècle)
Mathématicien génois. En 1644, il poursuit les études en vue de la construction du futur port de Bastia, à Portu Cardu.

ARMAN Alexandre: (1784-1856)
Né au Vigan (Gard). Haut-fonctionnaire. Il arrive en Corse en 1818, où il est nommé chef de division à la préfecture de la Corse. Secrétaire général de la préfecture de la Corse en 1820. Président du conseil d'arrondissement d'Aiacciu en 1821. Membre correspondant de la Société Académique d'Instruction de Bastia, en 1822. Sous-préfet de Calvi en 1822. Sous-préfet de Corti en 1826. Secrétaire général de la Corse, il est révoqué sous Louis-Philippe, en 1830. Intendant du Service de Santé. Trésorier du monument national de Napoléon (le monolithe d'Algaiola). Auteur d'une plaquette Notre Dame d'Ajaccio publiée en 1844 et réimprimée en 1997. Auteur de Vie de Padovano Croce, paru en 1859. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il décède à Aiacciu, en 1856.

ARMANET Guy Henri:
Originaire de Santa-Maria di Lota. Gérant d'entreprise (activité du commerce de détail de journaux et papeterie). Militant nationaliste (Femu a Corsica). Maire de Santa-Maria di Lota depuis 2008. Vice-Président de la Communauté d'agglomération de Bastia (CAB). Elue conseiller territorial en 2015.

ARMANI Clovis: (1874-1949)
Né à Aiacciu. Militaire. Sous-lieutenant au 322ème Régiment Territorial d'Infanterie. Ancien combattant de la Première Guerre Mondiale. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ARMANI Jacqueline: (née en 1946)
Née à Marseille. Artiste peintre (fleurs, paysages, huiles, couteau, sanguine, pastel, modelages). Professeur de dessin à Aiacciu. Premier prix de Dessin Antique Académique de Marseille, en 1966. Elle travaille avec Antoine Faggianelli à la création et l'animation de l'Académie Régionale des Arts (dessin, peinture, modelage) fondée en 1994 à Aiacciu. Elle expose en Corse à Aiacciu, Carbuccia, Vivariu, Porti Vechju, Bucugnà...

ARMANI Vincent: (1908-1963)
Originaire de Veru. Né à Batna (Algérie). Dessinateur. Diplômé de l'Ecole d'Industrie (Arts et Métiers) de Constantine. Conservateur du musée ethnographique de la ville de Bastia en 1959. Il effectue des dessins représentant les modes de vie et traditions de la vie rurale en Corse, publiés dans la revue Corse Historique.

ARMSDEN Elizabeth: (vingtième siècle)
Née à Caernarvon (Pays de Galle). Artiste peintre. Auteur d'un dessin intitulé Les Bohémiens de Corse, en 1933.

ARNALDO (ARNALDUS: (quatorzième siècle)
Evêque d'Aleria en 1345.

ARNARDI Victor Gracieux Louis François: (1868-?)
Né à Bunifaziu. Fonctionnaire. Secrétaire général de la mairie de Constantine (Algérie). Chevalier de la Légion d'Honneur. Palmes Académiques. Croix de commadeur de l'Ordre du Nichan Iftikhar.

ARNAUD ?: (dix-neuvième siècle)
De Bucugnà. Nommé Officier de Santé par le Jury Médical en 1836.

ARNAUD Claude: (né en 1956)
Originaire de Santa Lucia di Mercuriu. Romancier. Essayiste. Auteur (entre autres) de Qu'as tu faite de tes frères ? en 2010.

ARNAUD Daniel:
Ecrivain. Philosophe. Auteur (entre autres) de La Corse et l'idée républicaine en 2006.

ARNAULT-ROSSI Audrey:
Conteuse (atelier de conte Amalgame).

ARNOLLET Pierre-Jean: (dix-neuvième siècle)
Ingénieur des Ponts et Chaussées. En 1853, il publie une Notice concernant les moyens d'améliorer la situation des habitants de l'île de Corse et de rendre la possession de ce département plus avantageuse à la France.

ARNOULT Sophie: (1962-?)
Coiffeuse à Belfort. En 1985, elle disparait dans le maquis de Capu di Fenu, aux alentours d'Aiacciu. Son corps n'a jamais été retrouvé.

ARRENOSU (di) Lurenzone: (?-1561)
Chef militaire corse. Pro-français et ami fidèle de Sampieru Corsu. En 1561, il est victime de la répression des Génois. Il est condamné à mort et exécuté.

ARRENOSU (di) Orsu Paulu, dit Orsone: (dix-septième siècle)
Notable corse. Nobile Dodeci du Diquà en 1604 et 1607.

ARRIGHETTI Filippu: (?-1572)
Franciscain corse né à Palmentu di Balagna. Il est évêque du Nebbiu de 1558 à 1572. Il succède à Andrea Grimaldi, décédé.

ARRIGHI ?: (dix-neuvième siècle)
Curé d'Aiacciu. En 1818, il est membre correspondant de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse. Membre de la Société Centrale d'Agriculture de la Corse.

ARRIGHI Ambrughju: Voir OMESSA (d') Ambrughju.

ARRIGHI Ange Mathieu: (1897-1976)
Né à Belleville (Meuse). Originaire de Letia. Colonel d'Infanterie Coloniale. Croix de Guerre 14-18. Médaille Commémorative de la Grande Guerre. Médaille de la Victoire. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI Antoine: (1836-?)
Originaire de Letia. Docteur en droit. Avocat. Conseiller général de la Corse en 1866.

ARRIGHI Antoine: (1869-1943)
Né à Rennu. Poète. Auteur de Les chansons rennoises, poésies, en 1927.

ARRIGHI Antoine: (1920-1975)
Originaire de Letia. Président du Tribunal de Commerce d'Aiacciu. Conseiller municipal d'Aiacciu.

ARRIGHI Antoine-Simon: (1914-2006)
Né à Moltifaù. Maire de Moltifaù de 1953 à 1983. Maire honoraire depuis. Officier des Palmes Académiques. Ancien prisonnier de guerre 1939-1945.

ARRIGHI Antoniu: (seizième siècle)
Originaire de Letia. Fils de Francescu (Franciscone) En 1575, à Spiluncatu, il reçoit des lettres d'attestation de noblesse, signées du gouverneur Agostino Doria. Il est à l'origine de la famille Arrighi, de Balagna, qui servira plus tard le Regnu di Corsica et le parti national.

ARRIGHI Antoniu: (dix-septième siècle)
Du Niolu. Fils de Marianu. Capitaine. En 1635, il épouse Maria Catalina de Casanova, unique descendante du célèbre Leonardu di Corti, et est ainsi à l'origine de la famille Arrighi de Casanova, de Corti.

ARRIGHI Antoniu: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Letia, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ARRIGHI Antoniu Luiggi: (dix-huitième siècle)
Né à Corti. Ecclésiastique. Abbé. Professeur de droit à l'Université de Padoue. Conseiller d'Etat sous Pasquale Paoli.

