Mes remerciements vont également aux Mairies de Corse et aux Internautes qui ont bien voulu m'apporter leur précieux concours.
"La Chanson de Craonne, 1917", auteur anonyme, interprétée par Marc Ogeret.
"Si je mourrais là-bas", (Poème à Lou, de Guillaume Apollinaire), musique de Jean Ferrat, interprétée par Jean Ferrat.
"Le Chemin des Dames", paroles et musique de Dumé Nobili et Paulu Felice Nasica, interprétée par I Chjami Aghjalesi.
La mention " Mort pour la France " est accordée, suivant certaines conditions, en vertu des articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.
Aux Lecteurs,
A toutes les erreurs accordez l'indulgence...
Il n'est de gros vaisseau qui à la mer ne danse;
Ni de pensée qui ne varie,
Ni de sage au monde qui ne faillit.
11436 Poilus (et civils), Corses de sang ou de sol, sont morts durant la Première Guerre Mondiale
(recherches en cours...)
Vous avez quitté vos champs et vos montagnes,
Vos humbles toits d'ardoise, vos paisibles troupeaux,
Pour abattre l'orgueil de l'Altière Allemagne,
Sous votre fier drapeau.
Souvent votre pensée, franchissant les espaces,
Revoyait la maison où, pour vous, chaque jour,
Les votres, au Bon Dieu, demandaient une grâce:
Hâter votre retour.
Comme les lourds épis d'une tendre moisson,
Vous vous êtes couchés, vaincus par la souffrance,
Et votre jeune sang a creusé les sillons
D'où renait notre France.
Que de pleurs ont coulé dans nos humbles villages
Sur vous, nos chers absents qui ne reviendrez plus,
Sur votre place vide, où votre cher visage
Ne nous sourira plus.
(Jeanne Campana. Tagliu Isulaccia).
" On oubliera.
Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont.
L'image du soldat disparu s'effacera lentement dans le cœur consolé de ceux qu'il aimait tant.
Et tous les morts mourront pour la deuxième fois. "
(Roland Dorgelès)
Ne les oublions pas !
11436 Corses sont décédés durant la première Guerre Mondiale.
9866 seraient officiellement reconnus Morts pour la France (soit 86,27%) et
10560 ont leur nom inscrit sur un Monument aux Morts en Corse (soit 92,34%).
Parmi ces derniers 1387 ne seraient pas reconnus Morts pour la France, et 677 ne disposent d'aucun renseignement d'identité, mis à part leur patronyme).
648 Poilus sont nés hors de Corse (je n'ai pu identifier le lieu de naissance de 788 d'entre eux).
La commune ayant enregistré le maximum de perte est celle de Bastia, avec 513 tués,
U Poghju Marinaccia et San Gavinu di Fiumorbu ne comptant qu'un seul décès chacune.
Le plus jeune Poilu décédé est né en 1901, le plus âgé (un civil victime du torpillage du vapeur Balkan) en 1836.
Militairement, ils se répartissent en 8048 hommes de troupe et caporaux (dont 285 marins et quartiers-maîtres),
2010 sous-officiers (de sergent à adjudant-major, dont 20 officiers mariniers) et 949 officiers (d'aspirant à colonel),
dont 30 médecins et pharmaciens, 11 officiers d'administration. On compte également 96 civils et 74 inscrits maritimes. 235 ne sont pas identifiés.
5781 sont morts au combat (tués à l'ennemi),
685 ont disparu sur le champ de bataille,
24 sont morts gazés (ou des suites des effets des gaz),
1804 ont succombé des suites de leurs blessures,
499 ont disparu en mer (dont 292, la plupart des permissionnaires (et 75 civils dont les noms figurent sur un monument en Corse), lors du torpillage du vapeur Balkan, au large de Calvi, en 1918).
996 sont morts des suites de maladies contractées en service (ou en captivité),
309 de maladie non contractée (ou aggravée) en service,
101 en captivité en Allemagne,
76 d'accidents en service commandé,
54 accidentellement hors service ou dans diverses autres causes indépendantes de la guerre,
8 lors de combats aériens.
Enfin, 26 d'entre eux se sont suicidés et 6 ont été fusillés pour l'exemple suite à de diverses mutineries collectives ou individuelles
(1067 sont morts de cause non identifiée).
1359
(soit 11,88% des morts) faisaient partie du 173ème Régiment d'Infanterie ( Le régiment des Corses),
dont 256 du 373ème, qui était le régiment de réserve du 173ème .
2471 sont morts dès les premiers mois de la guerre, d'Août à Décembre1914,
et 2747 lors de l'année 1915.
237 sont morts en 1919, et
66 sont décédés (et reconnus Morts pour la France et/ou ont leur nom gravé sur un monument) entre 1920 et 1965, des suites de maladies, de blessures ou des effets du gaz de combat.
Enfin, la plupart d'entre eux (7086) sont morts dans les départements de l'Est et du Nord
(Marne, Meuse, Moselle, Meurthe-et- Moselle, Aisne, Somme, Vosges, Nord, Pas-de-Calais, Rhin, Oise…),
les autres se répartissant entre les divers hôpitaux de France, en Allemagne, ou sur les fronts de
Belgique (404), de
Turquie (205), de
Grèce (98)… ou d'ailleurs…
404 sont décédés hors du front (maladie ou accident en permission, homicide, suicide, fusillé...)
A noter que 399 se sont éteints en Corse (soit dans les hôpitaux insulaires (Aiacciu, Bastia, Bunifaziu, Calvi ou Corti), soit dans leur foyer).