ARRIGHI Antoniu Maria: (1689-1753)
Né à Corti. Ecclésiastique. Professeur de droit et de jurisprudence, lecteur de droit canon, puis directeur de l'Université de Padoue (Padova la Dotta). Ses cours sont lus aux étudiants de l'Università di Corti. Auteur, entre autres, de De Bello Cyprio, de Juris Civilis Vespertili in Gymnasio Patavino, Questiones Canonicae... Il reçoit la nationalité vénitienne.

ARRIGHI Arrigu (Henri): (1802-1888)
Né à Corti. Avocat. Républicain. Journaliste (L'Insulaire français, L'Ere Nouvelle). Historien. Premier directeur de l'Ecole Paoli de Corti en 1837. Il a été un des premiers à écrire l'histoire de la Corse en langue française. Auteur de Histoire de Sampiero Corso ou Guerre de l'Indépendance, en 1842, Histoire de Pascal Paoli ou la Dernière Guerre de l'Indépendance, en 1843, Mœurs corses, la veuve, d'Arbellara, en 1856, Le baron de Vioménil, ou la conquête de la Corse, en 1866, publié dans l'Aigle Corse. En 1843, il publie un ouvrage, en deux volumes (1755-1769 et 1790-1795), entièrement consacré à Pasquale Paoli, Histoire de Pascal Paoli ou la Dernière Guerre de l'indépendance (1755-1807), en Français. En 1856, il publie un roman historique Mœurs Corses, la veuve d'Arbellara. En 1866, il écrit Le baron de Vioménil, ou la conquête de la Corse, publié dans l'Aigle Corse. Membre du Comité Electoral Départemental Républicain en 1871. En 1873, il est un des membres de la Commission créée pour organiser le retour des cendres de Pasquale Paoli en Corse. Il est candidat aux élections législatives de 1885 comme républicain radical. Membre du Parti Républicain Indépendant en 1886.

ARRIGHI Arrigu Petru: (1832-?)
originaire de Spiluncatu. Conseiller général de la Corse.

ARRIGHI Bartolomeu: (dix-huitième siècle)
Originaire de Corti. En Juin 1796, il est dans l'Armée d'Italie, avec Nabuliu Buonaparte.

ARRIGHI Biasinu: (1700-1767)
Originaire de Corti. Colonel. Inspecteur des Guerres.

ARRIGHI Dominique: (?-1835)
Né à Spiluncatu. Ecclésiastique. Vicaire Général. En 1833, il est un des candidats soutenu par les Pozzo di Borgo contre le clan Sebastiani pour succéder à Monseigneur Sebastiani-Costa au poste d'évêque de Corse. Il est enterré en 1835 dans la chapelle des comtes Peraldi à Aiacciu.

ARRIGHI Dumenicu: (1714-1789)
Né à Spiluncatu. Juriste. Législateur. Il est l'un des rédacteurs des lois constitutionnelles établies sous le généralat de Pasquale Paoli, auprès duquel il occupe d'importantes fonctions politiques. En Août 1753, il est un des signataires du Manifeste de Belgudè. En 1756, il est chargé de diverses missions de médiation, notamment à Lumiu. Il est élu membre du Magistratu di Balagna. Réélu en 1758. En Mai 1761, membre du Guvernu Supreme, il est à Corti avec Pasquale Paoli. En Août, ce dernier le nomme commandant de la force armée dans la province de Balagna. Conseiller d'Etat en 1762, puis 1765. En 1767, il est élu président de la Consulta Generale. En 1769, après la défaite de Ponte Novu, la chute de Corti et le départ de Pasquale Paoli, il se rallie à la France. Il fait partie d'une délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. En 1772, il est nommé commissaire de la Junte Royale de Caccia. Il décède en 1789. Il est enterré (conformément à son testament) comme les autres membres de sa famille dans A capella del Carmine du couvent des Capucins de Spiluncatu.

ARRIGHI Dumenicu: (dix-huitième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Droit canonique à Rome de 1791 à 1793.

ARRIGHI Dumenicu Andria (Candria): (1921-2010)
Originaire de Letia. Poète en langue corse.

ARRIGHI Francescu dit Franciscone: (seizième siècle)
Originaire de Letia. En 1513, il est arrêté arrêté par une mission militaire génoise ,venue faire respecter l'interdiction trentenaire de cultiver et de revenir sur les terres du village de Letia.

ARRIGHI Francescu Zavieru: (1775-1846)
Curé de Curbara. Vicaire forain de la Balagna.

ARRIGHI Ghjuseppu Maria: (1767-1834)
Né à Spiluncatu. Petit-fils de Dumenicu. Ecclésiastique. Ecrivain. Etudiant en Droit canonique à Rome de 1791 à 1793.. Ecrivain, juriste. Magistrat. Conseiller à la Cour de Justice de Bastia. Juge et président de cession du Tribunal du Département du Golu. Président du Tribunal Civil de l'arrondissement de Balagna. En 1794, il fait imprimer un opuscule dédié au général Paoli et intitulé La Felicità, i diritti e le virtù sociali nella cattolica religione. En 1803, il est membre résident de la Société d'Instruction Publique du Département du Golu. En 1806, il écrit Viaggio di Licomede in Corsica, relation historico-philosophique sur les coutumes anciennes et actuelles de la Corse. En 1809, il écrit les deux premiers vomumes de Essai historique sur le règne de Naples (le troisième parait en 1813). En 1818, il est membre de la Société d'Instruction Publique du Département de la Corse.

ARRIGHI Ghjuvan Bernardinu: (dix-huitième siècle)
Né à Spiluncatu. Etudiant en Droit canonique à Rome en 1757 et 1758.

ARRIGHI Ghjuvan Bernardinu: (1778-1854)
Originaire de Spiluncatu. Conseiller honoraire à la Cour Impériale de Bastia. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI Ghjuvan Tomasu: (?-1800)
Notable. Descendant de Leonardu di Casanova (Leonardu di Corti). Juriste. Elu Consultore, pour Corti, à la Consulte di Vallerustie, en 1752. Nommé juge délégué du Magistratu en 1754. En Septembre 1762, il chasse Aleriu Francescu de Matra de la Tavagna. En 1769, après la défaite de Ponte Novu, la chute de Corti et le départ de Pasquale Paoli, il se rallie à la France. Il fait partie d'une délégation, représentant les familles qui s'étaient retirées sur le Monte Rotondu et ailleurs, qui rencontre le comte de Vaux, à Corti, afin de négocier leur soumission. Il est nommé colonel de la Garde Nationale à Corti.

ARRIGHI Ghjuvanni: (dix-huitième siècle)
Originaire de Corti. Ecclésiastique. Opposant à Pasquale Paoli. Elu député suppléant à Corti en 1791. En 1794, il s'oppose aux visées sécessionnistes de Pasquale Paoli et au Royaume Anglo-corse.

ARRIGHI Ignaziu: (1700-1739)
Né à Corti. Frère d'Antoniu Maria. Il rejoint son frère à Venise. Lieutenant des armées vénitiennes, puis au service du Roi de Sardaigne. En Avril 1733, de passage en Corse, il est arrêté par les Génois, comme rebelle, puis libéré au bout d'un mois. En Février 1734, il se met au service de Ghjacintu Paoli. Il est alors chargé de prendre Corti, tenu par 100 Suisses, commandés par un capitaine mercenaire aux ordres des Génois. Il parvient à prendre la ville, et fait brûler une douzaine de maisons de Cortinesi fidèles à Gênes (notamment les Adriani). Seule la citadelle reste encore aux mains des Génois. En Avril 1734, il prend la citadelle. A la Cunsulta di Sant'Antoniu di A Casabianca, dans l'Ampugnani, il est nommé Lieutenant Général du Royaume. En Mai, à la Cunsulta di Aregnu, il tente en vain de décider les Balagnesi à entrer dans le conflit aux côtés des Naziunali. En Janvier 1735, à la Cunsulta d'Orezza, il est nommé membre de l'Uffiziu di a Guerra. Ses troupes désarment les Balagnesi, qui ont refusé de participer à la Cunsulta et qui sont restés fidèles aux Génois. En Avril, il est dans le Capicorsu. En Mars 1736, il est un des seuls chefs corses à ne pas accueillir Théodore de Neuhoff à Aleria. En Avril, à la Cunsulta di Alisgiani, il est nommé Lieutenant Général de la Nation par le Roi Théodore 1er. Il est chargé de prendre San Fiurenzu. Avec 300 fusiliers, il fait route vers San Pellegrinu. En Mai, à la tête de 100 cavaliers et de 500 fusiliers, il s'empare de Patrimoniu, Barbaghju, et cerne San Fiurenzu. En Mai, il veut empêcher le Roi Théodore 1er de séjourner dans la ville. Il s'en suit une bataille dans laquelle il est battu. Il s'enfuit et se réfugie à Guagnu et à Vicu. Sa maison et celles de ses parents sont pillées et brûlées. En Juillet 1739, chef de la piève de Vicu, après la défaite des Naziunali devant les Français, il apporte la soumission de sa région au marquis de Maillebois. En Août, il obtient le grade de capitaine au Régiment Royal Corse (le Royal Corso) en parvenant à lever 50 hommes en armes. Il meurt à Antibes en 1739.

ARRIGHI Ignaziu: (1736-1790)
Né à Letia. Capitaine. Commandant de la Cumpagnia Arrighi (formée d'habitants de Letia, et de deux hommes pour chacun des villages de Sorru in Giù et de Soccia pour Sorru in Sù). Avec sa Cumpagnia il participe à toutes les batailles contre les Français en 1768 et 1769.

ARRIGHI Jean-François: (1918-1998)
Né à Vicu. Frère d'Antoine. Ecclésiastique. Licencié ès lettres. Sacré évêque titulaire de Vico Equense en 1985. Recteur de l'église de la Trinité-des-Monts à Rome. Prélat d'honneur du Souverain Pontife. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite. Chapelain conventuel de l'Ordre Souverain de Malte. Grand officier de l'Ordre Equestre du Saint Sépulcre. Chevalier de San Stefano de Pise. Il décède à Rome, en 1998, et est inhumé dans l'église de Vicu.

ARRIGHI Jean Laurent: (?-2014)
Originaire de Letia. Greffier en chef honoraire du TGI d'Aiacciu. Greffier du Tribunal Départemental des Pensions Militaires de la Corse. Résistant. Président du Comité de Liaison Départementale de la Résistance à Aiacciu. Président d'honneur de l'ANACR 2A. Commandeur de la Légion d'Honneur. Grand officier de l'Ordre National du Mérite.

ARRIGHI Jean-Marie: (1751-1842).
Né à Corti. Député suppléant de la Corse à la Convention Nationale en 1792, il doit, à la mise hors la loi du député titulaire Antoine Andrei de siéger à la Convention en 1794. À la Chambre des Députés, il demande une allocation de secours pour ses compagnons réfugiés en France, que l'on fasse une distinction entre adversaires et partisans de Pasquale Paoli, et que les enfants des réfugiés corses, soient éduqués dans des écoles du continent, afin d'apprendre le français. En 1794, il est nommé membre de la Commission des Vingt-et-un, et dans la même année, il fait partie de la commission chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon. En 1795, il est élu au Conseil des Cinq-cents, avec les deux tiers des Conventionnels, où il siègera jusqu'en 1797, comme député du département du Golu et Liamone. En 1796, il s'oppose à l'annulation des élections de la Corse, opérées avant la promulgation de la constitution de 1794. En 1799, il est désigné, membre de la commission chargée de l'examen des demandes de radiation de la Liste des Emigrés. Résidant en permanence à Paris, il est nommé aux Cent-Joursmembre de la Junte Administrative de la Corse, et se fait remarquer comme membre de la commission, créée pour exécuter le rappel des Emigrés Corses. Il n'apparait sur la scène politique, qu'au moment du départ de Napoléon 1er de l'île d'Elbe, le 26 février 1815. En 1839, il est élu député du département du Liamone. il démissionne peu après. Il est nommé comme l'un des membres de la Junte chargée de l'administration de la Corse. En raison de son âge et de sa santé, il n'a pas le temps d'assumer pleinement son poste, puisqu'il meurt à Paris, en 1842.

ARRIGHI Jean-Marie: (né en 1951)
Agrégé de Lettres. Inspecteur pédagogique régional en charge de l'enseignement du Corse. Historien. Co-fondateur et animateur de la revue Cuntrasti, en 1982. Il collabore avec la revue A Pian d'Avretu. Co-directeur de l'ouvrage encyclopédique Le Mémorial des Corses. Auteur, avec Philippe Castellin, de Disinganno interno alla Guerra di Corsica, paru en 1983. Auteur, avec Olivier Jehasse, de Histoire de la Corse et des Corses, en 2007. Co-auteur (collectif) de Pasquale Paoli, Aspects de son oeuvre et de la Corse de son temps, en 2007, (contributions et catalogue de l'exposition de l'Université de Corse pour l'année du bicentenaire de Pasquale Paoli. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

ARRIGHI Jean-Pierre: (né en 1942)
Né en Algérie. Originaire de Pila Canali et Cardu Torgia. En Corse depuis 1976. Militant associatif. Militant politique (communiste puis nationaliste). Athlète (marathonien). Vainqueur de A Paolina en 1997. En 2010, il participe au marathon du 2500ème anniversaire de la Bataille de Marathon, à Athènes.

ARRIGHI Joseph:
Elu maire de U Viscuvatu en 1983.

ARRIGHI Joseph, Jean-Baptiste: (1824-1878)
Né à Spiluncatu. Arrière petit-fils de Dumenicu. Avocat. Opposant aux Monarchistes. Procureur impérial à Sartè puis à Calvi. Conseiller général du canton de Muru.

ARRIGHI Joseph Philippe: (1758-1836)
Grand Vicaire de l'île d'Elbe. Il reçoit Napoléon à son arrivée à Porti Ferrajo, en 1814, et il devient son aumêonier au cours de cet exil. Dans son testament, Napoléon lui lègue 30000 Francs.

ARRIGHI Laurent: (né en 1913)
D'Aiacciu. Résistant. Ancien combattant. Greffier en chef au Tribunal d'Aiacciu. Président de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance (ANACR) de Corse. Président du Comité de Liaison de la Résistance. Président de l'Union Régionale des Médaillés Militaires de Corse. Commandeur de la Légion d'Honneur. Grand Croix de l'Ordre National du Mérite. Médaille militaire.

ARRIGHI Marianu: (seizième siècle)
Du Niolu. Fils de Vivianu d'Omessa. En 1582, il épouse une demoiselle Alberti, d'une famille de Caporali.

ARRIGHI Marie-Dominique: (1951-2010)
Née à Paris. Originaire de Vicu. Fille de Pascal. Journaliste. Elle collabore à Radio-France et France-Culture, puis à Libération (depuis 1994). Auteur de Vu, prix du Polar 1984, et de L'Ile, dans Café nocturne, en 1985. Atteinte d'un cancer, en écrivant K, histoires de crabe, son journal sur le site de «Libération», elle a su, de manière grave ou ludique, mettre le démon à distance.

ARRIGHI Mathieu Antoine: (1854-?)
Né à Bastia. Avocat à la Cour d'Appel de Paris. Chef d'escadron d'artillerie honoraire. Officier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI Matteu: (dix-neuvième siècle)
Maire de Corti de 1816 à 1819.

ARRIGHI Natalinu: (quinzième siècle)
D'Omessa. Evêque d'Accia de 1419 à 1421.

ARRIGHI Noël Louis: (1944-2012)
Né à Miliana (Algérie). Installé à Pila Canali. Fonctionnaire de la Sécurité Sociale. En Corse depuis 1981. Président du conseil d'administration de la Fédération de l'Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR) de Corse-du-Sud en 1999. Membre du conseil d'administration de l'association A Sulana. Vice-président du comité régional de l'ADMR de la région PACA-Corse. Délégué régional de l'ADMR de la région PACA-Corse auprès de l'Union Nationale ADMR en 2002. Secrétaire du conseil d'administration de l'Union Nationale ADMR. Chevalier de l'Ordre National du Mérite.

ARRIGHI Pascal: (1845-1918)
Né à Corti. Avocat. Avocat général à la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.

ARRIGHI Pascal: (1886-1975)
Né à Letia.Chirurgien. Président du Conseil de l'Ordre des Médecins du département de Constantine (Algérie). Chevalier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI Pascal: (1921-2004)
Natif de Vicu. Frère d'Antoine. Docteur en droit. Diplômé en sciences politiques. Licencié en lettres. Enarque. Résistant. Membre du réseau Orion. Interné au camp de concentration de Miranda, en Espagne, en 1943. Il rejoint les commandos de France, en 1944. Il entre au Conseil d'Etat en 1947. Conseiller général de Vicu en 1951 à 1958. Membre de divers cabinets ministériels de 1948 à 1955. Conseiller municipal d'Aiacciu de 1953 à 1959. Député (radical socialiste) de la Corse de 1956 à 1958. Rapporteur du Budget en 1958. Partisan du général de Gaulle, il est un des chefs de l'insurrection en Corse en 1958. Membre fondateur du Comité de Salut Public à Aiacciu, en 1958. Député (UNR) de la circonscription d'Aiacciu-Calvi de 1958 à 1962. Maire de Vicu de 1959 à 1983. En 1962, en rupture avec le général de Gaulle sur la question algérienne, il abandonne la circonscription d'Aiacciu pour tenter vainement sa chance à Paris. Professeur à la Faculté de Droit de l'Institut Catholique de Paris de 1962 à 1970. Président de l'université de Toulon de 1970 à 1975. Conseiller d'Etat en 1972. Auteur de L'énigme corse, en 1975. Premier président de l'Université de Corse de 1975 à 1981. Conseiller territorial (Front National) et vice-président de l'Assemblée de Corse en 1984. Député (FN) des Bouches-du-Rhône de 1986 à 1988. Il démissionne du Front National en 1988 et reste conseiller territorial (CNI) jusqu'en 1998. Commandeur de la Légion d'Honneur. Médaille militaire. Croix de Guerre. Médaille de la Résistance. Il meurt à Toulon en 2004.

ARRIGHI Paul André: (1831-?)
Maire de Spiluncatu. Membre du Conseil général de la Corse.

ARRIGHI Pauline: Voir LESEUR Elisabeth.

ARRIGHI Paulu: (1895-1975)
Natif de Rennu. Professeur de Littérature italienne à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines d' Aix-en-Provence. Docteur ès lettres. Ecrivain. Auteur de nombreuses études sur la Corse. Il milite pour la culture et la langue corse, mais contre le corsisme et l'irrédentisme. En 1923, il fonde, avec Antoine Bonifacio et Pierre Leca, L'Annu Corsu, anthologie annuelle (de 1923 à 1939). En 1948, il dirige une mission de collecte de chants et improvisations corses mise en place par le Musée des Arts et Traditions Populaires. Président du Centre d'Ethnographie Corse de Marseille, en 1949. Fondateur et président (jusqu'en 1968) du Centre d'Etudes Corses, créé en 1957 à Aix-en-Provence. Auteur, avec Antoine Olivesi, de Gênes et l'Espagne dans la guerre de Corse, 1559,1569, paru en 1964. Auteur de La vie quotidienne en Corse au XVIIIe siècle, paru en 1970. Auteur, avec Antoine Olivesi, d'une Histoire de la Corse, parue en 1971, rééditée en 1986, puis en 1990. Auteur de Le Livre des Dictons Corses, ouvrage posthume paru en 1976.

ARRIGHI Pierre: (1859-1909)
Né à Ruspigliani. Il est condamné, en 1884, par la cour d'assises de Bastia, à la peine des travaux forcés à perpétuité pour tentative de meurtre. Une décision du président de la République, Jules Grévy, en 1885, réduit sa peine à 12 années de travaux forcés, qu'il effectue en Nouvelle-Calédonie. La cour d'assises de Nouméa le condamne, en 1909, à la peine de mort pour complicité, de trois assassinats et de deux incendies volontaires de maisons habitées. Il est exécuté le 8 novembre 1909, à Nouméa, en exécution publique (il est mentionné, par la presse, que Arrighi est allé à la guillotine avec courage).

ARRIGHI Pierre dit Jacques CHARPENTIER: (1921-1944)
Né à Paris. Originaire de Sartè. Avocat. Résistant. Membre des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Il est arrêté en 1943 par les Allemands et déporté à Buchenwald. Transféré au camp de Mauthausen, il y succombe en 1944. Compagnon de la Libération à titre posthume. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre 1939-1945. Médaille de la Résistance avec rosette.

ARRIGHI Régis:
D'Aiacciu. Agent de la Poste. Photographe. Spécialiste du Vietnam et du Cambodge. Auteur de Sourire de Saïgon (2006), Retour vers Saïgon (2007)...

ARRIGHI Roch: (vingtième siècle)
Né à Clichy. Artiste peintre attesté en 1935.

ARRIGHI Vincentellu: (dix-septième siècle)
Oratore di Corsica en 1604.

ARRIGHI Xavier Toussaint: (1887-1953)
Né à Letia. Militaire. Chef de bataillon. Mutilé de la guerre 14-18. Grand officier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI de CASANOVA Ambroghju: (1789-1808)
Originaire de Corti. Fils de Ghjacintu. Officier des Dragons. Il est tué à la bataille de Vimeiro, au Portugal.

ARRIGHI de CASANOVA Anton Ghjuvan-Battista: (1786-1869)
Originaire de Corti. En 1860, il est autorisé, ainsi que ses descendants, à insérer sur son nom patronymique la particule de, et à s'appeler désormais Arrighi de Casanova.

ARRIGHI de CASANOVA Antoniu: (1690-1753)
De Corti. Professeur à l'Université de Padoue.

ARRIGHI de CASANOVA Antoniu Francescu: (1781-1802)
Originaire de Corti. Fils de Ghjacintu. Officier des Dragons. Il est tué à Saint Domingue.

ARRIGHI de CASANOVA Antoniu Luiggi: (1755-1809)
De Corti. Fils d'Antoniu Luiggi Arrighi. Oncle de Ghjuvan Tomasu. Ecclésiastique. Il fait ses études en Avignon, puis à Pise. Chanoine de la cathédrale d'Aleria. Vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel Ignace-François Guasco. Vicaire général de l'évêque Louis Sebastiani, chargé des territoires situés hors de l'Ile (Piombino, îles d'Elbe et de Capraia), avec résidence à Porto-Ferraio. Evêque d'Acqui, dans le Piémont, en Italie, en 1808. Baron d'empire en 1808.

ARRIGHI de CASANOVA Balthazar Etienne Jean Pierre: (1786-1861)
Né à Corti. Capitaine adjudant-major aux Voltigeurs Corses. Maire de Corti de 1823 à 1828, de 1848 à 1855 et de 1855 à 1861. Officier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI de CASANOVA Emile: (1920-2004)
Né à Bastia. Directeur du Commerce Intérieur en 1951. Directeur de l'Expansion Industrielle en 1965. Conseiller d'Etat. Directeur de la Chambre de Commerce de Paris. Président du conseil d'administration du Marché d'Intérêt National de Rungis. Président du Conseil Economique et Social de la Corse (CESC) de 1973 à 1983. Président du Prix Littéraire de la Ville d'Aiacciu de 1983 à 1999. Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'Ordre National du Mérite.

ARRIGHI de CASANOVA Ernest Louis Henri Hyacinthe (ARRIGHI de PADOUE): (1814-1888)
Né à Paris. Fils de Ghjuvanni Tomasu. Deuxième Duc de Padoue. Militaire, issu de Polytechnique en 1835. Préfet en 1839. Préfet de Seine et Oise de 1851 à 1852. Maître de requêtes au Conseil d'Etat jusqu'en 1853. Sénateur de 1853 à 1870, et vice-président du Sénat en 1856. Secrétaire d'Etat en 1857. Ministre de l'Intérieur en 1859. Député (Bonapartiste) de Calvi de 1876 à 1881. En 1876, il fait partie de la délégation bonapartiste venue à Paris apporter au président maréchal de Mac-Mahon un vœu émis par le conseil général de la Corse pour la dotation d'un service de voies ferrées. Grand-Croix de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI de CASANOVA Francescu: (1685-1757)
Capitaine au Régiment Royal Corse.

ARRIGHI de CASANOVA Francescu Battista: (vingtième siècle)
Il est élu maire de Castellu du Rustinu en 1945.

ARRIGHI de CASANOVA Ghjacintu: (?-1753)
Né à Corti. Professeur à l'université de Padoue.

ARRIGHI de CASANOVA Ghjacintu: (1748-1819)
Né à Corti. Fils de Ghjuvan Tomasu Arrighi. Cousin par alliance de Litizia Buonaparte. Baron d'empire. Avocat au Conseil Supérieur de la Corse en 1773. Procureur du Roi à Vicu. Juge royal à Cervioni. Député aux Etats de la Corse en 1782. En Février 1783, un arrêt du Conseil Supérieur de la Corse le reconnaît noble ainsi que sa famille de Corti. En Mai 1789, il participe, dans la juridiction de Corti, aux Assemblées de la Noblesse. Commissaire du Roi près le Tribunal Criminel de Bastia en 1790. En exil sur le continent pendant le royaume anglo-corse (de 1793 à 1796). En Avril 1797, il est nommé Préfet du Département du Golu. Député au Corps Législatif en 1800. Préfet du Département du Liamone de 1803 à 1811. En 1809, il s'oppose au général Joseph Morand sur la manière dont il traite les conjurés de la Conspiration d'Aiacciu. En 1810, il représente le Département du Liamone au mariage de Napoléon 1er. Baron d'empire en 1810, à la mort de son frère Antoniu Luiggi. En 1811, il est nommé Préfet de la Corse (jusqu'en 1814), devenant ainsi le premier Préfet de Corse de l'histoire. Officier de la légion d'Honneur en 1811. Après avoir fait partie de la Ghjunta, organisée en Corse, en 1815, à la nouvelle du retour de l'île d'Elbe, il disparait de la vie politique.

ARRIGHI de CASANOVA Ghjuvanni Battista: (1758-1819)
Originaire de Corti. Lieutenant de louvèterie.

ARRIGHI de CASANOVA Ghjuvanni Tomasu (ARRIGHI de PADOUE): (1778-1853)
Né à Aiacciu, mais originaire de Corti. Fils de Ghjacintu. Il s'engage en 1796 comme sous-lieutenant dans la compagnie franche du Liamone. Capitaine, puis chef d'escadron, il se distingue à Marengo, Austerlitz, Friedland, Ulm, Essling et Wagram... Colonel des Dragons de la Garde en 1806. Général de brigade en 1807. Créé premier Duc de Padoue en 1808. Général de division en 1809. En 1815, durant les Cent Jours, il est commissaire extraordinaire de l'Empereur en Corse et nommé Pair de France. Le préfet de Corse l'informe de ses craintes sur le retour des Anglais en Corse. Grand Cordon de l'Ordre de la Réunion en 1810. Il est proscrit de 1815 à 1820. Député de la Corse à l'Assemblée Législative de 1849. Grand-Croix de la Légion d'Honneur. Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Bavière. Gouverneur des Invalides et Sénateur en 1852. Sénateur du Second Empire de 1852 à 1853. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.

ARRIGHI DE CASANOVA Mathieu Jean Ernest-Marie: (1887-1920)
Né à Langres (Haute-Marne). Lieutenant au 2ème Régiment d'Artillerie de Montagne. Tué au combat à Merdjin Djihan, Cilésie (Turquie) en 1920. Reconnu Mort pour la France. Chevalier de la Légion d'Honneur. Son nom figure sur le Livre d'Or des Corses tombés au Champ d'Honneur concernant la commune de Corti.

ARRIGHI de CASANOVA Napoléon: (1799-1877)
Originaire de Corti. Président intérimaire du Tribunal Civil de Corti en 1852.

ARRIGHI de CASANOVA Petru Maria: (1787-1844)
Natif de Corti. Sous-lieutenant au Bataillon du Liamone en 1806. Lieutenant au 2ème Bataillon du Golu en 1808. En 1812, il est muté aux Pionniers Coloniaux. En 1814, il est capitaine au 35ème Régiment Léger, où il commande la 1ère Compagnie du Bataillon des Chasseurs Corses, sur l'île d'Elbe, où se trouve Napoléon 1er. Rappelé en service en 1823, lieutenant-colonel, il commande la place de Blida, en Algérie, en 1841. Il décède à Blida en 1844. Officier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI de CASANOVA Petru: (vingtième siècle)
Elu maire de Castellu di Rustinu en 1920.

ARRIGHI de CASANOVA Pierre-Marie: (1826-1905)
Né à Corti. Sous-préfet. Secrétaire général de la Préfecture de l'Oise. Chef de cabinet du Préfet de Police de Paris. Chevalier de la Légion d'Honneur.

ARRIGHI-LANDINI Marie-Joseph:
Docteur en Arts et Sciences de l'Art. Journaliste. Rédactrice en chef du magazine Terra Corsa. Conseillère à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Corse. Elle préface régulièrement ou rédige des catalogues d'exposition. Auteur des textes de Paysages de Corse (2012), La Corse vue du ciel (2012).

ARRIGO (HENRICUS): (douzième siècle)
Evêque d'Accia, en 1133. C'est le premier évêque officiel de l'évêché.

ARRIGU BEL MESSERE: (?-1000)
Figure légendaire. Maître du château de Poghju di Venacu, descendant direct du comte Bianco, le fils du légendaire comte romain Ugo Colonna. Comte, il gouverne la Corse à partir de 968. D'après la légende, il est tué, à Cavru, dans une embuscade, ainsi que ses sept fils, par un mercenaire sarde. Il serait le fondateur de la féodalité en Corse. Sa fille Alda, épouse Antone, baron de Cinarca, fils de Forte di Cinarca. A sa mort la légende dit: E morte il conte Arrigo Bel Messere ! Corsica non avrai mai bene … (Le Comte Arrigo Bel messere est mort ! Corse, tu ne seras jamais heureuse…).

ARRIO Jean-Pierre:
Originaire d'Aiacciu. Chargé de mission pour la langue corse à la Collectivité Territoriale de Corse. Ecrivain. Romancier. Auteur de Cosu Nostru, en 2009. Co-auteur, avec Lesia Pietri de Young trip (2012).

ARTABAN: Voir PERETTI Marcu Antoniu.

ARTAUD Jean: (dix-huitième siècle)
Imprimeur libraire français. En 1749, le maréchal de Cursay l'installe à Bastia pour publier les travaux de l'Académie de Corse.

ARTEMOFF Georges: (1892-1965)
Né à Ourounspinkaïa (Russie). Artiste peintre. Sculpteur. Décorateur. Il découvre la Corse en 1924 et effectue dès lors de nombreux séjours à Bunifaziu. Il y réalise des sculptures de poissons, des panneaux bas-reliefs, des natures mortes, des paysages et des portraits.

ARTIGUES (d') Paul Adrien: (dix-neuvième siècle)
Baron. Préfet de la Corse en 1879.

ARTILY Michel: (né en 1950)
Agriculteur à Rosazia. Il effectue ses études au lycée Fesch, à Aiacciu. Après cinq ans d'armée, il rentre définitivement en Corse en 1973 et s'engage dans le combat nationaliste. Il est arrêté dès 1978 dans le cadre de la Cour de Sûreté de l'Etat. Amnistié en 1981, il rejoint la CCN, le MCA puis A Cuncolta et connaît encore la prison. Militant agricole du SCA puis des Cumpagnoli, il rejoint l'ANC en 1990. Il est candidat aux élections cantonales en 1994. Il a toujours privilégié la recherche de l'union des nationalistes, y compris dans les moments les plus dramatiques.

ARU Carlo: (1881-1958)
Scientifique et intellectuel italien. Auteur d'un inventaire des tours génoises en Corse, et d'ouvres sur la Corse (Chiese pisane in Corsica, 1908...) Il collabore à la revue L'Alamanacco Popolare di Corsica, éditée à Livourne.

ASCAGNO ?: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique espagnol. Envoyé d'Espagne à Florence. En Juin 1731, lors de son voyage en Italie, le chanoine Erasmu Orticoni entre en relation avec lui et le marquis Silva, le consul espagnol à Livourne. Ils encouragent les Corses à arborer la bannière espagnole sur la première place forte importante dont ils réussiront à s'emparer, promettant armes et munitions, puis des troupes si les succès initiaux viennent à se confirmer. En Septembre, il rencontre à nouveau le chanoine Erasmu Orticoni. Il l'informe que l'Espagne ne peut rien faire tant que Dom Carlos, le Duc de Parme, n'est pas installé en Toscane. En 1733, en accord avec le marquis Silva, il autorise Sebastianu Costa à envoyer Francescu Rivarola et Luiggi Ciavaldini en mission auprès de la Cour de Madrid.

ASCARI Mario C.: (vingtième siècle)
Auteur de La Corsica nelle carte geografiche di Tolomeo, paru en 1938 et de La Corsica nell'Antichità, paru en 1942.

ASCIONE Domenico: (?-1763)
De Naples. Imprimeur. Stampatore camerale. En Mars 1760, il est le premier imprimeur de la première Stamperia dans l'Ile. Il décède à Cervioni, en 1763. Il est remplacé par le typographe Ghjuvanni Morelli (ou Moretti).

ASDENTE Antoniu Maria: (1710-1746)
En Novembre 1745, il est membre du conseil municipal de la ville de Bastia, enlevée aux Génois par Dumenicu Rivarola, pour le compte du Roi de Sardaigne. En Février 1746, à Bastia, faisant partie des principaux membres, une trentaine, de l'ancienne direction de la ville, tous Naziunali et favorables au Roi de Sardaigne, il est arrêté par la nouvelle municipalité, emprisonné et transféré à Gênes, où il est décapité.

ASHRAM: Voir STARA Yannick.

ASSARI RAIS: (seizième siècle)
Corsaire turc. En 1583, les Turcs, sous son commandement, débarquent dans le Valincu, avec treize ou quatorze vaisseaux, et assiègent la tour Arbiddali. 180 Corses sont tués ou capturés. Ses Turcs font ensuite des descentes à Porti Vechju, Zonza, Carbini et Livia, enlevant une quarantaine d'habitants et du bétail.

ASSERETO Geronimo: (seizième siècle)
Génois. En 1595, il est gouverneur de la Corse. Il succède à Nicolo Fieschi. Il est remplacé, en 1597, par Carlo Pallavicini.

ASSERETO Ugo: (vingtième siècle)
Historien italien. Auteur de Genova e la Corsica 1358,1378, publié à Bastia en 1902.

ASSIERI Jean-Joseph: (1786-1867)
Sergent-major au Bataillon des Voltigeurs Corses entre 1822 et 1850.

ASTIMA Ange Gaëtan: (1826-1909)
Né à Cervioni. Colonel. Commandant du régiment de l'armée territoriale de la Corse. Maire de Cervioni de 1878 à 1902. Conseiller général de Cervioni de 1883 à 1909. Député (Républicain modéré) de la Corse de 1886 à 1889. Président du Conseil Général de la Corse de 1897 à 1898. Député de Bastia de 1898 à 1906. Officier de la Légion d'Honneur.

ASTOLFI ?, dit Mughjone: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Pievanu de Muratu. En Mars 1731, il participe à la Cunsulta d' Orezza, où vingt théologiens les plus éminents de Corse (dix séculiers et dix réguliers), sont appelés à donner leur avis sur la justesse de la révolte corse, en droit légal et religieux.

ASTOLFI Anghjulu Luiggi: (dix-huitième siècle)
En Novembre 1762, à la Cunsulta Generale di Corti, il est élu Presidente suppléant de la juridiction d'Aleria. En Août 1768, il tient l'île de Capraia pour les Naziunali. Il livre le port et les tours au capitaine Joannes, du Régiment du Languedoc.

ASTOLFI Anton Luiggi: (dix-huitième siècle)
Député pour la communauté de Cervioni, en Juin 1794, il participe à la Cunsulta Generale di Corti, qui approuve l'action de Pasquale Paoli et se prononce pour la rupture avec la France. Il adopte la Constitution du Royaume de Corse (anglo-corse), votée par la Cunsulta Generale, qui est une Constitution Monarchique, en 12 titres et 75 articles.

ASTOLFI Astolfu: (dix-huitième siècle)
Ecclésiastique. Pievanu de Casacconi. En Novembre 1749, le marquis de Cursay prononce le discours d'inauguration de l'Academia dei Vagabondi. Il fait partie des 13 académiciens qui assistent à cette séance inaugurale.

ASTOLFI Nicolas: (1927-2010)
Né à Calvi. Militaire. Saint-Cyrien. Officier des troupes de marines. Colonel. Il combat en Indochine et en Afrique. Commandeur de la Légion d'Honneur.

ASTOR Joseph: (1824-1901)
Né à Aiacciu. Capitaine. Maire de Quimper (Finistère) de 1870 à 1895. Conseiller général du Finistère de 1877 à 1895. Vice-président du Conseil Général du Finistère. Sénateur de 1890 à 1901. Officier de la Légion d'Honneur.

ATHANASE: (sixième siècle)
Tribun militaire. En 596, le Patrice d'Afrique Gennade, l'envoie sur l'Ile afin d'assurer la sécurité de la Corse, menacée par les invasions d'infidèles (sans doute des Lombards). En 597, il est gouverneur de la Corse, au nom de Maurice, l'Empereur Romain d'Orient.

ATILIUS Marcus: (deuxième siècle avant notre ère)
Prêteur romain. En 174 avant notre ère, il gouverne la province de Corse. Il fait d'Aleria le véritable chef-lieu de l'Ile.

ATTARD Jean-Christophe: (né en 1974)
Né à Aiacciu. Reporter-photographe. Licencié en lettres. Il pratique la photographie depuis 1997. Ses images et reportages en Corse et à l'étranger ont déjà été publiés dans différents magazines nationaux et internationaux. Créateur ou rédacteur en chef de plusieurs magazines depuis 2003. Directeur de collections aux Editions DCL depuis 2006. Directeur des Editions Images Fixes. Auteur de Corse, archipel de Beauté (2001), La Corse authentique (ouvrage collectif, 2002), Corse, le chant des saisons (2006), Grands chefs de Corse (2009), Exceptions Corse(s), quintessence d'une île (2012)...

AUBANT (d') ?: (dix-huitième siècle)
Amiral anglais. En Avril 1794, il est en désaccord avec l'amiral anglais Samuel Hood. Ils ne s'entendent pas sur la stratégie à employer pour prendre Bastia.

AUBERT Antoine: (1800-1882)
Né à Aiacciu. Nommé préfet de Corse en 1848. Il doit se rendre en toute hâte à Bastia pour apaiser les troubles. Il démissionne la même année.

AUBERT Eliane: (née en 1934)
Originaire de Spiluncatu. Professeur de lettre. Ecrivain. Auteur de Le Journal d'un collabo, La Fin du collabo, Le Temps des cerises, Simon le Corse, L'Elève de Clémence, Alzheimer au quotidien...

AUBERT Lucien: (1888-1979)
Né à Paris. Artiste peintre (paysages). Il expose Le Monte Rotondo (1936) et Les gorges de la Restonica (1937).

AUBINE Jean-Dominique: (1888-1977)
Né à Aiacciu. Artiste. Sculpteur. Second Grand Prix de Rome en sculpture en 1919. Grand Prix de Rome en 1922. Il séjourne à la Villa Farnèse jusqu'en 1925. Auteur du Monuments aux Morts d'Aiacciu. Il s'installe à Caracas, en 1937. Il y décède en 1977.

AUBREE Louis Charles: (1906-1991)
Artiste peintre (paysages). Auteur de paysages de Corse.

AUBREY-PLISSON Rosamonde: (vingtième siècle)
Né à Macclesfield (Angleterre). Artiste peintre. Elle expose Port de Bastia, en 1943.

AUBURTIN Jean-Francis: (1866-1930)
Né à Paris. Artiste peintre. Il séjourne en Corse en 1906. Il peint Paysage, Golfe de Porto (Corse), en 1908, Pins sur le golfe de Porto (Corse), Marine (Corse)...

AUCLAIR André: (1893-1976)
Né à Paris. Artiste peintre. En 1925, au Salon des Tuileries, il adresse quatre peintures représentant la Corse.

AUDDE (d') Anghjulu: (dix-huitième siècle)
Chef corse. En 1730, il mène un groupe d'insurgés d'Auddé, qui marche sur Bunifaziu.

AUDIBERT Ernest: (né en 1922)
Né à Marseille. Artiste peintre. Il séjourne en Corse où il peint des paysages.

AUDIBERT Rémi:
Chanteur lyrique (baryton). Membre de la Compagnie Lyrique Corse.

AUDOUIN Francis:
Artiste peintre. Il expose au Salon des Artistes Français Village corse (Calvi), en 1966.

AUDOUSSET, née de GISLAIN-GUAÏTELLA: (vingtième siècle)
Artiste peintre. Auteur, en 1918, d'un tableau (L'Aviazio), conservé au musée de Bastia, vue de Bastia avec un hydravion, dédié au pilote Roger-Paul Courthéoux.

AUFORT Fabrice: (1966-1992)
Gendarme mobile. En 1992, il est tué d'une balle dans la tête alors qu'il effectue une patrouille devant la mairie de Zonza.

AUGUSTE: (premier siècle avant notre ère)
Empereur romain en 27 avant notre ère (voir Octave). En 24 avant notre ère, il reconstitue la colonie d'Aleria et accorde aux Vanacini, la tribu du Capicorsu, les premiers Corses établis au bord de la mer que l'on connaisse, privilèges et bénéfices, en compensation des terres occupées par ses colons. En 9 avant notre ère, lui et ses petits-fils sont attestés Praeses d'Aleria. La Corse devient alors province autonome de Rome. Elle est ainsi détachée de la province qu'elle formait avec la Sardaigne. En 9, il base à Aleria et à Mariana la flotte de Misène chargée de défendre les côtes de la Méditerranée orientale.

AUGUSTE Mila: (née en 1987)
Chanteuse. Compositrice. Musicienne.

AUGUSTIN de BARRETTALI: Voir GIUDICELLI Augustin.

AURELIEN (Lucius Domitius Aurelianus): (214-275)
Empereur romain de 270 à 275. En 270, création, sous son règne, dans le Capicorsu, au-dessus de Macinaghju, du Pagus (canton rural de la Gaule romaine) Aurelianus, qui deviendra par la suite Ruglianu.

AURENCHE Henry: (vingtième siècle)
Médecin militaire à Bastia en 1918. Auteur de Sur les chemins de la Corse en 1926.

AUSSIÈRE Camille Léon Albert: (1883-1914)
Né à Paris. Ancien élève du Collège Chaptal (Paris 8e). Professeur agrégé d'Histoire à Bastia. Sergent au 94ème Régiment d'Infanterie durant la Première Guerre Mondiale. Il est tué à l'ennemi en Belgique en 1914. Reconnu Mort pour la France. Son nom figure sur la Plaque Commémorative du Lycée Giocante de Casabianca, à Bastia.

AVENOSO Anne:
Militante auntonomiste (Inseme per Bastia). Elue conseillère départementale (majorité municipale) du nouveau canton de Bastia II en 2015.

AVIENUS Rufus Festus: (quatrième siècle)
Haut fonctionnaire romain, géographe et poète. En 380, il décrit la Corse, entre autres, dans son œuvre Ora Maritima.

AVOGARI: (dixième siècle)
Famille génoise de feudataires du Capicorsu, (en Lombard, général), descendant des Obertenghi. En 1109, ils favorisent l'exportation du vin par des statuts qui garantissent sa qualité et son prix. En 1122, Lanfranco de Gentile, un des Avogari du Capicorsu, fait de son titre un nom patronymique: Avogari de Gentile. En 1166, la famille prend la place des Peverelli, chassés du Capicorsu par les Pisans.

AVOGARI de GENTILE Ambroghju Maria: (dix-huitième siècle)
De Nonza. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

AVOGARI de GENTILE Andria Antoniu: (dix-huitième siècle)
De Nonza. En Mai 1789, il participe dans la juridiction de Bastia, aux Assemblées de la Noblesse.

AVOGARI de GENTILE Charles: (1790-1822)
Né à Nonza. Fils de Vincent. Capitaine du Génie. Maire de Nonza. Il est tué par la foudre en 1822 à Nonza.

AVOGARI de GENTILE Vincent: (1930-2008)
Originaire Calcatoghju. Médecin à Aiacciu. Homme politique (droite). Maire de Calcatoghju de 1977 à 2008. Conseiller territorial de 1982 à 1998.

AVOGARI de GENTILE Vincent Jean-Jacques: (1760-1825)
Né à Nonza. En 1779, il est cadet au Régiment Royal Corse, puis sous-lieutenant en 1786. Il passe aux Régiment des Chasseurs Corses en 1788. Il est lieutenant au 3ème Bataillon d'Infanterie Légère en 1791. En 1792, il est à la 28ème Division de Gendarmerie en Corse. Capitaine et détaché à l'Armée d'Italie en 1793. Chef d'escadron en 1795. En 1796, il officie en Corse. En 1798, il est muté à la 24ème Légion de Gendarmerie à Nîmes, puis dans le Royaume d'Italie en 1805. Colonel commandant à la 1ère Légion de Gendarmerie napolitaine en 1806. Maréchal de camp en 1808. Lieutenant général inspecteur de la Gendarmerie en 1810. Chevalier de l'Ordre de Saint Louis et de la Légion d'Honneur. Grand Cordon de l'Ordre Royal des Deux Siciles.

AVON-SOLETTI Marie-Thérèse:
Maître de conférences à l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne en histoire du Droit, histoire des institutions publiques, histoire des idées politiques. Auteur d'une thèse Essai sur la Constitution de la Corse, en 1993, de La Corse et Pascal Paoli, paru en 1999, de La Constitution corse au XVIIIème siècle et le principe du consentement, en 2000, de Le Généralat de Pascal Paoli: l'unité d'une société et d'un gouvernement catholiques, en 2001, de Pascal Paoli et la Constitution corse: une œuvre hors du temps en 2001, de La représentation dans la Corse constitutionnelle du XVIIIème siècle, en 2002...

AYROUARD Jacques: (dix-huitième siècle)
En 1746, édition de son Recueil des plusieurs places et rades de la mer Méditerranée, dans lequel figurent les plans de plusieurs places corses (Bastia, Calvi…).

AZAM Barthélémy Gabriel: (vingtième siècle)
Né à Toulouse. Artiste peintre. En 1932, il adresse au Salon des Artistes Français une peinture intitulée Propriano (Corse).

AZAMBERTI Antoine-Nicolas: (1824-?)
Né à Bastia. Artiste peintre. Peintre décorateur. Son activité est attestée à Bastia jusqu'en 1893.

AZAMBERTI Vincent:
Professeur agrégé de l'université à l'IUFM de Grenoble. Il collabore au Journal de la Corse. Membre de l'Association Henri Tomasi. Il participe à l'élaboration du Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction de Laurent Serpentini, paru en 2006.

AZNAR Guy: (?-1987)
Gendarme. En 1987, à Lucciana, route de Puretta, il est tué lors du mitraillage d'un fourgon de gendarmerie organisé par le FLNC.

AZZALE di ROMAGNA Giambattista: (seizième siècle)
Notable italien. En 1554, le maréchal de Termes l'expédie dans le nord de la Corse, avec le titre d'Auditore (magistrat). Il siégera à Corti, Tallone et Campulori. Il sera bientôt rappelé à Aiacciu, à cause de ses maladresses.

AZZO: (douzième siècle)
Premier archidiacre de Placenza. En 1120, il succède à Pietro Moriconi, comme archevêque de Pise, légat apostolique de Corse. En 1123, au Concile de Latran, où se réunissent près de mille prélats, le pape Calixte II lui enlève la consécration des évêques de Corse (confirmant ainsi sa bulle de 1118). Devant cette décision, il proteste si violemment que le pape place alors l'Eglise Corse dans la juridiction génoise.